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À la Une

À la UneSport

CAN 2025: au bout d’un match fou, le Mali scalpe la Tunisie et se hisse en quarts

by admin9775 4 janvier 2026
written by admin9775

La Tunisie et le Mali ont livré une grosse bataille, samedi 3 janvier en huitièmes de finale de la CAN 2025. À Casablanca, les Aigles du Mali, longtemps à 10 contre 11, ont su répondre au défi auquel ils faisaient face. Et au bout du suspense, le Mali a arraché sa qualification au courage face à la Tunisie (1-1, 3 tirs au but à 2).

On le savait, les matches entre la Tunisie et le Mali ont une petite saveur particulière. Celui de cette CAN 2025 pourra rejoindre la liste des rencontres épiques entre Aigles. Pendant un long moment, le spectacle a été assez décevant au stade Mohammed V de Casablanca. Et puis, un grain de folie est venu apporter ce qu’il fallait pour enflammer les débats.

Bien avant tout ça, il y a eu le premier tournant de ce huitième de finale, au cœur de la première période. Woyo Coulibaly, le défenseur malien, a infligé une semelle involontaire sur la cheville du stratège tunisien Hannibal Mejbri. Un geste involontaire mais dangereux que l’arbitre sud-africain, Tom Abongile, a sanctionné d’un carton rouge direct. Un vrai coup dur pour les Aigles du Mali.

Les Tunisiens, en supériorité numérique et déjà maîtres du ballon, avaient alors toutes les cartes en mains pour prendre le contrôle du match. C’était sans compter sur leurs propres lacunes d’une part, et sur la détermination malienne d’autre part.

Sinayoko égalise sur le gong

La maîtrise du cuir n’est rien si on ne parvient à trouver ses attaquants ni à se procurer d’occasions. Et en l’occurrence, les Aigles de Carthage, bien que plus nombreux, n’ont pas réussi à capitaliser sur la sortie de Woyo Coulibaly. Pendant de très longues minutes, ils ont fait tourner le ballon sans savoir quoi en faire, laissant même le Mali, bien encouragé par ses supporters, s’autoriser des contre-attaques qui ont obligé leurs adversaires à rester vigilants.

Avec un premier tir cadré à la 78e minute seulement, la Tunisie a déçu en seconde période, et les deux équipes semblaient aller tout droit vers la prolongation. C’est alors qu’enfin, les hommes de Sam Trabelsi ont joué la bonne partition : un centre impeccable de l’entrant Elias Saad dans le dos de la défense malienne, et une tête victorieuse d’un autre remplaçant entré en jeu quelques minutes plus tôt, Firas Chaouat (88e).

Le coup de grâce pour le Mali ? Non ! Les Aigles ont lancé leurs dernières forces dans la bataille pour revenir à la vie et ils en ont été récompensés. Yassine Meriah a commis une faute de main dans la surface que M. Abongile a vu. Le VAR a longuement réfléchi avant de confirmer le penalty accordé par l’homme au sifflet. Indifférent à la pression, Lassine Sinayoko – qui jonglait avec le ballon en attendant l’autorisation de tirer – n’a pas tremblé : malgré le bon plongeon du gardien Aymen Dahmen, l’attaquant malien a transformé ce penalty (90+6e) et envoyé les deux équipes en prolongation.

Djigui Diarra héros des tirs au but avec deux parades

En prolongation, la Tunisie a essayé de remettre du rythme. Djigui Diarra, lui, s’est employé à bloquer toutes les tentatives tunisiennes et a ramené de la sérénité dans sa surface de réparation. Et quand il ne suffisait pas, c’est le corps arbitral qui est venu à son secours pour refuser un deuxième but à Chaouat, qui était bien en position de hors-jeu.

Sous une pluie persistante, les Maliens, toujours capables de fulgurances malgré la fatigue accumulée, sont restés solidaires pour tenir le score jusqu’au bout face à une Tunisie sans solution. L’inévitable séance des tirs au but s’est alors imposée pour déterminer qui sortirait vainqueur de ce huitième de finale.

La séance a bien commencé pour les Tunisiens, car après le tir réussi par Yassine Meriah, Yves Bissouma a envoyé le sien largement au-dessus de la barre transversale. Mais ce match étant décidément fou, le tireur tunisien suivant Ali Elabdi a lui aussi trop enlevé sa frappe ! Et Lassine Sinayoko, malgré le vent, a ramené le Mali à hauteur. Si le poteau a ensuite repoussé Nene Dorgeles, Djigui Diarra a lui repoussé Elias Achouri.

Deux échecs et deux réussites de chaque côté après quatre tirs, cela redoublait la pression sur les derniers tireurs. Et Diarra a encore sorti le grand jeu face à Ben Romdhane. Il ne restait plus qu’à El Bilal Touré de marquer pour libérer le Mali. L’attaquant a fait mouche pour le plus grand bonheur des siens (1-1, 3 tirs au but à 2). C’est bien le Mali qui défiera le Sénégal en quarts de finale.

