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À la Une

À la UneProvince

Les FARDC poursuivent leur contre-offensive à Minembwe et reprennent plusieurs positions stratégiques

by admin9775 26 juin 2026
written by admin9775

– Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) poursuivent leur contre-offensive dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu et ont enregistré de nouvelles avancées autour de Minembwe. Selon des sources concordantes de la société civile, de la population locale et des milieux sécuritaires, les forces gouvernementales ont repris plusieurs positions stratégiques jusque-là occupées par la coalition M23/Twirwaneho, malgré l’utilisation de drones attribués à l’armée rwandaise.

D’après ces sources, les FARDC ont repris, dans la soirée de mercredi, le contrôle de Kalingi 1 et Kalingi 2, obligeant les combattants du M23/Twirwaneho à se replier vers Minembwe-Centre.

Les mêmes sources indiquent également que les forces loyalistes contrôlent désormais les collines stratégiques d’Idjafi, de Kawera et de Kitave (Kitavi), des hauteurs qui dominent l’agglomération de Minembwe et offrent un avantage tactique important dans la conduite des opérations militaires.

La reprise de la colline de Kitave ainsi que du village de Kawera, à l’issue d’intenses affrontements, permet aux FARDC de se rapprocher davantage de Minembwe-Centre, considéré comme un point névralgique dans cette partie du territoire national.

Cette progression intervient quelques jours après la reconquête de plusieurs positions sur l’axe Kitavi-Irundu, renforçant progressivement le dispositif militaire des forces gouvernementales dans la région.

Sur place, des habitants rapportent des mouvements de repli de la coalition rebelle vers Minembwe-Centre, tandis que des combats demeurent signalés dans certaines localités périphériques, où les opérations militaires se poursuivent.

Selon des sources sécuritaires, les FARDC poursuivent leurs manœuvres afin de consolider les positions reconquises, sécuriser les populations civiles et rétablir progressivement l’autorité de l’État dans cette zone des Hauts-Plateaux du Sud-Kivu.

Ces informations n’ont toutefois pas fait l’objet d’une confirmation indépendante, et la coalition M23/Twirwaneho n’a pas réagi officiellement à ces affirmations. La situation sur le terrain demeure évolutive.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la UneSociété

Affaire Rebo Tchulo : son avocat dément toute intervention auprès du gouvernement

by admin9775 26 juin 2026
written by admin9775

Alors que le procès portant sur les actes de torture présumés infligés à son ancien chauffeur se poursuit devant la juridiction militaire, la chanteuse Rebo Tchulo dément toute tentative d’intervention auprès des autorités pour influencer la procédure judiciaire.

Dans une mise au point, son avocat, Me Kabengela, a rejeté les rumeurs relayées sur les réseaux sociaux et dans certains milieux de l’opinion, selon lesquelles l’artiste aurait sollicité l’appui de membres du gouvernement.

« Rebo Tchulo n’a jamais été en contact avec un membre du gouvernement pour solliciter un appui ou une quelconque faveur dans cette affaire », a déclaré l’avocat.

Selon le conseil de la chanteuse, sa cliente demeure pleinement disposée à collaborer avec la justice afin que les faits soient établis dans le strict respect de la loi. Il a souligné que Rebo Tchulo souhaite que la procédure suive son cours normal, sans influence, pression ou intervention extérieure.

Cette clarification intervient dans un contexte où cette affaire continue de retenir l’attention de l’opinion publique. Les prochaines audiences devraient permettre à la juridiction militaire d’examiner l’ensemble des éléments versés au dossier avant de rendre sa décision.

Par Pascal Kabeya
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À la UneNouvelles nécrologiques

RDC : décès du Dr Marcel Mukengeshayi Kupa, figure de la santé publique congolaise

by admin9775 26 juin 2026
written by admin9775

Le monde de la santé en république démocratique du congo est en deuil après le décès du Dr Marcel Mukengeshayi Kupa, ancien Secrétaire général au ministère de la Santé publique.

Disparu le lundi 22 juin 2026 au Maroc, où il séjournait, il laisse le souvenir d’un haut fonctionnaire qui a consacré une grande partie de sa carrière au renforcement du système de santé congolais.

