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Monde

À la UneMonde

Gaza: le Hamas propose à Israël un plan de trêve sur 135 jours divisé en trois étapes

by Sam's Londele 7 février 2024
written by Sam's Londele

Le Hamas a élaboré un projet de cessez-le-feu d’une durée de quatre mois et demi divisé en trois étapes, susceptible de conduire à la fin du conflit qui l’oppose à Israël depuis octobre dernier, selon une version du document que l’agence Reuters a consultée mercredi 7 février. Alors que l’avion du secrétaire d’État américain Antony Blinken se posait à Tel-Aviv, des bombardements et les combats se poursuivaient à moins d’une centaine de kilomètres au Sud, dans les villes gazaouies de Khan Younès et Rafah, selon des témoins.

Ce qu’il faut retenir

■ Le groupe palestinien Hamas a confirmé mardi 6 février avoir remis sa réponse aux médiateurs égyptiens et qatariens à une proposition de trêve formulée fin janvier à Paris par des responsables américains, qatariens et égyptiens. Selon Le Caire et Doha, cette réponse était « généralement positive ». Israël a confirmé l’avoir reçue et l’étudier.

■ Alors que les autorités israéliennes réaffirment leur volonté d’étendre les opérations à Rafah, dans le sud de Gaza, l’ONU a prévenu qu’une invasion terrestre sur place pourrait « constituer un crime de guerre ». À la frontière avec l’Égypte, la ville concentre désormais la moitié de la population palestinienne, venue se réfugier, suivant notamment des instructions israéliennes.

■ Alors que la guerre entre mercredi 7 février dans son cinquième mois, Israël a de nouveau bombardé Khan Younès, où selon lui se cachent des responsables du mouvement islamiste palestinien. Selon l’armée israélienne, le chef du Hamas à Gaza est actuellement « en fuite » et se terre « de cachette en cachette ».

■ Le secrétaire d’État américain Antony Blinken est arrivé mardi 6 février au soir à Tel-Aviv, dans sa tournée diplomatique dans la région, poursuivant les efforts en vue d’obtenir une trêve humanitaire.

■ Au moins 31 des 136 otages israéliens encore détenus par le Hamas sont morts, selon une évaluation interne menée par l’armée israélienne. Des rapports non confirmés des services de renseignement indiquent qu’au moins 20 autres otages pourraient également être morts.

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, communiqué mercredi 7 février, 27 708 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre 2023. Les morts sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre également 67 147 blessés.

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7 février 2024 0 comments
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À la UneMonde

Gaza: Israël étudie la réponse «positive» du Hamas sur une trêve et poursuit ses frappes à Rafah

by Sam's Londele 7 février 2024
written by Sam's Londele

Le groupe palestinien Hamas a confirmé mardi 6 février avoir remis sa réponse – « généralement positive », selon les médiateurs égyptiens et qatariens qui l’ont reçue – à une proposition de trêve formulée fin janvier à Paris par des responsables américains, qatariens et égyptiens. Alors que l’avion du secrétaire d’État américain Antony Blinken se posait à Tel-Aviv, des bombardements et les combats se poursuivaient à moins d’une centaine de kilomètres au sud, dans les villes gazaouies de Khan Younès et Rafah, selon des témoins.

Ce qu’il faut retenir :

■ Le groupe palestinien Hamas a confirmé mardi 6 février avoir remis sa réponse aux médiateurs égyptiens et qatariens à une proposition de trêve formulée fin janvier à Paris par des responsables américains, qatariens et égyptiens. Selon Le Caire et Doha, cette réponse était « généralement positive ». Israël a confirmé l’avoir reçue et l’étudier.

■ Alors que les autorités israéliennes réaffirment leur volonté d’étendre les opérations à Rafah, dans le sud de Gaza, l’ONU a prévenu qu’une invasion terrestre sur place pourrait « constituer un crime de guerre ». À la frontière avec l’Égypte, la ville concentre désormais la moitié de la population palestinienne, venue se réfugier, suivant notamment des instructions israéliennes.

