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Category:

Santé

À la UneSanté

Ebola en RDC : Roger Kamba appelle à relativiser l’ampleur de la crise

by admin9775 29 mai 2026
written by admin9775

Le ministre congolais de la Santé, Roger Kamba, a appelé à « relativiser les cris d’alarme » autour de l’épidémie d’Ebola qui touche actuellement l’Est de la République démocratique du Congo, assurant que la situation demeure sous contrôle malgré l’augmentation du nombre de cas suspects.

Lors d’une conférence de presse tenue à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, le ministre a indiqué qu’environ 210 cas suspects avaient été recensés, dont la grande majorité dans cette province. En dehors de l’Ituri, seuls 21 cas suspects ont été signalés, dont 20 au Nord-Kivu et un au Sud-Kivu.

« Nous ne sommes pas dans une situation telle qu’elle est ressentie, surtout à l’international ou dans les médias », a déclaré Roger Kamba, soulignant que la riposte sanitaire se poursuit de manière « systématique et méthodique ».

Selon les autorités sanitaires, 505 personnes sont actuellement hospitalisées tandis que 915 autres font l’objet d’un suivi médical. Par ailleurs, 223 décès restent en cours d’analyse afin d’établir un éventuel lien avec le virus Ebola.

La RDC fait face depuis le 15 mai à sa 17ᵉ épidémie d’Ebola. La souche identifiée appartient à la variante Bundibugyo, réputée moins létale que la souche Zaïre qui avait provoqué plusieurs épidémies majeures dans le pays.

Le professeur Jean-Jacques Muyembe, directeur de l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB), a indiqué que cette variante est génétiquement distincte des précédentes flambées de Bundibugyo observées en 2007 et 2012 et proviendrait directement d’un réservoir animal.

Les autorités sanitaires, appuyées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), insistent sur le respect des mesures de prévention, notamment le lavage régulier des mains, l’utilisation de solutions hydroalcooliques et le port d’équipements de protection pour les agents de santé et les proches aidants.

Le gouvernement rappelle également que les funérailles des personnes décédées de maladies suspectes doivent être prises en charge par des équipes spécialisées afin de limiter les risques de transmission.

Par Marius Bopenga
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À la UneSanté

Ebola : Donald Trump face au casse-tête de ses ressortissants exposés au virus

by admin9775 28 mai 2026
written by admin9775

Les États-Unis projettent d’ouvrir un centre de quarantaine et de soins au Kenya pour accueillir les ressortissants nord-américains qui ont pu être exposés au virus Ebola à l’origine d’une épidémie en RD Congo et en Ouganda. Une approche qui rompt avec la pratique habituelle des États-Unis, et d’une majorité de pays, de rapatrier leurs ressortissants confrontés à des épidémies mortelles.

Un peu en Allemagne, un peu en République tchèque et pourquoi pas au Kenya. Les États-Unis semblent chercher à éviter, autant que faire se peut, de rapatrier sur leur sol des ressortissants qui ont pu être exposés à l’épidémie d’Ebola active en République démocratique du Congo et en Ouganda depuis mai 2026.

Dernier exemple en date : Washington serait sur le point d’ouvrir un centre de soin au Kenya pour y traiter les soignants américains qui ont pu être au contact du virus ou de malades, racontent le Wall Street Journal et le New York Times, mardi 26 mai. Le Kenya, sans aborder le point précis de l’ouverture d’un nouveau centre de soin voulu par Washington, a reconnu dans un communiqué publié mercredi mener des « discussions avec le gouvernement américain et d’autres partenaires internationaux » pour renforcer la réponse à l’épidémie d’Ebola dans la région

Quand Donald Trump critiquait Barack Obama

« C’est une rupture forte avec la manière dont les précédentes administrations ont réagi aux épidémies, en rapatriant les soignants et autres ressortissants américains pour être pris en charge dans des unités médicales spécialisées aux États-Unis », soulignent ces deux médias nord-américains.

En 2014, lors de la précédente importante épidémie d’Ebola, « Barack Obama avait fait rapatrier des Américains et Donald Trump, déjà à l’époque, avait vivement critiqué cette décision« , souligne Nathalie MacDermott, épidémiologiste associée au King’s College de Londres qui a travaillé sur les épidémies d’Ebola frappant le continent africain.

Autre président, autres mœurs. Déjà au début de cette épidémie – qui a contaminé plus de 1 000 personnes et causé la mort d’au moins 220 patients en moins de deux semaines -, Washington avait préféré envoyer un médecin américain en Allemagne afin qu’il soit pris en charge en Europe. Depuis lors, six autres ressortissants américains ont été accueillis, à la demande de l’administration Trump, dans des unités spécialisées sur le territoire allemand et en République tchèque, a appris le quotidien The New York Times.

