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À la Une

À la UneSanté

Félix Tshisekedi célèbre l’excellence médicale congolaise en décorant les professeurs Jean-Jacques Muyembe et Stanislas Sulu Maseba

by admin9775 26 juin 2026
written by admin9775

À l’occasion de la célébration du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi procédera, le 27 juin prochain, à la décoration des professeurs Jean-Jacques Muyembe-Tamfum et Stanislas Sulu Maseba Mwang, deux éminentes figures de la médecine congolaise.

Le premier est mondialement reconnu pour son rôle déterminant dans la découverte du virus Ebola et dans la lutte contre les grandes épidémies, tandis que le second s’est illustré par son engagement en faveur de la lutte contre le cancer et le développement d’infrastructures médicales de pointe en RDC. Cette distinction rend hommage à deux parcours exceptionnels qui ont durablement marqué le système de santé congolais et contribué au rayonnement scientifique du pays.

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, procédera le 27 juin prochain à la décoration du professeur Jean-Jacques Muyembe-Tamfum en reconnaissance de son immense contribution à la découverte du virus Ebola, à la recherche scientifique et à la lutte contre les grandes épidémies qui ont marqué le continent africain.

Cette distinction vient consacrer plus d’un demi-siècle d’engagement au service de la santé publique, faisant du virologue congolais l’une des figures scientifiques africaines les plus respectées au monde.

Un acteur majeur de la découverte du virus Ebola

Né en 1942 dans l’actuelle province du Kwilu, Jean-Jacques Muyembe-Tamfum est médecin, virologue et directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB). Diplômé en médecine de l’ancienne Université Lovanium en 1969, il obtient ensuite un doctorat en virologie à l’Université catholique de Louvain, en Belgique.

Son nom reste indissociable de la découverte du virus Ebola lors de la première épidémie survenue en 1976 à Yambuku, dans la province de l’Équateur. Membre de l’équipe médicale envoyée sur place pour enquêter sur cette mystérieuse maladie hémorragique, il participe aux premiers travaux scientifiques qui permettront d’identifier le virus, aujourd’hui considéré comme l’un des plus dangereux au monde.

Depuis cette première flambée, le professeur Muyembe consacrera l’essentiel de sa carrière à la compréhension du virus Ebola, à l’amélioration des méthodes de prise en charge des patients et au développement de nouvelles stratégies de prévention.

Un scientifique reconnu à l’échelle internationale

Surnommé par la revue scientifique The Lancet le « chasseur d’Ebola », Jean-Jacques Muyembe a dirigé ou participé à la plupart des grandes ripostes contre les différentes épidémies d’Ebola qui ont frappé la RDC depuis près de cinquante ans.

À la tête de l’INRB depuis 1998, il a contribué au renforcement des capacités scientifiques du pays en développant plusieurs laboratoires de haute sécurité biologique et en faisant de l’institut une référence régionale dans la recherche sur les maladies infectieuses.

Ses recherches ont également permis le développement de l’anticorps monoclonal mAb114, devenu l’un des traitements les plus efficaces contre Ebola grâce à une collaboration entre chercheurs congolais et américains.

Lors de la grande épidémie d’Ebola dans l’Est de la RDC entre 2018 et 2020, il a dirigé la coordination scientifique de la riposte et supervisé l’utilisation des premiers vaccins expérimentaux ayant permis de contenir la propagation de la maladie.

Une contribution décisive face au Covid-19

En mars 2020, au début de la pandémie de Covid-19, le président Félix Tshisekedi le nomme coordonnateur national de la riposte contre le coronavirus.

Son expertise scientifique contribue alors à orienter les décisions sanitaires du gouvernement dans un contexte mondial marqué par une forte incertitude.

Un parcours jalonné de distinctions

Les travaux du professeur Muyembe lui ont valu de nombreuses récompenses internationales.

En 2015, il reçoit notamment le prestigieux Prix Christophe Mérieux pour ses recherches sur les maladies infectieuses, ainsi que le Prix Afrique de la Royal Society, qui récompense ses contributions majeures à la compréhension des fièvres hémorragiques virales, notamment Ebola.

Son œuvre scientifique continue d’inspirer plusieurs générations de chercheurs africains engagés dans la lutte contre les maladies émergentes.

Le Pr Stanislas Sulu Maseba également distingué

Au cours de la même cérémonie, le président de la République décorera également le professeur Stanislas Sulu Maseba Mwang, gynécologue-obstétricien et président de la Ligue nationale contre le cancer en RDC.

Médecin reconnu pour son engagement en faveur de l’amélioration de l’offre de soins, le professeur Sulu est le fondateur du Centre Hospitalier Nganda, devenu au fil des années l’un des principaux établissements privés de référence du pays.

