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Province

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RDC : 5 mois après, retour sur le massacre de Kishishe

by admin9775 11 avril 2023
written by admin9775

Du massacre de l’église adventiste de Kishishe, Michel* a tout vu. Terrorisé, enfermé dans les toilettes extérieures de l’église, il priait pour que les rebelles du M23 ne le découvrent pas.

C’était le 29 novembre, dans ce village de quelques milliers d’âmes perdu au milieu des collines du Nord-Kivu où, selon l’ONU, plus de 170 civils ont été tués par le M23. Ce matin-là, les rebelles redescendent sur Kishishe, village de l’Est de la République démocratique du Congo dont ils s’étaient emparés une semaine plus tôt, après des combats contre l’armée congolaise et des milices locales.

Des balles crépitent. Les « maïmaï » (appellation de certaines milices communautaires) attaquent la colonne de rebelles et courent se cacher dans les habitations. Le massacre va commencer.

Depuis un an, les combattants du M23 – « Mouvement du 23 mars », groupe armé majoritairement tutsi – progressent dans le territoire congolais, prenant le contrôle de routes principales, s’emparant d’agglomérations et de postes-frontières.

La prise de Kishishe s’inscrit aussi dans un combat du M23 contre les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), groupe armé majoritairement hutu fondé par d’anciens responsables du génocide au Rwanda, exilés en RDC. Ces derniers ont installé depuis des années un de leurs bastions à proximité immédiate du village.

Trois jours après le départ de Kishise du M23, qui s’est retiré ces dernières semaines de plusieurs de ses positions, une équipe de l’AFP a pu se rendre le 5 avril dans le village martyr et y interroger des témoins.

Chasse à l’homme

Ce 29 novembre, les M23 se lancent dans une chasse à l’homme. Ils fouillent les maisons et abattent tous les individus masculins qu’ils trouvent. Ni les forces de sécurité congolaises, ni les Casques bleus des Nations Unies ne sont intervenus.

« Ils ont commencé à tuer dans tous les sens », raconte Michel, les mains jointes, au bord d’une des fosses communes creusées dans une bananeraie, à deux pas de l’église où s’étaient réfugiées des dizaines de personnes. « Ils disaient que tous les hommes qui étaient ici devaient disparaître de la Terre ».

Ce cultivateur de 40 ans se souvient de la mise à mort de ses voisins. « Même le pasteur et son fils… ils les ont tués », s’émeut Michel, qui considérait le Père Jemusi comme son ami.

« Là-haut, il y a d’autres corps! », s’exclame un habitant.

Au sommet d’une colline, une position fortifiée du M23. Entre les tranchées creusées par les rebelles et leurs postes d’observation, des douilles jonchent le sol. Cent mètres plus loin, deux fosses semblent fraîchement creusées, au milieu des plants de manioc. « Il y a quatre personnes enterrées ici », explique un agriculteur.

Odeur de mort

Un peu plus loin, en bord de chemin, un premier corps en décomposition, puis un deuxième, puis deux autres. « Ces deux-là sont des maïmaï, ils avaient des grigris », assure un habitant en se couvrant le nez. Ces morts-là ne datent pas de novembre. Ils semblent avoir été tués il y a quelques semaines.

L’odeur de chair putréfiée est insoutenable, l’homme vomit. Un petit groupe de femmes et d’enfants passent à côté, sans regarder. Ils rentrent après une journée au champ.

Fabrice  assure avoir été témoin, « avec certitude », de la mort de 33 personnes, qu’avec d’autres rescapés il a été forcé par le M23 d’enterrer. Certains corps étaient ceux de leurs proches. Il parle aussi d’une maison, où « ils ont entassé des troncs d’arbres sur les personnes qu’ils avaient tuées. Ils ont versé de l’essence et ont mis le feu ».

L’ONU a évoqué au moins 171 morts. Un notable du village a de son côté répertorié du 22 au 29 novembre 120 morts, dont il a consigné les noms sur une liste de trois pages écrites à la main, qu’il extrait d’une cachette.

