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Monde

À la UneMonde

La défense impossible de l’Unrwa face aux accusations opaques d’Israël

by Sam's Londele 7 février 2024
written by Sam's Londele

L’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) est dans la tourmente depuis qu’elle a révélé, fin janvier, avoir licencié douze de ses employés accusés d’être impliqués dans les attaques du Hamas en Israël le 7 octobre. À l’origine de ces allégations, Israël refuse cependant de partager avec l’organisme ses éléments de preuves ou son dossier de renseignement – un obstacle majeur pour l’Unrwa qui tente de mener à bien son enquête.

L’affaire débute le 18 janvier. Un diplomate israélien de haut rang informe Philippe Lazzarini, le chef de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), qu’Israël possède des preuves que certains membres du personnel de l’agence sont impliqués dans les attaques du Hamas du 7 octobre, qui ont fait plus de 1 100 morts.

Quatre jours plus tard, Philippe Lazzarini se rend à New York pour informer le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et le gouvernement américain, principal donateur de l’Unrwa, se souvient Juliette Touma, directrice de la communication de l’agence onusienne. Il a également « une série d’entretiens téléphoniques avec plusieurs des principaux donateurs », poursuit-elle.

Dans la matinée du 26 janvier, l’Unrwa rend finalement publique sa décision de licencier plusieurs membres du personnel mis en cause par Israël – une mesure sans précédent – parce que ces allégations « mettaient gravement en péril la réputation de l’agence et l’opération humanitaire à Gaza », insiste Juliette Touma. Dans la foulée, l’ONU annonce l’ouverture d’une enquête.

« Nous avons été choqués et nous avons pris cela au sérieux car il s’agit d’allégations très graves », insiste-t-elle. « Donc nous avons pris la décision de diffuser l’information nous-même plutôt qu’avoir à répondre à des fuites », explique-t-elle, notant que l’agence onusienne se basait alors sur les informations de sa source israélienne, communiquées verbalement, sans qu’aucune preuve n’ait été partagée.

Depuis, 16 pays – dont les principaux donateurs, les États-Unis et l’Allemagne – ont annoncé suspendre leur financement à l’Unrwa jusqu’au résultat de l’enquête. De leur côté, la France et l’UE disent attendre ces conclusions pour se prononcer sur un éventuel arrêt des financements.

L’Unrwa, qui emploie 30 000 personnes, pour la plupart palestiniennes, vient en aide à près de six millions de réfugiés palestiniens en Cisjordanie, à Gaza mais aussi au Liban, en Jordanie et en Syrie, et est financée quasiment entièrement par des contributions volontaires des États. Dans la seule bande de Gaza, elle opère des services gouvernementaux essentiels, notamment 278 écoles et 22 centres de soins primaires, et fournit de la nourriture aux quelque deux millions de personnes assiégées par Israël depuis le début du mois d’octobre.

« Environ 440 millions de dollars de financement menacés »

« Environ 440 millions de dollars de financement sont menacés », estime Juliette Touma, ajoutant que l’Unrwa pourrait être à court de fonds d’ici la fin du mois de février si les donateurs continuent de geler leurs fonds.

La décision de suspendre les aides à l’Unrwa a été qualifiée de « choquante » par Philippe Lazzarini, qui alerte sur la situation des Gazaouis. « Il est choquant de voir la suspension des fonds en réaction à des allégations contre un petit groupe d’employés », compte tenu des mesures déjà prises et du rôle de l’agence dont « dépendent deux millions de personnes pour leur simple survie » à Gaza, a réagi le chef de l’agence dans un communiqué.

L’ONU a de son côté annoncé, lundi 5 février, la création d’un comité indépendant pour évaluer la « neutralité » de l’agence et déterminer si elle « fait tout ce qui est en son pouvoir pour assurer sa neutralité et répondre aux accusations de graves abus le cas échéant ». Dirigé par l’ancienne ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna, le groupe doit commencer ses travaux le 14 février et devra soumettre un rapport intermédiaire à Antonio Guterres d’ici fin mars. Le rapport final, qui sera rendu public, est attendu pour la fin du mois d’avril.

Un résumé du dossier israélien divulgué

Jusqu’ici, Israël n’a cependant pas partagé l’intégralité de son dossier de renseignement avec l’Unrwa ou avec le Bureau des services de contrôle interne (BSCI), l’organe juridique de l’ONU chargé de mener l’enquête interne.

« Je ne pense pas que nous ayons besoin de donner de détails sur nos sources de renseignement », a déclaré Lior Haiat, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères. « Cela reviendrait à révéler nos sources et nos opérations. Nous avons déjà donné des informations à l’Unrwa sur leurs employés qui sont aussi des membres du Hamas. »

« L’Unrwa pense que nous pouvons lui fournir des données sensibles de nos renseignements alors que certains de leurs employés travaillent pour le Hamas ? Vous êtes sérieux ? Pourquoi n’invitons-nous pas le Hamas à venir s’asseoir à notre table et à prendre connaissance de toutes les informations dont nous disposons ? », a-t-il ironisé.

