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Syrie: Ahmed al-Charaa annonce transférer aux Druzes le maintien de la sécurité à Soueïda

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

Le président syrien Ahmad al-Charaa a annoncé, jeudi 17 juillet, le transfert « à des factions locales et des cheikhs » druzes la responsabilité du maintien de la sécurité à Soueïda (sud), théâtre de sanglants affrontements communautaires depuis dimanche.

« Nous avons donné la priorité à l’intérêt des Syriens plutôt qu’au chaos et à la destruction », a déclaré Ahmed al-Charaa dans une allocution télévisée. « Nous avons décidé que des factions locales et des cheikhs avisés assumeraient la responsabilité du maintien de la sécurité à Soueïda », a-t-il dit, en évoquant « la nécessité d’éviter de sombrer dans une nouvelle guerre de grande ampleur » après quatre jours de violences.

« Nous avions deux options : une guerre ouverte avec l’entité israélienne aux dépens de notre peuple druze, de sa sécurité et de la stabilité de la Syrie et de la région tout entière, ou bien donner aux anciens et aux cheikhs druzes la possibilité de revenir à la raison et de donner la priorité à l’intérêt national », a-t-il expliqué.

Dans son discours, Ahmed al-Charaa a promis de faire « rendre des comptes » aux auteurs d’exactions contre « notre peuple druze, qui est sous la protection et la responsabilité de l’État ». « L’État syrien est intervenu pour mettre fin aux affrontements entre les groupes armés de Soueïda et des régions avoisinantes », a affirmé le président intérimaire.

Médiation américaine, arabe et turque

Il a accusé Israël, qui a bombardé la Syrie en affirmant agir en soutien des Druzes, d’avoir « eu recours à un ciblage à grande échelle des installations civiles et gouvernementales pour saper ces efforts, ce qui a entraîné une complication significative de la situation et poussé les choses à une escalade à grande échelle, sauf pour l’intervention efficace de la médiation américaine, arabe et turque, qui a sauvé la région d’un sort inconnu ».

Ahmed al-Charaa n’a pas précisé quels pays arabes étaient intervenus dans la médiation. Mercredi, le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait annoncé « un accord sur des mesures spécifiques qui permettront de mettre fin à cette situation troublante et terrifiante » en Syrie.

Ici, les gens ont de la famille à Soueïda. Des jeunes sont venus depuis le côté syrien pour montrer leur solidarité, mais Israël les en a empêchés, à coup de grenades assourdissantes et en allumant un feu.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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Monde

Syrie: après une journée de frappes israéliennes, l’armée syrienne entame son retrait de Soueïda

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

La Syrie a été ciblée par de nouvelles frappes israéliennes à Damas sur le secteur du quartier général de l’armée, ce mercredi 16 juillet. Les autorités syriennes ont annoncé mercredi un nouveau cessez-le-feu dans la ville à majorité druze de Soueïda après des violences meurtrières. L’armée syrienne a entamé son retrait de la ville, a annoncé le ministère de la Défense. Plus de 350 personnes ont été tuées depuis le week-end dernier dans des violences dans la province de Soueïda, dans le sud de la Syrie, selon l’OSDH.

Le chef de la diplomatie américaine a indiqué que les parties impliquées dans les affrontements en Syrie sont convenues de « mesures spécifiques » pour mettre fin aux violences. « Nous nous sommes mis d’accord sur des mesures spécifiques qui permettront de mettre fin à cette situation troublante et terrifiante dès ce soir », a écrit le secrétaire d’État américain sur le réseau X, disant attendre à présent que « toutes les parties tiennent leurs engagements ».

L’armée syrienne a entamé son retrait de Soueïda, a affirmé le ministère de la Défense, après l’annonce d’un cessez-le-feu pour mettre fin aux violences intercommunautaires meurtrières.

« Les forces de l’armée ont commencé à se retirer de la ville de Soueida en application des termes de l’accord conclu après la fin des opérations de ratissage contre les groupes hors-la-loi », a indiqué le ministère dans un communiqué. Il ne fait pas mention du retrait d’autres forces syriennes déployées dans la ville.

Bombardements israéliens à Damas et dans le sud du pays

La situation s’est tendue en Syrie tout au long de la journée du 16 juillet. Selon des témoins, plusieurs drones ont survolé dans la matinée la capitale et l’armée israélienne a déclaré avoir bombardé l’entrée du quartier général de l’armée à Damas. Les frappes ont fait trois morts et 34 blessés, selon un nouveau bilan du ministère syrien de la Santé. Plus de 350 personnes ont été tuées depuis le week-end dernier dans des violences dans la province de Soueïda, dans le sud du pays, selon l’OSDH. Un total de 79 combattants druzes, 55 civils, 189 membres de l’armée ou des forces de sécurité et 18 combattants bédouins ont été tués dans des violences communautaires, auxquels s’ajoutent 15 soldats et membres des forces de l’ordre tués dans des frappes israéliennes.

L’armée israélienne a dit également avoir frappé une « cible militaire » dans la zone du palais présidentiel. 

Les autorités syriennes ont annoncé de nouvelles frappes israéliennes mercredi soir sur les environs de Damas, après avoir visé le quartier général de l’armée syrienne et les environs du palais présidentiel au cœur de la capitale. Cette fois, les raids « ont visé les environs de l’aéroport militaire de Mazzé », un secteur « où se trouvent des dépôts de munitions », a indiqué une source au ministère syrien de l’Intérieur à l’AFP.

