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Province

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Les Forces armées de la République démocratique du Congo reprennent Mukole et Kazinga aux rebelles de l’AFC/M23 au Nord-Kivu

by admin9775 11 mars 2026
written by admin9775

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les combattants wazalendo, ont repris plusieurs positions stratégiques aux rebelles de l’AFC/M23 lors d’affrontements violents survenus lundi 9 mars 2026 dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo.

Selon des sources coutumières et sécuritaires, les forces gouvernementales ont d’abord délogé les rebelles de la position de Mukole, située dans la localité de Balindu, dans le groupement Kisimba, territoire de Walikale.

Cette reconquête est intervenue à l’issue d’une offensive menée contre cette position stratégique occupée par les rebelles depuis plusieurs jours.

Une position stratégique pour surveiller plusieurs localités

La reprise de Mukole permet désormais aux FARDC et aux wazalendo de disposer d’une position stratégique pour surveiller plusieurs localités environnantes, notamment Ihula et Kalonge dans le territoire de Walikale, ainsi que Kalembe dans le territoire voisin de Masisi, des zones encore sous contrôle de la rébellion.

Cette avancée intervient au lendemain d’une autre reprise importante : celle de l’agglomération stratégique de Kazinga, dans le secteur d’Osso Banyungu, territoire de Masisi.

Après deux semaines d’occupation par les rebelles, l’armée congolaise et les miliciens wazalendo ont lancé une offensive qui a permis de reprendre le contrôle de cette localité.

Les combats, marqués par l’utilisation d’armes lourdes et légères, ont duré toute la journée avant que la zone ne retrouve un calme relatif en fin d’après-midi.

Une population déplacée et des conditions humanitaires difficiles

Durant l’occupation rebelle, de nombreux habitants ont fui leurs habitations pour se réfugier dans la brousse, où ils font face à des conditions humanitaires difficiles.

La reprise de Kazinga intervient quelques jours après le retrait des rebelles des localités de Buabo et Ndete, également situées dans cette zone. Selon plusieurs sources locales, les combattants de l’AFC/M23 se seraient repliés vers Ihula, à la limite entre les territoires de Walikale et de Rutshuru.

Embuscade et pillage sur l’axe Kashebere–Kibati

Par ailleurs, un incident sécuritaire a été signalé sur le tronçon routier reliant Kashebere et Kibati, dans une zone actuellement sous contrôle des rebelles de l’AFC/M23.

Selon des sources locales, une embuscade a été tendue à Lukoma, dans la localité Banaulengo, près de Kikamata 2. Des hommes armés ont attaqué un convoi de commerçants, emportant de l’argent, des téléphones portables et divers biens de valeur transportés sur des motos.

Malgré cette attaque, les commerçants ont poursuivi leur route en direction de Walikale.

Cet incident survient moins d’une semaine après la reprise du trafic sur cet axe routier, récemment rouvert à la circulation après plusieurs perturbations liées à l’insécurité.

La Communauté des États d’Afrique de l’Est appelle à un cessez-le-feu

Pendant ce temps, la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC) a appelé les différentes parties au conflit à cesser les hostilités et à observer un cessez-le-feu.

Cet appel a été lancé à l’issue du 25ᵉ sommet des chefs d’État de l’EAC, tenu le 7 mars 2026 à Arusha, en Tanzanie.

Cette recommandation intervient alors que plusieurs violations du cessez-le-feu continuent d’être signalées dans l’Est de la RDC, malgré les engagements pris dans le cadre des Accords de Washington du 4 décembre 2025 et de l’accord conclu à Doha le 19 juillet 2025.

Selon le communiqué final de l’EAC, le sommet a examiné un rapport d’étape sur la mise en œuvre du processus de Nairobi visant à restaurer la paix et la stabilité dans l’est de la RDC.

Malgré ces initiatives diplomatiques, la situation sécuritaire reste préoccupante dans la région, où les affrontements entre la rébellion de l’AFC/M23 que les Nations unies accusent d’être soutenue par le Rwanda et les forces gouvernementales continuent d’aggraver la crise humanitaire et de fragiliser les populations civiles.

