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Société

À la UneSociété

Retrait des USA : l’UNESCO rassure sur la solidité budgétaire et la continuité des missions 

by admin9775 25 juillet 2025
written by admin9775

Washington a annoncé son retrait de l’UNESCO, effectif fin 2026. Si l’organisation minimise l’impact budgétaire de cette décision, les conséquences pourraient se faire sentir sur certains projets, notamment en Afrique, et redessiner les équilibres géopolitiques au sein du système multilatéral.

Les Etats-Unis ont officialisé, le mardi 22 juillet 2025, leur retrait de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). La sortie sera effective à la fin de l’année 2026, marquant le troisième désengagement de Washington vis-à-vis de cette agence onusienne, après ceux de 1984 et 2017.

Dans un communiqué, la Maison Blanche a justifié cette décision par une volonté de recentrer les priorités diplomatiques du pays. « La poursuite de notre participation à l’UNESCO n’est pas dans l’intérêt national des Etats-Unis », a-t-elle déclaré. Le gouvernement américain évoque également l’admission de la Palestine comme membre à part entière en 2011, comme une décision « hostile à Israël » et « extrêmement problématique ».

La directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a exprimé son regret face à ce retrait, tout en assurant que l’organisation est préparée à ce scénario. « Si regrettable qu’elle soit, cette annonce était attendue et l’UNESCO s’y est préparée. […] L’UNESCO continuera de mener ses missions, malgré des ressources qui seront inévitablement réduites », a-t-elle affirmé.

En dépit du départ américain, la direction de l’organisation se montre rassurante sur le plan financier. La contribution des USA représente 8% du budget global contre 40 % pour d’autres agences de l’ONU. Les contributions volontaires, en provenance d’Etats tiers ou d’acteurs privés, ont doublé depuis 2018, renforçant la résilience de l’UNESCO.

Mais sur le terrain, notamment en Afrique, la décision américaine pourrait freiner certaines dynamiques. L’organisation a longtemps appuyé des initiatives éducatives, scientifiques et culturelles sur le continent, à savoir : l’alphabétisation des filles, la préservation du patrimoine, la gestion des biosphères ou encore le soutien à l’éducation numérique et la formation des enseignants. Des projets parfois financés par des fondations et entreprises américaines, susceptibles d’être réorientés ou réduits.

Au-delà de l’aspect budgétaire, le retrait des Etats-Unis soulève des inquiétudes stratégiques. Pour la sénatrice démocrate, Jeanne Shaheen, membre influente de la Commission des relations étrangères du Sénat, cette décision affaiblit la position américaine dans les débats internationaux. « Le retrait des Etats-Unis de l’UNESCO ouvre la voie à la Chine pour promouvoir des normes mondiales en matière de technologie et d’IA, bénéfiques pour les entreprises et les produits chinois. Ne pas avoir de place à la table des négociations aura un coût pour les entreprises et le peuple américains », a-t-elle déclaré.

Selon les données publiées par l’UNESCO, les Etats-Unis demeuraient, au premier trimestre 2025, le premier contributeur de l’organisation avec 156,69 millions de dollars versés. La Chine, deuxième bailleur, a apporté 132,11 millions de dollars, renforçant ainsi son poids dans la gouvernance multilatérale.

Par Charlène N’dimon
Agence Ecofin

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Société

La RDC, le Rwanda et le HCR s’accordent sur les principes de rapatriement volontaire des réfugiés

by admin9775 25 juillet 2025
written by admin9775

La RDC, le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) et le Rwanda s’accordent sur les principes de rapatriement volontaire des réfugiés. Les trois parties engagées dans ce processus ont cosigné un communiqué, ce jeudi 24 juillet à Addis-Abeba en Ethiopie, au terme de deux jours de travaux entre experts.

La RDC et le Rwanda s’engagent à rechercher des solutions durables en faveur des réfugiés, en tenant compte des récentes avancées diplomatiques, notamment l’accord de paix de Washington entre Kinshasa et Kigali d’une part. D’autre part, la déclaration de principes signée le 19 juillet dernier à Doha entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23-AFC.

Ces engagements visent à créer un climat propice à la reprise effective et sécurisée du retour volontaire des réfugiés, précise un communiqué du ministère congolais de l’Intérieur publié sur X.