RFI

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À la UneMonde

La Cour suprême vénézuélienne nomme Delcy Rodriguez présidente par intérim

by admin9775 4 janvier 2026
written by admin9775

La chambre constitutionnelle ​de la Cour suprême ⁠du Venezuela a donné l’ordre samedi que la vice-présidente Delcy Rodriguez ​assume les fonctions de ‍présidente par intérim en l’absence ​de Nicolas Maduro, capturé par les ​États-Unis dans la nuit de vendredi.

Delcy Rodriguez assumera « les fonctions de présidente de la République bolivarienne du Venezuela ‍afin de garantir la continuité administrative ​et la défense globale de la nation », a indiqué la Cour ‌suprême. La Cour débattra de la question ‍afin de « déterminer le cadre juridique applicable pour garantir la continuité de l’État, l’administration du gouvernement et la défense de la souveraineté en ‍l’absence forcée du président de ‌la ​République », est-il précisé.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse ont été capturés dans la nuit de vendredi à samedi à l’issue d’une opération de l’armée américaine. Donald Trump a affirmé que les États-Unis « dirigeraient » le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique « sûre » puisse avoir lieu. Voici ce que l’on sait.

Des avions de combat américains sur le tarmac de l'aéroport José Aponte de la Torre à Ceiba, sur l'île de Porto Rico le 3 janvier 2026.
Des avions de combat américains sur le tarmac de l’aéroport José Aponte de la Torre à Ceiba, sur l’île de Porto Rico, le 3 janvier 2026. © Miguel J. Rodriguez Carrillo, AFP

Les États-Unis ont mené dans la nuit de vendredi 2 à samedi 3 janvier une série d’attaques aériennes sur le Venezuela, et le président américain Donald Trump a annoncé que ses forces avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro et la Première dame, Cilia Flores.

Quand ont été lancées les frappes ?

De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 2 h du matin (6 h GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 3 h 15 (7 h 15 GMT), a constaté l’AFP.

Incendie à Fuerte Tiuna, le plus important complexe militaire du Venezuela, après des frappes américaines le 3 janvier 2026.
Incendie à Fuerte Tiuna, le plus important complexe militaire du Venezuela, après des frappes américaines le 3 janvier 2026. © STR / AFP

Des images sur les réseaux sociaux ont montré des missiles fendant le ciel puis s’abattant sur leur cible. Des hélicoptères ont également été vus dans le ciel de Caracas.

Donald Trump a annoncé à 9 h 21 GMT sur Truth Social que les États-Unis avaient « mené avec succès une frappe de grande ampleur contre le Venezuela » et que Maduro et son épouse avaient été « capturés et exfiltrés ».

« Cette opération, baptisée Absolute Resolve (détermination absolue, NDLR) discrète, précise et menée pendant les heures d’obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d’entraînement », a déclaré le général Caine, le chef d’état-major américain.

Elle a mobilisé plus de 150 avions, dont les frappes aériennes ont ouvert la voie aux hélicoptères utilisés lors du raid de capture du couple présidentiel.

Qu’ont visé ces attaques ?

Des civils quittent Fuerte Tiuna, le plus grand complexe militaire du Venezuela, après des frappes américaines, le 3 janvier 2026.
Des civils quittent Fuerte Tiuna, le plus grand complexe militaire du Venezuela, après des frappes américaines, le 3 janvier 2026. © Federico Parra, AFP

Des explosions suivies de panaches de fumée et d’incendies ont visé le Fuerte Tiuna, le complexe militaire le plus important du Venezuela, qui abrite le ministère de la Défense et l’Académie militaire. De très vaste étendue, il abrite non seulement des structures militaires, mais aussi des espaces urbains de logement de troupes où vivent des milliers de familles.

D’autres explosions ont retenti près du complexe aéronautique de La Carlota, aéroport militaire et de vols privés, dans l’est de Caracas.

Un bus détruit dans l'enceinte du complexe aéronautique de La Carlota, dans l'est de Caracas, le 3 janvier 2026.
Un bus détruit dans l’enceinte du complexe aéronautique de La Carlota, dans l’est de Caracas, le 3 janvier 2026. © Juan Barreto, AFP

Des explosions ont également été rapportées dans l’ouest du pays, à la Guaira (aéroport international et port de Caracas), à Maracay,capitale de l’État d’Aragua (100 km au sud-ouest de Caracas), et à Higuerote (100 km à l’est de Caracas) dans l’État de Miranda, sur la côte Caraïbe.

Quel bilan de victimes ?

Un homme passe devant une fresque à l'effigie du président vénézuélien Nicolas Maduro, le 3 janvier 2026.
Un homme passe devant une fresque à l’effigie du président vénézuélien Nicolas Maduro, le 3 janvier 2026. © Juan Barreto, AFP

Le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, a accusé l’armée américaine d’avoir frappé « au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat des zones résidentielles de population civile ». Aucun bilan humain n’a été communiqué à la mi-journée par les autorités vénézuéliennes.

