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À la Une

À la UneSport

AS Maniema Union face à USM Alger en quarts de finale de la Coupe de la Confédération de la CAF

by admin9775 17 février 2026
written by admin9775

L’AS Maniema Union croisera la formation de l’USM Alger, club algérien où évolue le Congolais Glody Likonza, en quarts de finale de la Coupe de la Confédération de la CAF. C’est le verdict du tirage au sort effectué ce mardi 17 février par la Confédération africaine de football. Le match aller est prévu le dimanche 15 mars.

Le club de Kindu s’apprête à affronter un adversaire de taille, avec un statut particulier dans la compétition. Lors du premier tour, Maniema Union a réalisé un parcours remarquable, enregistrant quatre victoires, ce qui constitue sans doute sa meilleure performance en compétitions africaines interclubs.

Fort de l’expérience acquise la saison dernière, notamment après sa qualification pour la phase des groupes de la Ligue des champions de la CAF, le club a su capitaliser sur cette participation continentale. Les fruits de cet apprentissage se font sentir cette saison, témoignant d’une progression constante et d’une meilleure gestion des grands rendez-vous.

En l’absence des grands clubs nationaux dans les compétitions africaines cette saison, Maniema Union s’est imposé comme le digne représentant de la République démocratique du Congo. Cette qualification en quarts de finale permet également au pays de conserver ses quatre places dans les compétitions africaines interclubs pour la saison prochaine, une performance saluée par les observateurs.

Le plus difficile reste toutefois à accomplir. La double confrontation face à l’USM Alger exigera rigueur, concentration et efficacité afin d’éviter toute mauvaise surprise et poursuivre le rêve continental.

Par Pascal Kabeya
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17 février 2026 0 comments
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À la UneNouvelles nécrologiques

Décès de Consty Eka « Roi de la Télé » : l’Afrique perd une icône de l’audiovisuel

by admin9775 17 février 2026
written by admin9775

Le célèbre journaliste et entrepreneur camerounais, figure emblématique des médias africains, s’est éteint brutalement ce lundi à Abidjan, des suites d’un malaise. Surnommé le « Roi de la Télé », il se trouvait à son bureau lorsqu’il a été pris d’un grave malaise. Conduit en urgence à l’hôpital, il n’a malheureusement pas survécu.

Véritable légende de l’audiovisuel africain, il aura marqué plusieurs générations par son professionnalisme, son sens de l’innovation et son engagement pour la promotion des talents du continent. Mécène reconnu et grand ami de l’artiste congolais Koffi Olomide, beaucoup l’ont découvert à travers les célèbres dédicaces des années 90, qui ont contribué à asseoir sa notoriété auprès du grand public.

« Tu n’étais pas seulement un grand homme des médias, tu étais une âme généreuse, un cœur vrai. » Sur son compte Facebook, le célèbre chanteur Koffi Olomidé a fait ses hommages à Consty Eka, présentateur et producteur connu des chaînes de télévisions camerounaises et ivoiriennes.

Il est mort à Abidjan à la suite d’un malaise ce lundi 16 février, rapportent plusieurs médias. Il aurait succombé à un accident vasculaire cérébral (AVC) dans une polyclinique de la capitale économique ivoirienne.

Pluie d’hommages pour le « roi de la télé »

Les circonstances exactes du décès doivent encore être précisées, mais la nouvelle a immédiatement circulé dans les réseaux sociaux. Pour sa part, le chanteur Koffi Olomidé ne s’est pas contenté d’une publication pour saluer le travail de son « ami », de son « frère ».

Il a multiplié les publications, partageant certaines de ses apparitions à la télévision. « Derrière le micro, il y avait un ami fidèle, attentif, toujours prêt à tendre la main, a-t-il ajouté. Ta voix nous guidait, ton sourire nous réconfortait. » 

Surnommé le « roi de la télé », Consty Eka a marqué plusieurs générations de téléspectateurs, notamment au Cameroun et en Côte d’Ivoire, précise Actu Cameroun.Il a commencé sa carrière au Cameroun (Douala et Yaoundé) avant de s’installer en 1978 en Côte d’Ivoire. C’est là qu’il s’est fait connaître.

L’animateur et journaliste n’a pas seulement occupé les plateaux. Il a également participer à structurer des médias africains. Il a fondé le groupe audiovisuel CEKAM, créé des médias tels que la chaîne CEN TV et la radio Voltage2, devenus des plateformes importantes pour l’information et la culture. Consty Eka avait compris avant beaucoup d’autres que l’Afrique devait construire ses propres récits et produire ses propres formats.