La réaction américaine « est plutôt inhabituelle », assure Nathalie MacDermott. « D’ordinaire, les pays occidentaux cherchent à faire rapatrier leurs ressortissants qui ont pu être exposé à des virus dans des pays étrangers », confirme Paul Hunter, épidémiologiste à l’université East Anglia.

Ce n’est pas une règle absolue. Par exemple, « il faut d’abord déterminer si le patient est en état de voyager. S’il est déjà gravement malade, il vaut peut-être mieux le soigner d’abord sur place pour stabiliser son état avant de penser à le rapatrier », explique Nathalie MacDermott.

Des centres de soins spécialisés

Le retour au bercail s’explique en partie par le souhait des autorités nationales de veiller directement sur le sort et la santé de leurs ressortissants, surtout dans le cas de pathologies aussi graves qu’Ebola. De plus, « la plupart des pays dits à hauts revenus disposent de centres de soins spécialisés où ces patients peuvent recevoir les meilleurs soins possibles », souligne Nathalie MacDermott.

« Les États-Unis disposent de plusieurs structures dotées des équipements les plus perfectionnés et d’un personnel soignant spécialement formé pour la prise en charge de personnes exposées aux virus les plus dangereux comme Ebola », confirme The New York Times.

Ce qui ne signifie pas que le continent africain en est dépourvu. « Il y a vraiment de tout, et certaines installations n’ont rien à envier à celles qui existent en Europe ou aux États-Unis. Surtout le personnel est souvent très bien formé car ces pays ont pu être confrontés plus directement à d’importantes épidémies », analyse Paul Hunter.

Le rapatriement peut surtout permettre de mettre le patient entre les mains de médecins moins débordés. C’est important pour la personne exposée au virus et pour le personnel soignant. Ainsi, en Ouganda, il existe de très bonnes installations d’après les experts interrogés. Mais si le flux des patients augmente au fur et à mesure que l’épidémie se propage, la pression sanitaire sur les installations locales ou régionales – y compris au Kenya – risque de devenir très forte. « Dans le cas d’un virus comme Ebola, il faut pouvoir prendre son temps pour être très précautionneux et changer souvent de combinaison afin de minimiser le risque de contagion, ce qui est difficile à faire lorsqu’on est débordé », assure Paul Hunter.

Pour le patient, une prise en charge dans le meilleur environnement possible peut s’avérer vitale car la souche Bundibugyo du virus Ebola, responsable de l’épidémie actuelle, a un taux de létalité élevé compris entre 30 % et 50 %. « Même si on ne dispose pas de suffisamment de données pour l’étayer, on peut dire que généralement les patients transférés dans les centres de soins les plus sophistiqués ont un bien meilleur pronostic », affirme Nathalie MacDermott.

Fermer les frontières américaines à Ebola ?

En ne rapatriant pas le personnel soignant américain exposé au virus Ebola, l’administration Trump met-elle en danger ces ressortissants ? Un centre de quarantaine et de soin construit au Kenya pour l’occasion risque de ne pas être à la hauteur des installations américaines dernier cri « qui existent depuis des décennies », souligne Craig Spencer, un spécialiste des questions de santé publique à l’université Brown, interrogé par The New York Times.

Il peut cependant faire l’affaire. « Lors de la dernière épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014, la plupart des centres de soins construits pour l’occasion se sont révélés de bon niveau compte tenu de la situation », nuance Paul Hunter.

Il n’empêche qu’une telle gestion sanitaire de la part de Donald Trump peut sembler discutable. En 2014, il avait ainsi reproché à Barack Obama de prendre le risque « d’importer » l’épidémie aux États-Unis. Le danger de propagation d’un virus comme Ebola « suscite des craintes légitimes, mais d’un point de vue scientifique, elles ne sont pas rationnelles car aujourd’hui on sait prendre toutes les précautions nécessaires pour rapatrier en toute sécurité des personnes exposées au virus. Le risque de contagion – si la personne a été effectivement contaminée – est minime », affirme Nathalie MacDermott.

Mais si le président américain refuse de rapatrier ses ressortissants par crainte de contagion, qu’en est-il du Kenya ? Le pays  ne compte pour l’heure aucun cas d’Ebola et l’ouverture d’un centre de soins destiné à des patients américains n’est peut-être pas sans risque, même si les États-Unis assurent qu’il sera doté des meilleurs équipements et encadré par une équipe de soignants américains spécialement formée, selon les experts interrogés. Contactées par France 24 pour savoir si elles donneraient leur accord à ce projet, les autorités kenyanes n’ont pas répondu.