« Les maïmaï portaient des habits civils par-dessus des tenues militaires, c’est pour ça qu’ils ont (les M23) commencé à entrer dans chaque maison », poursuit cet homme, sous couvert d’anonymat. « S’ils trouvaient un garçon de 14 ans révolus ou un homme, ils les tuaient, même s’ils n’avaient pas d’arme. C’est comme ça que les gens ont été tués à Kishishe! »

Tromper la peur

Une autre liste a circulé dans le village, qui ne comportait que 18 noms de victimes. Un témoin raconte qu’elle a été rédigée en présence du M23, lors de la visite début décembre de trois personnes venues du Rwanda se présentant comme journalistes. Les conclusions de leur « enquête » ont ensuite été diffusées dans des médias proches du régime rwandais.

Des experts des Nations Unies, l’Union européenne et les Etats-Unis ont dénoncé le soutien de Kigali à la rébellion: approvisionnement en armes et munitions et présence de troupes rwandaises sur le sol congolais.

Autour d’une des écoles utilisées comme bases par le M23, une dizaine d’enfants jouent au milieu des débris de leurs salles de classe incendiées et des emballages d’obus de mortier. Les cours ont cessé le 22 novembre, date de la prise du village.

Depuis le départ des rebelles, la vie réinvestit les rues de Kishishe, mais les plaies sont béantes.

Ni l’armée congolaise, ni la force régionale est-africaine en cours de déploiement dans la région, ni les Casques bleus, ne sont venus assurer la sécurité des habitants meurtris ni occuper le vide laissé par le départ du M23, aujourd’hui stationné à une vingtaine de km au sud-est du village.

Abandonnés à eux-mêmes, les habitants de Kishishe tentent de reprendre le cours de leurs vies et de tromper la peur d’un possible retour du M23.

Africanews via CONGO PUB Online

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CENI – Kwango : Les agents temporaires de l’AO1 dans la rue pour réclamer leur salaire

by admin9775 10 avril 2023
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Alors que leurs collègues de Kinshasa ont déjà reçu leur payement, les agents temporaires de la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante) de la première aire opérationnelle au Kwango n’ont toujours pas été servis. Ce lundi 10 avril 2023, ils ont été dans les rues de Kasongo-Lunda pour faire entendre leur voix.

« Tout travail mérite un salaire (…) Nous exigeons à la CENI de payer notre salaire de la RFE (Révision du Fichier Électoral) 2022-2023 », voilà des mots mentionnés en grand caractère dans des calicots brandis lors de la marche par des manifestants. Le salaire que ces agents temporaires de l’AO1/Kwango réclament est du deuxième mois et les quinze (15) jours supplémentaires.

Très révoltés, ces agents ont accordé à la Centrale électorale un moratoire de 24 heures pour prendre en compte leurs revendications, à en croire Shimi Ngalaso, représentant des agents temporaires de l’AO1, « sinon nous menaçons de retourner dans la rue à la fin de la semaine », a-t-il poursuivi.

Il faut dire qu’aucun incident malheureux n’a été observé durant cette manifestation. Pour rappel, c’est le 24 décembre dernier que les opérations d’enrôlement des électeurs dans la première aire opérationnelle avait débuté pour initialement se clôturer le 23 janvier. Les opérations ont ensuite été prorogées jusqu’au 17 février, car les assignations n’étaient pas encore atteintes.

Patrick Nguwo

ACTU 7 via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Nord-Kivu : Les terroristes du M-23/RDF « se retirent de Kitshanga »

by admin9775 10 avril 2023
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Les terroristes du M-23/RDF se seraient retirés de la cité de Kitshanga dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu), la nuit de dimanche 9 à ce lundi 10 avril 2023.

Selon plusieurs habitants sur place, le retrait des terroristes de cette cité a été constaté le matin de ce lundi, « car toutes leurs positions dans la cité sont restées vides ».