Le communiqué conjoint recommande l’accélération du rapatriement volontaire de 600 réfugiés rwandais actuellement hébergés au centre de transit de Goma. Le document réaffirme également la nécessité d’une vérification appropriée de l’identité et de la nationalité des réfugiés souhaitant retourner volontairement dans leur pays, en coordination avec le HCR.

Le communiqué conjoint a été signé par Jacquemin Shabani, ministre congolais de l’intérieur. Le Rwanda pour sa part était représenté par son ambassadeur en Ethiopie, le général Charles Karamba.

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À la UneSociété

Simon Siala confirmé à la tête des Musées nationaux du Congo

by admin9775 24 juillet 2025
written by admin9775

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a officiellement confirmé Simon Siala au poste de directeur général de l’Institut des Musées nationaux du Congo (IMNC), selon une ordonnance présidentielle lue ce mercredi soir par la porte-parole de la présidence, Tina Salama.

L’ordonnance n°25/237 du 19 juillet 2025 portant nomination des membres du conseil d’administration et de la direction générale d’un établissement public dénommé Institut des Musées Nationaux du Congo (IMNC) indique que les membres du conseil d’administration nommés sont Kokola Ntwali Prince, Siala Siala Simon, Bwembola Lotigo Modestine, Mafuta Nkoyi Bernadette et Tshuinza Kabangu Serge ; avant de préciser que Prince Kokola Ntwali occupera le poste de Président du Conseil d’Administration, Simon Siala Siala de Directeur Général, avec pour adjointe Juliette Mugole Bambu.

Une nomination qui met fin à une période d’incertitude

Cette décision intervient quelques mois après la suspension de Simon Siala par la ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo. Le maintien de Siala à la tête de l’IMNC marque ainsi un revirement de situation et consolide sa position à la direction de cette institution clé du patrimoine culturel congolais.

En effet Simon Siala Siala avait été suspendu de ses fonctions le 18 mars dernier par la ministre de la Culture, Arts et Patrimoines, Yolande Elebe Ma Ndembo, avant d’être remplacé le jour d’après par Henry Bundjoko qui a fait, depuis, l’intérimaire à la tête de cette institution.

Une nouvelle équipe dirigeante pour l’IMNC

Outre Simon Siala, l’ordonnance présidentielle a également nommé :

  • Prince Kunkula Ntuele comme président du Conseil d’administration
  • Juliette Ngole Bambu au poste de directrice générale adjointe (DGA)

Ces nominations dessinent une nouvelle gouvernance pour l’IMNC, chargée de la préservation et de la valorisation des richesses muséales de la RDC.

Enjeux et perspectives

L’IMNC, qui supervise plusieurs musées à travers le pays, joue un rôle crucial dans la conservation du patrimoine historique et culturel congolais. La confirmation de Simon Siala et l’arrivée de nouveaux dirigeants pourraient marquer un tournant dans la gestion de cette institution, alors que le gouvernement cherche à renforcer la promotion culturelle et touristique.

À suivre : Les réactions de la ministre de la Culture et du milieu culturel congolais face à cette décision présidentielle.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

La Cour de cassation écarte les arguments préliminaires dans le procès Mutamba

by admin9775 24 juillet 2025
written by admin9775

Dans une décision rendue ce mercredi, la Cour de cassation a rejeté l’ensemble des exceptions de procédure soulevées par la défense de Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, dans le cadre de son procès pour détournement de fonds publics. L’affaire concerne un projet de construction pénitentiaire à Kisangani dont le budget s’élève à 19 millions de dollars.

Après un long délibéré, les magistrats ont estimé non recevables les arguments de forme présentés par les conseils de l’ancien Garde des sceaux. La Cour a notamment confirmé que la question de la régularité de la citation avait déjà été tranchée lors de l’audience précédente, fermant ainsi la porte à tout nouveau débat sur ce point de procédure.

Au cours des débats, Constant Mutamba a fermement maintenu sa position d’innocence. L’ancien ministre a déclaré n’avoir bénéficié d’aucun avantage financier personnel dans cette affaire. Il a par ailleurs justifié le choix du prestataire, la société Zion Construct, et promis de produire des éléments supplémentaires pour étayer sa défense.