Animé par une volonté constante d’innovation, il a notamment permis l’installation du premier scanner dans un centre médical privé en RDC et a créé, avec son épouse, le Centre de Radiothérapie Muk et Maseb, inauguré en mars 2021.

À ce jour, cette structure demeure le premier et l’unique centre de radiothérapie du pays, offrant aux patients atteints de cancer un accès local à des traitements auparavant disponibles uniquement à l’étranger.

Un hommage à l’excellence congolaise

À travers cette double distinction, le chef de l’État entend saluer deux parcours exceptionnels qui ont profondément marqué le système de santé congolais. L’un a contribué à faire progresser la recherche mondiale sur les maladies infectieuses, tandis que l’autre a joué un rôle majeur dans le développement des infrastructures médicales et dans la lutte contre le cancer en République démocratique du Congo.

Ces décorations constituent également une reconnaissance du rôle essentiel joué par la communauté scientifique congolaise dans la protection de la santé publique et le rayonnement international de la RDC.

Par Marius Bopenga
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26 juin 2026 0 comments
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À la UneSociété

Procès des généraux Tshiwewe et Numbi : l’audience reportée au 9 juillet, le débat sur la réforme des FARDC relancé

by admin9775 26 juin 2026
written by admin9775

a Haute Cour militaire a décidé de reporter au 9 juillet 2026 l’examen du dossier impliquant plusieurs officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), parmi lesquels les généraux d’armée Christian Tshiwewe et John Numbi.

L’audience, organisée ce jeudi 25 juin à Kinshasa, n’aura duré que quelques minutes avant d’être renvoyée. Selon la juridiction militaire, ce report est motivé par l’indisponibilité de certains juges, retenus pour des « raisons d’État ».

Cette affaire est suivie avec une attention particulière tant par l’opinion publique que par les milieux politiques et sécuritaires, dans un contexte où les autorités congolaises poursuivent leurs efforts pour renforcer les capacités des forces armées et restaurer l’autorité de l’État face aux défis sécuritaires persistants dans l’est du pays.

Un débat sur la réforme en profondeur de l’armée

À la suite de ce nouveau report, plusieurs analyses continuent d’alimenter le débat sur la nécessité d’une réforme structurelle des FARDC afin de lutter contre les phénomènes d’infiltration, de trahison et de dysfonctionnements au sein de l’appareil sécuritaire.

Selon cette lecture, dès son accession au pouvoir, le président Félix Tshisekedi aurait hérité d’une armée confrontée à d’importants défis liés à l’infiltration de réseaux hostiles et à des problèmes de loyauté au sein de certains échelons de la hiérarchie militaire.

Dans cette perspective, plusieurs pistes de réforme sont avancées.

La première consiste à renforcer les capacités des services de renseignement afin d’identifier plus efficacement les infiltrés, les personnes soupçonnées de trahison ainsi que les militaires considérés comme loyaux aux institutions de la République.

Une deuxième orientation porterait sur la modernisation des capacités opérationnelles, notamment par la mise en place d’une force aérienne équipée d’avions de combat modernes, de drones de reconnaissance et de drones d’attaque capables de répondre aux nouvelles formes de conflits.

Les partisans de cette approche estiment également que les nouvelles unités actuellement formées devraient disposer d’une chaîne de commandement distincte de celle des anciennes unités, y compris en matière de systèmes de communication, afin de limiter les risques de fuite d’informations sensibles.

Une autre proposition évoque un remplacement progressif des anciennes unités par les nouvelles forces en cours de formation, tandis que les unités retirées du front seraient réaffectées dans des centres de formation pour des programmes de remise à niveau militaire, de renforcement de la discipline et de consolidation des valeurs républicaines.

Enfin, certains observateurs estiment que les procédures judiciaires actuellement engagées contre certains officiers supérieurs pourraient permettre, dans le respect des droits de la défense et des décisions de justice, de faire toute la lumière sur d’éventuels réseaux de complicité ou d’infiltration au sein des forces armées.

Alors que la Haute Cour militaire reprendra l’examen du dossier le 9 juillet prochain, cette procédure judiciaire continue d’alimenter les discussions sur la gouvernance du secteur de la défense, la réforme des FARDC et les moyens de renforcer durablement les capacités de l’armée congolaise face aux défis sécuritaires auxquels le pays demeure confronté.

Par Pascal Kabeya
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26 juin 2026 0 comments
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À la UneNouvelles nécrologiques

Décès du général Norbert Likulia Bolongo, dernier Premier ministre du maréchal Mobutu

by admin9775 26 juin 2026
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Le général Norbert Likulia Bolongo est décédé ce jeudi 25 juin 2026 à Paris, en France, à l’âge de 86 ans, quelques jours avant son 87ᵉ anniversaire qu’il devait célébrer le 8 juillet prochain. Sa disparition met un terme au parcours d’une figure majeure de la vie politique, militaire et universitaire de la République démocratique du Congo.

