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Société

À la UneSociété

Affaire Rebo Tchulo : le ministère public requiert 14 mois de prison contre la chanteuse

by admin9775 7 août 2026
written by admin9775

Le ministère public a requis une peine de 14 mois de servitude pénale principale contre la chanteuse congolaise Tshimpaka Mulanga Deborah, plus connue sous son nom d’artiste Rebo Tchulo, lors de son réquisitoire devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema.

Outre cette peine d’emprisonnement, le parquet militaire a demandé la condamnation de la prévenue au paiement des frais d’instance, dont le montant sera fixé par le greffier. En cas de non-paiement dans le délai légal, une contrainte par corps de six mois pourrait être appliquée.

Le ministère public s’est également prononcé sur l’action civile introduite par la partie requérante, sollicitant du tribunal qu’elle soit déclarée recevable et fondée, conformément aux dispositions de la loi.

Cette affaire trouve son origine dans les événements du 19 avril 2026, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo devenue virale montrant un homme violemment fouetté par des militaires dans une parcelle de Kinshasa.

Dans cette vidéo, Rebo Tchulo apparaissait sur les lieux au moment des faits, suscitant une vive émotion au sein de l’opinion publique. Selon les éléments du dossier, la victime était présentée comme un présumé voleur accusé d’avoir dérobé un bien appartenant à la chanteuse.

Depuis la diffusion de ces images, l’affaire a ravivé le débat sur le recours à la justice privée, les traitements inhumains et le respect des droits fondamentaux. Plusieurs organisations de défense des droits humains avaient dénoncé les violences infligées à la victime et appelé à ce que toutes les responsabilités soient établies.

Les réquisitions du ministère public ne constituent toutefois pas une condamnation définitive. Il appartient désormais au Tribunal militaire de Kinshasa/Ngaliema de rendre son jugement, après examen des arguments de la défense et de l’ensemble des éléments du dossier.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Didier Budimbu sort de son silence et rejette tout lien avec l’assassinat de l’entrepreneur, Vally Amisi

by admin9775 7 août 2026
written by admin9775

Pour la première fois depuis le début de l’affaire liée à l’assassinat de l’entrepreneur congolais Vally Amisi, le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, est sorti de son silence afin de répondre aux nombreuses accusations et spéculations relayées sur les réseaux sociaux.

Face aux rumeurs faisant état d’un prétendu lien entre le meurtre de l’homme d’affaires et un marché public relatif à la réhabilitation de la pelouse du Stade des Martyrs, le ministre apporte sa version des faits et affirme n’avoir aucun lien avec ce crime.

« Vally Amisi n’a jamais obtenu le marché de la pelouse »

Didier Budimbu reconnaît avoir entretenu des relations professionnelles avec Vally Amisi. Selon lui, leur collaboration concernait uniquement des travaux de réhabilitation de son cabinet ministériel ainsi que de la loge présidentielle du Stade des Martyrs.

Le ministre indique également que l’entrepreneur avait, par la suite, adhéré à sa formation politique.

En revanche, il dément formellement les informations selon lesquelles Vally Amisi aurait obtenu le marché de réhabilitation de la pelouse du Stade des Martyrs.

« Vally Amisi n’a jamais obtenu le marché de la pelouse du Stade des Martyrs », affirme-t-il.

Selon Didier Budimbu, ce contrat a été directement attribué à une entreprise sud-africaine spécialisée, chargée d’exécuter les travaux, laquelle a été payée en trois tranches dans le cadre d’un mécanisme de préfinancement mis en place par l’État.

Un contrat approuvé après le décès de l’entrepreneur

Le ministre précise par ailleurs que le seul dossier administratif impliquant Vally Amisi n’a été approuvé qu’après le décès de ce dernier.

À ses yeux, cet élément démontre qu’aucun lien ne peut être établi entre ce marché et les circonstances de l’assassinat.

« Je ne connais pas Béni Mukena »

Didier Budimbu rejette également toute implication dans cette affaire judiciaire.

Réagissant aux nombreuses publications circulant sur les réseaux sociaux, il affirme ne connaître ni de près ni de loin Béni Mukena, présenté par les autorités judiciaires comme le principal suspect dans ce dossier.

