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Tribunes

À la UneTribunes

Michael Lukoki Nsimba, le choix de la Première ministre (Tribune)

by admin9775 17 août 2025

Pour mener à bon port sa mission à la tête du Gouvernement, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a fait appel à Mickael Lukoki Nsimba pour diriger son Cabinet. Son choix comme Directeur de cabinet ne relève pas du hasard. Selon des témoignages, il incarne compétence, et dévouement. Bien plus, c’est un véritable meneur d’hommes. 

Dans le monde de la politique et du leadership, il est souvent difficile de trouver des individus qui incarnent à la fois compétence, dévouement et leadership nécessaires pour mener un groupe d’individus vers un objectif commun. Mickaël Lukoki Nsimba est l’une de ces personnes qui possèdent ces qualités essentielles. 

Avant sa nomination comme Directeur de cabinet, Mickaël Lukoki Nsimba a occupé différentes fonctions stratégiques dans différents services de l’État, où il a offert une expérience approfondie dans les affaires publiques et la gestion gouvernementale. Sa réputation d’homme compétent et intègre a été renforcée par des réalisations faisant de lui un choix naturel pour ce poste prestigieux.

Il incarne la maîtrise des dossiers.  Il se distingue par sa capacité à gérer ces défis avec aisance et à apporter des solutions concrètes aux problèmes complexes auxquels le gouvernement est confronté.

Son expertise et son intégrité font de lui un allié précieux pour la Première ministre et pour le gouvernement. Il est probable que son influence et son impact sur les politiques publiques continueront de se renforcer à l’avenir, faisant de lui un acteur clé de la scène politique et un exemple inspirant pour les générations futures de la RDC.

Comme Directeur de cabinet, Mickael Lukoki Nsimba a démontré une capacité à gérer les affaires gouvernementales avec efficacité et professionnalisme. Son leadership fort et sa vision claire ont contribué à renforcer les liens entre les différents départements de l’administration et à promouvoir la coopération et la collaboration au sein du gouvernement. Sa capacité à prendre des décisions stratégiques et à résoudre les problèmes de manière efficace lui ont permis de faire avancer les politiques et les programmes du gouvernement avec succès.

Il consacre de longues heures de travail pour s’assurer que les objectifs de son cabinet sont atteints et que les politiques mises en place profitent à la population qu’elles servent. Son éthique de travail exemplaire inspire son équipe à donner le meilleur d’elle-même et à travailler ensemble vers un objectif commun.

Un engagement qui a déjà des résultats

L’impact de Mickael Lukoki Nsimba en tant que Directeur de cabinet à la primature va au-delà de son rôle officiel. Sa présence et son engagement envers le bien-être de la population congolaise ont suscité l’admiration de nombreux citoyens, qui voient en lui un défenseur dévoué de leurs intérêts. Son approche inclusive et participative a permis d’instaurer un climat de confiance et de transparence au sein du gouvernement, renforçant ainsi la légitimité des institutions démocratiques.

Mickael Lukoki Nsimba a su établir des partenariats stratégiques avec des acteurs clés de la société civile, des organisations internationales et des partenaires diplomatiques pour promouvoir le développement économique et social de la RDC. Sa capacité à mobiliser des ressources et à travailler en étroite collaboration avec d’autres acteurs politiques et à construire des alliances stratégiques a renforcé son impact et a permis d’accroître l’efficacité des politiques gouvernementales et de renforcer la position de la RDC sur la scène internationale. Son engagement en faveur de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs a également été salué par la communauté internationale.

Un meneur d’hommes

Mickaël Lukoki Nsimba est également reconnu comme un meneur d’hommes. Sa capacité à inspirer et à motiver les membres de son équipe est inégalée, ce qui lui permet de créer un environnement de travail positif et productif. En tant que leader, il est capable de prendre des décisions difficiles tout en maintenant la cohésion de son équipe et en favorisant un esprit de collaboration et de confiance. Son leadership charismatique et respecté lui permet de susciter l’adhésion et le respect de ceux qui travaillent avec lui.

Sa capacité à inspirer et à motiver les membres de son équipe reste inégalée, ce qui lui permet de créer un environnement de travail positif et productif. En tant que meneur, il est capable de prendre des décisions difficiles tout en maintenant la cohésion de son équipe et en favorisant un esprit de collaboration et de confiance. Son leadership charismatique et respecté lui permet de susciter l’adhésion et le respect de ceux qui travaillent avec lui.

Lors de l’étude des grands dossiers et de prise de décision en tant que premier conseiller de la cheffe du gouvernement, Mickael Lukoki Nsimba s’entoure d’une équipe de collaborateurs qualifiés et dévoués qui partagent sa vision et son engagement envers l’Excellence. En travaillant ensemble, ils produisent des résultats tangibles qui permettent de faire avancer les priorités du gouvernement de manière significative.

Des accusations non fondées 

Malgré ses nombreuses réalisations, Mickael Lukoki Nsimba n’a pas échappé aux critiques et aux controverses quant à sa capacité de remplir efficacement ses fonctions en tant que directeur de cabinet. Le manque de transparence et de communication, ainsi que des décisions politiques controversées, ont renforcé les critiques à son encontre. Ces critiques ont également alimenté les spéculations selon lesquelles Mickael Lukoki Nsimba pourrait compromettre l’intégrité et l’efficacité du cabinet en tant qu’organe clé de prise de décision au sein du gouvernement. Certains de ses détracteurs ont remis en question sa gestion des affaires gouvernementales et l’ont accusé de népotisme. Des allégations qui ont également entaché sa capacité à diriger de manière transparente et efficace le cabinet de la première ministre.

Malgré ces critiques, il est indéniable que Mickaël Lukoki Nsimba a apporté une contribution significative et de faire avancer l’agenda du gouvernement en tant que directeur de cabinet de la Première ministre. 

MickaëlLukoki Nsimba incarne la compétence, le dévouement et le leadership nécessaire pour être un Directeur de Cabinet efficace. Son impact sur le monde politique et du leadership a contribué de manière significative à l’amélioration de ces domaines cruciaux. En explorant ses réalisations, ses influences et les perspectives qu’il apporte à ce domaine, Mickaël Lukoki Nsimba est une figure influente et respectée qui continue de laisser sa marque dans le monde politique et du leadership.  Son engagement envers l’excellence et son dévouement à servir le bien public font de lui un modèle pour les autres professionnels du politique et du leadership.

