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Monde

À la UneMonde

Les États-Unis autorisent cinq géants pétroliers à reprendre leurs opérations au Venezuela

by admin9775 13 février 2026
written by admin9775

Dans un document publié sur le site du ministère des Finances, les groupes britanniques BP et Shell, l’italien Eni et l’espagnol Repsol sont autorisés à travailler dans le secteur du pétrole et du gaz au Venezuela, aux côtés de l’américain Chevron, qui avait pu y maintenir une activité sous dérogation.

La licence autorise ces groupes à faire des affaires avec l’entreprise nationale PDVSA et les sociétés affiliées. Elle précise que les contrats seront régis par les lois américaines « et que tout litige (…) sera réglé aux États-Unis ».

Les paiements doivent transiter par des comptes approuvés par le Trésor américain.

Une autre licence, publiée en même temps, autorise les nouveaux investissements, par exemple pour explorer de nouveaux champs pétroliers ou développer des activités existantes.

Depuis l’opération militaire américaine qui a permis début janvier l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro, le président américain Donald Trump veut relancer l’exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage. Il a promis que les deux pays se partageraient les bénéfices.

Le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, était cette semaine au Venezuela où il a promis une « augmentation spectaculaire » de la production de pétrole.

En parallèle, le ministère des Finances, qui gère les sanctions économiques, lève par étapes l’embargo mis en place en 2019 par lesÉtats-Unis sur l’or noir du pays.

Cet embargo est « pour l’essentiel terminé », a affirmé Chris Wright mercredi.

À chaque fois qu’il lève des freins au commerce du pétrole vénézuélien, le gouvernement américain prend soin de fixer des conditions pour éviter que les transactions servent des intérêts en Russie, en Iran, en Corée du Nord, à Cuba ou encore en Chine.

Chevron était la seule multinationale du pétrole qui avait pu conserver la licence lui permettant d’opérer au Venezuela après le retour de Donald Trump au pouvoir l’an dernier.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves pétrolières prouvées de la planète avec plus de 303 milliards de barils.

RFI

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À la UneMonde

États-Unis: les opérations anti-immigration vont «prendre fin» à Minneapolis, annonce Tom Homan

by admin9775 12 février 2026
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L’émissaire de Donald Trump à Minneapolis, Tom Homan, a annoncé ce jeudi 12 février la fin des opérations de la police de l’immigration dans cette ville du nord des États-Unis. « J’ai proposé, et le président Trump a accepté, de mettre fin à cette opération », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. « Une réduction significative des effectifs policiers est déjà en cours cette semaine et se poursuivra la semaine prochaine », a-t-il ajouté.

Tom Homan, le Monsieur immigration de la Maison Blanche, s’est exprimé lors d’une conférence de presse et a confirmé la fin des opérations d’expulsions de migrants en cours dans l’État américain du Minnesota. Plusieurs milliers d’agents de la police de l’immigration avaient été déployés depuis décembre dans la ville de Minneapolis. De nombreuses arrestations, détentions et expulsions ont eu lieu. Et deux citoyens américains, Renee Good, le 7 janvier et Alex Pretti, le 24 janvier, sont morts, suscitant une indignation nationale. Ces opérations avaient également déclenché des manifestations de masse.

L’émissaire de Donald Trump à Minneapolis Tom Homan, a dit avoir proposé au président américain « que cette opération prenne fin ». « Une réduction significative des effectifs policiers est déjà en cours cette semaine et se poursuivra la semaine prochaine », a-t-il ajouté. Il a évoqué la possibilité d’un déploiement des agents ailleurs, sans donner plus de précisions : « La semaine prochaine, nous allons redéployer les agents ici présents, qui retourneront dans leurs commissariats d’origine ou dans d’autres régions du pays où leur présence est nécessaire. Mais nous continuerons à faire appliquer la loi sur l’immigration », a-t-il déclaré.

Tom Homan a précisé qu’il allait rester à Minneapolis « un peu plus longtemps » pour superviser la fin de l’opération. « Un petit nombre de personnel restera sur place pendant un certain temps pour finaliser l’opération et transférer le commandement et le contrôle au bureau local, ainsi que pour s’assurer que l’activité des agitateurs continue de diminuer », a-t-il ajouté.

Il y a une semaine, Tom Homan avait déjà annoncé le retrait immédiat de 700 policiers de l’immigration.