France 24

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À la UneSanté

Est de la RDC : l’OMS appelle à un cessez-le-feu pour lutter contre l’épidémie d’Ebola

by admin9775 28 mai 2026
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Le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom, appelle toutes les parties en guerre dans l’Est de la RDC à accepter un cessez-le-feu pour faciliter la riposte contre la maladie à virus Ebola. Il a publié cette déclaration ce mercredi 27 mai 2026 sur son compte X.

Tedros Adhanom estime que l’Est de la RDC fait maintenant face à une « collision catastrophique de maladies et à un conflit », avec l’épidémie d’Ebola dans la province de l’Ituri dépassant la capacité de réponse.

Le patron de l’OMS explique que le virus Ebola Bundibugyo n’a pas de vaccin ni de traitement approuvé. L’arrêt de cette transmission d’Ebola dépend entièrement de l’accès humanitaire.

Pourtant, les affrontements en cours entraînent des déplacements massifs, poussent les contacts exposés dans des camps surpeuplés et coupent des couloirs de confinement critiques. Les travailleurs de première ligne risquent tout, tandis que les attaques contre les établissements de santé rendent le suivi des cas et de leurs contacts presque impossibles.

« Nous ne pouvons pas établir la confiance communautaire ou isoler les malades pendant que les bombes tombent », affirme Dr Tedros Adhanom. « Nous exhortons toutes les parties en guerre à accepter un cessez-le-feu immédiat pour contenir cette épidémie, afin de nous permettre un accès sûr et soutenu aux équipes médicales. Nous plaidons pour donner la priorité à la survie humaine avant tout le reste », conclut le numéro un de l’OMS.

Radio okapi

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À la UneSanté

Ebola en RDC : la 17ᵉ épidémie s’accélère, l’Ituri sous forte pression sanitaire après de nouveaux cas et l’évasion de patients à Mongbwalu

by admin9775 25 mai 2026
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La 17ᵉ épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo poursuit sa progression à un rythme préoccupant. Dans son dernier rapport de situation publié dimanche 24 mai, le gouvernement congolais fait état d’une augmentation rapide du nombre de cas, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et sanitaires majeurs dans l’Est du pays.

Selon les données officielles arrêtées au 23 mai, le cumul national atteint désormais 101 cas confirmés d’Ebola. Dix nouveaux cas ont été enregistrés en l’espace de vingt-quatre heures, dont neuf dans la zone de santé de Mongbwalu, en Ituri, et un autre à Katwa, dans la province du Nord-Kivu.

Le bilan humain continue également de s’alourdir. Les autorités sanitaires comptabilisent à ce stade 10 décès confirmés liés au virus, tandis que 904 cas suspects et 119 décès suspects restent en cours d’investigation dans les différentes zones touchées.

L’Ituri demeure l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique. Les zones de santé de Rwampara, Bunia et Mongbwalu concentrent actuellement la majorité des cas enregistrés, renforçant les inquiétudes sur une éventuelle accélération de la propagation dans plusieurs territoires de l’Est du pays.

Au-delà des chiffres, les capacités de surveillance sanitaire suscitent de vives préoccupations. Les équipes de riposte signalent qu’à peine 20 % des personnes identifiées comme contacts à risque font effectivement l’objet d’un suivi régulier.

Au total, 1 394 contacts identifiés n’auraient pas encore pu être localisés ou suivis par les équipes sanitaires, compliquant davantage les efforts visant à interrompre les chaînes de transmission.

La situation a pris une tournure encore plus préoccupante après un incident survenu dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 mai à l’Hôpital général de Mongbwalu, territoire de Djugu, en Ituri.

Selon plusieurs sources sanitaires locales, un incendie ayant détruit une tente d’isolement destinée aux patients atteints d’Ebola a provoqué un mouvement de panique généralisé.

Dans la confusion, 18 personnes présentant des signes compatibles avec Ebola ou prises en charge dans le dispositif d’isolement auraient quitté le centre médical avant d’être localisées à nouveau.

Des sources locales indiquent que plusieurs de ces personnes se seraient dispersées dans la communauté, suscitant de nouvelles inquiétudes quant au risque d’accélération de la transmission.

Les circonstances exactes de l’incendie restent encore à établir. Des sources locales évoquent l’intervention de personnes non identifiées.

Mongbwalu apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux foyers de cette 17ᵉ épidémie, dans une région déjà fragilisée par l’insécurité persistante, les déplacements de populations et les difficultés d’accès aux soins.