Guillaume Kingh Farel

705 Vues
17 août 2025
À la UneTribunes

Tribune : « L’heure est venue de tourner la page dans la région des Grands Lacs »

by admin9775 4 août 2025

Dans une tribune percutante, le sénateur américain Cory Booker livre un plaidoyer sans concession pour la souveraineté de la République Démocratique du Congo et la fin des ingérences dans la région des Grands Lacs. Avec des mots forts et une analyse sans filtre, il dénonce trente ans de prédation économique, de manipulations géopolitiques et de souffrances congolaises, saluant l’accord de Washington comme un tournant historique. Un texte puissant qui appelle à une nouvelle ère de justice et de dignité pour le peuple congolais.

(La tribune ci-dessous est publiée dans son intégralité, sans modification)

« L’heure est venue de tourner la page dans la région des Grands Lacs »

Aujourd’hui, je prends la plume non pas seulement comme sénateur, mais comme homme de conscience. Parce qu’il est des vérités que l’on ne peut plus taire. Ce qui s’est joué à Washington entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda n’est pas un simple accord de paix. C’est un acte de justice. C’est la fin d’une ère. Et c’est un signal fort : le règne de Paul Kagame sur la région des Grands Lacs touche à sa fin.

Pendant près de 30 ans, la #RDC a payé le prix du silence international. Elle a été exploitée, rackettée, violée, humiliée. Le prétexte ? La traque de génocidaires présumés. La réalité ? Une guerre de prédation, d’occupation, menée au nom d’intérêts économiques et géostratégiques.

À l’Est du Congo, des milliards de dollars de minerais sont passés entre des mains invisibles. Et pendant que le peuple congolais pleurait ses morts, des accords secrets se signaient dans l’ombre. Oui, Joseph Kabila, puis Félix Tshisekedi, ont accepté à un moment donné un pacte politique inéquitable — supervisé par trois chefs d’État africains — qui transférait au Rwanda des ressources minières considérables, dans l’illusion d’une paix achetée.

Mais le président Tshisekedi a dit non. Il a compris que la RDC ne devait plus être une vache à lait, une nation qui paie son agresseur pour avoir la permission de respirer. Il a rompu cet accord. Courageusement. L’Histoire jugera ce moment comme une renaissance.

Et que s’est-il passé ? Ceux qui ont bâti leur pouvoir sur la soumission du Congo ont pris les armes. Joseph Kabila et Corneille Nangaa sont désormais les visages d’une coalition armée qui prétend défendre les intérêts du Rwanda. Leur but ? Forcer la RDC à revenir à l’accord. Leur crime ? Avoir mis leurs ambitions personnelles au service d’une puissance étrangère.

Mais il est trop tard. Le nouvel accord signé à Washington efface la dette politique, économique et morale que la RDC n’aurait jamais dû contracter. La page est tournée. Le Congo ne doit plus rien au Rwanda.

Ce n’est pas seulement une victoire diplomatique. C’est la fin du chantage, la fin du cycle de la peur, la victoire de la dignité sur la soumission.

Ce nouveau départ offre à la RDC une opportunité historique : celle de redevenir maîtresse de son sol, de son sous-sol, et de son avenir. Avec une bonne gouvernance, des réformes sérieuses et la réorganisation de son armée, la RDC peut générer jusqu’à 45 milliards de dollars de revenus annuels.

Vous avez bien lu. 45 milliards. Par an. Une somme capable de reconstruire les écoles, les hôpitaux, les routes, et surtout, de restaurer la fierté d’un peuple qui a trop longtemps souffert en silence.

À la communauté internationale : ouvrez les yeux

RDC est une nation stratégique, riche, forte, qui n’a besoin que de paix et de respect pour briller.

Et à ceux qui pensent encore que Paul Kagame est la solution, je dis ceci : le monde a changé. Le soutien géopolitique dont il bénéficiait s’effondre. Les temps ont changé. L’Amérique ne veut plus être complice. Elle ne financera plus des guerres d’ombre ni des conflits d’influence.

L’Amérique a parlé. L’Afrique doit agir.

Le combat du peuple congolais est un combat pour la vérité. Pour la justice. Pour la souveraineté. C’est notre responsabilité morale de le soutenir.

Nous ne devons plus jamais payer les tyrans pour qu’ils arrêtent de frapper leurs victimes.
Nous devons protéger les victimes. Et punir les bourreaux.

Parce que la paix n’est pas l’absence de conflit. La paix, c’est la présence de la justice.

Cory Booker
Sénateur des États-Unis

755 Vues
4 août 2025
À la UneTribunes

Pour un Examen d’État crédible à l’ère de l’intelligence artificielle (Tribune de Steve Mbikayi )

by admin9775 30 juillet 2025

Alors que nos enfants affrontent aujourd’hui l’épreuve de l’Examen d’État, nous leur adressons nos plus sincères encouragements et nos vœux les plus ardents de réussite. Puissent leurs efforts être couronnés de succès, dans le strict respect des valeurs de mérite, d’intégrité et de rigueur qui doivent présider à toute évaluation scolaire digne de ce nom.

Pourtant, nous ne pouvons rester silencieux face aux dérives systémiques qui minent depuis dix ans la crédibilité de cet examen pourtant bien conçu à l’origine. La réalité est connue de tous : de nombreux centres d’examen sont devenus le théâtre de fraudes massives, organisées avec la complicité des mêmes acteurs chargés de les prévenir. Des salles d’examen transformées en véritables marchés aux copies, où circulent impunément les réponses venues de l’extérieur, sous le regard complice de surveillants corrompus, vidant ainsi l’évaluation de toute sa substance.

Le choix du questionnaire à choix multiples (QCM), initialement adopté pour faciliter la correction, s’est révélé être un facteur aggravant de cette dérive. Ce format, s’il accélère techniquement le processus de correction, a pour effet pervers de dissocier la connaissance de son élaboration intellectuelle. Il encourage des stratégies de contournement et de simple devinette plutôt que le développement d’une pensée structurée.

L’avènement de l’intelligence artificielle générative vient aujourd’hui complexifier ce tableau déjà préoccupant. Si cette technologie représente une avancée formidable lorsqu’elle est utilisée à bon escient, elle devient un redoutable instrument de paresse intellectuelle lorsqu’elle sert de substitut à la réflexion personnelle. Dans de trop nombreuses écoles, ici comme ailleurs, elle favorise le plagiat et le copier-coller au détriment d’un véritable travail de construction mentale.

Face à ce constat, il est urgent que le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) engage une réflexion approfondie sur l’évolution des modalités d’évaluation à l’ère numérique. Le maintien du système de QCM n’est plus justifiable alors que les technologies actuelles permettent désormais une correction automatisée et efficace de réponses rédigées, grâce à des algorithmes sophistiqués d’analyse sémantique et syntaxique.

