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Monde

À la UneMonde

Gouvernement Netanyahu: comment l’extrême droite israélienne arrive à imposer son agenda

by Sam's Londele 2 février 2024
written by Sam's Londele

C’est sans précédent : les États-Unis sanctionnent quatre colons de Cisjordanie. Un décret présidentiel impose des mesures contre des Israéliens auteurs de violences anti-palestiniennes. Mais l’administration Biden ne s’en prend pas aux élus de l’extrême-droite de la coalition gouvernementale israélienne. Depuis la création de l’actuel gouvernement israélien, ces derniers mènent la danse.

Dimanche dernier, un rassemblement sur le thème de la réinstallation de colonies israéliennes dans la bande de Gaza s’est déroulé au palais des Nations, le grand centre des Congrès à l’entrée de Jérusalem. Cela s’est passé un peu moins de 20 ans après le « désengagement » israélien de cette région. Des milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes, notamment ceux exaltés que l’on surnomme les « jeunes de collines », ont participé à ce happening surréaliste.

Il y avait également de très nombreux élus, très exactement douze ministres du gouvernement de Benyamin Netanyahu, dont six d’entre eux appartenant au Likoud, le parti du Premier ministre israélien. Quinze députés, notamment ceux du parti de la Force Juive d’Itamar Ben Gvir, le ministre de la Sécurité nationale, étaient également présents. Le parti Sionisme religieux, du ministre des Finances Bezalel Smotrichelle, était aussi bien représenté, ainsi que plusieurs leaders, politiques et spirituels, des partis ultra-orthodoxes.

Sur scène, les orateurs demandent le départ volontaire des Gazaouis de leur terre. La foule, surexcitée, ne répond qu’en scandant un mot : transfert. L’idée est simple : il faut remettre en place les colonies de peuplement évacuées par l’armée israélienne pendant l’été 2005. Pour les dirigeants de ce groupe, c’est la seule solution pour assurer la sécurité d’Israël, après la guerre à Gaza.

Jusqu’à présent, cette idée était rejetée par Benyamin Netanyahu, mais du bout des lèvres seulement. Le chef du gouvernement israélien, qui est ainsi débordé ouvertement par l’aile droite de sa coalition gouvernementale, refuse catégoriquement de tenir des débats sur l’après-guerre à Gaza. Et il a ses raisons. Selon ses détracteurs, ces dernières sont surtout personnelles et seraient liées à ses déboires avec la justice israélienne, dont son procès pour fraude, abus de confiance et corruption dans trois affaires différentes.

Les incontournables concessions

Pour mieux comprendre la situation actuelle, il faut s’arrêter sur le système électoral israélien, dont le fonctionnement explique bien des maux dont souffre le pays.

Depuis la création de l’État d’Israël et jusqu’à ce jour, jamais un parti n’a obtenu la majorité absolue à la Knesset. Le résultat est qu’il a toujours fallu, et c’est encore le cas aujourd’hui, mettre sur pied une coalition gouvernementale. Et avec toutes les concessions que cela implique. Le système proportionnel plurinominal, un scrutin secret, direct, national où tout le pays est considéré comme une seule et même circonscription en est responsable.

Dans le cadre de ce système, le nombre de sièges confiés à un parti au sein de la Knesset reflète le pourcentage exact de voix qu’il a reçues des citoyens. Mais en fin de compte, c’est une multitude de partis politiques qui s’affrontent et qui réussissent à franchir le seuil électoral. Et c’est également le cas des listes extrémistes, notamment celles qui se revendiquent du Kahanisme, le mouvement créé par le rabbin raciste d’origine américaine Meir Kahane qui a été mis hors la loi en Israël en 1994.

Une quarantaine de postes ministériels, un record 

Habituellement boycottées, ces listes ont été cette fois cooptées dans le cadre du sixième gouvernement Netanyahu, formé à l’issue des élections législatives du 1er novembre 2022. Il s’agit d’une coalition composée initialement de six partis de droite et d’extrême droite. Ce gouvernement est considéré comme le plus extrémiste de l’histoire d’Israël avec des éléments racistes, homophobes et misogynes. Et ce n’est qu’à l’arraché que Benyamin Netanyahu a pu mettre sur pied une coalition de 64 sièges sur les 120 que compte la Knesset pour échapper à de nouvelles élections, les sixièmes en un peu plus de trois ans.

