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Category:

Santé

À la UneSanté

Kasaï Oriental : La campagne de la maternité gratuite lancée

by Sam's Londele 7 février 2024
written by Sam's Londele

La gouverneure intérimaire du Kasaï Oriental a lancé, mardi 06 février, à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province, la campagne de la maternité gratuite. C’était à l’Hôpital du gouvernement provincial (HGP).

C’est une initiative du président de la République qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Couverture santé universelle, prévoyant la prise en charge de l’accouchement et des nouveaux-nés.

« La gratuité concerne, entre autres, les consultations prénatales, les échographies, les accouchements simples et compliqués, les soins du nouveau-né, la vaccination, les consultations post-natales, la planification familiale et l’accès aux médicaments», a dit le chef de Division de la santé, Bonheur Tshiteku.

De son côté, l’autorité provinciale a indiqué que cette campagne va couvrir les accouchements simples, par césarienne, les soins du nouveau-né, les vaccinations, les consultations près et post-natales, les services, la planification familiale et l’accès aux médicaments essentiels.

« J’invite le personnel soignant de l’hôpital du gouvernement provincial de prendre les dispositions idoines pour la réussite totale de cette initiative présidentielle au Kasaï Oriental. J’invite la population de la province à s’approprier ce programme pour le bien de tous », a dit la gouverneure Julie Kalenga.

À noter que cette campagne va s’étendra sur l’ensemble de la province du Kasaï Oriental pour permettre à toutes les femmes d’en bénéficier.

Mwambilayi/Kananga

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Flambée des cas de cancers : la pollution incriminée

by Sam's Londele 4 février 2024
written by Sam's Londele

Une étude de l’OMS parue jeudi anticipe une hausse de 77 % des cas de cancer à l’échelle mondiale d’ici 2050. Parmi les facteurs alimentant la flambée des cas, la pollution de l’air, même si celle-ci ne nous touche pas de manière uniforme : décryptage avec le porte-parole de la Ligue contre le cancer et une épidémiologiste spécialisée dans la prévention.   

Sentinelle de la santé humaine, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est rarement porteuse de bonnes nouvelles. Elle n’a pas dérogé à la règle, jeudi 1er février : l’institution onusienne anticipe une hausse de quelque 35 millions de nouveaux cas de cancer d’ici 2050. Soit 77 % de plus qu’en 2022, a précisé l’agence de l’Organisation spécialisée dans cette maladie.

Parmi les facteurs clés de l’augmentation de l’incidence incriminés par l’étude, la pollution de l’air.

Des particules fines, puis un bug cellulaire

« Il s’agit ici essentiellement de la pollution aux particules fines« , précise le Dr Emmanuel Ricard, porte-parole de la Ligue contre le cancer.

Le diesel des pots d’échappement est l’une des principales sources de ces particules, poursuit-il : les plus fines d’entre elles peuvent descendre dans l’arborescence du poumon, jusqu’aux alvéoles, ces petits « sacs » où se fait l’échange de gaz entre le poumon et le sang, oxygénant celui-ci.

Nos cellules de défense vont « vouloir » supprimer ces particules. Il s’ensuit une inflammation. Celle-ci finit par dérégler les cellules qui, au lieu de continuer à se répliquer de façon saine, vont se mettre à « bugguer », devenant cancéreuses. « Ne respectant rien, ces cellules cancéreuses se multiplient et font une tumeur », vulgarise le médecin.

Plus nombreux, plus vieux, plus de malades

Clairement signalés par l’étude, au moins deux facteurs de cette hausse des cas n’ont aucun lien avec la pollution. Démographique, le premier facteur n’est qu’un simple biais arithmétique : le nombre d’êtres humains ne cessant d’augmenter, le nombre total de cas de cancer s’accroît aussi.

Plus nombreuse, notre espèce est par ailleurs vieillissante. « Or le cancer est un problème d’immunité, et plus on vieillit, plus l’immunité baisse. Résultat : plus la population aura une espérance de vie importante, plus elle sera soumise au cancer. »

Autre trompe-l’œil classique de toute donnée épidémiologique : le meilleur diagnostic de cas. Des cas qui existaient déjà jadis, mais échappaient simplement aux radars de la médecine, sont désormais détectés, faisant augmenter les chiffres.

