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À la Une

À la UneBusiness News

la CNSSAP prévoit d’intégrer les policiers au régime spécial de la sécurité sociale

by Ruben Yale 1 avril 2024
written by Ruben Yale

Le Directeur Général de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale des Agents Publics de l’Etat, (CNSSAP), Junior Mata, a eu, ce jeudi 28 mars 2024, une séance de prise de contact au Commissariat Général de la Police nationale. Au menu des échanges entre l’Administration de la Police nationale représentée par le Général Galenga Jean Bosco, Commissaire Général Adjoint, la délégation de la CNSSAP, il s’agissait de baliser le chemin pour le basculement des policiers au régime contributif de la sécurité sociale dans le secteur public.

Cette prise de contact fait suite à la volonté exprimée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, de loger le personnel de carrière de la Police Nationale au régime spécial de sécurité sociale géré par la CNSSAP.

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En effet, le Président avait promis d’améliorer les conditions de vie de vaillantes forces de défense et de sécurité. Bref, tous ceux qui servent l’État sous le drapeau ne doivent plus être abandonnés à leur triste sort à la fin de leur carrière. Ils devront désormais se faire immatriculés à la CNSSAP qui leur versera mensuellement leur pension de retraite afin de les mettre à l’abri du besoin.

Le régime de sécurité sociale, soulignons-le, est sous-tendu par la promulgation de la Loi n°031/22 du 15 juillet 2022 par le Président Félix Tshisekedi, rend d’office les policiers bénéficiaires des prestations des risques professionnels, de la prise en charge des accidents de travail et maladies professionnelles, des dividendes du régime complémentaire de la retraite par capitalisation ainsi que de plusieurs formes d’actions sociales et sanitaires.

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Le Directeur Général de la CNSSAP, accompagné de ses experts maison, a su convaincre l’administration de la Police qui a accueilli favorablement, si l’on en juge par l’engagement pris de tout mettre en œuvre pour connecter l’ensemble du personnel de la police au régime de sécurité sociale géré par la CNSSAP.

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Cette première étape sera suivie sans nul doute de la concrétisation de ce projet en faveur des policiers.

Cette réunion restera dans les annales pour avoir posé les jalons d’une collaboration durable et définitive entre les agents de carrière de la police nationale et leur Caisse de retraite.

Nadine FULA

Zoomeco via CONGO PUB Online

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À la UneSport

Football : le Paris Saint-Germain remporte le « clasico » contre l’Olympique de Marseille

by Ruben Yale 1 avril 2024
written by Ruben Yale

Les joueurs du PSG l’ont emporté (2-0), dimanche, lors du « clasico » contre l’Olympique de Marseille au stade Vélodrome. Ils restent confortablement leaders du championnat, dont les Marseillais occupent toujours la 7e place.

Le Paris Saint-Germain (PSG), réduit à 10 après l’expulsion de Lucas Beraldo, s’est imposé dans le classique face à l’Olympique de Marseille (2-0) au stade Vélodrome, en clôture de la 27e journée de Ligue 1.

Paris a inscrit ses deux buts en contre-attaque et c’est un bon résumé du match, que l’OM a moins subi que ce qu’on pouvait imaginer mais que les hommes de Luis Enrique ont logiquement remporté grâce à un talent supérieur.

𝐅𝐈𝐍 𝐃𝐔 𝐌𝐀𝐓𝐂𝐇 et 𝐕𝐈𝐂𝐓𝐎𝐈𝐑𝐄 2⃣ buts à 0⃣ ! ✔️🔴🔵

À 10 contre 11, les Parisiens s'imposent et prennent les 3 points face à Marseille ! ⚽️🔥#Ligue1 | #LeClassique | #OMPSG pic.twitter.com/F7L5NafS9m

— Paris Saint-Germain (@PSG_inside) March 31, 2024

Le technicien espagnol avait fait le mystérieux samedi en conférence de presse mais il avait finalement choisi d’aligner une équipe-type, ou presque, avec Mbappé titulaire et capitaine pour ce qui devrait être son dernier « Classique ».

Avec ce succès, Paris garde sa très considérable avance en tête – 12 points de marge sur Brest, et peut tranquillement se tourner vers ses autres échéances, la demi-finale de Coupe de France de mercredi face à Rennes et, bien sûr, son quart de finale de Ligue des Champions face à Barcelone.

Battu pour la deuxième fois d’affilée en L1 après un petit rebond à l’arrivée de Jean-Louis Gasset, l’OM reste pour sa part 7e après ce qui est sa première défaite à domicile de la saison. Pour se consoler, les Marseillais n’ont que les revers ce week-end de Nice, Lens et Rennes, ses concurrents pour la Coupe d’Europe du deuxième étage, le Top 4 et la Ligue des Champions semblant désormais inaccessibles.

Marseille pourtant n’a pas été ridicule dimanche et le Vélodrome, qui a battu un record d’affluence avec plus de 66 000 spectateurs annoncés, a même pu croire vraiment aux chances de son équipe quand Beraldo a été sévèrement expulsé à la 40e minute pour une faute sur Pierre-Emerick Aubameyang et après une intervention de la VAR.