© France 24

Donald Trump sur Fow News s’est lui félicité qu’aucun soldat américain n’avait perdu la vie dans l’opération. Il a déclaré au New York Post que « de nombreux Cubains » qui protégeaient Maduro « ont perdu la vie », première indication de pertes humaines dues aux frappes américaines au Venezuela.

Comment le président Maduro a été arrêté et exfiltré ?

Un membre de la garde nationale vénézuélienne en faction devant le complexe militaire de Fuerte Tiuna après les frappes américaines qui ont visé le pays, le 3 janvier 2026 à Caracas.
Un membre de la garde nationale vénézuélienne en faction devant le complexe militaire de Fuerte Tiuna après les frappes américaines qui ont visé le pays, le 3 janvier 2026 à Caracas. © Federico Parra, AFP

Personne ne savait exactement où résidait le président vénézuélien, auquel on prêtait de changer souvent de résidence ces derniers mois.

À lire aussiÉtats-Unis et Amérique latine, une histoire d’interventions armées à répétition

Donald Trump a raconté avoir suivi en direct l’opération de sa capture, « comme un show télévisé ». « Il se trouvait dans un endroit très fortement gardé… en fait, c’était comme une forteresse », a-t-il dit, expliquant que Nicolas Maduro aurait tenté de se réfugier dans un espace ultra-sécurisé mais a été arrêté avant. « Ils se sont rendus sans résister », a ensuite dit le général Caine.

Le président américain a publié une photo de Nicolas Maduro menotté, un masque sur les yeux, déclarant que le président vénézuélien se trouve à bord du navire de guerre USS Iwo Jima.

Visé par une acte d’accusation de « narcoterrorisme », le couple est arrivé sur le sol américain, près de New York, peu après 22 h 30 GMT.

Quel futur gouvernement ?

Donald Trump a dit que les États-Unis « dirigeraient » le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique « sûre » puisse avoir lieu, sans cependant préciser pour l’heure comment. Il a dit n’avoir « pas peur d’envoyer des troupes sur le terrain si besoin ».

« L’heure de la liberté est arrivée », a aussitôt lancé la cheffe de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix 2025. Elle a estimé que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, doit « assumer immédiatement » la présidence « et être reconnu comme Commandant en chef de la Force armée ». « Le Venezuela sera libre », a-t-elle tonné. « Nous sommes prêts », a emboîté Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne.

Mais Donald Trump a douché leurs espoirs, estimant à propos de Maria Corina Machado « qu’il lui serait très difficile d’être à la tête du pays » car « c’est une femme très gentille, mais elle n’inspire pas le respect ». Il affirme que les États-Unis n’ont pas eu de contact avec l’opposante.

AFP

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À la UnePolitique

Jean-Claude Katende fustige les soutiens locaux à l’occupation rwandaise en RDC

by admin9775 4 janvier 2026
written by admin9775

L’avocat et président de la Société civile du Congo, Me Jean-Claude Katende, a exprimé une vive indignation contre la position prise publiquement par certains acteurs nationaux, qu’ils soient politiques, issus de la société civile ou du clergé, qui semblent légitimer ou soutenir l’agression rwandaise sur le sol congolais. Dans une déclaration ferme et sans ambages, il a qualifié ces postures de contraires aux fondements de la nation, du droit et de la morale.

« Je n’ai jamais vu des citoyens qui se réjouissent du fait de l’occupation de leur pays par une armée étrangère », a-t-il lancé, dénonçant ce qu’il perçoit comme une trahison des intérêts supérieurs de la République Démocratique du Congo (RDC). « Ce que vous faites est contraire aux lois nationales et internationales, aux lois de Dieu – un pays ne doit pas être dirigé ou contrôlé par un étranger – et voire même au bon sens. »

Le contexte de cette sortie musclée est celui d’une crise sécuritaire persistante dans l’est du pays, où les autorités de Kinshasa et plusieurs rapports d’experts onusiens accusent le Rwanda de soutenir militairement le groupe rebelle M23, considéré comme une force d’occupation sur une partie du territoire congolais. Face à cette situation, l’unité nationale est régulièrement évoquée comme un rempart essentiel. C’est pourquoi les prises de parole publiques de certaines figures congolaises semblant minimiser, excuser ou même défendre les actions de Kigali provoquent une colère croissante.

Me Katende, figure historique de la société civile, s’insurge contre cette tendance qu’il juge profondément dangereuse. Son discours puise dans des registres multiples pour condamner ces attitudes : le droit, avec la violation de la souveraineté nationale et du droit international ; le religieux, en invoquant une loi divine qui proscrit la domination étrangère ; et enfin le simple « bon sens » patriotique.

Il conclut son propos par un avertissement à la fois sombre et porteur d’espoir pour les Congolais : « Retenez qu’il n’y a personne qui occupera une partie de ce Congo éternellement. Les forces rwandaises, forces d’occupation, finiront par quitter ce beau pays. » Ce message sonne comme une prophétie de résistance et un rappel de l’histoire longue du pays, souvent marquée par des luttes pour la libération et la sauvegarde de son intégrité territoriale.