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Nuit de tirs à Goma : des tensions internes signalées parmi des combattants rebelles

by admin9775 10 mars 2026
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La ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, a été secouée par des crépitements de balles presque toute la nuit, provoquant l’inquiétude parmi les habitants de plusieurs quartiers.

« Nous n’avons pas fermé l’œil dans le quartier Katoyi, vers HOREBU, du côté de l’entrée de la mosquée », a témoigné un habitant.

Selon plusieurs sources locales, ces tirs seraient liés à des tensions internes au sein de groupes rebelles présents dans la zone. Certains combattants, confrontés à des retards de paiement, tenteraient de subvenir à leurs besoins par divers moyens, ce qui alimenterait des disputes internes.

D’après des sources militaires au sein de la rébellion, un combattant identifié comme Tumusifu Maniraguha aurait été abattu par ses propres collègues dans le territoire de Nyiragongo, au nord de la ville de Goma. Il était accusé d’avoir détourné une partie d’un butin, selon ces mêmes sources.

Ces incidents illustrent les tensions qui persistent dans certaines zones autour de Goma, où la présence de groupes armés continue d’alimenter l’insécurité et la peur parmi les populations civiles.

L’agglomération stratégique de Kazinga, dans le secteur d’Osso Banyungu (territoire de Masisi) au Nord-Kivu, est de nouveau sous contrôle des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) depuis ce lundi 9 mars 2026. 

Après deux semaines d’occupation par les rebelles de l’AFC/M23, l’armée appuyée par les miliciens wazalendo  ont mené une offensive qui a abouti à la reconquête de cette entité.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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RDC: ce que l’on sait de l’annonce de libération de militaires FARDC par l’AFC/M23

by admin9775 10 mars 2026
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L’annonce, par l’AFC/M23, de la libération prochaine de militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) remet sur le devant de la scène la question sensible des détenus liée au conflit dans l’est du pays. Le mouvement parle de 5 000 hommes. Selon des informations rapportées par RFI, environ 2 700 militaires congolais seraient concernés par cette mesure que le mouvement présente comme un geste de bonne foi. Mais au-delà de l’annonce, les contours de l’opération restent encore flous, et son éventuelle mise en œuvre dépend de plusieurs étapes logistiques et diplomatiques.

Les militaires dont la libération est évoquée ne constituent pas un groupe homogène. Plusieurs catégories sont mentionnées.

La première concerne des soldats qui auraient refusé de combattre dans les rangs de l’Armée révolutionnaire congolaise (ARC), la branche armée de l’AFC/M23. À leurs côtés, figurent des militaires blessés qui étaient, jusque-là, soignés dans des hôpitaux de Goma.

D’autres appartiendraient à des catégories plus fragiles au sein de l’institution militaire. Certains sont considérés comme invalides, tandis que d’autres sont des soldats âgés ayant dépassé l’âge de servir dans l’armée.

Enfin, des militaires faits prisonniers au cours des combats figureraient également parmi les personnes concernées par cette libération annoncée.

Le CICR prêt à accompagner une opération humanitaire

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), régulièrement impliqué dans ce type d’opérations, a réagi avec prudence. Sans confirmer le nombre de personnes concernées, l’organisation indique avoir pris connaissance de l’annonce.

« Le CICR a pris connaissance du communiqué de l’AFC/M23 annonçant sa décision de libérer un certain nombre d’éléments FARDC détenus. En tant qu’intermédiaire neutre, le CICR se tient prêt à accompagner une telle opération avec l’accord de toutes les parties », a déclaré François Moreillon, chef de la délégation du CICR en RDC.

Selon plusieurs sources, le mouvement rebelle échange avec le CICR depuis plusieurs mois sur cette question. Le sujet avait également été évoqué, le mois dernier, lors de discussions entre des représentants de l’AFC/M23 et Hadja Lahbib, commissaire européenne chargée de la gestion des crises.

