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Province

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Kwamouth : les FARDC annoncent l’arrestation du chef milicien « Odon » et de ses sept gardes du corps

by admin9775 27 juillet 2026
written by admin9775

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) annoncent avoir porté un nouveau coup aux groupes armés actifs dans le territoire de Kwamouth, en province du Maï-Ndombe. Au cours d’une opération spéciale menée dans la nuit du samedi 25 juillet 2026, elles indiquent avoir arrêté le chef milicien Mobondo connu sous le surnom d’« Odon », ainsi que ses sept gardes du corps.

L’annonce a été faite par le porte-parole des opérations Ngemba, le capitaine Antony Mualushayi. Selon l’officier, « Odon » était un ancien membre de la rébellion Mobondo et un disciple du chef rebelle surnommé « Cobra ». Après avoir quitté ce mouvement, il aurait créé son propre groupe armé dans l’axe Luani, une zone agricole du territoire de Kwamouth.

D’après les FARDC, ce groupe est accusé d’avoir multiplié les exactions contre les populations civiles, principalement des agriculteurs, semant un climat d’insécurité dans cette partie du Maï-Ndombe.

L’armée affirme également que le chef milicien avait refusé de répondre à l’appel à la démobilisation lancé par le ministre délégué à la Défense nationale, Eliezer Ntambwe, dans le cadre des efforts visant à mettre fin aux violences dans la région.

L’opération menée par les FARDC a permis l’interpellation de « Odon » ainsi que de ses sept gardes du corps. Les huit personnes arrêtées sont actuellement détenues pour les besoins de l’enquête avant leur transfert à Kinshasa, où elles devraient être remises aux autorités judiciaires compétentes pour la suite de la procédure.

Pour les Forces armées, cette arrestation constitue une avancée importante dans les opérations de sécurisation du territoire de Kwamouth, théâtre de violences récurrentes attribuées aux milices Mobondo depuis plusieurs années.

Les FARDC réaffirment leur détermination à poursuivre les opérations militaires jusqu’au démantèlement des groupes armés encore actifs dans la région et au rétablissement de l’autorité de l’État, afin de permettre le retour durable de la sécurité au bénéfice des populations locales.

Par Christel MABAYA, correspondant à Kikwit
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Nord-Kivu : une accalmie précaire sur les lignes de front pendant que le mécanisme de vérification du cessez-le-feu se met en place

by admin9775 22 juillet 2026
written by admin9775

Après plusieurs semaines de combats particulièrement violents, une relative accalmie est observée depuis environ une semaine sur plusieurs lignes de front situées à la frontière entre les territoires de Walikale et Masisi, dans la province du Nord-Kivu. Si les affrontements ont momentanément cessé dans plusieurs secteurs, la situation demeure extrêmement fragile, les différentes forces poursuivant le renforcement de leurs positions en prévision d’une éventuelle reprise des hostilités.

Une trêve de fait sur plusieurs axes

Dans le groupement Kisimba, en territoire de Walikale, les derniers combats remontent au 7 juillet 2026 dans la localité de Mindjendje. Ce jour-là, les rebelles de l’AFC/M23 avaient tenté de reprendre cette agglomération, mais leur offensive avait été repoussée par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les combattants wazalendo. Depuis, aucun affrontement majeur n’a été signalé dans cette partie du secteur des Wanianga.

La même tendance est observée dans le groupement voisin de Bashali Mokoto, en territoire de Masisi. Les derniers combats y ont été enregistrés les 12 et 13 juillet dans les villages de Nkingwe et Malemo. À l’issue de ces affrontements, les FARDC et leurs alliés wazalendo se sont repliés de plusieurs positions, ouvrant une période de calme relatif.

Sur l’axe Kashebere-Kibati, dans le groupement Luberike, aucune confrontation importante n’a été rapportée ces derniers jours. Toutefois, plusieurs sources locales indiquent que les rebelles de l’AFC/M23 renforcent progressivement leurs positions en hommes, en munitions et en équipements militaires depuis le week-end dernier, alimentant les craintes d’une nouvelle offensive.

Une situation similaire prévaut sur la ligne séparant le groupement Waloa Yungu (Walikale) du secteur d’Osso Banyungu (Masisi), où les deux camps restent solidement retranchés sur leurs positions respectives, chacun surveillant les mouvements de l’adversaire.