Les États-Unis se disent « très préoccupés » par les frappes israéliennes en Syrie et veulent que les combats cessent, a déclaré le secrétaire d’État américain Marco Rubio. « Nous discutons avec les deux parties, toutes les parties concernées, et nous espérons que nous pourrons parvenir à une conclusion, mais nous sommes très préoccupés », a-t-il affirmé au côté de son homologue de Bahreïn, ajoutant « nous voulons que les combats cessent ».

« Nous nous sommes engagés avec eux tout au long de la matinée et de la nuit, avec les deux parties, et nous pensons que nous sommes sur la voie d’une véritable désescalade », a affirmé M. Rubio dans le Bureau ovale aux côtés du président Donald Trump et du prince héritier de Bahreïn. « Dans les prochaines heures, nous espérons voir de réels progrès », a-t-il encore dit, évoquant « des rivalités historiques, de longue date, entre différents groupes du sud-ouest de la Syrie, les Bédouins, la communauté druze, et cela a conduit à une situation malheureuse et à un malentendu, semble-t-il, entre la partie israélienne et la partie syrienne ».

Dégâts causés par les frappes israéliennes sur le siège de l'armée syrienne et du ministère de la Défense, à Damas, le 16 juillet 2025.
Dégâts causés par les frappes israéliennes sur le siège de l’armée syrienne et du ministère de la Défense, à Damas, le 16 juillet 2025. AFP – LOUAI BESHARA

Washington appelle le gouvernement syrien à retirer ses troupes de la zone de conflit

Après la déclaration de Marco Rubio, c’est le porte-parole du département d’État Tammy Bruce qui s’est exprimé en appelant le gouvernement syrien à quitter la zone de conflit dans le sud du pays afin d’apaiser les tensions avec Israël. 

« Nous demandons au gouvernement syrien de retirer son armée afin de permettre à toutes les parties de désamorcer la situation et de trouver une solution », a déclaré la porte-parole du département d’État, Tammy Bruce, à la presse, sans préciser la zone exacte où le retrait devrait avoir lieu.L’Union européenne « exhorte Israël à cesser immédiatement ses frappes » en Syrie, a souligné un porte-parole de la Commission mercredi soir.

« Nous exhortons Israël à cesser immédiatement ses frappes sur le territoire syrien, y compris sur des institutions clés à Damas, qui mettent en danger la vie des civils et risquent de compromettre la transition en Syrie », a déclaré ce porte-parole de l’UE, Anouar El Anouni, auprès de l’AFP.

Israël annonce envoyer à la frontière de la Syrie une division opérant à Gaza

L’armée israélienne a annoncé dans la journée l’envoi de renforts à la frontière avec la Syrie, notamment une des divisions opérant à Gaza. « L’une des divisions (…) opérant actuellement à Gaza (…) se prépare à être déployée à notre frontière nord avec la Syrie », a déclaré le responsable militaire aux journalistes lors d’un point presse. La situation est très volatile, comme si Israël et la Syrie se dirigeaient vers une confrontation ouverte et directe.

Israël a dit agir « de manière responsable » et avec « retenue » en Syrie. « Les commandants et les soldats agissent de manière responsable et avec retenue », a déclaré le chef d’état-major Eyal Zamir lors d’une visite dans la partie du plateau du Golan syrien occupée par Israël, à la frontière avec la Syrie.

La Syrie a dénoncé « l’escalade dangereuse » d’Israël « La Syrie tient Israël entièrement responsable de cette escalade dangereuse et de ses conséquences », affirme un communiqué du ministère des Affaires étrangères, selon lequel les bombardements ont visé « des institutions gouvernementales et civiles ». Il affirme le droit de la Syrie à « défendre son territoire et son peuple par tous les moyens garantis par le droit international. »

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a « condamné » des frappes israéliennes et s’est dit « alarmé » par les affrontements meurtriers dans le sud du pays, a indiqué son porte-parole. Le secrétaire général « condamne les frappes d’escalade d’Israël sur Soueïda, Deraa et dans le centre de Damas, de même que le redéploiement rapporté des forces israéliennes dans le Golan », a indiqué son porte-parole Stéphane Dujarric dans un bref communiqué.

Mouvements de populations druzes dans les deux sens

Ce mercredi toujours, des dizaines de Druzes ont traversé la frontière entre la Syrie et Israël dans les deux sens, depuis la zone de Hader, un village du sud de la Syrie occupé par Israël après la chute de Bachar el-Assad, dans des scènes souvent chaotiques sous les gaz lacrymogènes des forces israéliennes qui tentaient de s’interposer.

Le Premier ministre israélien a exhorté les Druzes israéliens à ne pas franchir la frontière avec la Syrie, après l’envoi par Damas de forces gouvernementales dans le sud du pays pour mettre fin à des affrontements impliquant la communauté druze. « Ne franchissez pas la frontière », a déclaré Benyamin Netanyahu dans un communiqué où il estime que la situation à Soueïda est « très grave ».