Juriste de formation, docteur en droit diplômé en France, Norbert Likulia Bolongo a consacré une partie de sa carrière à l’enseignement supérieur. Professeur à l’Université de Kinshasa, il a contribué à la formation de nombreuses générations de juristes et de cadres congolais, tout en poursuivant une carrière au sein des institutions de l’État.

Officier général et homme politique, il a occupé plusieurs fonctions de premier plan sous la Deuxième République. Il demeure particulièrement connu pour avoir été le dernier Premier ministre du maréchal Mobutu Sese Seko, nommé à la tête du gouvernement dans les derniers mois du régime du Zaïre, à une période marquée par une profonde crise politique, militaire et institutionnelle.

Son mandat s’est achevé avec la chute du régime mobutiste en mai 1997, consécutive à l’entrée des troupes de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) à Kinshasa, mettant fin à plus de trois décennies de pouvoir de Mobutu.

Au-delà de ses responsabilités gouvernementales, Norbert Likulia Bolongo restera l’une des personnalités ayant traversé plusieurs étapes importantes de l’histoire contemporaine du Congo, mêlant carrière universitaire, engagement militaire et responsabilités politiques au plus haut niveau de l’État.

Sa disparition suscite une vive émotion parmi ceux qui l’ont connu comme enseignant, juriste, militaire ou homme d’État. Elle marque également la disparition de l’un des derniers grands témoins de la fin de la Deuxième République et d’une période charnière de l’histoire politique congolaise.

Les circonstances de ses obsèques ainsi que les hommages officiels qui pourraient lui être rendus n’ont pas encore été annoncés.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

RDC-Rwanda : Kinshasa et Kigali accélèrent la mise en œuvre des Accords de Washington malgré une situation sécuritaire toujours préoccupante

by admin9775 26 juin 2026
written by admin9775

Réunis le 24 juin 2026 à Londres dans le cadre de la sixième réunion du Comité mixte de surveillance (CMS), la République démocratique du Congo (RDC) et la République du Rwanda ont réaffirmé leur engagement à accélérer la mise en œuvre des Accords de Washington, sous la facilitation des États-Unis, de l’État du Qatar, de la République togolaise en sa qualité de médiateur de l’Union africaine, ainsi que de la Commission de l’Union africaine.

Cette nouvelle rencontre diplomatique intervient alors que les violences persistent dans l’est de la RDC, mettant en évidence le contraste entre les avancées enregistrées sur le plan diplomatique et les difficultés persistantes sur le terrain.

Vers un renforcement des mécanismes de vérification

À l’issue des travaux, les deux délégations ont convenu de renforcer les instruments chargés de surveiller la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre des Accords de Washington.

Selon le communiqué publié par le Département d’État américain, Kinshasa et Kigali ont demandé l’élargissement du mandat du Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (EJVM+), afin qu’il puisse désormais contrôler le respect des engagements issus des Accords de Washington.

Les deux pays ont également convenu d’appuyer le déploiement rapide du mécanisme sur le terrain afin qu’il puisse effectuer sa première mission de vérification dans les meilleurs délais.

Ils ont en outre exhorté l’ensemble des acteurs présents dans les zones concernées à coopérer pleinement avec cette mission, tout en s’engageant à créer un environnement politique et sécuritaire favorable au bon déroulement des opérations de vérification.

Coopération sécuritaire et échange de renseignements

Sur le plan sécuritaire, les deux États ont décidé de renforcer leur coopération à travers le Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité (JSCM).

Cette structure aura notamment pour mission de faciliter les échanges de renseignements entre les deux pays et de coordonner les prochaines étapes opérationnelles nécessaires à l’application des Accords de Washington.

Cette décision s’inscrit dans la continuité des engagements pris à Doha, où le gouvernement congolais et l’AFC/M23 avaient adopté, le 2 février 2026, les termes de référence du mécanisme conjoint chargé de superviser et de vérifier le respect du cessez-le-feu permanent.

Deux mécanismes complémentaires

Le dispositif repose sur deux organes distincts.

Le premier est le Mécanisme de supervision et de vérification du cessez-le-feu (COVM), chargé des décisions stratégiques. Il réunit, à parité, des représentants du gouvernement congolais et de l’AFC/M23, avec la participation d’observateurs de l’Union africaine, du Qatar, des États-Unis, de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) ainsi que de la MONUSCO.

Le second est le Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (EJVM+), qui constitue le bras technique et opérationnel du dispositif.

Sa mission consiste à surveiller l’application du cessez-le-feu, enquêter sur les violations présumées, produire des rapports réguliers, observer la situation sécuritaire et humanitaire et contribuer aux mesures de confiance entre les parties.

