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À la Une

À la UnePolitique

À Paris, le Chef de l’État alerte la communauté internationale sur une urgence sécuritaire, humanitaire et de paix dans l’Est de la RDC

by admin9775 1 novembre 2025
written by admin9775

Ce jeudi à Paris, en France, le Chef de l’État Félix Tshisekedi s’est exprimé à la Conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs.

Dans son allocution, le Président de la République Démocratique du Congo (RDC) a présenté la situation sécuritaire et humanitaire prévalant dans l’Est. Il a appelé les dirigeants du monde ainsi que les partenaires à s’impliquer pour l’application effective de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, avant de formuler d’autres demandes à caractère humanitaire.

Le Chef de l’État est revenu sur l’intensification des violences depuis le début de l’année 2025, à la suite des offensives menées par l’AFC/M23 et l’armée rwandaise dans les zones densément peuplées, provoquant des affrontements meurtriers et des déplacements massifs.

Pour le Président Tshisekedi, cette situation « n’est pas une crise passagère mais une tragédie prolongée qui a déplacé des millions de femmes, d’hommes et d’enfants, détruit des vies, brisé des familles, affaibli le tissu social et compromis l’avenir de toute une génération ».

Pour pallier cette crise sécuritaire et humanitaire, le Président Tshisekedi estime qu’il n’y a qu’une solution : l’application effective de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies qui exige le retrait immédiat de l’AFC/M23 et des Forces armées rwandaises. « Toute paix durable commence par la fin de l’occupation d’une partie du territoire congolais. Là-dessus, il ne peut y avoir ni double langage, ni compromis moral », a-t-il déclaré.

Le Chef de l’État a formulé trois demandes et trois offres : l’accès humanitaire immédiat sécurisé, grâce aux voies humanitaires sûres, pour acheminer des soins, de la nourriture, de l’eau et une assistance psychologique aux populations prises aux pièges.

Faisant un plaidoyer pour un financement massif, rapide et traçable, le Président de la République a rappelé que « le plan de réponse humanitaire des Nations Unies pour l’année 2025 prévoyait 2,24 milliards de dollars américains destinés à l’assistance vitale de plus de 20 millions de personnes en RDC ».

Face à la crise sécuritaire et humanitaire majeure dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), la Conférence de Paris vise, outre l’obtention de l’urgence humanitaire, à replacer la RDC au centre du débat international et à mobiliser la communauté internationale autour d’une paix juste, durable et conforme au droit international.

Celcom_Présidence_RDC

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Sahara occidental: le Conseil de sécurité de l’ONU apporte son soutien au plan marocain

by admin9775 31 octobre 2025
written by admin9775

Le Conseil de sécurité de l’ONU a apporté vendredi son soutien au plan marocain d’autonomie du Sahara occidental. Malgré l’opposition de l’Algérie – qui a refusé de participer au vote –, ce plan a été estimé comme la solution « la plus réalisable » pour le territoire disputé.

À l’initiative des États-Unis de Donald Trump, le Conseil de sécurité de l’ONU a apporté, vendredi 31 octobre, son soutien au plan marocain d’autonomie du Sahara occidental, qu’il estime être la solution « la plus réalisable » pour le territoire disputé, malgré l’hostilité de l’Algérie – une décision saluée comme un « changement historique » par le roi Mohammed VI.

« Nous ouvrons un nouveau chapitre victorieux dans le processus de consécration de la marocanité du Sahara, destiné à clore définitivement ce dossier », a affirmé le souverain marocain dans un discours, lors duquel il a fait part de son « immense fierté ».

Le Sahara occidental, colonie espagnole jusqu’en 1975, est contrôlé en majeure partie par le Maroc mais considéré comme un territoire non autonome par les Nations unies. Un conflit y oppose Rabat aux indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l’Algérie.

Jusqu’alors, le Conseil de sécurité pressait le Maroc, le Polisario, l’Algérie et la Mauritanie de reprendre des négociations – interrompues depuis 2019 – pour parvenir à une « solution politique réalisable, durable et mutuellement acceptable ».

Mais à l’initiative des Américains, en charge de ce dossier au Conseil, la résolution adoptée par 11 voix pour, aucune contre et trois abstentions – l’Algérie ayant refusé de participer au vote – prend position pour le plan présenté par Rabat en 2007 : une autonomie sous souveraineté marocaine pour ce vaste territoire désertique, riche en phosphate et aux eaux poissonneuses.