Un résumé de six pages du dossier israélien a cependant été divulgué auprès d’une poignée de médias, dont France 24. Il donne les noms des douze membres du personnel de l’Unrwa mis en cause par les autorités israéliennes. Parmi eux, deux des accusés sont morts et un autre est porté disparu.

Le document détaille par ailleurs les accusations à leur encontre allant de l’enlèvement d’Israéliens à la participation au massacre du kibboutz de Be’eri. Le premier homme sur la liste, un « conseiller scolaire de l’Unrwa », serait ainsi entré en territoire israélien pour kidnapper une Israélienne avec l’aide de son fils.

Au total, environ 190 agents du Hamas ou du Jihad islamique palestinien travailleraient par ailleurs pour l’Unrwa, toujours selon le document.

Toutes ces allégations sont tirées, en partie, « d’informations des services de renseignement, de documents ou de cartes d’identité saisies au cours des combats », précise le texte. « Ces preuves de l’implication du personnel de l’Unrwa comprennent le suivi des téléphones qui montrent où se trouvaient ces employés le 7 octobre, ainsi que des séquences vidéo recueillies par les Forces de défense israéliennes [l’armée israélienne, NDLR] », a détaillé le ministère israélien des Affaires étrangères auprès de France 24.

Si ces documents n’ont pas été fournis aux enquêteurs de l’ONU, « il est évident que les autorités israéliennes n’auraient pas agi de la sorte s’ils n’avaient pas reçu de preuves », insiste par ailleurs Joshua Lavine, porte-parole de la mission israélienne auprès de l’ONU.

« Je ne suis pas surpris que des membres de l’Unrwa soient également membres d’organisations terroristes », a-t-il poursuivi. « Des réunions ont déjà eu lieu dans le passé entre la mission israélienne et des fonctionnaires de l’ONU pour discuter de cette problématique. »

Vers une enquête longue

Aujourd’hui, les donateurs exigent une enquête rapide avant de reprendre leurs financements, mais selon plusieurs sources onusiennes, les investigations pourraient prendre jusqu’à un an.

Ancien enquêteur principal du Bureau des services de contrôle interne des Nations unies, Vladimir Dzuro, qui a notamment dirigé une enquête majeure sur la direction de l’Unrwa, rappelle que l’objectif est en général d’achever les enquêtes en six mois, mais qu’un délai réaliste est plutôt de six à douze mois, en fonction de la complexité des allégations.

« Je ne crois pas qu’une enquête professionnelle sur des allégations de cette nature, avec la qualité requise par les circonstances, puisse être menée en quatre semaines », soit avant que les fonds de l’Unrwa ne soient épuisés, a-t-il réagi. « Il est également peu probable que les enquêteurs de l’ONU puissent mener une enquête approfondie dans une zone de guerre active », a-t-il fait remarquer.

De son côté, la directrice actuelle des enquêtes du BSCI, Suzette Schultz, est restée très discrète. Notre équipe « poursuit diverses pistes d’enquête » et « plusieurs États membres susceptibles de détenir des informations pertinentes » ont été contactés, a-t-elle déclaré dans un mail à France 24.

Face à la lenteur du processus et alors que la population de Gaza est en proie à une crise humanitaire aiguë, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer les conséquences du gel des financements de l’Unrwa. « Nous ne devrions pas punir collectivement l’Unrwa. Nous ne devrions pas punir collectivement des millions de personnes. Nous devons faire la distinction entre ce que des individus ont pu faire et ce que l’Unrwa représente », a ainsi souligné Espen Barth Eide, ministre norvégien des Affaires étrangères.

« Ces pays donateurs ont pris cette décision sans preuve irréfutable et ils devront faire l’objet d’une enquête car ce choix, selon les experts humanitaires, provoquera une famine de masse », a de son côté dénoncé Chris Gunness, ancien porte-parole en chef de l’Unrwa de 2007 à 2020. « Ce dossier illustre parfaitement pourquoi les donateurs doivent isoler la prise de décision humanitaire de la politique », a-t-il insisté.

D’autant plus qu’au moment où l’Unrwa se retrouvait sous le feu des critiques, la Cour internationale de justice (CIJ) évoquait un « risque plausible de génocide » à Gaza et ordonnait l’application de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. « On peut d’ailleurs légitimement se demander pourquoi ces allégations ont fait surface au moment de l’arrêt de la CIJ qui a, entres autres, souligné la nécessité d’une livraison immédiate et massive de l’aide humanitaire, ce qui ne peut se faire sans l’Unrwa », a soulevé Matthias Schmale, directeur de l’Unrwa à Gaza de 2017 à 2021.