Les équipes de vérification, composées de représentants des deux parties ainsi que d’observateurs lorsque cela est possible, disposeront d’un accès aux zones concernées afin de documenter les incidents signalés. La MONUSCO assurera l’appui logistique nécessaire au fonctionnement du mécanisme.

Soutien renouvelé au processus de Doha

Au cours des discussions de Londres, Kinshasa et Kigali ont également réaffirmé leur soutien aux négociations en cours entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23 dans le cadre du processus de Doha.

Les deux délégations se sont engagées à contribuer activement à la réussite de ces discussions et à éviter toute déclaration ou initiative susceptible de compromettre les efforts diplomatiques engagés.

Les parties ont notamment promis de s’abstenir de toute rhétorique hostile, y compris dans les enceintes internationales, afin de préserver un climat favorable à la poursuite du dialogue.

Une situation sécuritaire toujours alarmante

Malgré ces engagements, le Comité d’opérations conjoint (COC) a exprimé sa vive inquiétude face à la dégradation continue de la situation dans l’est de la RDC.

Les participants ont souligné l’intensification des affrontements ainsi que les conséquences des frappes de drones sur les populations civiles.

Le comité a également alerté sur l’aggravation de la crise humanitaire, aggravée par la poursuite de l’épidémie d’Ebola dans plusieurs zones affectées par le conflit.

Face à cette situation, les participants ont insisté sur la nécessité de rendre effectif le cessez-le-feu afin d’améliorer la protection des populations civiles et de créer les conditions favorables au retour de la stabilité.

Neutralisation des FDLR et désengagement des forces

Au cours de cette réunion, la RDC a présenté les progrès réalisés dans les opérations de neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), conformément aux engagements pris dans les accords.

De son côté, le Rwanda a informé les participants de l’évolution du processus de désengagement progressif de ses forces ainsi que de la levée graduelle de ses dispositifs défensifs.

Les deux pays ont salué l’accompagnement des États-Unis, du Qatar, du Togo, de la Commission de l’Union africaine ainsi que du Royaume-Uni, qui accueillait cette sixième réunion du Comité mixte de surveillance.

La prochaine réunion du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité (JSCM) devrait se tenir dans les quinze prochains jours afin d’évaluer les progrès accomplis et d’assurer le suivi des engagements pris.

Le défi de la mise en œuvre

Si les initiatives diplomatiques engagées depuis plusieurs mois témoignent d’une volonté commune de restaurer la paix dans la région des Grands Lacs, leur traduction sur le terrain demeure limitée.

Les combats se poursuivent dans plusieurs territoires de l’est de la RDC, tandis que chaque partie continue d’interpréter les accords selon sa propre lecture, compliquant leur application effective.

Dans ce contexte, le principal défi reste de réduire l’écart entre les engagements diplomatiques et la réalité sécuritaire, afin que les mécanismes de vérification, les cessez-le-feu successifs et les processus de négociation produisent enfin des résultats concrets pour les populations civiles durement affectées par plusieurs années de conflit.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

Les États-Unis sanctionnent un réseau rwandais accusé de trafic d’or en provenance de l’est de la RDC

by admin9775 25 juin 2026
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Le gouvernement des États-Unis a annoncé, ce jeudi, une nouvelle série de sanctions économiques visant plusieurs personnalités et entreprises rwandaises accusées d’être impliquées dans le trafic illicite de minerais provenant de l’est de la République démocratique du Congo.

Au centre de ces mesures figure Gasabo Gold Refinery LTD, une raffinerie d’or basée à Kigali que le Département américain du Trésor accuse d’avoir joué un rôle clé dans la commercialisation d’or extrait des zones sous contrôle de la coalition AFC/M23 dans la province du Sud-Kivu.

Selon les autorités américaines, un réseau organisé aurait permis l’acheminement de l’or depuis les sites miniers contrôlés par la rébellion vers le territoire rwandais. Washington affirme que le minerai était transporté jusqu’à la ville frontalière de Rusizi avant d’être transféré vers la raffinerie Gasabo Gold à Kigali.

Les enquêtes américaines estiment qu’au cours des premiers mois de l’année 2026, au moins 60 kilogrammes d’or auraient emprunté ce circuit, représentant une valeur de plusieurs millions de dollars sur le marché international.

Le Département du Trésor soutient également que ces opérations auraient bénéficié du soutien des Forces de défense rwandaises (RDF), accusées d’avoir facilité le transport de l’or depuis les zones sous contrôle de l’AFC/M23 jusqu’au Rwanda.

