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Province

À la UneProvince

Ebola en RDC : Jean-Jacques Muyembe dénonce les failles de surveillance mais appelle au calme

by admin9775 18 mai 2026
written by admin9775

Le professeur Jean-Jacques Muyembe, figure mondiale de la virologie et co-découvreur du virus Ebola en 1976 à Yambuku, a exprimé sa colère face au retard dans la détection de la nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola qui frappe actuellement la République démocratique du Congo.

Dans une interview accordée ce dimanche 17 mai, alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) venait de classer l’épidémie d’Ebola Bundibugyo comme urgence de santé publique de portée internationale, le scientifique congolais a néanmoins appelé la population au calme, affirmant sa confiance dans la capacité du pays à contenir cette 17ᵉ flambée épidémique.

Selon les chiffres communiqués par les autorités sanitaires, 246 cas suspects et 80 décès ont déjà été enregistrés. Pour Jean-Jacques Muyembe, ces données traduisent une situation préoccupante.

« En quelques semaines, nous avons déjà autant de décès. Cela veut dire que le virus circule dans la population », a-t-il averti.

Un retard de détection vivement critiqué

Le professeur Muyembe a dénoncé les défaillances du système de surveillance sanitaire, après la révélation d’un premier cas dont les symptômes remonteraient au 24 avril à Bunia.

« Notre système de surveillance n’a pas fonctionné. C’est une irresponsabilité collective », a-t-il regretté, pointant non seulement les autorités sanitaires, mais aussi les responsables politiques locaux qui auraient eu connaissance des décès sans alerter suffisamment tôt.

Le virologue explique également que les premiers tests effectués sur place étaient limités à la détection de la souche Zaïre du virus Ebola, plus fréquente en RDC, ce qui aurait retardé l’identification de la souche Bundibugyo.

« Les échantillons envoyés à l’INRB ont permis de confirmer rapidement la présence du virus grâce à d’autres techniques de diagnostic », a-t-il précisé.

Un cas confirmé à Goma

Jean-Jacques Muyembe a confirmé l’existence d’un cas positif à Goma, concernant une femme dont le mari serait décédé à Bunia.

Selon lui, les équipes épidémiologiques travaillent actuellement à identifier et suivre tous les contacts potentiels afin de limiter la propagation du virus dans cette ville stratégique de l’est du pays.

En revanche, il a démenti l’existence d’un cas confirmé à Kinshasa après des informations relayées par certaines organisations internationales.

« La personne testée à Kinshasa est négative pour la souche Bundibugyo », a-t-il assuré.

Une souche moins mortelle, mais sans vaccin

Le professeur Muyembe a expliqué que la souche Bundibugyo présente un taux de mortalité inférieur à celui de la souche Zaïre.

« Avec Bundibugyo, la mortalité tourne autour de 30 %, alors qu’elle dépasse souvent 80 % avec la souche Zaïre », a-t-il indiqué.

Cependant, contrairement à la souche Zaïre, aucun vaccin homologué ni traitement spécifique n’existe actuellement contre Ebola Bundibugyo.

Malgré cela, le scientifique estime que la RDC possède l’expérience nécessaire pour contenir cette épidémie grâce aux mesures classiques de santé publique : isolement des malades, suivi des cas contacts, enterrements sécurisés et respect strict des règles d’hygiène.

« Sur les 17 épidémies vécues en RDC, 15 ont été maîtrisées sans vaccin ni traitement spécifique », a-t-il rappelé.

Le défi sécuritaire en Ituri

Cette nouvelle épidémie intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement fragile dans la province de l’Ituri, où sévissent les rebelles des ADF ainsi que plusieurs groupes armés locaux.

Pour Jean-Jacques Muyembe, cette instabilité compromet sérieusement les efforts de surveillance et de riposte.

« Ce n’est pas la première fois que nous devons gérer une épidémie dans une zone de conflit. Nous avons déjà vécu cela à Beni et Butembo entre 2018 et 2020 », a-t-il souligné.

