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À la Une

À la UnePolitique

MONUSCO : la Mission de l’ONU dément tout retrait de Goma et

by admin9775 28 septembre 2026

La MONUSCO dément les informations faisant état d’un retrait de ses positions à Goma et Sake, dans le Nord-Kivu.

Dans une mise au point publiée ce dimanche 27 septembre 2026, la Mission des Nations unies affirme maintenir sa présence dans les deux zones et poursuivre ses activités conformément à son mandat.

« Contrairement à certaines informations qui circulent, la Mission continue d’assurer sa présence à Goma et à Sake », précise la MONUSCO.

La Mission indique continuer à suivre l’évolution de la situation sécuritaire et à soutenir les efforts liés au cessez-le-feu, notamment à travers le mécanisme de suivi et de vérification.

Cette clarification intervient dans un contexte sécuritaire toujours volatile dans plusieurs territoires du Nord-Kivu. Le 24 septembre à Beni, le chef de la MONUSCO, James Swan, avait réaffirmé l’engagement de la Mission en faveur de la protection des civils.

La MONUSCO appelle enfin la population à la prudence face aux informations diffusées sur les réseaux sociaux et recommande de privilégier ses canaux officiels et les sources fiables.

À ce stade, la Mission maintient donc sa présence à Goma et Sake, tout en poursuivant ses activités de protection des civils et d’appui aux efforts de stabilisation en RDC.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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10 Vues
28 septembre 2026
À la UneAfrique

Sénégal : un pays pauvre qui se paie des privilèges de pays riche 

by admin9775 28 septembre 2026

On ne distribue pas une richesse qu’on ne produit pas

Projet de Loi de Finances Rectificative 2026 (PLFR) : Déposé à l’Assemblée nationale le 18 septembre 2026, le PLFR 2026 révise la croissance de 5 % à 2,7 %, ampute les recettes de 451,4 milliards FCFA et coupe l’investissement de 555 milliards la variable d’ajustement. Pendant ce temps, les subventions énergétiques bondissent de 250 à 790,3 milliards FCFA et la masse salariale atteint 1 532,8 milliards FCFA.

Il existe une vérité économique simple que les discours politiques et les revendications syndicales refusent obstinément d’intégrer : on ne peut pas distribuer une richesse qu’on ne produit pas. Cette vérité, formulée avec la brutalité que la situation exige, est pourtant au cœur de la crise que traverse le Sénégal. Un pays noté Caa2 par Moody’s, dont les IDE se sont effondrés à 37 millions de dollars en 2025, dont la dette dépasse 26 000 milliards de FCFA et dont les paiements d’intérêts absorbent 23,7 % des recettes ce pays ne peut pas simultanément augmenter ses agents publics, maintenir ses subventions énergétiques et prétendre au redressement économique.

Le Sénégal vit depuis des années au-dessus de ses moyens. Non pas parce que ses citoyens sont trop exigeants, leurs besoins sont légitimes. Mais parce que ses dépenses de fonctionnement ont été construites sur des hypothèses de croissance et de recettes que la réalité n’a jamais confirmées, dans un contexte de gouvernance budgétaire qui a laissé prospérer des structures et des rémunérations déconnectées de toute logique de performance et de toute comparaison internationale sérieuse.

La réalité que les chiffres imposent: un État qui consomme plus qu’il ne produit

Les chiffres du redressement budgétaire sénégalais ne laissent pas de place à l’ambiguïté. Le déficit public de 13,4 % du PIB en 2024,  plus de quatre fois le plafond UEMOA, ne s’est pas creusé par accident. Il est le produit d’une structure de dépenses publiques dont la masse salariale de la fonction publique est devenue, au fil des années, le premier poste incompressible. Paradoxe absolu : la masse salariale de la fonction publique sénégalaise est aujourd’hui supérieure à celle du secteur privé formel dans un pays où le secteur privé devrait être le moteur de la croissance et de l’emploi.

Ce déséquilibre structurel signifie que l’État sénégalais consacre une part croissante de ressources rares à se rémunérer lui-même au détriment des investissements dans les infrastructures, l’éducation de qualité, la santé et les services publics que les citoyens attendent réellement. Chaque franc de masse salariale supplémentaire non financé par la croissance des recettes est un franc emprunté au taux de marché régional de 8-9 % qui sera remboursé par les générations futures avec les intérêts.

Ce que gagne un DG parapublic sénégalais vs un directeur d’administration en France

Pour comprendre l’ampleur du décrochage entre les rémunérations du secteur public sénégalais et la richesse réelle du pays, un benchmark s’impose non pas avec des pays comparables en développement, mais avec la France, dont le modèle administratif a largement inspiré la fonction publique sénégalaise.

Un Directeur général d’entité parapublique sénégalaise CDC, PETROSEN, SENELEC, AIBD perçoit entre 5 et 12 millions FCFA par mois, hors avantages en nature. Avec le véhicule de fonction, le logement de fonction, les frais de représentation, les per diem et les indemnités diverses, la rémunération totale peut atteindre 15 à 20 millions FCFA mensuels toutes charges comprises.

