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Société

À la UneSociété

La RDC lance un nouveau passeport biométrique haute sécurité : modernisation et facilitation au rendez-vous

by admin9775 28 mai 2025
written by admin9775

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement présenté ce mardi son nouveau passeport biométrique sécurisé, marquant une avancée majeure dans la modernisation des services consulaires. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Programme d’action du gouvernement 2024-2028 et répond aux exigences internationales en matière de sécurité documentaire.

Une innovation technologique au service des citoyens

Conforme aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), le nouveau document intègre plusieurs dispositifs de pointe :

  • Une puce RFID sans contact pour un stockage sécurisé des données biométriques
  • Une page en polycarbonate résistante à toute falsification
  • Des hologrammes et filigranes sophistiqués
  • Une capacité étendue à 38 pages (contre 32 auparavant)

La ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a souligné que cette réforme était le fruit d’une « démarche anticipée » visant à faciliter la libre circulation des Congolais tout en renforçant la sécurité des données personnelles.

Procédures simplifiées et accessibles

À partir du 5 juin 2025, les demandes pourront être introduites en ligne via le portail officiel www.passeport.gouv.cd, avec un coût uniformisé à 75 USD. Le paiement pourra s’effectuer :

  • Par voie électronique
  • En espèces dans les agences d’Equity BCDC

Le gouvernement a prévu le déploiement progressif de centres de capture modernisés dans tous les chefs-lieux provinciaux, après le démarrage opérationnel à Kinshasa.

Transition en douceur

Les autorités ont adopté une approche pragmatique pour assurer la transition :

  • Les anciens passeports resteront valables jusqu’à leur date d’expiration
  • Une cohabitation des deux modèles est prévue jusqu’en 2030
  • Les dossiers en cours avant le 27 mai seront automatiquement migrés sans frais supplémentaires

Cette réforme consulaire s’inscrit dans la vision du président Félix Tshisekedi d’une administration plus performante et proche des citoyens. Elle devrait considérablement améliorer l’image internationale de la RDC tout en offrant aux Congolais un document de voyage plus fiable et sécurisé.

Prochaines étapes :

  • Mise en service de la plateforme en ligne (5 juin)
  • Extension du réseau de centres de capture
  • Campagne d’information sur les nouvelles procédures

Avec ce nouveau passeport, la RDC rejoint le cercle des nations dotées d’un système documentaire conforme aux standards internationaux les plus exigeants.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

L’Union européenne débloque 20 millions d’euros pour soutenir les forces armées congolaises

by admin9775 27 mai 2025
written by admin9775

L’Union européenne a annoncé ce lundi une importante aide financière de 20 millions d’euros destinée à renforcer les capacités de la 31ème brigade de réaction rapide des Forces armées de la République démocratique du Congo. Cette unité d’élite, actuellement déployée dans l’est du pays, a son quartier général à Kindu, dans la province du Maniema.

Le colonel belge Verlinden Dirk, responsable de la mission dans le cadre du mécanisme européen de soutien à la paix (European Peace Facility), a précisé les modalités de ce financement lors de son arrivée à Kinshasa. « Cette enveloppe sera gérée par la Défense belge et servira à équiper la brigade, améliorer ses infrastructures de base à Kindu et optimiser les conditions de vie des militaires », a-t-il expliqué.

Les fonds européens permettront concrètement l’acquisition de nouveaux équipements militaires, la modernisation des installations du camp et le renforcement des programmes de formation. Bien que la brigade soit principalement active dans les zones de conflit de l’est, Kindu demeure sa base arrière pour le repos, l’entraînement et la logistique.

Cette mission de cinq jours du colonel Verlinden marque le début d’un engagement suivi, avec des visites d’évaluation prévues tous les 45 jours en coordination avec l’état-major congolais. La Belgique, par ce programme, renforce ainsi sa coopération militaire de longue date avec la RDC, qui inclut déjà de nombreuses actions de formation menées par des instructeurs belges.