Le gouvernement mobilisé

Après plusieurs jours marqués principalement par les communications de l’Africa CDC et de l’OMS, le gouvernement congolais a officiellement déclaré l’épidémie le 15 mai dernier.

Face à la presse, le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, a reconnu les défis liés à la traçabilité des cas contacts et à l’absence de vaccin contre la souche Bundibugyo.

« Nous devons retrouver toutes les personnes qui ont été en contact avec les malades afin de prévenir les contaminations », a déclaré le ministre.

Samuel Roger Kamba a toutefois insisté sur l’expérience accumulée par la RDC dans la gestion des précédentes épidémies d’Ebola.

« La RDC possède les capacités, les connaissances et les moyens nécessaires pour répondre à cette épidémie », a-t-il assuré.

Le ministre a également annoncé son arrivée à Bunia afin de superviser personnellement les opérations de riposte et renforcer la coordination avec les équipes sanitaires et les partenaires internationaux.

« La RDC a déjà vaincu Ebola à seize reprises. Et pour la 17ᵉ fois, nous vaincrons encore cette épidémie grâce à l’unité, à la vigilance et à la mobilisation de tous », a-t-il affirmé.

La résurgence de l’épidémie d’Ebola en province de l’Ituri commence à produire ses premiers effets au sein des milieux humanitaires et expatriés opérant dans l’est de la République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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À la UneProvince

Nord-Kivu : les Wazalendo reprennent Burubi après de violents combats contre l’AFC/M

by admin9775 16 mai 2026
written by admin9775

La localité de Burubi, située près de Kashebere dans le groupement de Luberike, en territoire de Walikale au Nord-Kivu, est passée sous le contrôle des combattants Wazalendo ce vendredi 15 mai, à l’issue de violents affrontements contre les rebelles de l’AFC/M23.

Selon plusieurs sources locales, les combats ont duré toute la journée avant que les rebelles ne soient contraints de se replier vers Kashebere aux alentours de 17 heures.

Le bilan humain de ces affrontements n’était pas encore connu vendredi soir. Toutefois, les habitants des villages environnants ont vécu la journée dans un climat de forte psychose, marqué par des échanges nourris de tirs et des mouvements de populations.

D’après des sources sécuritaires locales, une embuscade tendue sur l’axe Kibati aurait empêché des renforts rebelles de rejoindre la zone des combats.

En début de soirée, des détonations étaient encore entendues dans la zone de Burubi, où les Wazalendo poursuivaient des opérations de ratissage afin de consolider leur contrôle sur la localité.

Trafic paralysé sur la RN5 au Sud-Kivu

Pendant ce temps, la situation sécuritaire continue également de perturber la circulation dans la province du Sud-Kivu.

Le trafic entre les villes de Bukavu et d’Uvira est de nouveau interrompu au niveau de Luvungi, sur décision du gouverneur intérimaire Jean Jacques Elakano.

Selon des sources de la société civile, plusieurs camions, bus et voyageurs en provenance de Bukavu ou d’Uvira sont bloqués depuis l’avant-midi du 15 mai.

Face à cette situation, certains passagers ont été contraints d’emprunter des itinéraires alternatifs à travers les collines.

« Certains passagers prennent déjà la direction des collines passant par le tronçon Luvungi – Lubarika – Munanira – Kaziba – Nyangezi pour arriver à Bukavu », explique l’acteur de la société civile André Byadunia.

Quelques jours auparavant, le vice-gouverneur Jean Jacques Elakano avait annoncé la suspension du trafic sur la Route nationale numéro 5 (RN5), invoquant des raisons sécuritaires.

« Nous, comme gouvernement, nous avons réfléchi et avons décidé de rompre le trafic sur la RN5 », avait-il déclaré.