L’Unrwa dans le collimateur d’Israël

Même avant le 7 octobre, Israël mettait déjà depuis longtemps en doute la crédibilité de l’Unrwa et réfléchissait à son démantèlement. Un plan du gouvernement israélien rendu public en 2017 décrivait ainsi un processus de dissolution de l’Unrwa et le transfert de ses responsabilités au Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Le mois dernier, un rapport classifié, rédigé par le ministère israélien des Affaires étrangères et divulgué par la presse israélienne, présentait lui aussi un plan de démantèlement de l’Unrwa à Gaza en trois étapes. Avec, comme première étape, le fait de révéler la coopération entre l’Unrwa et le Hamas.

Mais, même si la bande de Gaza est passée sous contrôle du Hamas depuis 2007, le groupe n’a jamais été impliqué dans l’administration de l’agence onusienne dans l’enclave, défend Matthias Schmale, ancien directeur de l’Unrwa à Gaza.

« Au cours des quatre années que j’ai passées là-bas, je n’ai dû licencier qu’un seul membre du personnel car nous avions découvert qu’il était un membre actif des Brigades Al-Qassam », relate-t-il. « C’était l’exception, pas la norme. »

« Les dirigeants du Hamas ne sont pas impliqués dans les services de base de l’Unrwa, qui comprennent l’éducation et la santé », insiste-t-il. « Il n’est pas étonnant que les dirigeants du Hamas fassent connaître de temps en temps leur point de vue sur ce que fait l’Unrwa et sur la manière dont elle le fait. Mais il a généralement respecté le fait qu’il ne peut pas interférer dans le fonctionnement de l’agence. »

« Nous avons pu effectuer notre travail en conformité avec les normes et les règles des Nations unies », termine-t-il.

Sous pression

Face à la tourmente dans laquelle est plongée l’agence onusienne, son directeur, Philippe Lazzarini, s’est rendu lundi dans les pays du Golfe à la recherche d’autres sources de financement.

« Il s’agit d’une crise très grave pour l’ONU », reconnaît Juliette Touma. « C’est probablement l’une des plus grosses que nous ayons eues à traverser, impliquant la plus ancienne et l’une des plus importantes agences des Nations unies. »

« J’ai vu comment les écoles peuvent être un sanctuaire pour les enfants dans un endroit comme Gaza où règnent la pauvreté, le chômage, le désespoir et le blocus », a-t-elle poursuivi, visiblement émue. « C’est ça, l’Unrwa. »

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Gaza: le Hamas propose à Israël un plan de trêve sur 135 jours divisé en trois étapes

by Sam's Londele 7 février 2024
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Le Hamas a élaboré un projet de cessez-le-feu d’une durée de quatre mois et demi divisé en trois étapes, susceptible de conduire à la fin du conflit qui l’oppose à Israël depuis octobre dernier, selon une version du document que l’agence Reuters a consultée mercredi 7 février. Alors que l’avion du secrétaire d’État américain Antony Blinken se posait à Tel-Aviv, des bombardements et les combats se poursuivaient à moins d’une centaine de kilomètres au Sud, dans les villes gazaouies de Khan Younès et Rafah, selon des témoins.

Ce qu’il faut retenir

■ Le groupe palestinien Hamas a confirmé mardi 6 février avoir remis sa réponse aux médiateurs égyptiens et qatariens à une proposition de trêve formulée fin janvier à Paris par des responsables américains, qatariens et égyptiens. Selon Le Caire et Doha, cette réponse était « généralement positive ». Israël a confirmé l’avoir reçue et l’étudier.

■ Alors que les autorités israéliennes réaffirment leur volonté d’étendre les opérations à Rafah, dans le sud de Gaza, l’ONU a prévenu qu’une invasion terrestre sur place pourrait « constituer un crime de guerre ». À la frontière avec l’Égypte, la ville concentre désormais la moitié de la population palestinienne, venue se réfugier, suivant notamment des instructions israéliennes.

■ Alors que la guerre entre mercredi 7 février dans son cinquième mois, Israël a de nouveau bombardé Khan Younès, où selon lui se cachent des responsables du mouvement islamiste palestinien. Selon l’armée israélienne, le chef du Hamas à Gaza est actuellement « en fuite » et se terre « de cachette en cachette ».

■ Le secrétaire d’État américain Antony Blinken est arrivé mardi 6 février au soir à Tel-Aviv, dans sa tournée diplomatique dans la région, poursuivant les efforts en vue d’obtenir une trêve humanitaire.

■ Au moins 31 des 136 otages israéliens encore détenus par le Hamas sont morts, selon une évaluation interne menée par l’armée israélienne. Des rapports non confirmés des services de renseignement indiquent qu’au moins 20 autres otages pourraient également être morts.