« Je ne connais pas Béni Mukena, ni d’Adam ni d’Ève », a-t-il déclaré.

Le ministre estime que les accusations portées contre lui reposent sur des spéculations dépourvues de fondement et regrette que cette affaire donne lieu à des récupérations alors qu’une famille est toujours en deuil.

Une enquête relancée après l’arrestation du principal suspect

Cette sortie médiatique intervient quelques jours après l’interpellation à Brazzaville de Mukena Mwepu Bénie, recherché dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Vally Amisi.

Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, avait annoncé que cette arrestation résultait d’une coopération judiciaire entre la République démocratique du Congo et la République du Congo. Le suspect doit être transféré à Kinshasa afin d’être entendu par les autorités judiciaires.

Selon les informations communiquées par le ministre de la Justice, le suspect aurait déclaré lors de son interrogatoire avoir agi « sur instruction d’une autorité ». Cette affirmation, qui devra être vérifiée au cours de l’instruction judiciaire, a relancé de nombreuses spéculations sur l’existence d’éventuels commanditaires.

À ce stade, aucune autorité judiciaire n’a confirmé l’identité de la personne évoquée par le suspect et aucune mise en cause officielle n’a été annoncée.

La justice attendue sur les responsabilités

Le corps de Vally Amisi, entrepreneur congolais installé en Afrique du Sud et vice-président du club Nouvelle Vie Bomoko FC, avait été retrouvé le 10 avril dernier dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.

Après avoir initialement exploré la piste d’un enlèvement, les enquêteurs s’étaient orientés vers un homicide ciblé à la suite de l’exploitation des images de vidéosurveillance ayant permis d’identifier un proche de la victime.

Avec l’arrestation du principal suspect et son prochain transfèrement à Kinshasa, la famille de Vally Amisi espère désormais que la procédure judiciaire permettra d’établir toute la vérité sur les circonstances de cet assassinat, d’identifier les éventuels commanditaires et de déterminer les motivations exactes de ce crime qui a brutalement mis fin à la vie d’un jeune entrepreneur dont le parcours suscitait de nombreux espoirs.

En attendant les conclusions de l’enquête et l’ouverture du procès, le principe de la présomption d’innocence demeure pleinement applicable à toutes les personnes citées dans cette affaire.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Incendie au Léon Hôtel 1 : le sinistre relance le débat sur les capacités d’intervention des secours à Kinshasa

by admin9775 5 août 2026
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Un incendie s’est déclaré dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 août 2026 à l’immeuble Léon Hôtel 1, situé dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, provoquant une importante mobilisation des services de secours. Selon les premières informations disponibles, aucun blessé n’a été enregistré et tous les clients ont été évacués par mesure de précaution.

Les flammes se sont déclarées dans cet établissement hôtelier situé en face de l’ONATRA, aux environs de 22 heures. Les causes exactes du sinistre restent encore inconnues, même si des témoignages recueillis sur place évoquent un possible départ de feu au niveau du générateur électrique avant sa propagation dans une partie du bâtiment.

Alertés rapidement, les sapeurs-pompiers sont intervenus afin de circonscrire l’incendie et limiter les dégâts matériels. Pendant plusieurs heures, les équipes de secours ont lutté contre les flammes avant de parvenir à maîtriser la situation.

Dans un communiqué publié quelques heures après le sinistre, la direction de Léon Hôtel a rassuré sa clientèle et l’opinion publique sur l’absence de victimes.

« Un léger incendie s’est déclaré au sein de Léon Hôtel. Grâce à la réactivité de nos équipes et à l’intervention rapide des services de secours, la situation a été maîtrisée dans les meilleurs délais », a indiqué l’établissement.

L’hôtel a également précisé qu’aucune personne n’avait été mise en danger et que la sécurité des clients, du personnel ainsi que des autres personnes présentes avait été assurée.

La direction de Léon Hôtel a exprimé sa gratitude aux services de secours et à toutes les personnes ayant manifesté leur soutien, tout en affirmant poursuivre les démarches nécessaires pour assurer la continuité de ses activités dans de bonnes conditions.

À ce stade, les autorités compétentes devront encore établir les causes précises de cet incendie ainsi qu’évaluer l’étendue des dégâts matériels enregistrés.