« Ils ne sont plus visibles dans la cité, ils sont partis la nuit, nous avons entendu des véhicules passer la nuit. Toutes leurs positions sont vides, nous ne sommes pas sûrs de leur départ, peut-être qu’ils reviendront encore un jour, mais pour l’instant, ils ne sont plus là », dit un habitant de Kitshanga.

Le retrait des terroristes du M-23/RDF de toutes les zones occupées était l’un des points saillants des rencontres des Conclaves des Chefs d’État de la région des grands lacs et de différentes réunions régionales.

Actu 7 via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

2 militaires jugés pour meurtre des jeunes de l’UNAFEC à Lubumbashi

by admin9775 8 avril 2023
written by admin9775

Les deux militaires des FARDC, accusés de meurtre des militants Unon nationale des fédéralistes du Congo (UNAFEC), ont comparu pour la première fois vendredi 7 avril devant le tribunal militaire de garnison de Lubumbashi. Assisté de leur défense, ils ont reconnu avec été envoyés par leur chef pour rétablir l’ordre troublé par les jeunes de ce parti politique mais rejettent les faits mis à leur charge ; à savoir : le meurtre.

Au cours de cette audience, le ministère public est revenu sur les évènements du 23 mars dernier, aux cours desquels plusieurs jeunes de l’UNAFEC ont trouvé la mort. Pour lui, en ce jour-là, au quartier Bongonga à la hauteur du pont « Moïse » jeté sur la rivière Naviundu, ces militaires ont tiré sur les jeunes de ce parti qui étaient en train de ravir les motos des passants.  

Lors de ces incidents, six morts bien identifiés ont été enregistrés. Une réquisition à médecin a déjà été initiée pour savoir de quoi sont morts ces six jeunes.

Pour leur part, les prévenus ont reconnu avoir été dépêchés par leur commandant pour rétablir l’ordre car les jeunes de l’UNAFEC ravissaient les motos des mains de leurs détenteurs. 

Arrivés sur place, ils ont été pris à partie par ces jeunes, qui ont même voulu leur ravir les armes, c’est en se disputant l’arme qu’un militaire a reconnu avoir tiré une fois par terre et quatre fois en l’air sur recommandation de son commandant. 

Cependant, les deux militaires ne reconnaissent pas avoir tué qui que ce soit. 

Les avocats des parties civiles ont indiqué qu’il y aurait eu plus de six morts. Ils ont promis d’amener les preuves lors de la prochaine audience, prévue pour mardi prochain. 

Ils ont par la suite demandé au tribunal de faire venir les responsables des morgues du quartier Taba Congo, celui de l’hôpital général de la commune de Kenya et de l’hôpital Sendwe ainsi que les membres de ma croix rouge qui ont inhumé certains corps pour en savoir plus.

Radio Okapi via CONGO PUB Online

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Goma : Un requérant abattu par un policier dans un centre d’enrôlement

by admin9775 7 avril 2023
written by admin9775

La ville de Goma au Nord-Kivu, a connu une vive tension ce jeudi 6 avril, à la suite du meurtre d’un requérant au Centre d’Identification et d’Enrôlement des électeurs, situé à l’Ecole Primaire Byashi au quartier Bujovu.

D’après les témoins qui se sont confiés aux médias locaux, la victime du nom de Dieudonné Bagenda âgé d’environ d’une vingtaine d’années, s’est pointé dans ledit centre pour obtenir sa carte d’électeur. Il avait trouvé un compromis avec le policier commis à la sécurisation du centre, moyennant quelques billets de banque pour lui féliciter la tâche.

N’ayant pas reçu gain de cause, le jeune homme s’est mis à se disputer avec l’agent de l’ordre. Il a reproché le policier de n’avoir pas honoré ses engagements.

Quelque minutes après la disputes, le policier se sentant humilié, il l’a abattu, le tirant à bout portant une balle dans la tête. Sur le champs, le jeune gomatracien à rendu l’âme.