Figure respectée de l’administration sanitaire, le Dr Marcel Mukengeshayi Kupa a occupé d’importantes responsabilités au sein du ministère de la Santé publique, contribuant à la mise en œuvre de plusieurs politiques de santé et au fonctionnement des services publics du secteur.

En attendant le rapatriement de sa dépouille mortelle en République démocratique du Congo, le deuil est observé à son domicile situé sur l’avenue Kapaya n° 8D, Binza Météo, à Kinshasa, où famille, proches, amis et anciens collaborateurs viennent lui rendre un dernier hommage.

Programme du deuil

Selon les informations communiquées par la famille, le recueillement se poursuit quotidiennement au domicile du défunt jusqu’au rapatriement de la dépouille.

Le programme détaillé des obsèques ainsi que les dates des cérémonies funéraires seront communiqués ultérieurement, dès que les modalités de rapatriement depuis le Maroc auront été arrêtées.

La disparition du Dr Marcel Mukengeshayi Kupa suscite une vive émotion au sein de la communauté médicale, de l’administration publique et de nombreux acteurs du secteur de la santé, qui saluent le parcours d’un homme ayant consacré sa vie au service de la santé publique.

La rédaction présente ses sincères condoléances à son épouse, à ses enfants, à sa famille biologique, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté sanitaire congolaise éprouvée par cette disparition.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

RDC : le Sénat ouvre une session extraordinaire consacrée à 25 dossiers législatifs prioritaires

by admin9775 26 juin 2026
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Moins de deux semaines après la clôture de la session ordinaire de mars, le Sénat de la République démocratique du Congo ouvre, ce vendredi 26 juin 2026, une session extraordinaire consacrée à l’examen de vingt-cinq matières, dont vingt-deux projets de loi portés par le Gouvernement. Au cœur des travaux figurent notamment le financement du programme présidentiel « Debout Jeunes congolais », le développement du Grand Inga, la programmation militaire 2027-2030 et la réforme de la sous-traitance dans le secteur privé.

Le Sénat de la République démocratique du Congo entame, ce vendredi 26 juin 2026, une session extraordinaire consacrée à l’examen de vingt-cinq matières inscrites à son ordre du jour. Cette session intervient moins de deux semaines après la clôture de la session ordinaire de mars, le 15 juin dernier, et vise à permettre l’adoption de plusieurs réformes jugées prioritaires par le Gouvernement.

Parmi les textes les plus attendus figure le projet de loi portant habilitation du Gouvernement. Son adoption permettra à l’exécutif de prendre, pendant les vacances parlementaires, des mesures relevant normalement du domaine de la loi, conformément aux dispositions constitutionnelles.

Les sénateurs examineront également le projet de loi relatif au financement du Programme présidentiel pour l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes, dénommé « Debout Jeunes congolais ». Cette initiative vise à renforcer l’insertion professionnelle des jeunes, soutenir l’entrepreneuriat et favoriser la création d’emplois sur l’ensemble du territoire national.

La Chambre haute se penchera en outre sur le projet de loi consacré au développement du Grand Inga, considéré comme l’un des plus ambitieux projets hydroélectriques au monde. Ce texte devrait définir le cadre juridique destiné à accélérer la mise en œuvre de ce projet stratégique pour le développement énergétique et économique de la République démocratique du Congo.

La défense nationale figure également parmi les priorités de cette session avec l’examen du projet de loi de programmation militaire couvrant la période 2027-2030. Ce texte prévoit la planification des investissements et des moyens destinés au renforcement des capacités des Forces armées de la République démocratique du Congo.

Les sénateurs examineront également le projet de loi modifiant et complétant la loi du 8 février 2017 fixant les règles applicables à la sous-traitance dans le secteur privé. Cette réforme entend adapter le cadre légal aux évolutions économiques et renforcer la participation des entreprises congolaises aux activités de sous-traitance.