À ce stade, les autorités sanitaires poursuivent les opérations de surveillance épidémiologique, d’identification des cas contacts et de renforcement des capacités de prise en charge.

Depuis la découverte du virus Ebola en RDC en 1976, le pays a développé une expertise reconnue dans la gestion des flambées épidémiques. Toutefois, cette nouvelle épidémie intervient dans un contexte particulièrement complexe, où les défis sécuritaires et humanitaires pourraient compliquer davantage la riposte sanitaire.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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Ebola: dix pays africains risquent d’être touchés par l’épidémie, avertit l’Africa CDC

by admin9775 24 mai 2026
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Dix pays africains risquent d’être touchés par le virus Ebola, en plus de la République démocratique du Congo – épicentre de l’épidémie et de l’Ouganda, a mis en garde samedi 23 mai 2026 l’Agence sanitaire de l’Union africaine (Africa CDC).

L’Africa CDC a pris la parole, samedi 23 mai, lors d’une conférence de presse consacrée à la situation sanitaire en Afrique face à l’épidémie d’Ebola. À Kampala, en Ouganda, le président de l’organisation, Jean Kaseya, a prévenu : « Nous avons dix pays à risque ».

Dans le détail, ces pays sont le Soudan du Sud, le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie, l’Éthiopie, le Congo-Brazzaville, le Burundi, l’Angola, la Centrafrique et la Zambie. Tous, à l’exception de l’Éthiopie, sont limitrophes de la République démocratique du Congo et/ou de l’Ouganda, déjà touchés.

En RDC, on compte désormais 867 cas suspects et 204 décès probablement causés par la maladie, selon un dernier bilan publié dans la soirée du samedi 23 mai par le ministère congolais de la Santé. Vendredi 22 mai, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait, elle, rehaussé le niveau d’alerte sanitaire à « très élevé » dans le pays, tandis que plusieurs de ses voisins comme l’Ouganda et le Rwanda avaient pris des mesures de restrictions de voyage avec le territoire congolais. Cette épidémie d’Ebola, la 17e qui touche le pays, « est la deuxième plus importante que nous connaissons au monde en termes de nombre de cas après celle survenue en Afrique de l’Ouest. Lorsque cette épidémie a été déclarée, nous comptions déjà plus de 200 cas suspects : cela montre que l’ampleur de cette flambée est énorme », a également affirmé Jean Kaseya, pour qui « une réponse coordonnée urgente est essentielle ».

319 millions de dollars nécessaires pour répondre à cette épidémie

En Ouganda, le ministère de la Santé a lui indiqué, samedi 23 mai, que trois nouveaux cas du virus ont été confirmés, « ce qui porte le nombre total à cinq » cas. D’après les autorités sanitaires, les malades sont « un chauffeur ougandais qui transportait le premier cas confirmé dans le pays », ainsi qu’une « professionnelle de santé qui a été contaminée lors de soins » prodigués sur cette même personne. Ces deux personnes sont actuellement sous traitement. Le dernier cas est une Congolaise arrivée en Ouganda par avion.

Selon notre correspondante à Kigali, Lucie Mouillaud, les ministères de la Santé ougandais, congolais et sud-soudanais ont adopté une feuille de route conjointe portant notamment sur le renforcement de la surveillance transfrontalière et des systèmes d’alerte, l’harmonisation des contrôles aux points d’entrées et du suivi de la mobilité des personnes, ainsi que la consolidation de la coordination régionale et de la gestion des incidents. « Nous mettons en place une seule équipe, un seul plan, un seul budget et un seul modèle de mise en œuvre, le tout placé sous la supervision de l’Équipe continentale d’assistance à la gestion des incidents (IMST) », s’est félicité à ce propos Jean Kaseya.

L’Africa CDC affirme que 319 millions de dollars sont nécessaires pour répondre aux besoins liés à cette épidémie d’Ebola, en majorité pour la RDC et l’Ouganda, mais aussi pour les pays à risque. Jean Kaseya a ajouté que 230 millions de promesses de financements ont déjà été enregistrés.

Ebola provoque une fièvre hémorragique meurtrière mais le virus, qui a fait plus de 15 000 morts en Afrique au cours des 50 dernières années, est moins contagieux que le Covid-19 ou la rougeole. En l’absence de vaccin et de traitement homologué contre la souche Bundibugyo du virus responsable de la flambée actuelle, les mesures pour tenter d’endiguer sa propagation reposent essentiellement sur le respect des mesures barrières et la détection rapide des cas

RFI

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À la UneSanté

Ebola : Washington durcit les restrictions d’entrée et renforce le contrôle sanitaire pour les voyageurs en provenance de la RDC, de l’Ouganda et du Soudan du Sud

by admin9775 23 mai 2026
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Les autorités américaines ont annoncé un important renforcement des mesures sanitaires et migratoires visant les voyageurs en provenance de la République démocratique du Congo (RDC), de l’Ouganda et du Soudan du Sud, alors que les inquiétudes internationales grandissent face à la progression de l’épidémie d’Ebola en Afrique centrale et de l’Est.

