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Category:

Société

À la UneSociété

Le ministre Patrick Muyaya défend le droit à l’éducation des jeunes filles enceintes en RDC

by admin9775 18 juillet 2025
written by admin9775

Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a prononcé un discours remarqué lors d’une matinée de réflexion sur l’Agenda « Femmes, Paix et Sécurité », organisée conjointement par ONU Femmes et l’Ambassade de Norvège en République Démocratique du Congo.

Devant un auditoire composé de diplomates, acteurs de la société civile et professionnels des médias réunis à l’hôtel Sultani, le porte-parole du gouvernement a livré une analyse approfondie du phénomène des grossesses précoces en milieu scolaire. « Priver une élève enceinte de son droit à l’éducation, n’est-ce pas compromettre définitivement son avenir ? », a-t-il interrogé avec force, appelant à une responsabilité collective face à cette problématique complexe.

Le ministre a identifié plusieurs causes structurelles à ces grossesses adolescentes : l’accès non supervisé aux contenus en ligne, l’absence d’éducation sexuelle dans les curricula scolaires, et le manque d’encadrement familial. Il a particulièrement dénoncé l’exclusion scolaire systématique des jeunes filles concernées, une pratique qu’il a qualifiée de « double peine » injuste et contre-productive.

Cette prise de position fait suite à la circulaire du ministère de l’Éducation nationale autorisant désormais le maintien à l’école des élèves enceintes. Une mesure progressiste saluée par les organisations de défense des droits humains, mais qui continue de faire débat dans la société congolaise.

Les statistiques officielles révèlent l’ampleur du défi : selon l’Enquête Démographique et de Santé 2023-2024, une adolescente sur cinq âgée de 15 à 19 ans a déjà connu une grossesse. « Assurer la continuité de leur scolarité ne constitue en aucun cas une incitation à la précocité, mais bien un impératif de justice sociale », a insisté Patrick Muyaya.

Le ministre a particulièrement souligné l’asymétrie des responsabilités : « Pourquoi la jeune fille porterait-elle seule le poids des conséquences ? Chaque grossesse précoce implique un partenaire. C’est à toute la société de répondre à ce défi. »

En conclusion, il a appelé les médias congolais à jouer un rôle constructif en promouvant une éducation sans tabou et en luttant contre les discours stigmatisants. « Cette politique traduit notre engagement pour une RDC plus inclusive, où l’éducation reste un droit fondamental, même dans les situations de vulnérabilité », a-t-il affirmé, rappelant que l’égalité des chances passe nécessairement par le maintien de toutes les jeunes filles dans le système éducatif.

Cette intervention marque une étape importante dans le débat de société sur les grossesses précoces en RDC, ouvrant la voie à des approches plus nuancées et constructives de cette question sensible.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Lancement réussi du TENASOSP 2025 : près de 1,6 million d’élèves congolais à l’épreuve

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

La République Démocratique du Congo a lancé ce jeudi l’édition 2025 du Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASOSP), un examen crucial qui concerne 1.590.471 élèves de 8e année sur l’ensemble du territoire national et dans des centres à l’étranger.

La ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a présidé la cérémonie d’ouverture à l’école Révérend Kim de Kinshasa. Dans son allocution, elle a souligné l’importance stratégique de ce test : « Le TENASOSP n’est pas un simple examen, mais un outil d’orientation essentiel qui permettra à chaque élève de trouver sa voie en fonction de ses aptitudes et aspirations. »

Les chiffres de cette édition révèlent une participation record avec 722.893 filles concernées, soit 45,5% du total des candidats. L’examen se déroule sur deux jours, les 17 et 18 juillet, dans des conditions particulièrement surveillées. Hubert Kimbonza, Inspecteur général à l’Éducation nationale, a assuré que « toutes les dispositions logistiques, pédagogiques et sécuritaires ont été prises pour garantir le bon déroulement des épreuves ».

Innovation notable cette année : des centres d’examen ont été ouverts à l’étranger pour permettre aux élèves congolais de la diaspora de participer à cette évaluation nationale. Le test vise principalement à orienter les élèves vers trois filières principales : l’enseignement général, l’enseignement technique ou la formation professionnelle, en fonction de leurs compétences et potentialités.