Au total, vingt-deux projets de loi présentés par le Gouvernement figurent parmi les vingt-cinq matières inscrites à l’ordre du jour de cette session extraordinaire. Les textes concernent plusieurs secteurs stratégiques, notamment la gouvernance, les finances publiques, l’énergie, la défense, l’emploi des jeunes et le développement économique.

À travers cette session extraordinaire, le Sénat entend poursuivre l’examen de réformes structurantes destinées à accompagner les priorités du Gouvernement et à doter le pays d’un cadre législatif adapté aux défis économiques, sécuritaires et sociaux auxquels la République démocratique du Congo est confrontée.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSanté

Félix Tshisekedi célèbre l’excellence médicale congolaise en décorant les professeurs Jean-Jacques Muyembe et Stanislas Sulu Maseba

by admin9775 26 juin 2026
written by admin9775

À l’occasion de la célébration du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi procédera, le 27 juin prochain, à la décoration des professeurs Jean-Jacques Muyembe-Tamfum et Stanislas Sulu Maseba Mwang, deux éminentes figures de la médecine congolaise.

Le premier est mondialement reconnu pour son rôle déterminant dans la découverte du virus Ebola et dans la lutte contre les grandes épidémies, tandis que le second s’est illustré par son engagement en faveur de la lutte contre le cancer et le développement d’infrastructures médicales de pointe en RDC. Cette distinction rend hommage à deux parcours exceptionnels qui ont durablement marqué le système de santé congolais et contribué au rayonnement scientifique du pays.

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, procédera le 27 juin prochain à la décoration du professeur Jean-Jacques Muyembe-Tamfum en reconnaissance de son immense contribution à la découverte du virus Ebola, à la recherche scientifique et à la lutte contre les grandes épidémies qui ont marqué le continent africain.

Cette distinction vient consacrer plus d’un demi-siècle d’engagement au service de la santé publique, faisant du virologue congolais l’une des figures scientifiques africaines les plus respectées au monde.

Un acteur majeur de la découverte du virus Ebola

Né en 1942 dans l’actuelle province du Kwilu, Jean-Jacques Muyembe-Tamfum est médecin, virologue et directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB). Diplômé en médecine de l’ancienne Université Lovanium en 1969, il obtient ensuite un doctorat en virologie à l’Université catholique de Louvain, en Belgique.

Son nom reste indissociable de la découverte du virus Ebola lors de la première épidémie survenue en 1976 à Yambuku, dans la province de l’Équateur. Membre de l’équipe médicale envoyée sur place pour enquêter sur cette mystérieuse maladie hémorragique, il participe aux premiers travaux scientifiques qui permettront d’identifier le virus, aujourd’hui considéré comme l’un des plus dangereux au monde.

Depuis cette première flambée, le professeur Muyembe consacrera l’essentiel de sa carrière à la compréhension du virus Ebola, à l’amélioration des méthodes de prise en charge des patients et au développement de nouvelles stratégies de prévention.

Un scientifique reconnu à l’échelle internationale

Surnommé par la revue scientifique The Lancet le « chasseur d’Ebola », Jean-Jacques Muyembe a dirigé ou participé à la plupart des grandes ripostes contre les différentes épidémies d’Ebola qui ont frappé la RDC depuis près de cinquante ans.

À la tête de l’INRB depuis 1998, il a contribué au renforcement des capacités scientifiques du pays en développant plusieurs laboratoires de haute sécurité biologique et en faisant de l’institut une référence régionale dans la recherche sur les maladies infectieuses.

Ses recherches ont également permis le développement de l’anticorps monoclonal mAb114, devenu l’un des traitements les plus efficaces contre Ebola grâce à une collaboration entre chercheurs congolais et américains.

Lors de la grande épidémie d’Ebola dans l’Est de la RDC entre 2018 et 2020, il a dirigé la coordination scientifique de la riposte et supervisé l’utilisation des premiers vaccins expérimentaux ayant permis de contenir la propagation de la maladie.

Une contribution décisive face au Covid-19

En mars 2020, au début de la pandémie de Covid-19, le président Félix Tshisekedi le nomme coordonnateur national de la riposte contre le coronavirus.

Son expertise scientifique contribue alors à orienter les décisions sanitaires du gouvernement dans un contexte mondial marqué par une forte incertitude.