Sur l’axe Katoy, les FARDC et les wazalendo conservent le contrôle de la localité depuis la reprise de Katoy Centre, il y a près de deux semaines. Selon plusieurs sources locales, les lignes militaires sont demeurées pratiquement inchangées depuis cette avancée.

Une accalmie qui pourrait masquer une phase de réorganisation

Pour plusieurs analystes indépendants, cette diminution des combats ne traduit pas nécessairement une amélioration durable de la situation sécuritaire.

Ils estiment que cette période de calme relatif pourrait permettre aux différents protagonistes de réorganiser leurs unités, de renforcer leurs capacités logistiques et de préparer de nouvelles opérations militaires.

Les mouvements de troupes signalés sur plusieurs axes, ainsi que les informations faisant état d’un renforcement des positions de l’AFC/M23, illustrent la fragilité de cette accalmie.

Pendant ce temps, les populations civiles continuent de vivre dans une grande incertitude, redoutant une reprise soudaine des affrontements après plusieurs mois de déplacements, de destructions et de crise humanitaire.

Le mécanisme conjoint de vérification du cessez-le-feu entre dans sa phase opérationnelle

Cette relative accalmie intervient alors que les partenaires internationaux engagés dans les efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit souhaitent accélérer le déploiement du Mécanisme conjoint élargi de vérification du cessez-le-feu (EJVM+).

Kinshasa a récemment désigné trois officiers des FARDC pour intégrer cette structure, qui comprend également des représentants de l’AFC/M23, de la MONUSCO et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).

Créé dans le cadre du processus de paix de Doha, sous la médiation de l’État du Qatar, ce mécanisme est chargé de surveiller l’application du cessez-le-feu, d’enquêter sur les violations signalées et d’en assurer le suivi. L’Union africaine, le Qatar et les États-Unis y participent en qualité d’observateurs.

Formalisé lors des pourparlers de Montreux, en Suisse, en avril dernier, l’EJVM+ constitue aujourd’hui l’un des principaux instruments prévus pour tenter de stabiliser durablement les lignes de front entre les parties.

Patrick Muyaya : « Le dialogue national ne suspend pas le processus de Doha »

L’annonce, par le président Félix Tshisekedi, de la tenue prochaine d’un dialogue national inclusif avait suscité des interrogations sur l’avenir du processus de Doha.

Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a tenu à lever toute ambiguïté lors d’un briefing de presse organisé le 17 juillet.

« Ce n’est pas suspensif », a-t-il déclaré, soulignant que le dialogue national et les négociations de Doha poursuivent des objectifs complémentaires.

Le ministre a également confirmé le début des opérations préparatoires du mécanisme de vérification.

« Certains de nos officiers se trouvent à Goma dans le cadre de cette mission pour la mise en place du mécanisme de vérification du cessez-le-feu », a-t-il précisé.

Selon le gouvernement, des avancées sont également enregistrées concernant le mécanisme d’échange de prisonniers entre Kinshasa et la rébellion de l’AFC/M23.

La MONUSCO autorisée au Nord-Kivu, mais pas encore au Sud-Kivu

Le déploiement de l’EJVM+ bénéficie de l’appui logistique et technique de la MONUSCO, conformément à la résolution 2808 (2025) du Conseil de sécurité des Nations unies, qui prolonge le mandat de la Mission jusqu’au 20 décembre 2026.

Cette résolution autorise notamment la MONUSCO à soutenir la mise en œuvre du cessez-le-feu permanent ainsi que les activités du mécanisme conjoint de vérification.

Toutefois, son mandat opérationnel demeure principalement limité au Nord-Kivu et à l’Ituri, après son retrait du Sud-Kivu en 2024.

Cette situation soulève une difficulté majeure, puisque les combats opposant les FARDC, leurs alliés wazalendo et les rebelles de l’AFC/M23 se poursuivent également dans plusieurs territoires du Sud-Kivu.

Pékin et Moscou rappellent les limites du mandat de la MONUSCO

Lors de la réunion du Conseil de sécurité consacrée à la RDC le 26 juin 2026, plusieurs membres permanents ont rappelé que tout déploiement de la MONUSCO au Sud-Kivu nécessiterait une nouvelle autorisation du Conseil.