■ Alors que la guerre entre mercredi 7 février dans son cinquième mois, Israël a de nouveau bombardé Khan Younès, où selon lui se cachent des responsables du mouvement islamiste palestinien. Selon l’armée israélienne, le chef du Hamas à Gaza est actuellement « en fuite » et se terre « de cachette en cachette ».

■ Le secrétaire d’État américain Antony Blinken est arrivé mardi 6 février au soir à Tel-Aviv, dans sa tournée diplomatique dans la région, poursuivant les efforts en vue d’obtenir une trêve humanitaire.

■ Au moins 31 des 136 otages israéliens capturés par le Hamas sont morts, selon une évaluation interne menée par l’armée israélienne. Des rapports non confirmés des services de renseignement indiquent qu’au moins 20 autres otages pourraient également être morts.

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, mardi 6 février, 27 585 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre dernier. Les morts sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre 66 978 blessés.

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À la UneMonde

Gaza: réponse «positive» du Hamas pour un accord sur les otages, selon le Qatar

by Sam's Londele 6 février 2024
written by Sam's Londele

Alors que les responsables israéliens réaffirment leur volonté d’étendre leurs opérations à Rafah, l’ONU a prévenu mardi 6 février qu’une « invasion terrestre » par Israël sur place pourrait « constituer un crime de guerre », provoquant « de très nombreux morts civils », du fait de l’actuelle densité humaine dans la ville. Mais aux côtés du chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, en tournée au Moyen-Orient, le Premier ministre du Qatar assure ce mardi que la réponse du Hamas à la proposition de cadre est « positive ».

Ce qu’il faut retenir

■ Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a annoncé lundi 5 février la création d’un comité chargé d’évaluer la « neutralité » de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), après les accusations visant plusieurs de ses employés. Alors que plusieurs des principaux pays donateurs ont gelé l’envoi de fonds, l’Espagne a annoncé envoyer une aide supplémentaire de 3,5 millions d’euros à l’Unrwa.

■ Alors que les autorités israéliennes réaffirment leur volonté d’étendre les opérations à Rafah, dans le sud de Gaza, l’ONU a prévenu qu’une invasion terrestre sur place pourrait « constituer un crime de guerre ». À la frontière avec l’Égypte, la ville concentre désormais la moitié de la population palestinienne, venue se réfugier des bombardements, suivant notamment des instructions israéliennes. Une telle opération serait de nature à provoquer « de très nombreux morts civils », la ville étant « densément peuplée », a prévenu ce mardi le porte-parole des affaires humanitaires de l’ONU Jens Laerke.

■ Alors que la guerre entrera mercredi 7 février dans son cinquième mois, Israël a de nouveau bombardé Khan Younès, dans le sud du territoire, où selon lui se cachent des responsables du mouvement islamiste palestinien. Selon l’armée israélienne, le chef du Hamas à Gaza est actuellement « en fuite » et se terre « de cachette en cachette ».

■ Des frappes aériennes ont également visé Rafah, touchant un jardin d’enfants, d’après le Hamas. Plus d’un million de déplacés palestiniens, menacés par les pénuries et les épidémies, s’entassent désormais dans des abris et des campements de fortune.

■ Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a entamé une nouvelle tournée dans la région visant à encourager une trêve. Après une visite au Caire, où il a rencontré le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pour des discussions sur une trêve et sur les otages israéliens aux mains du Hamas, le chef de la diplomatie américaine est attendu notamment au Qatar.

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, mardi 6 février, 27 585 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre dernier. Les morts sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre 66 978 blessés.

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À la UneMonde

Le Sénégal dans l’attente alors que l’Assemblée débat du report de la présidentielle

by Sam's Londele 5 février 2024
written by Sam's Londele

Alors que l’Internet mobile est désormais suspendu au Sénégal et que les gendarmes ont dispersé ce lundi matin des tentatives de rassemblement devant l’Assemblée nationale, celle-ci examine ce 5 février 2024 à Dakar la proposition de loi sur un report de six mois de l’élection présidentielle. Report sine die annoncé le 3 février par le président du pays, Macky Sall.

Le Sénégal retient son souffle : deux jours après l’annonce du président Macky Sall de reporter la présidentielle sans nouvelle date, l’Assemblée nationale doit en effet examiner ce 5 février 2024 une proposition de loi sur le report du scrutin.