Une route vitale pour Uvira

La fermeture de cet axe routier intervient dans un contexte marqué par le retrait progressif de l’AFC/M23 dans certaines localités de la plaine de la Rusizi, mais également par des affrontements récents ayant coûté la vie à un combattant Wazalendo.

Cette interruption du trafic représente un sérieux défi pour la ville d’Uvira, fortement dépendante de Bukavu pour son approvisionnement en produits de première nécessité et pour les échanges commerciaux.

Plusieurs organisations de la société civile appellent désormais les autorités à rouvrir rapidement la RN5 afin de permettre le passage de l’aide humanitaire, des marchandises et des voyageurs dans cette région déjà fragilisée par l’insécurité persistante.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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Kongo-Central : réinstallé à la tête de l’Assemblée provinciale, Papy Mantezolo annule les actes de l’ancien bureau

by admin9775 14 mai 2026
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Réhabilité à la présidence de l’Assemblée provinciale du Kongo-Central à la suite d’un arrêt de la Cour constitutionnelle, Papy Mantezolo Diatezua a tenu, mercredi 13 mai 2026 à Matadi, son premier point de presse depuis son retour au perchoir.

Au cours de cette intervention, il a déclaré nuls les actes posés par le bureau qui avait assuré la gestion de l’organe délibérant durant sa destitution, tout en appelant à l’apaisement et à la réconciliation au sein de l’Assemblée provinciale.

Destitué en octobre 2025 dans un contexte marqué par des accusations de détournement, Papy Mantezolo a officiellement repris ses fonctions le 7 mai dernier. Le président réhabilité affirme toutefois ne pas vouloir transformer son retour en règlement de comptes politique.

« Nous ne pensons pas qu’il est temps de venir se battre dans cet hémicycle. Nous allons nous amender afin de travailler pour le compte du peuple », a-t-il déclaré, plaidant pour une nouvelle dynamique institutionnelle tournée vers la stabilité de la province.

Selon lui, les crises politiques répétées au sein des institutions provinciales ont eu des conséquences négatives sur les finances publiques et les recettes du Kongo-Central.

S’appuyant sur l’arrêt rendu par la Cour constitutionnelle, Papy Mantezolo estime que le bureau installé pendant son absence ne disposait pas de légitimité juridique. À ce titre, il considère que l’ensemble des actes et décisions pris durant cette période sont frappés de nullité.

Parmi les dossiers prioritaires qui attendent la nouvelle direction de l’Assemblée provinciale figure notamment l’examen du réquisitoire transmis par le procureur contre le gouverneur du Kongo-Central, Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo. Le président réhabilité a rappelé que la décision finale concernant l’autorisation ou non des poursuites relèvera de la plénière des députés provinciaux.

Ce retour de Papy Mantezolo intervient dans un climat politique encore tendu au sein de l’Assemblée provinciale, où plusieurs élus demeurent divisés sur la légitimité de cette transition institutionnelle.

Par Pascal Kabeya
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Sud-Kivu : les FARDC annoncent leur entrée à Luvungi après le retrait de l’AFC/M23

by admin9775 14 mai 2026
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Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé, ce mardi, leur entrée dans l’agglomération de Luvungi, située dans la plaine de la Rusizi, en territoire d’Uvira au Sud-Kivu, après le retrait des rebelles de l’AFC/M23 et de leurs alliés rwandais qui occupaient la zone depuis plusieurs mois.

Selon l’armée congolaise, les premières unités FARDC sont arrivées dans la localité en début d’après-midi, poursuivant ainsi leur redéploiement progressif dans plusieurs positions de la plaine de la Rusizi et des hauts plateaux du Sud-Kivu.

Le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud-Kivu, le sous-lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji, a toutefois indiqué que des éléments de l’AFC/M23 ainsi que des militaires rwandais demeuraient signalés dans l’agglomération voisine de Katogota.