Un parcours jalonné de distinctions

Les travaux du professeur Muyembe lui ont valu de nombreuses récompenses internationales.

En 2015, il reçoit notamment le prestigieux Prix Christophe Mérieux pour ses recherches sur les maladies infectieuses, ainsi que le Prix Afrique de la Royal Society, qui récompense ses contributions majeures à la compréhension des fièvres hémorragiques virales, notamment Ebola.

Son œuvre scientifique continue d’inspirer plusieurs générations de chercheurs africains engagés dans la lutte contre les maladies émergentes.

Le Pr Stanislas Sulu Maseba également distingué

Au cours de la même cérémonie, le président de la République décorera également le professeur Stanislas Sulu Maseba Mwang, gynécologue-obstétricien et président de la Ligue nationale contre le cancer en RDC.

Médecin reconnu pour son engagement en faveur de l’amélioration de l’offre de soins, le professeur Sulu est le fondateur du Centre Hospitalier Nganda, devenu au fil des années l’un des principaux établissements privés de référence du pays.

Animé par une volonté constante d’innovation, il a notamment permis l’installation du premier scanner dans un centre médical privé en RDC et a créé, avec son épouse, le Centre de Radiothérapie Muk et Maseb, inauguré en mars 2021.

À ce jour, cette structure demeure le premier et l’unique centre de radiothérapie du pays, offrant aux patients atteints de cancer un accès local à des traitements auparavant disponibles uniquement à l’étranger.

Un hommage à l’excellence congolaise

À travers cette double distinction, le chef de l’État entend saluer deux parcours exceptionnels qui ont profondément marqué le système de santé congolais. L’un a contribué à faire progresser la recherche mondiale sur les maladies infectieuses, tandis que l’autre a joué un rôle majeur dans le développement des infrastructures médicales et dans la lutte contre le cancer en République démocratique du Congo.

Ces décorations constituent également une reconnaissance du rôle essentiel joué par la communauté scientifique congolaise dans la protection de la santé publique et le rayonnement international de la RDC.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Procès des généraux Tshiwewe et Numbi : l’audience reportée au 9 juillet, le débat sur la réforme des FARDC relancé

by admin9775 26 juin 2026
written by admin9775

a Haute Cour militaire a décidé de reporter au 9 juillet 2026 l’examen du dossier impliquant plusieurs officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), parmi lesquels les généraux d’armée Christian Tshiwewe et John Numbi.

L’audience, organisée ce jeudi 25 juin à Kinshasa, n’aura duré que quelques minutes avant d’être renvoyée. Selon la juridiction militaire, ce report est motivé par l’indisponibilité de certains juges, retenus pour des « raisons d’État ».

Cette affaire est suivie avec une attention particulière tant par l’opinion publique que par les milieux politiques et sécuritaires, dans un contexte où les autorités congolaises poursuivent leurs efforts pour renforcer les capacités des forces armées et restaurer l’autorité de l’État face aux défis sécuritaires persistants dans l’est du pays.

Un débat sur la réforme en profondeur de l’armée

À la suite de ce nouveau report, plusieurs analyses continuent d’alimenter le débat sur la nécessité d’une réforme structurelle des FARDC afin de lutter contre les phénomènes d’infiltration, de trahison et de dysfonctionnements au sein de l’appareil sécuritaire.

Selon cette lecture, dès son accession au pouvoir, le président Félix Tshisekedi aurait hérité d’une armée confrontée à d’importants défis liés à l’infiltration de réseaux hostiles et à des problèmes de loyauté au sein de certains échelons de la hiérarchie militaire.

Dans cette perspective, plusieurs pistes de réforme sont avancées.

La première consiste à renforcer les capacités des services de renseignement afin d’identifier plus efficacement les infiltrés, les personnes soupçonnées de trahison ainsi que les militaires considérés comme loyaux aux institutions de la République.

Une deuxième orientation porterait sur la modernisation des capacités opérationnelles, notamment par la mise en place d’une force aérienne équipée d’avions de combat modernes, de drones de reconnaissance et de drones d’attaque capables de répondre aux nouvelles formes de conflits.