Mécontent et furieux face à ce drame, les jeunes de la ville se sont mis à saccager le bureau du centre d’identification et d’enrolement de la CENI. Des kits électoraux ont été simplement détruits par la population en colère.

Le calme est revenu peu après l’intervention des éléments de la police nationale venus en renfort sur le lieu du drame; rapportent les mêmes sources. Pour l’instant, le corps de la victime a été conduit à la morgue de l’hôpital Provincial du Nord-Kivu; en attendant l’ouverture des enquêtes.

Murphy Fika

Objectif Info via CONGO PUB Online

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Des soldats de l'armée congolaise près de leur QG militaire à Minova, dans l'est de la RDC, le 26 novembre 2012
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Maniema : Les démobilisés M23 d’origine congolaise pourraient être cantonnés à Kindu (Maire)

by admin9775 7 avril 2023
written by admin9775

Les démobilisés du M23 d’origine congolaise arrivent à Kindu dans les prochains jours. C’est le maire de la ville de Kindu qui l’a annoncé, le mercredi 05 avril 2023, au cours d’une rencontre avec ses administrés.

Selon Augustin Mulamba Atibu, seuls les démobilisés congolais se trouvant dans ce mouvement seront admis dans le chef-lieu du Maniema.

« Ce qui est vrai, dans l’accord de Luanda, il a été demandé au gouvernement congolais de trouver un espace pour cantonner les démobilisés congolais du M23. Nous devons savoir que dans le M23, il y a aussi des congolais. Une identification doit se faire au niveau du Nord-Kivu pour savoir qui est congolais et qui ne l’est pas. Celui qui est congolais, on m’amène à Kindu et celui qui n’est pas congolais mais Rwandais, on le retourne au Rwanda, le Kenyan au Kenya ainsi de suite. Cela, dans une période ne dépassant pas 3 mois », a-t-il fait savoir.

Pour rappel, 3 organisations de la société civile, notamment la Nouvelle société civile congolaise (NSCC), la Nouvelle dynamique de la société civile (NDSCI) ainsi que le Bureau des Inspecteurs des droits de l’homme (BIDH) ont, dans un communiqué conjoint signé le 27 mars dernier, se sont farouchement opposés à ce probable cantonnement de ces démobilisés dans cette province. Pour cette coalition de la société civile du Maniema, procéder au déploiement et cantonnement de ces récidivistes de la guerre du M23 à Kindu, serait une façon anticipée de matérialiser la vision de ces terroristes qui est sans doute l’occupation effective du Grand Kivu.

Prince Mwembo/ Maniema

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Kasaï Central : un paysan tué par un hippopotame à Kananga

by Guyguy Lelo 6 avril 2023
written by Guyguy Lelo

Un paysan répondant  au nom  d’Ezéchiel  Nkashama, a été tué, jeudi, à  la  rivière  Lulua  au niveau  du  groupement  incorporé  de  Katende  Wa  Bakua  Buisha,  dans  la  commune  de  Ndesha,  au Kasaï-Central,  en  République Démocratique du Congo, par un hippopotame.

Embourbé   dans  le  champ  de la  victime  le long  de  ce cours  d’eau,  le  mammifère  a happé l’infortuné  qui  l’avait  blessé  à  coup  d’une  machette.

La  bête  a  arraché  dans  sa  colère  les  entretailles  et  coupé  une  jambe de la  victime  qui  est mort  sur  le  champ.

Les  paysans  de  cette  contrée  ont  déploré «   la  maladresse  de  l’infortuné  en  tentant  de  tuer  par  machette  une  bête   féroce  au lieu  d’alerte  le  village  pour  une  action  en synergie ». 

ACP via CONGO PUB Online

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Ituri : « On peut demander qu’on arrête avec l’état de siège, il n’y a pas de problème, mais que les! populations arrivent à se réconcilier » (Gouverneur Luboya)

by admin9775 5 avril 2023
written by admin9775

Le Gouverneur militaire de la province de l’Ituri, le Lieutenant-général Luboya Nkashama Johnny, a appelé, lundi, à la réconciliation des populations de sa province et l’acceptation ainsi que la tolérance mutuelle entre communautés locales afin de donner la chance au décollage de l’Ituri.