L’armée affirme également avoir observé un renforcement des positions rebelles à Kamanyola, cité stratégique située près de la frontière rwandaise. D’après les FARDC, des armes lourdes auraient été installées sur les collines de Bugarama, côté rwandais, dans le but de maintenir une pression militaire et stratégique sur Kamanyola et ses environs.

L’entrée des forces loyalistes à Luvungi marque une nouvelle étape dans une série de mouvements militaires signalés depuis le week-end dans cette partie du Sud-Kivu. Depuis samedi, les FARDC annonçaient déjà le réinvestissement progressif de plusieurs localités abandonnées par l’AFC/M23, notamment de Sange à Mutarule, avant leur progression vers Luvungi.

Pour l’armée congolaise, ce retrait rebelle serait la conséquence d’une pression combinée, à la fois militaire et diplomatique. De son côté, l’AFC/M23 présente ces mouvements comme un repositionnement tactique et un geste de bonne volonté dans le cadre des initiatives de paix en cours, rejetant toute idée de revers militaire.

Cette évolution intervient dans un contexte régional toujours marqué par de fortes tensions sécuritaires dans l’est de la RDC, malgré les efforts diplomatiques engagés autour des processus de paix régionaux.

Par Marius Bopenga
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Sud-Kivu : les FARDC réinvestissent plusieurs localités de la plaine de la Ruzizi après le retrait du M23-AFC

by admin9775 12 mai 2026
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Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé leur retour dans plusieurs localités du Sud-Kivu, notamment à Sange, Nyakabere et Luberizi, dans la plaine de la Ruzizi, après le retrait progressif des rebelles de l’AFC/M23 et de leurs alliés.

Selon une mise à jour opérationnelle publiée lundi 11 mai par le secteur opérationnel Sukola 2 Sud Sud-Kivu, les premières unités loyalistes ont repris position à Mutarule, dans le territoire d’Uvira.

Le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud Sud-Kivu, le sous-lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji, affirme que cette avancée intervient après le retrait des combattants du M23/AFC, appuyés, selon l’armée congolaise, par les groupes Twirwaneho et Red Tabara ainsi que par les RDF.

« Après le retrait progressif des rebelles du M23/AFC et de leurs alliés Twirwaneho et Red Tabara soutenus par les terroristes RDF de Sange jusqu’à Bwegera, les premières unités des FARDC viennent de fouler à nouveau le sol de Mutarule dans le territoire d’Uvira, au Sud-Kivu », a déclaré l’officier.

D’après le communiqué militaire, plusieurs localités anciennement occupées ont été réinvesties par les FARDC. Il s’agit notamment des villages de Sange, Nyakabere, Mutarule et Luberizi dans la plaine de la Ruzizi, mais aussi de plusieurs zones des hauts plateaux d’Uvira, parmi lesquelles Kitidia, Katoto, Mulenge et Lemera.

Cette progression des forces loyalistes est présentée par l’armée comme une étape importante dans les opérations de sécurisation de cette partie du Sud-Kivu, régulièrement secouée par des affrontements entre groupes armés et forces gouvernementales.

Dans son message, l’armée congolaise réaffirme son engagement à poursuivre les opérations de protection des populations civiles et de leurs biens, conformément à la mission régalienne des FARDC.

Cette évolution sécuritaire intervient également dans un contexte marqué par la fermeture annoncée de la route de la plaine de la Ruzizi pour cette semaine, décision communiquée récemment par le gouverneur intérimaire du Sud-Kivu.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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Tanganyika : plus de 100 détenus militaires transférés de Kalemie à Lubumbashi

by admin9775 11 mai 2026
written by admin9775

Plus d’une centaine de détenus, majoritairement des militaires et policiers, ont été transférés samedi de la prison centrale de Kalemie, dans la province du Tanganyika, vers la ville de Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga, selon des sources pénitentiaires.

Le convoi, placé sous haute surveillance sécuritaire, a quitté Kalemie dans le cadre d’une opération judiciaire dont les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement les détails.