Au-delà de cet incident, qui s’est heureusement soldé sans perte en vies humaines, ce sinistre remet en lumière une question plus large, Kinshasa dispose-t-elle réellement des moyens nécessaires pour faire face à un incendie de grande ampleur ?

Si un feu venait à se déclarer à partir du 20ᵉ étage d’un immeuble de 40 niveaux, les services de secours auraient-ils les équipements adaptés pour intervenir à une telle hauteur ? Comment les occupants des étages supérieurs pourraient-ils être évacués en toute sécurité ? Autant de questions qui reviennent régulièrement dans une ville où les immeubles de grande hauteur se multiplient.

L’hypothèse d’incendies simultanés dans plusieurs bâtiments du centre-ville soulève également des inquiétudes. Les capacités opérationnelles des sapeurs-pompiers seraient-elles suffisantes pour contenir un sinistre touchant plusieurs immeubles à la fois ? De nombreux observateurs estiment que les moyens matériels de lutte contre les incendies demeurent limités au regard de l’expansion urbaine de la capitale.

Ces interrogations ne relèvent pas d’un scénario catastrophe, mais d’une réflexion sur la prévention des risques. Elles rappellent l’importance pour les autorités d’investir dans des équipements modernes, de renforcer les effectifs des services de secours et d’imposer le respect des normes de sécurité dans les bâtiments de grande hauteur.

L’expérience internationale montre d’ailleurs que même les pays disposant d’importants moyens techniques peuvent être confrontés à des incendies difficiles à maîtriser. Les gigantesques feux qui ont ravagé la Gironde, en France, malgré le déploiement de Canadair, d’hélicoptères et de nombreux moyens terrestres, illustrent la complexité de la lutte contre ce type de sinistre.

À Kinshasa, l’incendie du Léon Hôtel 1 constitue ainsi un rappel de la nécessité d’anticiper les risques. En matière de protection civile, la prévention et la préparation demeurent les meilleurs moyens de limiter les conséquences de futures catastrophes. Gouverner, c’est aussi prévoir.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Inspection générale du Travail : l’intégration à la paie annoncée pour le quatrième trimestre 2026

by admin9775 4 août 2026
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Le processus de réforme de l’Inspection générale du Travail (IGT) franchit une nouvelle étape. Le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a annoncé l’intégration des agents de ce service à la paie de l’État au cours du quatrième trimestre 2026.

Cette annonce est intervenue à l’issue d’une audience accordée, le jeudi 30 juillet, à une délégation de l’Inspection générale du Travail au Centre financier de Kinshasa.

À l’issue de la rencontre, le président du comité de suivi de la paie à l’IGT, Jean Paul Yamabo, a salué cette décision, qu’il considère comme une avancée majeure pour les agents du service.

« Aujourd’hui, nous pouvons dire sans hésitation qu’après arbitrage, notre service, l’Inspection générale du Travail, est programmé pour l’intégration au quatrième trimestre de cette année », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette intégration permettra de répondre à plusieurs revendications des agents, notamment la prise en charge salariale des personnels recrutés en 2023, l’application de la grille barémique ainsi que la régularisation de la rémunération des agents administratifs.

La réforme engagée au sein de l’Inspection générale du Travail depuis 2023 repose sur cinq axes principaux. Trois d’entre eux ont déjà été réalisés, à savoir le recrutement, le déploiement et l’affectation des agents sur l’ensemble du territoire national. Le processus entre désormais dans sa phase consacrée à la rémunération et à l’amélioration des conditions de travail.

À ce jour, l’Inspection générale du Travail compte 2 508 inspecteurs, contrôleurs et agents administratifs répartis dans les différentes provinces du pays.

Jean Paul Yamabo s’est félicité de l’écoute et de la disponibilité du Vice-Premier ministre Adolphe Muzito, affirmant quitter les échanges avec « beaucoup d’espoir » quant à la concrétisation des engagements pris.

Depuis sa prise de fonctions, le ministre du Budget met en avant le dialogue social comme levier de gestion des revendications des agents publics, dans l’objectif de préserver un climat social apaisé au sein de l’administration et d’accompagner les réformes engagées par le Gouvernement.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Le Chef de l’État lance un appel au devoir de mémoire, à la dignité et à la justice à l’occasion de la journée nationale de commémoration du GENOCOST

by admin9775 3 août 2026
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Ce dimanche 2 août 2026, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, accompagné de la Distinguée Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, a pris part à la commémoration de la Journée du GENOCOST (Génocide congolais pour des fins économiques).