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, communiqué mercredi 7 février, 27 708 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre 2023. Les morts sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre également 67 147 blessés.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Gaza: Israël étudie la réponse «positive» du Hamas sur une trêve et poursuit ses frappes à Rafah

by Sam's Londele 7 février 2024
written by Sam's Londele

Le groupe palestinien Hamas a confirmé mardi 6 février avoir remis sa réponse – « généralement positive », selon les médiateurs égyptiens et qatariens qui l’ont reçue – à une proposition de trêve formulée fin janvier à Paris par des responsables américains, qatariens et égyptiens. Alors que l’avion du secrétaire d’État américain Antony Blinken se posait à Tel-Aviv, des bombardements et les combats se poursuivaient à moins d’une centaine de kilomètres au sud, dans les villes gazaouies de Khan Younès et Rafah, selon des témoins.

Ce qu’il faut retenir :

■ Le groupe palestinien Hamas a confirmé mardi 6 février avoir remis sa réponse aux médiateurs égyptiens et qatariens à une proposition de trêve formulée fin janvier à Paris par des responsables américains, qatariens et égyptiens. Selon Le Caire et Doha, cette réponse était « généralement positive ». Israël a confirmé l’avoir reçue et l’étudier.

■ Alors que les autorités israéliennes réaffirment leur volonté d’étendre les opérations à Rafah, dans le sud de Gaza, l’ONU a prévenu qu’une invasion terrestre sur place pourrait « constituer un crime de guerre ». À la frontière avec l’Égypte, la ville concentre désormais la moitié de la population palestinienne, venue se réfugier, suivant notamment des instructions israéliennes.

■ Alors que la guerre entre mercredi 7 février dans son cinquième mois, Israël a de nouveau bombardé Khan Younès, où selon lui se cachent des responsables du mouvement islamiste palestinien. Selon l’armée israélienne, le chef du Hamas à Gaza est actuellement « en fuite » et se terre « de cachette en cachette ».

■ Le secrétaire d’État américain Antony Blinken est arrivé mardi 6 février au soir à Tel-Aviv, dans sa tournée diplomatique dans la région, poursuivant les efforts en vue d’obtenir une trêve humanitaire.

■ Au moins 31 des 136 otages israéliens capturés par le Hamas sont morts, selon une évaluation interne menée par l’armée israélienne. Des rapports non confirmés des services de renseignement indiquent qu’au moins 20 autres otages pourraient également être morts.

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, mardi 6 février, 27 585 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre dernier. Les morts sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre 66 978 blessés.

RFI via CONGO PUB Online

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Gaza: réponse «positive» du Hamas pour un accord sur les otages, selon le Qatar

by Sam's Londele 6 février 2024
written by Sam's Londele

Alors que les responsables israéliens réaffirment leur volonté d’étendre leurs opérations à Rafah, l’ONU a prévenu mardi 6 février qu’une « invasion terrestre » par Israël sur place pourrait « constituer un crime de guerre », provoquant « de très nombreux morts civils », du fait de l’actuelle densité humaine dans la ville. Mais aux côtés du chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, en tournée au Moyen-Orient, le Premier ministre du Qatar assure ce mardi que la réponse du Hamas à la proposition de cadre est « positive ».

Ce qu’il faut retenir

■ Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a annoncé lundi 5 février la création d’un comité chargé d’évaluer la « neutralité » de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), après les accusations visant plusieurs de ses employés. Alors que plusieurs des principaux pays donateurs ont gelé l’envoi de fonds, l’Espagne a annoncé envoyer une aide supplémentaire de 3,5 millions d’euros à l’Unrwa.

■ Alors que les autorités israéliennes réaffirment leur volonté d’étendre les opérations à Rafah, dans le sud de Gaza, l’ONU a prévenu qu’une invasion terrestre sur place pourrait « constituer un crime de guerre ». À la frontière avec l’Égypte, la ville concentre désormais la moitié de la population palestinienne, venue se réfugier des bombardements, suivant notamment des instructions israéliennes. Une telle opération serait de nature à provoquer « de très nombreux morts civils », la ville étant « densément peuplée », a prévenu ce mardi le porte-parole des affaires humanitaires de l’ONU Jens Laerke.

■ Alors que la guerre entrera mercredi 7 février dans son cinquième mois, Israël a de nouveau bombardé Khan Younès, dans le sud du territoire, où selon lui se cachent des responsables du mouvement islamiste palestinien. Selon l’armée israélienne, le chef du Hamas à Gaza est actuellement « en fuite » et se terre « de cachette en cachette ».

■ Des frappes aériennes ont également visé Rafah, touchant un jardin d’enfants, d’après le Hamas. Plus d’un million de déplacés palestiniens, menacés par les pénuries et les épidémies, s’entassent désormais dans des abris et des campements de fortune.

■ Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a entamé une nouvelle tournée dans la région visant à encourager une trêve. Après une visite au Caire, où il a rencontré le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pour des discussions sur une trêve et sur les otages israéliens aux mains du Hamas, le chef de la diplomatie américaine est attendu notamment au Qatar.

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, mardi 6 février, 27 585 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre dernier. Les morts sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre 66 978 blessés.

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Le Sénégal dans l’attente alors que l’Assemblée débat du report de la présidentielle

by Sam's Londele 5 février 2024
written by Sam's Londele

Alors que l’Internet mobile est désormais suspendu au Sénégal et que les gendarmes ont dispersé ce lundi matin des tentatives de rassemblement devant l’Assemblée nationale, celle-ci examine ce 5 février 2024 à Dakar la proposition de loi sur un report de six mois de l’élection présidentielle. Report sine die annoncé le 3 février par le président du pays, Macky Sall.

Le Sénégal retient son souffle : deux jours après l’annonce du président Macky Sall de reporter la présidentielle sans nouvelle date, l’Assemblée nationale doit en effet examiner ce 5 février 2024 une proposition de loi sur le report du scrutin.

Une plénière qui a déjà été brièvement suspendue. Une suspension de quelques minutes parce que les députés de l’opposition ont demandé à introduire une question préliminaire, ce qui leur a été refusé.

Une vingtaine de parlementaires s’est alors immédiatement levée brandissant le règlement intérieur de l’Assemblée nationale et criant à l’injustice, signe de l’ambiance électrique qui y règne.

Les députés de l’opposition dénoncent un coup d’État institutionnel

L’opposition est vent debout contre cette proposition de loi qui prolonge de facto le mandat de Macky Sall, président du pays depuis 2012.

Le texte, qui doit être débattu ce lundi, contient deux articles cruciaux : une dérogation à la Constitution qui repousserait l’élection de 6 mois, au 25 août prochain ; et un deuxième article qui demande que Macky Sall poursuive ses fonctions de président jusqu’à l’installation de son successeur.

Et c’est là le nœud du problème : la date du 2 avril comme date butoir de fin de mandat du président ne figure pas dans cette proposition de loi, ce qui ouvre la possibilité de reporter l’élection à bien plus que 6 mois et au président Macky Sall de rester au pouvoir bien au-delà de son mandat.

Pour les députés de l’opposition, c’est hors de question. Ils dénoncent un coup d’État institutionnel.

Les débats risquent donc d’être particulièrement vifs au sein de l’hémicycle, même si le texte a toutes les chances d’être adopté. Car, avec le soutien du Parti démocratique sénégalais (PDS) de Karim Wade et la coalition au pouvoir, ils ont le quorum suffisant.

Internet mobile coupé

En parallèle, dans la rue aussi, la tension est montée d’un cran. L’Internet mobile est coupé depuis ce matin. Le ministère de la Communication se justifie en parlant d’appels à la haine qui circulent sur les réseaux et de risques de troubles à l’ordre public.

Autour du Parlement, des dizaines de gendarmes quadrillent la zone pour empêcher tout rassemblement. Et même l’accès à l’Assemblée nationale est plus compliqué que d’habitude, avec des forces de l’ordre équipées de matraques déployées jusque dans l’enceinte du Parlement.

Enfin, en ville, sur l’axe qui passe par le quartier commerçant de la médina, à chaque rond-point, on pouvait voir des véhicules de police blindés équipé de lances à eau.

Autre exemple, dans le quartier Les Parcelles Assainies où des affrontements entre jeunes et la police ont éclaté la veille. Des écoles ont été fermées ce lundi matin par crainte de nouveaux troubles

Report de la Présidentielle sénégalaise: quelles réactions des autorités religieuses à cette décision politique?

C’est dans ce contexte politique que le Président Macky Sall a envoyé ce dimanche 4 février une délégation ministérielle à Touba, la capitale de la très puissante communauté Mouride. Le khalife général, qui dirige cette communauté, n’a pas, pour le moment, commenté la situation politique.

Ce sont deux fidèles du président Macky Sall, Sidiki Kaba et Oumar Youm, respectivement ministre de l’Intérieur et des Forces armées, qui ont été dépêchés à Touba pour rencontrer Serigne Mountakha.

Les autorités ont indiqué que le but de cette visite était de détailler la décision prise par le chef de l’État qui a toujours accordé du crédit à la parole du khalife général. La puissante confrérie, qui a aussi des liens anciens avec l’ex-chef de l’État Abdoulaye Wade (2000-2012), n’a pas réagi suite à cette rencontre.

De son coté, dans un long communiqué, la Ligue des Imans et des prédicateurs du Sénégal (Lips) a appelé le président Macky Sall à renoncer « à cette initiative catastrophique » de reporter l’élection présidentielle, rapporte Guillaume Thibault. La Lips évoque un « coup d’État institutionnel en gestation » et conclut : « Cette déclaration malheureuse du chef de l’État a bouleversé le processus électoral et rompu avec la tradition démocratique que connaissait notre pays. » Enfin, l’archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye, qui s’est dit « dérouté par la situation » a appelé au respect des institutions.