Pis, pour l’épidémiologiste Catherine Hill, on observe des situations de « surdiagnostic », où on confond présence de cellules cancéreuses et cancer à proprement parler.

Cas d’école en la matière, le cancer de la prostate : selon l’Institut de veille sanitaire (INVS), 30 % des hommes de 30 ans et 80 % des hommes de 80 ans ont des cellules cancéreuses dans leur prostate. « C’est extrêmement fréquent : il est donc évident que toutes ces cellules cancéreuses ne donnent pas lieu à des cancers symptomatiques », explique cette spécialiste de la fréquence et des causes du cancer.

Pollution et mauvaises habitudes

De plus en plus d’études établissent – souvent au conditionnel – un lien entre la pollution et la dégradation de notre santé, y compris mentale. Déprimant : la pollution aggraverait même la dépression.

« Une mode » truffée d’approximations scientifiques, s’agace Catherine Hill. Après le tabac, la consommation d’alcool est la première cause de cancer en France selon l’OMS, rappelle l’épidémiologiste. « La pollution cause en France 50 fois moins de cancers que le tabac et 20 fois moins que l’alcool », souligne-t-elle, citant une étude du centre international de recherche sur le cancer de l’OMS.

Mais on aurait tort de percevoir les facteurs du cancer comme des vases clos, nuance le porte-parole de la Ligue contre le cancer. Face à plusieurs facteurs, on assiste non pas à une simple addition, mais plutôt à une démultiplication du risque. Les connaissances que nous avons sur l’incidence de l’alliance tabac-alcool se démontrent ailleurs, poursuit-il : « On a ainsi pu trouver, dans le cancer du poumon, des gènes autant impactés par la cigarette que par la pollution atmosphérique ».

Le « Sud », ce « dépotoir » du monde

Mais ce facteur pollution n’est pas le même pour tous, car nous ne respirons pas tous le même air. « Dans les grandes villes de Chine, d’Inde, d’Amérique du Sud, à Tananarive [à Madagascar, NDLR], ou encore au Caire, la pollution est telle que des nuages de particules se forment. Sous ce ‘smog’, les gens développent des cancers du poumons, exactement comme dans l’Angleterre de la révolution industrielle », constate Emmanuel Ricard.

Il y a désormais un transfert de pollution vers un « Sud », utilisé comme le « dépotoir du monde », poursuit Emmanuel Ricard : « Outre les usines ‘à risque’ que les pays industrialisés préfèrent délocaliser, on vend aux économies en développement des dérivés pétroliers à bas prix, mais de qualité moindre ».

Celles et ceux qui ont fréquenté les mégalopoles de ces pays approuveront : la pollution y semble plus « piquante ». C’est parce qu’elle est effectivement plus agressive, explique Emmanuel Ricard : « Les diesels utilisés sont encore plus riches en soufre et en azote que ceux rejetés en Europe ».

Pour lui, le rapport de l’OMS met ainsi en évidence une transition épidémiologique : des pays qui étaient surtout impactés par les maladies infectieuses – lesquelles ont reculé – vont faire face à la multiplication des maladies qu’on trouvait plutôt dans les pays occidentaux, comme les cancers.

Déclic écologique ?

Parmi ces derniers, la France, où la qualité de l’air s’améliore depuis une trentaine d’années. Dans l’aire métropolitaine toulousaine, par exemple, les particules fines et d’oxyde d’azote ont respectivement baissé de 40 % et 17 % entre 2009 et 2019. L’incidence positive sur les maladies cardiovasculaires, les accidents vasculaires cérébraux, les infarctus et les cancers est démontrée, remarque Emmanuel Ricard.

Moins réjouissant : l’étude menée en région toulousaine conclut aussi que la population économiquement défavorisée est plus exposée à la pollution de l’air et concernée par des décès attribuables à une exposition à long terme.

Par-delà ces disparités socio-économiques, Xavier Briffault, chercheur en sciences sociales et philosophie de la santé au CNRS, entrevoit un déclic écologique : en démontrant une corrélation directe entre la santé et la dégradation de l’environnement, la science nous ferait passer d’une écologie éthique à une écologie de santé publique.