D’après les informations recueillies auprès de sources pénitentiaires, les détenus transférés sont poursuivis ou déjà condamnés pour plusieurs infractions graves. Parmi les faits retenus figurent notamment la désertion, la dissipation de munitions, le meurtre, le viol, l’association de malfaiteurs ainsi que la violation des consignes militaires.

Selon les mêmes sources, ce transfert a pour objectif de permettre aux concernés de comparaître devant la Cour militaire du Grand Katanga, basée à Lubumbashi, dans le cadre de procédures en appel.

Les opérations de ce type interviennent généralement pour des raisons liées à la sécurité ou au désengorgement des établissements pénitentiaires.

Ces derniers mois, la prison centrale de Kalemie a été confrontée à plusieurs tentatives d’évasion impliquant notamment des détenus militaires, poussant les autorités à renforcer les mesures de surveillance et de sécurisation.

Par Pascal Numbi, correspondant à Lubumbashi
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Assemblée provinciale du Kongo Central : une commission spéciale mise en place avant tout vote sur les poursuites contre Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo

by admin9775 9 mai 2026
written by admin9775

L’Assemblée provinciale du Kongo Central a consacré sa plénière du jeudi 7 mai à l’examen du réquisitoire du Procureur général près la Cour de cassation visant le gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo.

Présidée par Victor Nsuami Mpaka, la séance s’est clôturée sans vote sur l’autorisation des poursuites judiciaires. Les députés provinciaux ont plutôt décidé de mettre en place une commission spéciale et temporaire chargée d’analyser le dossier conformément à l’article 43 du règlement intérieur.

Cette commission est composée des députés Mayiza, Moyo, Matoko, Kisilu, Mavungu, Landu et Atou Matubuana. Elle réunit des représentants des différents groupes parlementaires, du comité des sages ainsi que le président de la commission politique, administrative et juridique.

Le rapporteur adjoint Guylain Panzu Tsasa Mangovo a expliqué que le bureau de l’Assemblée avait préalablement examiné la question avant son inscription à l’ordre du jour.

Au cours de la plénière, le réquisitoire du Procureur général a été lu devant le gouverneur Bilolo, qui a apporté une brève réponse. La commission pourra désormais procéder à de nouvelles auditions, aussi bien du gouverneur que d’un représentant du parquet général près la Cour de cassation.

Les travaux de cette structure ont débuté ce vendredi 8 mai et devraient s’achever samedi 9 mai. Le rapport final sera ensuite présenté en plénière le lundi 11 mai, date à laquelle les élus devront finalement se prononcer sur l’autorisation ou non des poursuites judiciaires contre le chef de l’exécutif provincial.

« Aucun vote ne pouvait avoir lieu aujourd’hui sans respecter chaque étape de la procédure », a insisté l’honorable Panzu Tsasa.

Les discussions ont toutefois mis en évidence des divergences au sein de l’Assemblée provinciale, laissant entrevoir un vote décisif pour l’avenir politique et institutionnel du Kongo Central.

Par Pascal Kabeya
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Nord-Kivu : deux civils tués et plusieurs enlevés dans une attaque attribuée aux ADF à Katerain

by admin9775 6 mai 2026
written by admin9775

Deux personnes ont été tuées et plusieurs autres civils enlevés lors d’une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des ADF survenue dans la nuit de lundi à mardi dans l’agglomération de Katerain, localité située à la limite entre les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Selon Kinos Katuo, président de la société civile de Mamove, les assaillants ont fait irruption vers 4 heures du matin, ciblant principalement des civils présents dans cette zone agricole. Outre les deux personnes tuées, plusieurs habitants, majoritairement des agriculteurs, auraient été pris en otage par les rebelles. Le nombre exact de personnes enlevées n’était pas encore connu au moment de la publication.

Lors de cette incursion, les assaillants ont également incendié une moto avant de se replier avec les otages vers une destination inconnue.