En France, un directeur d’administration centrale de catégorie A+ perçoit entre 5 000 et 8 000 euros bruts mensuels soit 3,3 à 5,2 millions FCFA. Un préfet de région, l’un des postes les plus élevés de la haute fonction publique française, perçoit environ 7 500 euros bruts, soit 4,9 millions FCFA. Les avantages en nature y sont strictement encadrés et valorisés dans la fiche de paie.

Le ratio est révélateur : un Directeur général de société parapublique sénégalaise peut percevoir deux à quatre fois la rémunération d’un préfet de région français dans un pays dont le PIB par habitant est trente fois inférieur à celui de la France. En parité de pouvoir d’achat ajustée au PIB réel, pour être équivalent au niveau de vie relatif d’un préfet français, un DG parapublic sénégalais devrait percevoir environ 150 000 à 250 000 FCFA par mois. L’écart entre ce chiffre et la réalité est l’indicateur le plus précis de la déconnexion entre les rémunérations publiques sénégalaises et la richesse réelle du pays.

Ce benchmark est un diagnostic institutionnel. La déconnexion entre les rémunérations de l’encadrement public sénégalais et la richesse réelle du pays n’est pas soutenable. Elle l’est d’autant moins que ces rémunérations sont financées par l’emprunt ce qui signifie que le Sénégal emprunte à 8-9 % sur le marché régional pour payer des salaires qui dépassent ceux de fonctionnaires de rang équivalent dans des pays dont le PIB est trente fois supérieur.

Les autres symptômes du même mal retraites, bourses et voitures de luxe

Au-delà de la masse salariale et des subventions énergétiques, trois autres exemples illustrent avec une précision documentée la même déconnexion entre les dépenses publiques sénégalaises et la réalité des capacités financières du pays.

Le premier concerne les retraites des professeurs d’université. Au Sénégal, un professeur d’université part à la retraite avec environ 80 % de son dernier salaire,  un taux parmi les plus élevés au monde pour un régime non contributif exceptionnel. Cet avantage n’est pas le produit de cotisations supplémentaires ou d’un régime de capitalisation spécifique. C’est le produit de revendications syndicales qui ont obtenu, au fil des décennies, des avantages que l’État n’a jamais refusés parce qu’ils étaient politiquement coûteux à refuser. En France, le taux de remplacement d’un fonctionnaire de catégorie A à la retraite est d’environ 55 à 60 % du dernier traitement indiciaire dans un pays dont le PIB per capita est 30 fois supérieur. La question n’est pas de savoir si les professeurs d’université méritent une bonne retraite. La question est de savoir si un pays pauvre peut se payer un régime de retraite que des pays riches n’ont pas les moyens d’offrir à leurs propres fonctionnaires.

Le deuxième exemple est celui des bourses étudiantes universalisées. Le Sénégal consacre environ 120 milliards de FCFA par an aux bourses et allocations étudiantes, une enveloppe qui a été étendue progressivement à l’ensemble des étudiants inscrits dans les universités publiques, indépendamment des conditions sociales et des résultats académiques. Le chiffre qui interpelle est celui de la comparaison : la Côte d’Ivoire, avec une population estudiantine plus importante que celle du Sénégal, consacre moins de 40 milliards FCFA aux bourses et les attribue sur critères de mérite et de condition sociale documentée. 

Le troisième exemple est peut-être le plus symbolique parce qu’il concerne les hommes et femmes censés être les gardiens du temple budgétaire : les députés de l’Assemblée nationale. Leur premier réflexe après leur élection a été de se doter de véhicules à 50 millions FCFA l’unité dans un pays dont le PIB par habitant est d’environ 1 600 dollars, où 35 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et où l’État vient de couper 555 milliards d’investissement dans son budget rectificatif. Le budget de l’Assemblée nationale pour 2025 était de 22,4 milliards FCFA, en hausse de 11 % sur un an. Les représentants du peuple qui votent les restrictions budgétaires commencent par s’exempter eux-mêmes de ces restrictions. Ce signal est dévastateur pas seulement moralement, mais économiquement : il dit aux syndicats, aux fonctionnaires et aux citoyens que l’ajustement est pour les autres.

Les subventions énergétiques une fuite en avant documentée

Le débat sur les subventions à l’énergie illustre parfaitement la même contradiction. Entre décembre 2025 et août 2026, le Sénégal a consacré 245 milliards de FCFA au soutien des prix des carburants et de l’électricité une dépense qui aurait atteint 1 069 milliards sans l’ajustement tarifaire partiel opéré entre-temps. Ces subventions sont politiquement populaires. Elles sont économiquement désastreuses.