Face à ces déclarations, le ministère public a présenté une argumentation rigoureuse mettant en lumière plusieurs irrégularités. Les procureurs ont notamment souligné le changement inexplicable de localisation du projet, initialement prévu à Kinshasa avant d’être déplacé à Kisangani sans justification claire. Ils ont également pointé l’absence de site identifié pour la construction, la disparition des responsables de Zion Construct et les compétences limitées du ministère de la Justice en matière de gestion de projets immobiliers.

La défense, par la voix des avocats de l’ancien ministre, a vigoureusement répliqué à ces accusations, déployant une argumentation visant à innocenter leur client. Après avoir entendu les deux parties, la Cour a décidé de renvoyer l’examen du dossier au 30 juillet prochain, marquant ainsi une pause dans cette affaire judiciaire hautement sensible.

Cette audience marque une étape décisive dans la procédure, la Cour ayant clairement indiqué sa volonté d’examiner l’affaire au fond. Le rejet des exceptions préliminaires ouvre la voie à un examen approfondi des éléments de preuve, dans un dossier qui continue de captiver l’attention des milieux politiques et judiciaires congolais.

Les observateurs s’attendent à ce que les prochaines audiences, prévues fin juillet, permettent d’éclaircir définitivement les responsabilités de chacun dans cette affaire aux ramifications complexes. Le procès de Constant Mutamba est perçu comme un test important pour le système judiciaire congolais et sa capacité à traiter des dossiers sensibles impliquant d’anciens hauts responsables de l’État.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Procès Mutamba : la Cour de cassation entre dans le vif du dossier ce mardi

by admin9775 23 juillet 2025
written by admin9775

La Cour de cassation de la RDC entame ce mardi 23 juillet l’instruction approfondie de l’affaire Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice et Garde des Sceaux, accusé de détournement de plus de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison à Kisangani (Tshopo).

Une première audience marquée par des manœuvres procédurales

Lors de l’audience préliminaire du 9 juillet, la défense de l’ex-ministre avait demandé un report pour « mieux étudier le dossier », selon Forum des As. Cette requête avait été accordée, retardant l’examen des éléments substantiels de l’affaire.

La défense crie au « complot politique »

Avant la reprise des débats, la Nouvelle Organisation Générale des Élus Congolais (NOGEC), parti de Mutamba, a dénoncé une « machination politique » visant à éliminer son leader. Dans une lettre de démission adressée au président de la République, l’ancien ministre lui-même affirmait être victime d’un règlement de comptes.

Un procès sous haute surveillance

Ce dossier, emblématique de la lutte contre la corruption en RDC, est suivi avec attention par :

  • La classe politique, divisée entre soutiens et détracteurs de Mutamba
  • La société civile, qui exige transparence et impartialité
  • Les partenaires internationaux, soucieux de voir la justice congolaise sanctionner les détournements de fonds publics

Les enjeux du procès

  1. La crédibilité de la justice : Ce procès est un test pour l’indépendance du système judiciaire congolais.
  2. L’impact politique : Une condamnation pourrait affaiblir les alliés de Mutamba, tandis qu’un acquittement nourrirait les théories de persécution.
  3. La lutte anticorruption : Le verdict enverra un signal fort sur la détermination des autorités à punir les malversations.

Les prochaines audiences devraient révéler si les preuves à charge sont suffisantes pour établir la culpabilité de l’ancien ministre. Dans un contexte où l’opinion publique doute souvent de l’équité des procès politiques, ce dossier reste hautement sensible.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Kinshasa : Un camion fou fait plusieurs morts dans un accident tragique à Mont-Ngafula

by admin9775 22 juillet 2025
written by admin9775

Un terrible accident de circulation a endeuillé ce mardi matin l’entrée du marché Camp PM dans la commune de Mont Ngafula. Plusieurs personnes ont perdu la vie et de nombreux blessés sont à déplorer après qu’un camion benne transportant des caillasses ait perdu le contrôle de son système de freinage.

Les faits se sont produits vers 6h30 sur la Route Nationale Numéro 1 à Matadi Kibala. Selon des témoins oculaires, le lourd véhicule en provenance du plateau de Bateke a dévalé la pente à grande vitesse avant de percuter violemment plusieurs autres automobiles et des étals de marchands installés le long de la chaussée.