Marseille valeureux mais trop maladroit

Avant même la sortie du Brésilien, l’OM avait été à la hauteur, alors que l’avalanche de blessures subie pendant la trêve et un 11 de départ baroque – Luis Henrique titulaire, le gaucher Ulisses Garcia latéral droit – pouvaient faire craindre le pire aux supporters marseillais, qui ont tiré un véritable feu d’artifice au coup d’envoi.

Mais face à une défense marseillaise de bric et de broc, ni Mbappé, presque aussi discret que mardi au même endroit avec les Bleus, ni Randal Kolo Muani, exilé très à droite, n’ont été vraiment dangereux. Placé en vrai N.10, et même un peu plus bas, Ousmane Dembélé a de son côté eu la meilleure occasion parisienne de la première période avec un slalom lumineux conclu par une frappe sinistre (30e).

Marseille pour sa part a été dangereux par des frappes d’Aubameyang (14e) ou Jordan Veretout (16e), mais dans un vent violent et sous une pluie battante, le déchet technique était alors important des deux côtés, ce qui est plus excusable pour l’OM que pour le PSG.

Mais la deuxième période parisienne a été bien plus précise et le match a tourné après la blessure de Chancel Mbemba, énième coup dur de la saison de galère de l’OM. Juste après, Paris a en effet frappé en contre par Vitinha, au départ et à la conclusion de l’action (1-0, 53e).

Quelques minutes plus tard, un but de Veretout a été sévèrement refusé pour un hors-jeu de Luis Henrique (59e), puis Mbappé est sorti sous un déluge de pluie et de sifflets (65e).

Normalement, l’attaquant des Bleus ne verra plus le Vélodrome sous le maillot parisien, mais il l’a donc quitté sur une victoire puisque Gonçalo Ramos a doublé la mise à la 85e minute après un nouveau contre bien mené par Achraf Hakimi et Marco Asensio.

Marseille a bien eu quelques opportunités, mais les a gâchées par manque de qualité ou d’efficacité, à l’image d’Amine Harit, qui a frappé plusieurs fois sur Gianluigi Donnarumma.

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneReligion

Le pape a présidé la messe de Pâques malgré sa santé fragilisée

by Ruben Yale 1 avril 2024
written by Ruben Yale

Devant 30 000 fidèles en Italie et des millions d’autres fidèles à travers le globe, le pape François a présidé, dimanche 31 mars, en mondovision, la messe de Pâques avant de donner sa bénédiction « Urbi et Orbi » depuis Rome.

Lors de la messe du dimanche de Pâques, le souverain pontife argentin a appelé à un cessez-le-feu à Gaza et a demandé aux pays belligérants, notamment la Russie et l’Ukraine, de libérer les soldats qu’ils ont faits prisonniers.

La Semaine Sainte est une tâche éprouvante pour tout pape, avec quatre jours intenses de liturgies, de rites et de prière. A 87 ans, le souverain pontife, à la santé fragile, a dû renoncer à l’homélie de la messe des Rameaux et au Chemin de croix.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

La Somalie instaure un régime présidentiel à suffrage universel direct

by Ruben Yale 1 avril 2024
written by Ruben Yale

La Somalie a apporté d’importantes modifications à sa constitution samedi. Le Parlement somalien a approuvé à l’unanimité, l’instauration du suffrage universel direct et le passage à un régime présidentiel. Le suffrage universel direct avait disparu depuis la prise du pouvoir de Siad Barré en 1969.

L’élection présidentielle en Somalie suivait jusqu’à présent un complexe système indirect, dans lequel des délégués investis par des clans choisissent les législateurs qui, à leur tour, désignent le président.

Ce changement est une concrétisation de l’une des promesse du président Hassan Cheikh Mohamoud, qui avait annoncé, en mars 2023, que les prochaines élections nationales et régionales se tiendraient selon le principe « une personne, une voix ».

Ces amendements, en cours d’examen depuis près de dix ans, visent à régler les luttes de pouvoir entre les présidents et les premiers ministres, souvent alimentées par des ambiguïtés constitutionnelles.

Depuis son élection, le président Hassan Cheikh Mohamoud multiplie les initiatives pour tenter de sortir la Somalie de l’instabilité chronique dans laquelle elle vit depuis des décennies.

Africanews via CONGO PUB Onine

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À la UnePolitique

CENI : élection des Gouverneur et Vice-Gouverneur de province, la CENI retient 231 candidatures (listes provisoires)

by Ruben Yale 31 mars 2024
written by Ruben Yale

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a validé 231 candidatures pour l’élection des Gouverneur et Vice-Gouverneur de province prévue le 29 avril 2024.

Dans un communiqué rendu public ce vendredi 29 mars 2024 dans la soirée, la Centrale électorale de la RDC précise avoir reçu au total 237 dossiers pour l’élection des Gouverneur et Vice-Gouverneur de province dont 6 sont déclarés irrecevables.

Tout comme les sénateurs, les Gouverneur et Vice-Gouverneur de province sont élus au second degré par les députés provinciaux.

Conformément au calendrier électoral en vigueur, la proclamation des résultats définitifs de l’élection des Gouverneur et Vice-Gouverneur de province est attendue le 15 mai 2024.

L’investiture des Gouverneur et Vice-Gouverneur élus, elle, est prévue à la date du 25 mai 2024.