Organisée au Mémorial du Genocost à Kinshasa sous le thème « Maintenant que tu sais, que fais-tu ? », la cérémonie s’est déroulée en présence des chefs des institutions nationales, des membres du corps diplomatique et de responsables de la société civile. 

Outre la série d’interventions des responsables du FONAREV, de la CIA-VAR et du Ministre des Droits Humains, l’assistance a suivi les témoignages poignants de survivants de différentes tragédies perpétrées sur le territoire congolais, de Kasika à Kishishe, en passant par Makobola, Katogota, Mwenga, Shabunda, Kamituga, Bukavu, Uvira, Tingi-Tingi, Kalima, Nyankunde, Kisangani, Rutshuru, Kitshanga, Bwito, Ituri, Maniema, Tanganyika et le Kasaï, pour ne citer que ces lieux.

Dans une adresse empreinte de gravité, le Chef de l’État a rendu un vibrant hommage aux millions de victimes des violences qui endeuillent la RDC depuis des décennies : « la République se tient debout, dans le silence, le recueillement et la dignité pour honorer la mémoire des victimes de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et du crime d’agression, ainsi que de tous les actes dont l’établissement rigoureux des faits et l’examen au regard du droit international sont susceptibles de révéler le caractère génocidaire ». 

Tout en insistant sur le fait qu’« aucune de ces vies ne saurait être réduite à un chiffre », il a clarifié le sens profond du GENOCOST. Le Président de la République a vigoureusement rejeté toute instrumentalisation de cette démarche, précisant qu’elle n’est « ni un appel à la haine ni une invitation à la vengeance », mais un engagement pour la dignité, et qui découle d’une conviction universelle : « il ne peut y avoir de paix véritable sans vérité, de réconciliation durable sans reconnaissance des souffrances, ni de justice lorsque la dignité des victimes est sacrifiée aux calculs de l’opportunité politique », a-t-il insisté.

Son discours a également opéré une distinction claire entre ce devoir de mémoire national et la qualification juridique de « génocide », qui relève des instances judiciaires internationales. L’objectif réaffirmé du gouvernement reste de faire progresser la préservation du souvenir et la lutte contre l’impunité.

Passant de la mémoire à l’action, le Chef de l’État a fermement dénoncé l’agression rwandaise persistante et l’occupation illégale des pans entiers du territoire congolais : « La République Démocratique du Congo reste confrontée à l’agression menée par le Rwanda et ses supplétifs, notamment l’AFC/M23. Cette entreprise meurtrière, fondée sur une logique de conquête et de prédation, viole notre souveraineté, menace notre intégrité territoriale et bafoue le droit du peuple congolais à vivre libre et en paix sur la terre de ses ancêtres ».

Face à cette situation, le Chef de l’État a invité la Nation à ériger la mémoire nationale en un « rempart contre le retour des atrocités ». Pour lui, « la mémoire ne saurait être un simple regard porté sur le passé. Elle est une exigence du présent et une responsabilité envers l’avenir. Elle nous commande de protéger nos populations, de consolider notre unité nationale, de défendre l’intégrité de notre territoire et de combattre sans relâche le négationnisme, la falsification de l’histoire, la manipulation de l’information ainsi que toute incitation à la haine et à la violence ».

Enfin, le Chef de l’État a annoncé trois mesures concrètes pour inscrire le devoir de mémoire dans la durée : tout d’abord, il a instruit le gouvernement de budgétiser la Stratégie nationale d’appropriation du GENOCOST afin de garantir aux survivants des réparations justes, qui ne sont « ni une faveur, ni un acte de charité ». 

Il a ensuite annoncé le passage à la phase opérationnelle du projet de Musée national du GENOCOST, dont les études préparatoires et les travaux de conception sont désormais engagés. 