Le moment est venu de restaurer des épreuves traditionnelles exigeant des réponses construites et argumentées. Cette refondation qualitative doit s’accompagner de l’introduction progressive d’épreuves orales permettant d’évaluer non seulement les connaissances, mais aussi les capacités d’expression, de synthèse et de raisonnement contextuel des élèves.

Enfin, aucune réforme ne portera ses fruits sans une remise à plat complète du système de surveillance. Il faut en finir avec la tolérance institutionnelle à la fraude organisée. L’évaluation scolaire doit retrouver sa vocation première : un acte de justice intellectuelle.

À tous les finalistes qui ont consenti les efforts nécessaires pour mériter leur diplôme, nous disons : courage, persévérez dans la voie de l’intégrité. Quant à ceux qui seraient tentés par des succès usurpés, qu’ils sachent qu’un diplôme ne se défend pas seul – c’est à eux qu’incombera, toute leur vie durant, la charge de prouver qu’ils en étaient dignes.

Notre système éducatif mérite mieux que cette médiocrité institutionnalisée. Il exige une gouvernance éclairée, des outils pédagogiques adaptés à notre temps, et des évaluations qui fassent enfin honneur à l’intelligence de nos enfants. Les autorités comprendront l’urgence de cette réforme lorsqu’elles constateront le taux d’échec des étudiants congolais dans les universités étrangères sérieuses. Le temps des constats est passé ; celui des actions courageuses est venu.

Tribune de Steve Mbikayi

449 Vues
30 juillet 2025
Tribunes

Plaidoyer pour une réponse courageuse, responsable et durable (Tribune de Serge Etinkum Anza, ancien candidat gouverneur)

by admin9775 29 juillet 2025

Face à l’insalubrité « mortelle » qui a envahi Kinshasa, Serge Etinkum Anza, ancien candidat gouverneur, refuse de se taire, de rester indifférent. Car, selon lui, le silence est complice. À l’appel du Président Tshisekedi, il se sent interpellé, en tant que citoyen engagé. Loin de « politiser un drame urbain« , l’ancien candidat gouverneur appelle à la rupture avec la culture de « la banalisation ». « Le temps de l’action est maintenant« , lance-t-il. Ainsi, il tend la main à toutes les composantes et forces vives de la société, pour relever « ensemble le défi de la transformation écologique de Kinshasa. » En ligne de front, Serge Etinkum Anza lui-même donne l’exemple. Dans la gibecière de son projet de société, l’ancien candidat gouverneur sort un plan d’action articulé en six axes, qu’il propose à la ville. Pas tout. Au-delà de ce plan, Serge Etinkum Anza suggère l’innovation de la fiscalité urbaine, avec la mise en place d’un système de redevance modulée affectée à l’assainissement. En toile de fond, l’ancien candidat gouverneur appelle à des réformes urgentes de la législation en matière d’assainissement, en renforçant l’arrêté interministériel interdisant les sachets plastiques, non sans inviter l’actuel locataire de l’HVK -Hôtel de Ville de Kinshasa- à initier « un projet d’édit provincial sur la gestion des déchets, à débattre et à voter en urgence par l’Assemblée provinciale. » Ci-dessous, lire in extenso la tribune de Serge Etinkum Anza.

La ville de Kinshasa est à un tournant critique de son histoire. Laisser faire, c’est accepter la déchéance. Rester silencieux, c’est devenir complice. À l’heure où le Président de la République appelle à un sursaut d’orgueil collectif face à l’insalubrité, je me sens interpellé. En tant que citoyen engagé et ancien candidat gouverneur, je ne peux me taire devant la lente agonie de notre capitale.

Il est temps que chaque voix responsable s’élève, non pour se plaindre, mais pour proposer. Non pour politiser un drame urbain, mais pour mobiliser les esprits autour d’une cause vitale : faire de Kinshasa une ville propre, saine, vivable et digne.

Une ville envahie par les déchets : un constat alarmant

Dans presque toutes les communes de Kinshasa, nos rues, nos rivières, nos caniveaux et même le fleuve sont envahis par des bouteilles plastiques, des sachets abandonnés et des déchets ménagers en décomposition. Ce tableau n’est pas une fatalité. Il est le fruit d’un double échec : celui du civisme et celui de la gouvernance environnementale.

L’absence de sanctions, le relâchement des cadres de base et la démission collective ont transformé Kinshasa en dépotoir à ciel ouvert. Or, la saleté tue. Elle tue lentement, à travers les maladies, l’insécurité sanitaire et la pollution de l’air, de l’eau et du sol.

Serge Etinkum Anza

Tirer les leçons d’ailleurs : Paris, Dakar, Abidjan…

Paris, au XIXe siècle, était l’une des villes les plus sales d’Europe. C’est par des décisions politiques fortes, l’instauration d’un service de voirie structuré, la collecte organisée, la création de taxes sur les déchets et la responsabilisation des habitants, que la capitale française s’est transformée. Aujourd’hui encore, des villes comme Abidjan ou Dakar en Afrique montrent qu’avec volonté et méthode, la propreté urbaine est possible.

Pourquoi Kinshasa ne ferait-elle pas mieux ?

Photo d'illustration

Une réponse responsable et citoyenne

Dans mon projet de société, j’avais insisté sur un principe fondamental : la modernisation durable de Kinshasa commence par un aménagement audacieux et un assainissement structuré.

Avec plus de 12 000 tonnes de déchets générés par jour et une population qui atteindra 20 millions d’habitants en 2030, continuer à improviser serait suicidaire. Il est temps de construire une politique environnementale intégrée, pensée à long terme et dotée de moyens réalistes.

Je propose un plan d’action articulé en six axes :

1. Création d’une Agence Métropolitaine de Gestion des Déchets

   Dotée de l’autonomie juridique, de moyens financiers, de techniciens qualifiés et d’une chaîne logistique efficace.

2. Organisation sectorisée de la collecte des déchets

   Avec introduction de la collecte sélective, centres de tri communautaires et gestion différenciée selon les types de déchets.

3. Valorisation des déchets plastiques et organiques

   Par le recyclage, la fabrication de pavés, la production de compost et l’encouragement à l’innovation verte. 

4. Participation communautaire

   Avec des comités d’assainissement par quartier, des programmes éducatifs, des campagnes de sensibilisation en langues nationales et l’implication des écoles et des églises.

5. Financement durable et équitable

   Basé sur une contribution proportionnelle des ménages et entreprises, appuyé par des partenariats public-privé et des fonds internationaux (fonds verts, crédits carbone).

6. Pilotage technologique et transparence

   Grâce au numérique : suivi GPS des bennes, signalement des points noirs, audits citoyens et publication des résultats en open data.