Les démocrates de l’opposition demandent de vastes réformes du fonctionnement de ICE, notamment la fin des patrouilles volantes, l’interdiction pour les agents de dissimuler leur visage, et l’obligation d’obtenir un mandat judiciaire avant l’arrestation d’un migrant.

RFI

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À la UneMonde

Canada: neuf morts dans une fusillade dans et autour d’un collège-lycée de l’ouest du pays

by admin9775 11 février 2026
written by admin9775

Le drame s’est produit à Tumbler Ridge, une localité de 2 300 habitants située dans la province de la Colombie-Britannique, à un peu plus de 1000 kilomètres au nord-est de Vancouver. Le tireur présumé a lui aussi été retrouvé mort, apparemment des suites d’une blessure qu’il se serait infligée.

Des tirs dans un collège-lycée et dans une résidence située à proximité ont fait neuf morts, mardi 10 février, dans une région isolée de l’ouest du Canada, a indiqué la police, qui a précisé que l’auteur des coups de feu avait été retrouvé mort. Cette attaque s’est déroulée à Tumbler Ridge, une petite ville de 2 300 habitants au pied des montagnes Rocheuses, dans la province de Colombie-Britannique.

Au total, 27 personnes ont été blessées, dont deux grièvement et 25 autres plus légèrement, a indiqué la Gendarmerie royale du Canada dans un communiqué. Selon plusieurs médias canadiens, l’auteur des tirs était une femme, mais dans l’immédiat la police, qui a donné une conférence de presse en fin de journée, a refusé de divulguer le moindre détail sur l’identité du suspect.

Les tueries sont rares au Canada, mais il s’agit de la seconde en Colombie-Britannique en moins d’un an. En avril 2025, onze personnes avaient été tuées à Vancouver par un homme qui avait foncé avec son camion dans une foule qui célébrait un festival culturel philippin.

D’après les premières déclarations policières, la première alerte reçue en début d’après-midi concernait un tireur actif à l’école secondaire de Tumbler Ridge. Arrivées sur les lieux, les forces de l’ordre ont découvert, en fouillant l’établissement, six personnes qui avaient été abattues, sans compter le suspect. Une septième personne blessée par balle à l’école est décédée durant son transport à l’hôpital. Par la suite, la police « a identifié un second lieu présumé lié à l’incident, où deux autres victimes ont été retrouvées mortes dans une résidence », selon un communiqué. Quant au suspect, il serait mort après « une blessure qu’il se serait infligée ».

Le premier ministre Mark Carney « bouleversé »

Dans un message publié sur X, le Premier ministre Mark Carney s’est dit « bouleversé » par cette « terrible fusillade ». « Je me joins aux Canadiennes et aux Canadiens pour exprimer ma sympathie à ceux dont la vie a été bouleversée à jamais aujourd’hui, et pour saluer le courage et l’altruisme des premiers intervenants qui ont risqué leur vie pour protéger leurs concitoyens », a-t-il ajouté.

« C’est une chose dont on pense qu’elle n’arrivera jamais », a pour sa part déclaré sur la chaîne publique CBC Shelley Quist, une habitante de Tumbler Ridge et mère d’un élève de l’école. « Je ne vais pas le quitter des yeux pendant un moment maintenant », a-t-elle ajouté à propos de son fils Darian, qui est sain et sauf.

La municipalité de la ville a expliqué dans un communiqué, qu’« aucun mot ne pouvait exprimer la douleur que notre communauté ressent ce soir ». « C’était une situation évoluant rapidement et de manière dynamique, et la coopération rapide de l’école, des premiers intervenants et des habitants a joué un rôle crucial dans notre intervention », a déclaré Ken Floyd, un responsable de la police qui décrit comme « épouvantable » la scène que les forces de l’ordre ont trouvé à leur arrivée dans l’école. « Cette journée a été incroyablement difficile et éprouvante sur le plan émotionnel pour notre communauté », a-t-il ajouté.

Dans l’après-midi, la fusillade a forcé le confinement des résidents de Tumbler Ridge et des environs. La ville est connue pour son tourisme de plein air, avec la proximité des montagnes et un parc géologique. En fin d’après-midi, la police « a mis fin à l’alerte d’urgence à Tumbler Ridge. [Elle] ne pense pas qu’il y ait des suspects en fuite ni de menace pour le public », a déclaré sur X la ministre de la Sécurité publique de la province.