Des dizaines de druzes ont franchi la frontière dans les deux sens,  le 16 juillet 2025.
Des dizaines de druzes ont franchi la frontière dans les deux sens, le 16 juillet 2025. AFP – JALAA MAREY

Des exactions rapportées à Soueïda

À Soueïda, de nouvelles violences ont opposé les combattants druzes et les groupes armés bédouins ce mercredi matin tôt après que les combattants druzes avaient hier repris le contrôle – au moins partiel – de la ville. Il est impossible d’entrer ou de sortir de la ville et des exactions sont rapportées contre des civils. RFI a pu joindre ce matin Sarah, une habitante druze de Soueïda, bloquée chez elle, sans eau et sans électricité. Elle nous décrit une ville assiégée (sa voix a été modifiée pour des raisons de sécurité).

Nous sommes bloqués. Totalement… On ne peut pas sortir de nos maisons parce qu’il y a des snipers. On ne sait pas qui sont les gens dans les rues: est-ce que ce sont des armées, des factions, des Bédouins, des factions locales? On ne sait rien. Et on ne peut pas sortir parce que la route de Soueïda à Damas par exemple, ou à Dera’a est bloquée. Et il y a beaucoup de factions là-bas. L’Armée syrienne a promis aux gens qu’elle n’allait pas commettre des violations, qu’elle allait protéger les civils. Et après ça, les membres de l’armée ont commencé à entrer dans les maisons des civils et à tuer les jeunes hommes. Ils ont aussi kidnappé des gens et torturé… Quand les habitants de Soueïda ont entendu parler de ces violations, les factions et les gens ont décidé qu’ils vont résister. Parce qu’il va se passer comme ce qui s’est passé avec les Alaouïtes à Lattaquié, à Jableh et à Banias. Ils ont promis aux gens qu’ils n’allaient pas commettre des violations contre les civils. Mais ils ont menti.

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Sarah, Druze de Soueïda: «On ne peut pas sortir de nos maisons car il y a des snipers»

Dans un communiqué publié ce mercredi, la présidence syrienne « condamne fermement les actes honteux » et s’engage à « punir » les auteurs d’exactions à Soueïda, où les forces gouvernementales et leurs alliés ont été accusés d’exécutions sommaires par des ONG, des témoins et des groupes druzes.

Des soldats israéliens montent la garde près d'une porte sur le plateau du Golan, près de la ligne de cessez-le-feu entre le plateau du Golan occupé par Israël et la Syrie, à Majdal Shams, le 15 juillet 2025.
Des soldats israéliens montent la garde près d’une porte sur le plateau du Golan, près de la ligne de cessez-le-feu entre le plateau du Golan occupé par Israël et la Syrie, à Majdal Shams, le 15 juillet 2025. © Reuters/Avi Ohayon

De nombreux civils ont été pris au piège des affrontements. Plusieurs blessés druzes se rendent à l’hôpital d’Izraa pour se faire soigner. Allongée sur un brancard, la jambe bandée et couverte de poussière, Aïcha, 44 ans, vient d’arriver à l’hôpital. Elle a été blessée alors qu’elle quittait précipitamment sa maison, prise sous les tirs. Sa fille et son fils l’ont accompagnée jusqu’ici.

« J’étais sortie de chez moi quand on a entendu les coups de feu… En plus, mon mari est en déplacement. Je ne sais pas ce qu’on a fait de mal pour en arriver là », dit-elle, déboussolée.

Nous avons besoin d’aide. Le personnel est débordé. Il faut des renforts médicaux et du matériel.

01:14

Des civils druzes blessés tentent de se faire soigner à l’hôpital d’IzraaMohamed Errami

Pour l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), le bilan des violences dans le sud s’élève à plus de 300 morts depuis dimanche. 

Faire du sud-ouest syrien une zone démilitarisée

« Notre but, proclamait plus tôt Benyamin Netanyahu, est de maintenir le sud-ouest du territoire syrien en tant que zone démilitarisée. Nous ne permettrons pas, dit-il encore, l’établissement d’un second Liban dans ce secteur. » Et ce mercredi matin, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, appelait à son tour la Syrie à « laisser les Druzes tranquilles à Soueïda ». « Comme nous l’avons clairement indiqué et averti, Israël n’abandonnera pas les Druzes en Syrie et appliquera la politique de démilitarisation que nous avons décidée », déclare-t-il dans un communiqué. Les forces syriennes devraient se retirer, a-t-il ajouté, et il a promis de maintenir les attaques militaires israéliennes jusqu’à ce que cela se produise, affirmant qu’Israël « renforcerait le niveau de riposte contre le régime si le message n’est pas compris ».

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Israël agit à la fois en tant que protecteur des Druzes, mais aussi pour ses propres intérêts, souligne notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. Il faut rappeler qu’il existe une profonde alliance avec les Druzes israéliens qui servent au sein de l’armée israélienne. Contrairement aux autres Arabes israéliens, les Druzes sont soumis à l’enrôlement obligatoire dans l’armée. La situation est plus confuse en ce qui concerne la communauté druze du plateau du Golan, annexé par Israël.

Quant aux membres de cette communauté qui vivent en Syrie, ils sont profondément divisés sur la question de leurs liens avec Israël. Rappelons que les Druzes sont un groupe de plus d’un million d’individus qui, s’il est éclaté géographiquement entre Israël, le Liban et la Syrie, est soudé par une culture et une religion – une variante du chiisme – qui les cimentent très fortement. La communauté n’accepte pas de nouveaux convertis et décourage les mariages hors de la communauté, rapportent les experts.