Le texte note le « soutien exprimé par de nombreux États membres » au plan marocain et estime qu' »une véritable autonomie sous souveraineté marocaine pourrait représenter la solution la plus réalisable ».

Dans ce contexte, il appelle le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et son émissaire sur ce dossier, Staffan de Mistura, à mener des négociations « sur la base » de ce plan pour parvenir à un accord mutuellement acceptable.

Le Front Polisario veut un référendum

« Mon pays n’a pas participé au vote sur ce projet de résolution. Par cette absence et en toute responsabilité, l’Algérie a tenu à illustrer sa prise de distance avec un texte qui ne reflète pas fidèlement, qui ne reflète pas suffisamment la doctrine onusienne en matière de décolonisation », a réagi l’ambassadeur algérien Amar Bendjama.

« Le texte est en deçà des attentes et des aspirations légitimes du peuple du Sahara occidental représenté par le Front Polisario », qui « depuis plus de 50 ans résiste pour avoir, lui seul, son mot à dire sur son propre destin », a-t-il ajouté.

Le ministre des Affaires étrangères du Polisario, Mohamed Yeslem Beissat, a récemment indiqué à l’AFP que le mouvement indépendantiste serait prêt à accepter ce plan, mais uniquement si la population sahraouie le validait par référendum.

L’Algérie, en revanche, s’est toujours opposée à cette idée.

Alger a regretté en avril la réaffirmation par Washington de son soutien à Rabat. Et ses relations avec Paris sont au plus bas depuis l’été 2024 et la reconnaissance par la France du plan marocain.

« Plus de détails »

Après l’annonce spectaculaire en 2020 par Donald Trump du soutien américain à cette proposition en échange d’une normalisation de ses relations avec Israël, le Maroc a obtenu successivement l’appui d’une série de pays, dont l’Espagne, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Lors d’une réunion à huis clos du Conseil de sécurité début octobre, Staffan de Mistura, saluant les « efforts diplomatiques » américains sur ce conflit, avait répété ses inquiétudes sur le « flou » du plan marocain, selon le texte de son discours vu par l’AFP.

« Il est désormais crucial que le Maroc donne plus de détails et développe sa proposition », y compris concernant le « principe d’autodétermination » du peuple sahraoui, avait-il insisté.

La résolution adoptée vendredi prolonge d’autre part d’un an la mission de maintien de la paix de l’ONU au Sahara occidental (Minurso).

Une précédente version du texte vue par l’AFP prévoyait seulement six mois d’extension mais la version votée prolonge finalement la mission pour un an, demandant toutefois au secrétaire général d’en réaliser d’ici six mois une « évaluation stratégique ».

AFP

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À la UnePolitique

Conférence de Paris: un élan diplomatique salué, mais des promesses encore à concrétiser dans les Grands Lacs

by admin9775 31 octobre 2025
written by admin9775

À Paris, le président Emmanuel Macron a annoncé la mobilisation de plus de 1,5 milliard d’euros en faveur des populations les plus vulnérables de la région des Grands Lacs, à l’issue de la Conférence de soutien à la paix et à la prospérité organisée jeudi 30 octobre.

Cette rencontre, qui a réuni plusieurs dizaines de pays et d’organisations internationales, visait à relancer les efforts diplomatiques et humanitaires dans une région en proie à des décennies de conflits.

Des promesses importantes, mais des contours encore flous

La première réussite de la conférence tient à la mobilisation financière : 1,5 milliard d’euros promis. Mais dans le détail, le chiffre mérite d’être nuancé. Sur ce montant, environ 500 millions d’euros avaient déjà été engagés cette année, et une partie correspond à des promesses anciennes, réaffirmées à l’occasion du sommet.

Le fonds annoncé comprend plusieurs volets : de l’aide humanitaire d’urgence, du soutien au développement et des efforts de paix dans la région. Reste une question essentielle : quand ces fonds seront-ils effectivement disponibles ? L’échéancier n’a pas encore été précisé, reconnaissent plusieurs acteurs humanitaires.