Selon le numéro 1 de la province de l’Ituri dans le cadre de l’état de siège, en plus de l’approche militaire, son équipe travaille sur une approche non militaire afin de rapprocher les communautés locales et les amener à la réconciliation.

« On peut beau parler, on peut tout dire, on peut demander même qu’on arrête avec l’état de siège, il n’y a pas de problème, mais que les populations arrivent à se réconcilier… car c’est avec la réconciliation qu’on va avoir la paix, qu’on va avoir la cohésion », a-t-il dit.

Le lieutenant-général Luboya Johnny a expliqué que dans cette approche non militaire, toutes les grandes communautés ont fait chacune son dialogue intra-communautaire qui, en province, devrait préparer le terrain à un dialogue inter-communautaire qui va réunir toutes les communautés locales supposées en conflit afin de dissiper les divergences et donner la chance à la paix et la cohésion.

Il a, par cette occasion, appelé tous les leaders des communautés locales à continuer à collaborer avec lui comme cela a toujours été le cas afin que par son approche non militaire, la confiance entre l’armée et les populations soit consolidée davantage.

Au sujet de l’enrôlement des électeurs dans sa province, le Gouverneur militaire Luboya a rassuré que « tout se passe bien » et que tous les requérants seront enrôlés progressivement dans le délai imparti par la Centrale électorale, car « les conditions de sécurisation des centres d’enrôlement sont favorables ».

David Lupemba

ACTU 7 via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Espoirs et craintes autour des soldats de l’EAC contre le M23

by admin9775 5 avril 2023
written by admin9775

Désescalade conforme aux plans ou « balkanisation » en marche ? Le déploiement de la force régionale est-africaine chargée de superviser le retrait des rebelles du M23 dans l’est de la RDC suscite chez les Congolais à la fois un espoir prudent et une grande méfiance.

Cette force, créée par la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (EAC) en parallèle aux démarches diplomatiques engagées pour tenter de ramener la paix dans l’Est congolais, est maintenant quasi au complet.

Arrivé en novembre à Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, son contingent kényan a été rejoint début mars par des soldats burundais puis, en fin de semaine dernière, des Ougandais. Les Sud-Soudanais sont les derniers, arrivant peu à peu depuis dimanche.

L’effectif total de cette force n’a pas été rendu public. Mais au fur et à mesure de leur arrivée dans la région, ses éléments prennent leurs quartiers dans les zones rebelles. Sans combats, en tant que force « neutre », telle que décrite par le président ougandais Yoweri Museveni.

RDC : arrivée des troupes sud-soudanaises à Goma https://t.co/2IEAFs9mfc

— Africanews Français (@africanewsfr) April 2, 2023

Depuis novembre, la force de l’EAC s’est déployée à Kibati, Kibumba, Rugari, Rumangabo, puis Mushaki, Sake, Kilolirwe, Kitshanga… Les Ougandais sont depuis vendredi dernier à Bunagana, carrefour commercial à la frontière entre la RDC et le Rwanda.

Les rebelles du M23 (« Mouvement du 23 mars ») se sont retirés de certaines localités des territoires de Rutshuru et Masisi. Depuis samedi, selon des habitants interrogés par l’AFP, ils ont ainsi quitté Bambo, Mweso, ou encore le village de Kishishe, où ils sont accusés d’avoir massacré fin novembre plus de 170 civils, selon l’ONU.

Le M23 s’était emparé de tous ces endroits l’année dernière, étranglant peu à peu Goma, qu’il avait déjà brièvement occupée dix ans auparavant, avant d’être défait en 2013.

Ce mouvement majoritairement tutsi, soutenu par le Rwanda selon des experts de l’ONU, est sorti de ses bastions de montagne et a repris les armes en novembre 2021, reprochant à Kinshasa de ne pas avoir respecté des engagements sur la réinsertion de ses combattants.