L’émissaire américain a appelé toutes les parties à « faire marche arrière »

Plus tôt mercredi, le diplomate américain Tom Barrack a appelé toutes les parties à « faire marche arrière » et à engager un dialogue en vue d’un cessez-le-feu. « Nous condamnons sans équivoque les violences contre des civils à Soueïda. Toutes les parties doivent faire marche arrière et s’engager dans un dialogue constructif qui conduise à un cessez-le-feu durable », a écrit l’émissaire américain pour la Syrie sur son compte X.

Pour afficher ce contenu X (Twitter), il est nécessaire d’autoriser les cookies de mesure d’audience et de publicité.Il y a quelques jours encore, il était question de contacts entre Israël et le nouveau président syrien Ahmed al-Charaa, avec pour objectif une éventuelle normalisation entre les deux pays. Les États-Unis et Israël étaient parvenus à un accord pour que les frappes israéliennes en Syrie cessent au moins à la tombée de la nuit… Tout cela semble avoir volé en éclat. 

RFI

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À la UneMonde

Ukraine : Trump menace les alliés de Moscou et donne 50 jours pour terminer la guerre

by admin9775 15 juillet 2025
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Donald Trump a menacé lundi d’appliquer des « droits de douane très sévères » contre les alliés de la Russie en cas d’absence d’accord sur la guerre en Ukraine « d’ici 50 jours ».

L’ultimatum du président américain à Moscou et ses alliés. Donald Trump, qui s’est dit lundi 14 juillet une nouvelle fois « déçu » par son homologue russe Vladimir Poutine, a donné à la Russie 50 jours pour mettre fin à la guerre sous peine de sanctions sévères, et annoncé l’envoi prochain à travers l’Otan d’un grand nombre d’armes à l’Ukraine.

Ce faisant, le président américain a clairement montré que sa patience vis-à-vis du président russe était arrivée à bout.

« Je suis déçu du président Poutine, car je pensais que nous aurions un accord il y a deux mois, mais ça ne semble pas se concrétiser », a déclaré le président américain à la Maison Blanche, aux côtés du secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, ajoutant que « par conséquent, nous allons mettre en place des droits de douane secondaires », c’est-à-dire sur les alliés de Moscou.

« Si nous n’avons pas un accord d’ici 50 jours, c’est très simple, (les droits de douane) seront à 100 % et c’est comme ça », a-t-il ajouté.

« C’est très positif, le président Trump adopte une position ferme à l’égard de la Russie. D’un autre côté, 50 jours, c’est très long si l’on voit qu’ils tuent aussi des civils innocents tous les jours », a affirmé devant la presse la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.

« Nous pensions avoir un accord à quatre reprises »
Dans le même temps, l’Ukraine va recevoir une énorme quantité d’armes pour renforcer son effort de guerre contre la Russie.

« C’est une très grosse affaire que nous avons conclue. Des équipements militaires d’une valeur de plusieurs milliards de dollars vont être achetés aux États-Unis, aller à l’Otan, etc., et seront rapidement distribués sur le champ de bataille », a dit le président américain.
« Cela signifie que l’Ukraine mettra la main sur un très grand nombre d’équipements militaires, à la fois pour la défense aérienne, mais aussi des missiles, des munitions », a renchéri le secrétaire général de l’Otan.

Le président américain avait multiplié ces derniers temps les signaux contradictoires sur l’Ukraine. Lundi, il a cependant déploré le fait que « nous pensions avoir un accord à quatre reprises environ », mais, à chaque fois, le président russe a continué à bombarder l’Ukraine.

Vladimir Poutine refuse de mettre fin à l’invasion à grande échelle lancée en février 2022.

Après son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a tenté de se rapprocher de Vladimir Poutine et de négocier avec lui une fin de la guerre. Mais le processus diplomatique est dans l’impasse après des sessions de pourparlers peu fructueuses entre Moscou et Kiev.

AFP

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À la UneMonde

Le CHU Renaissance en pleine métamorphose : entre réformes ambitieuses et résistances internes

by admin9775 14 juillet 2025
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Le Centre Hospitalier Universitaire Renaissance, anciennement connu sous le nom d’Hôpital Maman Yemo, connaît une profonde transformation depuis la nomination du nouveau comité de direction dirigé par l’ingénieur Al Kitenge. Cette restructuration ambitieuse, fondée sur les principes de transparence et d’efficacité, suscite cependant des résistances parmi certains acteurs habitués aux anciennes pratiques.

Les résultats tangibles de cette nouvelle gestion sont pourtant impressionnants. L’établissement a enregistré une augmentation significative de ses recettes, une régularité dans le paiement des salaires du personnel, ainsi qu’une nette amélioration de la qualité des soins et de l’accès aux médicaments pour les patients. Le plateau technique a été entièrement rénové pour répondre aux normes internationales, tandis que la bancarisation complète des opérations financières et la digitalisation des services hospitaliers ont permis d’éradiquer les pratiques douteuses du passé.

Malgré ces avancées remarquables, certains médecins, autrefois bénéficiaires de pratiques illicites comme le détournement de médicaments ou l’extorsion des patients, mènent une campagne de désinformation. Leurs méthodes incluent la propagation de fausses rumeurs, des insinuations à caractère tribaliste et la réactivation de réseaux clientélistes.