Outre la raffinerie Gasabo Gold, les sanctions ciblent plusieurs responsables du secteur minier rwandais. Parmi eux figurent Jean Malic Kalima, président de Gasabo Gold Refinery, ainsi que Bosco Kayobotsi, directeur général de l’entreprise.

Trois autres sociétés minières contrôlées par Jean Malic Kalima sont également visées par les mesures américaines. Il s’agit de Bugambira Mines LTD, Wolfram Mining and Processing LTD et Rwinkwavu Mining Corporation LTD.

Concrètement, les avoirs détenus par ces personnes et entreprises aux États-Unis sont gelés. Toute transaction financière ou commerciale avec des citoyens, entreprises ou institutions américaines leur est désormais interdite.

Pour Washington, ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à lutter contre l’exploitation illégale des ressources naturelles qui alimente l’instabilité dans la région des Grands Lacs.

« Les États-Unis ne permettront pas à des groupes hors-la-loi de profiter du commerce illicite de minerais et de déstabiliser la région », a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, à l’annonce des nouvelles sanctions.

Cette décision intervient dans un contexte de pression croissante exercée par la communauté internationale sur les réseaux accusés de financer les groupes armés opérant dans l’est de la RDC. Elle fait suite à plusieurs mesures déjà prises contre des responsables militaires rwandais et des personnalités soupçonnées de soutenir les activités de l’AFC/M23.

Les sanctions américaines s’inscrivent également dans le cadre du suivi des Accords de Washington, signés le 4 décembre 2025 entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, qui prévoyaient notamment des engagements en matière de sécurité régionale et de lutte contre l’exploitation illégale des ressources minières.

L’Union européenne avait déjà pris des mesures similaires contre Gasabo Gold Refinery pour des faits liés au commerce de minerais provenant des zones de conflit dans l’est de la RDC.

Pour Kinshasa, ces nouvelles sanctions constituent un signal fort envoyé aux acteurs impliqués dans les circuits économiques qui alimentent les groupes armés et contribuent à l’insécurité persistante dans les provinces orientales du pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Le Venezuela secoué par deux puissants séismes, des immeubles effondrés à Caracas

by admin9775 25 juin 2026
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Deux séismes de magnitude 7,2 puis 7,5 ont frappé coup sur coup le Venezuela ce mercredi 24 juin 2026, dans la soirée.  Les deux secousses ont provoqué l’effondrement d’immeubles dans la capitale Caracas. Aucun bilan n’a pour l’instant été communiqué. Le Service géologique des États-Unis (USGS) qui dit craindre des dégâts « élevés ».

Deux séismes de magnitude 7,2 puis 7,5, dont l’épicentre se situe proche de la capitale Caracas, ont secoué le Venezuela ce mercredi 24 juin 2026, a indiqué le United States Geological Survey (USGS), des journalistes de l’Agence France Presse assistant à de nombreuses scènes de panique. Le service géologique américain a dit craindre des dégâts « élevés » dans cette « catastrophe qui devrait avoir une ampleur considérable ». « Il est probable que le bilan soit lourd et que les dégâts soient importants », a écrit l’institut.

La première secousse, survenue à 22 h 04 (temps universel, 00 h 04 à Paris) dont l’épicentre se situe près de Moron, à quelque 200 km à l’est de Caracas, a été suivie de plusieurs répliques. Notamment par une secousse de magnitude 7,5, enregistrée quelques secondes plus tard. « Le séisme principal de magnitude 7,5 a été précédé, 39 secondes plus tôt, d’un séisme préliminaire de magnitude 7,2 », a précisé l’USGS, réévaluant le premier séisme d’abord enregistré à une magnitude de 7,1.

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Des immeubles effondrés

Les deux secousses, qui ont provoqué l’effondrement d’immeubles dans la capitale Caracas distante de 200 km de l’épicentre, ont été relevées à environ 45 kilomètres l’une de l’autre à des profondeurs différentes, selon les données de l’USGS.

Des photos publiées par l’Agence France Presse et plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des bâtiments effondrés dans la capitale du pays. À Caracas, des photographes de l’AFP ont constaté l’organisation des secours autour d’immeubles effondrés. Des personnes sont sorties des décombres attachées sur des brancards, d’autres ont été conduites vers des ambulances.

Le ministre de l’Intérieur Diosdado Cabello a déclaré que plusieurs immeubles se sont effondrés dans la capitale, et a indiqué avoir ordonné la coupure de l’alimentation en gaz. « Certaines structures ont été endommagées et nous voulons éviter tout accident lié au gaz », a-t-il écrit sur X.

Selon le média américain ABC, des dégâts auraient été signalés à l’aéroport de Caracas. Les vols seraient désormais suspendus.

Des coupures d’électricité ont été signalées dans la capitale.