Serge Etinkum Anza

Une fiscalité d’assainissement innovante

Je propose que soit mis en place un système de redevance mensuelle modulée, affectée à l’assainissement :

 • Parcelles et ménages : contribution selon la commune et la taille des biens.

 • Structures commerciales, restaurants, hôtels, marchés : redevance progressive.

 • Transporteurs (taxi, bus, camions) : contribution mensuelle dédiée.

 • Centres médicaux et écoles : contribution selon leur catégorie.

Ces fonds doivent être logés dans un compte spécial, traçable, exclusivement destiné aux services de propreté, sous contrôle des organes d’audit.

L’urgence de réformer la législation

L’arrêté interministériel interdisant les sachets plastiques doit être renforcé, actualisé et strictement appliqué, tout en accompagnant les producteurs vers des solutions alternatives. Il est temps également que le Gouverneur de Kinshasa initie un projet d’édit provincial sur la gestion des déchets, à débattre et à voter en urgence par l’Assemblée provinciale.

L’insalubrité est une crise silencieuse… mais mortelle

Elle engendre maladies, pertes économiques, exode, stress social, et altère notre dignité collective. Elle est souvent plus meurtrière que l’insécurité visible, car elle affaiblit l’organisme des plus vulnérables. Nous ne pouvons plus attendre.

Nous devons rompre avec la banalisation.

Le temps de l’action est maintenant.

Je tends la main à tous les leaders politiques, à la société civile, aux artistes, aux églises, aux étudiants, aux entreprises. Relevons ensemble le défi de la transformation écologique de Kinshasa. Refusons le silence complice. L’histoire nous jugera, et nos enfants n’oublieront jamais ce que nous avons fait ou pas fait pour leur avenir.

Tribune de Serge Etinkum Anza, ancien candidat gouverneur

509 Vues
29 juillet 2025
Tribunes

Tshisekedi face au défi d’étouffer l’héritage de Kabila (Tribune de Jo M. Sekimonyo)

by admin9775 28 juillet 2025

Les Congolais scrutent avec ferveur la composition des Léopards, surtout l’équipe nationale de football. Chaque sélection est disséquée, chaque joueur évalué, les mérites débattus avec passion. Les discussions sont animées, les choix contestés, les attentes élevées, qui symbolisent l’honneur du pays.

Mais lorsqu’il s’agit de la formation d’un gouvernement, on applaudit par réflexe tribal, on célèbre la présence de sa province, et l’on accueille sans sourciller des visages inconnus, souvent sans compétence avérée. On ne cherche pas à savoir ce que ces futurs ministres ont pensé, écrit, réalisé ou proposé sur les portefeuilles qu’on leur attribue. Leur vision, leur parcours, leur capacité à gouverner ne suscitent ni débat ni exigence. On ne réclame même pas l’information manquante.

Les postes sont distribués comme des prix de consolation, puis l’on fait mine de découvrir, trop tard, que l’incompétence s’est invitée au sommet de l’État.
Au fond, on fait semblant de ne pas voir, on tolère l’à-peu-près, on flirte avec la médiocrité comme avec une vieille maîtresse — par fatigue, par cynisme, ou simplement parce qu’on s’y est attaché.
Et tous les régimes, tous ces syndicats criminels déguisés en partis politiques, qui finissent toujours par s’installer autour de la table, le savent parfaitement, s’en réjouissent, et s’en servent, parce que c’est confortable, immobile, et surtout terriblement pratique pour ne rien changer.

Changement ou replâtrage ?

L’annonce d’un remaniement ravive une question devenue presque rituelle :
« Verra-t-on enfin naître une véritable équipe de rupture, ou s’agit-il d’un simple coup de pinceau sur les fissures d’un système à bout de souffle ? ». À chaque annonce, l’espoir renaît, mais la mécanique reste : les jeux d’équilibre, les concessions tribales, les calculs politiques. Rien qui ne laisse entrevoir une volonté réelle de transformation.

L’indifférence qui a entouré la nomination du nouveau gouverneur de la Banque Centrale en est une illustration frappante. Ce poste stratégique, essentiel pour stabiliser une économie en crise chronique, a été pourvu sans le moindre débat public. Ni la presse, ni l’opinion publique, ni les partenaires internationaux n’ont levé le petit doigt dans un sens ou un autre.

Comme si piloter la politique monétaire d’un pays économiquement pâle n’avait plus d’importance, était une simple formalité administrative. Silence total. Pas de vision exposée, pas d’objectifs clairs. Une occasion manquée, de plus.

Des gouvernements sans empreinte

Il faut dire que les gouvernements se sont succédé sous le règne Tshisekedi sans laisser de trace tangible dans la vie des Congolais. Aucune réforme structurelle majeure, aucune amélioration significative du quotidien. Seulement des promesses, toujours des promesses. Des nuages lourds qui annoncent la pluie, mais dont rien ne tombe.

L’histoire ne retiendra ni les discours bien ficelés, ni les effets d’annonce. Elle retiendra les actes qui auront, un jour, fait basculer le réel.

Faire la même chose en espérant un résultat différent ? Certes, on ne peut accuser formellement le régime Tshisekedi d’avoir élevé l’absurde au rang de doctrine d’État. Mais à force de recycler les mêmes recettes usées, en espérant des miracles à chaque remaniement, on finit par se demander si l’immobilisme n’est pas devenu une stratégie. Remanier, récompenser et recommencer. Voilà la boucle.

Le symbole Suminwa

Le maintien de Judith Suminwa à la tête du gouvernement en est un exemple emblématique. Sans feuille de route publique, sans vision annoncée, sans signe de rupture nette avec le passé, cette décision envoie un signal clair que l’on ne change pas une équipe qui n’a encore rien prouvé.

Au lieu d’incarner un renouveau, ce choix conforte l’idée que Tshisekedi ne souhaite ni gouverner autrement, ni déranger l’ordre établi, mais simplement continuer à régner avec les mêmes repères, les mêmes équilibres et les mêmes silences gênants.
On ne parle pas de choc de gouvernance ici, mais de douce continuité dans l’inaction.

Récompense avant mérite

Derrière ces choix se cache une constante bien connue : la récompense avant le mérite. Dans cette loterie politique, les portefeuilles ne vont pas aux adroits ou brillants dans le domaine, ni aux plus compétents, mais à ceux qui ont su plaire, protéger, ou applaudir au bon moment.

Aucune exigence de compétence, aucun débat sur les idées, aucun critère public d’évaluation.La loyauté supplante la vision, les dettes politiques remplacent les programmes, et les nominations ressemblent à des faveurs échappées d’une soirée de remerciements.