Le comité de direction, sous la conduite de l’ingénieur Al Kitenge, reste néanmoins déterminé à poursuivre les réformes engagées. Son objectif est clair : transformer le CHU Renaissance en un établissement hospitalier de référence à l’échelle nationale, moderne, accessible et entièrement dédié au service des patients.

Cette transformation du CHU Renaissance symbolise les défis plus larges de la réforme du secteur public en République Démocratique du Congo, où chaque progrès doit composer avec les résistances d’un système ancien. Le succès de cette transition pourrait servir de modèle pour d’autres institutions publiques du pays en quête de modernisation. Les prochains mois seront cruciaux pour consolider ces acquis et démontrer que ces réformes sont désormais irréversibles, au bénéfice des patients et du système de santé national dans son ensemble.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Crash d’Air India: «Il n’y avait absolument aucune raison logique» de couper les moteurs

by admin9775 13 juillet 2025
written by admin9775

En Inde, on en sait un peu plus sur les raisons du crash de l’avion de ligne d’Air India, survenu le mois dernier. 260 personnes ont péri après que le Boeing 787 Dreamliner s’est écrasé juste après son décollage de l’aéroport d’Ahmedabad, le 12 juin dernier. Le rapport préliminaire de cet accident vient d’être rendu public, et après l’analyse des boîtes noires, il envisage la possibilité d’une erreur humaine, car les interrupteurs des deux moteurs semblent avoir été abaissés, ce qui a coupé leur alimentation. Une situation qui serait extrêmement rare et étonnante, analyse Xavier Tytelman, consultant en aéronautique.

RFI : Quelles sont vos premières réactions à la lecture des conclusions de ce rapport ?

Xavier Tytelman : Ce rapport confirme d’abord ce que les premières vidéos nous ont suggéré : il y a bien eu une coupure des deux moteurs, et cela n’a pas été entraîné par des oiseaux par exemple. Il nous indique plutôt que les « switch » d’alimentation des moteurs, les interrupteurs, étaient en position coupée, c’est-à-dire que physiquement, ils avaient été désactivés dans le cockpit par l’un des deux pilotes. C’est vraiment étonnant, mais c’est ce que je comprends de ces conclusions préliminaires, car il faut savoir que ce système d’alimentation ne possède pas de moyen de sauter de manière automatique.

Pourquoi un pilote couperait-il lui-même les moteurs de l’avion ?

Soyons clairs, il n’y avait absolument aucune raison logique de le faire. Il n’y avait aucune panne ni moteur en feu qui rendrait nécessaire de couper un moteur. Nous sommes alors au décollage avec une poussée normale, et tout va bien. Le relevé des boîtes noires nous indique en fait qu’un des pilotes dit à l’autre : « C’est toi qui a coupé le moteur ? » Et le deuxième pilote répond, « mais non, j’ai rien fait ». Ils relancent donc les réacteurs, mais à l’altitude où ils étaient, ils n’ont pas eu le temps de reprendre de la puissance. Ils ont essayé de planer du mieux qu’ils ont pu, mais ils n’ont pas réussi à redécoller

Est-ce que cet interrupteur d’alimentation des moteurs peut être désactivé par erreur ?

Non, c’est impossible. Il faut d’abord savoir que ce n’est pas comme un bouton de lumière, sur lequel on pourrait appuyer par erreur, ou comme si on pouvait accrocher son pull par inadvertance pour déclencher cela. Non, il faut forcément réaliser une procédure, c’est-à-dire tirer le contrôle avant de changer la position. Et cela, c’est nécessairement quelqu’un qui le fait avec sa main. Et je n’imagine pas qu’ils puissent simplement se tromper de bouton et couper les moteurs plutôt que de rentrer les trains d’atterrissage par exemple. Ce n’est vraiment pas du tout le même endroit dans le cockpit.

Dans le passé, il est déjà arrivé qu’un pilote, qui venait d’être atteint d’un accident vasculaire cérébral (AVC) de quelques secondes pendant le décollage, ait fait cette action. Et cela a effectivement coupé les moteurs. Cela n’est arrivé qu’une seule fois dans l’histoire, mais cela reste quelque chose d’envisageable.

Peut-on envisager qu’un pilote ait voulu se suicider ?

S’il y avait un suicide, on aurait plutôt entendu une affirmation telle que « c’est toi qui a coupé ? Oui, c’est moi qui ai coupé, » puis il aurait poussé les manettes vers le bas pour aller au tapis. Donc, si on part sur l’idée que c’est une action dans le cockpit qui a entraîné le crash, à mon avis, c’est une erreur involontaire qui aurait été provoquée par l’un des deux pilotes, potentiellement après une perte de conscience de quelques secondes. C’est pour cela qu’il y a des suivis médicaux très approfondis sur les pilotes. Encore une fois, pour l’instant, nous nous basons sur des suppositions qui seront peut-être fausses, mais les premiers éléments contenus dans le rapport nous orientent vers cette option.

Est-ce que ce rapport est complètement fiable ?

Le rapport préliminaire est techniquement infaillible. C’est l’analyse des boîtes noires, la retranscription des images et l’analyse des échanges radios. Cela a été réalisé par les inspecteurs indiens, en collaboration avec des représentants des États-Unis et du producteur du moteur. Donc, il n’y a aucun doute. Il y a d’ailleurs très peu de pays sur lesquels il y a des doutes et des suspicions de non-respect des procédures. C’est notamment l’Égypte qui a essayé de mentir plusieurs fois sur des accidents. Mais là, pour l’Inde, étant donné qu’ils ont eux-mêmes demandé la coopération internationale, il n’y a pas de doute sur la fiabilité des informations qu’ils ont diffusées.