Ce dispositif s’inscrit dans le cadre plus large de la réforme du système éducatif congolais, qui cherche à promouvoir une éducation plus équitable, inclusive et performante. Le gouvernement met particulièrement l’accent sur la valorisation des filières techniques et professionnelles, souvent délaissées malgré leur importance pour le développement économique du pays.

Les résultats du TENASOSP, attendus dans les prochaines semaines, détermineront l’orientation des élèves pour l’année scolaire 2025-2026. Cette évaluation représente un enjeu majeur pour l’avenir de la jeunesse congolaise et pour la mise en œuvre des politiques éducatives du pays.

Selon des observateurs, le succès de cette opération à grande échelle pourrait marquer un tournant dans le système éducatif congolais, en permettant une meilleure adéquation entre les formations proposées et les besoins réels du marché du travail. Le ministère a prévu un dispositif d’accompagnement pour aider les élèves et leurs familles à comprendre et exploiter au mieux les résultats de cette évaluation.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

RDC : Les écoles catholiques rejettent la circulaire sur le maintien des élèves enceintes

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

Un clivage profond se dessine dans le système éducatif congolais. Les Écoles conventionnées catholiques (ECCATHS) ont officiellement décliné l’application de la circulaire ministérielle autorisant la scolarisation des filles enceintes, marquant ainsi leur désaccord avec la politique du gouvernement en matière d’éducation morale.

Un rejet fondé sur la convention Église-État

Dans un courrier en date du 16 juillet 2025, l’abbé Emmanuel Bashiki, secrétaire de la Commission épiscopale pour l’Éducation chrétienne, a invoqué l’article 5 de la convention liant l’Église catholique à l’État congolais. Ce texte stipule clairement les exigences en matière « de moralité et de discipline des élèves concernant les mœurs ». La coordination nationale des ECCATHS considère donc que la mesure gouvernementale « ne peut point opérer » dans ses établissements.

Une opposition méthodique

Les responsables catholiques avancent deux arguments principaux :

  1. Le caractère spécifique de leur convention avec l’État
  2. L’absence de notification officielle les concernant

Ils recommandent néanmoins une approche « charitable », suggérant d’orienter les élèves concernées vers d’autres établissements scolaires.

Un débat sociétal plus large

À Goma, la Société civile nouvelle de Karisimbi a exprimé ses réserves à travers cinq questions fondamentales :

  • La prise en charge financière de la scolarité
  • Le respect du congé maternité
  • La gestion de l’allaitement
  • L’impact sur les autres élèves
  • La cohérence éducative

Ces interrogations reflètent les préoccupations d’une partie de la population face à une mesure perçue comme potentiellement disruptive pour le système éducatif.

Enjeux et perspectives

Cette crise révèle les tensions entre :

  • Le principe d’éducation inclusive défendu par l’État
  • Les valeurs morales chères à l’Église catholique
  • Les réalités sociales complexes de la jeunesse congolaise

Le gouvernement se trouve désormais face à un dilemme : maintenir sa politique d’inclusion scolaire tout en respectant les spécificités des réseaux conventionnés. La solution pourrait résider dans la création de structures adaptées pour les élèves enceintes, comme le suggèrent certaines voix de la société civile.

Ce différend souligne plus largement les défis de l’harmonisation éducative dans un pays au système scolaire pluraliste, où coexistent différentes visions de l’éducation et de la morale. Le dialogue entre les parties semble plus que jamais nécessaire pour trouver un équilibre entre principes éthiques et droit à l’éducation.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Des mauvaises langues s’acharnent contre l’IGF : la vérité sur les indemnisations des victimes de Kisangani

by admin9775 16 juillet 2025
written by admin9775

Une fois encore, des voix mal intentionnées cherchent à ternir l’image de l’Inspection Générale des Finances dirigée par Jules Alingete. Ces mauvaises langues, dans leur acharnement stérile, propagent désormais des informations mensongères concernant la gestion des fonds destinés aux victimes de la guerre de Kisangani, révélant ainsi leur méconnaissance totale du cadre juridique en vigueur.

