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À la Une

À la UneMonde

Le Venezuela secoué par deux puissants séismes, des immeubles effondrés à Caracas

by admin9775 25 juin 2026
written by admin9775

Deux séismes de magnitude 7,2 puis 7,5 ont frappé coup sur coup le Venezuela ce mercredi 24 juin 2026, dans la soirée.  Les deux secousses ont provoqué l’effondrement d’immeubles dans la capitale Caracas. Aucun bilan n’a pour l’instant été communiqué. Le Service géologique des États-Unis (USGS) qui dit craindre des dégâts « élevés ».

Deux séismes de magnitude 7,2 puis 7,5, dont l’épicentre se situe proche de la capitale Caracas, ont secoué le Venezuela ce mercredi 24 juin 2026, a indiqué le United States Geological Survey (USGS), des journalistes de l’Agence France Presse assistant à de nombreuses scènes de panique. Le service géologique américain a dit craindre des dégâts « élevés » dans cette « catastrophe qui devrait avoir une ampleur considérable ». « Il est probable que le bilan soit lourd et que les dégâts soient importants », a écrit l’institut.

La première secousse, survenue à 22 h 04 (temps universel, 00 h 04 à Paris) dont l’épicentre se situe près de Moron, à quelque 200 km à l’est de Caracas, a été suivie de plusieurs répliques. Notamment par une secousse de magnitude 7,5, enregistrée quelques secondes plus tard. « Le séisme principal de magnitude 7,5 a été précédé, 39 secondes plus tôt, d’un séisme préliminaire de magnitude 7,2 », a précisé l’USGS, réévaluant le premier séisme d’abord enregistré à une magnitude de 7,1.

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Des immeubles effondrés

Les deux secousses, qui ont provoqué l’effondrement d’immeubles dans la capitale Caracas distante de 200 km de l’épicentre, ont été relevées à environ 45 kilomètres l’une de l’autre à des profondeurs différentes, selon les données de l’USGS.

Des photos publiées par l’Agence France Presse et plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des bâtiments effondrés dans la capitale du pays. À Caracas, des photographes de l’AFP ont constaté l’organisation des secours autour d’immeubles effondrés. Des personnes sont sorties des décombres attachées sur des brancards, d’autres ont été conduites vers des ambulances.

Le ministre de l’Intérieur Diosdado Cabello a déclaré que plusieurs immeubles se sont effondrés dans la capitale, et a indiqué avoir ordonné la coupure de l’alimentation en gaz. « Certaines structures ont été endommagées et nous voulons éviter tout accident lié au gaz », a-t-il écrit sur X.

Selon le média américain ABC, des dégâts auraient été signalés à l’aéroport de Caracas. Les vols seraient désormais suspendus.

Des coupures d’électricité ont été signalées dans la capitale.

Les secousses ressenties jusqu’en Colombie

De nombreuses personnes se sont précipitées dans la rue hors des immeubles, selon des journalistes de l’AFP qui ont été les témoins de scènes de panique parmi la population.

L’ampleur de la secousse a été ressentie en Colombie, dans la capitale Bogota pourtant distante de 1 000 km à vol d’oiseau.

Le ​système de surveillance des tsunamis des États-Unis ​a, dans un temps, diffusé une alerte tsunami pour Porto Rico et les Îles Vierges américaines et britanniques, avant des les retirer.

RFI

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À la UneSociété

Le Conseil de sécurité de l’ONU renforce la lutte contre l’impunité pour les crimes commis contre les Casques bleus

by admin9775 25 juin 2026
written by admin9775

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l’unanimité une nouvelle résolution visant à renforcer la lutte contre l’impunité pour les crimes commis contre les personnels des opérations de maintien de la paix de l’ONU.

Portée conjointement par le Danemark et le Pakistan, la résolution a bénéficié du soutien de plus de 150 États membres, témoignant d’un large consensus international sur la nécessité de mieux protéger les Casques bleus déployés dans les zones de conflit à travers le monde.

Le texte appelle les États à intensifier leurs efforts pour enquêter, poursuivre et sanctionner les auteurs de crimes perpétrés contre le personnel des Nations unies engagé dans les missions de maintien de la paix. Il réaffirme également que la lutte contre l’impunité constitue un élément essentiel pour prévenir de nouvelles attaques contre les forces onusiennes.

Depuis la création des opérations de maintien de la paix en 1948, les Nations unies ont payé un lourd tribut. Selon les chiffres officiels, 1.095 Casques bleus ont perdu la vie à la suite d’actes malveillants dans l’exercice de leurs fonctions. Parmi eux, 359 ont été tués depuis 2013 dans des contextes sécuritaires particulièrement difficiles.