Son départ laisse un vide immense dans le paysage médiatique africain. Il incarnait une certaine idée de l’excellence, du leadership et du rayonnement culturel à l’échelle continentale.

Nos sincères condoléances aux peuples du Cameroun et de la Côte d’Ivoire, ainsi qu’à la famille, aux proches et aux collaborateurs de l’illustre disparu. Puisse son âme reposer en paix.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Michel Kuka « Lumumba », célèbre supporteur congolais de la CAN 2025, signe un partenariat avec le géant de la téléphonie TECNO

by admin9775 17 février 2026
written by admin9775

Le supporter congolais Michel Kuka Mboladinga, rendu célèbre à la CAN 2025 pour son hommage à Patrice Lumumba, est devenu ce samedi 14 février l’égérie du nouveau téléphone TECNO CAMON 50.

Michel Kuka Mboladinga dit Lumumba lors du match opposant le Botswana à la RDC, le 30 décembre 2025. Hieratique, vêtu aux couleurs drapeau national, Michel Kuka est devenu le supporter le plus connu de la RD Congo.

Le célèbre supporteur n’a pas fini son ascension. Le Congolais Michel Kuka Mboladinga s’est fait connaître le mois dernier en se tenant debout et immobile, le bras droit levé vers le ciel, tout au long de chaque match des Léopards, pendant la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Un geste symbolique, en hommage à Patrice Lumumba, grande figure de l’indépendance de la RD Congo.

Seulement un mois après la fin de la compétition, Michel Kuka Mboladinga rafle le jackpot. Il a signé un partenariat ce samedi 14 février d’une valeur de 100 millions de francs congolais (CDF) (l’équivalent de 50 000 dollars) avec le géant de la téléphonie TECNO, rapporte le correspondant de TV5MONDE.

Désormais égérie du nouveau téléphone, TECNO CAMON 50, celui qui incarne l’image de l’illustre Patrice Lumumba, est devenu l’un des visages majeurs de la marque en RD Congo. « J’ai utilisé beaucoup de téléphones, mais cette marque me propulse davantage et va faire de moi quelqu’un de plus célèbre, s’est-il exprimé en visite dans un magasin de la marque. La société TECNO a fait de moi quelqu’un de grand. Quand je serai très loin, ce sont toujours ces téléphones qui me filmeront, en utilisant l’option de zoom en très bonne qualité« , a-t-il ajouté en remplissant sa première mission pour la marque.

Ce partenariat inclut des campagnes publicitaires (TV et digitales), la mise en avant de Lumumba dans les visuels de la marque, des apparitions lors des lancements de produit à Kinshasa et dans d’autres villes, du contenu exclusif sur ses réseaux sociaux pour promouvoir le nouveau téléphone.

TV5

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À la UnePolitique

Thérèse Kayikwamba Wagner à la Conférence de Munich sur la sécurité : la RDC défend un nouveau paradigme stratégique

by admin9775 17 février 2026
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La Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba Wagner, a porté la voix de la RDC à la Conférence de Munich sur la sécurité, tenue les 12 et 13 février 2026 à Munich.

Intervenant le 12 février au panel consacré aux partenariats stratégiques pour les minerais critiques, organisé par la Fondation Hanns Seidel, la cheffe de la diplomatie congolaise a plaidé pour l’émergence d’un nouveau modèle de coopération internationale fondé sur une gestion plus équilibrée des ressources stratégiques. Elle a défendu une approche axée sur la diversification des partenaires, la transformation locale des minerais, la construction de chaînes de valeur résilientes et le développement du capital humain, estimant que la RDC doit pleinement tirer profit de son potentiel pour devenir un acteur central de la sécurité énergétique mondiale.

Le 13 février, lors d’un panel consacré à la géopolitique des ressources, aux côtés notamment de Espen Barth Eide et de Katherina Reiche, elle a réaffirmé la nécessité de dépasser le paradigme extractif traditionnel au profit d’un rééquilibrage des chaînes de valeur basé sur la transformation locale et le renforcement des compétences nationales.

Le 15 février, la Ministre d’État a pris part à un panel de haut niveau consacré aux enjeux sécuritaires en Afrique, en compagnie de Leon Schreiber et de Jakkie Cilliers, directeur de l’Institute for Security Studies. Elle y a souligné que la sécurité constitue le socle du développement et demeure essentielle à la consolidation de l’État et au rétablissement de son autorité. Elle a appelé à un renforcement de la coopération multilatérale afin de bâtir une architecture durable de paix et de sécurité dans la région des Grands Lacs.