Cette nouvelle attaque a provoqué un mouvement de panique au sein des populations locales, entraînant le déplacement de nombreux agriculteurs vers des zones considérées comme plus sécurisées. Plusieurs habitants craignent une intensification des incursions dans cette zone frontalière entre le Nord-Kivu et l’Ituri, régulièrement ciblée par les groupes armés.

Face à cette situation, des éléments des FARDC ont été déployés dans la zone afin de sécuriser la population et de tenter de retrouver les personnes enlevées.

Cette attaque s’inscrit dans un contexte de persistance des violences attribuées aux ADF dans l’est de la RDC, malgré les opérations militaires conjointes menées depuis plusieurs mois par les forces congolaises et ougandaises contre le groupe armé.

Les ADF demeurent l’une des principales menaces sécuritaires dans la région de Beni et dans plusieurs zones frontalières de l’Ituri, où leurs attaques continuent de provoquer morts, déplacements de populations et perturbations des activités économiques locales.

Par Paul Kambale, correspondant à Beni
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Est de la RDC : James Swan achève sa première mission de terrain sur fond de pressions pour consolider le cessez-le-feu

by admin9775 29 avril 2026
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Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo et chef de la MONUSCO, James Swan, a achevé sa première mission officielle dans l’est du pays après une tournée à Beni, Bunia et Goma, marquée par une série de consultations sécuritaires et politiques avec les autorités locales, les acteurs sécuritaires et les communautés affectées par les violences.

Au terme de cette mission, le responsable onusien a dressé un constat prudent sur la situation sécuritaire dans la région, tout en réaffirmant l’engagement de la MONUSCO à accompagner les efforts de stabilisation en cours.

La protection des civils érigée en priorité absolue

Au cours de ses différentes rencontres, James Swan a insisté sur la nécessité de renforcer la protection des populations civiles dans les provinces orientales, où l’activisme persistant des groupes armés continue de provoquer déplacements massifs, violences communautaires et violations graves des droits humains.

Le chef de la MONUSCO a indiqué avoir pris acte des préoccupations exprimées par les communautés locales, qui continuent de dénoncer la persistance de l’insécurité malgré les multiples initiatives militaires et diplomatiques engagées.

Le cessez-le-feu au cœur des efforts onusiens

L’un des axes majeurs de la mission a porté sur la consolidation du cessez-le-feu dans l’est de la RDC, alors que les violations signalées sur le terrain continuent de fragiliser les mécanismes de paix en cours.

James Swan a particulièrement mis en avant le rôle du Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE+) et du Joint Intelligence Fusion Center (JIFC), présentés comme des instruments clés pour documenter les violations, surveiller les mouvements armés et renforcer le suivi des engagements sécuritaires pris par les parties.

Les résolutions du Conseil de sécurité au centre des échanges à Goma

À Goma, les discussions ont porté sur la mise en œuvre des résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies, textes par lesquels la communauté internationale réaffirme son attachement à la souveraineté, à l’indépendance et à l’intégrité territoriale de la RDC.

Les échanges ont également abordé :

  • l’opérationnalisation des mécanismes de suivi du cessez-le-feu ;
  • l’articulation entre les initiatives régionales et internationales de paix ;
  • les moyens de renforcer la coordination entre les acteurs sécuritaires sur le terrain.

Une MONUSCO en repositionnement stratégique

Cette première tournée de James Swan dans l’est congolais intervient à un moment charnière pour la MONUSCO, confrontée à une double exigence : répondre aux attentes de protection des populations tout en redéfinissant son rôle dans un environnement sécuritaire de plus en plus régionalisé.

Le chef de mission semble vouloir repositionner la présence onusienne autour de trois axes :

  • l’appui au respect du cessez-le-feu ;
  • le soutien au renforcement de l’autorité de l’État ;
  • l’accompagnement des processus diplomatiques et sécuritaires régionaux.