D’autant que la santé n’est pas qu’une finalité du combat écologique, mais aussi un moyen, renchérit le chercheur : mobilisant nos peurs, la question sanitaire permet de faire pression sur les politiques selon cet argumentaire, « Non seulement vous tuez la planète mais vous nous tuez ».

Le « polluer, c’est mal » tomberait ainsi en désuétude : nous prendrions conscience que polluer, « ça fait du mal ».

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

SADC : Antipas Mbusa Nyamwisi porte la voix de la RDC dans la lutte contre le choléra dans la région

by Sam's Londele 3 février 2024
written by Sam's Londele

Les pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont pris part, le vendredi 02 février par visioconférence, à la réunion extraordinaire sur le Choléra.

La République démocratique du Congo a été représentée par le ministre d’Etat en charge de l’intégration régionale, Antipas Mbusa Nyamwisi, assisté du vice-ministre de la Santé, Serge Emmanuel Holen.

Ce sommet des chefs d’État et ministres de la santé de la SADC a été présidé par le président angolais João Lourenço, également président de la SADC dans le cadre de la lutte contre le choléra.

Dans son mot, le Ministre congolais de l’Intégration régionale, représentant le président Félix Tshisekedi, a salué cette initiative tout en présentant les causes majeures de la récurrence de cette épidémie dans la région.

Au cours de ce sommet, les Chefs d’États et des gouvernements ont approuvé quelques recommandations formulées par les ministres de la Santé sur les mesures à prendre par les pays membres de la SADC. Il s’agit notamment de renforcement de la collaboration régionale sur l’évaluation du risque épidémiologique transfrontalier pour améliorer la détection précoce; l’augmentation du budget alloué aux actions inscrites aux titres du programme « WASH » (l’eau, assainissement, et hygiène pour tous).

Le sommet a également approuvé la nomination du président Zambien comme champion régional de la lutte contre le choléra.

Elysée Mafu

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Santé : Plus de 1.500 cas de décès suite au paludisme en 2023

by Ruben Yale 18 janvier 2024
written by Ruben Yale

La ville de Kinshasa a enregistrée 1.583 cas de décès dus au paludisme sur le nombre de 443.964 cas notifiés en 2023.

Ces statistiques ont été révélées par la Ministre provinciale de la Santé, Lydie Nemba Lemba, au cours d’une conférence de presse tenue ce vendredi 12 janvier 2024 à Kinshasa.

« Le paludisme tue et continue à tuer. A cet effet, les statistiques de la morbidité et de la mortalité causée par cette maladie sont éloquentes. Le dernier bulletin épidémiologique de 2023 du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) révèle que les cas de palu confirmés et celui de décès sont en augmentation de 50% dans la ville de Kinshasa.  », a-t-elle indiqué.

Lydie Nemba Lemba estime qu’il est nécessaire que le Gouvernement provincial de Kinshasa puisse distribuer les moustiquaires à sa population pour prévenir le paludisme dans leurs ménages. Elle a par ailleurs invité les chefs de ménages à accueillir les relais communautaires qui passeront pour le dénombrement et la distribution des moustiquaires.

« Je demande à toutes les parties prenantes de participer activement à cette campagne pour garantir de bons résultats. Ne laissez pas la responsabilité aux enfants qui peuvent se tromper de la composition familiale et faire rater à certains membres de la famille des moustiquaires imprégnées », a-t-elle recommandé.

Plus de 800.000 ménages de la ville de Kinshasa sont visés dans le cadre de la distribution gratuite des moustiquaires en janvier 2024.

AGNES KAYEMBE

Zoomeco via CONGO PUB Online

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Santé

OMS : insécurité et pillages entravent l’aide en Ethiopie et au Soudan

by Ruben Yale 11 janvier 2024
written by Ruben Yale

Le conflit entre les généraux al-Buran et Daglo qui dure depuis maintenant 9 mois au Soudan favorise la propagation de maladies dont le choléra. Selon le tableau peint par l’Organisation mondiale de la santé, de milliers d’enfants souffrent de malnutrition et les violences sexuelles augmentent. 

Alors que la situation ne cesse de se dégrader, l’insécurité et les pillages entravent le travail de l’OMS et de ses partenaires.