Les résultats ont été immédiats après la création de ce fragile gouvernement : les petits partis les plus extrémistes ont reçu les portefeuilles ministériels les plus importants. La Sécurité nationale, qui inclut la police, pour Itamar Ben Gvir, qui dans le passé avait lui-même été interrogé maintes fois par les policiers pour des actes considérés comme terroristes. Les Finances et une partie des prérogatives de la Défense nationale pour Bezalel Smotrich, brièvement emprisonné au moment du « désengagement de Gaza ». Autre conséquence : la création d’une quarantaine de postes ministériels, un record absolu.

Un cabinet de sécurité élargi

Le 11 octobre dernier, à la suite de l’offensive et des massacres du Hamas, le parti de l’Unité nationale de Benny Gantz se joint à la coalition pour former un gouvernement d’urgence. Un cabinet de guerre est mis sur pied, mais les représentants de l’extrême-droite en sont exclus. C’est pourquoi Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich réclament, et obtiennent, que les décisions politiques et militaires soient adoptées dans le cadre d’un cabinet de sécurité élargi.

Les deux ministres exercent depuis leur entrée en fonction une forme de chantage sur le chef du gouvernement, le forçant à plusieurs reprises à prendre des décisions auxquelles il avait annoncé s’opposer. Cela a été notamment le cas lors de la création d’une garde nationale, en parallèle avec la police. Depuis le début de la guerre, Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich s’opposent à l’entrée d’aide humanitaire à Gaza.

Benyamin Netanyahu tente de jongler entre les promesses qu’il a faites au président américain Joe Biden dans ce domaine et la préservation de sa coalition. Mais c’est sur la question de la libération des otages que les affrontements entre Benyamin Netanyahu et l’extrême-droite mettent le gouvernement israélien dans une situation particulièrement délicate. Itamar Ben Gvir menace directement « Bibi ». Pas question de cessez-le-feu ni de libération de prisonniers palestiniens ayant du « sang sur les mains ». Sinon c’est la fin du gouvernement. Un scénario improbable, selon le quotidien Haaretz.

De notre correspondant à Jérusalem,

Michel Paul

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Où en est la Birmanie trois ans après le coup d’État?

by Sam's Londele 1 février 2024
written by Sam's Londele

Une Prix Nobel en prison, un pays en ruines, une junte aux abois et la résistance armée qui gagne encore et toujours du terrain… Trois ans jour pour jour après le coup d’État du 1er février 2021, la Birmanie est en feu.

L’opposition réaffirme son ambition dans un texte publié hier mercredi : abattre le régime militaire birman et tendre vers une nouvelle union démocratique et fédérale. C’est comme ça que le NUG, le mouvement d’opposition en exil, décrit son objectif politique. Les opposants veulent une Birmanie égalitaire.

Et pour ça, ils fixent pour la première fois un cap précis qui tient en six points : que les forces armées ne fassent plus de politique, que ces militaires soient placés sous le contrôle d’un gouvernement civil élu de manière démocratique avec une nouvelle Constitution et la mise en place d’un État fédéral.

Dernière chose : le texte prévoit ce qu’on appelle un mécanisme de justice transitionnelle. Autrement dit, le NUG veut à terme soigner les plaies de la société birmane, désigner des responsables et réparer ce qui peut l’être pour remettre le pays sur le bon chemin et retrouver un avenir.

Maintenir le pouvoir

Sauf qu’à ce jour, il n’est pas question que la junte lâche le pouvoir. Le NUG le sait bien. Mais c’est un texte qui a valeur de prophétie et d’encouragement. Parce que les trois ans du coup d’État coïncident avec une avancée continue des groupes rebelles dans plusieurs régions. À l’est, dans l’État Shan, près de la frontière chinoise, ils ont repris le contrôle d’une large zone perdue il y a 15 ans, et mis en déroute plusieurs milliers de soldats qui ont rendu les armes.

À l’ouest, dans l’Arakan, ils ont saisi la ville stratégique de Paletwa, les routes aux alentours, les cours d’eau. Ils ont la main sur tout ce qui peut transiter dans cette province par la route ou par bateau en direction de l’Inde et du Bangladesh qui ne sont qu’à quelques kilomètres. En résumé, une partie des groupes rebelles birmans se sont unis. Et depuis le mois d’octobre, ils ne se contentent plus de harceler la junte, ils sont passés à l’offensive et les résultats sont impressionnants. 