Selon une ordonnance publiée le 18 mai 2026 par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), les États-Unis suspendent pendant une période initiale de 30 jours l’entrée sur leur territoire de certaines catégories d’étrangers ayant séjourné en République démocratique du Congo, en Ouganda ou au Soudan du Sud au cours des 21 derniers jours précédant leur voyage.

La mesure vise les « étrangers couverts », une catégorie juridique désignant les personnes qui ne sont ni citoyens américains ni résidents permanents légaux (détenteurs de carte verte), indépendamment de leur nationalité d’origine.

Parallèlement, le Département américain de la Sécurité intérieure (DHS) et les services des Douanes et de la Protection des frontières (CBP) ont instauré un dispositif sanitaire renforcé pour les citoyens américains et résidents permanents revenant de ces trois pays.

Ces voyageurs devront désormais emprunter des points d’entrée spécifiques aux États-Unis afin de subir des contrôles sanitaires renforcés destinés à limiter tout risque d’importation du virus Ebola.

Parmi les aéroports américains mobilisés figurent notamment :

  • Washington Dulles International Airport (Virginie)
  • George Bush Intercontinental Airport de Houston (Texas)
  • Hartsfield-Jackson Atlanta International Airport (Géorgie)

Les autorités américaines justifient ce choix par la capacité de ces villes à mobiliser rapidement d’importantes infrastructures spécialisées dans la gestion des maladies infectieuses, notamment la présence du CDC à Atlanta et du Texas Medical Center à Houston.

En parallèle, le Département d’État américain a relevé son niveau d’alerte voyage à « Niveau 4 – Ne pas voyager » pour la RDC, l’Ouganda et le Soudan du Sud.

Washington a également annoncé la suspension temporaire des opérations de délivrance de visas dans ses représentations diplomatiques de Kinshasa, Kampala et Djouba à compter du 18 mai.

Les autorités américaines indiquent par ailleurs vouloir soutenir la réponse sanitaire sur le continent africain avec un engagement annoncé pour le financement de structures médicales supplémentaires dans les régions affectées.

Ces décisions interviennent quelques jours après les confirmations biologiques de nouveaux cas d’Ebola et alors que les organisations sanitaires internationales intensifient leurs dispositifs de surveillance et de riposte.

Face à l’évolution de la situation, les autorités américaines précisent que ces mesures demeurent temporaires et feront l’objet d’une évaluation continue des risques sanitaires afin d’adapter la stratégie de prévention et de protection du territoire américain.

Dans plusieurs pays concernés, les autorités sanitaires poursuivent en parallèle les opérations d’identification des cas contacts, le renforcement des capacités de diagnostic et la mobilisation des équipes de riposte afin de limiter la propagation du virus.

Par Marius Bopenga
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Ebola en RDC: un incident éclate au centre de soins de Rwampara, deux tentes mises à feu

by admin9775 21 mai 2026
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À Rwampara, à une dizaine de kilomètres de Bunia, des proches d’un malade décédé d’Ebola ont mis le feu aux tentes du centre de traitement, jeudi 21 mai 2026, après que les équipes médicales ont refusé de leur remettre le corps. Le ministre de la Santé, Roger Kamba, a réagi immédiatement. Le récit d’une journée sous tension.

Le matin : un responsable d’Alima décrit des structures débordées

Barry Mamadou Kaba, chef de mission de l’ONG Alima en RDC, exposait déjà sur RFI une situation difficile. À Rwampara, les malades étaient répartis entre deux structures : l’hôpital général et le CME, une structure privée voisine. Alima avait installé des tentes en urgence pour séparer les cas suspects des autres malades et sécuriser le personnel soignant.

« Les besoins sont criants », disait Barry Mamadou Kaba. Pour construire un vrai centre de traitement Ebola, avec des circuits adaptés, des espaces individualisés, une protection correcte pour les soignants comme pour les patients, il faut des moyens financiers. Des moyens que les partenaires n’ont pas aujourd’hui. Si les fonds arrivent, estimait Barry Mamadou Kaba, le centre peut être prêt en une semaine.

Alima avait aussi acheminé ses cubes vers Bunia : des chambres d’urgence biosécurisées qui permettent d’isoler chaque patient individuellement tout en maintenant sa dignité et en protégeant le soignant. À Rwampara, au moment où Barry Mamadou Kaba s’exprimait, cinq cas suspects et un cas confirmé étaient suivis à l’hôpital général.