La réalité est pourtant incontestable. La Cour Internationale de Justice, dans son arrêt historique condamnant l’Ouganda, avait établi dès 2022 des directives claires et précises quant à l’utilisation de ces fonds d’indemnisation. L’IGF, dans l’exercice rigoureux de ses missions, s’est conformée à ces exigences internationales, comme en témoignent les nombreux rappels officiels adressés aux ministres de la Justice successifs.

Les accusations récentes, aussi infondées que malveillantes, ne résistent pas à l’épreuve des faits. Elles ignorent volontairement le cadre légal établi, occultent les multiples contrôles déjà effectués et tentent d’instiller le doute là où la transparence devrait prévaloir. Une telle malhonnêteté intellectuelle ne sert que des intérêts partisans au détriment de la vérité.

Face à ces attaques orchestrées, l’IGF reste inébranlable dans sa mission. L’institution :

  1. Réaffirme son engagement indéfectible en faveur de la légalité
  2. Rappelle les procédures validées par les instances internationales
  3. Poursuit son travail de vérification avec la rigueur qui la caractérise

Plutôt que de colporter des rumeurs, ces détracteurs acharnés feraient mieux d’étudier sérieusement l’arrêt de la CIJ, de consulter les rapports officiels disponibles et de cesser cette campagne de désinformation sur un dossier aussi sensible. Les victimes congolaises méritent mieux que ces manipulations politiciennes.

L’IGF reste ouverte au dialogue constructif sur la base des faits établis, mais rejette avec la plus grande fermeté ces tentatives répétées de discrédit. La vérité et la justice pour les victimes doivent primer sur les calculs mesquins de ceux qui cherchent à diviser.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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RDC : Relance du processus de mise à la retraite des agents de l’État avec un plan décennal innovant

by admin9775 14 juillet 2025
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Le gouvernement congolais a examiné lors de son dernier Conseil des ministres l’état d’avancement du vaste programme de mise à la retraite des agents publics, présenté par le Vice-Premier Ministre Jean-Pierre Lihau, Ministre de la Fonction Publique. Ce processus stratégique vise à moderniser l’administration publique en favorisant le renouvellement générationnel, l’amélioration de la gestion des ressources humaines et l’assainissement des finances publiques.

Après une première phase ayant concerné 11.000 agents en 2022, le programme avait connu un ralentissement en 2023 et 2024. La récente signature d’Ordonnances présidentielles pour la mise à la retraite des Secrétaires Généraux, Directeurs et Chefs de Division marque la relance de ce chantier crucial. Aujourd’hui, plus de 314.000 agents seraient éligibles à la retraite, tous régimes confondus, selon les estimations officielles.

Pour faire face à ce défi majeur, le gouvernement a adopté un plan décennal articulé autour de deux mécanismes de financement complémentaires :

  1. Un financement budgétaire classique prévoyant l’affectation mensuelle de 20 milliards CDF (environ 7 millions USD) sur un compte dédié à la Banque Centrale, comme prévu dans la Loi des Finances 2025.
  2. Un mécanisme innovant de partenariat avec les banques payeuses qui sera mis en œuvre dès 2026. Ce dispositif permettra aux établissements bancaires d’avancer les indemnités de retraite, l’État s’engageant à les rembourser sous forme de mensualités correspondant aux anciennes rémunérations des agents, sans impact supplémentaire sur les finances publiques.

Un Protocole d’accord sera prochainement négocié avec les banques pour formaliser ce montage financier, qui s’inscrit dans le cadre légal de la Loi sur les finances publiques. Cette approche évite tout recours à l’endettement tout en capitalisant sur les avancées de la réforme de bancarisation des salaires.

Pour piloter cette réforme ambitieuse, une commission technique interinstitutionnelle sera mise en place, regroupant les ministères de la Fonction Publique, du Budget et des Finances, avec la participation de la Présidence, de la Primature et de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale des Agents Publics (CNSSAP). Cette structure aura pour mission d’assurer l’équilibre entre les départs en retraite et la capacité de la Caisse à honorer le paiement des pensions.