« On estime que 3,5 millions d’enfants de moins de cinq ans – un sur sept – souffrent de malnutrition aiguë et que plus de 100 000 d’entre eux souffrent de malnutrition aiguë sévère et doivent être hospitalisés. Dans le même temps, le Soudan fait face à une épidémie de choléra, avec environ 9 000 cas et 245 décès. », a déclaré  Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’Éthiopie n’est pas logée à la meilleure des enseignes. Les infrastructures sanitaires sont également affectées par la violence dans ce pays, ce qui rend difficile le travail des humanitaires. La situation est très préoccupante, en particulier dans la région d’Amhara, où la violence sévit depuis avril 2023.

 « Les restrictions de mouvement entravent la fourniture de l’aide humanitaire. Les combats affectent l’accès aux établissements de santé, soit par des dommages ou des destructions, soit par des barrages routiers et d’autres obstacles. Selon un rapport de plusieurs agences, 61 établissements de santé ont été entièrement endommagés et 39 partiellement endommagés à la suite du récent conflit dans la région d’Amhara. », a expliqué le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Le conflit, la sécheresse et les déplacements de population, sont à l’origine d’une famine généralisée et d’épidémies, dans la région selon le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Conjonctivite à Kinshasa : « La maladie est très contagieuse et peut être évitée » (Dr Muyembe)

by Ruben Yale 10 janvier 2024
written by Ruben Yale

Le Docteur Muyembe Tamfum Jean-Jacques, Directeur Général de l’Institut National des Recherches Biomédicales (INRB) de la République Démocratique du Congo (RDC) a appelé, dans un message via son compte X, la population à l’hygiène des mains et d’éviter de se frotter les yeux avec les doigts.

Cet appel rentre dans le cadre de prévention contre l’épidémie de la conjonctivite qui frappe la ville de Kinshasa depuis quelques semaines maintenant.

« L’année 2024 se fait remarquer déjà par une épidémie de conjonctivite hémorragique jadis appelée “Apollo” qui sévit dans plusieurs foyers à Kinshasa. La maladie est très contagieuse et peut être évitée grâce à l’hygiène des mains et éviter de frotter les yeux avec les doigts », a écrit le Dr Muyembe.

Cette infection virale, faut-il le souligner, provoque un gonflement des yeux avec rougeur, douleur, décharges claires, parois purulentes et des maux de tête. Pour éviter la maladie, les spécialistes appellent la population à prendre des mesures préventives, notamment l’utilisation d’un désinfectant, se laver les mains régulièrement, éviter de toucher des yeux infectés et de partager les serviettes…

Dan Bawuna

Actu 7 via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Gaza : l’OMS alerte sur la situation dramatique du système de santé

by Ruben Yale 9 janvier 2024
written by Ruben Yale

Le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi a rencontré son homologue palestinien Mahmoud Abbas au Palais fédéral du Caire, lundi. Selon l’Agence de presse palestinienne (WAFA), les dirigeants se sont entretenus au sujet des derniers développements en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza, « soulignant la nécessité de mettre fin à l’offensive israélienne contre le peuple palestinien« .

A Gaza, l’hôpital Al-Aqsa est débordé. Le coordinateur des équipes d’urgences de l’Organisation mondiale de la Santé, Sean Casey, alerte sur la situation dramatique du système de soins dans l’enclave palestinienne.

.@WHO has received troubling reports of increasing hostilities and ongoing evacuation orders near the vital Al-Aqsa Hospital in the Middle Area of #Gaza, which according to the facility’s director forced over 600 patients and most health workers to leave. Their locations are not… pic.twitter.com/Vzd9UWThNm

— Tedros Adhanom Ghebreyesus (@DrTedros) January 7, 2024

« Je suis à l’hôpital Al-Aqsa, au centre de Gaza, dans le service des urgences, où l’on soigne plusieurs enfants à même le sol et sur un brancard derrière moi. Les médecins réclament un scalpel et des tubes thoraciques. De nombreuses personnes ont afflué à la suite d’une explosion. Un enfant est malheureusement décédé et son corps n’a pas été identifié. Comme vous pouvez le voir, la situation est chaotique« , témoigne Sean Casey, dans une vidéo relayée sur les rééseaux sociaux.