Conçu selon les standards scientifiques et architecturaux les plus exigeants, cet édifice ambitionne de devenir une institution de référence à l’échelle africaine et mondiale. Le complexe centralisera les archives, les preuves matérielles et les témoignages des crimes internationaux perpétrés sur le sol congolais. Il fera office de centre de recherche, de sanctuaire de recueillement et d’outil de transmission patriotique pour la jeunesse.

Sur le plan législatif, le Chef de l’État a exhorté le Parlement à finaliser les textes nécessaires pour adapter le cadre juridique de la RDC aux exigences de la justice transitionnelle. Parallèlement, le Président de la République a fixé une nouvelle orientation à la politique étrangère du pays en invitant les missions diplomatiques et consulaires à porter activement une « diplomatie de la mémoire, de la vérité et de la justice » auprès des instances internationales.

Rejetant toute logique de « concurrence des mémoires », le Chef de l’État a conclu son discours en s’appuyant sur l’universalité de la justice : «La justice ne peut se prétendre universelle si elle tolère une hiérarchie entre les victimes, les mémoires ou les souffrances. Elle ne devient véritablement universelle que lorsqu’elle reconnaît à chaque vie humaine la même dignité, à chaque victime le même droit à la vérité et à chaque peuple le même droit à la justice».

Com présidence RDC

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À la UneSociété

Affaire Vally Amisi : l’arrestation du principal suspect relance les interrogations sur les circonstances du meurtre

by admin9775 3 août 2026
written by admin9775

Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a annoncé dimanche l’interpellation à Brazzaville de Mukena Mwepu Bénie, principal suspect recherché dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Vally Amisi, vice-président du club Nouvelle Vie Bomoko FC et entrepreneur congolais établi en Afrique du Sud.

Le corps de la victime avait été retrouvé le 10 avril dernier dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, une affaire qui avait suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique.

Le ministre a salué une « avancée importante » obtenue grâce à la coopération judiciaire entre la République démocratique du Congo et la République du Congo. Il a précisé que le transfèrement du suspect vers Kinshasa est en cours, tout en rappelant que celui-ci bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à une décision définitive de la justice.

Selon les autorités, les investigations avaient progressivement conduit les enquêteurs à abandonner la piste d’un enlèvement commis par une bande armée après l’exploitation des images de vidéosurveillance, qui auraient permis d’identifier un proche de la victime parmi les dernières personnes l’ayant côtoyée avant sa mort.

Interrogé après son arrestation, Mukena Mwepu Bénie aurait affirmé avoir agi « sur instruction d’une autorité ».

Ce pendant, dans sa première vidéo diffusée sur les réseaux, le suspect affirme avoir tuer Wally Amisi sur instruction d’une haute autorité mais qui se retient de citer son nom par peur.

« on m’avait donné une arme pour tuer mais j’ai peur de parler pour ma famille à kin. Moi mon rôle était juste de l’amener à l’appartement et il y avait des gens bien avant. Je ne sais pas là où il a été enterré parce que quand j’ai fini, les gens sont venus et ils ont pris le corps. On a agit sur instruction », a-t-il déclaré

Cette déclaration, qui devra être vérifiée dans le cadre de l’enquête judiciaire, relance les spéculations sur l’éventuelle implication d’autres personnes dans cette affaire ainsi que sur les circonstances ayant permis au suspect de quitter Kinshasa pour Brazzaville avant son interpellation.

À ce stade, ces affirmations n’ont toutefois fait l’objet d’aucune confirmation officielle de la part des autorités judiciaires. Les investigations et le procès à venir devraient permettre d’établir les responsabilités de chacun et d’éclaircir les véritables mobiles de ce meurtre qui a profondément marqué l’opinion.

Du côté de la famille de Vally Amisi, l’arrestation du principal suspect est accueillie comme une avancée majeure. Après plusieurs mois d’attente, les proches de la victime espèrent désormais que la procédure judiciaire permettra de faire toute la lumière sur les circonstances de cet assassinat et d’identifier, le cas échéant, l’ensemble des personnes impliquées.

Pour la famille, au-delà de l’interpellation du suspect, l’enjeu est désormais de connaître les véritables raisons qui ont conduit à la mort de celui qu’elle décrit comme un jeune entrepreneur promis à un brillant avenir, dont le parcours a été brutalement interrompu.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Procès FRIVAO : Constant Mutamba absent à la troisième audience après avoir contesté la procédure

by admin9775 31 juillet 2026
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Le procès portant sur le détournement présumé de plusieurs millions de dollars destinés au Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO) s’est poursuivi ce vendredi 31 juillet 2026 devant la Cour de cassation, en l’absence de l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba.