« L’État congolais doit renforcer le contrôle de ces camions bennes, particulièrement ceux appartenant à des sociétés chinoises. Ce type d’accident se répète malheureusement trop souvent dans notre quartier », a déploré un habitant visiblement traumatisé par la scène.

Les services de secours sont immédiatement intervenus pour extraire les victimes des décombres et évacuer les blessés vers les centres hospitaliers les plus proches. Bien qu’aucun bilan officiel n’ait encore été communiqué par les autorités urbaines, des sources locales font état de plusieurs décès et de nombreux blessés graves. Ce camion benne de la caillasse a fini sa course sur plusieurs petits véhicules, causant mort d’hommes et des blessés graves, selon les témoins trouvés sur place par un reporter de l’ACP. Quatre corps ont été vus par le reporter, étalés à même le sol. En l’absence d’officiel sur le lieu de l’accident, le bilan reste provisoire.

Cet événement tragique relance une nouvelle fois le débat sur la sécurité routière dans la capitale congolaise. Les riverains et usagers de la route réclament des mesures urgentes :

  1. Un contrôle technique rigoureux des poids lourds
  2. L’interdiction de circulation aux heures de pointe
  3. Des sanctions sévères contre les entreprises négligentes

Les services de police et d’enquête sont actuellement sur place pour déterminer les circonstances exactes de cet accident et établir les responsabilités. La population attend désormais des actions concrètes des autorités pour prévenir de nouvelles tragédies similaires.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Kinshasa : Grève dans les magasins chinois pour exiger l’application du SMIG

by admin9775 22 juillet 2025
written by admin9775

Les employés des commerces détenus par des ressortissants chinois ont entamé un mouvement de grève ce lundi, paralysant plusieurs établissements dans la capitale. À l’origine de cette mobilisation, le non-respect du salaire minimum garanti (SMIG), pourtant fixé par décret gouvernemental.

Des magasins fermés, une colère grandissante

En signe de protestation, des centaines de travailleurs ont fermé les boutiques et organisé une marche pacifique pour dénoncer les salaires en dessous du minimum légal. Malgré le décret du gouvernement, beaucoup affirment que leurs employeurs refusent d’appliquer la nouvelle grille salariale, les maintenant dans une précarité financière.

« Nous exigeons simplement le respect de la loi. Le SMIG a été revu, mais sur le terrain, rien ne change. Comment survivre avec un salaire de misère ? », s’indigne l’un des grévistes.

L’intersyndicale du commerce monte au créneau

Les syndicats du secteur appellent les autorités compétentes à renforcer les contrôles et à sanctionner les entreprises récalcitrantes. « Il ne suffit pas de signer des décrets, il faut les faire appliquer. Les inspecteurs du travail doivent agir », martèle un représentant syndical.

Cette grève relance le débat sur les conditions de travail dans les entreprises étrangères, souvent accusées de contourner le droit du travail congolais. Les manifestants exigent une réponse ferme du gouvernement pour mettre fin à ces pratiques illégales.

Vers une intervention des autorités ?

Alors que la tension monte, les travailleurs menacent d’étendre le mouvement si leurs revendications ne sont pas entendues. La balle est désormais dans le camp des ministères du Travail et du Commerce, qui doivent trancher : tolérance ou répression des employeurs fraudeurs ?

Affaire à suivre…

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Le ministre Loando annonce la destruction des constructions anarchiques et désarticulées en RDC

by admin9775 22 juillet 2025
written by admin9775

Le ministre d’État en charge de l’aménagement du territoire, Guy Loando, a annoncé vendredi 18 juillet, lors d’une conférence de presse à Kinshasa, la destruction imminente de toutes les constructions désordonnées, désarticulées et anarchiques à travers l’ensemble du territoire national.

Cette décision fait suite à la promulgation, le 5 juillet dernier par le chef de l’État, de la nouvelle loi sur l’aménagement du territoire, désormais surnommée « Loi Loando ».

Au cours de cet échange avec la presse, le ministre a salué la mise en place d’outils de planification désormais disponibles, qui permettront un aménagement cohérent, résilient et attractif du territoire national. Il a souligné que la Loi Loando ouvre la voie à un développement plus harmonieux et durable pour la RDC.

Parmi les constructions visées par la loi figurent notamment celles érigées au-dessus des égouts et autres canalisations.