Malgré ces zones d’ombre, les ONG saluent une réussite politique. La conférence a permis de remettre la crise à l’agenda international. Plus de 70 délégations étaient présentes, dont toutes les grandes puissances occidentales, et plusieurs États ont annoncé des financements additionnels.

« La Conférence de Paris a envoyé un signal important : au niveau des discours et des promesses, la solidarité internationale envers les populations de la RDC reste vivante. Les annonces financières, bien qu’une partie soit en réalité un recyclage d’engagements anciens, et les proclamations diplomatiques sont bienvenues. Cependant, elles n’auront de sens que si elles se traduisent par des mesures concrètes sur le terrain – en commençant par la levée immédiate de tous les obstacles administratifs et logistiques qui étouffent la réponse humanitaire », souligne Luc Lamprière, directeur du Forum des ONGI en RDC.

La réouverture partielle de l’aéroport de Goma

Présent à Paris, le président congolais Félix Tshisekedi a annoncé un plan d’aide d’urgence pour la reconstruction du Nord et du Sud-Kivu, évalué à cinq milliards de dollars à mobiliser d’ici à 2026, « une fois que le conflit aura pris fin ».

Il n’a toutefois pas précisé les sources de financement de ce plan, se limitant à indiquer qu’une loi encadrerait l’orientation du fonds.

Autre annonce marquante : Emmanuel Macron a évoqué la réouverture prochaine de l’aéroport de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo. L’aéroport n’est plus utilisé depuis janvier, après la prise de la ville par l’AFC/M23. La zone avait alors été le théâtre de violents affrontements entre les rebelles soutenus par Kigali et l’armée congolaise.

Le président français n’a pas annoncé une réouverture complète, mais une reprise progressive pour des vols humanitaires de jour, opérés par des avions de petits gabarits. « Ces accès sont indispensables. Ils seront faits dans le respect de la souveraineté congolaise afin que les premiers vols humanitaires puissent reprendre sans délai. Ils seront complétés par des corridors et accès humanitaires, par exemple ceux venant depuis le Burundi », a-t-il précisé.

Des réactions contrastées

Cette annonce a provoqué de vives réactions. Pour Corneille Nangaa, coordonnateur de l’AFC/M23, dont le mouvement n’a pas été invité à la conférence, la décision est « inopportune, déconnectée de la réalité du terrain et prise sans consultation préalable ».

Du côté du Rwanda, le ton est tout aussi critique. Le ministre des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, estime que « ce n’est pas à Paris qu’on va décider de la réouverture de l’aéroport de Goma » et que « cette réouverture ne peut se faire dans le contexte sécuritaire actuel ».

Interrogé sur une éventuelle concertation avec l’AFC/M23, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a précisé que « cette conférence internationale a été l’occasion d’accélérer les discussions sur ce sujet, qui vont se poursuivre dans le cadre de la médiation du Qatar, avec une impulsion nouvelle donnée ici, depuis Paris ».

Appel de Kinshasa à la communauté internationale

En clôture de la conférence, Félix Tshisekedi a appelé à « un accès humanitaire immédiat, sécurisé et garanti ». Le président congolais a également exhorté les participants à exiger « le retrait de l’AFC/M23 des zones qu’il occupe, ainsi que celui des forces étrangères du territoire congolais ».

La Conférence de Paris a réussi à rallumer la flamme diplomatique, à rappeler l’urgence humanitaire et à mobiliser des promesses substantielles. Mais le passage des promesses aux actes reste le défi central, tant pour la France que pour les partenaires régionaux et les bailleurs.

RFI

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À la UnePolitique

Souveraineté nationale : Patrick Muyaya rectifie Emmanuel Macron sur la réouverture de l’aéroport de Goma

by admin9775 31 octobre 2025
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Paris/Kinshasa, 30 octobre 2025 – Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a apporté une correction ferme aux déclarations du président français Emmanuel Macron concernant la réouverture de l’aéroport de Goma, en marge de la Conférence internationale sur la crise humanitaire dans les Grands Lacs.

Une réaffirmation claire de la souveraineté congolaise

Dans une déclaration sans équivoque, le ministre de la Communication a affirmé : « Il ne saurait être question que des décisions aussi sensibles soient prises sans l’aval du gouvernement congolais. L’aéroport de Goma ne sera rouvert qu’avec l’autorisation expresse des autorités nationales. » Cette prise de position intervient alors que le président français s’était exprimé sur le sujet lors de la conférence de Paris.