Au nom de la Chine, l’ambassadeur Fu Cong a insisté sur le strict respect du mandat actuel.

« Conformément à son mandat, la MONUSCO devrait utiliser ses capacités existantes pour fournir un appui logistique et technique au mécanisme conjoint. S’agissant du Sud-Kivu, une approbation préalable du Conseil de sécurité est indispensable », a-t-il déclaré.

Une position partagée par la Russie.

La représentante russe, Anna Evstigneeva, a rappelé que toute extension du rôle de la Mission devait être approuvée par le Conseil de sécurité.

« Toute modification importante de sa participation à la surveillance du cessez-le-feu, notamment un éventuel déploiement au Sud-Kivu, doit être examinée par le Conseil de sécurité », a-t-elle affirmé.

Elle a également mis en garde contre toute interprétation qu’elle juge « arbitraire » de la résolution 2808, estimant qu’une décision formelle du Conseil demeure indispensable.

Une question toujours en suspens

Alors que le mécanisme conjoint élargi de vérification du cessez-le-feu est désormais pratiquement opérationnel, une interrogation demeure : pourra-t-il exercer pleinement sa mission au Sud-Kivu sans une nouvelle décision du Conseil de sécurité des Nations unies ?

Cette question apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux enjeux diplomatiques des prochaines semaines.

Pour de nombreux observateurs, une clarification rapide du Conseil de sécurité serait indispensable afin de permettre une surveillance effective du cessez-le-feu sur l’ensemble des zones concernées par les affrontements.

Cette perspective revêt une importance particulière alors que la République démocratique du Congo assure, durant ce mois de juillet, la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies et que les parties continuent de s’accuser mutuellement de violations du cessez-le-feu malgré les efforts de médiation engagés à Doha et à Washington.

Par Pascal Kabeya
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Nord-Kivu : de nouveaux déplacements de populations à Masisi sur fond de combats, des redditions signalées et des allégations de mouvements des RDF

by admin9775 20 juillet 2026
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De nouveaux mouvements de populations sont observés depuis le début de la semaine du 13 au 18 juillet dans la région de Kasake, en territoire de Masisi (Nord-Kivu), à la suite de la reprise des affrontements entre les rebelles de l’AFC/M23 et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les combattants Wazalendo, selon plusieurs sources locales.

Face à l’intensification des combats, de nombreuses familles ont quitté précipitamment leurs habitations pour trouver refuge dans des localités jugées plus sûres, notamment Ngungu et Kibabi. La plupart des déplacés ont abandonné une grande partie de leurs biens et de leurs moyens de subsistance.

Des leaders communautaires indiquent que ces nouveaux déplacés viennent s’ajouter à des milliers d’autres ménages installés dans cette zone depuis plus de deux mois. Selon ces sources, une grande partie d’entre eux vit dans des conditions particulièrement précaires et n’a jusqu’à présent bénéficié que d’une assistance humanitaire limitée.

Les responsables communautaires appellent les autorités congolaises et les organisations humanitaires à procéder rapidement à un recensement des ménages déplacés afin d’évaluer leurs besoins et de faciliter la mise en place d’une assistance d’urgence, notamment en vivres, abris, articles ménagers essentiels et soins de santé.

Cette nouvelle vague de déplacements illustre la persistance de la crise sécuritaire dans le territoire de Masisi, où les affrontements récurrents continuent d’aggraver la situation humanitaire.

Par ailleurs, des sources militaires congolaises rapportent que plusieurs combattants présentés comme membres de l’AFC/M23 se seraient rendus aux FARDC avec leur armement. Selon ces mêmes sources, les ex-combattants auraient remis 22 fusils d’assaut de type AK-47, une mitrailleuse PKM et un lance-roquettes RPG-7, affirmant avoir quitté le mouvement en raison de leur lassitude face au conflit et de désaccords avec la gouvernance de la rébellion.

Les autorités militaires congolaises considèrent ces redditions comme un appel adressé aux autres combattants de l’AFC/M23 à déposer les armes et à rejoindre le processus de désarmement.

Par ailleurs, des informations circulant sur les réseaux sociaux et relayées par certaines sources locales font état d’un important mouvement de troupes présentées comme appartenant aux Forces de défense rwandaises (RDF) aux abords de l’aéroport de Goma. Selon ces allégations, une quinzaine de camions transportant des militaires seraient arrivés en provenance du territoire de Masisi, tandis que des mouvements de véhicules militaires auraient été observés près de la frontière congolo-rwandaise, au niveau de la borne 13.