« L’élection des sénateurs et des Gouverneur et Vice-Gouverneur de province du Kwilu et du Nord-Ubangi sera organisée, à la suite des élections législatives et provinciales dans les circonscriptions électorales de Masimanimba et de Yakoma, conformément au calendrier aménagé. », indique le communiqué de la CENI.

Par ailleurs, la Centrale électorale de la RDC fait savoir que « l’élection des Gouverneur et Vice-Gouverneur de province de l’Ituri et du Nord-Kivu, sous régime de l’Etat de siège, sera organisée dès que les conditions le permettront ».

Malgré la publication du chronogramme des élections des sénateurs, Gouverneur et Vice-Gouverneur de province, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) invite le Gouvernement Central à débloquer, à temps, les ressources financières indispensables pour mener à bien ses opérations.

A travers ses 26 provinces, la République Démocratique du Congo compte 780 sièges au sein des Assemblées provinciales dont 711 sièges à élire et 69 sièges à coopter (parmi les chefs coutumiers).

Patrick BOMBOKA

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À la UneAfrique

Cameroun: Cavaye Yéguié Djibril, 32 ans de verrouillage de l’Assemblée nationale

by Guyguy Lelo 31 mars 2024
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À 84 ans, dont 54 comme député, le natif de l’Extrême-Nord du pays, membre du très stratégique « bureau politique » du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), a entamé, ce mois de mars, sa 33e année au poste prestigieux de président de la Chambre basse du Parlement. Une longévité qui témoigne au moins de la confiance placée en lui par le président Paul Biya dont il est l’un des thuriféraires les plus en vue.

Le ton est triomphal ce vendredi 22 mars. Du haut du perchoir, Cavaye Yéguié Djibril brocarde ses contempteurs qui, depuis quelques mois, lui prédisaient une disgrâce certaine. Dans l’argumentaire des adversaires du président de l’Assemblée nationale qui inaugure ce jour sa 33e année consécutive à ce poste, au moins deux indicateurs.

Début février, c’est le président Paul Biyaen personne qui instruit l’annulation du « Forum de haut niveau » censé se tenir à Maroua dans la région de l’Extrême-Nord le 14 du mois. Conçu et projeté par M. Cavaye sur le thème « Actions de lutte contre la famine dans les régions septentrionales », le rendez-vous est censé regrouper les élites de cette partie du pays. En coulisse, selon des informations de RFI, des personnalités politiques de premier rang ont fait part au président de la République de leur étonnement et de leur inquiétude au sujet de cette initiative politiquement risquée, en pleine année préélectorale. Aux yeux de certains analystes, la décision présidentielle est un sérieux revers pour celui qui s’est toujours rêvé un destin de « patron politique » du RDPC de toute la partie septentrionale du Cameroun. Et d’un.

« Pratiques malsaines »

Et de deux : courant octobre 2023, un rapport explosif élaboré par le groupe des questeurs, eux-mêmes députés, et destiné au président, fuite opportunément sur les réseaux sociaux. Il évoque « des pratiques malsaines et un certain affairisme qui ont fait leur lit à l’Assemblée nationale ». Dans le détail les parlementaires citent, pêle-mêle, « des travaux fictifs, des prestations fictives, des travaux en régie qui n’en sont pas, des surfacturations indécentes, la multiplication des avantages indus, de nombreuses missions fictives ou déguisées, de nombreuses missions de complaisance, faites sur le dos de l’Assemblée nationale, et l’engagement des activités non inscrites au budget qui lient juridiquement et pécuniairement l’Assemblée nationale ».

Camouflet politique. Mauvaise gouvernance. En l’espace de cinq mois, on croit la coupe pleine et l’on se prend à déceler les signes précurseurs de la chute. Las ! En ce mois de mars, en pleine période pascale, l’on assiste plutôt à une sorte de résurrection de cet ancien catholique, islamisé. Cavaye Yéguié Djibril, candidat du RDPC imposé par Paul Biya, jubile au terme d’une élection qui n’était qu’une formalité. Il peut alors crânement lancer aux députés : « Je n’ai jamais trahi. Je ne trahirai jamais ». Une ritournelle.

Nombreux sont ceux qui voient aussi en cette fidélité proclamée au chef de l’État camerounais un des ressorts de ce long bail au poste de président de l’Assemblée nationale, qui date du 31 mars 1992. Ce jour-là, Paul Biya décide de reconfigurer les équilibres géopolitiques qui gouvernent l’occupation des postes importants de l’appareil d’État. En mettant fin à la « période anglophone » à la présidence de l’Assemblée nationale, incarnée d’abord par Salomon Tandeng Muna puis Lawrence Fonka Shang, le président de la République y ouvre le « temps francophone », tandis que, depuis lors, le poste de Premier ministre est attribué à des personnalités camerounaises d’expression anglaise.

Ascension

À cette occasion, il jette son dévolu sur Cavaye Yéguié Djibril. Ce-dernier, natif de Mada, un village dont il est le chef dans l’arrondissement de Tokombéré, région de l’Extrême-Nord considérée comme le plus grand réservoir des électeurs du pays. Ce maître d’éducation physique effectue son entrée à l’Assemblée nationale à la faveur des élections législatives du 7 juin 1970 sous la bannière de l’Union nationale camerounaise (UNC), parti unique créé quatre ans plus tôt par Ahmadou Ahidjo, tout premier chef de l’État du Cameroun et qui en est le président. Depuis lors, M. Cavaye n’a plus jamais perdu son écharpe tricolore à la chambre basse du Parlement.