Quand pourra-t-on avoir des éléments plus définitifs sur les causes de l’arrêt des moteurs ?

Cela va être long et peut prendre un an pour avoir les conclusions. Mais si c’est un problème technique, c’est-à-dire que si c’est lié à Boeing ou au fabricant du moteur, il y aura très rapidement des exigences de modification. Mais à l’inverse, s’il n’y a pas tout de suite une information dans ce sens, cela viendra plutôt confirmer qu’on est sur un facteur humain.

RFI

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À la UneMonde

Washington annonce des sanctions contre plusieurs dirigeants cubains, dont le président Miguel Diaz-Canel

by admin9775 12 juillet 2025
written by admin9775

Quatre ans exactement après des manifestations anti-gouvernementales inédites à Cuba, les États-Unis ont annoncé vendredi 11 juillet des sanctions contre plusieurs dirigeants de l’île communiste. Le président Miguel Diaz-Canel et ses ministres de l’Intérieur et de la Défense, notamment, sont visés par des restrictions de visas pour entrer sur le sol américain.

Quatre ans tout juste après les manifestations historiques qui ont secoué Cuba, Les États-Unis ont annoncé des sanctions inédites contre plusieurs dirigeants cubains, dont le président Miguel Diaz-Canel, vendredi 11 juillet, faisant monter d’un cran la pression sur l’île communiste. Ce dernier est sanctionné « pour son rôle dans la brutalité exercée par le régime à l’encontre du peuple » cubain, a indiqué le secrétaire d’État Marco Rubio sur son compte X, précisant que Miguel Diaz-Canel faisait désormais l’objet d’une restriction de visa pour entrer sur le territoire américain.

Deux ministres – celui de la Défense – Alvaro Lopez Miera, et celui de l’Intérieur – Lazaro Alberto Alvarez Casas – sont également sanctionnés, ainsi que de « nombreux responsables judiciaires et pénitentiaires cubains impliqués dans la détention injuste et la torture des manifestants de juillet 2021 » pour « leur implication dans des violations flagrantes des droits humains », précise par ailleurs le Département d’État dans un communiqué. Enfin, celui-ci a aussi ajouté un hôtel d’État de 42 étages récemment inauguré à La Havane sur la liste des lieux interdits aux Américains « pour éviter que les dollars américains financent la répression du régime cubain ».

Politique de pression maximale

Les États-Unis « peuvent imposer des sanctions migratoires contre des dirigeants révolutionnaires et maintenir une guerre économique prolongée et sans merci contre Cuba, mais ils n’ont pas la capacité de faire plier la volonté de ce peuple ou de ses dirigeants », a réagi le chef de la diplomatie cubaine, Bruno Rodriguez, là encore sur X.

Les 11 et 12 juillet 2021, des milliers de Cubains étaient descendus dans les rues de l’île pour réclamer plus de liberté et de meilleures conditions de vie. Ces manifestations antigouvernementales, d’une ampleur jamais vue depuis la révolution castriste de 1959, avait fait un mort, des dizaines de blessés et des centaines de personnes avaient été arrêtées. Le même jour, Miguel Diaz-Canel, au pouvoir depuis 2019, avait lancé à la télévision un « ordre de combattre » à tous les Cubains soutenant le gouvernement pour qu’ils sortent dans la rue s’opposer aux manifestants.

Washington a toujours condamné la répression du gouvernement cubain à l’égard des manifestants, dont plusieurs centaines ont été condamnés, parfois jusqu’à 25 ans de prison. Mais le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier dernier a tendu encore davantage les relations entre les deux pays. Fin juin, le président américain a par exemple signé un « mémorandum » destiné à renforcer sa politique de pression maximale sur l’île communiste, sous embargo économique depuis 1962, le Département d’Etat affirmant ce vendredi « prendre des mesures pour mettre en oeuvre » cette politique.

Selon les États-Unis, 700 personnes sont toujours emprisonnées pour leur participation aux manifestations de juillet 2021 à Cuba. Les organisations de défense des droits humains estiment, quant à elles, que leur nombre se situe entre 360 et 420. Parmi la centaine de manifestants condamnés, certains ont été libérés ces derniers mois après avoir purgé leur peine. D’autres ont été remis en liberté dans le cadre d’un accord négocié sous les auspices du Vatican après le retrait, en janvier, de l’île de la liste noire américaine des pays soutenant le terrorisme par l’ex-président Joe Biden. Une décision révoquée par la suite par Donald Trump…

RFI

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Monde

Le Canada annule une taxe visant les géants de la tech pour parvenir à un accord commercial avec les États-Unis

by admin9775 1 juillet 2025
written by admin9775

Le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, « a annoncé […] que le Canada annulerait la taxe sur les services numériques », affirme un communiqué du gouvernement canadien publié dans la soirée du dimanche 29 juin à Ottawa. Son administration fait également savoir que le Premier ministre Mark Carney et le président américain Donald Trump vont reprendre les négociations commerciales en vue de parvenir à un accord d’ici le 21 juillet.