Comme il l’avait annoncé lors de la précédente audience, l’ancien garde des Sceaux n’a pas comparu devant la juridiction, estimant que la procédure engagée contre lui est entachée de plusieurs irrégularités.

Cette troisième audience a toutefois été marquée par la comparution de Bernard Kalombola, ancien président du conseil d’administration (PCA) du FRIVAO. Devant la Cour, celui-ci a déclaré que la décision d’accorder une indemnisation de 2 000 dollars à chaque victime individuelle avait été prise par l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, en concertation avec le caucus des députés nationaux de la Tshopo. Selon ses déclarations, cette décision est intervenue avant la mise en place de la coordination dirigée par Chançard Bolukola.

Absent de l’audience, Constant Mutamba maintient les griefs qu’il avait formulés lors de la séance du 27 juillet, au cours de laquelle il avait quitté la salle avant le début de l’examen du fond. L’ancien ministre avait alors déclaré préférer « boire la ciguë comme Socrate » plutôt que de participer à une procédure qu’il juge irrégulière.

Dans une tribune rendue publique par son conseil, Me Ngala Ndinga, la défense énumère plusieurs moyens de contestation. Elle soutient notamment que la Cour aurait refusé de permettre au prévenu et à ses avocats de soulever des exceptions de procédure avant l’ouverture des débats sur le fond, ce qu’elle considère comme une atteinte aux droits de la défense et au droit à un procès équitable.

La défense conteste également la compétence de la Cour de cassation pour juger Constant Mutamba, faisant valoir qu’il n’exerçait plus les fonctions de ministre au moment de l’engagement des poursuites. Elle estime en outre que les autorisations parlementaires requises n’auraient pas été obtenues si la compétence de la Cour était fondée sur le principe de la cristallisation des faits.

Par ailleurs, les avocats dénoncent ce qu’ils qualifient de fausses mentions figurant dans la citation à comparaître, affirmant que ce document n’aurait jamais été régulièrement signifié à leur client. Ils reprochent également au greffe du tribunal de grande instance de la Gombe de ne pas avoir enregistré une plainte déposée contre un greffier de la Cour de cassation pour faux en écriture.

La défense critique aussi la décision de la Cour d’autoriser l’intervention de l’ancien président du conseil d’administration du FRIVAO, qu’elle estime ne pas relever de la qualité de partie civile, de témoin ou de prévenu. Elle conteste également la jonction de deux procédures distinctes, soutenant que Constant Mutamba n’est concerné que par l’une d’elles.

Sur le fond du dossier, les avocats réfutent toute idée de détournement de fonds. Ils soutiennent notamment que les sommes évoquées dans la procédure n’ont pas été détournées, affirmant que les fonds destinés au FRIVAO demeurent disponibles sur les comptes bancaires de l’établissement et qu’aucun décaissement n’aurait été effectué concernant les 14 millions de dollars destinés à Congo Energy. Ils ajoutent enfin qu’un ministre ne saurait être tenu pénalement responsable des actes de gestion d’un établissement public doté de la personnalité juridique.

Dans cette affaire, Constant Mutamba comparaît aux côtés de Chançard Bolukola, ancien coordonnateur du FRIVAO. Tous deux sont poursuivis dans le cadre d’une enquête portant sur des décaissements contestés de plusieurs millions de dollars destinés à l’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo.

La Cour de cassation poursuit l’examen du dossier, tandis que les différentes exceptions et contestations soulevées par la défense restent au cœur de la procédure.

Par Marius Bopenga
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RDC : plusieurs hauts magistrats admis à la retraite, un président de chambre révoqué à la Cour de cassation

by admin9775 30 juillet 2026
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Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a procédé à un important réaménagement au sein de la haute magistrature congolaise à travers une série d’ordonnances présidentielles lues mercredi 29 juillet sur les antennes de la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC). Les décisions concernent des mises à la retraite, des nominations ainsi qu’une mesure disciplinaire touchant plusieurs juridictions supérieures.