Les partisans de cette approche estiment également que les nouvelles unités actuellement formées devraient disposer d’une chaîne de commandement distincte de celle des anciennes unités, y compris en matière de systèmes de communication, afin de limiter les risques de fuite d’informations sensibles.

Une autre proposition évoque un remplacement progressif des anciennes unités par les nouvelles forces en cours de formation, tandis que les unités retirées du front seraient réaffectées dans des centres de formation pour des programmes de remise à niveau militaire, de renforcement de la discipline et de consolidation des valeurs républicaines.

Enfin, certains observateurs estiment que les procédures judiciaires actuellement engagées contre certains officiers supérieurs pourraient permettre, dans le respect des droits de la défense et des décisions de justice, de faire toute la lumière sur d’éventuels réseaux de complicité ou d’infiltration au sein des forces armées.

Alors que la Haute Cour militaire reprendra l’examen du dossier le 9 juillet prochain, cette procédure judiciaire continue d’alimenter les discussions sur la gouvernance du secteur de la défense, la réforme des FARDC et les moyens de renforcer durablement les capacités de l’armée congolaise face aux défis sécuritaires auxquels le pays demeure confronté.

Par Pascal Kabeya
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À la UneNouvelles nécrologiques

Décès du général Norbert Likulia Bolongo, dernier Premier ministre du maréchal Mobutu

by admin9775 26 juin 2026
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Le général Norbert Likulia Bolongo est décédé ce jeudi 25 juin 2026 à Paris, en France, à l’âge de 86 ans, quelques jours avant son 87ᵉ anniversaire qu’il devait célébrer le 8 juillet prochain. Sa disparition met un terme au parcours d’une figure majeure de la vie politique, militaire et universitaire de la République démocratique du Congo.

Juriste de formation, docteur en droit diplômé en France, Norbert Likulia Bolongo a consacré une partie de sa carrière à l’enseignement supérieur. Professeur à l’Université de Kinshasa, il a contribué à la formation de nombreuses générations de juristes et de cadres congolais, tout en poursuivant une carrière au sein des institutions de l’État.

Officier général et homme politique, il a occupé plusieurs fonctions de premier plan sous la Deuxième République. Il demeure particulièrement connu pour avoir été le dernier Premier ministre du maréchal Mobutu Sese Seko, nommé à la tête du gouvernement dans les derniers mois du régime du Zaïre, à une période marquée par une profonde crise politique, militaire et institutionnelle.

Son mandat s’est achevé avec la chute du régime mobutiste en mai 1997, consécutive à l’entrée des troupes de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) à Kinshasa, mettant fin à plus de trois décennies de pouvoir de Mobutu.

Au-delà de ses responsabilités gouvernementales, Norbert Likulia Bolongo restera l’une des personnalités ayant traversé plusieurs étapes importantes de l’histoire contemporaine du Congo, mêlant carrière universitaire, engagement militaire et responsabilités politiques au plus haut niveau de l’État.

Sa disparition suscite une vive émotion parmi ceux qui l’ont connu comme enseignant, juriste, militaire ou homme d’État. Elle marque également la disparition de l’un des derniers grands témoins de la fin de la Deuxième République et d’une période charnière de l’histoire politique congolaise.

Les circonstances de ses obsèques ainsi que les hommages officiels qui pourraient lui être rendus n’ont pas encore été annoncés.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

RDC-Rwanda : Kinshasa et Kigali accélèrent la mise en œuvre des Accords de Washington malgré une situation sécuritaire toujours préoccupante

by admin9775 26 juin 2026
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Réunis le 24 juin 2026 à Londres dans le cadre de la sixième réunion du Comité mixte de surveillance (CMS), la République démocratique du Congo (RDC) et la République du Rwanda ont réaffirmé leur engagement à accélérer la mise en œuvre des Accords de Washington, sous la facilitation des États-Unis, de l’État du Qatar, de la République togolaise en sa qualité de médiateur de l’Union africaine, ainsi que de la Commission de l’Union africaine.