En marge des travaux, plusieurs rencontres bilatérales ont marqué sa participation. Elle s’est entretenue avec Markus Ferber, président de la Fondation Hanns Seidel, au sujet des actions menées par la fondation en matière de gouvernance, d’éducation civique, de prévention des conflits et de développement local, notamment dans l’Est de la RDC. Elle a également échangé avec Kamel al-Tayeb Idris Abdelhafiz sur la situation sécuritaire et humanitaire au Soudan, ainsi que sur les perspectives de coopération multilatérale.

Une rencontre avec Imma Tor Faus, Ministre des Affaires étrangères de la Andorre, a permis d’explorer les opportunités de renforcement des relations bilatérales. La Ministre d’État s’est en outre entretenue avec le Général Dagvin R. M. Anderson de l’United States Africa Command dans le cadre du dialogue stratégique RDC–États-Unis, les discussions portant notamment sur la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire et la stabilisation de l’Est du pays, dans le respect de la souveraineté nationale.

Enfin, un échange avec Allison Hooker, Secrétaire d’État adjointe aux Affaires politiques au Département d’État américain, a permis d’aborder la situation dans la région des Grands Lacs, la mise en œuvre de l’Accord de Washington et le processus de cessez-le-feu issu de Doha, ainsi que le renforcement du partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis autour des minerais critiques et des chaînes d’approvisionnement.

À Munich, la RDC s’est ainsi positionnée comme un acteur diplomatique majeur, déterminé à promouvoir une approche intégrée liant sécurité, développement et souveraineté économique.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et João Manuel Gonçalves Lourenço renforcent la coordination pour une paix durable en RDC

by admin9775 17 février 2026
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Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et son homologue angolais, João Manuel Gonçalves Lourenço, ont tenu un entretien bilatéral à l’issue de la 39ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, à Addis-Abeba, en Éthiopie.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts diplomatiques continus déployés par l’Angola en vue d’aboutir à une paix durable et vérifiable en République démocratique du Congo.

Vers l’opérationnalisation du mécanisme de surveillance

Au cœur des échanges : l’urgence d’opérationnaliser le mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu. Ce dispositif vise à garantir une cessation effective, contrôlée et transparente des hostilités sur le terrain, dans un contexte marqué par des tensions persistantes dans l’Est du pays.

Les deux chefs d’État ont également réaffirmé leur attachement au respect du droit international, ainsi qu’aux principes de souveraineté et d’intégrité territoriale de la RDC.

Cet entretien bilatéral illustre la volonté commune de Kinshasa et de Luanda de consolider les initiatives diplomatiques en cours et de coordonner leurs actions pour stabiliser durablement la région.

Par Marius Bopenga
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À la UneNouvelles nécrologiques

Robert Duvall, légende du cinéma américain, s’éteint à 95 ans

by admin9775 17 février 2026
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L’acteur américain Robert Duvall, figure majeure d’Hollywood et interprète inoubliable de rôles aussi puissants que nuancés, est décédé à l’âge de 95 ans. L’annonce a été faite par son épouse, Luciana Pedraza, dans un message publié sur Facebook. Il est mort paisiblement dimanche, sans qu’aucune cause officielle ne soit précisée.

Au fil d’une carrière s’étendant sur plus de six décennies et près d’une centaine de films, Robert Duvall s’est illustré aussi bien dans des rôles principaux que secondaires devenus cultes. Il restera notamment dans les mémoires pour son interprétation du lieutenant-colonel Bill Kilgore dans Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, lançant la réplique devenue mythique : « J’aime l’odeur du napalm au petit matin ».

Il a également incarné Tom Hagen, le fidèle consigliere de la famille Corleone, dans The Godfather et The Godfather Part II, ainsi que le mystérieux Boo Radley dans To Kill a Mockingbird.

Un acteur aux multiples récompenses

Récompensé par l’Oscar du meilleur acteur pour Tender Mercies en 1983, où il incarnait un chanteur de country déchu, Duvall a totalisé sept nominations aux Oscars au cours de sa carrière. Il a également été nommé pour The Great Santini, The Apostle, A Civil Action et The Judge.

À la télévision, il a marqué les esprits dans la mini-série Lonesome Dove, un rôle qu’il considérait comme son préféré, ainsi que dans Broken Trail, qui lui a valu un Emmy Award. Il a aussi partagé l’écran avec John Wayne dans True Grit.

Des débuts modestes à la consécration

Né le 5 janvier 1931, fils d’un amiral de la Marine américaine et d’une actrice amateur, Robert Duvall a grandi à Annapolis, dans le Maryland. Après des études au Principia College et un passage dans l’armée américaine, il s’installe à New York, où il partage un appartement avec Dustin Hoffman et se lie d’amitié avec Gene Hackman, alors tous trois comédiens en devenir.