Avec notre correspondante à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff

RFI via CONGO PUB Online

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Gaza: combats sans relâche, Anthony Blinken se rend au Moyen-Orient dans l’optique d’une trêve

by Sam's Londele 5 février 2024
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Le secrétaire d’État américain Antony Blinken arrive ce lundi 5 février au Moyen-Orient pour encourager une trêve entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, où combats et bombardements se poursuivent sans relâche.

Ce qu’il faut retenir

■ Les tensions continuent en mer Rouge, où le trafic maritime est menacé par les rebelles yéménites Houthis, proches de l’Iran, qui se disent solidaires des Palestiniens de Gaza.

■ Alors que la guerre va entrer mercredi 7 février dans son cinquième mois, l’armée israélienne a de nouveau bombardé dimanche Khan Younès, dans le sud du territoire, où selon elle se cachent des responsables du mouvement islamiste palestinien. Elle a affirmé y avoir investi un complexe utilisé par le Hamas pour préparer l’attaque sanglante du 7 octobre. Ce centre a, selon l’armée, servi de centre d’entraînement pour le Hamas, avec des maquettes d’entrées de kibboutz, de bases militaires et de véhicules blindés israéliens.

■ Des frappes aériennes ont également visé Rafah, plus au sud, touchant un jardin d’enfants, d’après le Hamas. Plus d’un million de déplacés palestiniens, menacés par les pénuries et les épidémies, s’entassent désormais dans des abris et des campements de fortune.

■ Une proposition de pause humanitaire à Gaza et un échange d’otages et de prisonniers palestiniens seraient envisagés. Mais Benyamin Netanyahu a assuré ce dimanche qu’Israël n’était pas prêt à accepter n’importe quel accord pour libérer les otages israéliens.

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, vendredi 2 février, 27 365 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre dernier. Les morts sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre 66 630 blessés.

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Guerre à Gaza: Antony Blinken attendu au Moyen-Orient

by Sam's Londele 4 février 2024
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L’armée israélienne a pilonné la bande de Gaza où des dizaines de personnes ont été tuées ce dimanche 4 février. Les craintes s’amplifient face à une possible offensive militaire contre la ville surpeuplée de Rafah qui abrite plus d’un million de déplacés palestiniens. Le Hamas dit avoir besoin de plus de temps pour étudier une proposition d’une seconde trêve dans sa guerre avec Israël.

Ce qu’il faut retenir

■ Les armées américaines et britanniques ont mené des frappes contre 36 cibles liées aux Houthis au Yémen au lendemain de frappes américaines en Irak et en Syrie qui ont visé les Gardiens de la révolution iraniens.

■ Des frappes aériennes ont visé Rafah, alors que les craintes s’amplifient face à une possible offensive militaire contre cette ville surpeuplée, à la frontière fermée avec l’Égypte. Plus d’un million de déplacés palestiniens, menacés par les pénuries et les épidémies, s’entassent désormais dans des abris et des campements de fortune.

■ Le secrétaire d’État américain Antony Blinken est attendu dimanche au Moyen-Orient pour soutenir les tractations sur une nouvelle trêve entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas. Il doit se rendre au Qatar, en Égypte, en Israël, en Cisjordanie occupée et en Arabie saoudite.

■ Une proposition de pause humanitaire à Gaza et un échange d’otages et de prisonniers palestiniens seraient envisagés. Un haut responsable du Hamas a déclaré ce samedi qu’Israël retardait un accord, ne souhaitant pas de cessez-le-feu.

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, vendredi 2 février, 27 365 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre dernier. Les morts sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre 66 630 blessés.

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Gaza: de puissantes frappes israéliennes à Rafah, climat régional tendu

by Sam's Londele 3 février 2024
written by Sam's Londele

La ville de Rafah, où se sont réfugiés plus d’un million de Palestiniens menacés par la guerre à Gaza, est le théâtre samedi 3 février d’intenses frappes israéliennes à l’heure où la diplomatie tente d’imposer une nouvelle trêve sur fond d’embrasement régional.

Ce qu’il faut retenir

■ Les États-Unis ont réalisé plus d’une centaine de frappes en Irak et en Syrie qui ont visé les Gardiens de la révolution iraniens et des groupes pro-iraniens. 85 sites dont des centres de commandement et de renseignement, ainsi que des infrastructures de stockage de drones et de missiles appartenant à des milices et à des forces iraniennes.

■ Plus d’un million de Palestiniens déplacés craignent une nouvelle attaque militaire israélienne après que le ministre israélien de la Défense s’est engagé à attaquer Rafah, une zone autrefois décrite comme une « zone de sécurité ».