Cette déclaration intervient dans un climat politique et médiatique surchauffé, où la question du soutien extérieur au M23 et les divisions internes qu’elle suscite sont au cœur des débats. Elle révèle les fractures profondes au sein de l’échiquier politique et social congolais face à la crise à l’Est, et relance le débat sur le sens du patriotisme et des responsabilités des élites en période de menace sur la souveraineté nationale.

Par Marius Bopenga
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À la Une

La RDC modernise son parc automobile : lancement officiel de la nouvelle plaque minéralogique sécurisée

by admin9775 4 janvier 2026
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La Direction Générale des Impôts (DGI) a procédé ce mardi au lancement officiel de la nouvelle plaque minéralogique sécurisée pour les véhicules automobiles sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo. Cette réforme majeure du système d’immatriculation vise à moderniser l’identification du parc automobile national, renforcer la sécurité et lutter contre la fraude.

Une plaque aux standards internationaux

Conçue conformément aux normes techniques internationales, cette nouvelle plaque remplace définitivement l’ancien modèle. Elle s’inscrit dans la volonté du gouvernement d’harmoniser et de sécuriser l’identification des véhicules, un chantier clé pour l’État de droit et la modernisation administrative.

« Cette initiative s’adresse à l’ensemble du public, et plus particulièrement aux propriétaires de véhicules et aux usagers de la route », a précisé la DGI dans son communiqué.

Objectifs : sécurité, traçabilité et contrôle renforcé

Les autorités attribuent trois avantages principaux à cette réforme :

  1. Amélioration de la sécurité des automobilistes : Une plaque mieux sécurisée et unique complique les usurpations d’identité et les vols de véhicules.
  2. Harmonisation nationale : Un système uniforme sur l’ensemble du territoire facilite la gestion et le recensement du parc automobile.
  3. Facilitation du contrôle routier : Les forces de l’ordre (police, gendarmerie) disposeront d’un outil plus fiable et plus difficile à falsifier pour leurs opérations de contrôle.

L’administration fiscale souligne que cette modernisation « contribuera à renforcer la traçabilité des véhicules et à lutter plus efficacement contre les fraudes et l’insécurité routière ».

Une invitation à la régularisation

La DGI lance un appel à tous les propriétaires de véhicules pour qu’ils se conforment sans délai à cette nouvelle réglementation. Ils sont invités à se rendre dans les bureaux de la DGI ou auprès des centres agréés pour se procurer la nouvelle plaque sécurisée et régulariser la situation de leur véhicule.

Cette mesure pourrait s’accompagner d’une campagne de contrôle renforcé sur les routes dans les semaines à venir, avec des sanctions prévues pour les contrevenants.

Contexte et perspectives

Le lancement de cette plaque intervient dans un cadre plus large de modernisation des services publics et de numérisation de l’administration congolaise. En améliorant la fiabilité du fichier automobile, l’État espère également optimiser la perception des taxes et redevances liées à la circulation, comme la taxe de circulation et l’assurance obligatoire.

Pour les citoyens, cette transition, bien qu’entraînant des démarches et des coûts, représente un pas vers un système plus transparent et sécurisé. Son succès dépendra largement de la fluidité de la mise en œuvre et de la communication autour des procédures à suivre.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

CAN 2025: le Sénégal mate un surprenant Soudan et s’offre les quarts

by admin9775 3 janvier 2026
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Surpris par une audacieuse équipe du Soudan en début de rencontre, le Sénégal a su se reprendre grâce notamment à un doublé de Pape Guèye et un but du phénomène Ibrahim Mbaye, pour assurer la victoire (3-1). Il rencontrera en quart de finale le vainqueur de Mali-Tunisie.

On n’aurait vraiment pas parié sur Pape Guèye pour être l’improbable héros de ce Sénégal-Soudan, débuté la tête à l’envers par les Lions, puis remis à l’endroit par le doublé de l’ancien Marseillais. Parce que Pape Guèye avait eu du mal à convaincre lors de ses deux sorties au premier tour, poussant les versatiles supporters à le menacer d’un séjour sur le banc. Parce que lui-même, à l’image de ses coéquipiers, avait difficilement entamé la partie, perdant même le ballon qui amène le but soudanais. En retard sur ses interventions, commettant des fautes dès les premières secondes, il est passé près du carton jaune. Et puis, il s’est mué en sauveur de la sélection grâce à deux frappes du gauche bien placées.

Mais avant, parlons d’un autre gaucher. Soudanais, lui, Amar Ibrahim. Aucun Soudanais n’avait encore marqué dans cette CAN, on pourrait presque dire que cela valait le coup d’attendre pour savourer ce bijou du gaucher sur lequel Édouard Mendy n’a rien pu faire. Le joueur d’Avondale FC (Australie), trouvé dans la surface sénégalaise, profitait du marquage un peu lâche d’Ismail Jakobs pour placer une frappe dans la lucarne et ouvrir le score dès la 6e minute. La clim pour les supporters sénégalais à Tanger.