Une plénière qui a déjà été brièvement suspendue. Une suspension de quelques minutes parce que les députés de l’opposition ont demandé à introduire une question préliminaire, ce qui leur a été refusé.

Une vingtaine de parlementaires s’est alors immédiatement levée brandissant le règlement intérieur de l’Assemblée nationale et criant à l’injustice, signe de l’ambiance électrique qui y règne.

Les députés de l’opposition dénoncent un coup d’État institutionnel

L’opposition est vent debout contre cette proposition de loi qui prolonge de facto le mandat de Macky Sall, président du pays depuis 2012.

Le texte, qui doit être débattu ce lundi, contient deux articles cruciaux : une dérogation à la Constitution qui repousserait l’élection de 6 mois, au 25 août prochain ; et un deuxième article qui demande que Macky Sall poursuive ses fonctions de président jusqu’à l’installation de son successeur.

Et c’est là le nœud du problème : la date du 2 avril comme date butoir de fin de mandat du président ne figure pas dans cette proposition de loi, ce qui ouvre la possibilité de reporter l’élection à bien plus que 6 mois et au président Macky Sall de rester au pouvoir bien au-delà de son mandat.

Pour les députés de l’opposition, c’est hors de question. Ils dénoncent un coup d’État institutionnel.

Les débats risquent donc d’être particulièrement vifs au sein de l’hémicycle, même si le texte a toutes les chances d’être adopté. Car, avec le soutien du Parti démocratique sénégalais (PDS) de Karim Wade et la coalition au pouvoir, ils ont le quorum suffisant.

Internet mobile coupé

En parallèle, dans la rue aussi, la tension est montée d’un cran. L’Internet mobile est coupé depuis ce matin. Le ministère de la Communication se justifie en parlant d’appels à la haine qui circulent sur les réseaux et de risques de troubles à l’ordre public.

Autour du Parlement, des dizaines de gendarmes quadrillent la zone pour empêcher tout rassemblement. Et même l’accès à l’Assemblée nationale est plus compliqué que d’habitude, avec des forces de l’ordre équipées de matraques déployées jusque dans l’enceinte du Parlement.

Enfin, en ville, sur l’axe qui passe par le quartier commerçant de la médina, à chaque rond-point, on pouvait voir des véhicules de police blindés équipé de lances à eau.

Autre exemple, dans le quartier Les Parcelles Assainies où des affrontements entre jeunes et la police ont éclaté la veille. Des écoles ont été fermées ce lundi matin par crainte de nouveaux troubles

Report de la Présidentielle sénégalaise: quelles réactions des autorités religieuses à cette décision politique?

C’est dans ce contexte politique que le Président Macky Sall a envoyé ce dimanche 4 février une délégation ministérielle à Touba, la capitale de la très puissante communauté Mouride. Le khalife général, qui dirige cette communauté, n’a pas, pour le moment, commenté la situation politique.

Ce sont deux fidèles du président Macky Sall, Sidiki Kaba et Oumar Youm, respectivement ministre de l’Intérieur et des Forces armées, qui ont été dépêchés à Touba pour rencontrer Serigne Mountakha.

Les autorités ont indiqué que le but de cette visite était de détailler la décision prise par le chef de l’État qui a toujours accordé du crédit à la parole du khalife général. La puissante confrérie, qui a aussi des liens anciens avec l’ex-chef de l’État Abdoulaye Wade (2000-2012), n’a pas réagi suite à cette rencontre.

De son coté, dans un long communiqué, la Ligue des Imans et des prédicateurs du Sénégal (Lips) a appelé le président Macky Sall à renoncer « à cette initiative catastrophique » de reporter l’élection présidentielle, rapporte Guillaume Thibault. La Lips évoque un « coup d’État institutionnel en gestation » et conclut : « Cette déclaration malheureuse du chef de l’État a bouleversé le processus électoral et rompu avec la tradition démocratique que connaissait notre pays. » Enfin, l’archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye, qui s’est dit « dérouté par la situation » a appelé au respect des institutions.