Ce soutien financier important s’inscrit dans la stratégie globale de l’Union européenne visant à consolider la stabilité et la sécurité en République démocratique du Congo. Il témoigne de la confiance des partenaires internationaux dans les efforts de réforme et de professionnalisation des forces armées congolaises. Les autorités espèrent que ce renforcement des capacités de la 31ème brigade contribuera significativement à la pacification des régions orientales du pays.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Crise au ministère de la Justice : Constant Mutamba défie le procureur général dans un éclat public

by admin9775 27 mai 2025
written by admin9775

Le ministre d’État de la Justice, Constant Mutamba, a déclenché une vive polémique en s’en prenant publiquement au procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, lors d’une sortie médiatique musclée devant les agents de son ministère. Ses propos incendiaires ont suscité des réactions contrastées dans le paysage politique et judiciaire congolais.

Un réquisitoire sans concession

Dans une diatribe sans précédent, le garde des Sceaux a accusé le magistrat suprême de faire partie d’un « groupe de kabilistes mafieux » cherchant à le discréditer. « Dites-lui qu’il faisait partie du même groupe de kabilistes, ce groupe de mafieux », a-t-il lancé, ajoutant : « Le dieu de mes ancêtres est plus fort que leurs dieux ». Le ton était donné.

Mutamba a clairement signifié son refus de se soumettre à toute convocation : « J’ai interdit au secrétaire général de la Justice de répondre à son invitation et jamais il ne me verra devant lui pour me défendre ». Une position qui interroge sur la séparation des pouvoirs.

Un ministre prêt pour la prison ?

Le plus surprenant reste sans doute cette déclaration choc : « Je n’ai pas peur de la prison, je suis prêt ». Des mots qui résonnent comme un défi lancé à l’institution judiciaire, tandis que le ministre retourne l’accusation contre son censeur : « J’attends qu’il justifie tous ses biens. J’attends que les enquêtes sur lui aboutissent ».

Des réactions mitigées

Jean-Claude Katende de l’ASADHO s’interroge sur la légitimité de cette sortie : « Un homme d’État ne peut pas défier une autre institution de cette manière ». L’avocat Kabengele dénonce quant à lui des infractions caractérisées : « Outrage à magistrat et incitation à la révolte contre l’autorité publique ».

Enjeux et perspectives

Cette crise ouverte au sommet de l’appareil judiciaire congolais pose plusieurs questions :

  • La frontière entre règlement de comptes politique et procédure judiciaire régulière
  • L’indépendance réelle des institutions judiciaires
  • Les conséquences sur l’image de l’État de droit en RDC

Le ministre semble jouer une carte populiste en invoquant la protection divine et en se présentant comme victime d’un complot. Reste à savoir comment les autres institutions réagiront à ce bras de fer qui pourrait marquer un tournant dans la gestion de la justice sous l’actuel régime.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

La Cour constitutionnelle condamne Augustin Matata Ponyo à 10 ans de travaux forcés dans l’affaire Bukanga-Lonzo

by admin9775 20 mai 2025
written by admin9775

Dans un verdict historique rendu ce mardi, la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo a condamné l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo à 10 ans de travaux forcés pour détournement de fonds publics dans le dossier du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo. Outre cette peine, Matata Ponyo est frappé d’une interdiction de cinq ans, après l’exécution de sa peine principale, d’exercer son droit de vote et son éligibilité. La Cour a également ordonné la confiscation des biens et de ses coaccusés, proportionnellement à la somme détournée, et a exclu toute possibilité de libération conditionnelle ou de réhabilitation pour l’ancien dirigeant. Ses coaccusés, Déogratias Mutombo Mwana Nyembo et Christo Grobler, écopent respectivement de 5 ans de travaux forcés.

Un détournement massif confirmé

Après un examen approfondi du dossier, les juges constitutionnels ont établi que sur les 279 millions de dollars décaissés par le Trésor public pour ce projet phare, seulement 34 millions avaient été effectivement consacrés aux activités du parc. « Tous les éléments constitutifs de l’infraction de détournement de fonds publics sont réunis », a déclaré la Cour dans son arrêt, précisant que les prévenus étaient impliqués dans le détournement de 156 millions de dollars.

Rejet des arguments de la défense

La Cour a catégoriquement rejeté l’argument d’immunité parlementaire avancé par la défense de Matata Ponyo, actuellement député national. « L’immunité protège la fonction et non la personne. Matata Ponyo est devenu député alors que les poursuites étaient déjà engagées », a souligné le président de la Cour constitutionnelle. Toutes les exceptions soulevées par les avocats de l’ancien chef du gouvernement ont été déclarées irrecevables.