À lire aussiEbola en RDC: 159 décès estimés et 626 cas suspects, annonce le ministre de la Santé congolais sur RFI

L’après-midi : l’incident

Alors que la journée n’était pas terminée, un patient positif à Ebola est décédé au centre de traitement de Rwampara. Ses amis, des motards, ont voulu récupérer le corps. Les équipes médicales ont expliqué les risques et tenté de les dissuader, sans succès. Les hommes ont mis le feu aux deux tentes.

Ce qu’explique le ministre de la Santé

Roger Kamba, ministre de la Santé, a réagi immédiatement, interrogé par RFI. Ebola ne se transmet pas comme le Covid-19 : ce n’est pas une maladie respiratoire. Le virus se transmet par contact avec les sécrétions corporelles : sang, urines, selles, vomissures, transpiration. Tous ces liquides contiennent le virus. Un corps décédé d’Ebola reste contagieux. Quiconque le manipule sans protection prend le risque de tomber malade. « Laissez-nous enterrer les décédés de manière sécurisée, a déclaré Roger Kamba. Le mort ne doit pas entraîner avec lui d’autres personnes dans la tombe. »

La réponse d’Alima

Alima déplore la mise en danger de vies humaines et la destruction de dispositifs médicaux essentiels. L’ONG alerte sur la diffusion d’informations non vérifiées circulant sur les réseaux sociaux, susceptibles d’alimenter la peur et la défiance envers les équipes de santé. Dans un contexte aussi sensible, dit-elle, la circulation d’informations vérifiées est essentielle pour protéger les populations et garantir l’accès aux soins.

Des mesures immédiates ont été mises en œuvre : réorganisation temporaire des espaces de soins, sécurisation des activités médicales, redéploiement d’équipements essentiels et préparation de solutions alternatives pour assurer la continuité de la prise en charge.

Les besoins sur le terrain

L’incident de Rwampara s’inscrit dans un contexte de sous-capacité documenté depuis plusieurs jours. À Bunia, Florent Uzzeni, responsable adjoint des urgences pour MSF-Suisse, arrivé sur place deux jours plus tôt, dressait le même tableau. Les structures d’isolement sont saturées. Hôpitaux, centres de santé, cliniques privées : il n’y a plus un seul lit disponible. « Il n’y a pas encore d’action très efficace sur le terrain. Il reste encore beaucoup de travail à faire », a-t-il dit à RFI.

RFI

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À la UneSanté

Africa CDC nomme le professeur Jean-Jacques Muyembe conseiller spécial en pleine épidémie d’Ebola en RDC

by admin9775 21 mai 2026
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Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) ont annoncé, mercredi, la nomination du professeur Jean-Jacques Muyembe Tamfum comme conseiller spécial chargé de la préparation, de la prévention et de la riposte aux pandémies.

Cette désignation intervient dans un contexte sanitaire préoccupant marqué par la résurgence d’une épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo dans la province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

Figure scientifique majeure du continent africain, le professeur Jean-Jacques Muyembe Tamfum est reconnu à l’échelle internationale pour avoir participé à la découverte du virus Ebola en 1976 à Yambuku, dans l’actuelle province de l’Équateur. Depuis près d’un demi-siècle, le microbiologiste congolais est impliqué dans la gestion et la riposte aux différentes flambées épidémiques ayant touché la RDC.

Actuel directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) et professeur à l’Université de Kinshasa, il est considéré comme l’un des plus grands spécialistes mondiaux de la maladie à virus Ebola.

Cette nomination intervient alors que la RDC fait face à sa 17ᵉ épidémie d’Ebola, avec plusieurs centaines de cas probables recensés et une mobilisation renforcée des autorités sanitaires nationales et internationales.

Outre Jean-Jacques Muyembe, Africa CDC a également procédé à plusieurs autres nominations stratégiques.

Mukesh Chawla, ancien conseiller de la Banque mondiale, a été désigné conseiller principal en économie de la santé et financement stratégique.

Le Dr Karim Bendhaou, ancien dirigeant des opérations de Merck en Afrique du Nord et de l’Ouest, devient conseiller principal chargé du renforcement institutionnel et des partenariats stratégiques.

Le journaliste Christian Lusakweno, fondateur de Radio Top Congo FM, a quant à lui été nommé conseiller principal pour la communication de crise.

Le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, a salué l’expérience et l’expertise des nouvelles personnalités désignées.