RFI

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À la UneMonde

États-Unis: vifs échanges au Congrès sur les violences et les opérations des agences chargées de l’immigration

by admin9775 10 février 2026
written by admin9775

Une audition sous haute tension s’est tenue au Congrès américain mardi 10 février, opposant élus démocrates et responsables d’agences fédérales sur les violences liées aux opérations migratoires et la stratégie menée depuis le retour de Donald Trump au pouvoir.

Les chefs de trois agences chargées du contrôle de l’immigration aux tats-Unis ont défendu mardi au Congrès leur bilan depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, lors d’échanges parfois virulents avec des élus démocrates qui ont condamné les politiques répressives du président républicain.

En ouverture de l’audition, l’élu démocrate Bennie Thompson a dénoncé la violence des agents fédéraux déployés dans le pays. Il a cité la mort de Renee Good et d’Alex Pretti, tués à Minneapolis, ainsi que d’autres personnes blessées ailleurs, comme Marimar Martinez à Chicago. Tous auraient été, selon lui, « faussement accusés » de troubles à l’ordre public.

Les démocrates accusent, les agences se défendent

Bennie Thompson a mis en cause l’attitude de l’administration Trump dans le traitement de ces affaires. « Une fois encore, l’administration Trump a tenté de rejeter la responsabilité sur Mme Martinez, la victime », a-t-il souligné. Il a rappelé que les procureurs avaient finalement abandonné les poursuites contre elle, « lorsqu’il est apparu clairement que les preuves contredisaient les faux témoignages des gardes-frontières ».

Face aux élus, les responsables des trois agences chargées du contrôle de l’immigration n’ont présenté aucune excuse, préférant défendre leur bilan.

Le chef de la police aux frontières (CBP), Rodney Scott, a affirmé que son agence avait œuvré à un changement radical de politique. « Au cours de l’année écoulée, le CBP s’est employé à reconstruire une frontière qui avait été délibérément détruite », a-t-il déclaré, accusant les politiques d’ouverture menées sous l’administration Biden d’avoir affaibli le contrôle frontalier. Il a évoqué une frontière devenue, selon lui, « une ligne géographique floue », exploitée par des nations hostiles et des cartels.

Selon les responsables auditionnés, les entrées illégales n’auraient jamais été aussi basses depuis le retour de Donald Trump au pouvoir. Le chef par intérim de la police de l’immigration (ICE), Todd Lyons, a de son côté affirmé que 475 000 expulsions avaient été réalisées en 2025. « Le président nous a chargés d’effectuer des expulsions en masse, et nous accomplissons cette mission », a-t-il déclaré.

Des accusations croisées et un climat explosif

Les échanges ont rapidement dégénéré en affrontement politique. Les démocrates ont multiplié les critiques contre des méthodes jugées répressives, voire illégales du président républicain. Un élu démocrate de New York a ainsi établi un parallèle entre certaines pratiques fédérales et celles de polices secrètes de régimes fascistes. À l’inverse, un élu républicain du Texas a dénoncé le manque de soutien des villes dirigées par les démocrates à des forces fédérales confrontées, selon lui, à des menaces de mort.

Au cœur des débats figurent les vastes opérations menées ces dernières semaines dans plusieurs villes, notamment à Minneapolis, où des milliers d’agents fédéraux ont procédé à des descentes pour interpeller des personnes en situation irrégulière. Ces opérations ont provoqué de fortes tensions locales et des manifestations d’habitants opposés à leur présence.

La mort par balle, à moins de trois semaines d’intervalle, de Renee Good et d’Alex Pretti, tous deux âgés de 37 ans, lors d’interventions d’agents fédéraux, a suscité une vague d’émotion à travers le pays et ravivé les appels démocrates à une réforme en profondeur des pratiques de l’ICE.

RFI

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À la UneMonde

États-Unis: l’onde de choc politique des événements de Minneapolis

by admin9775 28 janvier 2026
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Washington est secoué par une onde de choc politique trois jours après la mort d’Alex Pretti à Minneapolis, tué par des agents de la police aux frontières (ICE). Les républicains demandent des comptes, les démocrates menacent de bloquer le budget des agences de maintien de l’ordre. Et pourquoi pas, même si c’est voué à l’échec, lancer une procédure de destitution contre Kristi Noem, la ministre chargée de la Sécurité intérieure.