Un long processus judiciaire

Ce verdict met fin à une procédure judiciaire entamée il y a 21 ans, marquée par plusieurs reports, dont le dernier remontait au 14 mai en raison de la complexité du dossier et du volume important des pièces à analyser. Initialement, les prévenus étaient accusés d’avoir détourné 89 millions de dollars, mais l’enquête approfondie a révélé l’ampleur réelle des malversations.

Réactions et suites

Le procureur général près la Cour constitutionnelle s’est félicité de cette décision qui « marque une étape importante dans la lutte contre l’impunité des hauts responsables ». Les avocats de la défense ont immédiatement annoncé leur intention de former un pourvoi en cassation.

Ce jugement intervient dans un contexte politique tendu, alors que Matata Ponyo, figure importante de l’opposition, avait dénoncé à plusieurs reprises une « justice instrumentalisée ». Les observateurs s’attendent à ce que cette condamnation ait des répercussions majeures sur le paysage politique congolais à l’approche des échéances électorales de 2027.

Bukanga-Lonzo : un projet devenu symbole

Le parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo, présenté en 2014 comme un fleuron du développement agricole congolais, était censé révolutionner la production alimentaire du pays. Ce verdict confirme qu’il est finalement devenu le symbole des dérives de la gestion publique sous l’ère Kabila, avec des détournements massifs ayant privé la population des retombées économiques promises.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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Société

La Cour constitutionnelle rend son verdict ce mardi dans le scandale de Bukanga Lonzo

by admin9775 20 mai 2025
written by admin9775

L’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo et deux autres accusés risquent 20 ans de travaux forcés pour détournement de 200 millions de dollars dans cette affaire emblématique de malversations agro-industrielles

En effet,  la Cour constitutionnelle s’apprête à rendre ce mardi après-midi son verdict très attendu dans l’affaire du scandale de Bukanga Lonzo, mettant un terme à plusieurs années de procédure judiciaire. Ce dossier, devenu le symbole des détournements massifs sous l’ère Kabila, concerne trois principaux accusés : l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, l’ex-gouverneur de la Banque centrale du Congo Déogratias Mutombo et l’homme d’affaires sud-africain Christophe Grobler.

Lors de la dernière audience du 23 avril, le ministère public avait requis des peines sévères : 20 ans de travaux forcés pour les trois prévenus, 10 ans d’inéligibilité pour Matata Ponyo et l’expulsion définitive du territoire congolais pour Grobler après l’exécution de sa peine. Les accusations portent sur le détournement d’au moins 200 millions de dollars destinés au projet agro-industriel de Bukanga Lonzo, présenté comme un fleuron du développement agricole mais qui n’a jamais vu le jour.

Les débats ont été particulièrement tendus, notamment autour de la question de l’immunité parlementaire invoquée par la défense de Matata Ponyo, élu député national en 2023. Le président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Kamuleta, a jugé cet argument irrecevable, estimant que les poursuites engagées en 2022 étaient antérieures au mandat parlementaire de l’ancien chef du gouvernement.

Cette affaire a provoqué de vives tensions institutionnelles entre la Cour constitutionnelle et l’Assemblée nationale, dont le président, Vital Kamerhe, a publiquement contesté la procédure. Certains observateurs y voient un test crucial pour l’indépendance de la justice congolaise, tandis que d’autres dénoncent une instrumentalisation politique à l’approche des élections de 2027.

La société civile suit particulièrement ce verdict, considéré comme un indicateur de la détermination des autorités à lutter contre la corruption de haut niveau. « Ce jugement montrera si la justice congolaise est capable de sanctionner les puissants », commente Trésor Kibangula, analyste politique au sein du groupe de réflexion Ebuteli.

Du côté des accusés, on maintient la ligne de la défense. Me Joseph Mukendi, avocat de Matata Ponyo, affirme que « cette affaire est purement politique et vise à éliminer un concurrent potentiel pour 2027 ». Christophe Grobler, par voix d’avocat interposé, continue de nier toute implication dans des malversations.