Des conditions strictes pour une éventuelle réouverture

Patrick Muyaya a précisé les modalités qui encadreraient toute reprise des activités aériennes à Goma :

  • Ouverture exclusive aux vols humanitaires
  • Autorisation d’opérer uniquement de jour
  • Contrôle rigoureux par les services compétents congolais

Dénonciation du « cynisme » autour de la détresse humaine

tout en saluant l’engagement des partenaires internationaux, dont les présidents Macron et Gnassingbé, le ministre a dénoncé avec force « le cynisme et le marchandage autour de la détresse humaine ». Il a cependant assuré que « les agitations actuelles ne remettront pas en cause la solidarité exprimée envers les millions de femmes et d’enfants congolais frappés par la guerre ».

Solution alternative pour l’aide humanitaire

Le ministre a annoncé que les déplacés congolais réfugiés au Burundi bénéficieront d’une assistance humanitaire acheminée via l’aéroport de Bujumbura, dans le cadre de la coordination régionale issue de la Conférence de Paris.

Contexte stratégique complexe

Cette prise de position intervient dans un contexte où le M23, par la voix de Bertrand Bisimwa, conditionne la réouverture de l’aéroport aux négociations de Doha, affirmant qu’« il n’y a plus d’urgence humanitaire dans la région ». Les rebelles s’opposent à la réouverture principalement pour des raisons militaires, craignant de perdre leur bouclier antiaérien qui les protège des frappes des FARDC.

La position de Kinshasa reflète ainsi la difficile équation entre l’impératif humanitaire et la préservation de la souveraineté nationale dans un contexte de conflit militarisé où chaque partie utilise l’accès aérien comme levier stratégique.

Par Pascal Kabeya
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À la UneOuvrages

Présentation de l’ouvrage « Groupe CIDE solidarité : leadership et économies positives » du Dr Michel Muvudi

by admin9775 31 octobre 2025
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Il est annoncé la parution de l’ouvrage de référence « Groupe CIDE solidarité : leadership et économies positives » du Dr Michel Muvudi. Cet ouvrage de 275 pages constitue un travail de capitalisation d’expérience autour de la plateforme du Groupe Compétence Intelligence Développement et Expertise (CIDE), un réseau de solidarité pour le développement humain créé en juin 2016.

L’ouvrage a pour objet de présenter :

  • La vision, les idées directrices et la structuration organisationnelle du Groupe CIDE.
  • Plus de soixante témoignages de personnes impactées par ses actions.
  • Une analyse démontrant le rôle de l’acquisition de savoirs, d’expériences, de compétences et du développement de réseaux de solidarité dans le changement socio-économique en Afrique.

Le Groupe CIDE, qui compte plus de 200 000 membres et opère via des Programmes Intelligents Collaboratifs (PIC), intervient dans les domaines de la formation continue, l’éducation, la santé, l’entrepreneuriat et la promotion des valeurs. Il est défini comme une organisation non politique, non confessionnelle et bénévole.

Le Dr Michel Muvudi, fondateur et promoteur, est Docteur en médecine, titulaire d’un MPH, d’un MBA et actuellement Doctorant en leadership. Avec près de 25 ans d’expérience en couverture sanitaire universelle et occupant le poste de spécialiste principal en santé à la Banque mondiale, il est l’auteur de plus de dix ouvrages et a été décoré de deux médailles d’or civique.

Modalités d’acquisition :
L’ouvrage est disponible sur commande en contactant le numéro suivant : +243 81 54 52 055.

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À la UnePolitique

Martin Fayulu met en garde contre les priorités de la Conférence de Paris sur l’Afrique centrale

by admin9775 30 octobre 2025
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Paris, 29 octobre 2025 – À la veille de la Conférence de Paris consacrée à la situation en Afrique centrale, l’opposant congolais Martin Fayulu a exprimé ses craintes quant aux priorités de cette rencontre internationale. Le leader de l’ECiDé estime que les discussions doivent se concentrer sur l’urgence humanitaire et sécuritaire plutôt que sur les projets d’intégration économique.