Au-delà des pertes humaines, plusieurs milliers de membres du personnel des Nations unies ont été blessés au cours de leurs missions dans certaines des régions les plus instables de la planète, notamment en Afrique et au Moyen-Orient.

La résolution adoptée souligne toutefois les avancées enregistrées ces dernières années dans la lutte contre l’impunité. Depuis 2020, pas moins de 103 personnes ont été condamnées pour des infractions liées à l’assassinat de 35 Casques bleus et de deux experts des Nations unies.

Ces condamnations concernent notamment des affaires survenues en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, au Liban et au Mali, des pays où les opérations de maintien de la paix ont été confrontées à des menaces sécuritaires persistantes.

Pour les Nations unies, ces résultats démontrent que les mécanismes de coopération judiciaire entre les États et les institutions internationales peuvent produire des résultats concrets lorsque la volonté politique est au rendez-vous.

Les auteurs de la résolution ont insisté sur le fait que les attaques contre les Casques bleus ne visent pas seulement des individus, mais portent également atteinte aux efforts internationaux de paix et de sécurité. Ils estiment que chaque attaque non sanctionnée risque d’encourager de nouvelles violences contre les personnels déployés sous mandat des Nations unies.

Par cette adoption unanime, le Conseil de sécurité envoie ainsi un message clair : les crimes commis contre les Casques bleus et les personnels des Nations unies ne doivent pas rester impunis, et leurs auteurs devront répondre de leurs actes devant la justice.

Cette résolution intervient dans un contexte où plusieurs missions de maintien de la paix continuent d’opérer dans des environnements particulièrement dangereux, notamment sur le continent africain, où les Casques bleus demeurent en première ligne pour la protection des populations civiles et la stabilisation des zones affectées par les conflits armés.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

À La Haye, la RDC plaide pour une accélération de la justice internationale face aux crimes commis dans l’Est du pays

by admin9775 25 juin 2026
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La République démocratique du Congo a porté, au cœur des institutions internationales de justice, un plaidoyer en faveur d’une accélération des enquêtes et des poursuites contre les auteurs, commanditaires et complices des crimes commis dans les territoires occupés de l’Est du pays.

Conduite par le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, cette mission officielle à La Haye s’inscrit dans la volonté des autorités congolaises de renforcer la lutte contre l’impunité et d’obtenir justice pour les millions de victimes affectées par les conflits armés qui secouent la région depuis plusieurs années.

Au cours de son séjour, le ministre congolais a été reçu par la présidente de la Cour pénale internationale (CPI), la juge Tomoko Akane, en présence de la deuxième vice-présidente de la Cour, la juge Reine Alapini-Gansou. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération entre la RDC et la juridiction internationale ainsi que sur la nécessité d’accélérer les procédures judiciaires relatives aux crimes commis dans l’Est du pays.

La délégation congolaise a rappelé que les populations civiles continuent de subir les conséquences des violences armées, notamment les massacres, les déplacements forcés, les violences sexuelles et les graves violations du droit international humanitaire.

Pour Kinshasa, il est essentiel que les enquêtes en cours aboutissent à l’identification de l’ensemble des responsables, qu’il s’agisse des auteurs directs, des coauteurs, des commanditaires ou encore des complices impliqués dans les chaînes de commandement.

Au centre des discussions figurait également la situation sécuritaire dans les provinces orientales de la RDC, où plusieurs territoires demeurent affectés par les activités de groupes armés et par l’occupation de certaines zones. Le gouvernement congolais estime que les victimes attendent non seulement la reconnaissance de leurs souffrances, mais aussi l’établissement des responsabilités et la condamnation des personnes impliquées dans les crimes les plus graves.

« La justice internationale doit produire des résultats concrets pour les victimes qui attendent que la vérité soit établie et que justice soit rendue », a souligné la délégation congolaise au cours des échanges.

Le ministre Guillaume Ngefa a également rencontré le procureur adjoint de la CPI, Mame Mandiaye Niang. Les discussions ont porté sur l’état d’avancement des enquêtes ouvertes concernant la RDC ainsi que sur le principe de complémentarité entre la Cour pénale internationale et les juridictions nationales.

À cette occasion, Kinshasa a réaffirmé sa volonté de renforcer les capacités du système judiciaire congolais afin qu’il puisse, lui aussi, poursuivre efficacement les auteurs des crimes internationaux commis sur son territoire.

Au-delà des procédures judiciaires, les autorités congolaises considèrent que la lutte contre l’impunité constitue une condition essentielle à la restauration de la paix durable et de la confiance des populations dans les institutions nationales et internationales.

Cette mission à La Haye a également permis d’aborder les questions liées à la modernisation des outils d’enquête et au renforcement des capacités techniques des magistrats et du personnel judiciaire congolais, dans le cadre des efforts engagés pour améliorer l’efficacité de la justice en République démocratique du Congo.