Alors que la salle d’audience est comble ce mardi après-midi, l’attention est tournée vers les juges constitutionnels dont la décision pourrait marquer un tournant dans la gouvernance économique de la RDC. Le verdict est attendu dans les prochaines heures.

Par Christel MABAYA, correspondant à Kikwit
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À la UneSociété

RDC : Fin de l’opération de transport à Kinshasa de plus de 1300 membres non armés des FARDC et de la PNC depuis Goma

by admin9775 16 mai 2025
written by admin9775

La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a annoncé ce jeudi la conclusion de l’opération de transfert de plus de 1300 membres non armés des Forces armées de la RDC (FARDC) et de la Police nationale congolaise (PNC), depuis Goma vers Kinshasa.

Cette opération hautement sensible a été menée en étroite collaboration avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui a joué le rôle d’intermédiaire neutre.

« Malgré un contexte opérationnel extrêmement difficile, la MONUSCO et tous les partenaires ont travaillé jour et nuit pour assurer le succès de cette opération très sensible. Je salue le professionnalisme et l’esprit de coopération de toutes les parties impliquées », a déclaré Mme Vivian van de Perre, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en RDC et Cheffe par intérim de la MONUSCO.

Elle a également exprimé sa reconnaissance à la population le long des itinéraires pour leur compréhension, et au CICR pour son engagement constant à garantir la neutralité, la sécurité et la dignité des personnes concernées.

Une logistique exceptionnelle

L’opération, lancée le 30 avril 2025, reposait sur un dispositif logistique mixte comprenant :

  • 8 rotations de véhicules (bus, ambulances, camions-citernes)
  • 46 vols en hélicoptère
  • 23 vols en avion

Elle visait à assurer le rapatriement sécurisé des éléments FARDC et PNC qui s’étaient réfugiés dans les bases de la MONUSCO à Goma à la suite de la prise de contrôle de la ville par les forces M23/AFC fin janvier 2025.

Le transfert s’est déroulé avec le consentement des personnes concernées et conformément aux Conventions de Genève.

Hébergement, soins et protection durant trois mois

Durant plus de trois mois, la MONUSCO a assuré l’hébergement, la prise en charge alimentaire, les soins médicaux et la protection des membres des FARDC et de la PNC présents dans ses installations à Goma.

La mission onusienne réaffirme son engagement à protéger les civils et à appuyer les efforts des autorités nationales en matière de paix, de stabilisation et de réforme du secteur sécuritaire.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Triple homicide à Kinshasa : un militaire de la Garde Républicaine abat trois policiers militaires

by admin9775 15 mai 2025
written by admin9775

Un drame sanglant s’est déroulé dans la nuit au Camp Babylone, situé dans la commune de Kintambo, où trois soldats de la police militaire ont trouvé la mort dans des circonstances troublantes. Selon les informations recueillies, un élément de la Garde Républicaine aurait ouvert le feu vers 3 heures du matin, tuant sur le coup les trois militaires.

Les forces de l’ordre ont immédiatement mis en place un dispositif sécuritaire important entre 3h et 8h du matin pour maîtriser la situation. Des échanges de tirs ont retenti dans le périmètre du camp militaire, alors que les autorités tentaient de neutraliser le suspect. Après plusieurs heures de tension, l’auteur présumé des coups de feu, qui s’était retranché, a finalement été appréhendé par les forces de la Police militaire.

Les motivations de ce geste fatal restent pour l’instant inconnues et font l’objet d’une enquête approfondie menée par les autorités militaires compétentes. Ce triple homicide au sein même des forces armées congolaises soulève de nombreuses questions sur les conditions de sécurité dans les camps militaires et les relations entre les différents corps de l’armée.

La situation est actuellement revenue au calme dans le périmètre du Camp Babylone, mais l’onde de choc persiste au sein de la communauté militaire. Les familles des victimes ainsi que les autorités attendent désormais que l’enquête éclaire les circonstances exactes de cette tragédie et permette d’établir les responsabilités.