« Ne pas se tromper de priorités »

Dans une déclaration ferme, Martin Fayulu a averti : « Il est à craindre que l’on se trompe de priorités. La Conférence de Paris devra se consacrer aux questions humanitaires, au cessez-le-feu et à la mise en œuvre de la résolution 2773. L’intégration économique régionale ne pourrait se bâtir sans la paix et la souveraineté des États. »

La paix comme préalable indispensable

Pour l’ancien candidat à la présidentielle, les discussions économiques envisagées lors du sommet ne peuvent porter leurs fruits que si les bases fondamentales – paix, stabilité et respect de la souveraineté nationale – sont d’abord assurées. « Sans paix, il ne peut y avoir ni développement durable ni intégration régionale crédible », a-t-il martelé.

Contexte de crise humanitaire aiguë

M. Fayulu rappelle que la région traverse une crise humanitaire et sécuritaire majeure, marquée par des violences persistantes dans l’est de la République démocratique du Congo et des tensions entre plusieurs pays voisins. Dans ces conditions, il estime que la communauté internationale doit concentrer ses efforts sur :

  • La protection des populations civiles
  • Le rétablissement d’un cessez-le-feu effectif
  • La mise en œuvre intégrale de la résolution 2773 des Nations unies

Une initiative internationale d’envergure

Rappelons que cette conférence, portée par la France et co-présidée par le Togo, vient appuyer les efforts diplomatiques déjà engagés à Doha et à Washington. Des acteurs politiques et humanitaires issus d’une cinquantaine de pays doivent se réunir ce jeudi 30 octobre 2025 pour analyser la crise humanitaire dans la région des Grands Lacs.

La position de Martin Fayulu reflète les préoccupations de nombreux observateurs qui craignent que les urgences immédiates ne soient reléguées au second plan au profit de visions économiques à long terme, dans une région où des millions de civils continuent de souffrir des conséquences des conflits armés.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Aimé Boji désigné candidat unique de la majorité pour la présidence de l’Assemblée nationale

by admin9775 30 octobre 2025
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Kinshasa, 29 octobre 2025 – Aimé Boji Sangara Bamanyirwe, élu de Walungu (Sud-Kivu) et ancien ministre de l’Industrie, a été officiellement désigné ce mercredi comme candidat unique de la majorité présidentielle pour briguer la présidence de l’Assemblée nationale. L’annonce a été faite par André Mbata, Secrétaire Permanent de l’Union Sacrée de la Nation (USN), mettant fin à plusieurs semaines de tractations au sein de la coalition au pouvoir.

Un choix consensuel sous l’égide de Tshisekedi

André Mbata a précisé aux médias que cette décision était le fruit d’un « consensus autour de l’autorité de référence de la plateforme, M. Tshisekedi ». Les onze autres prétendants au poste ont été invités à soutenir cette candidature, qui doit succéder à Vital Kamerhe à la tête de l’institution parlementaire.

Des résistances au sein de la majorité

La désignation d’Aimé Boji n’a pas fait l’unanimité. Plusieurs députés ont exprimé leurs réserves, dénonçant une violation du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Le député Willy Mishiki Buhini a notamment contesté la légitimité d’un candidat provenant directement du gouvernement, soulignant les tensions persistantes autour de cette succession.

Un candidat qui mise sur son expérience

Lors du dépôt de sa candidature, Aimé Boji avait mis en avant son parcours unique : « J’ai siégé dans cette maison pendant plus de 13 ans, j’apporte aussi une expérience de l’exécutif, j’étais membre du gouvernement et donc ces deux expériences me mettent dans de très bonnes dispositions pour bien diriger cette maison. »

Sans dévoiler le détail de son programme, l’élu de Walungu a promis de « travailler avec assiduité et dans un esprit patriotique pour donner le meilleur de [lui]-même à l’avantage de notre chambre et de notre pays ».

Enjeux institutionnels

L’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale intervient dans un contexte particulier où la session budgétaire de septembre « tourne au ralenti », selon les observateurs, grignotant un temps précieux qui aurait pu être consacré à des matières essentielles pour la vie nationale.

Le poste de rapporteur adjoint, également vacant, devrait quant à lui revenir à l’opposition parlementaire, conformément à la tradition de partage des postes au sein du bureau de l’Assemblée nationale.