Économiquement désastreuses parce qu’elles subventionnent massivement les ménages les plus aisés qui consomment davantage d’énergie et de carburant au détriment des populations les plus pauvres qui auraient davantage besoin de transferts ciblés. Économiquement désastreuses parce qu’elles découragent l’efficacité énergétique et les investissements dans les énergies renouvelables. Et économiquement désastreuses parce qu’elles sont financées par la dette aggravant le déficit, dégradant la notation souveraine, renchérissant l’accès au capital pour les entreprises sénégalaises.

Les syndicats et le déni de réalité une responsabilité partagée

Il serait commode et injuste de faire des syndicats les seuls responsables de cette situation. Ils défendent les intérêts de leurs membres, ce qui est leur rôle. Mais défendre des intérêts catégoriels dans un pays en quasi-faillite financière, sans tenir compte de la réalité macroéconomique globale, c’est confondre la solidarité corporatiste et la responsabilité citoyenne.

Lorsque les syndicats de la fonction publique réclament des augmentations salariales dans un pays dont la masse salariale publique dépasse déjà celle du secteur privé formel, dont le déficit public était à 13,4 % du PIB et dont la note souveraine est à Caa2, ils ne défendent pas leurs membres à long terme. Ils défendent leur pouvoir d’achat aujourd’hui au prix de la solvabilité de l’État demain. Ce calcul est à courte vue parce qu’un État insolvable ne peut plus payer aucun salaire, public ou privé.

La responsabilité est partagée : avec les gouvernements successifs qui ont validé des structures salariales insoutenables pour acheter la paix sociale, avec les administrateurs publics qui ont laissé prospérer des avantages en nature non encadrés, et avec une opinion publique qui, faute d’information claire sur la réalité des finances publiques, continue de croire que les caisses de l’État sont un puits sans fond.

Ce que le redressement exige réellement la vérité que personne ne dit

Un redressement budgétaire crédible et durable exige de dire la vérité pas dans les documents techniques du FMI, mais dans l’espace public sénégalais, en langue simple, avec les chiffres concrets. Cette vérité comporte plusieurs volets que les responsables politiques évitent généralement de formuler ensemble.

La première décision nécessaire est un audit public et complet des rémunérations dans le secteur parapublic avec publication des grilles salariales, des avantages en nature valorisés et des indemnités diverses. La transparence est la première condition de tout rééquilibrage crédible : on ne peut pas réformer ce qu’on n’a pas le courage de nommer.

La deuxième décision concerne le plafonnement des rémunérations parapubliques, indexé sur le PIB per capita selon le modèle des institutions financières internationales. Un DG parapublic sénégalais ne peut pas percevoir 30 fois le PIB par habitant quand un préfet français en perçoit 3 fois. Ce ratio doit devenir un principe d’organisation des rémunérations publiques non pas pour appauvrir les dirigeants, mais pour ancrer les rémunérations publiques dans la réalité économique du pays qu’elles servent.

La troisième décision est le ciblage radical des subventions énergétiques : remplacer les subventions aux prix qui bénéficient prioritairement aux ménages aisés qui consomment davantage par des transferts directs et ciblés aux ménages les plus vulnérables. Ce rééquilibrage réduirait le coût budgétaire tout en améliorant l’efficacité sociale de la dépense. Le PLFR 2026 qui porte les subventions énergétiques à 790,3 milliards FCFA démontre l’urgence de cette réforme.

La quatrième décision est un gel des recrutements dans la fonction publique couplé à une revue systématique des effectifs non pas pour affaiblir les services publics, mais pour s’assurer que chaque poste correspond à un besoin réel et documenté, et que la masse salariale de 1 532 milliards FCFA est compatible avec les capacités réelles de financement de l’État.

La cinquième décision, enfin, est celle qui conditionne toutes les autres : un dialogue social fondé sur la réalité des chiffres. On ne peut pas demander aux syndicats d’adapter leurs revendications à une réalité qu’on ne leur montre pas. Publier chaque année un rapport accessible sur l’état des finances publiques, le coût réel de la masse salariale, et les marges de manœuvre budgétaires réelles est une condition de vérité sans laquelle aucun pacte social durable n’est possible.

La souveraineté économique commence par l’honnêteté budgétaire

Le Sénégal a besoin d’un pacte de vérité. Un pacte entre l’État, les syndicats, le secteur privé et les citoyens, fondé sur une réalité simple : la richesse se crée avant de se distribuer. Un État qui distribue ce qu’il n’a pas produit emprunte contre l’avenir de ses enfants. Un syndicat qui réclame des augmentations dans un État insolvable hypothèque les emplois de ses membres. Une opinion publique qui refuse l’ajustement budgétaire refuse le redressement.

La vraie souveraineté économique celle que les discours proclament mais que les actes ne construisent pas encore commence par ce courage : dire aux Sénégalais que le pays vit au-dessus de ses moyens, que le redressement exige des sacrifices partagés et équitables, et que ceux qui ont le plus bénéficié des largesses passées doivent contribuer le plus au redressement présent.