■ L’Unicef a estimé vendredi que 17 000 enfants à Gaza n’étaient pas accompagnés ou avaient été séparés de leur famille pendant le conflit.

■ Le chef du mouvement islamiste palestinien Hamas, Ismaïl Haniyeh, est attendu en Égypte pour discuter d’une initiative de trêve formulée. Une proposition de pause humanitaire et un échange d’otages et de prisonniers palestiniens serait envisagé. Le Hamas a donné une « première confirmation positive », solution « approuvée » aussi par Israël, a affirmé un médiateur qatari. Cependant, une source proche du Hamas a démenti en ajoutant que cette déclaration du Qatar était « précipitée et fausse ».

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, vendredi 2 février, 27 238 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre dernier. Les morts sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre 66 452 blessés. Dans un nouveau bilan du 1er février, l’AFP décompte 1 163 personnes blessées côté israélien, lors de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023.


10h22 : En Israël, derrière le choc du 7 octobre, une crise de santé mentale inédite

L’attaque surprise du Hamas le 7 octobre, les atrocités qui lui sont associées et l’inquiétude liée au sort des otages israéliens ont provoqué un traumatisme collectif au sein de la population israélienne et une crise inédite de la santé mentale. Selon une étude du journal médical britannique The Lancet publiée le 5 janvier, tous les habitants d’Israël « ont été, d’une manière ou d’une autre, exposés à cette attaque dont l’ampleur et l’impact traumatique ont été sans précédent ». L’étude évoque « un traumatisme national massif » au regard du nombre de symptômes post-traumatiques, de dépressions et d’anxiété, qui suggère « un impact significatif » sur la santé mentale des Israéliens.

Depuis le jour où les commandos du groupe islamiste palestinien ont tué à l’aveugle dans les rues et les maisons du sud du pays, les appels sur la ligne d’urgence Eran ont quasiment doublé, selon Shiri Daniels, cadre dans cette plate-forme téléphonique et en ligne de premiers secours émotionnels.

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À la UneMonde

Washington a mené des frappes de représailles en Irak et en Syrie après la mort de trois soldats

by Sam's Londele 3 février 2024
written by Sam's Londele

Les États-Unis ont lancé vendredi des frappes de représailles en Irak et en Syrie contre plus de 85 cibles liées aux Gardiens de la révolution iranienne et aux milices affiliées, a déclaré l’armée américaine, après l’attaque de drone en Jordanie qui a tué trois soldats américains et en a blessé une quarantaine d’autres.

Deux heures après le retour des dépouilles des trois soldats tués dimanche en Jordanie, l’armée américaine est passée à l’acte. En 30 minutes, ses avions de combats, parmi lesquels des bombardiers à long rayon d’action, ont ciblé plus de 85 sites contre des forces d’élite iranienne et des groupes pro-iraniens en Irak et en Syrie. Les frappes ont notamment touché des centres de commandement et de contrôle, des installations de stockage de roquettes, de missiles et de drones, ainsi que des installations logistiques et des chaînes d’approvisionnement en munitions, a précisé l’armée américaine dans un communiqué. Selon la Maison Blanche, l’opération a été « un succès ».

De leur côté, les médias d’État syriens ont rapporté qu’une « agression américaine » avait eu lieu contre des sites situés dans les zones désertiques de la Syrie et à la frontière syro-irakienne, faisant un certain nombre de victimes et de blessés. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), a indiqué qu’au moins 18 combattants pro-iraniens avaient été tués dans l’est de la Syrie.

Côté irakien, un responsable au ministère de l’Intérieur s’exprimant sous le couvert de l’anonymat a indiqué qu’« un QG des factions armées dans la zone d’Al-Qaïm a été ciblé, il s’agit d’un entrepôt d’armes légères selon des informations préliminaires ». Ce responsable a fait état de « huit civils blessés » parmi la population dans cette zone. Une seconde frappe, dans la région d’Al-Akachat, plus au sud et toujours près de la frontière, a visé un centre de commandement des opérations du Hachd al-Chaabi, coalition d’anciens paramilitaires rassemblant ces factions pro-Iran, d’après ce responsable. Un responsable du Hachd al-Chaabi, s’exprimant lui aussi sous couvert d’anonymat, a confirmé ces deux bombardements, assurant que la frappe d’Al-Akachat, a fait « des blessés ».