Avec notre correspondante à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff

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Gaza: combats sans relâche, Anthony Blinken se rend au Moyen-Orient dans l’optique d’une trêve

by Sam's Londele 5 février 2024
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Le secrétaire d’État américain Antony Blinken arrive ce lundi 5 février au Moyen-Orient pour encourager une trêve entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, où combats et bombardements se poursuivent sans relâche.

Ce qu’il faut retenir

■ Les tensions continuent en mer Rouge, où le trafic maritime est menacé par les rebelles yéménites Houthis, proches de l’Iran, qui se disent solidaires des Palestiniens de Gaza.

■ Alors que la guerre va entrer mercredi 7 février dans son cinquième mois, l’armée israélienne a de nouveau bombardé dimanche Khan Younès, dans le sud du territoire, où selon elle se cachent des responsables du mouvement islamiste palestinien. Elle a affirmé y avoir investi un complexe utilisé par le Hamas pour préparer l’attaque sanglante du 7 octobre. Ce centre a, selon l’armée, servi de centre d’entraînement pour le Hamas, avec des maquettes d’entrées de kibboutz, de bases militaires et de véhicules blindés israéliens.

■ Des frappes aériennes ont également visé Rafah, plus au sud, touchant un jardin d’enfants, d’après le Hamas. Plus d’un million de déplacés palestiniens, menacés par les pénuries et les épidémies, s’entassent désormais dans des abris et des campements de fortune.

■ Une proposition de pause humanitaire à Gaza et un échange d’otages et de prisonniers palestiniens seraient envisagés. Mais Benyamin Netanyahu a assuré ce dimanche qu’Israël n’était pas prêt à accepter n’importe quel accord pour libérer les otages israéliens.

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, vendredi 2 février, 27 365 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre dernier. Les morts sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre 66 630 blessés.

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Guerre à Gaza: Antony Blinken attendu au Moyen-Orient

by Sam's Londele 4 février 2024
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L’armée israélienne a pilonné la bande de Gaza où des dizaines de personnes ont été tuées ce dimanche 4 février. Les craintes s’amplifient face à une possible offensive militaire contre la ville surpeuplée de Rafah qui abrite plus d’un million de déplacés palestiniens. Le Hamas dit avoir besoin de plus de temps pour étudier une proposition d’une seconde trêve dans sa guerre avec Israël.

Ce qu’il faut retenir

■ Les armées américaines et britanniques ont mené des frappes contre 36 cibles liées aux Houthis au Yémen au lendemain de frappes américaines en Irak et en Syrie qui ont visé les Gardiens de la révolution iraniens.

■ Des frappes aériennes ont visé Rafah, alors que les craintes s’amplifient face à une possible offensive militaire contre cette ville surpeuplée, à la frontière fermée avec l’Égypte. Plus d’un million de déplacés palestiniens, menacés par les pénuries et les épidémies, s’entassent désormais dans des abris et des campements de fortune.

■ Le secrétaire d’État américain Antony Blinken est attendu dimanche au Moyen-Orient pour soutenir les tractations sur une nouvelle trêve entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas. Il doit se rendre au Qatar, en Égypte, en Israël, en Cisjordanie occupée et en Arabie saoudite.

■ Une proposition de pause humanitaire à Gaza et un échange d’otages et de prisonniers palestiniens seraient envisagés. Un haut responsable du Hamas a déclaré ce samedi qu’Israël retardait un accord, ne souhaitant pas de cessez-le-feu.

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, vendredi 2 février, 27 365 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre dernier. Les morts sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre 66 630 blessés.

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Gaza: de puissantes frappes israéliennes à Rafah, climat régional tendu

by Sam's Londele 3 février 2024
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La ville de Rafah, où se sont réfugiés plus d’un million de Palestiniens menacés par la guerre à Gaza, est le théâtre samedi 3 février d’intenses frappes israéliennes à l’heure où la diplomatie tente d’imposer une nouvelle trêve sur fond d’embrasement régional.