Démotivation

Est-ce que ces groupes armés et sont en mesure de faire plier le régime birman ? Militairement, ça n’est jamais arrivé dans l’histoire de la Birmanie contemporaine. Les soldats birmans sont démotivés, sous-équipés, mal encadrés, mais il n’y pas eu de défection majeure à ce jour au sein de l’appareil de commandement. Et ils ont encore la supériorité aérienne : des hélicoptères et avions de chasse qui leur permettent de tenir. Si jamais les généraux capitulent – à ce stade c’est encore une fiction – il y aura une autre bataille à mener, la création d’une identité nationale dans un pays multi-ethnique où le pouvoir ne sera pas facile à partager.

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Déclaration de politique générale: l’épreuve du feu pour Gabriel Attal

by Sam's Londele 30 janvier 2024
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Gabriel Attal passe son épreuve du feu à l’Assemblée nationale. Le Premier ministre prononce ce mardi 30 janvier sa déclaration de politique générale, mais ne sollicitera pas un vote de confiance des députés, trop risqué avec une majorité relative. Gabriel Attal a attendu trois semaines après sa nomination par le président de la République pour passer son grand oral. Un discours sous pression alors que les agriculteurs bloquent les accès à la capitale.

Quand Gabriel Attal va monter à la tribune dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale face aux 577 députés, la colère des agriculteurs grondera aux portes de Paris. Le nouveau Premier ministre espérait sûrement s’exprimer dans un contexte plus serein. Lui qui s’est donné du temps avant de se lancer dans cet exercice traditionnel, mais toujours périlleux.

Depuis sa nomination, Gabriel Attal n’a pas chômé. Dès les premières heures de sa prise de fonction, le nouveau Premier ministre a voulu marquer les esprits avec une formule simple et choc : « Un jour – un déplacement ». Son équipe a tout de suite annoncé la couleur et Gabriel Attal a tenu le rythme, il s’est démultiplié sur le terrain. Il a commencé sa série de déplacements en allant voir les habitants du Pas-de-Calais meurtris par les inondations dans la foulée de la passation de pouvoir avec Élisabeth Borne. Et dimanche dernier, deux jours donc avant sa déclaration de politique générale, il était en Indre-et-Loire dans une exploitation au chevet des agriculteurs en colère. Aller sur le terrain, rencontrer des Français, montrer qu’il est à l’écoute, c’est le socle de la méthode Attal qui ressemble tout de même beaucoup à un mélange de méthode Macron – façon « grand débat » – et de méthode Sarkozy – façon « je suis partout ».

Imprimer sa marque

L’enjeu pour Gabriel Attal, c’est d’imprimer sa marque, de montrer notamment qu’il a du fond, du charisme, qu’il peut emporter la majorité et sortir de l’ombre du président. Le mouvement de protestation des agriculteurs a obligé Gabriel Attal à monter en première ligne. Emmanuel Macron le laissant au moins officiellement à la manœuvre pour lui permettre « d’exister », selon un conseiller du chef de l’État qui était la semaine dernière en Inde, et se rend cette semaine en Suède et à Bruxelles. Gabriel Attal a dû remplir l’espace médiatique, il va devoir maintenant s’affirmer dans l’hémicycle et montrer que ces trois semaines de travail lui ont permis de donner de la chaire au discours dans lequel il va présenter sa feuille de route à Matignon. Il a déjà donné quelques indications sur ses priorités : le travail, mais aussi l’éducation, la santé et la transition écologique. Une feuille de route guidée par l’Élysée, à lui de se l’approprier.

Sous pression

Gabriel Attal s’est préparé, mais il est sous pression. Il va s’exprimer alors que les agriculteurs bloquent Paris. Et dans son discours, ce sont les avancées vers eux qui vont être guettées avant tout. Gabriel Attal voulait faire place nette avant de parler, il va parler en plein bourbier face à une majorité à ressouder après plusieurs crises et à des oppositions qui ne lui feront pas de cadeaux. La gauche a annoncé qu’elle allait déposer une motion de censure avant même d’avoir entendu le discours. Le plus jeune Premier ministre de l’histoire saute dans le grand bain et sans bouée.