Mieux : il y connaît une ascension certaine, occupant les fonctions de questeur puis de vice-président, avant sa consécration de 1992. Autant dire qu’il préside aux destinées d’une institution qu’il connaît bien. De l’avis des observateurs et de nombre de députés, ce n’est pas le moindre de ses atouts. Plus. De sa position, selon des témoignages, il veille à la « discipline du parti », euphémisme qui renvoie à la canalisation des prises de positions de ses camarades du RDPC qui seraient tentés par des attitudes, si ce n’est contraires à la ligne de cette formation politique, du moins embarrassantes.

Certains ne s’embrassent pas de circonlocutions pour faire de Cavaye Yéguié Djibril celui grâce à qui l’Assemblée nationale est au service du pouvoir exécutif. « Les voies de la politique sont insondables. S’il est resté président de l’Assemblée nationale depuis le 31 mars 1992, c’est qu’il possède des qualités qui font qu’il mérite la confiance renouvelée du président de la République, président national du RDPC », résume Samuel Efoua Mbozo’o, historien, ancien secrétaire général de l’Assemblée nationale, ancien député RDPC.

Deuxième personnalité

Pourtant, au cours de ces 32 ans, M. Cavaye a montré à quel point il pouvait s’agripper au rang de deuxième personnalité dans l’ordre protocolaire de l’État, qui en fait aussi le successeur du président de la République en cas de vacance au pouvoir. Avril 2008. Une modification de la Constitution bouleverse la donne et octroie désormais ces privilèges au président du Sénat.

Cinq ans plus tard, Cavaye Yéguié Djibril entreprend de faire formellement acte de candidature aux toutes premières élections sénatoriales. « Les enjeux de cette manœuvre étaient clairs. Le président de l’Assemblée nationale avait fait un calcul : être élu sénateur, puis désigné président du Sénat, pour conserver la place de deuxième personnalité de l’État », révèle un ancien proche, tombé en disgrâce depuis quelques années. Son rêve est brisé par une circulaire de Paul Biya, fixant les conditions de participation des militants du RDPC aux sénatoriales.

Compensation ? Prime à la fidélité ? Après cet épisode, M. Cavaye conserve la présidence de l’Assemblée nationale. Il est accusé de faire main basse sur l’institution parlementaire. Il n’y recrute pas des proches en nombre. Il les propulse à des postes stratégiques. Sur un autre plan, des députés, dont certains issus des rangs du RDPC, lui font grief de se substituer au Bureau de l’Assemblée, entre autres reproches.

« Batailles politiques »

« Dès 1993, la révision du règlement intérieur fit désormais du président l’ordonnateur principal du budget, reléguant ainsi le secrétaire général au rang d’ordonnateur délégué », constate Samuel Efoua. Qui ajoute, abordant un autre aspect de ce que certains considèrent comme un « privatisation » de l’Assemblée nationale par son président : « Il est sorti du simple rôle arbitral d’hier pour devenir aujourd’hui le véritable chef de l’administration. Il dispose du pouvoir réglementaire en ce sens qu’il prend des décisions exécutoires. Si la nomination à des postes de responsabilité (conseiller, directeur, sous-directeur) relève de la compétence du bureau, on note en pratique que le président nomme à ces fonctions sans en référer au bureau, qui s’interdit de les mettre en cause ».

Les proches de M. Cavaye parlent, eux, de « batailles politiques » dont serait victime leur mentor. Face aux « dérives », de voix s’élèvent pour en appeler à un retour à l’orthodoxie dans les usages et pratiques parlementaires. Elles ne sont pas visiblement entendues par le président Paul Biya, qui sait pouvoir compter sur cet apparatchik du système, apparemment sans ambition politique démesurée, qui ne loupe aucune occasion pour entonner des louanges au président de la République. Tout en œuvrant au ramollissement des critiques de certains députés de l’opposition, sensibles à sa générosité. Une figure assumée du « politiquement correct » dont nul ne peut jurer de l’espérance de vie au poste de président de l’Assemblée nationale. En attendant le prochain renouvellement des membres du bureau de l’Assemblée nationale, prévu en mars 2025.

RFI via CONGO PUB Online

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À la Une

Salomon Kalonda interné à l’hôpital Erasme à Bruxelles

by Guyguy Lelo 31 mars 2024
written by Guyguy Lelo

Salomon Kalonda, le conseiller spécial de l’opposant Moïse Katumbi, a été évacué à Bruxelles pour des soins médicaux urgents, quelques jours seulement après avoir obtenu la liberté provisoire.

Les images captivantes le montrent, avec sa barbe blanche et ses cheveux laissés en liberté, être immédiatement pris en charge à partir d’un véhicule médical par des médecins urgentistes qui l’ont conduit en toute hâte jusqu’à l’hôpital Erasme, où il a été placé sous perfusion.

Cet événement saisissant survient après près de dix mois passés en détention à la prison militaire de Ndolo, où Kalonda était retenu pour des accusations sans preuves de collusion avec le mouvement rebelle pro-rwandais, M23. D’autres charges pèsent sur lui. Mais que l’organe de la loi a peiné de convaincre. Il s’agit « de l’incitation des militaires à commettre des actes contraires à leur devoir et discipline » et « détention illégale d’arme à feu et de munitions de guerre ». Des allégations farouchement rejetées par sa défense.