« Leur expérience, leur jugement et leurs réseaux seront précieux alors que nous approfondissons nos partenariats », a-t-il déclaré.

Ces nominations s’inscrivent dans la stratégie plus large portée par Africa CDC visant à renforcer la souveraineté sanitaire du continent africain, notamment en développant des capacités locales de prévention, de recherche scientifique, de financement et de gestion des crises sanitaires.

Pour la RDC, la désignation du professeur Jean-Jacques Muyembe à ce poste stratégique apparaît également comme une reconnaissance internationale du rôle central joué par les scientifiques congolais dans la lutte contre Ebola depuis plusieurs décennies.

Par Marius Bopenga
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Ebola : fermeture des frontières RDC–Rwanda et premier cas confirmé à Goma

by admin9775 17 mai 2026
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Les principaux postes frontaliers entre la République démocratique du Congo et le Rwanda ont été temporairement fermés ce dimanche 17 mai à Goma, dans un contexte marqué par l’alerte liée à l’épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit actuellement dans la province de l’Ituri, au nord-est du pays.

Les deux points de passage reliant Goma à la ville rwandaise de Gisenyi la grande barrière dite « La Corniche » et la petite barrière ont été concernés par cette mesure, provoquant d’importantes perturbations dès les premières heures de la matinée.

Sur place, plusieurs voyageurs congolais en partance vers le Rwanda, Kampala en Ouganda ainsi que vers les villes de Beni, Butembo et Bunia se sont retrouvés bloqués avec leurs bagages et marchandises. Selon des témoins, seuls les ressortissants rwandais étaient autorisés à traverser pour regagner leur pays, tandis que les Congolais présents au Rwanda pouvaient rentrer en RDC sans possibilité de retour immédiat.

Dans ce climat d’inquiétude sanitaire, l’AFC-M23 a confirmé dimanche depuis Goma l’existence d’un cas de maladie à virus Ebola dans la ville actuellement sous son contrôle. Le mouvement rebelle affirme avoir activé des protocoles d’urgence, placé le patient en isolement et lancé des opérations de traçage des contacts.

Une cellule spéciale de riposte composée d’experts en santé publique, de coordinateurs d’urgence et de leaders communautaires a également été mise en place afin de superviser les mesures de réponse sanitaire.

Cette confirmation élargit davantage la portée géographique de la 17ᵉ épidémie d’Ebola déclarée en République démocratique du Congo, dont l’épicentre demeure situé en Ituri, à plusieurs centaines de kilomètres de Goma.

Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été publiée par les autorités congolaises ou rwandaises au sujet de la fermeture des frontières. Toutefois, plusieurs sources évoquent une mesure préventive destinée à limiter les risques de propagation transfrontalière du virus.

Cette décision intervient alors que des cas suspects impliquant des ressortissants congolais en provenance de l’Ouganda auraient transité par le Rwanda via la frontière de Cyanika avant de rejoindre Goma.

Parallèlement, deux autres cas suspects avaient déjà été signalés samedi 16 mai dans la ville de Goma. Des prélèvements ont été effectués et les analyses sont en cours afin de confirmer ou non la présence du virus.

Face à cette situation, les autorités sanitaires assurent avoir renforcé les dispositifs de surveillance, de prévention et de prise en charge. La population est appelée au calme, au respect strict des mesures d’hygiène et à signaler rapidement tout symptôme suspect auprès des structures sanitaires.

Selon les informations disponibles, la souche Bundibugyo identifiée dans cette nouvelle flambée épidémique ne dispose actuellement ni de vaccin homologué ni de traitement spécifique, ce qui alimente les inquiétudes autour d’un risque élevé de propagation régionale.

L’inquiétude dépasse désormais les frontières congolaises. Le ministère kényan de la Santé a annoncé avoir renforcé ses mesures de surveillance sanitaire face à l’évolution de l’épidémie en RDC.

D’après les données communiquées par les autorités sanitaires, au moins 246 cas suspects et 80 décès ont déjà été recensés depuis le début de cette flambée. Kinshasa a officiellement déclaré, le 15 mai, la 17ᵉ épidémie d’Ebola sur son territoire, avec huit cas confirmés par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) dans les zones de santé de Rwampara, Mongbwalu et Bunia, en Ituri.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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Ebola : une nouvelle alerte sanitaire inquiète la région des Grands Lacs

by admin9775 16 mai 2026
written by admin9775

Une nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola suscite une vive inquiétude en Afrique centrale. L’alerte a été donnée dans la nuit depuis Addis-Abeba par Africa CDC, avant même toute communication officielle des autorités congolaises.