Résultat ? L’immobilisme se pare des habits du changement, on repeint la façade pendant que les fondations pourrissent, et l’on feint la surprise quand le bâtiment ne tient pas.

Et si on osait rêver grand pour la RDC ?

Il faut bien s’autoriser à rêver un peu, surtout quand la réalité politique vous sert les mêmes plats réchauffés.
Imaginons un instant un gouvernement congolais qui ne soit pas une loterie ethno-politique, mais un véritable casting de compétences. Un cabinet qui ferait lever les sourcils à Kinshasa, mais aussi à Bruxelles, Washington et Addis-Abeba.

Ramener Freddy Matungulu de la Banque mondiale pour le poste de Premier ministre ou à défaut, celui de ministre des Finances.
Et pourquoi ne pas confier le ministère de l’Intérieur à François Beya, alias « Fantômas », s’il consent à revenir sur scène.

Injecter du sang neuf : Nicole Sulu, fondatrice du réseau Makutano, comme ministre de l’Entrepreneuriat. Richard Ali, pilier culturel, à la Culture et aux Arts. Denis Mukwege, prix Nobel, aux Affaires étrangères. Jean Bele, entrepreneur technologique, à l’Industrie. Mme Malangu Kabedi Mbuyi, à la Fonction publique. Et Trésor Lomana LuaLua, au ministère des Sports.

Pour calmer les frustrations, on pourrait caser Jean-Pierre Bemba aux Affaires sociales et Julien Paluku à la Jeunesse. Au moins là, les frustrations se règleront au micro, et non à la machette.

La gomme du destin

L’histoire poursuit sa marche, mais Tshisekedi, lui, commence sérieusement à manquer d’air et d’encre s’il espère inscrire son nom au-dessus de celui de Joseph Kabila dans la mémoire collective congolaise.

Un simple remaniement ministériel n’y changera rien. Ce qu’il faut, c’est une rupture nette, audacieuse, avec l’image tenace d’une médiocrité institutionnalisée.
Sans cela, il restera un nom de plus sur la liste des présidents qui ont frôlé la grandeur sans jamais l’atteindre.

Mais soyons honnêtes : il reste bien peu de choses que Tshisekedi puisse encore accomplir dans le court laps de temps qu’il lui reste. Deux ans à peine.
Trop court pour construire ce qu’il n’a pas su enclencher en plus d’un mandat.

Une dernière carte : la digitalisation

Il lui reste peut-être une carte : la digitalisation du secteur public.
Un chantier fondateur, mené à bien en moins de deux ans, à coût modeste, misant sur le savoir-faire local.

Créer un ministère délégué à la Présidence, exclusivement dédié à cette mission, et confié à une figure affranchie du clientélisme.

Une réforme capable de moderniser l’État, rationaliser la gouvernance, et ouvrir les portes d’un autre Congo : numérique, transparent, plus efficace.

Ce ne serait peut-être pas suffisant pour effacer le reste, mais ce serait une œuvre vraie, profondément transformatrice. Une empreinte. Une gomme contre l’oubli.

Jo M. Sekimonyo
Économiste politique, théoricien, militant des droits humains et écrivain

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28 juillet 2025
À la UneTribunes

L’accord RDC-Rwanda du 27 juin 2025 : Entre espoir de paix et défis persistants

by admin9775 10 juillet 2025

L’accord de paix signé le 27 juin 2025 à Washington entre la RDC et le Rwanda soulève à l’intérieur du pays des sentiments controversées au niveau tant de la classe politique que de la population elle-même, les deux catégories se posant légitimement la question de savoir si la fin de la guerre est à l’horizon ou s’il s’agit d’un nouveau camouflet qui serait cette fois la base de la balkanisation ou de l’éclatement pur et simple de notre pays. 

En effet, eu égard aux massacres et aux différents désastres perpétrés à l’Est de la République Démocratique du Congo à la suite de l’agression rwandaise, un bon nombre de congolais dans leurs diversités sont sceptiques de croire à la bonne foi du Rwanda d’une part et d’autre part au retour effectif de la paix du fait de l’accord intervenu à Washington le 27 juin 2025. 

Il nous revient de rappeler que suivant la convention de Genève 1969 en son article 2, un accord est « un engagement écrit entre sujets de droit international, principalement les États et parfois les organisations internationales, par lequel ils s’engagent volontairement à respecter certaines obligations juridiques ». C’est le cas en ce qui concerne l’accord sous examen entre la RD Congo et le Rwanda. Aussi du point de vue doctrinal, Si un accord de paix interne est signé sous l’égide de la communauté international, il peut être doté d’une valeur quasi-internationale, même s’il s’agit d’un accord (convention, protocole etc …) entre un Etat et un groupe armé. 

Par ailleurs, nous devrions noter également qu’au niveau international, un accord n’est jamais parfait, parce que d’un côté il est rare qu’il puisse résoudre tous les aspects du problème qui divise les parties et d’autres part, il peut faire jaillir des faiblesses assez significatives par rapport à son application sur terrain. 

– En ce qui concerne la situation de quelques accords portant sur la paix en Afrique, nous pouvons nous référer à titre illustratifs aux six cas précis dont l’application a été soit appréciable soit non satisfaisante. 

Les trois premiers exemples peuvent être considérés parmi les modèles d’accord à effets positifs dans le domaine de la paix et de la sécurité en Afrique. 

L’accord de Dakar signé entre le Tchad et le Soudan en 2008, et dont l’objet était de mettre fin au soutien mutuel à des groupes rebelles, avait abouti à un cessez le feu et une reprise des relations diplomatiques, ainsi qu’à une réduction notable des incidents frontaliers. Le conflit indirect avait été donc désamorcé et la coopération sécuritaire avait été restaurée. 

L’Accords de Maputo de 1992 entre le gouvernement du Mozambique et le RENAMO, groupe rebelle soutenu à l’origine par la Rhodésie (Zimbabwe) et l’Afrique du Sud avait abouti à la fin de la guerre civile au mozambique. 

L’Accords de Juba entre l’Ouganda et le Soudan de 2006 avait pour objectif de mettre un terme au soutien présumé du Soudan au groupe rebelle ougandais LRA. Il a permis la cessation du soutien du Soudan aux LRA et une diminution drastique des activités des rebelles LRA ayant perdu leur base arrière au Soudan. 

Ces trois différents accords signés par les belligérants sous l’égide de la communauté internationale avait mis fin, comme nous venons de le souligner à ces différentes crises. Et leurs effets positifs sont demeurés incontestables jusqu’à ce jour. 

Par contre les trois accords ci-dessous font partie de ceux qui n’ont pas abouti à des résultats satisfaisants. 