Cette nouvelle rencontre diplomatique intervient alors que les violences persistent dans l’est de la RDC, mettant en évidence le contraste entre les avancées enregistrées sur le plan diplomatique et les difficultés persistantes sur le terrain.

Vers un renforcement des mécanismes de vérification

À l’issue des travaux, les deux délégations ont convenu de renforcer les instruments chargés de surveiller la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre des Accords de Washington.

Selon le communiqué publié par le Département d’État américain, Kinshasa et Kigali ont demandé l’élargissement du mandat du Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (EJVM+), afin qu’il puisse désormais contrôler le respect des engagements issus des Accords de Washington.

Les deux pays ont également convenu d’appuyer le déploiement rapide du mécanisme sur le terrain afin qu’il puisse effectuer sa première mission de vérification dans les meilleurs délais.

Ils ont en outre exhorté l’ensemble des acteurs présents dans les zones concernées à coopérer pleinement avec cette mission, tout en s’engageant à créer un environnement politique et sécuritaire favorable au bon déroulement des opérations de vérification.

Coopération sécuritaire et échange de renseignements

Sur le plan sécuritaire, les deux États ont décidé de renforcer leur coopération à travers le Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité (JSCM).

Cette structure aura notamment pour mission de faciliter les échanges de renseignements entre les deux pays et de coordonner les prochaines étapes opérationnelles nécessaires à l’application des Accords de Washington.

Cette décision s’inscrit dans la continuité des engagements pris à Doha, où le gouvernement congolais et l’AFC/M23 avaient adopté, le 2 février 2026, les termes de référence du mécanisme conjoint chargé de superviser et de vérifier le respect du cessez-le-feu permanent.

Deux mécanismes complémentaires

Le dispositif repose sur deux organes distincts.

Le premier est le Mécanisme de supervision et de vérification du cessez-le-feu (COVM), chargé des décisions stratégiques. Il réunit, à parité, des représentants du gouvernement congolais et de l’AFC/M23, avec la participation d’observateurs de l’Union africaine, du Qatar, des États-Unis, de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) ainsi que de la MONUSCO.

Le second est le Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (EJVM+), qui constitue le bras technique et opérationnel du dispositif.

Sa mission consiste à surveiller l’application du cessez-le-feu, enquêter sur les violations présumées, produire des rapports réguliers, observer la situation sécuritaire et humanitaire et contribuer aux mesures de confiance entre les parties.

Les équipes de vérification, composées de représentants des deux parties ainsi que d’observateurs lorsque cela est possible, disposeront d’un accès aux zones concernées afin de documenter les incidents signalés. La MONUSCO assurera l’appui logistique nécessaire au fonctionnement du mécanisme.

Soutien renouvelé au processus de Doha

Au cours des discussions de Londres, Kinshasa et Kigali ont également réaffirmé leur soutien aux négociations en cours entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23 dans le cadre du processus de Doha.

Les deux délégations se sont engagées à contribuer activement à la réussite de ces discussions et à éviter toute déclaration ou initiative susceptible de compromettre les efforts diplomatiques engagés.

Les parties ont notamment promis de s’abstenir de toute rhétorique hostile, y compris dans les enceintes internationales, afin de préserver un climat favorable à la poursuite du dialogue.

Une situation sécuritaire toujours alarmante

Malgré ces engagements, le Comité d’opérations conjoint (COC) a exprimé sa vive inquiétude face à la dégradation continue de la situation dans l’est de la RDC.

Les participants ont souligné l’intensification des affrontements ainsi que les conséquences des frappes de drones sur les populations civiles.

Le comité a également alerté sur l’aggravation de la crise humanitaire, aggravée par la poursuite de l’épidémie d’Ebola dans plusieurs zones affectées par le conflit.

Face à cette situation, les participants ont insisté sur la nécessité de rendre effectif le cessez-le-feu afin d’améliorer la protection des populations civiles et de créer les conditions favorables au retour de la stabilité.

Neutralisation des FDLR et désengagement des forces

Au cours de cette réunion, la RDC a présenté les progrès réalisés dans les opérations de neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), conformément aux engagements pris dans les accords.