Ce qu’il faut retenir

■ Les États-Unis ont réalisé plus d’une centaine de frappes en Irak et en Syrie qui ont visé les Gardiens de la révolution iraniens et des groupes pro-iraniens. 85 sites dont des centres de commandement et de renseignement, ainsi que des infrastructures de stockage de drones et de missiles appartenant à des milices et à des forces iraniennes.

■ Plus d’un million de Palestiniens déplacés craignent une nouvelle attaque militaire israélienne après que le ministre israélien de la Défense s’est engagé à attaquer Rafah, une zone autrefois décrite comme une « zone de sécurité ».

■ L’Unicef a estimé vendredi que 17 000 enfants à Gaza n’étaient pas accompagnés ou avaient été séparés de leur famille pendant le conflit.

■ Le chef du mouvement islamiste palestinien Hamas, Ismaïl Haniyeh, est attendu en Égypte pour discuter d’une initiative de trêve formulée. Une proposition de pause humanitaire et un échange d’otages et de prisonniers palestiniens serait envisagé. Le Hamas a donné une « première confirmation positive », solution « approuvée » aussi par Israël, a affirmé un médiateur qatari. Cependant, une source proche du Hamas a démenti en ajoutant que cette déclaration du Qatar était « précipitée et fausse ».

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, vendredi 2 février, 27 238 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre dernier. Les morts sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre 66 452 blessés. Dans un nouveau bilan du 1er février, l’AFP décompte 1 163 personnes blessées côté israélien, lors de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023.


10h22 : En Israël, derrière le choc du 7 octobre, une crise de santé mentale inédite

L’attaque surprise du Hamas le 7 octobre, les atrocités qui lui sont associées et l’inquiétude liée au sort des otages israéliens ont provoqué un traumatisme collectif au sein de la population israélienne et une crise inédite de la santé mentale. Selon une étude du journal médical britannique The Lancet publiée le 5 janvier, tous les habitants d’Israël « ont été, d’une manière ou d’une autre, exposés à cette attaque dont l’ampleur et l’impact traumatique ont été sans précédent ». L’étude évoque « un traumatisme national massif » au regard du nombre de symptômes post-traumatiques, de dépressions et d’anxiété, qui suggère « un impact significatif » sur la santé mentale des Israéliens.

Depuis le jour où les commandos du groupe islamiste palestinien ont tué à l’aveugle dans les rues et les maisons du sud du pays, les appels sur la ligne d’urgence Eran ont quasiment doublé, selon Shiri Daniels, cadre dans cette plate-forme téléphonique et en ligne de premiers secours émotionnels.

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Washington a mené des frappes de représailles en Irak et en Syrie après la mort de trois soldats

by Sam's Londele 3 février 2024
written by Sam's Londele

Les États-Unis ont lancé vendredi des frappes de représailles en Irak et en Syrie contre plus de 85 cibles liées aux Gardiens de la révolution iranienne et aux milices affiliées, a déclaré l’armée américaine, après l’attaque de drone en Jordanie qui a tué trois soldats américains et en a blessé une quarantaine d’autres.

Deux heures après le retour des dépouilles des trois soldats tués dimanche en Jordanie, l’armée américaine est passée à l’acte. En 30 minutes, ses avions de combats, parmi lesquels des bombardiers à long rayon d’action, ont ciblé plus de 85 sites contre des forces d’élite iranienne et des groupes pro-iraniens en Irak et en Syrie. Les frappes ont notamment touché des centres de commandement et de contrôle, des installations de stockage de roquettes, de missiles et de drones, ainsi que des installations logistiques et des chaînes d’approvisionnement en munitions, a précisé l’armée américaine dans un communiqué. Selon la Maison Blanche, l’opération a été « un succès ».

De leur côté, les médias d’État syriens ont rapporté qu’une « agression américaine » avait eu lieu contre des sites situés dans les zones désertiques de la Syrie et à la frontière syro-irakienne, faisant un certain nombre de victimes et de blessés. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), a indiqué qu’au moins 18 combattants pro-iraniens avaient été tués dans l’est de la Syrie.