L’Accord de paix d’Alger entre l’Erythrée et l’Ethiopie de 2000 qui devait mettre fin à des guerre des frontières entre 1998 et 2000, prévoyait une démarcation claire de la frontière. Mais l’Éthiopie avait refusé d’appliquer certaines décisions de la commission de délimitation, notamment sur la ville de Badmé, ce qui avait gelé la paix pendant près de deux décennies. Ce n’est qu’en 2018 que les deux États ont officiellement normalisé leurs relations (Accord d’Asmara). L’accord de 2000 a été donc inefficace pendant près de 18 ans. 

Quant à l’accord de Syrte de 2007 entre la RCA et le Soudan, il était censé résoudre le conflit frontalier et mettre fin au soutien présumé du Soudan aux groupes rebelles centrafricains. Mais la signature de cet accord avec la médiation libyenne n’avait pas empêché les affrontements et les flux d’armes dans la région. Les violations multiples ont conduit à une dégradation du processus de paix. 

Et enfin, l’accord d’Arusha de 1993 entre le gouvernement hutu rwandais et le Front Patriotique Rwandais (FPR) dont le but était d’intégrer les forces du FPR dans l’armée et au gouvernement n’avait pas été appliqué suite au crash qui a couté la vie au Président rwandais Juvénal Habyarimana et son homologue burundais Cyprien NTARYAMIRA. Dès lors le processus de paix au Rwanda avait volé en éclat. 

Ces différents exemples nous indiquent ayant évolué dans un sens ou dans l’autre font clairement ressortir la délicatesse des accords qui sont négociés et signés au niveau international. Le mérite est de le savoir en vue de prendre des précautions nécessaires pour protéger les intérêts de son propre pays. 

A présent, qu’en est-il en ce qui concerne la réussite l’accord entre la RD Congo et le Rwanda. Faut-il être pessimiste et verser vers le découragement ou devons-nous considérer que la paix est effectivement à la portée du Peuple congolais et de ses dirigeants. 

Suivant le contenu de l’accord signé par les deux parties, nous pouvons relever de part et d’autre, les points saillants ci-après. Du côté rwandais, leur demande principale porte sur la neutralisation des forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) qui seraient encore actif sur le territoire congolais. A ce sujet, le Rwanda clame tout haut que l’application de l’accord de paix dépend de cette condition et certains observateurs congolais s’accroche également à ce niveau pour prétendre que le Congo serait roulé dans la farine parce qu’il s’agirait à travers cette conditionnalité, d’un prétexte justifiant la poursuite de l’occupation rwandaise d’une partie de notre pays. D’autres part, du côté congolais, les acquis essentiels couvrent le désengagement des forces rwandaises sur le sol congolais, l’affirmation de la souveraineté de la RDC, ainsi que le respect de l’intégrité du territoire national. De même, en commun, les deux parties conviennent de la prohibition de tout soutien à des groupes armés. 

A cet égard, nous devrions reconnaitre que la signature de cet accord est véritablement un succès et un pas en avant vers le retour de la paix en RDC, tel que souhaité par l’ensemble de notre peuple. Ainsi donc, les critiques positives ne sont pas mauvaises dans une aire de démocratie. Mais la reconnaissance de la bravoure et du patriotisme de certains d’entre nous devrait être de mis en exergue. Aussi l’occasion est indiquée pour féliciter la ministre congolaise des affaires étrangères Thérèse KAYIKWAMBA WAGNER, ainsi que le Président de la République, Son Excellence Felix Antoine Tshisekedi pour sa forte détermination à ramener la paix et à convaincre la communauté internationale sur le plan diplomatique. 

– En ce qui concerne la réussite proprement-dit des accords. 

Nous devrions avoir en mémoire et pour convaincre les esprits dubitatifs que le droit international est un droit imparfait contrairement au droit interne. Et les accords signés au niveau international, ne devrait pas être considéré comme une sinécure. 

Par sa nature, tout accord qui doit s’imposer à tous devrait bénéficier des mesures d’accompagnement au niveau juridique, politique, et même institutionnels. Dans le cas l’accord Congolo – rwandais signé à Washington le 27 juin 2025, il faut d’abord tenir compte des mécanismes qui existent et qui consolident le respect de l’accord par les deux parties. 

En premier lieu, il s’agit de la résolution 2773 du conseil de sécurité (21 février 2025) qui impose des obligations aux parties. En effet, cette résolution demande en particulier « à la Force de défense rwandaise de cesser de soutenir le M23 et de se retirer immédiatement du territoire de la République démocratique du Congo, sans conditions préalables ». Il donc est faux de croire que l’accord aurait bradé la valeur de cette résolution compte tenu de la hiérarchie des instruments juridiques sur le plan international. 

Il ne faut surtout pas oublier que du point de vue de la charte des nations unies, particulièrement à ses articles 39 à 42, la responsabilité de la paix, et surtout lorsqu’il y a rupture de celle-ci, incombe au conseil de sécurité des nations unies. Ainsi donc, les congolais devraient enlever toute inquiétude par rapport à l’application de l’accord. 

Le second mécanisme favorisant la consolidation de l’accord dans le cas d’espèce, constitue le parrainage des Etats unies d’Amérique. En effet, même s’ils ne sont pas signataire de l’accord, les USA apporte bel et bien leur caution morale et politique pour la réussite de toutes les négociations entre la RDC et le Rwanda. Nous devrions rappeler à l’opinion que dans l’histoire, les Etats unis d’Amérique étaient la première puissance au monde à reconnaitre l’Etat indépendant du Congo (EIC) le 22 avril 1884, à obliger le Roi Leopold 2 à céder l’EIC à la Belgique en 1908, et lorsqu’il fallait à appuyer l’indépendance du Congo vis-à-vis de la Belgique en 1959/1960, les Etats-Unis ont joué un rôle important. 

Au-delà de ces mécanismes internationaux, l’accord entre le Congo et le Rwanda, comme du reste n’importe quel autre accord, doit être accompagné et consolidé par des dispositions internes à notre pays. Il s’agit premièrement pour les dirigeants de notre pays, de réorganiser l’armée congolaise, de former ses hommes, de les équiper et de les motiver. Il faut surtout souligner à l’attention de nous tous que le monde moderne depuis un certain nombre d’année, tout en se référant aux dispositions juridiques formulées par les Etats à travers particulièrement le pacte de la Société des Nations (SDN) et par la suite la charte des nations unies, fonctionne sur base du principe des rapports des forces. Il faudrait pour cela examiner ce qui passe entre la Russie et l’Ukraine, Entre Israel et la Palestine, et tout dernièrement, la courte crise entre l’Iran et Israel. En outre, il y a lieu de penser à reformer notre administration publique, en y dénichant de manière approprié tous les suspects qui y sont infiltrés et de faire de cet outil le socle de la bonne gouvernance en RDC. 