Pour Kinshasa, la mobilisation de la communauté internationale demeure indispensable afin que les crimes les plus graves commis dans l’Est du pays ne restent pas impunis et que les victimes puissent enfin obtenir vérité, justice et réparation.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

François Tolenga Lumumba de retour au Congo après 32 ans d’exil : le poids d’une mémoire et la quête de justice

by admin9775 25 juin 2026
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Après trente-deux années d’exil loin de sa terre natale, François Tolenga Lumumba, fils aîné du héros national Patrice Emery Lumumba, a retrouvé la République démocratique du Congo. Un retour chargé d’émotion, mais également de symboles, tant il ravive les blessures encore ouvertes de l’histoire congolaise.

Pour François Tolenga Lumumba, ce retour dépasse largement le cadre d’un simple voyage familial ou personnel. Il représente la fin d’un long exil qu’il attribue aux conséquences politiques et historiques qui ont suivi l’assassinat de son père, figure emblématique de l’indépendance congolaise et premier Premier ministre du pays.

À son arrivée, il n’a pas hésité à évoquer les responsabilités historiques entourant la disparition de Patrice Emery Lumumba. Il a notamment rappelé le rôle reconnu de la Belgique dans ce drame qui demeure l’un des épisodes les plus douloureux de l’histoire contemporaine du Congo.

« La Belgique porte une responsabilité dans l’assassinat de mon père », a-t-il insisté, rappelant que ce crime a non seulement privé le pays d’un de ses plus grands dirigeants, mais a également bouleversé à jamais la vie de sa famille.

Durant plus de trois décennies, François Tolenga Lumumba a vécu loin de sa patrie, portant avec lui le poids d’une histoire marquée par le traumatisme, le déracinement et l’absence. Il décrit une existence façonnée par le stress, la douleur et les séquelles psychologiques laissées par la disparition brutale de son père.

L’assassinat de Patrice Lumumba en janvier 1961 reste en effet un événement fondateur dont les conséquences continuent de se faire sentir dans la mémoire collective congolaise. Pour de nombreux Congolais, Lumumba demeure le symbole de la souveraineté nationale, de la dignité africaine et de la lutte contre les ingérences étrangères.

Le retour de son fils aîné apparaît ainsi comme un moment de forte portée historique. Il rappelle que derrière les grandes figures nationales se trouvent aussi des familles qui ont dû vivre avec le poids du deuil, de l’exil et de l’injustice.

Au-delà de l’émotion, François Tolenga Lumumba lance un appel à la vérité, à la justice et au devoir de mémoire. Selon lui, la réconciliation avec l’histoire passe nécessairement par la reconnaissance des responsabilités et par la transmission aux nouvelles générations des enseignements du passé.

Son retour au Congo constitue ainsi bien plus qu’un simple retour au pays. Il symbolise la volonté de renouer avec une histoire longtemps douloureuse, tout en réaffirmant l’importance de préserver la mémoire de Patrice Emery Lumumba, dont l’héritage continue d’inspirer de nombreux Congolais plus de six décennies après sa disparition.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Mondial 2026 : l’Afrique du Sud se qualifie en 16es et envoie la Corée du Sud en salle d’attente

by admin9775 25 juin 2026
written by admin9775

Le groupe A de la Coupe du monde a rendu son verdict. Si le Mexique a parachevé sa domination en venant à bout de la République tchèque, l’Afrique du Sud a quant à elle renversé la vapeur pour arracher la deuxième place du groupe, synonymes de 16es de finale. Son adversaire, la Corée du Sud, attendra de voir si elle sera repêchée.

Après le déluge de buts en conclusion du groupe C, la météo est longtemps restée plus sèche du côté du Mexique où se concluait le groupe A. Les locaux, déjà assurés de la première place, affrontaient la République tchèque, en concurrence avec l’Afrique du Sud et la Corée du Sud, pour la deuxième place qualificative. Et à la fin de cette mêlée, ce sont les Bafana Bafana qui valident leur ticket pour les 16es de finale de la Coupe du monde.

Mora titulaire, pas Ochoa

À Mexico, le sélectionneur mexicain Javier Aguirre profite du manque d’enjeu pour faire tourner en procédant à quatre changements. Il en profite pour enfin titulariser la jeune pépite Gilberto Mora, qui devient au passage le joueur le plus jeune titularisé dans le tournoi et le plus jeune Mexicain à l’être en Coupe du monde. En revanche, pas de faveur pour Guilermo Ochoa, le gardien superstar, qui attend sur le banc de jouer un match de sa sixième Coupe du monde. 