Côté irakien, un responsable au ministère de l’Intérieur s’exprimant sous le couvert de l’anonymat a indiqué qu’« un QG des factions armées dans la zone d’Al-Qaïm a été ciblé, il s’agit d’un entrepôt d’armes légères selon des informations préliminaires ». Ce responsable a fait état de « huit civils blessés » parmi la population dans cette zone. Une seconde frappe, dans la région d’Al-Akachat, plus au sud et toujours près de la frontière, a visé un centre de commandement des opérations du Hachd al-Chaabi, coalition d’anciens paramilitaires rassemblant ces factions pro-Iran, d’après ce responsable. Un responsable du Hachd al-Chaabi, s’exprimant lui aussi sous couvert d’anonymat, a confirmé ces deux bombardements, assurant que la frappe d’Al-Akachat, a fait « des blessés ».

En campagne pour un second mandat, Joe Biden s’était engagé à répondre à la mort des trois militaires américains tués par une frappe de drone en Jordanie, près de la frontière syrienne, où 350 soldats sont stationnés dans le cadre de la lutte contre le groupe État islamique. « Notre riposte a commencé aujourd’hui. Elle continuera selon le calendrier et aux endroits que nous déciderons », a fait savoir Joe Biden à l’issue de l’opération. « Les États-Unis ne veulent de conflit ni au Moyen-Orient ni ailleurs dans le monde. Mais que ceux qui veulent nous faire du mal le sachent bien : si vous touchez à un Américain, nous répondrons », a encore indiqué dans un communiqué le président américain. L’exécutif américain avait déjà fait savoir auparavant que les représailles seraient multiples et étalées dans le temps, contre des cibles différentes, après l’attaque menée contre ses troupes la semaine dernière, que les États-Unis ont imputée à des groupes soutenus par l’Iran.

De nouvelles sanctions

Simultanément, le gouvernement a pris de nouvelles sanctions économiques et judiciaires contre l’Iran. Le ministre de la Justice et le procureur fédéral pour la juridiction de Manhattan à New York ont annoncé des poursuites pour « terrorisme, contournement de sanctions, fraudes et blanchiment d’argent contre sept personnalités d’un réseau de blanchiment du pétrole et orchestré par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, organisation étrangère terroriste, et sa Force Qods » Le parquet fédéral de Manhattan a annoncé en outre la « saisie de 108 millions de dollars que des sociétés des Gardiens de la Révolution tentaient de blanchir sur des comptes d’institutions financières américaines ».

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Vendredi matin, le Trésor américain avait rendu publiques de nouvelles sanctions contre des entreprises et personnalités iraniennes, ou leur apportant un soutien, impliquées dans la fabrication de drones de combat Shahed et dans des tentatives de cyberattaques sur des infrastructures aux États-Unis. Les personnes physiques et morales sont accusées d’avoir des liens ou d’appartenir aux Gardiens de la Révolution. Les cyberattaques avaient visé en 2021 un hôpital pédiatrique à Boston (nord-est) mais aussi plusieurs pays européens et Israël.

Pour la production de drones Shahed, les sanctions ciblent des entreprises chinoises à Hong Kong. Elles sont accusées d’avoir fourni des composants à des entreprises et personnes déjà visées par des sanctions américaines. Les sanctions ciblent également une entreprise chinoise soupçonnée d’appartenir aux Gardiens de la Révolution et accusée d’avoir vendu pour plusieurs centaines de millions de dollars de matières premières iraniennes au nom du groupe China Oil and Petroleum Company.

Ces sanctions entraînent le gel de l’ensemble des avoirs détenus, directement et indirectement, aux États-Unis par les personnes et entreprises concernées ainsi que l’interdiction à toute entreprise ou personne basée aux États-Unis de réaliser des transactions financières avec ces personnes ou entités.

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Présidentielle aux États-Unis: dans le Michigan, Joe Biden tente de reconquérir le vote populaire

by Ruben Yale 2 février 2024
written by Ruben Yale

Joe Biden est en visite électorale dans le Michigan, l’un de ces État « bascule », décisifs pour la présidentielle, qu’il avait gagné de justesse face à Donald Trump en 2020. Le président, qui tente de reconquérir le vote populaire, a rencontré Shawn Fain le chef du syndicat automobile UAW après avoir reçu son soutien officiel la semaine dernière. Un soutien qui ne fait pas oublier le fossé qui se creuse avec la communauté musulmane très présente dans cet État et très critique du soutien de Joe Biden à la guerre israélienne à Gaza.