Un geste présenté comme un signe d’ouverture

Du côté de l’AFC/M23, cette annonce est présentée comme un geste de bonne foi. Le mouvement affirme attendre, en retour, la libération de ses propres membres détenus à Kinshasa.

L’initiative s’inscrit dans un contexte où les deux parties avaient signé, en septembre 2025, un mécanisme pour la libération des détenus, salué à l’époque comme une avancée importante dans la gestion des conséquences du conflit. Près de sept mois plus tard, cependant, peu de progrès visibles ont été enregistrés dans la mise en œuvre de ce mécanisme.

Des réactions sceptiques à Kinshasa

À Kinshasa, l’annonce de l’AFC/M23 a été accueillie avec réserve. Avant sa publication, certains responsables affirment ne pas avoir été informés de cette initiative.

Plusieurs dirigeants accusent le mouvement rebelle de chercher avant tout un bénéfice politique et diplomatique. Un responsable sécuritaire avance une autre lecture. Selon lui, cette libération pourrait aussi traduire la difficulté pour l’AFC/M23 d’entretenir durablement un nombre important de militaires captifs.

Un processus logistique potentiellement long

Même si une libération devait se concrétiser, le processus pourrait prendre du temps. Il devrait passer par plusieurs étapes de clarification et de planification impliquant le CICR et les autorités congolaises.

Un précédent illustre l’ampleur de ce type d’opération. L’an dernier, le transfert de 1 300 personnes désarmées des forces gouvernementales et de leurs familles de Goma vers Kinshasa, facilité par le CICR et la MONUSCO, avait nécessité plus de 60 rotations d’avions et d’hélicoptères. Une opération de plus grande ampleur demanderait donc une organisation logistique particulièrement complexe.

Un mécanisme d’échanges encore bloqué

Dans le cadre du mécanisme signé en septembre 2025, les deux parties ont déjà établi des listes de détenus, transmises au CICR en tant qu’intermédiaire humanitaire neutre.

Du côté du gouvernement congolais, une commission technique d’identification a été mise en place pour examiner ces dossiers. À ce stade, toutefois, aucune libération n’a encore été effectuée dans le cadre de l’accord de Doha.

Selon des informations de RFI, certains détenus figurant sur ces listes ont déjà reçu la visite d’équipes du CICR.

La question du calendrier reste cependant incertaine. Kinshasa se montre discret et invoque la confidentialité de l’opération et la protection de l’identité des personnes concernées.

Face à ces blocages, plusieurs acteurs internationaux tentent d’encourager les avancées. Mirjana Spoljaric, présidente du CICR, s’est rendue dans la région, en septembre dernier – à Kinshasa, Kigali et Goma – et a abordé notamment ces questions avec les différentes parties.

Selon plusieurs sources, la médiation qatarienne est également en contact avec le CICR et les protagonistes du conflit, afin de faire progresser le processus.

RFI

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Goma : les fortes détonations au nord de la ville liées à des exercices du Mouvement du 23 mars, pas à des affrontements

by admin9775 8 mars 2026
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De fortes détonations entendues ce dimanche 8 mars au nord de Goma ont suscité l’inquiétude parmi les habitants. Plusieurs rumeurs faisaient état d’affrontements entre les groupes d’autodéfense dits Wazalendo et les rebelles de l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars (AFC/M23).

Des sources locales avaient initialement évoqué des combats qui auraient commencé dans la zone de Rugari, notamment du côté de Kanombe, dans le territoire de Rutshuru, avant de s’étendre vers Mutaho dans le territoire de Nyiragongo.

Depuis la matinée de dimanche, des habitants de la partie nord de Goma affirmaient entendre des tirs nourris d’armes lourdes et légères provenant de cette zone, ce qui a provoqué une vive inquiétude au sein de la population.

Pas d’affrontements signalés

Cependant, après vérification auprès de sources locales et sécuritaires sur le terrain, aucune confrontation n’a été confirmée dans le Parc national des Virunga ni dans la localité de Mutaho.