Nous devons reconnaitre, que le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi a depuis qu’il a accédé au pouvoir en 2019, jeté les vrais jalons pour la reconstruction de la République démocratique du Congo en vue de la défense de la patrie et l’amélioration de la qualité de vie de tous les congolais. C’est pourquoi, il mérite l’encouragement de tous au lieu des critiques souvent sans fondement. 

Main dans la main, tous les congolais derrière le commandant en Chef, nous allons sécuriser notre beau pays et le conduire vers son émergence.

Par 

TUNDA NGIEFU Yves, Spécialiste en Finance d’Entreprise et en Droit Public Economique, Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

TUNDA YA KASENDE Célestin, PhD Professeur et chercheur en Droit international et en Géopolitique.

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10 juillet 2025
Tribunes

Constant Mutamba : une chute politique à la lumière des lois du pouvoir de Robert Greene [Tribune]

by admin9775 22 juin 2025

La récente démission de Constant Mutamba, ministre de la Justice en République Démocratique du Congo, a surpris plus d’un. Perçu comme une figure jeune et dynamique, porteur d’un discours de réforme fort, sa chute rapide pose question. Et si les causes de cette chute étaient moins visibles qu’un simple dossier judiciaire ? Et si les vraies explications se trouvaient dans les dynamiques invisibles du pouvoir ?

L’ouvrage de Robert Greene intitulé : « Les 48 lois du pouvoir », nous offre un éclairage stratégique sur ce qui s’est réellement joué.

Loi 1 – Ne surpassez jamais le Maître

Constant Mutamba s’est imposé comme un réformateur, prêt à nettoyer le système judiciaire. Mais vouloir transformer un système sans ménager ceux qui l’incarnent est risqué. En politique, briller trop fort peut aveugler ceux au-dessus de vous, et les pousser à réagir avec brutalité.

À propos, Greene nous enseigne que le pouvoir est sensible à l’orgueil des autres. Et cet orgueil peut coûter très cher à ceux qui l’égratignent.

Loi 3 – Cachez vos intentions

La posture radicale et transparente de Mutamba l’a peut-être desservie. En exposant ses plans, ses attaques contre les détournements, ses dénonciations internes, il a donné à ses opposants le temps et la matière pour organiser sa chute. En politique, la discrétion est souvent plus efficace que le courage médiatique.

Loi 16 – Utilisez l’absence pour renforcer le respect

Très présent sur les réseaux sociaux, dans les médias et sur le terrain, Mutamba s’est rendu trop visible, trop accessible. Or, la rareté fait la valeur. Trop d’exposition crée la banalisation, puis le rejet.

Dans un univers où les ambitions se heurtent aux égo, l’exposition est une faiblesse stratégique.

Loi 33 – Exploitez les faiblesses des autres, mais cachez les vôtres

Ses adversaires ont utilisé contre lui le dossier du projet de prison à Kisangani, où 19 millions de dollars sont en jeu. Vrai scandale ou attaque politique ? Peu importe. En politique, ce qui compte, ce n’est pas la vérité, c’est la perception. Et il semble que cette faille – même supposée – ait suffi pour l’éjecter.

Loi 40 – Méprisez le gratuit

Dans toute signature de contrat, toute faveur, tout accord, il y a un prix caché. Mutamba, en acceptant ou en pilotant certains projets, a peut-être cru que certains risques étaient sans conséquence.

Pourtant, Greene le rappelle : ce qui est gratuit est souvent une dette déguisée. Le piège du pouvoir, c’est de penser que l’on contrôle tout.

Loi 48 – Soyez fluide comme l’eau

Rester figé dans un rôle de « justicier » sans adapter sa stratégie au contexte, c’est offrir à ses ennemis une cible immobile. Mutamba a manqué de fluidité politique. Là où il fallait parfois se taire, négocier ou patienter, il a préféré le frontal. Et le pouvoir frontal finit par se heurter… à un mur.

Conclusion

La chute de Constant Mutamba n’est pas qu’un fait d’actualité. C’est une leçon de stratégie. Elle nous rappelle que dans la sphère politique congolaise – comme ailleurs – il ne suffit pas d’avoir raison pour durer. Il faut aussi savoir se mouvoir dans les jeux d’ombres, de perceptions et d’intérêts.

Comme le dirait Robert Greene :

“Ce n’est pas la justice qui gouverne le monde, c’est le rapport de force.”, dit-on !

Signé : Mukumadi Samba Yannick (Analyste Congolais Indépendant et lecteur passionné des dynamiques du pouvoir )

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22 juin 2025
Tribunes

La RDC à la croisée des chemins : entre respect des institutions et tentation autoritaire

by admin9775 16 mai 2025

Par Claudel Lubaya

La République démocratique du Congo traverse une période critique où les fondements de son État de droit sont mis à rude épreuve. Les récentes initiatives du pouvoir en place, visant notamment la levée de l’immunité du sénateur à vie Joseph Kabila et la dissolution de partis politiques d’opposition, soulèvent des inquiétudes légitimes quant au respect des principes constitutionnels.

Une violation sans précédent des garanties institutionnelles

Le projet de lever l’immunité de Joseph Kabila constitue une rupture dangereuse avec les traditions républicaines. L’article 104 de la Constitution et les dispositions spécifiques sur le statut des anciens présidents créent un régime protecteur clair : la décision relève de la compétence exclusive du Congrès, non du Sénat. En court-circuitant cette procédure, le pouvoir actuel franchit une ligne que même les régimes précédents, souvent critiqués pour leur autoritarisme, n’avaient osé traverser.

Cette initiative intervient dans un contexte où le gouvernement, fragilisé par des révélations embarrassantes sur sa gestion, semble chercher à détourner l’attention par des mesures spectaculaires contre l’opposition. La manœuvre politique est transparente, mais ses conséquences institutionnelles pourraient être durables.

La dissolution des partis politiques : l’arbitraire comme méthode

La décision de dissoudre le PPRD et le MLP repose sur une interprétation abusive des textes. Les articles 6 et 8 de la Constitution, ainsi que la loi sur le statut de l’opposition politique, établissent pourtant des garanties contre de telles dérives. Le gouvernement commet une erreur juridique majeure en confondant les actes individuels de certains membres avec la responsabilité des partis en tant que personnes morales.

En agissant ainsi, le pouvoir ne se contente pas de réprimer des formations politiques : il s’attaque au pluralisme démocratique lui-même. La criminalisation de la contestation politique ouvre la voie à une dangereuse escalade autoritaire, où toute critique pourrait bientôt être assimilée à une menace pour l’État.