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Italie : Meloni dévoile son plan de développement pour l’Afrique

by Ruben Yale 30 janvier 2024
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Le Sommet Italie-Afrique s’est ouvert ce lundi à Rome. La Première ministre italienne Giorgia Meloni a accueilli plus de 20 dirigeants africains pour discuter de son plan de développement pour le continent.

Le plan Mattei, du nom du fondateur de la compagnie ENI, ambitionne de créer la sécurité et les conditions économiques pour la création d’emplois en Afrique. Selon le gouvernement italien, des mesures ciblées pourraient décourager les jeunes africains de traverser la Méditerranée.

« Nous voulons libérer l’énergie africaine pour garantir aux jeunes générations un droit qui leur a été refusé jusqu’à présent », a déclaré Mme Meloni. « Car ici, en Europe, nous parlons beaucoup du droit d’émigrer, mais nous parlons rarement de garantir le droit de ne pas être contraint d’émigrer. »

Giorgia Meloni a ainsi présenté une série de projets pilotes dans différents pays qui permettraient à l’Afrique de devenir un exportateur majeur d’énergie. Outre le gaz et l’électricité, le plan couvre les domaines de l’éducation, de la santé, de l’eau et de l’agriculture.

À l’ouverture du sommet, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a déclaré que les pays africains auraient aimé être consultés avant que l’Italie ne présente son plan. L’ancien Premier ministre tchadien a souhaité que les promesses soient suivies d’actions concrètes.

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L’Iran se dédouane de l’attaque contre la base américaine en Jordanie

by Ruben Yale 30 janvier 2024
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Le ministre iranien du Renseignement Ismail Khatib a déclaré lundi que les groupes militants soutenus par l’Iran prenaient leurs propres décisions sur la manière de gérer la « présence agressive » de l’Amérique.

« La résistance dans la région agit contre la présence agressive américaine sur la base de ses propres décisions et politiques. Elle agit sur la base de ce qu’elle considère (juste) », a déclaré Ismail Khatib.

Ces commentaires font suite à une frappe de drone nocturne qui a tué trois soldats américains et blessé des dizaines d’autres dans le nord-est de la Jordanie, près de la frontière syrienne.

Le président Joe Biden a déclaré dimanche que les États-Unis « répondraient » à cette l’attaque.

Biden a imputé aux milices soutenues par l’Iran les premiers décès américains après des mois de frappes menées par de tels groupes contre les forces américaines à travers le Moyen-Orient depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas.

Face au risque croissant d’escalade militaire dans la région, les responsables américains s’efforçaient d’identifier de manière concluante le groupe précis responsable de l’attaque, mais ils ont estimé que l’un des nombreux groupes soutenus par l’Iran était derrière cette attaque.

Depuis le début de la guerre à Gaza le 7 octobre, les milices soutenues par l’Iran ont frappé plus de 60 fois des installations militaires américaines en Irak et en Syrie plus de 90 fois, avec une combinaison de drones, de roquettes, de mortiers et de missiles balistiques.

L’attaque de dimanche était la première visant les troupes américaines en Jordanie pendant la guerre entre Israël et le Hamas et la première à entraîner la perte de vies américaines.

De nombreux membres du personnel américain ont été blessés, dont certains ont subi des traumatismes crâniens, lors des attaques.

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Afrique du sud : veillée en mémoire des journalistes tués à Gaza

by Ruben Yale 29 janvier 2024
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Des journalistes sud-africains et des manifestants pro-palestiniens ont organisé dimanche une veillée à Johannesburg pour honorer les journalistes tués dans la guerre à Gaza.

Le Comité pour la protection des journalistes estime que dimanche, au moins 83 journalistes et professionnels des médias sont morts depuis le début du conflit, dont 76 journalistes palestiniens, quatre israéliens et trois libanais.

Au cours de la veillée, les journalistes présents ont parlé des défis auxquels sont confrontés les journalistes dans leurs reportages, notamment du concept d’objectivité.

« (L’objectivité) est même dans l’esprit des journalistes, d’autant plus que ce génocide est en train de se produire et que nous ne savons pas vraiment où aller ni comment dire les choses. C’était donc une conversation très poignante et je suis vraiment content que nous l’ayons eu », » a déclaré l’organisateur de la veillée Deshnee Subramany.