De son côté, le Rwanda a informé les participants de l’évolution du processus de désengagement progressif de ses forces ainsi que de la levée graduelle de ses dispositifs défensifs.

Les deux pays ont salué l’accompagnement des États-Unis, du Qatar, du Togo, de la Commission de l’Union africaine ainsi que du Royaume-Uni, qui accueillait cette sixième réunion du Comité mixte de surveillance.

La prochaine réunion du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité (JSCM) devrait se tenir dans les quinze prochains jours afin d’évaluer les progrès accomplis et d’assurer le suivi des engagements pris.

Le défi de la mise en œuvre

Si les initiatives diplomatiques engagées depuis plusieurs mois témoignent d’une volonté commune de restaurer la paix dans la région des Grands Lacs, leur traduction sur le terrain demeure limitée.

Les combats se poursuivent dans plusieurs territoires de l’est de la RDC, tandis que chaque partie continue d’interpréter les accords selon sa propre lecture, compliquant leur application effective.

Dans ce contexte, le principal défi reste de réduire l’écart entre les engagements diplomatiques et la réalité sécuritaire, afin que les mécanismes de vérification, les cessez-le-feu successifs et les processus de négociation produisent enfin des résultats concrets pour les populations civiles durement affectées par plusieurs années de conflit.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

Les États-Unis sanctionnent un réseau rwandais accusé de trafic d’or en provenance de l’est de la RDC

by admin9775 25 juin 2026
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Le gouvernement des États-Unis a annoncé, ce jeudi, une nouvelle série de sanctions économiques visant plusieurs personnalités et entreprises rwandaises accusées d’être impliquées dans le trafic illicite de minerais provenant de l’est de la République démocratique du Congo.

Au centre de ces mesures figure Gasabo Gold Refinery LTD, une raffinerie d’or basée à Kigali que le Département américain du Trésor accuse d’avoir joué un rôle clé dans la commercialisation d’or extrait des zones sous contrôle de la coalition AFC/M23 dans la province du Sud-Kivu.

Selon les autorités américaines, un réseau organisé aurait permis l’acheminement de l’or depuis les sites miniers contrôlés par la rébellion vers le territoire rwandais. Washington affirme que le minerai était transporté jusqu’à la ville frontalière de Rusizi avant d’être transféré vers la raffinerie Gasabo Gold à Kigali.

Les enquêtes américaines estiment qu’au cours des premiers mois de l’année 2026, au moins 60 kilogrammes d’or auraient emprunté ce circuit, représentant une valeur de plusieurs millions de dollars sur le marché international.

Le Département du Trésor soutient également que ces opérations auraient bénéficié du soutien des Forces de défense rwandaises (RDF), accusées d’avoir facilité le transport de l’or depuis les zones sous contrôle de l’AFC/M23 jusqu’au Rwanda.

Outre la raffinerie Gasabo Gold, les sanctions ciblent plusieurs responsables du secteur minier rwandais. Parmi eux figurent Jean Malic Kalima, président de Gasabo Gold Refinery, ainsi que Bosco Kayobotsi, directeur général de l’entreprise.

Trois autres sociétés minières contrôlées par Jean Malic Kalima sont également visées par les mesures américaines. Il s’agit de Bugambira Mines LTD, Wolfram Mining and Processing LTD et Rwinkwavu Mining Corporation LTD.

Concrètement, les avoirs détenus par ces personnes et entreprises aux États-Unis sont gelés. Toute transaction financière ou commerciale avec des citoyens, entreprises ou institutions américaines leur est désormais interdite.

Pour Washington, ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à lutter contre l’exploitation illégale des ressources naturelles qui alimente l’instabilité dans la région des Grands Lacs.

« Les États-Unis ne permettront pas à des groupes hors-la-loi de profiter du commerce illicite de minerais et de déstabiliser la région », a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, à l’annonce des nouvelles sanctions.

Cette décision intervient dans un contexte de pression croissante exercée par la communauté internationale sur les réseaux accusés de financer les groupes armés opérant dans l’est de la RDC. Elle fait suite à plusieurs mesures déjà prises contre des responsables militaires rwandais et des personnalités soupçonnées de soutenir les activités de l’AFC/M23.