Selon les premières informations relayées par les autorités sanitaires africaines, la zone touchée se situe à la frontière entre la République démocratique du Congo, l’Ouganda et le Soudan du Sud, une région déjà marquée par plusieurs précédentes flambées d’Ebola et du virus Marburg.

Un bilan provisoire déjà lourd

Les premiers chiffres communiqués font état de 246 cas suspects et de 80 décès recensés principalement dans les zones de santé de Mongwalu et Rwampara, en province de l’Ituri.

Ces localités sont situées respectivement dans les territoires de Djugu et d’Irumu. Mongwalu, importante zone minière au nord de Bunia, et Rwampara, localisée à proximité immédiate de l’aéroport international de Bunia, représentent des zones stratégiques à forte mobilité de population.

Un responsable sanitaire de Mongwalu, cité anonymement, décrit une situation préoccupante :

« La situation n’est pas encore sous contrôle. Nous enregistrons plusieurs cas suspects similaires qui sont isolés, mais nous manquons d’intrants, d’équipements de protection et même de structures de prise en charge. »

Selon ce témoignage, les décès liés à des symptômes de fièvre hémorragique auraient commencé à augmenter depuis la mi-avril avant de s’intensifier au début du mois de mai.

La souche Bundibugyo suspectée

Des échantillons ont été envoyés à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) de Kinshasa pour analyses. Les premiers résultats évoquent la souche Bundibugyo du virus Ebola, différente de la souche Zaïre identifiée lors de précédentes flambées en RDC.

Cette souche représente un défi particulier pour les autorités sanitaires puisqu’aucun vaccin homologué n’est actuellement disponible contre Ebola Bundibugyo.

La transmission du virus se fait par contact avec les fluides corporels. Les symptômes incluent notamment fièvre, vomissements, diarrhées et saignements. La période d’incubation varie entre deux et vingt-et-un jours.

L’Ouganda confirme un cas importé depuis la RDC

Le ministère ougandais de la Santé a officiellement confirmé, vendredi 15 mai, un cas positif à Ebola Bundibugyo sur son territoire.

Dans un communiqué signé par la secrétaire permanente du ministère de la Santé, le Dr Diana Atwine, les autorités précisent qu’il s’agit d’un ressortissant congolais âgé de 59 ans admis à l’hôpital musulman de Kibuli à Kampala le 11 mai.

Le patient présentait plusieurs symptômes sévères, notamment une détresse respiratoire, de fortes fièvres, des douleurs abdominales et des saignements. Son état s’est rapidement dégradé avant son décès le 14 mai en soins intensifs.

Les analyses effectuées par le laboratoire central de surveillance de Wandegeya ont confirmé qu’il s’agissait bien d’un cas d’Ebola de souche Bundibugyo importé depuis la RDC.

« Le pays n’a pour l’instant confirmé aucun cas de transmission locale », précise toutefois le ministère ougandais.

Des mesures d’urgence déclenchées

Face au risque élevé de propagation régionale, les autorités ougandaises ont activé plusieurs mécanismes d’urgence :

  • déploiement d’équipes de surveillance aux frontières ;
  • activation des dispositifs sanitaires dans les districts à haut risque ;
  • installation d’un laboratoire mobile à l’hôpital de Bwera ;
  • isolement des contacts à haut risque ;
  • quarantaine des personnes exposées ;
  • renforcement des campagnes de sensibilisation communautaire.

Les autorités sanitaires recommandent également à la population d’éviter tout contact avec des personnes symptomatiques et de renforcer les mesures d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains.

Un contexte sécuritaire particulièrement fragile

Cette nouvelle épidémie survient dans une région déjà fragilisée par l’insécurité persistante.

En Ituri, plusieurs groupes armés, dont les ADF, la CODECO et d’autres milices locales, continuent de mener des attaques contre les populations civiles malgré les opérations militaires conjointes des FARDC et de l’armée ougandaise.

Cette instabilité complique considérablement le déploiement des équipes médicales, la surveillance épidémiologique et l’accès aux soins pour les populations affectées.

Le directeur d’Africa CDC, Jean Kaseya, a annoncé la tenue d’une réunion régionale d’urgence réunissant la RDC, l’Ouganda, le Soudan du Sud ainsi que plusieurs partenaires internationaux, dont l’Organisation mondiale de la santé et l’UNICEF.

« Ce qui est particulièrement préoccupant, c’est le risque élevé de propagation régionale en raison des importants mouvements de populations et du contexte d’insécurité », a-t-il déclaré.

Les efforts devraient désormais se concentrer sur le renforcement de la surveillance transfrontalière, la prise en charge des malades, la sensibilisation des communautés et le contrôle rapide de cette nouvelle flambée épidémique.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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