Le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, a déclaré que 26 083 personnes avaient été tuées et plus de 64 400 blessées depuis le 7 octobre, jour où des militants du territoire ont lancé une attaque surprise dans le sud d’Israël, tuant environ 1 200 personnes et prenant environ 250 otages.

L’Afrique du Sud a accusé Israël de génocide et a demandé au tribunal international de La Haye, aux Pays-Bas, d’imposer des mesures provisoires pendant que l’affaire progresse.

Les mesures demandées comprenaient l’ordre à Israël de mettre fin à son offensive, de permettre aux résidents de Gaza d’accéder à l’aide et de prendre des « mesures raisonnables » pour prévenir le génocide.

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La Cour internationale de justice ordonne à Israël d’empêcher tout acte de « génocide » à Gaza

by admin9775 26 janvier 2024
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La CIJ, qui siégeait ce vendredi à La Haye, a également demandé à l’État hébreu de faciliter l’aide humanitaire à Gaza.

Vendredi 26 janvier, la plus haute juridiction de l’ONU a appelé Israël à faire tout son possible pour empêcher tout acte de génocide dans la bande de Gaza, en rendant une décision très attendue.

Israël doit tout faire pour « empêcher la commission de tous actes entrant dans le champ d’application » de la Convention sur le génocide, a déclaré la Cour internationale de justice (CIJ), qui siège à La Haye, sans évoquer pour autant un cessez-le-feu.

L’Afrique du Sud a salué une « victoire décisive pour l’État de droit international et une étape importante dans la quête de justice pour le peuple palestinien », à l’issue de l’audience de la CIJ à La Haye. L’Espagne, très critique à l’égard d’Israël, a, par le biais de son Premier ministre Pablo Sanchez, également salué la décision de la CIJ en demandant « aux parties d’appliquer les mesures provisoires qu’elle a décrétées ».

Le ministère des Affaires étrangères, dans son communiqué, estime que la Cour « a déterminé que les actions d’Israël à Gaza sont plausiblement génocidaires et a indiqué des mesures provisoires sur cette base », la remerciant « pour sa décision rapide ».

Des « mesures immédiates et efficaces » à Gaza

Si, en s’appuyant sur des ordonnances d’urgence, la Cour ne s’est pas prononcée sur la notion brute de génocide, et n’a en rien tranché quant à la définition des événements en cours au Proche-Orient, elle a, en revanche, appelé Israël à « prévenir et punir » toute incitation au génocide, et prendre des « mesures immédiates et efficaces » pour préserver la sécurité de la population gazaouie.

L’État hébreu doit donc « permettre la fourniture des services de base et de l’aide humanitaire dont les Palestiniens ont un besoin urgent pour faire face aux conditions de vie défavorables auxquelles sont confrontés les Palestiniens », a statué la Cour. Israël doit aussi, selon la CIJ, prendre « toutes les mesures en son pouvoir pour prévenir et punir l’incitation directe et publique à commettre le génocide ».

Mais si les ordonnances de la Cour, qui tranche les différends entre pays, sont juridiquement contraignantes et sans appel, elle n’a aucun moyen pour les faire appliquer. Elle a, par exemple, ordonné à la Russie de suspendre son invasion de l’Ukraine, sans résultat, rappelle l’Agence France-Presse.

Les réactions d’Israël et du Hamas

L’affaire, débutée par la saisine de la Cour par Pretoria, a suscité de vives émotions en Israël. « C’est le monde à l’envers », avait estimé le Premier ministre Benyamin Netanyahou avant le verdict. « S’il y a eu des actes qui peuvent être qualifiés de génocidaires, alors ils ont été perpétrés contre Israël », a affirmé l’avocat israélien Tal Becker devant la CIJ.

Benyamin Netanyahou a réagi au verdict de la CIJ en qualifiant les « accusations de génocide » de « scandaleuses ». Le chef de gouvernement israélien avait déjà laissé entendre qu’il ne se sentirait pas obligé de suivre une ordonnance de la cour. « Personne ne nous arrêtera, ni La Haye, ni l’Axe du Mal, ni personne d’autre », avait-il lancé, avant même de connaître la position de la Cour.