Nombreux estiment que ce cruel scénario autour de l’affaire Kalonda, révèle les enjeux politiques tendus en République démocratique du Congo (RDC). Son arrestation et son incarcération ont été critiquées par des observateurs comme étant politiquement motivées, visant à mater, mieux enceluller l’opposition.

Alors que les caméras ont suivi de près son évacuation à Bruxelles, l’interdiction qui lui est imposée de prendre la parole publiquement et le report de son procès au 3 juillet prochain, soulèvent des questions sur l’état de la démocratie et de l’état de droit en RDC.

Avant d’accéder à la demande des avocats de SK Della (celle de l’évacuation à l’étranger pour des soins médicaux appropriés), le tribunal avait requis 19 médecins pour expertiser sur son cas. Certaines blouses blanches étaient même venues de Cliniques universitaires de Kinshasa et d’autres de l’hôpital général ex-Maman Yemo. Tous avaient établi que l’état de santé de SK Della nécessitait réellement une bonne prise en charge.

Ouragan via CONGO PUB Online

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À la Une

« C’est Tshisekedi qui a légitimé le combat de l’Alliance Fleuve Congo »

by admin9775 31 mars 2024
written by admin9775

Quel a été l’élément déclencheur de votre départ du MLC ?

Je parlerais d’abord d’une inadéquation entre ma perception de la chose politique et la manière dont le parti avait évolué au moment j’ai pris la décision. Le MLC est un parti qui s’est construit dans l’opposition, qui a toujours eu une ligne claire et qui a osé porter la critique face au pouvoir. A partir du moment où nous sommes entrés au pouvoir, le cap était beaucoup moins clair. Moi, en tant que porte-parole, je ne m’y retrouvais plus et je n’avais pas envie de faire semblant, pas envie d’accompagner une histoire boiteuse qui ne correspondait ni à ma vision cartésienne de la chose publique.

RDC : L’alliance Fleuve Congo de Nangaa défie ouvertement Tshisekedi

Rejoindre l’Alliance Fleuve Congo (AFC) était la seule voie crédible ?

En confisquant le pouvoir par un coup d’État constitutionnel, Tshisekedi a légitimé le combat de l’Alliance Fleuve Congo et rendu possible l’adhésion de tout démocrate à cette organisation. Mon adhésion à l’AFC était donc justifiée par ma résolution à continuer à m’engager politiquement et à mettre mon savoir-faire au service des combats essentiels pour mon pays. Et la question dite de l’Est est essentielle à mes yeux et existentielle pour le pays. Ce n’est pas en soi la question de l’Est, mais c’est du Congo, de sa gouvernance et de son devenir qu’il s’agit.

Les problématiques mal gérées de guerre, des groupes armés, des déplacés et de la pacification me parlent beaucoup. Mon père fut militaire et il a péri sur ce front de l’Est. Par mon engagement au sein de l’AFC, je me suis dit que je pourrai peut-être apporter tant soit peu, une petite contribution intellectuelle à cette question dite de l’Est.

Aujourd’hui, après que Tshisekedi est parvenu, par des manœuvres frauduleuses à liquider l’opposition politique en la rendant inactive, il m’est apparu que sur terrain, seule l’AFC porte les revendications constitutionnelles qui, progressivement, mobilisent de plus en plus de Congolais. L’objectif commun est de barrer la route à Monsieur Tshisekedi, principal instigateur et responsable de la résurgence de la violence dans cette région. C’est donc comme je le disais, les dérives autoritaires de Monsieur Tshisekedi qui ont donné du sens aux revendications de l’AFC et légitimé son combat.

Cela signifie-t-il que, à vos yeux, il n’y a plus d’espace pour le jeu politique traditionnel en RDC ?

Je l’ai dit, Tshisekedi a verrouillé toutes les issues démocratiques que la Constitution de la République reconnaît aux citoyens. Il a liquidé l’opposition politique en jetant hors des institutions, toute voie dissidente. Il a mis à sa solde et celle de sa famille, les institutions de l’État de sorte que l’assemblée nationale et les 26 assemblées provinciales qui éliront les gouverneurs sont toutes monocolores, mieux, constituées des membres de sa seule famille politique.

Même chez Poutine, personne ne peut croire que toutes ces assemblées peuvent être acquises à la majorité présidentielle comme c’est le cas aujoourd’hui en RDC. Il aura donc dédouané Kabila qui, en son temps, permettait à l’opposition politique non seulement de s’exprimer mais aussi d’avoir des représentants au sein des institutions. Tshisekedi a ramené le pays du temps du MPR-Parti Etat, où seul ce parti du maréchal Mobutu avait le rôle dirigeant.