Ces informations n’ont toutefois pas pu être confirmées de manière indépendante au moment de la publication. Aucune communication officielle des autorités congolaises, rwandaises ou des mécanismes internationaux de suivi n’était disponible pour corroborer ces allégations.

La situation demeure particulièrement volatile dans le Nord-Kivu, où les combats entre les FARDC, les Wazalendo et l’AFC/M23 continuent d’alimenter une grave crise humanitaire et sécuritaire.

Par Pascal Kabeya
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Sud-Kivu : un accident minier au site de Tuliona à Kamituga, plusieurs victimes redoutées

by admin9775 19 juillet 2026
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Un accident minier s’est produit au site de Tuliona, situé dans le quartier Kalingi, commune de Mobale, dans la ville de Kamituga, en province du Sud-Kivu.

Selon les premières informations disponibles, l’incident est survenu dans un puits appartenant à M. Walukusu. Les circonstances exactes de l’accident ne sont pas encore connues.

Plusieurs personnes auraient été blessées lors de cet éboulement, tandis que des pertes en vies humaines sont également redoutées. Toutefois, aucun bilan officiel n’a encore été communiqué par les autorités compétentes.

Les services concernés ont ouvert des investigations afin de déterminer les causes de l’accident et d’établir un bilan précis des victimes.

Les opérations de secours et les recherches se poursuivent sur le site. Les autorités devraient communiquer davantage d’informations au fur et à mesure de l’évolution de la situation.

Par Pascal Kabeya
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Haut-Katanga : un accord historique signé pour la construction d’une autoroute moderne à six voies entre Kasumbalesa, Lubumbashi et Likasi

by admin9775 15 juillet 2026
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Le gouverneur du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, en mission officielle en Afrique du Sud a signé, un Protocole d’Accord (M.O.U.) avec la société sud-africaine Yellowstone et Standard Bank en vue de la construction d’une autoroute moderne en béton à six voies reliant Kasumbalesa, Lubumbashi et Likasi.

Présenté comme une première en République démocratique du Congo dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP), ce projet d’envergure vise à moderniser durablement le principal corridor routier du sud du pays.

Selon les autorités provinciales, cette future autoroute facilitera la circulation des personnes et des marchandises entre la frontière zambienne et les principaux centres économiques du Haut-Katanga. Elle devrait également contribuer à réduire les embouteillages, améliorer la sécurité routière et renforcer la compétitivité du corridor minier.

Ce projet s’inscrit dans la stratégie de modernisation des infrastructures de transport afin d’accompagner le développement économique de la province, fortement tournée vers les activités minières et le commerce régional.

Les autorités estiment que cette infrastructure permettra de fluidifier les échanges transfrontaliers avec la Zambie, de renforcer l’attractivité économique du Haut-Katanga et de soutenir l’intégration régionale grâce à un réseau routier répondant aux standards internationaux. Les prochaines étapes porteront notamment sur la réalisation des études techniques, la mobilisation des financements et la mise en œuvre effective du partenariat conclu avec Yellowstone et Standard Bank.

Par Pascal Numbi, correspondant à Lubumbashi
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Est de la RDC : accalmie à Kipupu, replis signalés de l’AFC/M23 au Nord-Kivu malgré une situation toujours instable

by admin9775 15 juillet 2026
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Une accalmie est observée depuis ce mardi 14 juillet à Kipupu, chef-lieu du secteur d’Itombwe, dans le territoire de Mwenga (Sud-Kivu), où la population reprend progressivement ses activités après les récents affrontements, selon le Conseil local de la jeunesse d’Itombwe (CLJI).

D’après cette organisation, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont mené une patrouille de sécurisation dans le village ainsi que jusqu’à la colline de Nolemba, sans rencontrer de combattants du MRDP-Twirwaneho/AFC-M23. Les rebelles se seraient repliés dans la nuit en direction de Mikenge.

Malgré ce retour apparent au calme, une partie des habitants demeure déplacée vers plusieurs villages voisins. Les évaluations se poursuivent afin de déterminer l’ampleur des déplacements de population et des besoins humanitaires. Les acteurs locaux soulignent toutefois que la situation reste fragile et susceptible d’évoluer rapidement.