Le Soudan, qu’on voyait en victime expiatoire, un petit caillou sur le chemin des Lions, commence le match sans complexe, libéré et audacieux. Les Soudanais n’ont pas peur, comme l’avait affirmé leur coach la veille ; ils vont chercher haut les Sénégalais, osant mettre quatre joueurs sur leur ligne offensive pendant les dégagements de leur gardien. Les Lions sont empruntés, la défense, privée de son capitaine Koulibaly, n’est pas sereine. Est-ce l’absence d’Ilimane Ndiaye, en délicatesse avec une cheville et remplacé par Habib Diarra, dans un 4-3-3, qui perturbe les hommes de Pape Thiaw ?

Toujours est-il qu’il faudra attendre presque la demi-heure de jeu pour voir une première frappe timide des Sénégalais, de la part de Pape Guèye. On ne le savait pas, le numéro 26 réglait la mire. Car trois minutes plus tard, sur une action sur laquelle Sadio Mané se charge de tout (récupération, accélération et passe en retrait), Pape Guèye égalise d’une belle frappe placée (29e). Les Lions respirent, d’autant qu’une minute auparavant, Nicolas Jackson avait manqué quasiment un face-à-face. Le joueur de Villarreal (Espagne) allait récidiver dans les arrêts de jeu de la première période en étant à la réception, encore une fois, d’une passe en retrait de Sadio Mané (45+2).

Ibrahim Mbaye encore décisif

Les Lions étaient désormais devant. Malgré une nouvelle frayeur en début de seconde période où Édouard Mendy sort le grand jeu pour empêcher Sheddy Ezeldin d’égaliser, les hommes de Pape Thiaw mettent enfin le pied sur le ballon et impriment le rythme du match.

Sans être menacés par les Soudanais, ils s’offrent un troisième but par l’inévitable Ibrahim Mbaye, entré à la 73e à la place d’Ismaila Sarr. Il lui aura fallu moins de cinq minutes pour être lancé par Sadio Mané dans la profondeur, prendre de vitesse son défenseur et crucifier Monged Abuzaid pour la troisième fois de la soirée (77e). Décisif à chacune de ses rentrées, le petit joyau sénégalais s’offrait enfin son premier but dans cette CAN, passant même proche du doublé sur une reprise de la tête qui frôle la barre transversale (80e).

Le Sénégal poursuit ainsi son chemin. Il s’est fait peur, mais a eu les hommes pour renverser les Soudanais et sait qu’avec ses remplaçants, il peut voyager loin. Prochaine étape : le Mali ou la Tunisie en quarts de finale.

RFI

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À la UneSociété

Les FARDC présentent des « preuves vivantes » de l’agression rwandaise

by admin9775 3 janvier 2026
written by admin9775

Dans une démonstration de force diplomatique et médiatique, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont présenté ce samedi à la presse quinze personnes présentées comme des éléments de preuve tangible de l’agression rwandaise. Parmi elles, sept soldats identifiés comme membres des Forces de défense rwandaises (FDR) et huit civils ressortissants de pays de la sous-région, capturés à Uvira, dans le Sud-Kivu.

Cette présentation solennelle au siège du Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD) vise à contrer point par point la narration de Kigali. Le lieutenant-colonel Mak Hazukay Mongba, commandant adjoint du Service de communication et d’information des FARDC, a dirigé cette opération de communication militaire d’envergure.

« La preuve par l’humain » : des soldats rwandais loin des frontières

L’argument central des FARDC est géographique et vise à pulvériser la thèse défensive rwandaise. « L’occupation jusqu’à aujourd’hui d’Uvira, se trouvant très loin de ces frontières, prouve que la raison des mesures défensives avancées par Kigali est un pur mensonge », a martelé le lieutenant-colonel Hazukay.

La présence de militaires rwandais présentés comme tels, capturés à plusieurs centaines de kilomètres de la frontière entre les deux pays, constitue l’élément clé de l’accusation. Pour Kinshasa, il s’agit d’une preuve irréfutable de l’offensive rwandaise au-delà d’une simple sécurisation frontalière.

Une conflictualité régionalisée ? La question des civils

Les huit civils présentés, dont des ressortissants burundais et tanzaniis selon les FARDC, ouvrent un autre front dans le discours officiel congolais. L’armée accuse Kigali de « manipuler des ressortissants des pays de la sous-région et autres groupes armés comme le RED Tabara, en vue de régionaliser le conflit armé ».

Cette présentation suggère une stratégie de démonstration d’une implication multinationale dans l’instabilité de l’Est, potentiellement pour mobiliser une réponse diplomatique plus large au sein des instances régionales comme la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) ou la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC).