La vidéo de leur poignée de main est immédiatement postée sur les réseaux sociaux  par les communicants de la Maison Blanche : « Il est temps de partir en guerre, monsieur le président. Et de mettre les force de notre syndicat derrière vous. Je suis confiant, j’ai hâte de commencer », lance Shawn Fain à Joe Biden.

Bataille pour le vote ouvrier

Dans la bataille pour le vote ouvrier Joe Biden marque des points dans le Michigan. La semaine dernière le grand syndicat automobile UAW appelait à voter pour lui. Alors aujourd’hui le président rend une visite à son leader Shawn Fain, qui n’a pas oublié cette journée de septembre quand Joe Biden les avait rejoint sur le piquet de grève, pour appeler, mégaphone à la main, à augmenter le salaires des ouvriers. Une image totalement inédite pour un président américain.

Trump en colère

« Notre soutien se mérite et Joe Biden l’a mérité », dit encore Shawn Fain. Ce soutien a provoqué – ces derniers jours – la colère de Donald Trump qui courtise le même électorat dans cet État clé pour la présidentielle, et gagné de justesse par Joe Biden en 2020. Mais, dans le Michigan, le président doit résoudre un autre problème. Celui de la communauté musulmane qui digère de plus en plus mal son refus d’appeler à un cessez le feu à Gaza. Le maire de la ville de Dearborn, près de Detroit, où se trouve la plus forte communauté arabe des États-Unis, a d’ailleurs refusé de rencontrer le président désormais confronté à des manifestant pro-palestiniens à chacun de ses déplacements.

David Thomson

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Gouvernement Netanyahu: comment l’extrême droite israélienne arrive à imposer son agenda

by Sam's Londele 2 février 2024
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C’est sans précédent : les États-Unis sanctionnent quatre colons de Cisjordanie. Un décret présidentiel impose des mesures contre des Israéliens auteurs de violences anti-palestiniennes. Mais l’administration Biden ne s’en prend pas aux élus de l’extrême-droite de la coalition gouvernementale israélienne. Depuis la création de l’actuel gouvernement israélien, ces derniers mènent la danse.

Dimanche dernier, un rassemblement sur le thème de la réinstallation de colonies israéliennes dans la bande de Gaza s’est déroulé au palais des Nations, le grand centre des Congrès à l’entrée de Jérusalem. Cela s’est passé un peu moins de 20 ans après le « désengagement » israélien de cette région. Des milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes, notamment ceux exaltés que l’on surnomme les « jeunes de collines », ont participé à ce happening surréaliste.

Il y avait également de très nombreux élus, très exactement douze ministres du gouvernement de Benyamin Netanyahu, dont six d’entre eux appartenant au Likoud, le parti du Premier ministre israélien. Quinze députés, notamment ceux du parti de la Force Juive d’Itamar Ben Gvir, le ministre de la Sécurité nationale, étaient également présents. Le parti Sionisme religieux, du ministre des Finances Bezalel Smotrichelle, était aussi bien représenté, ainsi que plusieurs leaders, politiques et spirituels, des partis ultra-orthodoxes.

Sur scène, les orateurs demandent le départ volontaire des Gazaouis de leur terre. La foule, surexcitée, ne répond qu’en scandant un mot : transfert. L’idée est simple : il faut remettre en place les colonies de peuplement évacuées par l’armée israélienne pendant l’été 2005. Pour les dirigeants de ce groupe, c’est la seule solution pour assurer la sécurité d’Israël, après la guerre à Gaza.

Jusqu’à présent, cette idée était rejetée par Benyamin Netanyahu, mais du bout des lèvres seulement. Le chef du gouvernement israélien, qui est ainsi débordé ouvertement par l’aile droite de sa coalition gouvernementale, refuse catégoriquement de tenir des débats sur l’après-guerre à Gaza. Et il a ses raisons. Selon ses détracteurs, ces dernières sont surtout personnelles et seraient liées à ses déboires avec la justice israélienne, dont son procès pour fraude, abus de confiance et corruption dans trois affaires différentes.