Un pouvoir qui tourne le dos à ses propres engagements

Ironie de l’histoire, ces mesures répressives contredisent directement les principes issus du dialogue national, qui avait pourtant permis des avancées significatives vers la libéralisation de la vie politique. Le gouvernement actuel piétine ainsi l’héritage consensuel qui avait émergé des larges consultations politiques.

Plus grave encore, cette dérive intervient alors que toutes les tentatives de révision constitutionnelle ont échoué. Faute de pouvoir modifier les règles du jeu démocratique, le pouvoir semble choisir de simplement les ignorer, gouvernant par décrets et décisions unilatérales plutôt que par le dialogue et le respect des institutions.

Un appel à la raison

Face à cette dangereuse escalade, je lance un appel solennel :

  • Au président Tshisekedi : renoncez à ces mesures qui déconsidèrent votre fonction et mettent en péril la stabilité du pays.
  • Aux sénateurs : résistez à la pression et respectez votre serment de défendre la Constitution.
  • À la communauté internationale : soyez vigilants face à cette dérive autoritaire qui menace les acquis démocratiques congolais.

Le moment est grave. La RDC ne mérite pas de sombrer dans l’arbitraire. Il est encore temps de choisir la voie du droit et du dialogue, plutôt que celle de la répression et de la division. L’avenir de notre nation en dépend.

Claudel Lubaya
Expert en droit constitutionnel

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16 mai 2025
Tribunes

Tribune : Le bras de fer judiciaire autour de Matata Ponyo met à l’épreuve l’équilibre des pouvoirs en RDC

by admin9775 25 avril 2025

Le maintien des audiences dans l’affaire du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo oppose aujourd’hui deux légitimités constitutionnelles : celle de la justice et celle du parlement. Alors que la Cour constitutionnelle persiste à examiner le dossier impliquant l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo et ses coaccusés, ce dernier invoque son immunité parlementaire avec le soutien apparent de l’Assemblée nationale.

Un conflit institutionnel prévisible

La position de Matata Ponyo repose sur une lecture stricte de la Constitution congolaise. L’article 102 est pourtant clair : « Aucun député ne peut être poursuivi sans l’autorisation de l’Assemblée nationale ». Cette disposition, héritée de nombreuses démocraties, vise à protéger les élus contre des poursuites arbitraires, mais ne devrait pas servir de bouclier contre la justice.

Le risque d’une justice à deux vitesses

L’affaire Bukanga-Lonzo, impliquant 285 millions de dollars américains, concerne des fonds publics considérables. Le principe d’égalité devant la loi devrait prévaloir, quelle que soit la qualité des prévenus. Le ministère public semble déterminé à faire valoir ce principe, affirmant que « la Cour n’est liée par aucune démarche visant à se soustraire à la procédure ».

Les enjeux sous-jacents

Cette crise révèle plusieurs fractures :

  1. La tension permanente entre pouvoir judiciaire et législatif
  2. La difficile lutte contre l’impunité des élites
  3. Les limites du système immunitaire parlementaire

Une solution constitutionnelle possible

Plutôt qu’un affrontement stérile, cette situation devrait conduire à :

  1. Une saisine rapide de l’Assemblée nationale pour statuer sur la levée d’immunité
  2. Un débat parlementaire transparent sur ce cas précis
  3. Éventuellement, une clarification par la Cour constitutionnelle elle-même

Ce dossier dépasse la personne de Matata Ponyo. Il pose la question fondamentale de l’indépendance réciproque des pouvoirs et de leur respect mutuel. La solution ne réside ni dans la fuite en avant judiciaire, ni dans le refuge automatique derrière les immunités, mais dans un dialogue institutionnel respectueux de l’État de droit.

Le peuple congolais, ultime souverain, a le droit de savoir comment ont été utilisés les 285 millions de dollars de Bukanga-Lonzo. C’est à ce prix que se construira une véritable démocratie congolaise.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
CONGO PUB Online

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25 avril 2025
À la UneTribunes

Tribune : Le Prophète Mukungubila salue les sanctions contre Joseph Kabila et appelle à une refondation nationale

by admin9775 22 avril 2025

Dans une déclaration vibrante datée du 20 avril 2025, le Prophète Joseph Mukungubila a exprimé sa satisfaction face aux mesures prises par le gouvernement congolais contre Joseph Kabila, accusé de complicité avec les forces hostiles à l’Est du pays. Ce message fort s’inscrit dans la continuité des mises en garde répétées du leader spirituel sur les dangers menaçant la nation congolaise.

« Le moment est venu de dire toute la vérité », commence Mukungubila, visiblement soulagé par les récentes décisions gouvernementales. « La sanction infligée à Hippolyte Kanambe (Joseph Kabila) marque un tournant décisif pour notre pays », affirme-t-il, avant d’ajouter : « N’avais-je pas raison de dénoncer depuis des décennies cet imposteur et ses manigances ? »

Le Prophète rappelle avec amertume les souffrances endurées par le peuple congolais à cause de ce qu’il qualifie de « grande supercherie ». « Nous avons été bernés par des étrangers avides de nos richesses », déplore-t-il, tout en refusant de stigmatiser une quelconque communauté congolaise. « Ce n’est pas le Katanga ou les Lubas qu’il faut blâmer, mais bien tous ceux qui ont fermé les yeux sur cette imposture. »

Mukungubila en profite pour lancer un appel solennel à la refondation des institutions nationales : « Il est temps de nettoyer notre maison commune. Plus jamais nous ne devrons laisser des criminels infiltrer nos instances dirigeantes. » Le leader spirituel propose même une réforme complète du système politique pour éviter de reproduire les erreurs du passé.

Sur un ton prophétique, il met en garde : « Le M23 n’est que la face visible d’un mal plus profond. Quand nous laissons l’ennemi s’installer dans nos propres institutions, comment s’étonner ensuite des massacres à l’Est ? »

La déclaration se termine par un vibrant appel à l’unité nationale et une mise en garde contre toute tentative de division : « Aujourd’hui, la vérité éclate au grand jour. Que chacun assume ses responsabilités pour reconstruire un Congo véritablement indépendant et souverain. »

Ce message intervient alors que la situation sécuritaire dans l’Est du pays reste préoccupante et que les tensions politiques s’accentuent à l’approche de nouvelles échéances électorales. Le Prophète Mukungubila, qui se présente comme « les yeux et les oreilles de Dieu sur le Congo », promet de revenir prochainement avec des révélations plus détaillées sur ce qu’il considère comme « la plus grande trahison de l’histoire contemporaine congolaise ».

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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22 avril 2025
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