La deuxième phase du processus, lancée en 2022, a déjà permis le départ de 1.032 hauts cadres (par Ordonnance présidentielle) et 5.337 autres agents (par Décret du Premier ministre). Parmi eux figuraient 24 Secrétaires Généraux, 438 Directeurs promus au grade honorifique de Secrétaire Général, 570 Chefs de Division élevés au grade de Directeur, ainsi que 1.035 Chefs de Bureau et 4.302 agents d’exécution bénéficiant d’une promotion de grade conformément au statut de la fonction publique.

Cette réforme s’inscrit dans le cadre des engagements pris par la RDC auprès de ses partenaires internationaux, notamment le Fonds Monétaire International, et répond à la nécessité de moderniser en profondeur l’administration publique congolaise. Elle vise à garantir aux fonctionnaires l’exercice effectif de leur droit à la retraite après une carrière au service de la Nation, tout en assurant la soutenabilité financière du système.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Alerte majeure en RDC : 16 milliards de mots de passe exposés, l’ARPTC appelle à la vigilance

by admin9775 13 juillet 2025
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L’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) a lancé une alerte urgente ce jeudi 11 juillet 2025 concernant une fuite de données massive initialement révélée par le média spécialisé Cybernews le 20 juin dernier. Cette faille, dont l’ampleur a été confirmée par la Commission nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) en France, représente une grave menace pour la sécurité numérique des internautes congolais et mondiaux.

Une situation alarmante
Les investigations de l’ARPTC ont établi que plus de 16 milliards d’identifiants et mots de passe circulent actuellement sur des plateformes illicites. Cette exposition sans précédent des données sensibles rend les utilisateurs vulnérables à diverses cyberattaques, notamment le piratage de comptes, l’usurpation d’identité et les fraudes financières.

Mesures de protection recommandées
L’ARPTC exhorte tous les utilisateurs, particuliers comme professionnels, à prendre sans délai les précautions suivantes :

  1. Modifier immédiatement tous les mots de passe, particulièrement ceux associés aux services bancaires et aux comptes sensibles
  2. Utiliser des mots de passe uniques pour chaque plateforme
  3. Créer des combinaisons complexes intégrant majuscules, minuscules, chiffres et caractères spéciaux
  4. Activer systématiquement la double authentification lorsque disponible
  5. Recourir à des gestionnaires de mots de passe certifiés pour un stockage sécurisé

Un enjeu de sécurité nationale
Christian Katende, président de l’ARPTC, a souligné l’importance d’une mobilisation collective : « La cybersécurité est notre responsabilité partagée. Si le numérique offre d’immenses opportunités de développement, sa pérennité dépend de pratiques individuelles et collectives rigoureuses. »

Cet incident rappelle l’urgence d’adopter des comportements numériques responsables. L’ARPTC reste mobilisée pour accompagner les citoyens et entreprises dans la sécurisation de leurs données, pilier essentiel de la transformation digitale du pays.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

ARSP : Le DG Miguel Kashal auditionné par le CNS, mais jamais arrêté – Une désinformation dénoncée

by admin9775 12 juillet 2025
written by admin9775

Le Directeur général de l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP), Miguel Kashal Katemb, a été auditionné mercredi par le Conseil national de sécurité (CNS) dans le cadre d’un dossier non encore rendu public. Contrairement à certaines informations relayées sur les réseaux sociaux et par une presse à sensation, il n’a jamais été placé en état d’arrestation et est rentré chez lui librement dans la soirée du jeudi.

Une confusion volontaire entre audition et arrestation

Certains médias et comptes en ligne ont affirmé à tort que Kashal avait été « arrêté », alimentant des spéculations sur une éventuelle mise en cause judiciaire. Or, le CNS n’est pas une institution judiciaire et ne dispose ni de cachot ni de pouvoir d’incarcération.

« Le problème, c’est la qualité du journalisme dans ce pays. On confond des petites choses : être auditionné ne vaut pas être arrêté, surtout par un service qui n’a aucune compétence pénale », déplore une source proche du dossier.

Un journalisme sensationnaliste et dangereux

Cette désinformation illustre un phénomène récurrent en RDC : la recherche du buzz au détriment de la rigueur.