Un timing stratégique : entre pressions diplomatiques et reprises offensives

Cette révélation publique intervient dans un contexte chargé :

  1. Pressions sur Kigali : Elle survient après les accusations directes des États-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU et la forte pression diplomatique exercée sur le Rwanda.
  2. Violation des accords : Les FARDC accusent explicitement Kigali de « violer délibérément l’Accord de Washington et la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU ».
  3. Reprise des combats : Cette présentation a lieu simultanément à une nouvelle offensive de l’AFC/M23 pour reprendre Katoyi dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu), démontrant que la communication se déroule sur fond d’escalade militaire continue.

Une manœuvre à plusieurs niveaux

Cette opération médiatique des FARDC est une manœuvre politico-militaire complexe :

  • Preuve juridique et politique : Elle vise à constituer une preuve devant la communauté internationale, potentiellement pour des poursuites ou des sanctions.
  • Légitimation de la riposte : Elle justifie la guerre totale contre le M23 et ses soutiens présumés en la présentant comme une légitime défense contre une invasion.
  • Déstabilisation du narratif rwandais : Elle cherche à invalider publiquement le discours défensif de Kigali.
  • Mobilisation nationale et internationale : Elle sert à galvaniser le soutien interne et à rallier les partenaires internationaux à la cause congolaise.

La balle est maintenant dans le camp du Rwanda, contraint de réagir à ces présentations d’individus qu’il devra soit reconnaître, soit désavouer. Cette escalade dans la guerre de l’information marque un nouveau chapitre dans le conflit, où la capture et l’exhibition de prisonniers deviennent des outils de communication stratégique. La communauté internationale, et particulièrement les médiateurs américains, se trouvent face à des « preuves sur pied » qui complexifient encore davantage la recherche d’une sortie de crise.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Le Président Tshisekedi recentre l’action de l’État : discipline militaire et accélération des projets structurants

by admin9775 3 janvier 2026
written by admin9775

Le Conseil des ministres de ce vendredi a été marqué par deux orientations fortes du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo : un rappel à l’ordre sévère sur la discipline au sein des Forces armées et une impulsion vigoureuse pour l’accélération des projets de développement.

Fermeté face aux dérives verbales : le Général-Major Sylvain Ekenge suspendu

Le Chef de l’État a exprimé sa « ferme désapprobation » à l’égard des propos récemment tenus par le général-major Sylvain Ekenge, jusqu’alors porte-parole des FARDC. Le Président Tshisekedi a jugé ces déclarations « incompatibles avec les valeurs républicaines, la cohésion nationale et les exigences de responsabilité qui s’imposent aux hauts responsables militaires ».

Dans un contexte sécuritaire sensible, le Président a estimé que de tels propos « ne contribuaient ni à l’unité nationale ni à la sérénité du climat sécuritaire ». Il a salué les mesures disciplinaires prises, notamment la suspension du général Ekenge de ses fonctions de porte-parole, y voyant une application nécessaire du respect de la chaîne hiérarchique et de la discipline militaire.

Pour éviter de nouvelles dérives, le Commandant Suprême a ordonné la mise en place immédiate d’une stratégie de communication publique coordonnée entre les institutions. L’objectif est clair : garantir la cohérence des messages officiels, éviter les déclarations intempestives et préserver l’unité nationale face aux défis sécuritaires, notamment dans l’Est du pays.

2026, année de l’exécution : priorité au développement des territoires

Parallèlement à ce rappel à l’ordre, le Président Tshisekedi a fixé une feuille de route économique et sociale ambitieuse pour l’année 2026. Il a instruit le Gouvernement d’accélérer la mise en œuvre de la première phase du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) ainsi que d’autres projets structurants à fort impact.

Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, rapportant les conclusions du Conseil, a précisé que le chef de l’État a insisté sur « l’impérieuse nécessité d’accélérer la mise en œuvre effective » de ces programmes. Les secteurs ciblés sont les infrastructures, l’agriculture et la fonction publique, considérés comme des leviers essentiels pour améliorer concrètement les conditions de vie des populations.

Cette instruction traduit une volonté politique de faire de 2026 une année d’exécution renforcée et de résultats visibles sur le terrain. Le Président Tshisekedi semble vouloir marquer son dernier mandat par une concrétisation accélérée des promesses de développement, en concentrant les efforts sur l’impact direct dans les territoires, souvent enclavés et négligés.

Deux axes pour consolider l’autorité de l’État

Ces deux décisions, apparemment distinctes, s’inscrivent dans une même logique de consolidation de l’autorité et de la crédibilité de l’État :

  1. Sur le front sécuritaire : Rétablir une chaîne de commandement stricte et une communication unifiée est crucial dans un climat de défiance et de conflit. Cette mesure vise à reprendre le contrôle du récit national et à éviter les divisions internes exploitables.
  2. Sur le front socio-économique : Accélérer les projets structurants répond à une demande pressante de la population et vise à démontrer la capacité de l’État à fournir des dividendes de la paix et de la stabilité. C’est un pilier essentiel de la légitimité politique.