Les Mexicains font le minimum dans la partie, conscients que ce sont les Tchèques qui sont au pied du mur. Mais ces derniers peinent à emballer le match. Rayes manque d’inscrire le but du Mondial d’un retourné acrobatique lorsque qu’un coup franc est repoussé aux 16 mètres. Cela file juste à côté (40e).

Scénario similaire dans la première mi-temps à Monterrey avec une première mi-temps assez molle. En vie au coup d’envoi, l’Afrique du Sud sait que seule la victoire leur permettrait d’accéder aux 16es de finale. Pourtant, au départ, ce sont bien les Coréens qui dominent la partie. Sur le premier corner du match, Min-Jae Kim prend le dessus au premier poteau pour placer un puissant coup de casque, sauvé sur la ligne par Modiba (3e).

Mais, après cette alerte précoce, les Bafana Bafana vont montrer davantage d’envie que leurs adversaires, à défaut de précision. Mofokeng est intenable entre les lignes.Kim Seung-gyu est héroïque et effectue un double arrêt d’abord sur un boulet de canon de Mbatha, puis sur la reprise Makgopa suit à bout portant (20e).

Le Mexique donne le tempo

Alors que les deux matches se déroulaient dans l’ennui le plus total, le Mexique prend les choses en main. Sur une contre-attaque, Martinez parvient à conserver le ballon dos au jeu sur un long dégagement. Il décale ensuite Chavez, qui prend de vitesse la défense adverse, débarque dans la surface, fixe Kovar et enroule dans le petit filet (55e, 1-0). Dans la foulée, Mora trouve sert Sanchez dans la profondeur. Ce dernier rate son petit piqué sur le gardien mais a un contre favorable. Quinones a suivi (61e).

À Monterrey, les spectateurs s’enthousiasment davantage pour les buts dans la capitale que pour le contenu sur la pelouse, comme le prouvent les clameurs entendues à chacun des buts. Peut-être piqués au vif, les Sud-Africains trouvent enfin la faille : pas attaqué dans la surface, Maseko déclenche un tir hors de portée du gardien coréen (63e, 1-0). Un but qui change tout pour les Bafana Bafana désormais 2e du groupe. 

La Corée du Sud semble assommée par le but et en manques d’idées, tout comme la Tchèquie. Face à ce constat, Javier Aguirre offre même à Guillermo Ochoa de rentrer participer à la fête. Le légendaire portier rejoint donc le club des 6 Mondiaux disputés, à la table de Messi et Ronaldo. L’ovation est encore plus grande que sur les buts. Un but opportuniste de Fialdgo à la toute fin du match enflamme encore le stade (90e+3, 3-0).

L’Afrique du Sud qualifiée

Après une entame de Coupe du monde catastrophique, l’Afrique du Sud d’Hugo Broos a donc réussi à redresser la barre. Malgré les joueurs suspendus, elle a su arracher sa qualification. Elle affrontera le Canada dès dimanche pour une historique place en 8es de finale pour les deux équipes.  

France24

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À la UneEconomie

OHADA : le socle juridique discret qui façonne l’économie de 17 pays africains

by admin9775 25 juin 2026
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Trente ans après sa création, l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) s’est imposée comme l’un des piliers les plus importants de l’intégration économique africaine. Derrière les créations d’entreprises, les contrats commerciaux, les financements bancaires ou encore les litiges entre sociétés, cette institution régionale influence quotidiennement la vie économique de plus de 250 millions d’Africains.

Lorsqu’un entrepreneur crée une société au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Bénin, au Togo ou en République démocratique du Congo, une grande partie des règles qui encadrent son activité ne dépend pas uniquement de la législation nationale. Ces règles sont largement définies par l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), une institution devenue au fil des années un acteur central de l’environnement économique africain.

Créée le 17 octobre 1993 à Port-Louis, à l’île Maurice, l’OHADA est née d’une ambition claire : offrir aux États africains un cadre juridique harmonisé capable de sécuriser les investissements et de favoriser les échanges économiques régionaux.

À l’époque, les investisseurs et les entreprises devaient composer avec des législations parfois très différentes d’un pays à l’autre, rendant complexes les opérations transfrontalières. Les divergences concernaient aussi bien la création des sociétés que les garanties bancaires, les procédures judiciaires ou encore les règles de comptabilité.

Une harmonisation unique en Afrique

Plutôt que de se limiter à une simple coordination entre États, les pays membres ont choisi une approche plus ambitieuse : adopter des règles communes directement applicables dans l’ensemble de l’espace OHADA.

Aujourd’hui, l’organisation regroupe 17 États membres, dont la République démocratique du Congo, qui a rejoint l’organisation en 2012. Ensemble, ces pays représentent un marché de plus de 250 millions d’habitants et plusieurs centaines de milliards de dollars de produit intérieur brut.