Les fonctionnaires les plus modestes ne sont pas le problème. L’encadrement supérieur parapublic surpayé dans un pays pauvre, les subventions qui profitent aux plus aisés, les avantages en nature non encadrés, les structures créées pour récompenser la loyauté politique plutôt que pour servir les citoyens voilà le problème. Et voilà la branche sur laquelle le Sénégal scie.

Financial Afrik

18 Vues
28 septembre 2026
À la UneSociété

Crash de Kenge : que reste-t-il de l’ancien aérodrome de la ville ?

by admin9775 27 septembre 2026

Le crash aérien survenu vendredi 25 septembre à Kenge, dans la province du Kwango, fait émerger une autre question, celle du devenir de l’ancien aérodrome de la ville.

Dans une tribune publiée après l’accident, l’ancien ministre des Travaux publics Jean Kimbembe Mazunga affirme avoir lancé en 2002 l’aménagement d’une piste d’environ 900 mètres à Kenge. Selon son témoignage, cette infrastructure aurait progressivement disparu sous l’effet du morcellement et de l’occupation du terrain par des constructions.

Une piste aménagée en 2002

Jean Kimbembe Mazunga explique qu’il s’était rendu à Kenge en 2002 pour lancer les travaux d’aménagement de cette piste, alors longue d’environ 900 mètres et réalisée en terre.

Il reconnaît toutefois que l’infrastructure était encore rudimentaire. Des travaux supplémentaires devaient permettre de renforcer sa qualité et sa résistance. Quelques mois plus tard, de fortes pluies avaient d’ailleurs endommagé une partie des remblais.

L’ancien ministre affirme avoir récemment appris que l’emprise de l’ancien aérodrome aurait été morcelée et transformée en lotissements, avec des habitations construites sur une partie de l’ancienne piste. Ces affirmations demandent toutefois à être confrontées aux documents cadastraux et administratifs.

Un répertoire aéronautique de la MONUSCO datant de 2015 répertoriait encore à Kenge une piste de 900 mètres, ce qui confirme l’existence historique d’une infrastructure aéronautique à cet endroit.

Une piste qui aurait pu servir de secours ?

C’est sur ce point que le débat rejoint le crash du 25 septembre.

Selon Jean Kimbembe Mazunga, des informations préliminaires faisaient état de difficultés rencontrées par l’équipage et d’une recherche éventuelle d’une piste de secours. Il pose dès lors une question, sans établir de lien de causalité : si l’ancienne piste de Kenge avait été maintenue et rendue opérationnelle, aurait-elle pu constituer une solution d’urgence ?

À ce stade, rien ne permet cependant d’affirmer que la disparition de cette infrastructure a joué un rôle dans l’accident. Les causes du crash doivent être établies par l’enquête officielle.

Qui a autorisé le morcellement ?

Si la disparition de l’emprise de l’ancien aérodrome est confirmée, une autre série de questions se pose : qui a autorisé son morcellement ? Qui a attribué ou vendu les parcelles ? Quels services ont validé ces opérations et à quelle période ?

Ces réponses devraient pouvoir être établies à partir des archives foncières, des plans cadastraux, des actes d’attribution et des décisions administratives concernant le site.

Au-delà du crash, l’affaire pose ainsi la question plus large de la protection des réserves foncières destinées aux infrastructures publiques. Une emprise aujourd’hui peu utilisée peut, demain, devenir essentielle pour la sécurité, le désenclavement ou le développement d’une ville.

À Kenge, l’enjeu est désormais de déterminer précisément ce qu’est devenu l’ancien aérodrome et, surtout, de comprendre dans quelles conditions son emprise a pu disparaître.

Par Marius Bopenga
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87 Vues
27 septembre 2026
À la UneAfrique

Rwanda : l’entrée de Bank of Kigali dans le CIPS intervient dans un contexte régional sensible

by admin9775 26 septembre 2026

La Bank of Kigali, principale banque du Rwanda, vient de rejoindre directement le China Cross-Border Interbank Payment System (CIPS), le réseau chinois de paiements internationaux en yuan. Une évolution qui renforce les connexions financières entre Kigali et Pékin et intervient dans un contexte régional marqué par les tensions dans l’est de la RDC.

Selon la banque, cette adhésion doit permettre de rendre les paiements entre le Rwanda et la Chine plus directs et de réduire le recours à certaines banques intermédiaires. Bank of Kigali devient ainsi la première banque rwandaise et la première banque basée en Afrique de l’Est et centrale à rejoindre directement le réseau CIPS.

Une présence chinoise qui se renforce

L’enjeu est important pour Kigali. La Chine constitue un partenaire commercial majeur du Rwanda, notamment pour ses importations. L’accès direct au CIPS facilite donc les transactions en yuan et contribue à diversifier les infrastructures financières utilisées par le pays.