  • Certains médias transforment une simple convocation administrative en scandale judiciaire.
  • Lorsque l’intéressé est libéré sans poursuite, les mêmes acteurs crient à la « justice malade », alors qu’il s’agissait simplement d’une audition normale.
  • Cette pratique diffamatoire expose les journalistes à des plaintes en calomnie, avant qu’ils ne se présentent ensuite comme des « victimes de la répression ».

Miguel Kashal de retour à ses fonctions

Après cette séance de travail au CNS, le DG de l’ARSP a repris ses activités sans contrainte. Les raisons de son audition restent floues, mais aucune charge judiciaire n’a été retenue contre lui à ce stade.

Une mise au point nécessaire pour rétablir les faits et rappeler l’importance d’un journalisme responsable.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Moti Kahana, le millionnaire juif qui livre des secrets d’État au président congolais

by admin9775 12 juillet 2025
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L’homme d’affaires israélo-américain Moti Kahana, figure aussi controversée que mystérieuse, refait surface dans une affaire politico-diplomatique impliquant le président congolais Félix Tshisekedi. Selon des informations exclusives rapportées par Reuters Africa, c’est lui qui aurait remis en janvier 2025 une enveloppe confidentielle à Tshisekedi, contenant les noms de trois personnes accusées d’avoir fomenté un coup d’État.

Qui est Moti Kahana ? Un « sauveur » aux méthodes troubles

Âgé de 48 ans, Kahana se présente comme un « self-made-man » spécialisé dans l’évacuation de Juifs menacés, notamment vers Israël, depuis des zones de conflit (Syrie, Ukraine, Yémen). Issu d’une famille juive roumaine partiellement exterminée pendant la Shoah, il se décrit comme un « protecteur des persécutés ».

Pourtant, ses détracteurs le dépeignent comme un opportuniste, mêlant business et espionnage. Il a notamment été accusé d’avoir monnayé des informations sensibles à des gouvernements ou milices, sous couvert d’actions humanitaires.

Une enveloppe explosive pour Tshisekedi

D’après les sources de Reuters, Kahana aurait rencontré le président congolais début 2025 pour lui transmettre un dossier identifiant trois conspirateurs présumés. Si les noms restent inconnus, cette révélation survient dans un contexte tendu :

  • Tshisekedi, réélu en décembre 2023, fait face à des rumeurs récurrentes de complots.
  • Des alliés de l’ex-président Joseph Kabila sont régulièrement pointés du doigt par le pouvoir.
  • La RDC reste un terrain d’influence pour les puissances étrangères et les mercenaires.

Kahana, un intermédiaire de l’ombre

Comment Kahana a-t-il obtenu ces informations ? Ses connexions avec les services de renseignements israéliens (Mossad) et certaines milices africaines alimentent les spéculations. Certains y voient une manipulation visant à déstabiliser Kinshasa, d’autres un jeu géopolitique lié aux ressources congolaises (cobalt, cuivre).

Interrogé par RFI, un conseiller de la présidence congolaise a botté en touche : « Nous ne commentons pas les allégations impliquant des tiers dans des affaires de sécurité nationale. »

Une affaire à suivre

Si l’implication de Kahana se confirme, elle pourrait relancer le débat sur l’ingérence étrangère en RDC. Reste une question : pourquoi cet homme, sans lien officiel avec la diplomatie, joue-t-il les messagers secrets ?

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneSociété

Un élu en colère après la destruction de sa résidence à Kinshasa

by admin9775 11 juillet 2025
written by admin9775

Le député national Godé Mpoyi a vivement réagi après la démolition de sa maison située sur l’avenue Allée Verte, dans le quartier Jolie-Parc (commune de Ngaliema). Cette opération s’inscrit dans le cadre des récentes mesures visant à éliminer les constructions jugées illégales dans la capitale congolaise.

Une déclaration choc à la télévision

Lors d’une émission télévisée, l’ancien président de l’assemblée provinciale de Kinshasa, visiblement furieux, a tenu des propos surprenants : « Si je n’étais pas pasteur, vous m’auriez retrouvé à Goma dans les rangs de la rébellion ». Cette déclaration explosive souligne l’ampleur de sa colère face à ce qu’il considère comme une injustice flagrante.