Le gouvernement canadien a annoncé dimanche 29 juin l’annulation d’une taxe visant les géants de la tech dans l’espoir de parvenir à un accord commercial avec les États-Unis, deux jours après l’arrêt des discussions décidé par Donald Trump. Le ministre canadien des Finances, François-Philippe Champagne, « a annoncé aujourd’hui [dimanche, NDLR] que le Canada annulerait la taxe sur les services numériques », affirme un communiqué du gouvernement, qui précise que la reprise des négociations doit déboucher sur un accord commercial avec les États-Unis d’ici au 21 juillet.

Donald Trump avait annoncé vendredi 27 juin mettre fin aux négociations commerciales avec son voisin canadien, jugeant que la taxe d’Ottawa visant les géants du numérique était un « coup direct et évident » porté aux États-Unis. Le président américain avait justifié l’arrêt des discussions avec le Canada par l’entrée en vigueur de cette taxe le 30 juin.

 La taxe canadienne sur les services numériques devait cibler les géants de la tech qui génèrent un chiffre d’affaires mondial annuel supérieur à 1,1 milliard de dollars canadiens et qui gagnent des revenus annuels au Canada supérieurs à 20 millions de dollars canadiens.

Elle était notamment dirigée contre les géants américains du numérique – Google, Apple, Meta (Facebook), Amazon ou Microsoft – accusés de profiter du caractère immatériel de leur activité pour échapper à l’impôt.

RFI

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À la UneMonde

Des pompiers en intervention visés par des tirs de sniper aux Etats-Unis

by admin9775 30 juin 2025
written by admin9775

Une embuscade contre des pompiers dans l’Idaho a fait au moins deux morts dimanche. Le tireur, qui a ciblé les secours avec un fusil de précision, est finalement décédé. Le gouverneur de l’Etat Brad Little a, lui, dénoncé une «attaque odieuse» contre les pompiers.

Au moins deux personnes ont été tuées dimanche dans l’Etat américain de l’Idaho (nord-ouest) dans une embuscade tendue à des pompiers qui luttaient contre un feu de broussailles, a annoncé le shérif local. «Nous avons maintenant deux morts. Nous avons un nombre inconnu de victimes (…)», a déclaré aux journalistes le shérif du comté de Kootenai, Robert Norris.

Après des heures d’incertitudes, les autorités ont finalement indiqué dimanche soir avoir retrouvé un «homme décédé» dans l’Etat américain de l’Idaho (nord-ouest), sur le site où des pompiers luttant contre un incendie avaient été pris en embuscade. Selon le shérif, il s’agit du tireur. 

Le tireur aurait agi seul

«Ce soir, des membres d’une unité d’élite de la police ont localisé un homme décédé sur Canfield Mountain», a fait savoir le bureau du shérif, ajoutant qu’«une arme à feu a été trouvée à proximité». Le shérif Robert Norris s’ensuite exprimé lors d’un point presse lors duquel il a déclaré: «Sur la base des informations préliminaires, nous pensons qu’il était le seul tireur.»

L’ordre aux habitants de se mettre à l’abri, instauré lors d’un affrontement entre les autorités et un nombre inconnu de tireurs, est levé, précise le bureau dans un communiqué. Robert Norris avait affirmé précédemment que le tireur ne montrait «aucun signe de vouloir se rendre», et avait encouragé les forces de l’ordre «à tirer pour neutraliser la menace». Il avait fait état de plusieurs tirs de snipers en direction des pompiers.

«Plusieurs pompiers héroïques ont été attaqués aujourd’hui alors qu’ils intervenaient sur un incendie dans le nord de l’Idaho», a annoncé sur X le gouverneur de l’Etat, Brad Little. Il a dénoncé «une attaque directe odieuse contre nos courageux pompiers».

Plus d’armes à feu que d’habitants

Le chef des pompiers local, Pat Riley, a déclaré avoir «le coeur brisé» par l’attaque, sur la chaîne de télévision locale KHQ. Les autorités ont demandé aux résidents de rester sur place jusqu’à ce que l’affrontement soit terminé. Avec plus d’armes à feu en circulation que d’habitants, les Etats-Unis affichent le taux de mortalité par arme à feu le plus élevé de tous les pays développés.

Les tueries sont un fléau récurrent que les gouvernements successifs n’ont jusqu’à présent pas réussi à endiguer, de nombreux Américains restant très attachés à leurs armes. Aux Etats-Unis, le droit au port d’arme est protégé par le deuxième amendement de la Constitution.

Selon le Gun Violence Archive, il y a eu 189 fusillades de masse cette année aux Etats-Unis – définies par l’organisation comme des incidents où au moins quatre personnes, autres que le tireur, sont tuées ou blessées.

AFP

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À la UneMonde

Accord de paix historique entre la RDC et le Rwanda à Washington : Zelensky salue l’initiative et appelle à une médiation similaire pour l’Ukraine

by admin9775 28 juin 2025
written by admin9775

La République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont signé ce vendredi un accord de paix sous médiation américaine, marquant une étape majeure vers la résolution du conflit dans l’est de la RDC, une région meurtrie par des décennies de violences. La cérémonie de signature, organisée au Département d’État américain, a été présidée par le secrétaire d’État Marco Rubio, en présence des ministres des Affaires étrangères des deux pays.