Au Nord-Kivu, un autre mouvement de repli a été signalé. La coalition rebelle AFC/M23-RDF s’est retirée de plusieurs positions dans le groupement d’Ikobo, en territoire de Walikale, abandonnant notamment les localités de Buleusa, Kateku, Bukumbirwa et Rusamambu, dans le secteur des Wanianga.

Les rebelles présentent ce mouvement comme un repositionnement tactique destiné à renforcer leur dispositif militaire.

« Reculer pour mieux sauter », affirment-ils pour justifier ce retrait.

Parallèlement, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), communément appelés Wazalendo, affirment avoir repris plusieurs positions dans le groupement Bashali Mokoto, en territoire de Masisi, à l’issue de violents affrontements contre les rebelles de l’AFC/M23 survenus le dimanche 12 juillet.

Selon des sources locales et sécuritaires, les combats ont éclaté vers 6 heures aux environs de Nkingwe, près du village de Malemo, lorsqu’une offensive attribuée à l’AFC/M23 a visé des positions tenues conjointement par les FARDC et les Wazalendo.

D’après ces mêmes sources, les Wazalendo, appuyés par l’armée congolaise, disent avoir repoussé l’attaque et repris deux positions auparavant occupées par les rebelles. Ils affirment également avoir récupéré une mitrailleuse PKM, quatre fusils d’assaut AK-47 et capturé deux combattants présumés de l’AFC/M23, qui auraient été transférés à Pinga.

Ces informations n’ont toutefois pas pu être confirmées de manière indépendante, et l’AFC/M23 n’avait pas réagi au moment de la publication.

Les affrontements ont entraîné le déplacement de nombreux habitants des villages de Nkingwe et de Malemo vers Kalembe, selon des sources de la société civile, alors que les populations redoutent une reprise des combats.

Si les annonces de reprise de certaines positions par les Wazalendo témoignent d’une évolution du rapport de force sur le terrain, la situation demeure particulièrement volatile. Des sources locales indiquent que le village de Malemo reste partagé entre des secteurs contrôlés par les FARDC et les Wazalendo, et d’autres sous l’influence de l’AFC/M23, faisant craindre de nouveaux affrontements dans cette partie du territoire de Masisi.

Par Marc Kabido
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Sud-Kivu : la présence de Moïse Nyarugabo à Point Zéro relance les accusations sur ses liens avec Twirwaneho

by admin9775 12 juillet 2026
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L’ancien député national et ancien sénateur Moïse Nyarugabo a publié des images le montrant à Point Zéro, dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu, quelques jours après la prise de cette position stratégique par la coalition AFC/M23-Twirwaneho.

Cette visite intervient alors que son nom figure dans un rapport du Groupe d’experts des Nations unies sur la République démocratique du Congo, qui le cite parmi les personnalités accusées d’entretenir des liens avec Twirwaneho, un groupe armé allié au M23. Les autorités congolaises considèrent cette coalition comme un mouvement rebelle soutenu par le Rwanda, une accusation que Kigali continue de rejeter.

Dans les images diffusées sur les réseaux sociaux, Moïse Nyarugabo apparaît à Point Zéro, ancienne position militaire occupée par les FARDC et leurs alliés, notamment des éléments de l’armée burundaise, avant sa prise par les rebelles.

À cette occasion, Freddy Kaniki, cadre de l’AFC/M23, a rendu hommage à l’ancien parlementaire, le présentant comme une figure historique de la lutte menée par Twirwaneho.

« Moïse Nyarugabo a sacrifié sa jeunesse et continue encore aujourd’hui à le faire dans la lutte implacable contre l’injustice et la discrimination dont sont victimes les Tutsi. Un véritable Twirwaneho depuis sa tendre jeunesse », a déclaré Freddy Kaniki.

De son côté, le discours tenu par les responsables de la rébellion présente Point Zéro comme une base militaire qui aurait servi aux FARDC et à l’armée burundaise pour lancer des opérations contre les populations banyamulenge de Minembwe. Cette version est celle défendue par la coalition rebelle et n’a pas été corroborée de manière indépendante.