Selon ces sources, les détonations entendues proviennent plutôt d’exercices militaires menés par des éléments du M23 pour entraîner de nouveaux combattants.

Exercices militaires au nord de Goma

Les observations sur le terrain indiquent que les rebelles sont regroupés dans un champ de tir situé au nord de Goma, à Kilimanyoka, dans une ancienne position des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Dans cette zone, ils procèdent à des exercices de manipulation d’armes lourdes destinés à former de nouveaux éléments. Ces manœuvres expliqueraient les fortes détonations entendues dans plusieurs quartiers de la ville.

Selon les informations recueillies, ces exercices se déroulent sans confrontation avec les forces locales ni avec la population civile.

Les responsables rebelles appellent par ailleurs la population au calme, affirmant qu’il ne s’agit pas de combats mais d’activités d’entraînement militaire.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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Drame minier à Rubaya : plus de 200 morts dans un éboulement sur un site pourtant classé zone rouge

by admin9775 5 mars 2026
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Un éboulement tragique survenu le 3 mars 2026 sur les sites miniers de Rubaya, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, a fait plus de 200 morts, dont environ 70 enfants mineurs, et de nombreux blessés, selon un communiqué du ministère des Mines.

De violentes pluies diluviennes ayant frappé la région ont provoqué un glissement de terrain qui a englouti plusieurs galeries minières, rendant les opérations de secours particulièrement difficiles dans cette zone actuellement sous contrôle de la rébellion AFC/M23.

Le gouvernement congolais a dénoncé avec fermeté les conditions d’exploitation « précaires imposées aux populations civiles dans ces zones hors de contrôle de l’État ». L’absence forcée du SAEMAPE et des services de régulation aurait privé les artisans miniers de tout encadrement sécuritaire élémentaire, accentuant leur vulnérabilité face à ce type de catastrophe.

Une mine déjà classée « zone rouge »

Cette tragédie a profondément attristé le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, qui s’était déjà opposé à la poursuite des activités sur ce site.

« Je suis dans la tristesse de présenter mes condoléances les plus sincères à toutes les familles éprouvées à la suite de l’événement qui vient encore de se produire. Nous devons mettre fin à cette comptabilité macabre. J’avais déjà classé cette mine en zone rouge, une zone où l’exploitation ne doit plus être autorisée afin d’éviter de telles tragédies », a-t-il déclaré.

Face à cette situation, l’exécutif rappelle que le site de Rubaya avait été officiellement reclassé « zone rouge » par un arrêté ministériel du 12 février 2025, prorogé par un autre arrêté du 3 novembre 2025.

Cette décision, conforme aux normes de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et aux recommandations de l’Organisation de coopération et de développement économiques sur les chaînes d’approvisionnement responsables, interdit formellement toute exploitation et commercialisation des minerais provenant de cette zone à haut risque.

Des minerais liés aux violations des droits humains

Le communiqué du ministère précise que le classement en zone rouge vise également à signaler à la communauté internationale que les minerais de Rubaya sont « entachés de violations des droits humains, de travail forcé et de présence de groupes armés ».

Pour les autorités congolaises, cette mesure souligne l’urgence de protéger les populations civiles et de mettre fin aux activités minières dangereuses dans les zones de conflit.

Des mesures d’urgence annoncées

Afin de faire face à la catastrophe, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures d’urgence, notamment un suivi humanitaire assuré par la division délocalisée du ministère à Beni. Celle-ci collabore avec différents partenaires pour renforcer la protection des enfants et soutenir les opérations de secours.

Parallèlement, Kinshasa affirme poursuivre ses efforts pour « restaurer l’autorité de l’État » dans cette partie de l’Est du pays et mettre fin à l’exploitation illégale des ressources naturelles.

