Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont intensifié leur offensive dans le territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri, enregistrant des avancées significatives face aux groupes armés actifs dans la région.
Selon des sources militaires, les opérations menées entre le 7 et le 10 avril ont permis aux forces loyalistes de reprendre le contrôle de plusieurs positions stratégiques auparavant occupées par des éléments de la Convention pour la révolution populaire (CRP), affiliée à Thomas Lubanga, en collaboration avec la coalition M23-AFC.
Le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l’armée dans le secteur opérationnel de l’Ituri, a indiqué que ces offensives ont conduit à la neutralisation de quatorze combattants ennemis et à la saisie d’un important lot d’armes de guerre. Huit bastions jugés névralgiques ont également été reconquis, notamment dans les localités de Kau, Kosovo, Hala, Karombo, Mbaa, Kanyuma, Akri et Rule. Ces positions servaient à la fois de bases de repli et de centres d’entraînement pour les groupes armés.
Une dynamique offensive maintenue
Malgré ces succès tactiques, les combats ont également fait des victimes dans les rangs des forces gouvernementales. Deux militaires ont été blessés au cours des affrontements. L’armée affirme néanmoins maintenir la pression, avec pour objectif de réduire durablement la capacité opérationnelle des groupes rebelles dans cette zone instable.
Appel à la reddition des combattants
Parallèlement à l’action militaire, les autorités provinciales privilégient une approche combinant offensive et ouverture au dialogue. Au nom du gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Johnny Luboya N’kashama, l’armée a lancé un appel aux combattants de la CRP pour qu’ils déposent les armes et rejoignent le processus de reddition.
Une stratégie plus large de stabilisation
Ces opérations s’inscrivent dans une stratégie plus large des autorités congolaises visant à rétablir l’autorité de l’État dans l’est du pays, où persistent de nombreux foyers d’insécurité. Face à la résilience des groupes armés, les FARDC entendent reprendre l’initiative sur le terrain et consolider leurs positions dans des zones longtemps échappées au contrôle gouvernemental.
Dans cette région riche en ressources mais fragilisée par des décennies de conflits, la consolidation des gains militaires demeure un enjeu clé pour espérer un retour durable à la stabilité.
Par Marius Bopenga
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