Son premier rôle marquant au cinéma fut celui de Boo Radley dans To Kill a Mockingbird, obtenu grâce au dramaturge Horton Foote, qui écrira plus tard Tender Mercies spécialement pour lui.

Une passion pour l’Argentine et le tango

Lorsque Hollywood l’ennuyait, Duvall passait derrière la caméra. Il a écrit, réalisé et interprété The Apostle, obtenant une nouvelle nomination aux Oscars. Avec Assassination Tango, il a exprimé sa passion pour le tango et l’Argentine, pays où il a rencontré sa quatrième épouse, Luciana Pedraza.

Il partageait son temps entre Los Angeles, l’Argentine et une vaste propriété en Virginie, dont il avait transformé la grange en salle de danse.

Acteur d’une intensité rare, capable d’incarner aussi bien des figures d’autorité que des âmes brisées, Robert Duvall laisse derrière lui un héritage cinématographique majeur et l’image d’un artiste profondément attaché à la vérité humaine de ses personnages.

Plus de 100 films dans la filmographie de Robert Duvall

Son rôle lui vaut l’une de ses sept nominations aux Oscars. Il obtient également l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour Le Parrain de Coppola, où il incarne Tom Hagen, conseiller de la famille mafieuse Corleone. Robert Duvall apparaît dans le deuxième volet du Parrain, mais a refusé le troisième, jugeant l’offre salariale insuffisante.

Robert Duvall a également été nominé aux Oscars pour The Great Santini, Le Prédicateur, Préjudice et Le Juge en 2014. Au total, il a joué dans près de 100 films.

L’acteur avait un don pour les rôles de cowboys. Il remporte un Emmy pour la mini-série télévisée Broken Trail, joue aux côtés de John Wayne dans True Grit et a été nommé aux Emmy pour la mini-série Lonesome Dove, dont il disait que c’était son rôle préféré. « Je pense avoir incarné un personnage très précis qui représente quelque chose d’important dans l’histoire du mouvement western », a déclaré Robert Duvall au New York Times. « Après cela, j’ai senti que je pouvais prendre ma retraite, que j’avais accompli quelque chose. »

Lassé d’Hollywood, Robert Duvall réalise ses propres films. Il écrit, réalise et a été nommé aux Oscars pour Le Prédicateur, l’histoire d’un prédicateur en proie au conflit intérieur.

Francis Ford Coppola salue un collègue « essentiel »

Le réalisateur américain Francis Ford Coppola a rendu hommage à l’acteur Robert Duvall, décédé dimanche, saluant un « grand acteur » et un « élément essentiel » qui avait joué dans cinq de ses films.

« Quel choc d’apprendre la disparition de Robert Duvall. Un si grand acteur et un élément si essentiel d’American Zoetrope (société de production cofondée par Francis Ford Coppola, ndlr) depuis ses débuts », a déclaré le réalisateur dans un communiqué publié sur Instagram.

Par Pascal Kabeya
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À la UneNouvelles nécrologiques

Mort du réalisateur Frederick Wiseman, documentariste de la société américaine

by admin9775 17 février 2026
written by admin9775

Plus de 40 longs métrages à son actif, les hommages des plus grands festivals et de multiples récompenses dont un Lion d’or à Venise en 2014, un Oscar d’honneur en 2016, un Carrosse d’or en 2021, le réalisateur américain Frederick Wiseman est mort le 16 février à l’âge de 96 ans. Une grande rétrospective de son œuvre a été proposée au public en France en 2024-2025, pour voir ou revoir ses chroniques sur les États-Unis et ailleurs (la France notamment), ses institutions, mais surtout les gens qui y travaillent ou qui y vivent, brossant un portrait inédit de la société américaine en son cœur.  

Publié le : 17/02/2026 – 00:06

10 min Temps de lecture

Frederick Wiseman reçoit son prix sur scène lors de la cérémonie des Governors Awards 2016 au Dolby Ballroom, le 12 novembre 2016, à Los Angeles.
Frederick Wiseman reçoit son prix sur scène lors de la cérémonie des Governors Awards 2016 au Dolby Ballroom, le 12 novembre 2016, à Los Angeles. Chris Pizzello/Invision/AP – Chris Pizzello

Un, voir deux films par an, et de longs, voire très très longs métrages, de plusieurs heures. « Ce qui me fait avancer, disait Wiseman en recevant un Oscar d’honneur pour sa carrière, c’est le plaisir et le goût de l’aventure ». C’est un boulimique de travail qui, dès qu’il a fini un film, passe au suivant, raconte Marcel Ophuls (Positif, mai 2011). Wiseman dit de lui-même qu’il fuit après chaque film une dépression pos-partum en enchaînant les projets.