Cet accord, qualifié d’« historique » par les parties prenantes, prévoit notamment un sommet entre les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame fin juillet à la Maison Blanche, à l’invitation du président américain Donald Trump. Les deux dirigeants devront poursuivre les efforts de réconciliation après des années de tensions.

« C’est un moment important après trente ans de guerre », a déclaré Marco Rubio, tout en soulignant qu’il restait « beaucoup à faire » pour consolider cette paix. La cérémonie s’est conclue par une poignée de main symbolique entre les délégations congolaise et rwandaise, scellant un engagement mutuel en faveur de la stabilité régionale.

Réaction du président ukrainien Volodymyr Zelensky

Peu après l’annonce de cet accord, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué l’initiative sur son compte X (ex-Twitter), y voyant un modèle possible pour résoudre d’autres conflits, notamment la guerre en Ukraine.

« Nous saluons l’accord de paix conclu entre la RDC et le Rwanda, une étape cruciale pour mettre fin aux violences et aux massacres. Il est essentiel d’arrêter les guerres et de redonner espoir en une vie sûre partout dans le monde. Les États-Unis ont joué un rôle clé dans cette médiation, et nous sommes convaincus qu’ils peuvent aussi contribuer à mettre fin à la guerre brutale et injustifiée que subit l’Ukraine depuis des années », a-t-il écrit.

Zelensky a également dénoncé les tactiques russes, affirmant que « la Russie continue de rejeter toutes les propositions de paix et de torpiller la diplomatie. Cela doit cesser. La paix peut être obtenue par la détermination, et @POTUS en a certainement les moyens. »

Cette déclaration intervient alors que les efforts diplomatiques pour un cessez-le-feu en Ukraine peinent à aboutir, malgré les appels répétés de Kyiv à une solution négociée sous égide internationale.

Un espoir pour d’autres conflits ?

L’implication des États-Unis dans la résolution du conflit en RDC pourrait inspirer d’autres médiations, notamment en Ukraine. Toutefois, les dynamiques géopolitiques diffèrent considérablement, et la volonté russe de négocier reste incertaine.

Pour l’heure, la communauté internationale se félicite de cette avancée en Afrique centrale, tout en appelant à sa mise en œuvre effective. La prochaine étape, le sommet Trump-Tshisekedi-Kagame, sera déterminante pour l’avenir de la région.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Donald Trump affirme que l’Iran et Israël ont chacun violé le cessez-le-feu

by admin9775 24 juin 2025
written by admin9775

Malgré l’annonce dans la nuit par Donald Trump de « l’entrée en vigueur du cessez-le-feu » entre l’Iran et Israël, les tensions ne faiblissent pas entre les deux pays. Quelques heures après cette annonce, l’armée israélienne affirme avoir intercepté un missile iranien dans le nord du pays et promet une riposte.

Le président Donald Trump déclare qu’Israël et l’Iran ont violé les termes du cessez-le-feu en menant des attaques après la date limite fixée tôt mardi pour mettre fin aux hostilités. Dans des déclarations faites aux journalistes à la Maison Blanche, avant son départ pour le sommet de l’OTAN à La Haye, Donald Trump a exprimé sa déception face à la poursuite des attaques. « Ils [les Iraniens] ont violé [le cessez-le-feu], mais Israël l’a violé aussi », a déclaré le président américain. Il a ajouté : « Je ne suis pas content d’Israël. »

Puis, dans un message en lettres capitales destiné au président israélien, Benyamin Nétanyahou, il a ajouté, sur Truth Social : « Israël. Ne lâchez pas ces bombes. Si vous le faites, ce sera une grave violation. Rappelez vos pilotes, immédiatement ! Donald J. Trump, président des Etats-Unis ».

Cessez-le-feu entre Israël et l’Iran : la situation reste « volatile et instable », estime Emmanuel Macron

L’« appel » à un cessez-le-feu entre Israël et l’Iran par Donald Trump est une « très bonne chose », mais la situation reste « volatile et instable », a déclaré, mardi, le président français, Emmanuel Macron. « Il y a eu des déclarations importantes et tout à fait positives pour appeler chacun à revenir à la table des discussions et à ce que le feu cesse, mais les dernières minutes ont montré que la situation demeurait très fragile », a ajouté le chef de l’Etat, à Oslo.

Israël et l’Iran s’accusent mutuellement de ne pas respecter le cessez-le-feu

Un missile lancé depuis l’Iran en direction d’Israël est visible depuis Tubas, en Cisjordanie occupée par Israël, le 24 juin 2025.
Un missile lancé depuis l’Iran en direction d’Israël est visible depuis Tubas, en Cisjordanie occupée par Israël, le 24 juin 2025. RANEEN SAWAFTA / REUTERS

L’armée israélienne a affirmé, mardi matin, avoir détecté des tirs de missiles iraniens en direction de son territoire après l’annonce par le président américain, Donald Trump, de l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu entre les deux pays. Le ministre de la défense israélien, Israel Katz, a dit avoir donné instruction à l’armée de répondre avec force à « cette violation du cessez-le-feu par des frappes de haute intensité contre des cibles du régime au cœur de Téhéran ».

En fin de matinée, un porte-parole du commandement des forces armées iraniennes cité par la télévision d’Etat a accusé Israël d’avoir mené des frappes sur le territoire de l’Iran jusqu’au matin, soit après l’annonce d’un cessez-le-feu, sans donner de détails.

Le Monde

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