En campagne pour un second mandat, Joe Biden s’était engagé à répondre à la mort des trois militaires américains tués par une frappe de drone en Jordanie, près de la frontière syrienne, où 350 soldats sont stationnés dans le cadre de la lutte contre le groupe État islamique. « Notre riposte a commencé aujourd’hui. Elle continuera selon le calendrier et aux endroits que nous déciderons », a fait savoir Joe Biden à l’issue de l’opération. « Les États-Unis ne veulent de conflit ni au Moyen-Orient ni ailleurs dans le monde. Mais que ceux qui veulent nous faire du mal le sachent bien : si vous touchez à un Américain, nous répondrons », a encore indiqué dans un communiqué le président américain. L’exécutif américain avait déjà fait savoir auparavant que les représailles seraient multiples et étalées dans le temps, contre des cibles différentes, après l’attaque menée contre ses troupes la semaine dernière, que les États-Unis ont imputée à des groupes soutenus par l’Iran.

De nouvelles sanctions

Simultanément, le gouvernement a pris de nouvelles sanctions économiques et judiciaires contre l’Iran. Le ministre de la Justice et le procureur fédéral pour la juridiction de Manhattan à New York ont annoncé des poursuites pour « terrorisme, contournement de sanctions, fraudes et blanchiment d’argent contre sept personnalités d’un réseau de blanchiment du pétrole et orchestré par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, organisation étrangère terroriste, et sa Force Qods » Le parquet fédéral de Manhattan a annoncé en outre la « saisie de 108 millions de dollars que des sociétés des Gardiens de la Révolution tentaient de blanchir sur des comptes d’institutions financières américaines ».

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Vendredi matin, le Trésor américain avait rendu publiques de nouvelles sanctions contre des entreprises et personnalités iraniennes, ou leur apportant un soutien, impliquées dans la fabrication de drones de combat Shahed et dans des tentatives de cyberattaques sur des infrastructures aux États-Unis. Les personnes physiques et morales sont accusées d’avoir des liens ou d’appartenir aux Gardiens de la Révolution. Les cyberattaques avaient visé en 2021 un hôpital pédiatrique à Boston (nord-est) mais aussi plusieurs pays européens et Israël.

Pour la production de drones Shahed, les sanctions ciblent des entreprises chinoises à Hong Kong. Elles sont accusées d’avoir fourni des composants à des entreprises et personnes déjà visées par des sanctions américaines. Les sanctions ciblent également une entreprise chinoise soupçonnée d’appartenir aux Gardiens de la Révolution et accusée d’avoir vendu pour plusieurs centaines de millions de dollars de matières premières iraniennes au nom du groupe China Oil and Petroleum Company.

Ces sanctions entraînent le gel de l’ensemble des avoirs détenus, directement et indirectement, aux États-Unis par les personnes et entreprises concernées ainsi que l’interdiction à toute entreprise ou personne basée aux États-Unis de réaliser des transactions financières avec ces personnes ou entités.

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Présidentielle aux États-Unis: dans le Michigan, Joe Biden tente de reconquérir le vote populaire

by Ruben Yale 2 février 2024
written by Ruben Yale

Joe Biden est en visite électorale dans le Michigan, l’un de ces État « bascule », décisifs pour la présidentielle, qu’il avait gagné de justesse face à Donald Trump en 2020. Le président, qui tente de reconquérir le vote populaire, a rencontré Shawn Fain le chef du syndicat automobile UAW après avoir reçu son soutien officiel la semaine dernière. Un soutien qui ne fait pas oublier le fossé qui se creuse avec la communauté musulmane très présente dans cet État et très critique du soutien de Joe Biden à la guerre israélienne à Gaza.

La vidéo de leur poignée de main est immédiatement postée sur les réseaux sociaux  par les communicants de la Maison Blanche : « Il est temps de partir en guerre, monsieur le président. Et de mettre les force de notre syndicat derrière vous. Je suis confiant, j’ai hâte de commencer », lance Shawn Fain à Joe Biden.

Bataille pour le vote ouvrier

Dans la bataille pour le vote ouvrier Joe Biden marque des points dans le Michigan. La semaine dernière le grand syndicat automobile UAW appelait à voter pour lui. Alors aujourd’hui le président rend une visite à son leader Shawn Fain, qui n’a pas oublié cette journée de septembre quand Joe Biden les avait rejoint sur le piquet de grève, pour appeler, mégaphone à la main, à augmenter le salaires des ouvriers. Une image totalement inédite pour un président américain.

Trump en colère

« Notre soutien se mérite et Joe Biden l’a mérité », dit encore Shawn Fain. Ce soutien a provoqué – ces derniers jours – la colère de Donald Trump qui courtise le même électorat dans cet État clé pour la présidentielle, et gagné de justesse par Joe Biden en 2020. Mais, dans le Michigan, le président doit résoudre un autre problème. Celui de la communauté musulmane qui digère de plus en plus mal son refus d’appeler à un cessez le feu à Gaza. Le maire de la ville de Dearborn, près de Detroit, où se trouve la plus forte communauté arabe des États-Unis, a d’ailleurs refusé de rencontrer le président désormais confronté à des manifestant pro-palestiniens à chacun de ses déplacements.

David Thomson

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