L’organisation islamiste palestinienne Hamas s’est engagée jeudi à respecter un cessez-le-feu s’il était réclamé par la CIJ, mais à condition qu’Israël s’y conforme aussi. Le groupe terroriste a qualifié dans un communiqué la décision de la Cour internationale de justice de « développement important », qui « contribue à isoler Israël » et « dénoncer ses crimes » dans la bande de Gaza.

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Arabie saoudite : une première boutique d’alcool depuis plus de 70 ans

by Ruben Yale 25 janvier 2024
written by Ruben Yale

Une boutique d’alcool a ouvert en Arabie saoudite pour la première fois en plus de 70 ans, a rapporté mercredi un diplomate, une nouvelle étape de libéralisation sociale dans ce royaume autrefois ultraconservateur qui abrite les sites les plus sacrés de l’islam.

Bien que réservé aux diplomates non musulmans, ce magasin de Riyad ouvre alors que le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman vise à faire du royaume une destination touristique et commerciale dans le cadre de plans ambitieux visant à sevrer lentement son économie du pétrole brut.

Cependant, des défis subsistent tant au niveau de la réputation internationale du prince après l’assassinat en 2018 du chroniqueur du Washington Post Jamal Khashoggi qu’au niveau interne avec les mœurs islamiques conservatrices qui ont régi ses étendues sablonneuses pendant des décennies.

Le magasin se trouve à côté d’un supermarché dans le quartier diplomatique de Riyad, a déclaré le diplomate, qui s’y est rendu mercredi, le décrivant comme similaire à une boutique hors taxes haut de gamme dans un grand aéroport international.

Le magasin propose des alcools, du vin et seulement deux types de bière pour l’instant, a indiqué le diplomate. Les employés du magasin ont demandé aux clients leurs identifications diplomatiques et leur ont demandé de placer leurs téléphones portables dans des pochettes à l’intérieur. Une application pour téléphone portable permet d’effectuer des achats selon un système d’attribution, a indiqué le diplomate.

Les autorités saoudiennes n’ont pas répondu à une demande de commentaire concernant le magasin.

Toutefois, l’ouverture du magasin coïncide avec un article publié par le journal de langue anglaise Arab News, qui appartient au Saudi Research and Media Group, proche de l’État, sur les nouvelles règles régissant la vente d’alcool aux diplomates dans le royaume.

Le journal décrit ces règles comme étant destinées à « freiner l’importation incontrôlée de ces produits spéciaux et de ces liqueurs dans les expéditions diplomatiques ». Ces règles sont entrées en vigueur lundi, selon le journal.

Depuis des années, les diplomates peuvent importer des boissons alcoolisées dans le royaume par l’intermédiaire d’un service spécialisé, pour les consommer dans les locaux diplomatiques.

Ceux qui n’y avaient pas accès par le passé achetaient de l’alcool à des trafiquants d’alcool ou brassaient leur propre alcool chez eux. Toutefois, le département d’État américain prévient que les personnes arrêtées et condamnées pour avoir consommé de l’alcool risquent « de longues peines de prison, de lourdes amendes, des flagellations publiques et la déportation ».

La consommation d’alcool est considérée comme haram, c’est-à-dire interdite, dans l’islam. L’Arabie saoudite reste l’une des rares nations au monde à interdire l’alcool, avec son voisin le Koweït et Sharjah dans les Émirats arabes unis.

L’Arabie saoudite interdit l’alcool depuis le début des années 1950. Le roi Abdulaziz, fondateur de l’Arabie saoudite, en a interdit la vente à la suite d’un incident survenu en 1951 au cours duquel l’un de ses fils, le prince Mishari, s’est enivré et a tué le vice-consul britannique Cyril Ousman à Djeddah à l’aide d’un fusil de chasse.

À la suite de la révolution islamique iranienne de 1979 et d’une attaque militante contre la Grande Mosquée de La Mecque, les dirigeants saoudiens ont rapidement adopté le wahhabisme, une doctrine islamique ultraconservatrice née dans le royaume. Une stricte séparation des sexes, une interdiction de conduire pour les femmes et d’autres mesures ont été mises en place.

Sous la direction du prince Mohammed et de son père, le roi Salman, le royaume a ouvert des salles de cinéma, autorisé les femmes à conduire et accueilli de grands festivals de musique. Mais le discours politique et la dissidence restent strictement criminalisés, potentiellement sous peine de mort.