Il ne s’agit cependant pas d’un abandon du système financier dominé par le dollar. Bank of Kigali continuera notamment à utiliser les réseaux internationaux existants, dont SWIFT.

Cette évolution traduit plutôt la montée en puissance du yuan dans les échanges internationaux et le rapprochement financier croissant entre le Rwanda et la Chine.

Un contexte régional sensible

Cette évolution intervient alors que le Rwanda est au cœur des accusations internationales concernant son rôle dans la crise sécuritaire de l’est de la RDC.

Les Nations unies ont documenté le soutien militaire, logistique et politique de Kigali à l’AFC/M23, ainsi que le contrôle de certaines routes commerciales liées aux minerais de l’est congolais. Un rapport du Groupe d’experts de l’ONU a notamment décrit le contrôle par l’AFC/M23 de routes d’acheminement des minerais de Rubaya vers le Rwanda.

Human Rights Watch a également documenté en 2026 le soutien de forces rwandaises au M23 et des abus commis dans les territoires contrôlés par le mouvement.

Sanctions américaines : une question à ne pas confondre

Washington a par ailleurs renforcé sa politique de sanctions à l’égard de certains acteurs impliqués dans le conflit congolais. Le 30 avril 2026, le Trésor américain a notamment sanctionné l’ancien président congolais Joseph Kabila, l’accusant de soutenir financièrement l’AFC et le M23. Kabila conteste ces accusations.

Mais l’existence du CIPS ne signifie pas automatiquement qu’un acteur sanctionné par les États-Unis peut échapper aux sanctions en utilisant le yuan ou le système bancaire rwandais. Il faudrait démontrer l’existence de transactions précises, de contreparties sanctionnées et d’un mécanisme destiné à contourner les restrictions américaines.

Le véritable enjeu pour la RDC

Pour Kinshasa, la question dépasse donc la seule adhésion d’une banque rwandaise au système chinois. Elle concerne également la traçabilité des flux financiers et commerciaux associés aux minerais provenant des zones contrôlées par l’AFC/M23.

L’ONU a déjà documenté des mécanismes d’acheminement de minerais depuis les zones sous contrôle rebelle vers le Rwanda, tandis que les autorités rwandaises contestent les accusations concernant leur rôle dans le conflit.

L’entrée de Bank of Kigali dans le CIPS constitue ainsi surtout un nouveau maillon dans l’intégration financière du Rwanda avec la Chine. Dans un contexte où les minerais de l’est de la RDC sont au cœur des enjeux économiques et géopolitiques régionaux, cette évolution mérite néanmoins une attention particulière sur la traçabilité des flux financiers et commerciaux.

Pour Kinshasa, l’enjeu sera désormais de s’assurer que l’exploitation et la commercialisation des ressources congolaises puissent être suivies de manière transparente, quel que soit le circuit financier utilisé.

Par Pascal Kabeya
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63 Vues
26 septembre 2026
À la UneEconomie

Manono : KoBold Metals mise sur l’IA pour explorer le lithium congolais

by admin9775 26 septembre 2026

La société américaine KoBold Metals accélère ses activités d’exploration minière à Manono, dans la province du Tanganyika, où elle recherche notamment du lithium, un minerai stratégique pour la transition énergétique.

Présente en RDC depuis 2025, l’entreprise s’appuie sur l’intelligence artificielle pour analyser les données géologiques et orienter ses équipes vers les zones présentant le plus fort potentiel. Ses géologues utilisent notamment des GPS de haute précision et des tablettes connectées à des outils d’IA capables de générer des cartes interactives.

KoBold dispose actuellement de 14 permis d’exploration couvrant plus de 3 000 km² et prévoit d’investir plus de 50 millions de dollars en RDC d’ici début 2027.

L’IA au service de l’exploration

Depuis avril, les équipes de KoBold prélèvent environ 2 000 échantillons de sol par semaine. Les analyses recherchent des signatures géochimiques pouvant révéler la présence de pegmatites, des roches susceptibles de contenir du lithium.

Ces informations sont croisées avec des cartes géologiques historiques, d’anciens résultats de forage et des images satellitaires. L’IA permet ensuite de produire des modèles prédictifs afin de mieux cibler les futurs forages.

Pour Benjamin Katabuka, directeur général de KoBold en RDC, les premiers résultats sont « très encourageants », même si aucune estimation des ressources n’a encore été rendue publique.

Un nouvel acteur américain à Manono

L’implantation de KoBold intervient dans le contexte du rapprochement entre Kinshasa et Washington autour des minerais critiques. La société cherche à se positionner dans une région déjà convoitée par de grands groupes miniers, notamment le chinois Zijin, présent sur un important projet voisin.

KoBold espère ainsi transformer ses découvertes en exploitation commerciale dans les prochaines années.

À Manono, les attentes sont fortes

Pour les populations locales, l’arrivée de ce nouvel investisseur nourrit surtout l’espoir de voir apparaître des emplois, des infrastructures et des retombées économiques concrètes.