Le camp républicain s’inquiète et réclame des explications. Au moins une demi-douzaine de sénateurs républicains demandent une enquête approfondie, une convocation des responsables d’ICE, de la police aux frontières. Une demi-douzaine, cela n’a l’air de rien, mais c’est déjà beaucoup plus d’agitation que d’habitude au sein du parti de Donald Trump. On avait par exemple presque rien entendu au moment de l’enlèvement de Nicolas Maduro, quelques commentaires feutrés sur le Groenland.

Cette fois, c’est plus compliqué, parce que ce sont aussi les élections de mi-mandat qui sont en train de se jouer. Et comme le disent plusieurs analystes politiques, ces images vont peser contre les candidats républicains, en particulier dans le Minnesota. Il y a déjà une défection majeure. Un avocat républicain qui s’était lancé dans la course au poste de gouverneur abandonne, ne se sent plus en phase avec la politique sécuritaire de son parti.

Dans les sondages, même dans l’électorat qui approuve la politique migratoire de la Maison Blanche, 60 % des sondés estiment que les agissements des agents fédéraux vont beaucoup trop loin.

Les démocrates mobilisés pour bloquer une partie du budget au Congrès

Les démocrates lancent donc une offensive sur le budget au Congrès. C’est leur seule arme et ils sont en train de se mobiliser pour bloquer une partie des fonds dévolus à la sécurité intérieure. Ils s’apprêtaient à voter ce budget et puis il y a eu la mort d’Alex Pretti.

L’admnistration Trump est en mauvaise posture et les démocrates estiment qu’ils ont l’opinion avec eux. Ce qu’ils réclament : des mandats obligatoires de la justice pour réaliser des descentes anti-immigration, la fin du port du masque pour les agents fédéraux et la coopération obligatoire entre le ministère de la Sécurité intérieure et les autorités locales lorsque des drames comme celui de Minneapolis se produisent. En clair, les démocrates demandent qu’en cas d’incident ou de bavure, la police locale puisse avoir accès aux éléments de l’enquête.

On est parti pour un bras de fer jusqu’à vendredi soir, la date limite. Et s’il n’y a pas de consensus, on se dirige vers un shutdown partiel puisqu’une partie des agences fédérales ne sont pas financées. Mais attention, si on parle d’ICE par exemple, le budget de base de cette agence a été gonflé dans le cadre de la loi fiscale qui est passée l’an dernier avec 75 milliards de dollars. Donc, ICE pourrait aller chercher dans ce trésor de guerre pour continuer de fonctionner.

RFI

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Tempête hivernale aux États-Unis: des centaines de milliers de foyers privés d’électricité

by admin9775 25 janvier 2026
written by admin9775

Aux États-Unis, une importante tempête hivernale s’est poursuivie dimanche 25 janvier, déversant du grésil, de la pluie verglaçante et de la neige sur le sud du pays et jusque dans l’est, entraînant des températures glaciales, des pannes de courant généralisées et de nombreux vols annulés. À New York, des premières victimes pourraient avoir succombé au froid.

Dimanche matin, environ 213 millions de personnes étaient concernées par une alerte météo hivernale. Le nombre de clients privés d’électricité dépassait les 880 000, selon PowerOutage.us, et ce nombre était en augmentation. Rien que dans le Tennessee, avec près de 300 000 clients privés d’électricité, tandis que le Texas, la Louisiane et le Mississippi comptaient chacun plus de 100 000 clients sans courant.

Ces États sont peu habitués à ce genre de température. Emmanuelle, habitante de Forestburg au Texas, est inquiète pour elle et son enfant de deux ans, confie-t-elle au micro d’Ilana Ray-Moch du service international de RFI.

Ce qui m’inquiète, c’est maintenant d’avoir un enfant. J’ai peur des coupures d’électricité au milieu de la nuit. Si jamais il y en a une et qu’il fait -20°C, c’est un peu compliqué.

Emmanuelle, habitante de Forestburg au TexasRFI

Dans les aéroports, plus de 10 000 vols ont été annulés. Les principales compagnies aériennes américaines ont appelé les passagers à se préparer à des changements et annulations de dernière minute. Parmi elles, Delta Air Lines, qui a continué d’ajuster ses horaires et procédé à de nouvelles annulations, notamment à Atlanta et le long de la côte Est, comme à Boston ou encore New York.