Le ministre a également annoncé la relocalisation à titre illustratif et pour des raisons non détaillées lors de la conférence des camps militaires Kokolo à Kinshasa et Saio au Sud-Kivu.

Pas de règlement de compte

Il a tenu à préciser qu’il ne s’agit en aucun cas d’un règlement de comptes ou d’un trafic d’influence : « C’est l’outil de planification qui sera suivi à la lettre. En attendant, la population congolaise est appelée à s’approprier toutes ces réformes », a déclaré Guy Loando.

Abordant la question des constructions désordonnées et anarchiques, il a notamment évoqué le cas de la commune huppée de la Gombe, à Kinshasa :
« Nous faisons face aujourd’hui à un désordre ; la Gombe explose. Il y a de moins en moins de maisons basses et de villas, et de plus en plus d’immeubles de 30, 40 étages. Pourtant, dans tous les pays du monde, il existe des quartiers résidentiels. »

Un autre secteur préoccupant, selon lui, concerne les constructions anarchiques autour de la rocade, encore en cours de construction dans la capitale :
« C’est une expérience que nous allons conduire actuellement. Autour de la rocade, un travail de zonage est en cours afin de mieux organiser l’affectation des espaces. »

Concernant le projet d’aménagement national, le ministre a également présenté le premier projet phare : la création de la ville durable de Boma, dans le Kongo Central. Pour la première fois, la RDC disposera ainsi d’une ville durable, dont l’aménagement est estimé à 58 millions d’euros (environ 63,8 millions de dollars américains). Ce projet inclut des volets dédiés aux infrastructures urbaines, à l’entrepreneuriat féminin et à la dimension culturelle.

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À la UneSociété

RDC : Vaste purge militaire après des soupçons de détournements et de trahison

by admin9775 19 juillet 2025
written by admin9775

La République démocratique du Congo traverse une crise sécuritaire et institutionnelle majeure, marquée par une série d’arrestations retentissantes au sein de son armée. Après le général Christian Tshiwewe, ancien chef d’état-major des FARDC, c’est au tour du général Franck Ntumba, ex-chef de la Maison militaire du président Félix Tshisekedi, d’être interpellé ce vendredi 18 juillet dans le cadre d’une enquête sur des détournements massifs de fonds et des accusations de trahison.

Un système de détournement à grande échelle

Selon des sources judiciaires, le général Ntumba est soupçonné d’avoir participé à une vaste fraude impliquant des mercenaires fictifs. Sur 2 000 noms inscrits sur les listes de paie, seuls 500 contrats auraient été retrouvés, entraînant un détournement estimé à 160 millions de dollars sur 18 mois.

Plus grave encore, Ntumba aurait reconnu avoir servi d’intermédiaire entre des banquiers et des proches du président, notamment la Première Dame et Jacques Tshisekedi, frère cadet du chef de l’État. Un proche du général a tenté de minimiser l’affaire, affirmant : « Le chef de la Maison militaire fait l’objet d’accusations tous les trois mois, et cela fait bientôt six ans que ça dure. »

Trahison et collusion avec l’ennemi ?

Outre les malversations financières, le général Ntumba est accusé d’avoir facilité la chute de Goma aux mains du M23 en janvier 2025, en collaboration présumée avec les services de renseignement rwandais. Ces allégations, si elles sont confirmées, pourraient expliquer l’urgence des arrestations alors que la situation sécuritaire dans l’Est reste explosive.

Nommé en 2020 à la tête de la Maison militaire, un organe clé de la présidence, Ntumba supervisait notamment les achats d’équipements militaires et le déploiement de sociétés militaires privées dans l’Est. Son influence considérable aurait suscité des tensions au sein de l’appareil sécuritaire.

Tshiwewe, un autre général dans la tourmente

Quelques jours plus tôt, le général Christian Tshiwewe, ancien numéro un des FARDC, était arrêté pour complot contre le président. Selon Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, Tshiwewe aurait avoué ses intentions lors de son interrogatoire : « Lui-même ne l’a pas nié. Il a dit qu’il allait tuer [le président]. » Placé en résidence surveillée, son cas illustre la paranoïa grandissante au sommet de l’État.

Une armée en pleine déliquescence ?