Un appel à la responsabilité des parties prenantes

En conclusion de sa mission, James Swan a exhorté l’ensemble des acteurs impliqués dans le conflit à respecter leurs engagements et à privilégier les solutions politiques au recours à la force.

Le chef de la MONUSCO a réaffirmé la disponibilité de la mission à accompagner les autorités congolaises et les populations dans la recherche d’une paix durable.

Une visite à forte portée symbolique et politique

Au-delà de son caractère opérationnel, cette première mission de terrain constitue un signal politique important du nouveau leadership de la MONUSCO, qui cherche à démontrer sa présence active sur le terrain dans une phase critique de la crise sécuritaire à l’est.

Elle intervient alors que la crédibilité de la mission reste fortement scrutée par l’opinion congolaise, les autorités nationales et les partenaires régionaux, dans un contexte où les attentes en matière de résultats concrets demeurent élevées.

Par Marius Bopenga
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Nord-Kivu : la MONUSCO renforce son dispositif de vérification face à l’aggravation de la crise sécuritaire

by admin9775 27 avril 2026
written by admin9775

La réunion de Goma intervient alors que la résurgence du M23, soutenu selon Kinshasa et plusieurs partenaires internationaux par le Rwanda accusation rejetée par Kigali continue de redessiner les équilibres sécuritaires dans l’est congolais.

À cette menace s’ajoutent :

  • la persistance des FDLR dans certaines zones frontalières ;
  • les attaques récurrentes des ADF ;
  • la fragmentation persistante des groupes armés locaux.

Le conflit ne se limite ainsi plus à une insurrection interne, mais s’inscrit dans un jeu sécuritaire régional complexe impliquant plusieurs acteurs étatiques et non étatiques.

Une bataille de crédibilité entre Kinshasa et Kigali

En renforçant son architecture de renseignement, la MONUSCO cherche également à consolider la crédibilité de ses rapports dans un climat de défiance croissante entre les parties.

Les évaluations onusiennes sur les mouvements de troupes, les soutiens extérieurs ou les violations du cessez-le-feu sont désormais scrutées avec une intensité particulière par Kinshasa et Kigali, chacun cherchant à faire valoir sa lecture du conflit auprès des partenaires internationaux.

Le MCVE+ devient ainsi non seulement un outil de monitoring sécuritaire, mais aussi un instrument diplomatique de certification des faits sur un théâtre où la guerre informationnelle occupe une place croissante.

Vers une intégration accrue avec les FARDC et les partenaires régionaux

Selon plusieurs sources sécuritaires, la réunion de Goma pourrait ouvrir la voie à un partage plus étroit du renseignement entre la MONUSCO, les FARDC et les partenaires régionaux engagés dans les mécanismes de stabilisation.

Une telle évolution signalerait une transformation progressive du rôle de la mission onusienne : moins centrée sur l’interposition classique, davantage orientée vers l’appui analytique, la fusion du renseignement et la coordination stratégique.

Une ONU en quête de repositionnement stratégique

Critiquée pour son efficacité limitée sur le terrain et contestée par une partie de l’opinion congolaise, la MONUSCO semble chercher à redéfinir sa valeur ajoutée dans un contexte où son mandat militaire traditionnel est de plus en plus remis en question.

Le renforcement du MCVE+ pourrait ainsi marquer un repositionnement vers un rôle plus technocratique et stratégique : celui d’arbitre informationnel, de fournisseur de renseignement et de garant de la traçabilité des violations dans un conflit régionalisé à haute intensité diplomatique.

Un enjeu déterminant pour la suite du processus de paix

À terme, la capacité du MCVE+ à produire des données crédibles, exploitables et politiquement acceptées pourrait peser directement sur les négociations régionales en cours, notamment dans le cadre des mécanismes de paix soutenus par les États-Unis, l’Union africaine et le Qatar.

Dans l’est congolais, la maîtrise du récit stratégique est désormais presque aussi déterminante que la maîtrise du terrain.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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