Le principal instrument de cette harmonisation repose sur les Actes uniformes, véritables textes de référence qui régissent de nombreux domaines du droit des affaires. Ils couvrent notamment le droit commercial général, le droit des sociétés, les sûretés, les procédures collectives, l’arbitrage, la médiation et la comptabilité.

Un levier pour les investissements

L’un des principaux avantages du système OHADA réside dans la prévisibilité juridique qu’il offre aux opérateurs économiques.

Une entreprise implantée au Sénégal qui souhaite investir en Côte d’Ivoire, au Bénin ou au Togo retrouve un environnement réglementaire largement similaire à celui qu’elle connaît déjà. Cette homogénéité réduit les coûts juridiques, facilite l’expansion régionale et améliore la confiance des investisseurs.

Les établissements bancaires et les fonds d’investissement y trouvent également un intérêt majeur. L’existence de règles harmonisées leur permet d’évaluer plus facilement les risques liés aux opérations financières et d’accorder des financements dans un cadre juridique mieux maîtrisé.

Une justice régionale au service de la sécurité juridique

L’OHADA dispose également de sa propre juridiction supranationale : la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA), basée à Abidjan.

Cette institution veille à l’interprétation uniforme des textes dans l’ensemble des États membres. Son rôle est essentiel pour garantir que les mêmes règles produisent les mêmes effets d’un pays à l’autre.

Grâce à cette cohérence jurisprudentielle, les entreprises et les investisseurs bénéficient d’une plus grande sécurité juridique dans leurs activités régionales.

Le SYSCOHADA, un langage comptable commun

L’une des réalisations les plus visibles de l’organisation est sans doute le SYSCOHADA, le système comptable harmonisé adopté par les États membres.

Ce référentiel unique permet aux entreprises de présenter leurs états financiers selon les mêmes normes comptables, facilitant ainsi le travail des banques, des administrations fiscales, des commissaires aux comptes et des investisseurs.

Cette uniformisation améliore également la comparabilité des performances des entreprises opérant dans différents pays de l’espace OHADA.

Une référence pour l’intégration économique africaine

Au fil des années, l’OHADA est devenue l’une des expériences d’intégration juridique les plus avancées du continent africain.

Des institutions internationales telles que la Banque mondiale, la Banque africaine de développement ou encore la CNUCED ont régulièrement souligné son apport à l’amélioration du climat des affaires dans les pays membres.

Malgré les défis qui subsistent dans l’application de certaines réformes, l’organisation continue d’adapter ses textes aux évolutions économiques contemporaines. Plusieurs révisions ont ainsi été menées dans les domaines du droit des sociétés, de l’arbitrage, de la médiation et de la comptabilité afin de répondre aux nouvelles exigences des marchés et à la transformation numérique des économies africaines.

Un acteur discret mais stratégique

Contrairement aux institutions monétaires ou financières qui interviennent directement sur les politiques économiques, l’OHADA agit sur les fondements mêmes de l’activité économique.

Elle détermine les règles selon lesquelles les entreprises se créent, se financent, concluent des contrats ou règlent leurs différends.

Trente ans après sa création, l’organisation apparaît ainsi comme l’un des piliers les plus solides de l’intégration économique africaine. Souvent moins médiatisée que les banques centrales ou les institutions financières régionales, elle joue pourtant un rôle essentiel dans la construction d’un environnement des affaires plus stable, plus prévisible et plus attractif pour les investisseurs africains et internationaux.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

BOAD, BAD, Banque mondiale : Les institutions qui accompagnent les transformations économiques

by admin9775 25 juin 2026
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Lorsqu’une banque accorde un crédit immobilier à un ménage ou finance le besoin de trésorerie d’une entreprise, son objectif est généralement de récupérer rapidement son argent tout en percevant des intérêts. Les banques de développement répondent à une logique différente. Leur rôle consiste à financer des projets dont les retombées économiques sont importantes, mais dont la rentabilité est souvent trop lente, trop incertaine ou trop complexe pour attirer facilement les financements privés traditionnels.

Cette mission explique pourquoi des institutions comme la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), la Banque africaine de développement (BAD) ou la Banque mondiale interviennent dans des secteurs tels que les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’eau, les transports ou encore l’éducation. Ces projets nécessitent souvent des investissements très élevés et produisent leurs effets sur plusieurs décennies.

La construction d’une autoroute, d’un barrage hydroélectrique ou d’un réseau d’adduction d’eau illustre bien cette réalité. Les montants nécessaires se chiffrent fréquemment en centaines de millions, voire en milliards de dollars, alors que les revenus générés peuvent mettre de nombreuses années avant de couvrir les coûts engagés. Peu de banques commerciales acceptent d’immobiliser leurs ressources sur des périodes aussi longues.