Les secousses ressenties jusqu’en Colombie

De nombreuses personnes se sont précipitées dans la rue hors des immeubles, selon des journalistes de l’AFP qui ont été les témoins de scènes de panique parmi la population.

L’ampleur de la secousse a été ressentie en Colombie, dans la capitale Bogota pourtant distante de 1 000 km à vol d’oiseau.

Le ​système de surveillance des tsunamis des États-Unis ​a, dans un temps, diffusé une alerte tsunami pour Porto Rico et les Îles Vierges américaines et britanniques, avant des les retirer.

RFI

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À la UneSociété

Le Conseil de sécurité de l’ONU renforce la lutte contre l’impunité pour les crimes commis contre les Casques bleus

by admin9775 25 juin 2026
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Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l’unanimité une nouvelle résolution visant à renforcer la lutte contre l’impunité pour les crimes commis contre les personnels des opérations de maintien de la paix de l’ONU.

Portée conjointement par le Danemark et le Pakistan, la résolution a bénéficié du soutien de plus de 150 États membres, témoignant d’un large consensus international sur la nécessité de mieux protéger les Casques bleus déployés dans les zones de conflit à travers le monde.

Le texte appelle les États à intensifier leurs efforts pour enquêter, poursuivre et sanctionner les auteurs de crimes perpétrés contre le personnel des Nations unies engagé dans les missions de maintien de la paix. Il réaffirme également que la lutte contre l’impunité constitue un élément essentiel pour prévenir de nouvelles attaques contre les forces onusiennes.

Depuis la création des opérations de maintien de la paix en 1948, les Nations unies ont payé un lourd tribut. Selon les chiffres officiels, 1.095 Casques bleus ont perdu la vie à la suite d’actes malveillants dans l’exercice de leurs fonctions. Parmi eux, 359 ont été tués depuis 2013 dans des contextes sécuritaires particulièrement difficiles.

Au-delà des pertes humaines, plusieurs milliers de membres du personnel des Nations unies ont été blessés au cours de leurs missions dans certaines des régions les plus instables de la planète, notamment en Afrique et au Moyen-Orient.

La résolution adoptée souligne toutefois les avancées enregistrées ces dernières années dans la lutte contre l’impunité. Depuis 2020, pas moins de 103 personnes ont été condamnées pour des infractions liées à l’assassinat de 35 Casques bleus et de deux experts des Nations unies.

Ces condamnations concernent notamment des affaires survenues en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, au Liban et au Mali, des pays où les opérations de maintien de la paix ont été confrontées à des menaces sécuritaires persistantes.

Pour les Nations unies, ces résultats démontrent que les mécanismes de coopération judiciaire entre les États et les institutions internationales peuvent produire des résultats concrets lorsque la volonté politique est au rendez-vous.

Les auteurs de la résolution ont insisté sur le fait que les attaques contre les Casques bleus ne visent pas seulement des individus, mais portent également atteinte aux efforts internationaux de paix et de sécurité. Ils estiment que chaque attaque non sanctionnée risque d’encourager de nouvelles violences contre les personnels déployés sous mandat des Nations unies.

Par cette adoption unanime, le Conseil de sécurité envoie ainsi un message clair : les crimes commis contre les Casques bleus et les personnels des Nations unies ne doivent pas rester impunis, et leurs auteurs devront répondre de leurs actes devant la justice.

Cette résolution intervient dans un contexte où plusieurs missions de maintien de la paix continuent d’opérer dans des environnements particulièrement dangereux, notamment sur le continent africain, où les Casques bleus demeurent en première ligne pour la protection des populations civiles et la stabilisation des zones affectées par les conflits armés.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

À La Haye, la RDC plaide pour une accélération de la justice internationale face aux crimes commis dans l’Est du pays

by admin9775 25 juin 2026
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La République démocratique du Congo a porté, au cœur des institutions internationales de justice, un plaidoyer en faveur d’une accélération des enquêtes et des poursuites contre les auteurs, commanditaires et complices des crimes commis dans les territoires occupés de l’Est du pays.

Conduite par le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, cette mission officielle à La Haye s’inscrit dans la volonté des autorités congolaises de renforcer la lutte contre l’impunité et d’obtenir justice pour les millions de victimes affectées par les conflits armés qui secouent la région depuis plusieurs années.

Au cours de son séjour, le ministre congolais a été reçu par la présidente de la Cour pénale internationale (CPI), la juge Tomoko Akane, en présence de la deuxième vice-présidente de la Cour, la juge Reine Alapini-Gansou. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération entre la RDC et la juridiction internationale ainsi que sur la nécessité d’accélérer les procédures judiciaires relatives aux crimes commis dans l’Est du pays.

La délégation congolaise a rappelé que les populations civiles continuent de subir les conséquences des violences armées, notamment les massacres, les déplacements forcés, les violences sexuelles et les graves violations du droit international humanitaire.