Comment pourrait-on expliquer cette situation quand on sait que le pays compte des millions de déplacés, que M. Tshisekedi n’a tenu aucune de ses promesses, qu’il n’a pas installé son QG dans l’est comme promis, qu’il a visité plus de 100 pays dans le monde et qu’il ne connaît pas son propre pays ? Cela démontre à souhait que démocratiquement, le jeu est vicié, que, 30 ans plus tard, le pays est descendu aux bas-fonds du monopartisme avec ses excès comme ces chants en l’honneur du nouveau pseudo maréchal. J’ajouterai une autre évidence, comment expliquer qu’avec les 73 % allégués pour ce Monsieur lors de la présidentielle, on se retrouve face à un pouvoir qui est obligé de se radicaliser, de devenir de plus en plus violent. Regardez encore le cas de cet ancien ministre qui se retrouve à la prison de Makala parce qu’on estime qu’il a outragé le chef de l’Etat suite à la diffusion d’un enregistrement privé dans lequel il évoque simplement un article qu’il a lu. C’est surréaliste quand on se souvient que les Tshisekedi, père et fils, n’avaient d’autres arguments que l’insulte quand ils étaient dans l’opposition. Tous ces constats, et il y en a bien d’autres, démontrent le pourrissement de nos institutions et le fait, en effet, que le jeu politique, démocratique n’existe plus, qu’il est tombé sous la coupe d’un clan qui utilise les fonds de l’État pour asseoir et financer ses excès, corrompre toutes les institutions et empêcher tout jeu démocratique.

Y a-t-il un parallèle à faire entre la fin du mobutisme et ce que la RDC vit aujourd’hui ? Entre l’AFDL et l’AFC ?

Il y a un parallèle parce que ce sont des alliances. L’AFDL, c’était des forces congolaises soutenues, c’est un secret de polichinelle aujourd’hui, par des forces rwandaises mais aussi, notamment, des forces congolaises vivant en Angola. A l’époque, j’en ai fait partie. C’était le FNLC. Nous avons été mis à contribution. A un moment donné, quand on a vu que tout le pouvoir était verrouillé, tout le monde a fait le constat que nous n’avions pas d’autre alternative, que nous devions passer par la force. C’est le même contexte aujourd’hui, près de trente ans après.

Et le parallélisme peut être fait avec ce que l’on vit maintenant parce qu’en réalité, des troupes de l’époque, les FAZ, se sont battues à Kenge et un peu à Kisangani. Pour le reste, c’était une marche de santé, les villageois eux-mêmes indiquaient les sentiers par lesquels les troupes devaient passer. Aujourd’hui, quand on voit la chute de Nyanzale, de Rwindi et de quelques localités, cela démontre à suffisance qu’il est très difficile de demander à un soldat congolais qui touche moins de 70 dollars et qui n’a droit qu’à une boîte de sardines par jour, de combattre vaillamment dès lors qu’il sait que s’il tombe au front, sa famille sera délogée du camp et qu’il sera enterré sur place, sans le moindre honneur. D’autant plus quand il voit qu’il y a des mercenaires qui gagnent jusqu’à 3500 à 5000 dollars et qui ne sont pas sur le terrain. Et donc ce parallélisme peut encore être établi dès lors que nous considérons qu’aujourd’hui, nonobstant les 2 milliards de dollars dépensés ces deux dernières années pour le paiement des différentes forces, il n’y a aucune avancée sur le terrain. Le bilan de tout ceci ce sont des millions de déplacés. Le bilan, c’est aucune localité récupérée. Le bilan, c’est cette armée étrangère qu’on juge fort inefficace, qui vient sans mandat offensif et pour laquelle on dépense beaucoup d’argent. Le bilan, ce sont des slogans et une armée dont on nous dit qu’elle monte en puissance mais qui continue à perdre des territoires.

Le parallélisme, c’est donc aussi qu’au au plus fort de Mobutu, de sa dictature, au plus puissant il paraissait dans l’opinion, plus facile il a été de le démystifier avec une opposition armée parce que, comme il ne s’occupait que de sa garde républicaine, les militaires des FAZ dans leur ensemble n’étaient presque plus motivés. En fait, tout le monde voulait que Mobutu parte. Aujourd’hui, je constate cette volonté, cette lassitude, cette fatigue de voir à la tête de l’Etat, un Monsieur impertinent, un va-t-en guerre d’une instabilité chronique, pathologique. Un Monsieur qui menace le président Kagame quand il est devant des Congolais mais qui est incapable de réagir quand on lance deux obus sur l’aéroport de Goma et qu’on détruit un Soukhoï. Un Monsieur qui dit qu’il va rencontrer Kagame au ciel et qui aujourd’hui est en train de supplier pour parler avec Kagame. Pour en finir avec ce parallélisme, on peut dire qu’il y a 30 ans le mal de notre pays c’était Mobutu, aujourd’hui le mal s’appelle Félix Tshisekedi.

En parlant de parallélisme, les soutiens que vous évoquez pour l’AFDL en 1996-97, lors de la première guerre du Congo, sont-ils les mêmes aujourd’hui pour l’AFC ?

Le vrai parallélisme, c’est que ce sont des alliances et que ce sont des initiatives congolaises menées par des Congolais. On a un objectif précis et toute aide, d’où qu’elle vienne, est la bienvenue. Il est évident que les batteries de missiles postées sur la frontière congolo-rwandaise par Kigali nous ont permis d’éviter des attaques aériennes qui nous ont causé beaucoup de pertes en vies humaines. En se protégeant, Kigali nous protège.

Mais un mouvement comme le vôtre nécessite des fonds…

Vous seriez surpris de savoir d’où vient une grande partie de ces fonds…

C’est à dire ?