Il filme au jour le jour, promène sa caméra dans les travées d’une bibliothèque (ex-Libris), dans les cuisines d’un restaurant (Menus plaisirs : les Trois gros), dans les salles de répétition de danseurs (La danse), les coulisses de la Comédie française (La Comédie française ou l’Amour joué), une prison (Titicut Follies), sur les quais du canal de Panama (Canal Zone), un tribunal pour enfants (Juvenil Court), un quartier du Queens (In Jackson Heights), l’unité de soin intensifs du Beth Israel Hospital (Near death, six heures d’émotion en noir et blanc pendant lesquelles le spectateur ne peut que se mettre dans la peau des personnages), le non moins impressionnant Meat qui suit toute la chaîne de production de viande depuis les vertes prairies jusqu’au dépeçage à la chaîne des bêtes, etc, etc. Et il faut parfois avoir le cœur bien accroché, littéralement, pour certaines séquences comme l’opération à thorax ouvert dans Hospital…

Malgré la variété des lieux où il a posé son regard, l’unité de son travail est saisissante. Ce sont des heures de films qui, mis à bout, racontent le monde. De la même manière que Wiseman ne transige jamais sur la durée de ses films, il n’intervient ni n’apparaît à aucun moment : ni interview, ni commentaire ; au spectateur de tirer les enseignements de qu’il voit, ressent et comprend à travers les images et la bande son, de l’univers ou du microcosme qu’il lui est proposé de découvrir. « Ce n’est pas un hasard si mon cinéma écarte les commentaires pour donner toute sa place à l’image. J’essaye de donner suffisamment de renseignements au spectateur afin qu’il puisse, par lui-même, décider du sens. Mon point de vue au fond s’exprime par le montage, qui est pour moi une forme d’écriture, et la structure du film. Pas par les mots », explique Wiseman

« Le titre, dont le sens est on ne peut plus transparent, fait office de panneau indicateur… vous êtes ici », écrit Laura Fredducci dans son introduction à l’essai  « Frederick Wiseman, à l’écoute ». Et à partir de cet « ici », Wiseman propose par ses images et la construction de son récit, une mise en lumière de la complexité du monde et des interelations entre ses personnages, des déterminismes sociaux, une sorte d’enquête ethnographique documentaire. 

https://youtube.com/watch?v=ZoEViyKlIhc%3Fsi%3DPLcAPx9P5dVWARxm

Les relations sociales sont une mise en scène

C’est le documentaire Titicut Follies (1967) qui a fait connaître Frederick Wiseman auprès du public américain (cinéphile). Diplômé de Yale, ce natif de Boston est juriste de formation. C’est dans cette université qu’il rencontra celle qui fut son épouse pendant 65 ans, Zipporah Batshaw Wiseman, juriste et universitaire, décédée en 2021. Après de longues études de droit pour tenter d’échapper au service militaire, raconte Laura Fredducci, Wiseman est revenu filmer cette chronique de la prison psychiatrique de Bridgewater dans le Massachussetts, qu’il avait maintes fois visitée avec ses étudiants. « Avant de devenir documentariste, j’étais professeur de droit. J’amenais certains de mes étudiants dans cet asile pour leur montrer les effets réels de la justice. Quand j’ai décidé de devenir cinéaste, c’est le premier sujet auquel j’ai pensé. Personne n’avait montré ce qu’il se passait dans ces prisons. J’avais envie de regarder cela : les violences, les rapports de force et la brutalité. De le montrer. Le titre du film fait référence à une comédie musicale. Chaque année, les prisonniers montaient une représentation pour un spectacle de fin d’année, et c’était ‘Titicut Folies’. Ce qui m’amusait c’est que mon film était précisément structuré comme une pièce de théâtre, divisé en actes. Et chaque acte racontait les exactions des gardiens contre les prisonniers. Choisir ce titre fut une sorte de blague, mais très ironique », explique Frederick Wiseman.

L’acteur Leonardo DiCaprio raconte qu’il s’est inspiré du documentaire pour son rôle de marshal dans le thriller Shutter Island de Martin Scorsese. Le film fut censuré à sa sortie. Wiseman avait eu l’autorisation de tourner du directeur de l’établissement qui souhaitait profiter du film pour alerter sur la précarité du lieu et son manque de moyen, ce qui ne fut pas du goût du gouverneur républicain du Massachussetts de l’époque.