A Deir al-Balah, dans le centre de Gaza, plus de 600 patients de l’hôpital al-Aqsa ont dû quitter les lieux face à « l’intensification des hostilités », affirmait l’Organisation mondiale de la Santé ce dimanche soir. La veille, le personnel de Médecins sans frontières avait évacué ce même hôpital. 

After days of artillery fighting in #Gaza's Middle Area and following late morning evacuation order flyers dropped by Israeli forces for neighborhoods around #AlAqsa hospital where MSF works, MSF took the difficult decision to evacuate staff and their families from the area.

— MSF International (@MSF) January 6, 2024

Plus de 22 800 Palestiniens ont été tués et plus de 58 000 blessés depuis le début l’offensive israélienne sur la bande de Gaza, selon des estimations du ministère palestinien de la santé , qui précise qu’environ deux tiers des personnes tuées sont des femmes et des mineurs.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Kinshasa : plus de 800.000 ménages ciblés pour la distribution des moustiquaires en janvier 2024

by Sam's Londele 29 décembre 2023
written by Sam's Londele

Au total 846.243 ménages de la ville province de Kinshasa sont ciblés pour la distribution gratuite des moustiquaires imprégnées d’insecticide d’ici janvier 2024.

C’est ce qu’a annoncé le ministère provincial de la Santé au cours d’une réunion tenue, le mercredi 27 décembre 2023, avec les différents partenaires de ce projet dont SANRU et la Police nationale congolaise.

Selon le Directeur de cabinet a.i du Ministre provincial de la santé le Docteur Jacob Mukala, cette opération de distribution démarre, sauf imprévu, le 12 janvier 2024 et va s’étendre sur toutes les 35 zones de santé de la capitale congolaise.

A travers cette campagne, le ministère provincial de la Santé entend baisser le taux de mortalité due au paludisme à Kinshasa.

« La campagne de distribution des moustiquaires est une campagne de la couverture de tous les ménages de la ville de Kinshasa contre le paludisme, communément appelé malaria. Et il y a beaucoup de morts dues à cette maladie, il y a deux façons d’éviter cette maladie, premièrement la façon préventive et deuxièmement la façon thérapeutique. Aujourd’hui, c’est la prévention qui prime par dessus tout, et la prévention de cette maladie, part de la distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée. C’est ce que nous faisons, toujours avec l’impulsion du niveau national qui donne le go dans chaque province. Nous avons proposé la date du 12 janvier pour le lancement, cela devait commencer au mois de décembre. Mais avec tout ce qu’il y a comme politique, on s’est dit, au mois de janvier, le 12 pour que cette campagne débute. Elle sera lancée par le Gouverneur de la ville de Kinshasa. », a-t-il fait savoir.

Pour sa part, la chargée de communication de l’ONG Santé rurale (SANRU), Jennifer Tamba, a plaidé pour la sécurisation de la campagne contre les délinquants communément appelés « kuluna ».

Pour permettre le bon déroulement de la campagne, a-t-elle souligné, il faut plus de sensibilisation de la population.

L’ONG SANRU prend en charge plus de cinq (5) millions de patients victimes du paludisme dans les 26 provinces du pays.

De son côté, l’Assemblée provinciale de Kinshasa a proposé de faire le suivi de l’arrivée des moustiquaires, la formation des acteurs et des alertes à l’exécutif provincial.

Le Conseil provincial de sécurité de Kinshasa, lui, s’est engagé de son côté à sécuriser cette campagne de distribution des moustiquaires.

AGNES KAYEMBE

ZOOM ECO via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

La Zambie renforce la lutte contre le choléra

by Ruben Yale 29 décembre 2023
written by Ruben Yale

Les autorités zambiennes ont annoncé jeudi un renforcement de la campagne sanitaire de lutte contre le choléra, une maladie en expansion depuis octobre et qui a déjà fait succomber près d’une centaine de personnes cette année dans le pays d’Afrique australe.

La ministre de la Santé, Sylvia Masebo, a appelé à des mesures d’hygiène plus drastiques au sein des foyers, et son homologue chargé de l’Eau, Mike Mposha, a affirmé que du chlore serait plus largement distribué pour désinfecter les eaux contaminées dans les régions les plus touchées par le choléra.