Les banques de développement ont précisément été créées pour combler cette insuffisance. Elles mobilisent des capitaux auprès des États, des marchés financiers ou d’institutions partenaires afin de les réorienter vers des projets considérés comme prioritaires pour le développement économique.

Leur modèle repose sur une logique de long terme. Alors qu’un crédit bancaire classique peut s’étaler sur quelques années, les financements accordés par les banques de développement peuvent atteindre quinze, vingt ou parfois trente ans selon la nature des projets. Cette capacité à proposer des maturités longues constitue l’une de leurs principales spécificités.

La question de la maturité est d’ailleurs fondamentale. Une infrastructure dont la durée de vie atteint plusieurs décennies doit idéalement être financée avec des ressources elles-mêmes de long terme. Financer un barrage destiné à fonctionner pendant cinquante ans avec des emprunts remboursables en trois ou quatre ans créerait un déséquilibre financier difficilement soutenable.

Les chiffres donnent une idée de l’ampleur des besoins concernés. La Banque africaine de développement estime que le continent africain doit mobiliser entre 130 et 170 milliards de dollars par an pour combler ses besoins en infrastructures, alors que le déficit de financement annuel demeure compris entre 68 et 108 milliards de dollars. Cette insuffisance concerne notamment les routes, les réseaux électriques, les infrastructures portuaires, les systèmes d’approvisionnement en eau et les équipements urbains.

Face à ces besoins, les banques de développement agissent souvent comme des catalyseurs. Elles ne financent pas nécessairement seules les projets. Leur intervention permet fréquemment d’attirer d’autres investisseurs qui auraient hésité à s’engager sans la présence d’une institution reconnue.

Cette fonction est particulièrement visible dans les projets énergétiques africains. La centrale solaire de Korhogo en Côte d’Ivoire, dont le financement a récemment été soutenu par une obligation verte structurée avec l’appui d’Africa Finance Corporation, s’inscrit dans une logique où plusieurs acteurs financiers interviennent simultanément afin de répartir les risques et de mobiliser davantage de capitaux.

La BOAD joue un rôle comparable à l’échelle de l’UEMOA. Créée en 1973, elle a approuvé depuis sa création plusieurs milliers de milliards de FCFA de financements dans les huit États membres. Selon ses données institutionnelles, les engagements cumulés de la banque dépassent aujourd’hui 9 000 milliards FCFA. Ses interventions concernent aussi bien les infrastructures de transport que l’énergie, l’agriculture, le logement ou le secteur privé.

La Banque africaine de développement opère à une échelle plus vaste. En 2024, les approbations de financements du Groupe de la BAD ont dépassé 10 milliards de dollars. L’institution intervient dans l’ensemble du continent et finance aussi bien des États que des entreprises ou des projets régionaux.

La Banque mondiale dispose de moyens encore plus importants. À travers la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Association internationale de développement (IDA), elle engage chaque année plusieurs dizaines de milliards de dollars dans les économies émergentes et en développement. Au cours de l’exercice 2024, les engagements du Groupe de la Banque mondiale ont dépassé 100 milliards de dollars.

L’action de ces institutions ne se limite pas aux prêts. Elles accordent également des garanties, prennent parfois des participations dans certains projets, fournissent une assistance technique ou contribuent à structurer des financements complexes. Cette diversité d’instruments répond à une réalité économique simple : certains projets ne manquent pas forcément de rentabilité, mais peinent à trouver un montage financier capable de rassurer les investisseurs.

Les banques de développement occupent aussi une place importante dans le financement de la transition énergétique. Selon l’Agence internationale de l’énergie, les investissements énergétiques nécessaires en Afrique se chiffrent en centaines de milliards de dollars au cours des prochaines décennies. Une grande partie de ces ressources devra être mobilisée avant même que les projets ne commencent à générer des revenus.

Cette problématique concerne directement le Sénégal. Les ambitions affichées dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, des infrastructures ou de la transformation industrielle nécessitent des volumes d’investissement qui dépassent largement les capacités budgétaires de l’État. Les banques de développement apparaissent donc comme des partenaires importants pour mobiliser des financements de long terme compatibles avec ces objectifs.

Leur rôle prend une importance encore plus grande dans un contexte marqué par le renchérissement du crédit international. Depuis la remontée des taux d’intérêt mondiaux amorcée en 2022, de nombreux pays africains empruntent à des conditions plus coûteuses sur les marchés financiers. Les financements proposés par les banques de développement permettent souvent d’obtenir des maturités plus longues et des conditions plus favorables que celles disponibles sur les marchés commerciaux.