Une petite équipe pour se fondre dans le dispositif

Frederick Wiseman travaille avec une toute petite équipe : un caméraman, un assistant et lui au son. Pas de lumière artificielle, du son direct. Le réalisateur est à la perche, tout à la fois concentré sur ce qu’il voit et disponible pour saisir ce qui survient, donnant parfois des indications de cadrage à son caméraman « par de petits gestes », raconte Laura Fredducci. Il raconte avoir aperçu le jeune Vladimir discuter avec un médecin, dans la cour de la prison psychiatrique, s’être rapproché et avoir commencé à filmer sans savoir qu’il y aurait là une des fortes séquences de Titicut Follies. Et ceux qu’il filme ne semblent pas se soucier de la présence de ces trois personnes qui se fondent dans leur paysage au fil des longues – parfois douze heures – séquences de tournage. Les éventuels regards caméra seront coupés au montage. Wiseman raconte qu’il filme toujours avec l’accord  de ses personnages et qu’il n’intervient jamais dans leur quotidien. « Je ne demande jamais aux gens de faire quelque chose pour moi », explique-t-t-il. J’ai donné quelques uns de mes films à voir aux danseuses du Crazy Horse avant de commencer le film, pour qu’elles connaissent mon travail et elles m’ont donné leur accord, raconte-t-il.

« Croit-il encore à ce mythe, jouer la mouche sur le mur avec sa caméra ? Il a peut-être commencé à y croire il y a des années, mais plus maintenant. Et Wiseman n’est la mouche sur le mur de personne. Personne à mon avis n’oublie tout à fait qu’il est filmé, à moins de dormir à poing fermé ou d’être ans le coma », écrit Marcel Ophuls à propos de son ami. « La plupart des mouches que je connais ne sont pas du tout conscientes, et j’aime à penser que je suis consciente à au moins 2 % », rétorquait Wiseman dans une interview au Guardian.

Mais la présence d’une équipe de tournage n’altère qu’à la marge l’attitude des personnes filmées quand ladite équipe passe des heures avec elles, d’autant que Wiseman dit discuter beaucoup avec ses personnages, démystifier la caméra, expliquer son travail. Les personnes filmées ne jouent que le rôle de leur vie, et c’est déjà suffisant comme ça, selon Wiseman. Faire société, c’est déjà jouer un rôle et ce qu’on appelle vérité n’est qu’une construction sociale.

« Quand je choisis un sujet, je ne sais pas d’avance si c’est un bon sujet ou non, si j’aurais assez de matière, si ça sera intéressant… c’est l’aspect Las Vegas du processus, un pari, on peut gagner mais on ne sait jamais d’avance » raconte Wiseman, à propos de Crazy Horse (2011). On peut noter au passage que Wiseman se plaît à filmer les corps en action, en particulier ceux qui se préparent au spectacle : le ballet, la danse (La danse à l’Opéra de Paris et Ballet sur l’American Ballet Theater et même Crazy Horse), la boxe (Boxing Gym)… Ce sont des chorégraphies qui supposent beaucoup de travail et de discipline et qu’il rend sensibles dans La danse : ces gestes, ces mouvements répétés à l’infini, la concentration des danseurs, le peu d’échanges entre des acteurs tendus vers leur objectif, se préparant à la représentation, à la performance.

Des heures de tournage, de l’importance du montage

« Là où j’ai le plus appris du cinéma, c’est en faisant le montage », raconte Wiseman dans le même entretien.Il emmagasine beaucoup de pellicule : onze semaines au Crazy Horse ont produit 150 heures de films suivies par treize mois de montage…  Il passera autant de temps de salle de montage où, dès la fin du tournage, il visionne tous les rushes, soigneusement identifiés. Il attribue aux séquences des étoiles (« comme le guide Michelin »), une, deux ou trois et la moitié est écartée. Puis il commence un pré-montage des séquences qui peuvent être dans le film – qui peut durer 6 ou 7 mois – et après, une fois qu’il a « toutes les séquences candidates » qu’il commence à « jouer avec la structure ». « Pour le montage, j’essaie morceau par morceau » : pas de montage dans l’abstrait, il faut tester pour voir si les séquences fonctionnent les unes à côté des autres, « les idées viennent quand on met par exemple la séquence 32 à côté de la 57, ça suggère telle ou telle chose ! ». La dernière phase du montage est consacrée au rythme des séquences et entre les séquences : l’avant-dernière version du film est de 30 à 40 mn plus longue que la version finale. Et, cerise sur le gâteau, il revoit tous les rushes au cas où quelque chose lui aurait échappé ! Pourquoi encore le montage est-il important (qu’il soit en pellicule ou en numérique) ? Parce qu’avec l’expérience du montage, on sait de quels plans on aura besoin lors d’un prochain tournage…

« Wiseman aime la vie et les gens »

Un film a deux niveaux : un premier niveau « littéral » avec un cadre, des personnages et des situations, et un deuxième niveau, apporté au moment du montage qui lui confère une autre dimension, plus abstraite, qui interroge sur le pourquoi de l’action et des interactions.  « J’essaye de faire le montage de manière à ce que tout ce que l’on voit s’explique », sans gommer l’ambiguïté du réel.