Cette désignation marque une étape cruciale dans la recomposition des équilibres politiques au sein de la majorité présidentielle, alors que le Parlement s’apprête à jouer un rôle déterminant dans les prochains mois sur des dossiers sensibles, notamment la mise en œuvre des réformes économiques et le suivi de la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Tshisekedi rend hommage à Mgr Munzihirwa et assure l’Est de son soutien indéfectible

by admin9775 30 octobre 2025
written by admin9775

Kinshasa, 29 octobre 2025 – À l’occasion du 29ᵉ anniversaire de l’assassinat de Mgr Christophe Munzihirwa, ancien archevêque de Bukavu, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a adressé un message poignant aux populations du Nord et Sud-Kivu, mêlant hommage aux martyrs, reconnaissance des souffrances et promesse d’un avenir pacifié.

Hommage aux figures emblématiques de la résistance

Dans son allocution, le chef de l’État a salué la mémoire de Mgr Munzihirwa, assassiné en 1996, le décrivant comme « le premier d’une longue lignée de Congolais tombés pour avoir défendu la vérité et la souveraineté du pays ». Il a également évoqué les figures de Mgr Emmanuel Kataliko et Mgr Kambale Mbogha, d’autres prélats victimes des violences des rébellions dans l’Est.

Octobre, mois des « cicatrices de l’histoire »

Pour Félix Tshisekedi, le mois d’octobre symbolise les « cicatrices de l’histoire » du Kivu, marquée par « trois décennies d’agressions, de déplacements forcés et d’occupations », mais aussi par « la résilience d’un peuple resté debout ». Il a souligné que le processus de béatification de Mgr Munzihirwa, en cours à Rome, incarne une exigence morale : « dire la vérité, protéger les plus faibles et refuser toute forme de compromission ».

Reconnaissance des forces de défense

Le président a rendu hommage aux Forces armées, aux services de sécurité, aux leaders religieux et coutumiers, ainsi qu’aux jeunes résistants Wazalendo pour leur engagement dans la défense du territoire national.

Message d’espoir et de solidarité

S’adressant directement aux habitants des zones conflictuelles, Félix Tshisekedi a assuré : « L’État ne vous a pas oubliés. Ce que vous vivez à l’Est n’est pas votre problème, c’est le nôtre à tous. Tant qu’une seule partie du territoire souffre, c’est la République entière qui souffre. »

Engagement pour la paix

Sur le plan politique et diplomatique, il a affirmé poursuivre les démarches pour « un cessez-le-feu durable, le retrait des forces étrangères et le retour des déplacés dans la dignité ». Concluant sur une note résolument optimiste, il a déclaré : « La paix n’est plus une promesse lointaine. Elle est une direction, et nous y allons. La République est avec vous. L’État est avec vous. Je suis avec vous. »

Ce message intervient dans un contexte sécuritaire encore volatile dans l’Est de la RDC, mais témoigne de la volonté présidentielle de maintenir un lien direct avec les populations éprouvées de cette région.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

L’adjudante Sarah Ebabi évite la prison avec une peine avec sursis dans l’affaire des photos en uniforme

by admin9775 30 octobre 2025
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Kinshasa, 29 octobre 2025 – Le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Gombe a rendu son verdict ce mercredi dans l’affaire de l’adjudante Sarah Ebabi, poursuivie pour avoir posé en tenue militaire lors d’une séance photo privée avec son fiancé. La juridiction a condamné la militaire à 12 mois de servitude pénale principale avec sursis total, signifiant qu’elle n’effectuera pas de peine d’emprisonnement sauf en cas de récidive dans l’année à venir.

Un verdict clément face à des réquisitions sévères

Le jugement contraste fortement avec la peine de 10 ans de prison requise par le ministère public, qui estimait que le comportement de l’adjudante Ebabi constituait une « violation des consignes » et « portait atteinte à l’image des FARDC ». Les faits remontaient à la publication sur les réseaux sociaux d’images montrant la militaire en uniforme dans un contexte non professionnel, lors des préparatifs de son mariage.

La défense de l’adjudante entendue

L’adjudante Sarah Ebabi avait reconnu avoir pris les photos à titre personnel mais avait nié être à l’origine de leur diffusion publique, affirmant qu’elles avaient été publiées sans son consentement par le gérant d’un studio photo. Le tribunal a finalement retenu des circonstances atténuantes, privilégiant une sanction symbolique qui rappelle le devoir de réserve des militaires tout en tenant compte du caractère privé des faits reprochés.