Le territoire reste confronté à d’importants déficits en infrastructures. L’administrateur du territoire, Cyprien Kitanga, souligne notamment le manque d’eau potable et l’absence d’électrification de plusieurs zones.

L’histoire minière de Manono, marquée notamment par l’exploitation de l’étain depuis l’époque coloniale, laisse toutefois un héritage contrasté. Les populations souhaitent désormais que l’exploitation des nouvelles ressources profite davantage au développement local.

À Manono, KoBold joue donc une double partie : confirmer le potentiel en lithium de ses permis et démontrer que l’arrivée d’un nouvel acteur minier peut produire des bénéfices visibles pour les communautés locales.

Par Pascal Kabeya
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26 septembre 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Crash de Kenge : le pilote Estimé Baraka aux commandes du Let 410 parmi les victimes

by admin9775 26 septembre 2026

Le pilote Estimé Baraka figure parmi les victimes du crash du Let 410 immatriculé 9S-GUC, survenu vendredi 25 septembre dans la région de Kenge, dans la province du Kwango.

Aux commandes de l’appareil au moment du drame, Estimé Baraka effectuait une rotation intérieure à bord de cet avion exploité par la compagnie TRACEP. Selon les premières informations disponibles, l’appareil avait quitté Kinshasa pour une mission comprenant notamment des escales à Kikwit et Ilebo, avant d’entamer son retour.

Un pilote présenté comme un homme de devoir

Estimé Baraka était le fils de Bashengezi, dit Agefreco, ancien député provincial honoraire du Sud-Kivu.

Dans son entourage, il est présenté comme un homme discret, déterminé et attaché à son devoir professionnel. C’est dans l’exercice de cette responsabilité qu’il se trouvait aux commandes du Let 410 lorsque celui-ci s’est écrasé à Kenge.

Le drame a ainsi emporté un pilote dont le parcours reste encore à documenter, alors qu’il assurait une liaison aérienne intérieure dans le cadre de ses fonctions.

Le dernier vol

D’après les informations communiquées par le président du conseil d’administration de la Régie des voies aériennes (RVA), le 9S-GUC transportait 16 personnes, dont 12 passagers et quatre membres d’équipage. Aucun survivant n’aurait été enregistré.

À Kikwit, plusieurs passagers auraient débarqué avant que l’appareil ne poursuive sa rotation vers Ilebo. Le crash est survenu lors de l’opération de retour.

Les causes exactes de l’accident restent inconnues. À ce stade, aucune donnée vérifiée ne permet d’établir si une défaillance mécanique, les conditions météorologiques, un facteur opérationnel ou une autre circonstance est à l’origine du drame.

Un hommage au pilote

Au-delà du bilan humain, la disparition d’Estimé Baraka rappelle le rôle souvent discret des équipages qui assurent quotidiennement les liaisons aériennes à travers la RDC.

Pilote de l’appareil, il était celui qui avait la responsabilité de conduire le Let 410 et ses passagers sur cette rotation. Son décès, dans l’exercice de cette mission, laisse aujourd’hui sa famille et ses proches dans la douleur.

L’enquête annoncée devra désormais permettre de déterminer les circonstances précises du crash et d’apporter des réponses sur les dernières minutes du vol qui a coûté la vie à Estimé Baraka et aux autres occupants du 9S-GUC.

Par Marius Bopenga
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26 septembre 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, meurt dans le crash de Kenge

by admin9775 25 septembre 2026

Le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, premier président de la Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo, est décédé ce vendredi 25 septembre 2026 dans le crash d’un avion survenu à Kenge, dans la province du Kwango.

Il faisait partie d’une délégation militaire et judiciaire qui revenait de Kikwit, après une mission de service comprenant notamment une visite du nouveau Palais de Justice. L’accident a fait plusieurs victimes, parmi lesquelles figurait également le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des FARDC.

Les circonstances précises de l’accident restent à établir par les autorités compétentes.

Un haut magistrat de la justice militaire

Joseph Mutombo Katalayi Tiende occupait depuis plusieurs années la fonction de premier président de la Haute Cour militaire, au sommet de l’ordre judiciaire militaire congolais.

Dans cette fonction, il a dirigé plusieurs procédures sensibles impliquant des officiers supérieurs des FARDC et d’autres personnalités poursuivies devant la justice militaire.

Son parcours l’avait progressivement placé au cœur des principaux dossiers judiciaires liés aux enjeux sécuritaires et politiques du pays.

Le magistrat qui présidait le procès de Joseph Kabila

Son nom restera particulièrement associé au procès de l’ancien président Joseph Kabila, l’une des procédures les plus retentissantes de la justice militaire congolaise.

En tant que premier président de la Haute Cour militaire, Joseph Mutombo Katalayi présidait la composition appelée à juger l’ancien chef de l’État, poursuivi notamment pour trahison, participation à un mouvement insurrectionnel et des faits qualifiés par l’accusation de crimes de guerre.