Alors que l’Arabie saoudite se prépare à un projet de ville futuriste de 500 milliards de dollars appelé Neom, des informations ont circulé selon lesquelles de l’alcool pourrait être servi dans une station balnéaire.

Toutefois, les sensibilités demeurent. Après qu’un fonctionnaire a laissé entendre que « l’alcool n’était pas exclu » à Neom en 2022, quelques jours plus tard, il ne travaillait plus sur le projet.

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Royaume-Uni : 2 musées restituent des bijoux patrimoniaux au Ghana

by Ruben Yale 25 janvier 2024
written by Ruben Yale

Deux musées britanniques restituent au Ghana des objets en or et en argent dans le cadre d’un accord de prêt à long terme, 150 ans après qu’ils aient été pillés au peuple Asante pendant les batailles coloniales de la Grande-Bretagne en Afrique de l’Ouest.

Le British Museum et le Victoria & Albert Museum de Londres, ainsi que le Manhyia Palace Museum du Ghana, ont annoncé jeudi cette « importante collaboration culturelle », qui contourne les lois britanniques interdisant le retour des trésors culturels dans leur pays d’origine. Ces lois ont été utilisées pour empêcher le British Museum de restituer à la Grèce les marbres du Parthénon, également connus sous le nom de marbres d’Elgin.

Au total, 17 objets sont concernés par l’accord de prêt, dont 13 pièces d’apparat royal Asante achetées par le V&A lors d’une vente aux enchères en 1874. Ces objets ont été acquis par les musées après avoir été pillés par les troupes britanniques pendant les guerres anglo-assyantes de 1873-74 et 1895-96.

« Ces objets revêtent une importance culturelle, historique et spirituelle pour le peuple Asante », ont déclaré les musées dans un communiqué. « Ils sont également indissociables de l’histoire coloniale britannique en Afrique de l’Ouest, nombre d’entre eux ayant été pillés à Kumasi au cours des guerres anglo-asantes du XIXe siècle. »

Les objets couverts par l’accord de prêt ne représentent qu’une fraction des artefacts Asante détenus par les musées britanniques et les collectionneurs privés du monde entier. Le British Museum, à lui seul, déclare posséder 239 pièces d’apparat Asante dans sa collection.

Nana Oforiatta Ayim, conseiller spécial du ministre ghanéen de la Culture, a déclaré que l’accord était un « point de départ », compte tenu des lois britanniques qui interdisent la restitution d’objets culturels. « Toutefois, les insignes devraient être restitués à leurs propriétaires légitimes », a-t-elle déclaré à la BBC.

« Je ferais une analogie : si quelqu’un entrait dans votre maison, la saccageait, volait des objets et les gardait chez lui, puis, quelques années plus tard, vous disait : « Vous savez quoi, je vais vous rendre vos objets », que penseriez-vous de cela ? »

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Guerre Israël-Hamas: des milliers de civils «piégés» par l’intensification des combats à Khan Younès, dénonce l’Unrwa

by Sam's Londele 25 janvier 2024
written by Sam's Londele

La ville de Khan Younès reste, jeudi 25 janvier, l’épicentre des affrontements entre l’armée israélienne et le Hamas palestinien dans le sud de Gaza au lendemain de tirs meurtriers et vivement condamnés contre un refuge de l’ONU abritant des personnes déplacées par la guerre.

Ce qu’il faut retenir :

■  Le Qatar, l’Égypte et les États-Unis tentent actuellement une médiation afin d’en arriver à une nouvelle trêve, plus longue à Gaza, incluant la libération d’otages et de prisonniers. Mais dans un enregistrement obtenu par la chaîne israélienne 12, le Premier ministre Benyamin Netanyahu a jugé « problématique » le rôle de médiateur du Qatar, pays où est établie la direction politique du Hamas.

■ Le directeur de l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens à Gaza (Unrwa), Philippe Lazzarini, a fustigé mercredi « une violation flagrante des règles fondamentales de la guerre », après des tirs de chars contre un bâtiment l’Unrwa à Khan Younès qui ont fait au moins douze morts, selon le responsable de l’agence à Gaza.

■ Selon un bilan annoncé mardi 23 janvier par le ministère de la Santé du Hamas, 25 700 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre. Les morts sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre plus de 63 000 blessés.

RFI via CONGO PUB Online

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