Ce dramatique incident intervient dans un contexte où les forces de sécurité congolaises sont déjà fortement mobilisées face aux défis sécuritaires que traverse le pays, particulièrement dans l’Est de la République. Les autorités militaires devront sans doute tirer les enseignements de ce drame pour prévenir de tels actes de violence au sein de leurs rangs.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Report du verdict dans l’affaire Bukanga-Lonzo : La Cour constitutionnelle renvoie sa décision au 20 mai

by admin9775 15 mai 2025
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La Cour constitutionnelle a reporté au mardi 20 mai le prononcé de son verdict dans le procès Bukanga-Lonzo, opposant le ministère public aux prévenus Augustin Matata Ponyo, Déogratias Mutombo et Christo Grobler. Initialement attendu ce mercredi 14 mai, le jugement a été différé en raison du volume important de pièces à examiner et des questions juridiques complexes soulevées, nécessitant un temps supplémentaire pour finaliser les délibérations.

Contexte du report

Lors de l’audience du 23 avril, le procureur général près la Cour constitutionnelle avait requis :

  • 20 ans de travaux forcés contre Matata Ponyo, ancien Premier ministre et actuel député national.
  • 10 ans d’inéligibilité, l’empêchant de se présenter à toute élection.

Une ordonnance de prorogation du délai a été signée par le président de la Cour constitutionnelle, justifiant ce report par la nécessité d’examiner minutieusement les éléments du dossier avant de rendre une décision définitive.

Une affaire sous haute tension politique

Le procès est marqué par une controverse institutionnelle entre :

  • L’Assemblée nationale, qui estime que les immunités parlementaires de Matata Ponyo n’ont pas été levées avant son renvoi en justice.
  • La Cour constitutionnelle, qui affirme que la séparation des pouvoirs doit être respectée et que la procédure suit le droit congolais.

Cette divergence d’interprétation des dispositions constitutionnelles ajoute une dimension politique à ce dossier déjà sensible.

Prochaines étapes

  • Mardi 20 mai 2025 : La Cour constitutionnelle rendra son verdict final.
  • Enjeux :
    • Condamnation ou acquittement de Matata Ponyo, une figure politique majeure.
    • Impact sur les relations entre pouvoirs judiciaire et législatif.
    • Répercussions politiques dans un contexte où Matata Ponyo est perçu comme un opposant influent.

Analyse

Ce report souligne la complexité juridique de l’affaire et la pression institutionnelle pesant sur la Cour constitutionnelle. La décision finale pourrait avoir des conséquences majeures sur :
✅ La crédibilité de la justice congolaise
✅ L’équilibre des pouvoirs en RDC
✅ L’avenir politique d’Augustin Matata Ponyo

Le verdict du 20 mai, qui marquera un tournant dans cette affaire emblématique.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Polémique autour de la proposition de baptiser une avenue au nom de Jules Alingete : Carbone Beni réagit vivement

by admin9775 14 mai 2025
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La récente proposition du Mouvement Congo en Avant (MCA), adressée au président de la République, visant à débaptiser l’avenue des Forces Armées (ex-Haut Commandement) pour la renommer Avenue Jules Alingete Key, a suscité une vive controverse. Le MCA justifie cette requête en saluant l’engagement de l’ancien Inspecteur général des finances dans la lutte contre la corruption, qu’il qualifie de « travail mémorial ».

Dans sa déclaration, le mouvement évoque un « héritage précieux » laissé par Jules Alingete, appelant même à envisager son implication future « au plus haut sommet de l’État ». Cette initiative est présentée comme un hommage symbolique, en reconnaissance de ses actions à la tête de l’IGF durant le mandat du président Tshisekedi.

Carbone Beni dénonce une démarche « déplorable »

L’activiste et cofondateur du mouvement citoyen Filimbi, Carbone Beni, n’a pas tardé à exprimer son désaccord. Lors d’une conférence de presse tenue le 14 avril à Kinshasa, il a vivement critiqué cette proposition, la qualifiant de « désordre » dans l’esprit du MCA.

« Donc pour vous, la personne de Alingete vaut plus que nos Forces Armées ? », s’est-il indigné, ajoutant que cette demande n’honore ni la jeunesse ni les valeurs républicaines.

Naissance du PACTE-R : une nouvelle dynamique citoyenne

Profitant de cette conférence, Carbone Beni a annoncé la création du PACTE-R (Patriotes en Action pour l’Émergence de la République), un nouveau mouvement qu’il qualifie de social, patriotique et populaire. Son objectif : impulser une transformation structurelle de la République démocratique du Congo à travers une gouvernance fondée sur « l’ordre, la justice et l’austérité ».