Le procès s’était déroulé en l’absence de Joseph Kabila, jugé par défaut. Après plusieurs audiences, Joseph Mutombo Katalayi avait déclaré les débats clos et l’affaire prise en délibéré.

Le 30 septembre 2025, c’est lui qui avait prononcé le verdict de la Haute Cour militaire condamnant Joseph Kabila à la peine de mort, avec arrestation immédiate. La juridiction avait également statué sur les réparations civiles.

Il convient toutefois de distinguer son rôle de celui du ministère public : les réquisitions contre Joseph Kabila avaient été portées par le parquet militaire, tandis que Joseph Mutombo Katalayi présidait la juridiction chargée de rendre la décision.

Une figure de référence de la justice militaire

Au-delà du dossier Kabila, le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi était appelé à intervenir dans plusieurs affaires majeures devant la Haute Cour militaire.

Sa position lui conférait un rôle central dans le fonctionnement de la justice militaire, particulièrement sollicitée dans le contexte sécuritaire que traverse la RDC.

Sa disparition intervient ainsi alors que l’institution traite encore plusieurs dossiers sensibles impliquant notamment des officiers supérieurs des FARDC.

Une perte importante pour la justice militaire

Avec la disparition de Joseph Mutombo Katalayi Tiende, la RDC perd l’un de ses principaux magistrats militaires et une figure qui aura marqué la justice militaire par la présidence de plusieurs procédures sensibles.

Son décès, survenu alors qu’il était en mission officielle, constitue également un événement majeur pour la Haute Cour militaire, désormais appelée à faire face à la disparition de son premier président.

Par Pascal Kabeya
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25 septembre 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Crash à Kenge : l’auditeur général des FARDC Lucien-René Likulia parmi les victimes

by admin9775 25 septembre 2026

L’auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, est décédé ce vendredi 25 septembre dans le crash d’un avion survenu à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango.

L’information a été confirmée par le vice-gouverneur du Kwango. Selon les premières informations, l’appareil, un Let 410, avait quitté Kikwit à destination de Kinshasa et transportait plusieurs officiers supérieurs des FARDC.

Un bilan provisoire fait état d’une dizaine de morts. Les circonstances exactes du crash et le bilan définitif restent toutefois à établir.

Onze officiers à bord

Un ordre de mission signé le 19 août par le vice-Premier ministre chargé de la Défense, Guy Kabombo, faisait état de la désignation de onze officiers militaires pour une mission de service sur l’axe Kinshasa-Kikwit-Kinshasa.

Cette mission était conduite par le premier président de la Haute Cour militaire, Joseph Mutombo Katalayi, accompagné notamment de l’auditeur général des FARDC, Lucien-René Likulia Bakumi.

À ce stade, cet ordre de mission ne permet toutefois pas, à lui seul, d’établir la liste définitive des personnes effectivement présentes dans l’appareil au moment du crash. Les autorités sont attendues pour préciser l’identité des victimes, le nombre exact de passagers et les circonstances de l’accident.

Une figure de la justice militaire congolaise

Né dans les rangs de la justice militaire, Lucien-René Likulia avait notamment exercé comme premier avocat général des FARDC et officier du ministère public près la Haute Cour militaire.

Le 2 mars 2021, le président Félix Tshisekedi l’avait élevé au grade de lieutenant-général et nommé auditeur général des FARDC près la Haute Cour militaire, en remplacement de Timothée Mukunto, décédé quelques semaines auparavant.

Dans ses fonctions, il représentait le ministère public militaire dans plusieurs procédures impliquant des militaires et intervenait dans les poursuites relevant de la justice militaire congolaise. Il avait également été membre du Bureau du Conseil supérieur de la magistrature en qualité de troisième secrétaire rapporteur.

Un nom associé au procès de Joseph Kabila

Le lieutenant-général Likulia avait également été particulièrement exposé dans plusieurs dossiers judiciaires à forte portée politique.

En août 2025, alors qu’il occupait les fonctions d’auditeur général des FARDC, il avait notamment requis la peine de mort contre l’ancien président Joseph Kabila dans le cadre du procès militaire le concernant, l’accusation lui reprochant notamment des faits qualifiés de crimes de guerre.

Sa disparition dans le crash de Kenge marque ainsi la mort d’un haut responsable de la justice militaire congolaise. Les investigations devront désormais permettre d’établir les causes précises de l’accident et de confirmer le bilan définitif des victimes.

Par Marius Bopenga
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89 Vues
25 septembre 2026
À la UneEconomie

John Banza accélère le projet de tramway et mise sur l’expertise belge

by admin9775 25 septembre 2026

Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, veut accélérer la concrétisation du projet de Tramways Kinshasa. À Bruxelles, le ministre a échangé avec des entreprises belges autour des grands projets d’infrastructures de la RDC, avec une attention particulière portée à la mobilité urbaine et au futur réseau de tramway.