Les sanctions américaines s’inscrivent également dans le cadre du suivi des Accords de Washington, signés le 4 décembre 2025 entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, qui prévoyaient notamment des engagements en matière de sécurité régionale et de lutte contre l’exploitation illégale des ressources minières.

L’Union européenne avait déjà pris des mesures similaires contre Gasabo Gold Refinery pour des faits liés au commerce de minerais provenant des zones de conflit dans l’est de la RDC.

Pour Kinshasa, ces nouvelles sanctions constituent un signal fort envoyé aux acteurs impliqués dans les circuits économiques qui alimentent les groupes armés et contribuent à l’insécurité persistante dans les provinces orientales du pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Le Venezuela secoué par deux puissants séismes, des immeubles effondrés à Caracas

by admin9775 25 juin 2026
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Deux séismes de magnitude 7,2 puis 7,5 ont frappé coup sur coup le Venezuela ce mercredi 24 juin 2026, dans la soirée.  Les deux secousses ont provoqué l’effondrement d’immeubles dans la capitale Caracas. Aucun bilan n’a pour l’instant été communiqué. Le Service géologique des États-Unis (USGS) qui dit craindre des dégâts « élevés ».

Deux séismes de magnitude 7,2 puis 7,5, dont l’épicentre se situe proche de la capitale Caracas, ont secoué le Venezuela ce mercredi 24 juin 2026, a indiqué le United States Geological Survey (USGS), des journalistes de l’Agence France Presse assistant à de nombreuses scènes de panique. Le service géologique américain a dit craindre des dégâts « élevés » dans cette « catastrophe qui devrait avoir une ampleur considérable ». « Il est probable que le bilan soit lourd et que les dégâts soient importants », a écrit l’institut.

La première secousse, survenue à 22 h 04 (temps universel, 00 h 04 à Paris) dont l’épicentre se situe près de Moron, à quelque 200 km à l’est de Caracas, a été suivie de plusieurs répliques. Notamment par une secousse de magnitude 7,5, enregistrée quelques secondes plus tard. « Le séisme principal de magnitude 7,5 a été précédé, 39 secondes plus tôt, d’un séisme préliminaire de magnitude 7,2 », a précisé l’USGS, réévaluant le premier séisme d’abord enregistré à une magnitude de 7,1.

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Des immeubles effondrés

Les deux secousses, qui ont provoqué l’effondrement d’immeubles dans la capitale Caracas distante de 200 km de l’épicentre, ont été relevées à environ 45 kilomètres l’une de l’autre à des profondeurs différentes, selon les données de l’USGS.

Des photos publiées par l’Agence France Presse et plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des bâtiments effondrés dans la capitale du pays. À Caracas, des photographes de l’AFP ont constaté l’organisation des secours autour d’immeubles effondrés. Des personnes sont sorties des décombres attachées sur des brancards, d’autres ont été conduites vers des ambulances.

Le ministre de l’Intérieur Diosdado Cabello a déclaré que plusieurs immeubles se sont effondrés dans la capitale, et a indiqué avoir ordonné la coupure de l’alimentation en gaz. « Certaines structures ont été endommagées et nous voulons éviter tout accident lié au gaz », a-t-il écrit sur X.

Selon le média américain ABC, des dégâts auraient été signalés à l’aéroport de Caracas. Les vols seraient désormais suspendus.

Des coupures d’électricité ont été signalées dans la capitale.

Les secousses ressenties jusqu’en Colombie

De nombreuses personnes se sont précipitées dans la rue hors des immeubles, selon des journalistes de l’AFP qui ont été les témoins de scènes de panique parmi la population.

L’ampleur de la secousse a été ressentie en Colombie, dans la capitale Bogota pourtant distante de 1 000 km à vol d’oiseau.

Le ​système de surveillance des tsunamis des États-Unis ​a, dans un temps, diffusé une alerte tsunami pour Porto Rico et les Îles Vierges américaines et britanniques, avant des les retirer.

RFI

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