Ces fonds auxquels je pense, et qui sont importants, viennent pour une large part de Kinshasa. Si j’en révèle l’origine, Tshisekedi appliquera la peine de mort contre tout le monde. Nous recevons des appuis substantiels de certaines personnes de l’actuelle majorité, de certaines entreprises publiques et même de certains officiers supérieurs.

Pourquoi miseraient-ils sur vous alors qu’ils sont au pouvoir ?

Vous pourrez bientôt leur poser la question. Aujourd’hui, presque tous nous financent clandestinement. Parce qu’ils ont peur pour eux et surtout pour leurs familles.

Toutes ces personnes sont aux côtés de Tshisekedi sans le porter ni partager ses dérives. Elles ne jurent que par son départ et c’est ce qui nous motive le plus. Ils ont compris qu’il n’y a rien à attendre de ce pouvoir. En dehors des slogans, il n’y a rien de concret pour le pays. Quels sont les investissements qui sont réalisés… à part l’usine de cure-dent inaugurée avec faste. L’Allemagne de l’Afrique, les 5 millions d’emplois annoncés au début de son premier mandat, rien ne se concrétise. Tshisekedi est de plus en plus isolé et il ne s’en rend pas compte ou il refuse de s’en rendre compte. Un isolement interne et externe. Malgré ses gesticulations, malgré ses dénonciations, vous voyez bien qu’il ne se passe rien, qu’il n’y aucune sanction internationale.

Lorsque vous avez annoncé votre passage à l’AFC, je me souviens que Corneille Nangaa, le coordonnateur du mouvement avait, lui, annoncé que vous seriez bientôt rejoint par d’autres personnalités. On attend toujours.

J’en connais plusieurs qui m’appellent et me soutiennent, même financièrement, sans les avoir sollicitées. Elles sont là. Mais elles se trouvent à Kinshasa, leur famille aussi. Sortir dans ces conditions, c’est aujourd’hui encore très dangereux. Mais ça va venir. De nombreuses personnalités ne font plus confiance dans l’inconstance du président. C’est quand même Tshisekedi qui a invité Kagame à Kinshasa, qui a demandé qu’il soit ovationné, qui a expliqué que c’était un partenaire fiable. A quelle date Kagame a-t-il cessé d’être un partenaire fiable pour devenir Hitler. Toute cette agitation de Tshisekedi est excessive et tout ce qui est excessif est insignifiant. Tshisekedi a bien compris que les gens le fuyaient et qu’ils étaient de plus en plus nombreux à le faire. La levée du moratoire sur la peine de mort, c’est, pour Tshisekedi, une tentative désespérée d’empêcher les gens de le quitter en les menaçant de mort pour trahison. C’est un geste désespéré qui risque de lui coûter très cher. Imaginez le tollé international s’il met à exécution sa menace avec une justice qu’il a qualifiée lui-même de malade.

Vous avez parlé à plusieurs reprises d’une politique de slogans. Ces slogans semblent séduire nombre de Congolais qui vous assimilent au M23, donc au Rwanda, donc au principal adversaire de la RDC ?

Il faut déconstruire ce narratif. C’est notamment ma tâche, je suis le représentant de l’AFC pour l’Union européenne et l’Amérique du Nord. Pourquoi faut-il déconstruire ce narratif ? D’abord, parce qu’il est faux. Ensuite parce qu’il ne mène nulle part pour une raison toute simple, le Rwanda restera notre voisin à vie, comme les 8 autres pays qui sont à nos frontières. Nous devons tout faire pour vivre en harmonie. Malgré notre taille, nos richesses, nous avons besoin du Rwanda et vice versa. J’ai pu visiter le Rwanda, l’Angola et d’autres pays frontaliers, j’ai toujours rencontré des Congolais qui y sont médecins, enseignants, employés… ils sont mariés avec des femmes de ces pays. Il y a toute une génération mixte qui se réclame des Congolais et des Rwandais ou des Congolais et des Angolais. Et c’est la même chose avec nos autres voisins. Il faut avoir une vision transversale, un peu comme en Europe aujourd’hui, qui abolit les barrières, qui établit les mêmes droits sociaux pour tous ceux qui sont dans l’espace européen, ce qui renforce la cohésion et permet d’avoir des politiques publiques efficaces. Il n’y a que l’intelligence qui va résoudre ces problèmes-là. Donc, il faut quitter ce narratif victimaire. On a tout ce qu’il faut pour bâtir un grand pays. Une région riche et prospère. Il faut juste la sagesse et l’intelligence pour construire cet avenir. Deux qualités qui font défaut aujourd’hui au sommet du pouvoir à Kinshasa.

Revenons sur le terrain, l’AFC est aux portes de Goma, elle est aussi désormais dans le Sud-Kivu, le mouvement va-t-il sortir des Kivu pour cibler l’Ituri, la Tshopo, le Maniema ou le Tanganyika ?

