Une bonne nouvelle pour l’information mondiale : la station de radio américaine Voice of America va reprendre du service. Elle avait été fermée presque du jour au lendemain et la quasi-totalité de son personnel licencié ou suspendu, au nom des coupes drastiques dans les dépenses publiques. La justice américaine a jugé la procédure illégale.
Un juge fédéral américain a ordonné, mardi 17 mars, la reprise des émissions de la radio publique Voice of America et la réembauche de 1042 personnes licenciées du média en juin 2025, qui se trouvaient en congé administratif rémunéré depuis un an.
La justice ordonne que l’ensemble des salariés soient de retour au travail le 23 mars et que les émissions de la station reprennent leur cours, précise notre correspondant à Washington, Vincent Souriau. Car la plupart des antennes avaient été mises en pause depuis un an.
Kari Lake taclée
Royce Lamberth, le magistrat à l’origine de cette décision, tacle une fois de plus Kari Lake, une ancienne présentatrice républicaine, parachutée à la tête de l’Agence américaine pour les médias mondiaux (USAGM), dont dépendent VOA, après l’élection de Donald Trump et chargée par le président américain de supprimer les radios internationales financées par le gouvernement fédéral.
Royce Lamberth a également ordonné à l’USAGM de présenter un plan visant à reprendre les diffusions à l’international.
Une présidente sans raison valable
Le juge avait déjà estimé la semaine dernière que la nomination de Kari Lake n’avait pas respecté les procédures légales et qu’elle avait occupé la fonction de présidente sans raison valable pendant plusieurs mois. Ce qui a de facto rendu caduques tous les licenciements et les suspensions prononcés pendant son mandat. Parmi les premières réactions, celle de Michael Abramowitz, le directeur en exercice de Voice of America, qui se réjouit de ce jugement. Voice of America, dit-il, « n’a jamais été aussi nécessaire ».
Le gouvernement américain a fait savoir qu’il comptait faire appel de la décision précédente de Royce Lamberth selon laquelle la nomination de Kari Lake était illégale.
RFI