Le PACTE-R se structure autour de trois axes prioritaires à l’échelle nationale :

  1. L’ordre dans les finances publiques, par la fin des privilèges indus, l’évaluation des performances dans l’administration, et le renforcement des organes de contrôle (IGF, Cour des comptes).
  2. L’ordre dans les institutions, avec des réformes profondes visant à éradiquer clientélisme, népotisme, tribalisme, culte de la personnalité et médiocrité politique.
  3. L’ordre dans la responsabilité citoyenne, avec un appel à la participation active des citoyens et à une éducation au patriotisme, en particulier chez les jeunes.

Sur le plan international, le PACTE-R ambitionne de renforcer la souveraineté nationale, de mieux défendre les intérêts congolais et de contribuer à la renaissance africaine.

Un message clair : « L’ordre régnera »

Dans une déclaration forte, Carbone Beni a conclu :

« S’adapter à une société malade n’est pas un signe de bonne santé mentale. Le chemin vers une République émergente passe par l’instauration d’un ordre ferme, juste et inébranlable. Le PACTE-R est un appel au réveil, à l’union et à l’action. Oui, l’ordre doit régner, et l’ordre régnera ! »

Pour rappel, après cinq années à la tête de l’Inspection générale des finances, Jules Alingete a été remplacé par Bertrand Bitasimwa Bahii.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Négociations RDC-Rwanda : HRW exige des poursuites contre les auteurs des crimes de guerre

by admin9775 12 mai 2025
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Human Rigths Watch (HRW) estime que la justice est vitale pour une paix durable dans la région des Grands lacs en Afrique et qu’il est essentiel que les négociations de paix RDC-Rwanda incluent l’obligation de rendre des comptes pour les violations graves.

« Les efforts déployés par les États-Unis pour mettre fin au conflit armé actuel dans la région africaine des Grands Lacs semblent ignorer un facteur clé des hostilités : l’incapacité historique des autorités de la région à punir les responsables des atrocités commises dans l’est de la République démocratique du Congo » écrit l’ONG sur son site.

Les Américains et les minerais de la RDC 

Selon Human Rights Watch, si ces engagements sont sincères, il pourrait s’agir d’une étape importante, étant donné que les États qui soutiennent les groupes armés responsables d’exactions facilitent eux-mêmes la commission de crimes de guerre. 

Le conseiller spécial pour l’Afrique à la Maison Blanche, Massad Boulos, a également précisé que tout accord de paix sera accompagné d’un accord sur les minerais, permettant aux entreprises américaines et multinationales d’investir dans les mines et les projets d’infrastructures congolais. 

Étant donné que la concurrence pour les ressources entraîne des violations des droits humains dans les régions riches en minerais de la RDC, selon HRW, il est impératif que le lien entre les conflits, les abus, la corruption et l’exploitation des ressources soit correctement pris en compte. 

L’impunité pour les criminels 

Toutefois, poursuit Human Rights Watch, la question de savoir qui est responsable d’exactions commises en RDC et comment en répondre n’a pas été abordée jusqu’à présent dans les négociations de paix. 

Les forces armées rwandaises et congolaises ont commis de nombreuses graves exactions dans l’est de la RD Congo, et ont soutenu des groupes armés qui ont tué, violé et pillé. 

Les engagements à cesser de soutenir militairement ces groupes ne semblent pas se concrétiser, et personne n’a encore été traduit en justice pour avoir fourni un tel soutien.

Kinshasa accuse Kigali

Pour sa part, le vice-ministre congolais de la Justice et du Contentieux international, Samuel Mbemba, accuse le Rwanda et ses supplétifs du M23 de violation de la Déclaration de principes, en attaquant la localité de Lunyasenge, dans le territoire de Lubero, en plein processus de signature de l’accord de paix sous la médiation américaine. 

Il a formulé ces accusations vendredi 9 mai devant la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, à Banjul, en Gambie. 

À cette occasion, il a réitéré la volonté du gouvernement congolais de restaurer la paix dans la partie Est du pays et d’aplanir les différends entre Kinshasa et Kigali.

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