Notre objectif, c’est de progresser en cherchant à éviter au maximum les pertes en vies humaines. Si vous regardez les derniers rapports des ONG, vous constaterez que les trop nombreux massacres qui se déroulent encore et toujours dans l’est sont commis par des mouvements rebelles que nous combattons comme les Zaïre ou la Codeco. Dans les zones que nous avons libérées, nous veillons à la sécurité de nos compatriotes. Je ne vais pas dévoiler nos cartes mais je peux dire qu’il faut s’attendre à ce que l’on progresse, qu’on s’étende peut-être vers le Maniema ou plus au Nord. Le cas de Goma est très particulier. Sans les pressions internationales, nous serions déjà dans Goma. Nous y sommes de toutes les façons, à juste 20 km côté Nyiragongo, et 25 km côté Saké. Nos avant postes sont dans Goma et y opèrent en collaboration avec les autorités locales.

Si le ton change à Kinshasa vous pourriez vous asseoir demain à la table des négociations avec Monsieur Tshisekedi ?

Je ne peux préjuger de l’avenir, Tshisekedi n’ayant ni parole ni sens de l’honneur. Négocier avec lui, pour sa reddition éventuelle, nous apprécierons le moment venu. Par son entêtement, il est impitoyable à l’égard de nos compatriotes qui souffrent dans les camps des déplacés. L’AFC veut éviter d’ajouter de la souffrance à la souffrance quotidienne des Congolais. Ce que nous traversons aujourd’hui, c’est un passage obligé, un électrochoc qui vise à nous débarrasser d’un pouvoir illégitime pour aller vers la paix et la reconstruction d’un État où tous les Congolais auront leur place et le droit de vivre en paix et où ils pourront bénéficier des fruits de leur travail. Ce n’est pas un slogan. Il y a de la place pour tout le monde dans notre pays et des richesses en suffisance. Il y a peu de pays au monde qui peuvent dire ça sereinement. Nous, les Congolais, nous pouvons le dire. Demain, nous pourrons le vivre.

Libre Afrique via CONGO PUB Online

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À la UneReligion

Le pape François absent au Chemin de Croix, à Rome, pour assurer sa présence à Pâques

by Guyguy Lelo 31 mars 2024
written by Guyguy Lelo

À la dernière minute, le souverain pontife ne s’est pas présenté devant le Colisée où les Romains commémorent chaque année les derniers instants de la vie du Christ. Une annulation inattendue qui relance les interrogations sur l’état de santé du pape argentin.

À la dernière minute, le fauteuil du pape prévu pour être placé face au Colisée a été retiré, confirmant ainsi l’absence du souverain pontife. C’est « pour préserver sa santé en vue de la veillée de demain et de la messe du dimanche de Pâques » que le pape n’a pas fait le déplacement devant le célèbre amphithéâtre romain a précisé un communiqué du Vatican, communiqué publié peu après 21h ce vendredi soir alors que la diffusion en direct en mondovision de l’évènement avait déjà commencé. 

Annulation-surprise

Cette annulation-surprise relance les spéculations sur l’état de santé du pape argentin. À 87 ans, son endurance s’amenuise. Pour le Vatican, il est important de ménager le Saint-Père surtout en ce marathon pascal, la période la plus intense de l’année liturgique pour plus d’un milliard de catholiques.

C’est la deuxième année d’affilée que le souverain pontife ne fait pas le déplacement au Colisée après un coup de froid l’an passé. Ces dernières semaines, François qui se déplace de plus en plus en fauteuil roulant était apparu diminué, faisant lire notamment plusieurs de ces discours à des collaborateurs. Le flou demeure donc sur la santé de François alors que le « marathon pascal » n’est pas terminé.

Engagements

Le pape devrait honorer ses engagements à venir pour la suite du week-end pascal. Le Saint-Siège n’a pas souhaité donner plus de précisions mais reste sur sa communication du vendredi 29 mars au soir : c’est pour préserver sa santé en vue de la fin du week-end que François est resté dans sa résidence du Vatican. Le souverain pontife devrait ainsi présider – ce samedi – la veillée de Pâques à partir de 19h30, puis se rendre le 31 mars à 10h sur la place Saint-Pierre pour présider la messe au cours de laquelle les catholiques célèbrent la résurrection du Christ.

À l’issue de la cérémonie, François sera ensuite attendu sur la loggia, le balcon de la basilique Saint-Pierre où il devrait prononcer son message urbi et orbi, « à la ville et au monde », en délivrant notamment un message de paix pour les pays en conflit.

AFP via CONGO PUB Online

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À la UneSport

CAF-C1 : TP. Mazembe accroché par Petro Athletico à Lubumbashi (0-0)

by Guyguy Lelo 31 mars 2024
written by Guyguy Lelo

Le TP Mazembe a été accroché, samedi 30 mars, par Petro Athletico de Luanda (0-0), en match-aller des quarts de finale de la Ligue des champions de la CAF.

Cette rencontre s’est jouée au stade de Kamalondo de Lubumbashi.

Les Corbeaux lushois doivent négocier leur qualification au match-retour, prévu dans une semaine, à Luanda (Angola).

Une équation difficile mais pas impossible pour les nombreux supporters de « Badiangwenya » de Lubumbashi.

Certains analystes sportifs conseillent cependant aux Corbeaux de bien préparer ce match-retour pour ne pas être surpris en déplacement.

En Ligue des champions de la CAF, édition 2009, Mazembe avait battu Petro Athletico en aller à Luanda comme au retour à Kinshasa.

Dans d’autres combinaisons des quarts de finale de la CAF, Simba FC est tombé, vendredi 29 mars, à domicile devant Al Ahly.

Radio okapi via CONGO PUB Online

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