Les banques de développement occupent ainsi une position particulière dans l’économie mondiale. Elles ne remplacent pas les banques commerciales, mais interviennent là où les besoins de financement de long terme dépassent les capacités ou l’appétit pour le risque des acteurs privés. Derrière les grands projets d’infrastructures, les réseaux énergétiques, les programmes agricoles ou les investissements industriels qui transforment progressivement les économies se trouvent souvent ces institutions dont la mission consiste moins à financer la consommation immédiate qu’à préparer la croissance future.

Aicha Fall

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À la UneAfrique

Me Abdoulaye Tall sur la révision constitutionnelle : « Je ne pense pas qu’il y ait une quelconque crise institutionnelle »

by admin9775 25 juin 2026
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L’Assemblée nationale est saisie d’une initiative de révision constitutionnelle. Ainsi, le président de la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains Me Abdoulaye Tall a tenu à rassurer sur l’état des institutions, écartant toute idée de crise. « S’agissant de la révision constitutionnelle, je ne pense pas qu’il y ait une quelconque crise institutionnelle, comme certains Sénégalais le pensent. Il faut comprendre qu’il s’agit de la première séance plénière depuis l’installation du président de l’Assemblée nationale. Après la plénière de la semaine dernière, le Président a rappelé que, même s’il est rare de voir une initiative de révision constitutionnelle émaner de l’Assemblée nationale, cette possibilité est prévue par l’article 103 de la Constitution. Cette initiative appartient aussi bien à l’Assemblée nationale qu’au président de la République », a soutenu le député.

Il indique que « conformément aux dispositions en vigueur, le Président de la République dispose d’un délai de dix jours pour faire connaître son avis à l’Assemblée nationale ». Ce délai, dit-il, est arrivé à expiration aujourd’hui, mais le chef de l’État avait déjà donné son avis dès vendredi dernier.

« D’après l’article 11 du règlement intérieur, lorsque l’avis est donné, la procédure suit normalement son cours. Même en l’absence d’avis, la procédure peut continuer. Heureusement, l’avis a été transmis. L’Assemblée nationale doit donc se réunir pour la phase d’adoption. Le Président de l’Assemblée nationale a rappelé qu’il s’agit d’une procédure prévue par la Constitution et relevant pleinement du fonctionnement normal des institutions de la République », a signalé Me Abdoulaye Tall.

Pour rappel, la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale (CDP) s’est réunie le samedi 20 juin 2026 à 9 h 30, au siège de l’institution parlementaire. À l’ordre du jour, l’examen de la suite de la procédure de révision constitutionnelle. « Le Président de l’Assemblée nationale (PAN) a informé la CDP de la réception, hier vendredi 19 juin 2026, de l’avis du Président de la République sur la proposition de loi portant révision de la Constitution. En conséquence, conformément aux dispositions des articles 103 de la Constitution et 69 de son règlement intérieur, l’Assemblée nationale entame la deuxième phase de la procédure, celle de l’adoption », a-t-on écrit dans un communiqué de l’institution parlementaire.

Sur ce, les travaux en commission vont se tenir demain mardi 24 juin 2026 et le vote en séance plénière est prévu le 29 juin 2026.

Awa FAYE

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25 juin 2026 0 comments
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À la UnePolitique

Mgr Donatien Nshole répond à l’Union Sacrée : « Le pays va très mal et il est en danger »

by admin9775 24 juin 2026
written by admin9775

La tension entre la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et la majorité présidentielle continue de monter autour du débat sur une éventuelle révision de la Constitution. Réagissant aux accusations formulées par l’Union Sacrée de la Nation (USN), le secrétaire général de la CENCO, Donatien Nshole, a livré une réponse ferme, estimant que les véritables préoccupations du pays se trouvent ailleurs.

« Le pays va très mal. Le pays est en danger », a déclaré Mgr Donatien Nshole.

Rejet des accusations de « subversion »

Le responsable de la CENCO a catégoriquement rejeté les accusations de l’Union Sacrée qui avait qualifié la récente déclaration des évêques catholiques d’« acte de subversion ».

Selon lui, plusieurs personnalités de la majorité présidentielle auraient elles-mêmes exprimé leur désapprobation face au communiqué publié par la coalition au pouvoir.

« Certains membres de la majorité ont eux-mêmes estimé que ce communiqué était d’une grande bassesse », a-t-il affirmé.

Mgr Nshole a également dénoncé ce qu’il considère comme une « malhonnêteté intellectuelle » dans l’argumentaire développé par les auteurs de cette déclaration.

Une position unanime des évêques

Face aux tentatives de présenter l’Église catholique comme divisée sur la question constitutionnelle, le secrétaire général de la CENCO a insisté sur le caractère consensuel de la position adoptée par les évêques.

Selon lui, la déclaration rejetant l’opportunité d’une révision constitutionnelle a été approuvée de manière unanime lors de l’assemblée des évêques.