Cinq personnes décédées à New York

Le maire de la ville, Zohran Mamdani a déclaré samedi soir qu’au moins cinq personnes étaient décédées, alors que les températures ont brutalement chuté avant l’arrivée des fortes chutes de neige dans la ville ce dimanche.

« Bien qu’il soit encore trop tôt pour déterminer les causes des décès, cela nous rappelle que chaque année, des New-Yorkais succombent au froid », a-t-il écrit sur X. « On ne saurait trop insister sur le danger de ces conditions météorologiques. »

L’élu démocrate a par ailleurs ordonné la fermeture des écoles pour lundi et a invité élèves et enseignants à privilégier l’enseignement à distance. Des centres d’urgence ont été ouverts aux quatre coins de la ville pour recueillir les personnes en quête d’un abri pour se tenir au chaud.

La neige et le froid s'emparent de la ville de New York, le 25 janvier 2026.
La neige et le froid s’emparent de la ville de New York, le 25 janvier 2026. © Heather Khalifa / AP

État d’urgence météorologique

Les prévisionnistes ont annoncé que neige, grésil, pluie verglaçante et températures inhabituellement basses balayeraient dimanche ​25 janvier l’essentiel de l’Est américain. Qualifiant ces intempéries d’« historiques », le président Donald Trump avait approuvé dès samedi 24 janvier des déclarations fédérales d’urgence en Caroline du Sud, Virginie, Tennessee, ‍Géorgie, Caroline du Nord, Maryland, Arkansas, Kentucky, Louisiane, Mississippi, Indiana et Virginie-Occidentale.

Des voitures circulent sur l'Interstate 630 enneigée le 24 janvier 2026 à Little Rock, Arkansas.
Des voitures circulent sur l’Interstate 630 enneigée le 24 janvier 2026 à Little Rock, Arkansas. Getty Images via AFP – WILL NEWTON

Dix-sept États et le district de Columbia ont déclaré l’état d’urgence météorologique, a ​fait savoir le département de la Sécurité intérieure (DHS). « Nous avons des dizaines de milliers de personnes dans les États du Sud touchés qui ont perdu l’électricité », a déclaré la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem. « Il va faire très, très froid », a-t-elle ajouté. « Nous encourageons donc tout le monde à faire des réserves de carburant et de nourriture, et nous nous en sortirons ensemble », a-t-elle également dit.

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Affaire Epstein: une procédure lancée contre Bill et Hillary Clinton pour entrave au Congrès

by admin9775 22 janvier 2026
written by admin9775

Une commission de la Chambre des représentants a recommandé une procédure d’entrave au Congrès contre Bill et Hillary Clinton. La commission leur reproche de ne pas s’être rendus à une audition dans le cadre d’une enquête parlementaire sur l’affaire Epstein.

Une commission du Congrès américain a voté, mercredi 21 janvier, pour lancer une procédure contre Bill et Hillary Clinton, accusés d’entrave au Congrès pour avoir refusé de se présenter à une audition dans le cadre d’une enquête parlementaire sur l’affaire Epstein.

La semaine dernière, malgré une assignation à comparaître, Bill et Hillary Clinton s’étaient justifiés estimant que cette assignation n’était pas juridiquement valide et qu’ils avaient déjà essayé de leur donner « le peu d’information » qu’ils avaient, rapporte notre correspondant à Atlanta, Edward Maille.

Dans une lettre au ton acerbe, le couple avait annoncé son refus de se présenter aux auditions, accusant le chef de la commission, le républicain James Comer, de s’attaquer à des opposants politiques plutôt que de vouloir chercher la vérité. « Nous avons essayé de vous donner le peu d’informations que nous avons. Nous l’avons fait parce que les crimes de M. Epstein étaient horribles », affirment-ils.

Jusqu’à un an de prison

Désormais, après le vote de la commission, il revient à l’ensemble des élus de la Chambre des représentants de se prononcer et si cela est acté, les élus recommanderont au département de la Justice d’ouvrir une enquête pour entrave au Congrès auquel cas, les Clinton encourraient jusqu’à un an de prison. Une procédure pour formellement les inculper devra ensuite être initiée par le ministère de la Justice, avec à sa tête Pam Bondi, une fidèle de Donald Trump. 