À la Cour de cassation, les présidents Badinengani Bilolo, Mwangila Musadi, Yemo Mima Atiba et Placide Kazadi Wayumbulile ont été admis à la retraite. Ils sont remplacés respectivement par Noël Bakila, Mananga Boniface, Kalumba Christian et Otshudi Okita Thomas.

Le président en exercice de la Cour de cassation n’est pas concerné par ce réaménagement et demeure à son poste.

Plusieurs nouveaux conseillers font également leur entrée au sein de cette juridiction. Il s’agit notamment de Tshibasu Panda Madi, Mwambu Yambeno, Ilunga Bekanga, Tshibola Vicky, Fidèle Tshibala, Kanku Kingombe Antoine, Mutoka René Oscar, Mulumba Kamba, Katambwa Mundaki, Kitete Losamba, Nkoko Kibembi Vernette, Voka Yandiko Nge Yengo, Ngoy Kakoso, Alain Mayamba Kayembe, Ingenge Gaston, Kalonda Poni Yvette, Kayembe Kasanda, Malangano Pierre et Matari Mangunga.

Les conseillers Musenga Wa Kasengi Joachim, Belinteko Nsambi Patrice et Kwilu Vangu ont, eux aussi, été admis à la retraite.

Au parquet général près la Cour de cassation, l’avocat général Ndianzonzila Bata Kwau quitte également ses fonctions pour faire valoir ses droits à la retraite. En revanche, Bonane Jerry Mona, Mukonkole Katambwa, Vola Nzungu, Wakuteka Bombeshayi, Sylvain Kaluila Muana, Bodisa Mundi, Kabamba Mukanya, Baka Mapema, Idumbo Meli Meli et Kabila Nza sont promus premiers avocats généraux, tandis que dix-sept autres magistrats accèdent aux fonctions d’avocats généraux.

Les ordonnances présidentielles prévoient également une mesure disciplinaire à l’encontre du magistrat civil Kilomba Ngondi, président à la Cour de cassation. Celui-ci est démis d’office de ses fonctions et de son grade pour n’avoir pas repris son service depuis sa nomination en 2020, malgré les notifications qui lui avaient été adressées.

À la Cour constitutionnelle, les premiers avocats généraux Ndaka Makandombi et Likoko Bangala sont admis à la retraite. Ils sont remplacés par Nkonkolo Ilunga, Kasongo Mpa Oking et Iyeli Nzo Bongongo, nommés premiers avocats généraux. Kapita Kaniama, Ngandu Mukendi, Sindano Bulenge, Kama Alama et Sangu Makaya sont, pour leur part, nommés avocats généraux.

Le mouvement concerne également le Conseil d’État. Les présidents Malenga Minga, Ndala Muswamba et Bonvulu Bomongo, ainsi que les conseillers Nsasa Mbunzi, Tshibola Bidi Lukini, Kanza Makoka et Lembe Lembe Nkashama, sont admis à la retraite. Mungu Kanga, Sibu Matubuka René, Tshakwa Jean-Pierre, Ayanga Sobe Bambale et Kitenge Ndibu sont nommés présidents, tandis que quatorze nouveaux conseillers intègrent cette haute juridiction administrative.

Au parquet général près le Conseil d’État, le premier avocat général Esabe Kamulete ainsi que les avocats généraux Kalonda Ohanga et Tabalani Song sont également admis à la retraite. Kashama Biteketa, Useni Sefu, Masiala Kaza Claire, Mayindombe Mayi, Kasanda Kitenge et Diaka Nua Lukula sont nommés premiers avocats généraux, accompagnés de treize nouveaux avocats généraux.

Ces ordonnances s’inscrivent dans le cadre de la gestion des carrières des magistrats et du renouvellement des effectifs au sein des plus hautes juridictions de la République démocratique du Congo, conformément aux prérogatives du président de la République en matière d’organisation du pouvoir judiciaire.

Par Pascal Kabeya
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Le Royaume-Uni rétablit les services de visa normaux pour les ressortissants de la RDC

by admin9775 30 juillet 2026
written by admin9775

Le Royaume-Uni a annoncé le rétablissement des services de visa normaux en faveur des ressortissants de la République démocratique du Congo, mettant ainsi fin aux restrictions imposées depuis la fin de l’année 2025 dans un contexte de tensions liées à la coopération migratoire entre les deux pays.