Cette position réaffirme la ligne défendue par la CENCO, qui estime qu’il n’existe actuellement ni urgence, ni nécessité, ni opportunité de modifier la Constitution de la République démocratique du Congo.

Le débat constitutionnel détourne l’attention des urgences nationales

Pour Mgr Nshole, la focalisation sur la question constitutionnelle risque de détourner l’attention des véritables défis auxquels le pays est confronté.

Il cite notamment :

  • La persistance de l’insécurité dans l’Est du pays ;
  • Les menaces liées à l’épidémie d’Ebola ;
  • Les défis humanitaires ;
  • La préservation de l’unité nationale ;
  • Les efforts de paix et de réconciliation.

« Les Congolais devraient aujourd’hui se mobiliser davantage pour la paix, la réunification du pays et la réponse aux crises qui affectent la population », a-t-il soutenu.

Des interrogations sur les relations avec Kigali

Le secrétaire général de la CENCO est également revenu sur les discussions en cours autour de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.

Sans apporter d’éléments précis, il s’est interrogé publiquement sur l’existence éventuelle d’arrangements politiques ou diplomatiques entre Kinshasa et Kigali.

« Y a-t-il un deal entre Kinshasa et Kigali ? », s’est-il demandé.

Une interrogation qui risque d’alimenter davantage le débat politique dans un contexte marqué par les négociations régionales et internationales visant à mettre fin au conflit dans l’Est du pays.

Les inquiétudes sur un éventuel référendum

Concernant l’hypothèse d’un référendum constitutionnel, Mgr Donatien Nshole estime que son organisation dans le contexte actuel pourrait comporter des risques majeurs pour la cohésion nationale.

Selon lui, alors qu’une partie du territoire reste affectée par les conflits armés et que plusieurs populations vivent sous la menace de groupes armés, une telle consultation pourrait fragiliser davantage l’unité du pays.

Pour la CENCO, la priorité devrait être accordée au rétablissement de la paix, à la sécurisation de l’ensemble du territoire national et à la consolidation de l’État avant toute réforme constitutionnelle majeure.

Cette nouvelle prise de position confirme la fermeté de l’épiscopat catholique face au projet de révision constitutionnelle et annonce la poursuite d’un bras de fer politique entre l’Église catholique et une partie de la majorité présidentielle autour de l’avenir institutionnel de la RDC.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Jean-François Le Drian charge Joseph Kabila : « Il a trahi la patrie en s’alignant sur Kigali »

by admin9775 24 juin 2026
written by admin9775

Jean-François Le Drian a livré une charge particulièrement sévère contre l’ancien président de la République, Joseph Kabila, l’accusant de s’être rangé du côté du Rwanda et des groupes armés actifs dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Dans sa déclaration, il affirme que l’ancien chef de l’État aurait « sciemment pactisé avec le régime de Kigali », qu’il considère comme le principal agresseur de la RDC à travers son soutien présumé à la rébellion du M23.

Selon lui, Joseph Kabila se serait « rangé sans ambiguïté aux côtés de l’axe M23-Rwanda », qu’il accuse d’être responsable des violences, des déplacements de populations et de l’insécurité persistante dans les provinces orientales du pays.

Pour Jean-François Le Drian, cette attitude constitue une véritable trahison nationale.

« Il a sciemment pactisé avec le régime de Kigali, principal agresseur de la RDC, et s’est rangé sans ambiguïté aux côtés de l’axe M23/Rwanda qui sème la mort et la désolation dans l’Est », a-t-il déclaré.

Poursuivant son réquisitoire, il estime que cette position justifie les propos particulièrement virulents tenus récemment par le président Félix Tshisekedi à l’égard de son prédécesseur.

Jean-François Le Drian a également employé une métaphore particulièrement dure pour qualifier ce qu’il considère comme la proximité de Joseph Kabila avec le président rwandais Paul Kagame.

« Sa fidélité à Paul Kagame n’est rien d’autre que celle d’un chien à son maître. Aveugle, servile et dépourvue de toute conscience. Qu’il s’agisse d’un criminel de masse ou d’un dirigeant respectable, le chien ne fait pas la différence. Il lèche la main qui le nourrit, même si cette main est tachée du sang du peuple congolais », a-t-il affirmé.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions politiques en RDC, marqué par les accusations récurrentes du pouvoir congolais contre le Rwanda concernant son soutien présumé au M23, ainsi que par les polémiques entourant le retour de Joseph Kabila dans le débat politique national.

Les propos de Jean-François Le Drian constituent l’une des attaques les plus virulentes formulées récemment contre l’ancien président congolais et devraient alimenter davantage la controverse autour de son rôle présumé dans la crise sécuritaire qui secoue l’Est du pays.

Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online

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