Les incontournables concessions

Pour mieux comprendre la situation actuelle, il faut s’arrêter sur le système électoral israélien, dont le fonctionnement explique bien des maux dont souffre le pays.

Depuis la création de l’État d’Israël et jusqu’à ce jour, jamais un parti n’a obtenu la majorité absolue à la Knesset. Le résultat est qu’il a toujours fallu, et c’est encore le cas aujourd’hui, mettre sur pied une coalition gouvernementale. Et avec toutes les concessions que cela implique. Le système proportionnel plurinominal, un scrutin secret, direct, national où tout le pays est considéré comme une seule et même circonscription en est responsable.

Dans le cadre de ce système, le nombre de sièges confiés à un parti au sein de la Knesset reflète le pourcentage exact de voix qu’il a reçues des citoyens. Mais en fin de compte, c’est une multitude de partis politiques qui s’affrontent et qui réussissent à franchir le seuil électoral. Et c’est également le cas des listes extrémistes, notamment celles qui se revendiquent du Kahanisme, le mouvement créé par le rabbin raciste d’origine américaine Meir Kahane qui a été mis hors la loi en Israël en 1994.

Une quarantaine de postes ministériels, un record 

Habituellement boycottées, ces listes ont été cette fois cooptées dans le cadre du sixième gouvernement Netanyahu, formé à l’issue des élections législatives du 1er novembre 2022. Il s’agit d’une coalition composée initialement de six partis de droite et d’extrême droite. Ce gouvernement est considéré comme le plus extrémiste de l’histoire d’Israël avec des éléments racistes, homophobes et misogynes. Et ce n’est qu’à l’arraché que Benyamin Netanyahu a pu mettre sur pied une coalition de 64 sièges sur les 120 que compte la Knesset pour échapper à de nouvelles élections, les sixièmes en un peu plus de trois ans.

Les résultats ont été immédiats après la création de ce fragile gouvernement : les petits partis les plus extrémistes ont reçu les portefeuilles ministériels les plus importants. La Sécurité nationale, qui inclut la police, pour Itamar Ben Gvir, qui dans le passé avait lui-même été interrogé maintes fois par les policiers pour des actes considérés comme terroristes. Les Finances et une partie des prérogatives de la Défense nationale pour Bezalel Smotrich, brièvement emprisonné au moment du « désengagement de Gaza ». Autre conséquence : la création d’une quarantaine de postes ministériels, un record absolu.

Un cabinet de sécurité élargi

Le 11 octobre dernier, à la suite de l’offensive et des massacres du Hamas, le parti de l’Unité nationale de Benny Gantz se joint à la coalition pour former un gouvernement d’urgence. Un cabinet de guerre est mis sur pied, mais les représentants de l’extrême-droite en sont exclus. C’est pourquoi Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich réclament, et obtiennent, que les décisions politiques et militaires soient adoptées dans le cadre d’un cabinet de sécurité élargi.

Les deux ministres exercent depuis leur entrée en fonction une forme de chantage sur le chef du gouvernement, le forçant à plusieurs reprises à prendre des décisions auxquelles il avait annoncé s’opposer. Cela a été notamment le cas lors de la création d’une garde nationale, en parallèle avec la police. Depuis le début de la guerre, Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich s’opposent à l’entrée d’aide humanitaire à Gaza.

Benyamin Netanyahu tente de jongler entre les promesses qu’il a faites au président américain Joe Biden dans ce domaine et la préservation de sa coalition. Mais c’est sur la question de la libération des otages que les affrontements entre Benyamin Netanyahu et l’extrême-droite mettent le gouvernement israélien dans une situation particulièrement délicate. Itamar Ben Gvir menace directement « Bibi ». Pas question de cessez-le-feu ni de libération de prisonniers palestiniens ayant du « sang sur les mains ». Sinon c’est la fin du gouvernement. Un scénario improbable, selon le quotidien Haaretz.

De notre correspondant à Jérusalem,

Michel Paul

RFI via CONGO PUB Online

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