En resserrant la discipline au sommet de l’armée et en poussant à l’action concrète sur le développement, le Président Tshisekedi envoie un double message : celui d’un État qui se reprend en main face aux dérives internes, et qui se veut enfin efficace dans la prestation de services à ses citoyens. L’année 2026 s’annonce donc comme un test clé pour la traduction de ces directives en réalisations tangibles.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Venezuela: de fortes explosions entendues à Caracas

by admin9775 3 janvier 2026
written by admin9775

De fortes explosions avec des bruits ressemblant à des survols d’avions ont été entendus vers 02H00 (06H00 GMT) samedi à Caracas, a constaté un journaliste de l’AFP.

Sur les réseaux sociaux, des images de grands incendies avec des dégagements de fumée sont visibles sans qu’il soit possible de localiser précisément le lieu de ces explosions qui semblent avoir eu lieu dans le sud et l’est de la capitale vénézuelienne. Des bruits d’explosion continuaient à être entendus vers 02h15 (06h15 GMT).

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Ces déflagrations surviennent alors que le président américain, Donald Trump, qui a fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes, a évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président vénézuélien, Nicolas Maduro, étaient « comptés ».

Il a déclaré lundi que les États-Unis avaient détruit une zone de mise à quai utilisée par des bateaux accusés de participer au narcotrafic au Venezuela, ce qui serait la première attaque terrestre américaine sur le sol vénézuélien.

Le président Maduro s’était lui montré confiant lors d’une interview diffusée jeudi affirmant : « le système de défense nationale a garanti et garantit l’intégrité territoriale, la paix du pays et l’usage et la jouissance de tous nos territoires ».

Donald Trump accuse le président Maduro d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic que l’intéressé dément, reprochant aux Etats-Unis de vouloir le renverser pour s’emparer des réserves de pétrole du pays, les plus grandes de la planète.

RFI

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À la UneProvince

Goma : Une marche pour la souveraineté dans une ville sous occupation

by admin9775 2 janvier 2026
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Ce vendredi 2 janvier 2026, Goma vit sous haute tension et paradoxe. Alors que la ville, sous contrôle du mouvement rebelle M23 depuis février 2025, semblait suivre un rythme socio-économique normal, une mobilisation citoyenne silencieuse mais puissante s’y manifeste. Une marche, organisée par la « Génération Z » contre l’occupation rwandaise présumée dans l’est de la République démocratique du Congo, a révélé les profondes fissures sous la surface d’un calme apparent.

Malgré les menaces et l’annonce du déploiement d’éléments des forces de sécurité pour intercepter les manifestants, un fait marquant se dégage : la population, dans sa grande majorité, adhère silencieusement mais fermement à l’idée de cette mobilisation. Ce soutien populaire diffuse révèle une vérité profonde : le rejet collectif de toute forme d’occupation étrangère sur les terres congolaises. La marche devient alors l’expression d’un ras-le-bol national, et non d’un simple mouvement isolé.

« Le peuple, éveillé, se positionne clairement pour la souveraineté, la dignité, et la fin de l’humiliation sur les sols du Kivu », a déclaré un activiste local sous couvert d’anonymat, résumant l’état d’esprit de nombreux habitants.

Un calme précaire et une répression ciblée

Les autorités installées par le M23 avaient pourtant tout mis en œuvre pour décourager la marche. Le maire de la ville, désigné par la rébellion, était intervenu sur les antennes de la RTNC (sous contrôle) pour assurer que tous les services, y compris la police et l’armée du mouvement, seraient mobilisés pour « assurer la sécurité urbaine » et maintenir l’ordre.

Cependant, dans l’ombre, la répression s’est organisée. Les organisateurs de la marche ont dénoncé, dans la soirée de jeudi, plusieurs arrestations de jeunes dans différents quartiers de la ville, attribuées aux services de renseignement de la rébellion. S’exprimant sur la situation, Sankara Bin Kartumwa, porte-parole des manifestants, a condamné ces arrestations et réaffirmé le caractère pacifique de la mobilisation.

« Nous exerçons un droit fondamental : celui d’exprimer notre opposition à l’occupation et de réclamer le respect de notre dignité et de notre souveraineté », a-t-il insisté.

Une solidarité qui dépasse Goma

L’écho de cette mobilisation a franchi les limites de la ville occupée. À Butembo, ville voisine restée sous contrôle gouvernemental, plusieurs jeunes ont exprimé leur soutien aux manifestants de Goma. Contacté par téléphone, Musa Kasereka, étudiant, a salué cette initiative citoyenne :

« Je suis satisfait de voir les jeunes de Goma se lever. C’est la voix des opprimés qui s’élève pour défendre les sans-voix. Cette mobilisation permettra d’attirer l’attention de la communauté internationale et des décideurs de ce pays longtemps meurtri. »

Cet élan de solidarité illustre la dimension nationale que prend la question de l’occupation du Kivu, transcendant les clivages géographiques et devenant un symbole de la lutte pour l’intégrité territoriale congolaise.