Dans un message publié le 23 juillet, l’ambassade du Royaume-Uni en RDC a indiqué que les services de visa ont repris leur fonctionnement normal depuis le 21 juin 2026. La représentation diplomatique britannique a salué une évolution obtenue à l’issue d’un dialogue engagé avec les autorités congolaises sur le retour des ressortissants de la RDC ne disposant pas d’un droit de séjour sur le territoire britannique.

« L’ambassade se félicite de la reprise des services de visa normaux avec la RDC depuis le 21 juin 2026 », a indiqué la mission diplomatique, précisant que cette avancée est le résultat d’un « dialogue constructif » entre Londres et Kinshasa.

Selon l’ambassade, cette décision traduit le renforcement de la coopération bilatérale en matière migratoire et témoigne de la volonté des deux gouvernements de poursuivre leur collaboration sur les questions liées à la gestion des flux migratoires et au retour des personnes en situation irrégulière.

En décembre 2025, le Royaume-Uni avait décidé de durcir les conditions d’octroi des visas aux ressortissants congolais. Les autorités britanniques avaient alors justifié cette mesure par une coopération jugée insuffisante de la République démocratique du Congo concernant le retour de ses ressortissants en séjour irrégulier sur le territoire britannique.

Cette décision avait conduit les deux pays à ouvrir une série de concertations diplomatiques et techniques associant notamment le ministère congolais des Affaires étrangères, la Direction générale de migration (DGM) et le Home Office britannique afin d’améliorer les mécanismes de coopération en matière migratoire.

Le rétablissement des services de visa normaux marque ainsi l’aboutissement de ces discussions et ouvre une nouvelle étape dans les relations entre Kinshasa et Londres, fondée sur une coopération renforcée dans les domaines migratoire et consulaire.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

RDC : Nathanaël Onokomba transféré à la prison centrale de Makala après sept mois passés à Ndolo

by admin9775 29 juillet 2026
written by admin9775

Le jeune opposant congolais Nathanaël Onokomba a été transféré au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), plus connu sous le nom de prison centrale de Makala. L’annonce a été faite par le mouvement Congo Inspire dans une communication publiée sur le réseau social X.

Ce transfèrement intervient après sept mois de détention à la prison militaire de Ndolo, où l’ancien porte-parole du parti Piste pour l’émergence, de l’opposant Seth Kikuni, était poursuivi devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Gombe. Il était notamment jugé pour « apologie du terrorisme » et « négation des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis dans l’Est de la République démocratique du Congo ».

Selon le communiqué de Congo Inspire, cette décision s’inscrit dans l’évolution de la procédure judiciaire engagée contre lui.

« Cette évolution de la procédure a entraîné son transfèrement de la prison militaire de Ndolo vers le Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (prison centrale de Makala), où il sera désormais détenu dans l’attente de la suite de la procédure devant les juridictions de droit commun, quoiqu’ayant été acquitté du chef d’apologie du terrorisme en date du 26 juin 2026 », indique le mouvement.

Ce transfert intervient quelques semaines après le jugement rendu le 26 juin 2026 par le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Gombe. À l’issue de cette décision, Nathanaël Onokomba avait notamment été acquitté du chef d’« apologie du terrorisme ».

Toutefois, la procédure demeure au cœur d’une controverse. Il y a quelques jours, les avocats du jeune opposant ont accusé le président du Tribunal militaire d’avoir modifié le contenu du jugement après son prononcé en audience publique. Selon la défense, le dispositif figurant sur la copie dactylographiée remise aux parties ne correspondrait pas à celui qui avait été lu publiquement à l’audience.

Les conseils de Nathanaël Onokomba estiment que ces divergences soulèvent des interrogations sur la régularité de la procédure et pourraient avoir des conséquences sur la suite du dossier devant les juridictions compétentes.

Le dossier judiciaire de l’ancien porte-parole de Piste pour l’émergence demeure ainsi en cours, alors que son transfert à la prison centrale de Makala marque une nouvelle étape dans la poursuite de la procédure devant les juridictions de droit commun.

Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online

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