La publication de ces images est perçue par plusieurs observateurs comme un nouvel élément alimentant les accusations de proximité entre Moïse Nyarugabo et la coalition AFC/M23-Twirwaneho, dans un contexte où les combats se poursuivent dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu.

La situation sécuritaire demeure particulièrement tendue dans cette région, où les affrontements entre les FARDC et la coalition rebelle continuent de provoquer des déplacements de populations et d’aggraver la crise humanitaire. Les rapports des Nations unies, les déclarations des différentes parties et les informations provenant du terrain témoignent de la complexité du conflit, dont les dimensions militaires, communautaires et politiques restent étroitement imbriquées.

Par Pascal Kabeya
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Sud-Kivu : la mention d’un « territoire des Hauts-Plateaux de Minembwe » par le M23-AFC ravive les tensions communautaires

by admin9775 12 juillet 2026
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L’arrivée, le 7 juillet 2026, d’une importante délégation de la coalition M23-AFC à Minembwe, dans le secteur de Lulenge, groupement de Bashimunyaka-Sud, territoire de Fizi (Sud-Kivu), a relancé le débat sensible autour du statut administratif de cette localité.

Lors du meeting organisé par les responsables rebelles, les affiches et supports de communication faisaient référence au « Territoire des Hauts-Plateaux de Minembwe », une appellation qui ne correspond à aucun découpage administratif officiel de la République démocratique du Congo. En droit congolais, Minembwe demeure une localité située dans le territoire de Fizi.

Un sujet au cœur des tensions dans le Sud-Kivu

La question de l’érection de Minembwe en territoire administratif constitue depuis plusieurs années l’un des principaux foyers de tensions dans le Sud-Kivu. Elle oppose différentes communautés vivant dans les Hauts-Plateaux, notamment sur fond de revendications foncières, identitaires et administratives.

De nombreuses communautés autochtones, parmi lesquelles les Babembe, Banyindu, Bafuliru, Balega et d’autres groupes locaux, s’opposent à toute création d’un nouveau territoire autour de Minembwe et réclament le maintien de cette localité dans les limites administratives du territoire de Fizi.

Ce différend a déjà alimenté plusieurs épisodes de violences intercommunautaires ayant causé d’importantes pertes en vies humaines et provoqué des déplacements de populations.

Des inquiétudes face au message du M23-AFC

Pour plusieurs acteurs locaux, le fait que le M23-AFC reprenne publiquement l’appellation de « Territoire des Hauts-Plateaux de Minembwe » est interprété comme un signal préoccupant susceptible d’exacerber les tensions.

« Les dirigeants du M23-AFC doivent comprendre que maintenir ou créer le territoire de Minembwe risque de rallumer les guerres ethniques dans cette partie du pays », alerte un notable de la région.

Selon plusieurs observateurs, une telle démarche pourrait compromettre les efforts de réconciliation dans une zone déjà fragilisée par les conflits armés et les tensions communautaires.

Un appel au dialogue intercommunautaire

Face à cette situation, des responsables de la société civile appellent à privilégier le dialogue entre les différentes communautés plutôt que de raviver les débats sur le découpage administratif.

« Il est temps de prêcher la paix et le vivre-ensemble entre les Babembe, Banyamulenge, Banyindu, Bafuliru, Balega et les autres communautés, au lieu de procéder au découpage et à la création de nouveaux territoires », plaident plusieurs acteurs locaux.

Dans un contexte où les combats se poursuivent dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu, plusieurs voix estiment que toute initiative susceptible de modifier l’organisation territoriale de la région devrait faire l’objet d’un large consensus national afin d’éviter de nouvelles fractures communautaires et de préserver les efforts de stabilisation.

Par Marius Bopenga
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Les FARDC mettent en garde leurs militaires contre l’utilisation imprudente des smartphones en zone d’opérations

by admin9775 11 juillet 2026
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Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont rappelé à leurs militaires les règles de sécurité relatives à l’utilisation des téléphones portables sur les théâtres d’opérations, après la diffusion d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux dans laquelle un soldat décrivait les difficiles conditions de vie et de combat au front.

Dans un message de sensibilisation, l’armée souligne qu’un smartphone utilisé sans précaution peut constituer une menace pour la sécurité des troupes. Selon les FARDC, un appareil connecté est susceptible de révéler la position géographique d’une unité, de compromettre le déroulement des opérations militaires et d’exposer les soldats à des risques importants.