Cinq décès et 111 nouveaux cas de contamination ont été enregistrés en 24 heures, du fait notamment des fortes pluies qui accélèrent la transmission de la maladie bactérienne à travers l’eau et la nourriture infectée, a précisé Sylvia Masebo. Il s’agit du total quotidien le plus élevé en 2023.

Il y a eu 93 décès cette année, dus à cette infection diarrhéique aiguë, la plupart depuis octobre, selon l’Institut national de santé publique.

« Notre nation fait face à un important défi sanitaire », a dit Mme Masebo lors d’une conférence de presse. Le taux de mortalité de l’épidémie actuelle, d’environ 3 %, est « très préoccupant », a-t-elle ajouté, sachant qu’au niveau international, il est inférieur à 1 %.

Pays voisin de la Zambie également touché par le choléra, le Zimbabwe a déclaré l’état d’urgence. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il a enregistré plus de 250 décès depuis février.

L’OMS s’est inquiétée du nombre croissant de cas de choléra dans le monde ces dernières années, l’Afrique étant la plus touchée.

Le nombre de cas de choléra signalés a plus que doublé, passant de 223.370 en 2021 à 472.697 en 2022.

En 2023, il y avait en septembre déjà plus de 580.000 cas, selon l’agence sanitaire des Nations unies.

La Zambie fait par ailleurs face à sa pire épidémie d’anthrax depuis 2011. Le Kenya, le Malawi, l’Ouganda et le Zimbabwe ont également enregistré des cas d’anthrax cette année, avec au total pour ces cinq pays, à la mi-décembre, 20 décès et quelque 1.100 cas suspects.

Africanews via CONGO PUB Online

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SantéScience et Technologie

Rwanda : BioNTech prévoit d’entamer la production de vaccins à ARN messager en 2025

by Ruben Yale 21 décembre 2023
written by Ruben Yale

L’unité de production qui sera capable de fabriquer n’importe quel type de vaccin à ARN messager, devrait contribuer à réduire la dépendance de l’Afrique à l’égard des vaccins importés.

Le laboratoire allemand BioNTech a annoncé dans un communiqué publié le lundi 18 décembre 2023, qu’il prévoit d’entamer la production de vaccins à ARN messager dans son usine rwandaise en 2025.

Les premières unités modulaires de l’usine, qui sont arrivées au Rwanda en mars dernier ont été déjà assemblées, a-t-on précisé de même source.

Baptisées BioNTainers, ces unités mobiles réalisées grâce à des conteneurs recyclés sont les éléments essentiels de l’unité de production de vaccins.   

« L’Afrique disposera de l’une des installations de fabrication de vaccins les plus avancées au monde. Ces BioNTainers seront capables de fabriquer n’importe quel type de vaccin à ARN messager », a déclaré Ugur Sahin, cofondateur et directeur général de BioNTech, lors de l’inauguration de l’usine à Kigali en présence du président rwandais, Paul Kagame, et d’autres autorités africaines.

1 modulaire

La société de biotechnologie, qui a mis au point le vaccin anti-covid-19 le plus utilisé dans les pays occidentaux avec son partenaire américain Pfizer, a par ailleurs précisé avoir entièrement financé l’implantation de l’usine en engageant un montant total de 150 millions de dollars.

En 2021, le Rwanda avait été choisi avec le Sénégal et l’Afrique du Sud pour abriter les premières usines de production de vaccins de BioNTech en Afrique. Né du besoin du continent de réduire sa forte dépendance aux importations, ce projet était apparu à un moment où les pays africains accusaient un énorme retard en matière de vaccination de leurs populations contre la Covid-19.

Ces projets cadrent aussi avec l’ambition de l’Union africaine (UA) de faire passer le taux de vaccins produits localement de 1% actuellement à 60% d’ici 2040. Un objectif que l’organisation continentale espère atteindre grâce au soutien des Etats, mais également avec l’appui d’initiatives portées par le secteur privé, à l’instar de celle de BioNTech et de son concurrent Moderna qui avait annoncé en mars dernier un investissement de 500 millions de dollars dans la construction d’une usine de vaccins à ARN messager au Kenya.   

Agence Ecofin via CONGO PUB Online

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