Un avertissement sur les conséquences sociales

Le parlementaire a mis en garde contre les effets pervers de telles actions : « En agissant ainsi, vous créez vous-mêmes les conditions de la rébellion. Comment voulez-vous ensuite condamner ceux qui prennent les armes quand on traite ainsi les citoyens ? » Selon lui, ces méthodes contribuent à alimenter l’instabilité dans le pays.

Des accusations contre les autorités municipales

Membre de l’Union sacrée de la nation, la plateforme présidentielle, Godé Mpoyi n’a pas mâché ses mots : « Ma maison, je l’ai acquise par mon travail honnête, contrairement à certains voleurs qui nous gouvernent ». Il accuse nommément certains responsables de la ville d’avoir personnellement ciblé sa propriété, évoquant également une précédente affaire de prétendus virements suspects sur son compte bancaire.

Contexte des démolitions à Kinshasa

Cette polémique intervient alors que les autorités urbaines intensifient depuis quelques jours leur campagne de libération des emprises publiques. Les opérations ont particulièrement touché l’avenue Trois Vallées et plusieurs quartiers de la capitale, suscitant de vives réactions parmi les habitants concernés.

Analyse des implications politiques

Cette affaire révèle plusieurs tensions sous-jacentes :

  1. La sensibilité des opérations d’urbanisme dans la capitale
  2. Les relations complexes entre élus et administration municipale
  3. Le risque de politisation des mesures d’ordre public

Alors que la colère de l’élu fait des vagues dans les médias et sur les réseaux sociaux, les autorités concernées n’ont pas encore réagi officiellement à ces accusations. Cette situation pourrait potentiellement alimenter le débat sur les méthodes employées dans la restructuration urbaine de Kinshasa.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Le cardinal Ambongo dénonce l’accord RDC-USA lors d’un sommet au Vatican

by admin9775 11 juillet 2025
written by admin9775

Ce jeudi 10 juillet 2025, lors de la présentation du document préparatoire des Églises d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine en prélude à la COP30 au Vatican, le cardinal Fridolin Ambongo a vivement critiqué l’accord récent entre la RDC et les États-Unis. L’archevêque métropolitain de Kinshasa a fustigé ce qu’il a qualifié de « solution de Trump », la comparant à une approche similaire qui avait échoué en Ukraine.

« Alors que nos communautés manquent d’eau potable, la course aux minerais stratégiques alimente la prolifération des groupes armés en Afrique », a déclaré le cardinal Ambongo devant l’assemblée. Il a particulièrement visé la proposition américaine visant à échanger les minerais du Nord-Kivu et du Sud-Kivu contre une médiation entre la RDC et le Rwanda, une formule que l’ancien président américain avait tenté sans succès dans le conflit russo-ukrainien.

Le prélat congolais a exprimé sa frustration face à ce qu’il considère comme des solutions imposées : « Il a tenté cette approche en Ukraine. Ça n’a pas fonctionné. Mais chez nous, tout le monde s’inquiète, tout le monde a peur de Trump ». Avant de conclure avec fermeté : « Assez de fausses solutions, assez de décisions prises sans écouter les populations concernées ».

Cet accord controversé, qui évite soigneusement la question du M23 – principal groupe armé responsable des massacres dans l’est de la RDC – impose notamment à Kinshasa de localiser et neutraliser les FDLR, une milice à majorité tutsi que le régime rwandais présente comme une menace à sa sécurité.

Donald Trump a pour sa part annoncé mercredi 9 juillet que les présidents Tshisekedi et Kagame seraient reçus à la Maison Blanche dans les deux prochaines semaines pour finaliser l’accord. « Ils sont en guerre depuis 30 ans, avec des millions de morts. Nous sommes très heureux d’avoir pu résoudre ce problème », a déclaré l’ancien président américain.

Cette sortie médiatique du cardinal Ambongo intervient alors que la communauté internationale reste divisée sur l’efficacité réelle de cet accord, certains y voyant une avancée diplomatique, d’autres une simple formalisation des intérêts économiques américains dans la région des Grands Lacs.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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