Le ministère des Mines s’est enfin engagé à assurer la transparence sur l’évolution de la situation en publiant des mises à jour régulières « au fur et à mesure de l’identification des victimes », afin d’informer la population et la communauté internationale tout en coordonnant les interventions humanitaires dans cette région particulièrement fragile.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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Kisangani : quatre drones interceptés à l’aéroport de Bangboka

by admin9775 2 mars 2026
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Un nouveau drone a visé, dans l’après-midi de ce dimanche 1er mars 2026, l’aéroport international de Bangboka à Kisangani. Selon des sources sécuritaires, le vecteur a été intercepté par les éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) déployés sur le site.

Au total, quatre drones ont été neutralisés au cours de la journée, respectivement à 15h48, 17h30, 19h30 et 19h48. Le dernier engin aurait été abattu alors qu’un avion de la Compagnie Africaine d’Aviation (CAA) était en phase d’atterrissage.

Psychose et tirs entendus

Une vive tension a été observée dans l’enceinte aéroportuaire lorsque les forces de sécurité ont commencé à déjouer l’attaque. Des tirs d’armes légères ont été entendus durant plusieurs minutes, provoquant un mouvement de panique chez certains usagers.

Si quelques personnes ont préféré quitter les lieux, plusieurs passagers en attente de leurs vols sont restés. Un appareil a d’ailleurs atterri peu après les incidents, et d’autres vols programmés en soirée ont été maintenus.

Contexte d’escalade

Ces événements interviennent dans un contexte marqué par la multiplication d’attaques de drones à la mi-février. L’Alliance Fleuve Congo-Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) avait revendiqué certaines de ces opérations, affirmant avoir ciblé un centre de commandement des drones de l’armée.

Cette nouvelle attaque survient également après des frappes aériennes menées par les FARDC contre des positions rebelles. Selon plusieurs sources concordantes, Willy Ngoma, porte-parole militaire de l’AFC/M23, aurait trouvé la mort avec d’autres officiers à Rubaya.

La situation sécuritaire demeure tendue, alors que les autorités poursuivent leurs opérations de sécurisation des infrastructures stratégiques dans la région.

Par Marius Bopenga
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Sud-Kivu : au moins 172 corps retrouvés dans deux fosses communes à Uvira

by admin9775 28 février 2026
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Au moins 172 corps ont été découverts dans deux fosses communes à Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo, après le retrait du groupe rebelle AFC/M23, selon les autorités provinciales.

Les rebelles avaient brièvement pris le contrôle de cette ville stratégique située sur les rives du lac Tanganyika, près de la frontière avec le Burundi, en décembre, avant de se retirer une semaine plus tard. L’armée congolaise a réinvesti la localité le mois dernier.

Deux sites identifiés à Kilomoni et Kavimvira

Le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, a indiqué à nos confrères de Reuters que les fosses avaient été découvertes dans les quartiers de Kilomoni et Kavimvira. L’une contiendrait 31 corps, l’autre 141, selon des déclarations enregistrées mardi et diffusées jeudi dans le pays.

Un militant local des droits humains, Mashauri Mwindule, a également évoqué la découverte d’autres tombes à Kabimba, un village situé à environ 8 kilomètres d’Uvira.

Accusations croisées et vérifications en cours

Le porte-parole de l’AFC/M23, Lawrence Kanyuka, a déclaré ne pas être informé de l’existence de ces fosses durant la période de contrôle du groupe sur la ville, accusant le gouvernement de mener une campagne de propagande pour ternir son image.

L’agence Reuters indique ne pas avoir été en mesure de vérifier de manière indépendante les circonstances des décès.

En décembre, Human Rights Watch (HRW) avait rapporté que des combattants du M23 avaient procédé à des exécutions sommaires à Uvira, citant des témoignages de résidents et une source onusienne. L’AFC/M23 avait rejeté ces accusations, dénonçant une « campagne de désinformation ».

HRW a également affirmé que l’armée congolaise et des milices alliées auraient commis des exactions avant la prise de la ville par les rebelles et lors de leur repli.

Contexte régional tendu

L’AFC/M23 contrôle actuellement plusieurs zones dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, après une offensive éclair l’an dernier marquée par la prise de villes stratégiques comme Goma et Bukavu.