Pour lui, le débat sur le rapport du documentaire réel, si cher aux Français se moque-t-il (gentiment, lui le parfait francophone et francophile) est un faux débat. « Il y a un aspect fictionnel dans tous les films, par le montage et partiellement par la structure.  Il est évident que ce sont tous des films de fiction, sauf qu’il n’y a pas de scénario ni d’intervention dans les événements ».

« Wiseman aime la vie et les gens… (alors que moi, je pense qu’on peut s’intéresser aux gens sans forcément les aimer). Dans tous les films de Wiseman, on n’a rien pigé du tout si on ne veut pas comprendre qu’il aime les gens », écrit joliment Marcel Ophuls. Interrogé en 2011 sur son travail, Wiseman, lui-même féru de cinéma, déclarait espérer avoir appris, au bout de presque 40 films alors, à faire un film documentaire. Il laisse de fait une œuvre monumentale, abondamment étudiée et commentée, qui fait date dans l’histoire du cinéma américain, et du cinéma tout court. Un œuvre aussi qui crée société tant elle décloisonne et donne à connaître les rouages de l’institution. Une œuvre à laquelle, si l’on osait le plagier, on attribuerait sans hésiter cinq étoiles…

RFI

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À la UnePolitique

Après la prise d’Uvira, les États-Unis haussent le ton contre Kigali

by admin9775 16 février 2026
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Dans un entretien accordé à France 24, le conseiller spécial des États-Unis pour l’Afrique, Massad Boulos, a qualifié de « violation grave » la prise de la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo, par le M23, qu’il affirme soutenu par le Rwanda.

Selon lui, cette offensive constitue une entorse majeure à l’Accord de Washington signé en 2025. « Nous espérons pouvoir faire confiance au président Paul Kagame », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant que la confiance de Washington est désormais ébranlée.

Une escalade jugée inacceptable

Massad Boulos a indiqué que les États-Unis tiennent « le M23 et le Rwanda » pour responsables de cette escalade, même si les rebelles se sont partiellement retirés d’Uvira après une intervention diplomatique américaine, tout en conservant des positions aux alentours de la ville.

Il a rappelé que l’accord avait été conclu en présence de l’ancien président Donald Trump, engageant politiquement les trois chefs d’État concernés. Pour Washington, la violation d’un texte signé sous l’égide du président américain dépasse le simple incident diplomatique et constitue une rupture de confiance stratégique.

« Les États-Unis ne prendront pas cela à la légère », a averti le conseiller spécial, évoquant la possibilité de nouvelles sanctions. Il a rappelé que Washington avait déjà pris des mesures coercitives contre des individus et entités impliqués dans des circuits commerciaux illicites, ainsi que contre le général James Kabarebe. D’autres sanctions, y compris de niveau plus élevé, pourraient intervenir « dans un futur proche ».

Malgré les critiques américaines, Paul Kagame a affirmé ne pas se soucier d’éventuelles sanctions. « On a entendu ses déclarations… on verra », a réagi Massad Boulos, soulignant que Washington dispose d’outils supplémentaires pour faire pression.

Les États-Unis se sont dits « extrêmement déçus » par les violences, tout en rappelant que l’Accord de Washington ne constituait qu’un point de départ et que la paix dans la région reste « un processus » exigeant du temps et des engagements concrets sur le terrain.

Le Sahara occidental également au menu diplomatique

Au cours de l’entretien, Massad Boulos a également abordé la question du Sahara occidental, dossier traité par la diplomatie américaine en Afrique.

Les États-Unis ont récemment réuni à Madrid des représentants du Maroc, de la Mauritanie, de l’Algérie et du Front Polisario pour des discussions sur ce territoire disputé depuis un demi-siècle.

Le conseiller de Donald Trump a confirmé que Washington reconnaît le Sahara occidental comme territoire marocain, affirmant que « la position des États-Unis est très claire ». Il a néanmoins salué le rôle d’Alger, estimant que « l’Algérie apporte une aide précieuse », tout en soulignant qu’une solution durable devra être acceptée par l’ensemble des parties concernées.