Une vie quotidienne sous contrainte

Depuis près d’un an, la population de Goma vit sous l’administration du M23, une situation qui, selon plusieurs organisations locales et internationales, limite considérablement l’exercice normal des droits fondamentaux, dont la liberté d’expression et de réunion pacifique.

Malgré la répression et les intimidations, l’esprit de résistance et de mobilisation demeure vivace au sein de la population. Les habitants continuent de revendiquer, par des moyens détournés ou silencieux, une solution pacifique et durable à une crise qui dure depuis des décennies, mais qui a pris une tournure nouvelle avec l’occupation ouverte de leur ville.

Alors que la journée s’achève, Goma reste le théâtre d’une lutte à deux niveaux : celle, visible, pour le contrôle militaire et territorial, et celle, plus subtile mais tout aussi déterminée, pour la légitimité et le droit inaliénable d’un peuple à disposer de lui-même. La marche de ce 2 janvier, qu’elle ait pu se déployer massivement ou qu’elle ait été étouffée dans l’œuf, marque un nouveau chapitre dans la résistance civile à l’est de la RDC.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

La RDC hisse son drapeau au Conseil de sécurité de l’ONU : une voix africaine pour la paix mondiale

by admin9775 2 janvier 2026
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La République démocratique du Congo a officiellement entamé, ce jeudi, son mandat de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2025-2026. Une cérémonie solennelle de levée du drapeau congolais au siège new-yorkais de l’ONU a marqué cette entrée historique, consacrant le retour de Kinshasa dans l’enceinte la plus puissante de l’organisation après plus d’une décennie d’absence.

Sous le regard des représentants diplomatiques du monde entier, la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a présidé cette étape symbolique forte. « Aujourd’hui est un jour important pour la République démocratique du Congo. En entrant officiellement au Conseil de sécurité des Nations Unies, notre pays assume une responsabilité majeure au service de la paix et de la sécurité internationales. C’est un moment de dignité, mais surtout un moment d’engagement », a-t-elle déclaré, soulignant la portée de cet événement.

Une tribune pour porter la voix de l’Afrique et défendre le multilatéralisme

Dans ses premières déclarations en tant que membre du Conseil, la cheffe de la diplomatie congolaise a fixé les priorités de son pays. « L’Afrique et le monde peuvent compter sur la RDC pour être une voix fondée sur des principes, en faveur de la justice et de la coopération multilatérale », a-t-elle affirmé. Ce positionnement place la RDC comme un défenseur actif d’un ordre international fondé sur des règles, à un moment où le multilatéralisme est soumis à de fortes tensions.

L’entrée de la RDC intervient dans un contexte géopolitique complexe, marqué par des conflits multiples, dont plusieurs sur le continent africain. Pour les analystes, cette mandature offre à Kinshasa une tribune unique. « C’est une opportunité historique de porter les préoccupations africaines au plus haut niveau, notamment les questions de sécurité, de souveraineté et de développement, avec la crédibilité d’un pays qui vit lui-même ces défis », estime un diplomate africain en poste à New York.

Un mandat sous le signe des défis intérieurs et de la crédibilité internationale

Cette accession à un siège au Conseil de sécurité présente un paradoxe saisissant : la RDC y siège en tant qu’architecte de la paix mondiale, alors qu’elle lutte toujours pour pacifier sa propre région orientale, minée par l’activité de groupes armés et les tensions régionales. Cette dualité ne sera pas perdue des observateurs et des autres membres du Conseil. Elle confère à la voix congolaise une autorité particulière sur les questions de résolution des conflits, mais expose également le pays à un examen minutieux de sa gestion interne des crises.

La présence de la RDC au sein du Conseil restreint de 15 membres (avec 5 permanents et 10 non permanents) lui donne un pouvoir d’influence direct sur l’agenda sécuritaire mondial. Elle pourra participer aux votes sur les résolutions, présider des réunions, et influencer les décisions concernant des dossiers brûlants, qu’il s’agisse de la situation au Sahel, en Ukraine ou au Moyen-Orient.

Un test de leadership diplomatique

Pour le gouvernement du Président Félix Tshisekedi, ce mandat de deux ans constitue un test majeur de son leadership diplomatique. Il s’agira de concilier la défense des intérêts nationaux, la promotion d’une agenda africain commun, et l’engagement dans la gouvernance mondiale. La manière dont la RDC usera de son droit de veto (qu’elle ne possède pas en tant que membre non permanent, mais qu’elle peut influencer via des négociations) et portera des initiatives sera scrutée.

Le drapeau bleu ciel frappé de l’étoile jaune et de la bande rouge diagonale flotte désormais parmi ceux des autres membres. Il symbolise l’arrivée d’une puissance continentale déterminée à peser dans les affaires du monde. Les prochains mois révèleront si la RDC parviendra à transformer cette position en levier efficace pour la paix, tant pour le continent que pour elle-même.

Par Pascal Kabeya
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