Le Rwanda rejette les accusations du gouvernement congolais, des Nations Unies et de puissances occidentales selon lesquelles il soutiendrait le M23 en armes et en troupes.

Malgré des initiatives de médiation menées notamment par le Qatar et les États-Unis, les combats se poursuivent sur plusieurs fronts dans l’est de la RDC, aggravant une crise humanitaire déjà profonde dans la région des Grands Lacs.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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Sud-Kivu : le gouvernement tient un conseil de sécurité élargi à Uvira pour restaurer l’autorité de l’État

by admin9775 26 février 2026
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Le gouvernement congolais a tenu, mercredi 25 février, un conseil de sécurité élargi dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu, dans le cadre d’une mission officielle destinée à évaluer et accélérer la restauration de l’autorité de l’État après les récents troubles sécuritaires ayant affecté la région.

Conduite notamment par le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, la mission vise à rétablir pleinement la présence des institutions publiques dans cette partie du territoire.

« Nous avons tenu un conseil de sécurité élargi ici dans la ville d’Uvira. Nous sommes dans une mission gouvernementale avec pour objectif principal de faire le suivi des initiatives de la restauration de l’autorité de l’État. C’est dans ce cadre-là que nous avons eu des discussions avec le gouverneur de la province du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, dans la ville d’Uvira. Cela va nous permettre de rentrer à Kinshasa et de faire un rapport assez détaillé pour que, dans la suite, nous puissions, à travers le gouvernement, prendre en charge tous les besoins pour cette première étape », a déclaré le vice-Premier ministre.

Retour des réfugiés et redéploiement des institutions

Dans la même journée, une délégation officielle s’est rendue à Uvira, chef-lieu provisoire du Sud-Kivu, afin d’évaluer la situation sécuritaire et humanitaire en vue d’organiser le retour des réfugiés, principalement installés au Burundi voisin. Ces populations avaient fui lors de l’occupation de la ville par la rébellion de l’AFC/M23.

« Au lendemain des évènements qu’a subis la ville d’Uvira, bon nombre de nos populations se sont déplacées et se trouvent aujourd’hui en refuge dans les pays voisins. Le Gouvernement est en train aussi d’organiser le retour de cette population, mais la restauration de l’autorité de l’État se vit aussi principalement par le retour des institutions de la République. Il faut que chaque responsable reprenne son poste et ses charges au bénéfice de la population », a poursuivi Jacquemain Shabani.

Réouverture de la frontière avec le Burundi

Au cours de cette mission, le vice-Premier ministre de l’Intérieur a procédé à la réouverture officielle de la frontière entre la RDC et le Burundi. La cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre des Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité, Ève Bazaiba, ainsi que du ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni.

Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large visant à rétablir la libre circulation des personnes et des biens, tout en consolidant la stabilité institutionnelle dans une province marquée par des épisodes récents d’instabilité sécuritaire.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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Nord-Kivu : intensification des combats entre l’AFC/M23 et les forces pro-gouvernementales à Masisi et Kalehe

by admin9775 26 février 2026
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Les affrontements entre l’AFC/M23 et la coalition des Wazalendo, alliée aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), se sont intensifiés ce mercredi dans les territoires de Masisi et de Kalehe, au Nord-Kivu, selon plusieurs sources locales.

Les combats se concentrent notamment dans le village de Kasenyi, situé dans le groupement Kibabi 1er, ainsi qu’à Mahanga, dans le groupement Nyamaboko 1er. D’après ces sources, les rebelles auraient lancé une contre-offensive après la reconquête, mardi soir, de plusieurs positions par les forces gouvernementales et leurs alliés.

Violents échanges à Mahanga et Kasenyi

Depuis tôt ce mercredi, de fortes détonations d’armes lourdes et légères sont signalées à Mahanga, dans la localité de Butsike. La veille, la coalition Wazalendo-FARDC avait repris les villages de Kazinga et Ndete, marquant une avancée significative dans cette zone stratégique du sud du territoire de Masisi.