L’évolution de la situation à Uvira, comme celle du dossier saharien, restera sous étroite surveillance de Washington dans les semaines à venir.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la UnePolitique

Martin Fayulu commémore les martyrs de la démocratie et dénonce une attaque contre son cortège

by admin9775 16 février 2026
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Le président Martin Fayulu, accompagné des cadres et militants de la coalition Lamuka, a pris part ce lundi à une grande célébration eucharistique organisée à la paroisse Saint-Joseph de Matonge, en mémoire des martyrs de la démocratie.

La cérémonie a rendu hommage aux chrétiennes et chrétiens dont les vies ont été brutalement fauchées lors de la répression menée sous le régime de Mobutu Sese Seko en 1992, alors qu’ils participaient à une marche pacifique réclamant la réouverture de la Conférence nationale souveraine (CNS). Trente-quatre ans après ces événements tragiques, profondément ancrés dans la mémoire collective, l’opposant congolais a réaffirmé son attachement aux idéaux de justice et de démocratie.

Fayulu dénonce une attaque violente

À l’issue de la messe du 16 février, Martin Fayulu a toutefois dénoncé des actes de violence visant son cortège et le siège du parti ADDCONGO, formation dirigée par Prince Epenge.

« Inacceptable ! Aujourd’hui après la messe du 16 février à Saint-Joseph, les éléments de la “Force du Progrès” ont attaqué mon cortège et le siège de l’ADDCONGO de P. Epenge. Des membres de Lamuka ont été sauvagement blessés à la machette. La violence n’a pas sa place en politique », a-t-il déclaré.

Ces accusations interviennent dans un climat politique tendu, alors que la date du 16 février demeure symbolique pour de nombreux acteurs politiques et mouvements citoyens en République démocratique du Congo.

Aucune réaction officielle des personnes mises en cause n’était disponible dans l’immédiat.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Paie des fonctionnaires : le gouvernement brise les rumeurs et assure que tout est sous contrôle

by admin9775 16 février 2026
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Réunie à la Primature sous la présidence de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, la conjoncture économique a conclu que la situation reste maîtrisée et que le Gouvernement dispose des moyens pour honorer ses engagements.

La situation économique demeure maîtrisée et le processus de paiement des agents de l’État évolue normalement. C’est la principale conclusion de la réunion extraordinaire de la Conjoncture économique tenue à la Primature, sous la présidence de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka.

Ont pris part à cette séance de travail le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, le ministre du Budget, Adolphe Muzito, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, ainsi que le gouverneur de la Banque Centrale du Congo, André Wameso.

De nouvelles mécanisations à la base du paiement progressif

À l’issue de la réunion, le ministre des Finances a souligné que « la situation est sous contrôle » et que le Gouvernement dispose des moyens nécessaires pour honorer ses engagements.

Doudou Fwamba a expliqué que le paiement des salaires, entamé avant le 28 janvier, a connu un léger décalage lié aux réalités techniques du premier trimestre. « Tous les fonctionnaires savent qu’au mois de janvier, de nouvelles mécanisations et des mises à jour doivent être opérées. Ces ajustements, combinés à certaines contraintes sécuritaires, ont conduit l’État à adopter une stratégie de paiement progressif », a-t-il précisé.

Selon lui, contrairement aux rumeurs relayées ces derniers jours, les rémunérations des services prioritaires ont été versées avant le 28 janvier 2026. Il s’agit notamment des éléments des Forces armées, de la Police nationale congolaise ainsi que des enseignants pris en charge par la DINACOPE pour la ville-province de Kinshasa.

Clôture annoncée dans les 72 heures

Pour les autres catégories d’agents publics, le processus de paiement s’est poursuivi au-delà du 28 janvier en raison du glissement technique observé. Les médecins, a-t-il indiqué, ont déjà été payés la semaine précédente.

« Je pense que dans les 72 heures, nous allons clôturer les opérations de paie du mois passé », a affirmé le ministre des Finances, se voulant rassurant.

Les autorités assurent ainsi qu’il ne s’agit pas d’un problème structurel, mais d’un ajustement administratif et technique propre au début d’exercice budgétaire. Le Gouvernement entend intégrer ces paramètres pour améliorer la fluidité des prochaines opérations de paie et maintenir la stabilité macroéconomique du pays.

Par ailleurs, 59 millions USD ont été déboursés en 2025 pour le programme PDL-145 Territoires, qui reste prioritaire en 2026 sous l’impulsion du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Par Marius Bopenga
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