L’état-major insiste également sur l’interdiction de diffuser ou de partager des informations sensibles liées aux missions en cours, notamment des images, des vidéos, des positions, des mouvements de troupes ou tout autre élément pouvant être exploité par l’ennemi.

Les FARDC appellent ainsi l’ensemble de leurs militaires à observer strictement les consignes de sécurité opérationnelle et à faire preuve de discipline dans l’utilisation des smartphones en zone de combat, rappelant que la protection des informations militaires demeure un élément essentiel de la conduite des opérations et de la sécurité des forces engagées sur le terrain.

Par Pascal Kabeya
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Sud-Kivu : une délégation de l’AFC/M23 se rend à Minembwe, les combats se poursuivent autour de Point Zéro

by admin9775 9 juillet 2026
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Une importante délégation de responsables de la coalition AFC/M23, accompagnée d’alliés armés présents dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu, a tenu un meeting mardi 8 juillet à Minembwe, dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les rebelles et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Parmi les personnalités présentes figuraient Bertrand Bisimwa, Lawrence Kanyuka, Freddy Kaniki ainsi que plusieurs autres responsables de la coalition et quelques journalistes.

Selon une source locale, cette visite avait pour objectif d’apporter un soutien aux populations déplacées installées à Minembwe.

« Ils sont venus rendre visite aux personnes déplacées installées à Minembwe », a indiqué cette source.

D’autres sources avancent toutefois une interprétation différente. Une source sécuritaire affirme que cette mission aurait également permis de renforcer les positions de la coalition dans la zone.

« Ils ont tenté à plusieurs reprises d’atteindre la zone afin d’apporter des renforts aux militaires coincés à Minembwe, sans succès. Ils ont finalement profité de cette occasion pour réarmer les troupes présentes dans la zone », a-t-elle déclaré.

Des combats toujours concentrés autour de Point Zéro

Sur le plan militaire, les affrontements demeurent particulièrement intenses dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu, notamment autour de Point Zéro, Mikenge, Rugezi et Kuwihene.

Selon plusieurs sources locales, les FARDC conservent toutefois le contrôle de la ville de Baraka ainsi que du chef-lieu du territoire de Fizi. Des positions loyalistes seraient également maintenues à Mulima et dans plusieurs localités du secteur de Mutambala, constituant une ligne défensive destinée à empêcher une progression des groupes armés vers les principaux centres urbains.

Des sources locales indiquent que Point Zéro reste sous le contrôle de la coalition rebelle, tandis que des mouvements de contre-offensive des FARDC sont signalés en direction de Mikenge et de Minembwe.

Les drones au cœur des difficultés opérationnelles

Selon plusieurs représentants de la société civile, les principales difficultés rencontrées par les FARDC seraient davantage liées à l’emploi de drones qu’aux combats terrestres.

Ils estiment que l’armée congolaise procède actuellement à des repositionnements tactiques afin de préserver ses capacités opérationnelles, en attendant des conditions plus favorables pour reprendre l’initiative sur le terrain.

Parallèlement, plusieurs sources locales rapportent l’arrivée à Minembwe de nouveaux combattants destinés à renforcer les positions de la coalition rebelle dans le secteur.

Selon une source proche de cette coalition, l’objectif serait de consolider les positions acquises autour de Point Zéro, considéré comme un axe stratégique, tout en maintenant une pression en direction de Baraka et de la province du Tanganyika.

Une situation toujours très évolutive

Malgré l’intensité des combats, aucun changement majeur n’est signalé dans les principales agglomérations du sud du Sud-Kivu. Baraka et Fizi demeurent sous le contrôle des FARDC, tandis que les lignes de front restent particulièrement mouvantes dans les Hauts-Plateaux.

La société civile continue d’alerter sur les conséquences humanitaires et sécuritaires de cette dégradation de la situation, estimant que l’évolution des combats dans les territoires de Fizi et de Mwenga pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble de la région.

À ce stade, plusieurs informations relatives aux mouvements des forces en présence et aux renforts évoqués proviennent de sources locales ou sécuritaires et n’ont pas fait l’objet d’une confirmation officielle indépendante. L’évolution de la situation sur le terrain reste donc à suivre avec prudence.

Par Marc Kabido
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