Le chef de la commission, le républicain James Comer, se dit confiant qu’il aura les voix nécessaires à la fois grâce à la majorité d’élus républicains mais aussi avec des démocrates. Car des élus de l’opposition dans la commission ont voté pour cette première étape de la procédure soulignant les divisions au sein des démocrates sur cette affaire. Entre volonté de transparence et ceux qui estiment qu’il s’agit de persécutions politiques.  

RFI

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À la UneMonde

Donald Trump nomme Marco Rubio et Tony Blair à son Conseil de la paix pour Gaza

by admin9775 17 janvier 2026
written by admin9775

Donald Trump a dévoilé vendredi 16 janvier 2026 dans un communiqué une liste de membres du Conseil de la paix pour Gaza, qu’il présidera et auquel siègeront en particulier le chef de la diplomatie Marco Rubio et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

L’émissaire spécial américain Steve Witkoff en fait aussi partie, tout comme le gendre du président américain Jared Kushner ou encore le président de la Banque mondiale Ajay Banga. La liste de sept personnalités – dont 5 Américains – composant ce que la Maison Blanche appelle le « founding executive board » comprend aussi Marc Rowan, un milliardaire patron du fonds d’investissement Apollo Global Management, et Robert Gabriel, un conseiller de Donald Trump.

Chacun d’eux va « superviser un secteur défini, nécessaire à la stabilisation et au succès à long terme de Gaza, ce qui inclut la mise en place de structures de gouvernement, les relations régionales, la reconstruction, l’attractivité pour les investissements, le financement à grande échelle et la mobilisation de capital », selon le communiqué.

La Maison Blanche ajoute que le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, que l’on savait destiné à un rôle important, sera Haut-représentant pour Gaza. À 53 ans, ce diplomate a une solide expertise : ancien ministre des Affaires étrangères, il a aussi été envoyé de l’ONU pour la paix au Moyen-Orient de 2015 à 2020. Le général américain Jasper Jeffers dirigera la Force internationale de stabilisation dans le territoire palestinien.

Supervision du comité palestinien de technocrates

Ce conseil aura pour mission de superviser un comité palestinien temporaire et apolitique composé de 15 technocrates. Ali Shaath, un ingénieur civil et ancien haut fonctionnaire, a été choisi pour diriger ce comité transitoire d’experts et aura la lourde tâche de piloter la première étape de la reconstruction du territoire palestinien en ruines. « Ces dirigeants palestiniens sont fermement engagés en faveur d’un avenir PACIFIQUE ! », a assuré Donald Trump dans un message précédent.

La phase deux du plan américain visant à mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza est entrée en vigueur mercredi. Elle doit mener à « la reconstruction » du territoire palestinien, selon l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff. Cette phase prévoit également le désarmement du Hamas, le retrait progressif des troupes israéliennes de la bande de Gaza et le déploiement de la force internationale de stabilisation, selon les termes du plan Trump, endossé par le Conseil de sécurité de l’ONU en novembre.

RFI

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Kiefer Sutherland, acteur de « 24 heures chrono », interpellé après avoir agressé et menacé un chauffeur VTC

by admin9775 17 janvier 2026
written by admin9775

La star américaine, également connue pour son rôle dans « Designated Survivor », a été arrêtée à Los Angeles après avoir agressé physiquement et menacé un chauffeur de taxi. Il a été libéré sous caution.

Il devra comparaître devant la justice. Kiefer Sutherland, célèbre pour son rôle de Jack Bauer dans la série 24 heures chrono, a été interpellé à Los Angeles après avoir agressé un chauffeur VTC. Selon la police américaine, l’acteur canado-britannique a été interpellé dans la nuit de dimanche à lundi 12 janvier sur l’un des grands boulevards de la mégalopole californienne, près d’Hollywood. 

D’après un communiqué des forces de l’ordre, cité par les médias américains, les agents sont intervenus pour une agression présumée impliquant un chauffeur VTC. L’acteur de 59 ans est accusé d’avoir agressé physiquement le chauffeur et proféré des menaces à son encontre. Le chauffeur n’a pas eu besoin de soins médicaux, a précisé la police.
 