Ces arrestations s’inscrivent dans un contexte de purge massive visant des officiers supérieurs accusés de corruption, rétention d’informations ou collusion avec l’ennemi. Une source à la présidence confie : « Le pouvoir veut neutraliser toute menace potentielle au sein de l’armée. »

Les craintes d’une mutinerie, voire d’un coup d’État, semblent justifier cette chasse aux sorcières. « Les services étaient en alerte, et tout le monde est suspect », glisse un agent des renseignements.

Crise à l’Est et négociations au point mort

Cette instabilité militaire intervient alors que les pourparlers de Doha entre Kinshasa et le M23 piétinent. Chaque camp accuse l’autre de préparer une reprise des combats, tandis que les rebelles, soutenus par Kigali, consolident leurs positions.

Quelles conséquences pour la stabilité du régime ?

Si ces arrestations visent à resserrer les rangs, elles risquent aussi d’affaiblir une armée déjà fragilisée par des années de mauvaise gestion. Pour le président Tshisekedi, le défi est double : rétablir la confiance dans les FARDC tout en évitant une fracture au sein de l’appareil sécuritaire.

Une chose est sûre : la RDC traverse une période critique, où chaque décision peut basculer entre restauration de l’ordre et dérapage incontrôlé. La suite des événements dépendra de la capacité des autorités à maîtriser cette purge sans provoquer un séisme institutionnel.

Affaire à suivre de près.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Kinshasa : Le gouverneur Daniel Bumba prend des mesures fortes pour réguler les « wewas » et désengorger la ville

by admin9775 19 juillet 2025
written by admin9775

Face à la recrudescence du désordre dans le secteur des transports, le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a décidé d’agir. Ce mardi 15 juillet 2025, il a convoqué une réunion de crise rassemblant les ministres provinciaux des Transports et de l’Intérieur, le commissaire provincial de la police, des experts et des responsables de la division urbaine. L’objectif ? Trouver des solutions pour mieux réguler la circulation des motocyclistes, communément appelés wewas, dont la prolifération anarchique engendre embouteillages et insécurité routière.

Un secteur vital, mais hors de contrôle

Les wewas sont devenus incontournables dans la mobilité kinoise, offrant un moyen de transport rapide et accessible. Cependant, leur multiplication s’accompagne de nombreux défis : non-respect du code de la route, accidents fréquents et congestion des artères principales. Automobilistes et piétons se plaignent régulièrement de ce chaos, qui nuit à la fluidité et à la sécurité dans la capitale.

Devant cette situation, le gouverneur Bumba a annoncé la nécessité de mesures strictes pour encadrer cette activité. « Nous devons réguler ce secteur pour garantir la sécurité de tous et permettre à la ville de respirer à nouveau. Les motos ont leur utilité, mais elles ne peuvent pas circuler sans règles », a-t-il déclaré.

Vers une meilleure organisation et une fiscalité transparente

Au-delà de la simple régulation du trafic, le gouverneur a insisté sur l’importance de la collecte des taxes liées à cette activité. Ces fonds, a-t-il rappelé, doivent servir à améliorer les infrastructures routières, aujourd’hui dégradées. « Une gestion transparente de ces recettes permettra au gouvernement provincial d’investir dans la réhabilitation des routes », a-t-il souligné.

Cette réunion marque un tournant dans la politique urbaine de Kinshasa. Les autorités entendent désormais structurer un secteur jusque-là laissé à lui-même, tout en préservant son rôle économique et social. En effet, pour des milliers de motocyclistes, cette activité représente leur seule source de revenus.

Quelles mesures concrètes attendre ?

Si les décisions finales restent à officialiser, plusieurs pistes sont envisagées :

  • Limitation des zones de circulation pour réduire les embouteillages.
  • Formation et sensibilisation des conducteurs au code de la route.
  • Contrôle renforcé pour lutter contre les motos non immatriculées.
  • Modernisation de la fiscalité pour une meilleure redistribution des recettes.

Un vent de réforme souffle sur Kinshasa. Reste à voir si ces mesures parviendront à concilier ordre public et réalités socio-économiques, dans une ville où les wewas sont bien plus qu’un simple moyen de transport : une bouée de sauvetage pour de nombreuses familles.

La balle est désormais dans le camp des autorités. Les Kinois attendent des actes concrets pour une circulation plus sûre et une ville mieux organisée.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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