Pas question de perdre du temps. Le ministre a insisté sur la nécessité de finaliser les derniers détails techniques, administratifs et contractuels afin de faire passer le projet à une nouvelle étape. Cette volonté s’inscrit dans la dynamique engagée depuis 2025, lorsque le gouvernement congolais et le consortium du projet avaient conclu un accord de principe avant d’enclencher sa structuration en partenariat public-privé.

Sept lignes pour transformer la mobilité à Kinshasa

Le projet ambitionne de mettre en place un réseau de transport urbain sur rail destiné à renforcer considérablement la capacité de déplacement dans la capitale. Une première liaison doit notamment connecter des pôles majeurs de Kinshasa, tandis que l’ambition à terme porte sur un réseau beaucoup plus large.

Pour John Banza, le tramway doit répondre à l’un des principaux défis de Kinshasa : la saturation permanente des axes routiers et la difficulté de déplacer rapidement de grands volumes de passagers.

L’objectif n’est donc pas simplement d’ajouter un nouveau moyen de transport, mais de créer une véritable colonne vertébrale de la mobilité urbaine, connectée aux autres modes de déplacement.

Technologie, tunnels et gestion des eaux

Le projet présenté par ses promoteurs associe également infrastructures de transport et solutions techniques adaptées aux réalités de Kinshasa.

Des technologies de creusement sont envisagées pour les ouvrages souterrains, tandis que les questions de drainage et de gestion des eaux pluviales doivent être intégrées aux études. Cette dimension est importante dans une ville régulièrement confrontée aux inondations.

Le projet prévoit par ailleurs une alimentation énergétique autonome du réseau, une caractéristique déjà mise en avant par les promoteurs du Tramways Kinshasa.

Banza ouvre davantage la porte aux entreprises belges

La coopération avec la Belgique constitue l’un des axes de cette stratégie. Une rencontre organisée à Kinshasa avec la représentation diplomatique belge et plusieurs entreprises du secteur avait déjà permis d’identifier des possibilités de partenariats techniques et économiques. La Belgique est notamment présentée comme un partenaire privilégié du projet de tramway.

À Bruxelles, John Banza veut désormais transformer cet intérêt en engagements concrets. Routes, chemins de fer, voies navigables, ports, aéroports et mobilité urbaine figurent parmi les secteurs proposés aux investisseurs et entreprises belges.

Le ministre défend ainsi une approche intégrée des infrastructures, dans laquelle le tramway ne serait qu’un élément d’un réseau plus vaste reliant les grands centres urbains, les zones de production et les corridors économiques.

Un projet attendu, mais encore des défis

L’enjeu sera désormais de transformer les annonces en réalisations concrètes. Le financement, la finalisation des études, la structuration du partenariat public-privé, les travaux et surtout l’intégration du tramway aux autres moyens de transport constitueront les prochaines étapes décisives.

Pour John Banza Lunda, le message est clair : le projet de tramway doit sortir du registre des ambitions pour entrer dans celui de l’exécution.

Kinshasa attend désormais de voir les premiers rails apparaître dans une capitale où les embouteillages continuent de peser lourdement sur la vie quotidienne.

Par Pascal Kabeya
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54 Vues
25 septembre 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Kisangani : le Dr Victor Kingombe décède après un test positif à Ebola

by admin9775 25 septembre 2026

Le Dr Victor Kingombe est décédé ce jeudi 24 septembre 2026 à Kisangani, après avoir été diagnostiqué positif au virus Ebola, selon les informations communiquées à ce sujet.

Le médecin assurait notamment le suivi de patients au Centre de traitement Ebola de Kisangani, où il aurait lui-même été pris en charge après la confirmation de son infection.

Son décès intervient alors que les autorités sanitaires renforcent les mesures de prévention et de contrôle face à la propagation de la maladie dans la région.

La province de la Tshopo figure parmi les six provinces de la RDC affectées par l’épidémie actuelle. Selon les dernières données disponibles, elle comptait 42 cas confirmés et 17 décès au 22 septembre, d’après les données de la Division provinciale de la santé rapportées

Un décès qui rappelle les risques encourus par les soignants

La disparition du Dr Kingombe intervient alors que les professionnels de santé constituent l’une des catégories les plus exposées dans la riposte contre Ebola. Elle rappelle les risques auxquels sont confrontées les équipes engagées dans les centres de traitement et les structures de prise en charge.

Depuis le lancement de la riposte, les autorités sanitaires et leurs partenaires renforcent les dispositifs de surveillance, de prise en charge et de prévention dans les zones affectées.

Les dispositions nécessaires devraient être prises pour organiser son inhumation sécurisée, conformément aux protocoles sanitaires en vigueur afin de limiter les risques de contamination.

La disparition du Dr Victor Kingombe constitue un nouveau coup dur pour le personnel médical engagé dans la riposte contre Ebola à Kisangani.

Par Marius Bopenga
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25 septembre 2026
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