#RDC : le #M23 reste sur ses positions malgré un appel au retrait https://t.co/V5B925BAw2

— Africanews Français (@africanewsfr) March 31, 2023

La RDC accuse le Rwanda et ses « supplétifs » du M23 de vouloir faire main basse sur les minerais de l’est congolais. Le M23 affirme de son côté défendre une frange menacée de la population et réclame des négociations, que Kinshasa refuse, excluant de discuter avec des « terroristes ».

Si le M23 s’est retiré de certains villages, il reste toutefois présent dans d’autres, y compris là où se déploie la force de l’EAC qui, comme l’ONU incapable de ramener la paix, se retrouve accusée de passivité, voire de complicité avec les rebelles.

Certains Congolais y voient l’habituelle menace de « balkanisation » de l’est du pays, en proie aux violences de groupes armés hérités pour beaucoup de guerres qui ont ensanglanté la région dans les années 1990-2000.

« Qui peut encore croire aux efforts de stabilisation de l’est avec le concours de la Force #EAC composée en grande partie d’États déstabilisateurs ? », a par exemple protesté sur Twitter le célèbre médecin congolais et prix Nobel de la paix Denis Mukwege. « Il est temps de revoir la diplomatie régionale et la gouvernance sécuritaire pour sortir de l’impasse ! », ajoutait-il.

Deux questions orales ont aussi été adressées par des députés, l’une au ministre des Affaires étrangères, l’autre à celui de la Défense, sur la nature de cette force régionale, en particulier la présence dans ses rangs de soldats ougandais.

En juin dernier, Kampala avait été fortement soupçonné d’avoir, au mieux, fermé les yeux quand les rebelles du M23 s’étaient emparés de Bunagana. D’une manière générale, les Congolais se méfient, des Rwandais mais aussi des Ougandais, gardant en mémoire le rôle de ces deux voisins dans la déstabilisation de l’est de leur pays ces trois dernières décennies.

« Il y a des appréhensions, mais des engagements ont été pris au niveau régional », a répondu lundi soir le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, lors de son briefing hebdomadaire.

Le déploiement de la force est-africaine correspond à « la mise en œuvre du plan » de désescalade adopté par différents chefs d’Etat, a-t-il également souligné. Ses contingents sont « venus à l’invitation du gouvernement congolais », « cela ne doit pas être vu comme une balkanisation », a assuré le porte-parole.

Africanews via CONGO PUB Online

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Naufrage d’une embarcation motorisée sur le Lac Kivu : 6 corps sans vie repêchés et plusieurs disparus

by admin9775 4 avril 2023
written by admin9775

Six (6) corps sans vie repêchés, des disparus et plusieurs dizaines de rescapés, c’est le bilan encore provisoire d’une embarcation motorisée qui a chaviré la nuit de dimanche à lundi 3 avril au niveau de Kizigo, en territoire d’Idjwi sur le Lac Kivu.

Selon des sources locales, cette embarcation appelée boat qui avait à son bord cent cinquante (150) passagers et des marchandises, quittait le territoire d’Idjwi dans la province du Sud-kivu pour la ville de Goma, capitale de la province voisine du Nord-Kivu.

Un vent violent et une foudre, précisent les mêmes sources, ont fait chavirer le boat à quelques kilomètres de son point de départ.

De son côté, l’administrateur du territoire d’Idjwi, Moustapha Mamboleo indique que les personnes décédées dont trois (3) femmes et 3 enfants ont été enterrées le même lundi et des recherches se poursuivent pour essayer de retrouver les personnes jusque-là introuvables.

Pour rappel, après la collision d’un bateau et d’une pirogue motorisée sur ce même cours d’eau qui a occasionné plusieurs morts en début de l’année en cours, le ministre des transports avait réuni tous les acteurs du secteur pour leur rappeler de veiller à l’application des mesures de navigation sur ce Lac. Visiblement, rien n’a été suivi jusqu’à présent.

Cink Inkonge

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