Pour Kinshasa, il est essentiel que les enquêtes en cours aboutissent à l’identification de l’ensemble des responsables, qu’il s’agisse des auteurs directs, des coauteurs, des commanditaires ou encore des complices impliqués dans les chaînes de commandement.

Au centre des discussions figurait également la situation sécuritaire dans les provinces orientales de la RDC, où plusieurs territoires demeurent affectés par les activités de groupes armés et par l’occupation de certaines zones. Le gouvernement congolais estime que les victimes attendent non seulement la reconnaissance de leurs souffrances, mais aussi l’établissement des responsabilités et la condamnation des personnes impliquées dans les crimes les plus graves.

« La justice internationale doit produire des résultats concrets pour les victimes qui attendent que la vérité soit établie et que justice soit rendue », a souligné la délégation congolaise au cours des échanges.

Le ministre Guillaume Ngefa a également rencontré le procureur adjoint de la CPI, Mame Mandiaye Niang. Les discussions ont porté sur l’état d’avancement des enquêtes ouvertes concernant la RDC ainsi que sur le principe de complémentarité entre la Cour pénale internationale et les juridictions nationales.

À cette occasion, Kinshasa a réaffirmé sa volonté de renforcer les capacités du système judiciaire congolais afin qu’il puisse, lui aussi, poursuivre efficacement les auteurs des crimes internationaux commis sur son territoire.

Au-delà des procédures judiciaires, les autorités congolaises considèrent que la lutte contre l’impunité constitue une condition essentielle à la restauration de la paix durable et de la confiance des populations dans les institutions nationales et internationales.

Cette mission à La Haye a également permis d’aborder les questions liées à la modernisation des outils d’enquête et au renforcement des capacités techniques des magistrats et du personnel judiciaire congolais, dans le cadre des efforts engagés pour améliorer l’efficacité de la justice en République démocratique du Congo.

Pour Kinshasa, la mobilisation de la communauté internationale demeure indispensable afin que les crimes les plus graves commis dans l’Est du pays ne restent pas impunis et que les victimes puissent enfin obtenir vérité, justice et réparation.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

François Tolenga Lumumba de retour au Congo après 32 ans d’exil : le poids d’une mémoire et la quête de justice

by admin9775 25 juin 2026
written by admin9775

Après trente-deux années d’exil loin de sa terre natale, François Tolenga Lumumba, fils aîné du héros national Patrice Emery Lumumba, a retrouvé la République démocratique du Congo. Un retour chargé d’émotion, mais également de symboles, tant il ravive les blessures encore ouvertes de l’histoire congolaise.

Pour François Tolenga Lumumba, ce retour dépasse largement le cadre d’un simple voyage familial ou personnel. Il représente la fin d’un long exil qu’il attribue aux conséquences politiques et historiques qui ont suivi l’assassinat de son père, figure emblématique de l’indépendance congolaise et premier Premier ministre du pays.

À son arrivée, il n’a pas hésité à évoquer les responsabilités historiques entourant la disparition de Patrice Emery Lumumba. Il a notamment rappelé le rôle reconnu de la Belgique dans ce drame qui demeure l’un des épisodes les plus douloureux de l’histoire contemporaine du Congo.

« La Belgique porte une responsabilité dans l’assassinat de mon père », a-t-il insisté, rappelant que ce crime a non seulement privé le pays d’un de ses plus grands dirigeants, mais a également bouleversé à jamais la vie de sa famille.

Durant plus de trois décennies, François Tolenga Lumumba a vécu loin de sa patrie, portant avec lui le poids d’une histoire marquée par le traumatisme, le déracinement et l’absence. Il décrit une existence façonnée par le stress, la douleur et les séquelles psychologiques laissées par la disparition brutale de son père.

L’assassinat de Patrice Lumumba en janvier 1961 reste en effet un événement fondateur dont les conséquences continuent de se faire sentir dans la mémoire collective congolaise. Pour de nombreux Congolais, Lumumba demeure le symbole de la souveraineté nationale, de la dignité africaine et de la lutte contre les ingérences étrangères.

Le retour de son fils aîné apparaît ainsi comme un moment de forte portée historique. Il rappelle que derrière les grandes figures nationales se trouvent aussi des familles qui ont dû vivre avec le poids du deuil, de l’exil et de l’injustice.

Au-delà de l’émotion, François Tolenga Lumumba lance un appel à la vérité, à la justice et au devoir de mémoire. Selon lui, la réconciliation avec l’histoire passe nécessairement par la reconnaissance des responsabilités et par la transmission aux nouvelles générations des enseignements du passé.