Kiefer Sutherland, aussi connu pour incarner le président des États-Unis dans la série Netflix Designated Survivor, a été arrêté puis libéré quelques heures plus tard moyennant une caution de 50.000 dollars. L’acteur devra comparaître le 2 février devant un tribunal pour cette affaire. 

Kiefer Sutherland, qui a joué dans Génération Perdue (1987), Stand By Me (1986) et Les Trois Mousquetaires (1993), a déjà été incarcéré en 2007 pour conduite en état d’ivresse, rapporte CNN. Il avait été condamné pour le même motif en 2004 et a fait l’objet de plusieurs interpellations en lien avec l’alcool depuis les années 1990.

RTL

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Manifestations en Iran: l’ayatollah Khamenei affirme que la République islamique «ne reculera pas» face à des «vandales»

by admin9775 9 janvier 2026
written by admin9775

La République islamique ne reculera pas « face aux saboteurs » et aux « vandales » : le guide suprême iranien Ali Khamenei a mis en garde son pays, s’exprimant pour la première fois vendredi 9 janvier après une nuit de manifestations en Iran, en direct sur la télévision d’État. Il a également affirmé que le président américain Donald Trump avait « les mains tachées du sang » des Iraniens.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a averti vendredi 9 janvier que son pays, confronté à une vague de contestation, ne « reculerait pas » face à des manifestants qualifiés de « saboteurs » et de « vandales », dans un discours diffusé par la télévision d’État.

S’exprimant devant ses partisans, Ali Khamenei a déclaré que les mains de Donald Trump étaient « tachées du sang de plus d’un millier d’Iraniens », dans une référence apparente à la guerre de douze jours déclenchée en juin par Israël et à laquelle les États-Unis s’étaient associés.

Il a également prédit que « l’arrogant » dirigeant américain serait « renversé », à l’image de la dynastie qui a gouverné l’Iran jusqu’à la Révolution islamique de 1979.

Nuit de manifestations

D’autres vidéos montrent d’importantes manifestations dans plusieurs villes du pays, notamment à Tabriz (nord), dans la ville sainte de Mashhad (est) ainsi que dans l’ouest du pays à majorité kurde, notamment autour de la grande ville de Kermanshah.

Des flammes étaient également visibles dans le bâtiment du gouvernorat à Shazand, dans le centre de l’Iran, après que des manifestants se sont rassemblés à l’extérieur, selon d’autres vidéos.

Sur plusieurs images que l’AFP n’a pas été en mesure d’authentifier à ce stade, on voit des manifestants mettre le feu à l’entrée de l’antenne régionale de la télévision d’État dans la ville d’Ispahan (centre).

Autant de scènes impressionnantes alors qu’internet, coupé jeudi dans tout le pays, demeurait inaccessible, d’après l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks. L’Iran « est désormais déconnecté depuis douze heures », écrit l’organisation sur son compte X, « dans une tentative d’étouffer la vague de contestation ».

Le fils de l’ancien chah et figure de l’opposition en exil, Reza Pahlavi, a exhorté vendredi à une nouvelle démonstration de force dans les rues afin d’amplifier la mobilisation et « affaiblir davantage le pouvoir répressif du régime ».

Ces manifestations sont les plus importantes en Iran depuis celles survenues après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour un voile prétendument mal ajusté.

Appels à la retenue

La diplomatie européenne a appelé Téhéran à respecter la liberté d’expression et à rétablir l’accès à internet pour tous. « Le peuple iranien exprime son aspiration légitime à une vie meilleure. Toute violence contre des manifestants pacifiques est inacceptable », a affirmé Anouar El Hanouni, porte-parole du service diplomatique de l’Union européenne.

Des organisations de défense des droits humains ont accusé les autorités d’avoir ouvert le feu sur des protestataires, faisant des dizaines de morts depuis le début, fin décembre, de la contestation, initialement contre la vie chère.

La France, disant comprendre « les aspirations légitimes du peuple iranien », a appelé vendredi les autorités iraniennes « à la plus grande retenue » dans leur réponse aux manifestations, selon une source diplomatique.

La veille, Berlin avait dénoncé un « usage excessif de la force » de la part du pouvoir iranien « contre des manifestants pacifiques », et exhorté les autorités de Téhéran à « respecter leurs obligations internationales » en la matière.

RFI

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