Des sources locales indiquent que les combattants pro-gouvernementaux chercheraient à consolider leur emprise sur l’ensemble de cette entité en vue de poursuivre leur progression vers Masisi-Centre. En réaction, l’AFC/M23 aurait redéployé des renforts en hommes et en munitions afin de reprendre Kasenyi, un point de passage clé sur l’axe menant à la cité minière de Rubaya.

La perte temporaire de cette localité a été perçue comme un revers important pour la rébellion, dans un contexte d’avancée des FARDC et des Wazalendo sur plusieurs positions.

Rubaya, enjeu stratégique

Parallèlement, des sources concordantes font état d’une contre-attaque de l’AFC/M23 à Kasenyi visant à freiner l’avancée des forces pro-gouvernementales vers Rubaya, toujours sous contrôle rebelle. Cette cité minière, riche en coltan, constitue un bastion stratégique pour le mouvement.

La tension y demeure vive depuis qu’une position rebelle a été ciblée, mardi vers 3 heures du matin, par une frappe aérienne attribuée aux FARDC à Kishusha, près de Rubaya. Plusieurs habitants auraient quitté la zone par crainte de représailles ou d’une intensification des combats.

Crise humanitaire aggravée

Ces affrontements, qui entrent dans leur dixième jour consécutif, aggravent une situation humanitaire déjà préoccupante. La majorité des habitants de Kazinga, Ndete, Chugi et Kaniro avaient déjà fui leurs villages. Depuis ce matin, des habitants et plusieurs éleveurs de Mahanga se déplacent à leur tour vers des zones jugées plus sûres.

À Kasenyi et dans ses environs, les détonations entendues depuis la mi-journée ont provoqué un nouveau mouvement de panique. Des familles abandonnent habitations et biens pour échapper aux combats.

La multiplication des déplacements complique davantage l’accès à l’aide humanitaire et expose les civils à des conditions de vie de plus en plus précaires, dans une région où l’insécurité demeure persistante.

Par Pascal Kabeya
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Plus de 3 millions USD alloués pour soutenir les ex-miliciens en Ituri

by admin9775 24 février 2026
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Le Fonds de cohérence pour soutenir le retour des déplacés et la stabilisation des zones en conflit a alloué une enveloppe de 3 160 000 USD en appui au retour des déplacés et à la réinsertion des ex-miliciens dans les territoires de Djugu, Irumu et Mahagi, en Ituri.
Ce programme a été lancé lundi 23 février à Bunia, en présence de nombreux responsables étatiques et onusiens.

Il vise notamment à appuyer le Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRC‑S), ainsi que la transition de la MONUSCO.

Exécuté par un consortium d’organisations -parmi lesquelles le PNUD, qui en assure le leadership, l’OIM, ONU Femmes, l’UNICEF et le BCNUDH le projet prévoit plusieurs activités destinées à créer les conditions propices au retour de la paix dans cette province.

Axel Kotoga, responsable du bureau du PNUD à Bunia, a expliqué qu’il s’agit avant tout de travailler aux côtés des autorités provinciales pour appuyer les efforts déjà engagés en vue de soutenir le PDDRC‑S. Il a ajouté que le projet entend collaborer avec toutes les parties prenantes afin de favoriser le retour de la sécurité dans ces zones où les communautés ont été contraintes de fuir en raison des violences.

« Enfin, il faudra promouvoir un climat de cohabitation et de cohésion sociale entre les communautés d’accueil, tout en apportant un soutien aux anciens combattants des groupes armés pour leur réintégration dans leurs milieux d’origine », a déclaré Axel Kotoga.

Les résultats attendus de ce projet pourraient marquer un tournant dans les efforts de stabilisation de l’Ituri, en permettant non seulement le retour des déplacés, mais aussi en renforçant les conditions d’une paix durable, estiment certains observateurs.

Ce projet intervient dans une région encore en proie à l’activisme de plusieurs groupes armés.

Radio okapi

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