Son retour au Congo constitue ainsi bien plus qu’un simple retour au pays. Il symbolise la volonté de renouer avec une histoire longtemps douloureuse, tout en réaffirmant l’importance de préserver la mémoire de Patrice Emery Lumumba, dont l’héritage continue d’inspirer de nombreux Congolais plus de six décennies après sa disparition.

Par Pascal Kabeya
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Mondial 2026 : l’Afrique du Sud se qualifie en 16es et envoie la Corée du Sud en salle d’attente

by admin9775 25 juin 2026
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Le groupe A de la Coupe du monde a rendu son verdict. Si le Mexique a parachevé sa domination en venant à bout de la République tchèque, l’Afrique du Sud a quant à elle renversé la vapeur pour arracher la deuxième place du groupe, synonymes de 16es de finale. Son adversaire, la Corée du Sud, attendra de voir si elle sera repêchée.

Après le déluge de buts en conclusion du groupe C, la météo est longtemps restée plus sèche du côté du Mexique où se concluait le groupe A. Les locaux, déjà assurés de la première place, affrontaient la République tchèque, en concurrence avec l’Afrique du Sud et la Corée du Sud, pour la deuxième place qualificative. Et à la fin de cette mêlée, ce sont les Bafana Bafana qui valident leur ticket pour les 16es de finale de la Coupe du monde.

Mora titulaire, pas Ochoa

À Mexico, le sélectionneur mexicain Javier Aguirre profite du manque d’enjeu pour faire tourner en procédant à quatre changements. Il en profite pour enfin titulariser la jeune pépite Gilberto Mora, qui devient au passage le joueur le plus jeune titularisé dans le tournoi et le plus jeune Mexicain à l’être en Coupe du monde. En revanche, pas de faveur pour Guilermo Ochoa, le gardien superstar, qui attend sur le banc de jouer un match de sa sixième Coupe du monde. 

Les Mexicains font le minimum dans la partie, conscients que ce sont les Tchèques qui sont au pied du mur. Mais ces derniers peinent à emballer le match. Rayes manque d’inscrire le but du Mondial d’un retourné acrobatique lorsque qu’un coup franc est repoussé aux 16 mètres. Cela file juste à côté (40e).

Scénario similaire dans la première mi-temps à Monterrey avec une première mi-temps assez molle. En vie au coup d’envoi, l’Afrique du Sud sait que seule la victoire leur permettrait d’accéder aux 16es de finale. Pourtant, au départ, ce sont bien les Coréens qui dominent la partie. Sur le premier corner du match, Min-Jae Kim prend le dessus au premier poteau pour placer un puissant coup de casque, sauvé sur la ligne par Modiba (3e).

Mais, après cette alerte précoce, les Bafana Bafana vont montrer davantage d’envie que leurs adversaires, à défaut de précision. Mofokeng est intenable entre les lignes.Kim Seung-gyu est héroïque et effectue un double arrêt d’abord sur un boulet de canon de Mbatha, puis sur la reprise Makgopa suit à bout portant (20e).

Le Mexique donne le tempo

Alors que les deux matches se déroulaient dans l’ennui le plus total, le Mexique prend les choses en main. Sur une contre-attaque, Martinez parvient à conserver le ballon dos au jeu sur un long dégagement. Il décale ensuite Chavez, qui prend de vitesse la défense adverse, débarque dans la surface, fixe Kovar et enroule dans le petit filet (55e, 1-0). Dans la foulée, Mora trouve sert Sanchez dans la profondeur. Ce dernier rate son petit piqué sur le gardien mais a un contre favorable. Quinones a suivi (61e).

À Monterrey, les spectateurs s’enthousiasment davantage pour les buts dans la capitale que pour le contenu sur la pelouse, comme le prouvent les clameurs entendues à chacun des buts. Peut-être piqués au vif, les Sud-Africains trouvent enfin la faille : pas attaqué dans la surface, Maseko déclenche un tir hors de portée du gardien coréen (63e, 1-0). Un but qui change tout pour les Bafana Bafana désormais 2e du groupe. 

La Corée du Sud semble assommée par le but et en manques d’idées, tout comme la Tchèquie. Face à ce constat, Javier Aguirre offre même à Guillermo Ochoa de rentrer participer à la fête. Le légendaire portier rejoint donc le club des 6 Mondiaux disputés, à la table de Messi et Ronaldo. L’ovation est encore plus grande que sur les buts. Un but opportuniste de Fialdgo à la toute fin du match enflamme encore le stade (90e+3, 3-0).

L’Afrique du Sud qualifiée

Après une entame de Coupe du monde catastrophique, l’Afrique du Sud d’Hugo Broos a donc réussi à redresser la barre. Malgré les joueurs suspendus, elle a su arracher sa qualification. Elle affrontera le Canada dès dimanche pour une historique place en 8es de finale pour les deux équipes.  

France24

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