Une décision saluée sur les réseaux sociaux

Sur les plateformes numériques, de nombreux Congolais ont accueilli favorablement le verdict, le qualifiant d' »équilibré » et estimant qu’une peine sévère aurait été « disproportionnée » pour ce qu’ils considèrent comme une simple « erreur de jugement ».

Leçon pour l’institution militaire

Cette affaire, qui a captivé l’opinion publique pendant plusieurs semaines, sert de rappel sévère au sein des FARDC : la discipline militaire s’étend au-delà de la caserne et les médias sociaux peuvent transformer un geste intime en faute professionnelle. Si Sarah Ebabi n’ira pas en prison, elle reste sous la surveillance de la justice militaire pour les douze prochains mois, avec l’obligation de faire preuve d’une conduite irréprochable.

Le verdict met fin à une procédure qui avait suscité un vif débat entre les partisans d’une stricte application du règlement militaire et ceux prônant la prise en compte des circonstances atténuantes dans un cas relevant de la sphère privée.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Soudan: les armes émiriennes, facteur décisif dans la chute d’El-Fasher

by admin9775 29 octobre 2025
written by admin9775

Le Wall Street Journal s’appuie sur plusieurs agences de renseignement américaines pour affirmer que les Émirats arabes unis avaient accéléré cette année leurs fournitures d’armes aux Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan, pays sous embargo international en ce qui concerne les livraisons d’armes. 

Selon le journal américain, Abou Dhabi a livré des drones chinois sophistiqués « à une importante milice soudanaise », renforçant ainsi « un groupe accusé de génocide et jetant de l’huile sur le feu dans un conflit qui a créé l’une des pires crises humanitaires au monde ».

Des armes livrées par les Émirats arabes unis

Selon d’autres informations fondées sur le renseignement soudanais, et qui vont dans le même sens que les affirmations du journal américain, 52 vols cargo ont transmis du matériel militaire vers l’Est et le Sud libyens, dirigés par le maréchal Khalifa Haftar, allié des Émirats, entre le 2 et le 27 octobre. Ces armes ont été acheminées ensuite par voie terrestre, vers le Darfour, comme depuis le début de la guerre.

Ces vols partaient de l’aéroport de Bosaso en Somalie ou d’aéroports aux Émirats. Il s’agit d’appareils cargos de transport militaire : des Ilyushin II-76 ou des Boeing 747. Ces avions dépendent d’Abou Dhabi ou de Khalifa Haftar. Ils atterrissent à la base el-Khadem à Benghazi ou à al-Koufra dans le Sud-Est libyen.

Libya Osint a récemment repéré cinq avions-cargos à l’aéroport militaire d’al-Koufra, non loin de là, où il y a un camp de ravitaillement et de repos pour les FSR. Ce camp a été investi la semaine dernière par les combattants de l’ANL. Quant aux drones, il s’agit, selon nos informations, de la marque chinoise Sunflower, dont la portée pourrait atteindre 2 000 kilomètres. Ce sont ces mêmes drones qui ont visé la semaine dernière l’aéroport de Khartoum le 23 octobre, un jour avant sa réouverture.

La Libye pointée du doigt

Depuis la chute d’El-Fasher, plusieurs sources au Soudan pointent du doigt la Libye, affirmant que les drones qui ont frappé la localité venait de l’extérieur du pays. L’observateur soudanais Machad affirme que sept des drones qui ont visé El-Fasher le 26 octobre, ont été lancés depuis la Libye.

Par ailleurs, à plusieurs reprises, des véhicules militaires Spartan 2-Mav fabriqués aux Émirats ont été vues sur le terrain au Kordofan et au Darfour. Certains sont passés lors des combats aux mains de l’armée régulière lors des combats. D’autres types d’armes sophistiqués venant d’Abou Dhabi ont été détruits autour d’El-Fasher et de Nyala, comme les systèmes de défense et antiaérien et les systèmes de brouillage.

Un rapport récent exposé devant l’ONU a démontré que des armes britanniques et des moteurs de véhicules militaires exportés par Abu Dhabi ont été utilisées par sur les tanks Nemr fabriqués aux Émirats et retrouvés sur le terrain en Libye. L’information a été révélée dans le quotidien The Guardian.

RFI

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29 octobre 2025 0 comments
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