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À la Une

À la UnePolitique

Sanctions contre le Rwanda : Tshisekedi salue une reconnaissance internationale de l’agression

by admin9775 20 mars 2025
written by admin9775

Dans un entretien accordé au magazine français Le Figaro, le président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a abordé plusieurs sujets cruciaux pour son pays, notamment les tensions avec le Rwanda, la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, et les réformes en cours au sein des Forces armées de la RDC (FARDC). Ses déclarations révèlent à la fois les défis persistants et les efforts déployés pour stabiliser le pays.

Dialogue avec le Rwanda : une lueur d’espoir, mais des obstacles persistants

Interrogé sur sa récente rencontre avec le président rwandais Paul Kagame à Doha, sous médiation qatarie, Tshisekedi a décrit une ambiance « conviviale », tout en soulignant que le travail préparatoire avait été effectué par les émissaires qatariens. Cependant, il a insisté sur le fait que le préalable à toute avancée reste un « cessez-le-feu immédiat et inconditionnel ».

Le président congolais a également réagi à l’échec des pourparlers avec le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, en Angola. Selon lui, le refus du M23 de participer aux discussions confirme que ce groupe est « un pantin » qui agit sur ordre et est « hostile à la paix ». Tshisekedi a affirmé que le M23 est motivé par une « soif d’enrichissement personnel », ce qui rend toute négociation directe avec eux infructueuse. « Il valait mieux discuter avec leur mentor », a-t-il déclaré, faisant allusion au Rwanda.

Tshisekedi a salué la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée à l’unanimité fin février, qui exige le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais et la fin du soutien militaire au M23. Il a également approuvé les sanctions de l’Union européenne contre des militaires rwandais et des cadres du M23, les qualifiant de « confirmation que l’agresseur de la RDC s’appelle le Rwanda ».

Désarmement des groupes armés : une priorité

Concernant les autres groupes armés opérant en RDC, notamment les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), Tshisekedi a réaffirmé son engagement à les désarmer. « Désarmement, démobilisation et réinsertion », a-t-il déclaré, soulignant que ce processus fait partie des initiatives de Nairobi visant à éradiquer tous les groupes armés, locaux ou étrangers, dans l’est du pays.

Le président a minimisé la menace posée par le FDLR, affirmant qu’il ne compte plus que « 750 activistes » et très peu d’anciens génocidaires. « Le FDLR ne pèse rien par rapport au M23 », a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité de se concentrer sur les groupes les plus destructeurs.

Réforme des FARDC : un défi majeur

Tshisekedi a également abordé la question de la réforme des FARDC, qu’il a décrites comme une armée « hétéroclite » et « non uniforme ». Selon lui, l’armée congolaise est un « fourre-tout » résultant de l’intégration progressive de divers groupes armés et milices. « La réformer, c’est le prix à payer pour la paix et la sécurité », a-t-il déclaré.

Le président a révélé que la solde des militaires a été augmentée, passant de 100 à 500 dollars par mois pour ceux en première ligne. Il a également mentionné des ajustements dans les contrats avec des partenaires chinois exploitant les ressources naturelles du pays, afin de financer cette réforme. Avec environ 100.000 soldats, les FARDC restent une force cruciale, mais leur transformation en une armée unifiée et professionnelle reste un défi de taille.

Un changement de ton sur l’armée

En 2019, Tshisekedi avait déclaré avoir trouvé une armée « structurée » en arrivant au pouvoir, tout en reconnaissant une certaine « diabolisation » de l’institution. Aujourd’hui, son discours a évolué, mettant en avant les lacunes et la nécessité d’une réforme en profondeur. Cette évolution reflète peut-être une meilleure compréhension des réalités sur le terrain après plusieurs années au pouvoir.

Un long chemin vers la paix

Les déclarations de Félix Tshisekedi dans Le Figaro montrent un président déterminé à résoudre les crises sécuritaires et à réformer les institutions de son pays. Cependant, les obstacles restent nombreux : le soutien rwandais au M23, la complexité de la réforme des FARDC, et la persistance de groupes armés dans l’est de la RDC.

Alors que la communauté internationale semble enfin prendre des mesures concrètes pour soutenir la RDC, Tshisekedi appelle à une paix définitive et à une coopération régionale renforcée. Pour les Congolais, ces efforts représentent un espoir, mais aussi un rappel que la route vers la stabilité et la prospérité reste longue et semée d’embûches.

Par MN
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20 mars 2025 0 comments
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À la UneMonde

Guerre en Ukraine: Moscou et Kiev annoncent de massives attaques de drones

by admin9775 20 mars 2025
written by admin9775

Ce jeudi 20 mars, la Russie a déclaré avoir abattu dans la nuit 132 drones ukrainiens au-dessus de son territoire, l’attaque ayant fait deux blessés et ayant provoqué un incendie sur une base aérienne militaire à Engels. De son côté, Moscou a lancé 171 drones sur l’Ukraine, selon Kiev.

D’après un communiqué du ministère russe de la Défense, 54 drones ont été interceptés dans la région de Saratov, à environ 700 km au sud-est de Moscou, et 40 autres  dans la région voisine de Voronej. Saratov, chef-lieu de la région éponyme, et la ville d’Engels « ont subi aujourd’hui l’attaque des drones la plus massive » depuis le début de l’offensive russe en Ukraine en février 2022, a affirmé sur Telegram le gouverneur régional Roman Boussarguine.

« Incendie sur le territoire de la base aérienne »

Cette attaque a provoqué « un incendie sur le territoire de la base aérienne » à Engels, et « l’évacuation d’habitants » des maisons situées à proximité est en cours « pour des raisons de sécurité », a-t-il précisé. L’attaque de ces drones a également fait deux blessés à Engels et a « endommagé les bâtiments de deux écoles maternelles, d’un hôpital et d’une école », a indiqué pour sa part, dans un communiqué, le Comité d’enquête russe en ajoutant qu’il allait enquêter sur des « actes criminels des forces ukrainiennes dans la région de Saratov ». De son côté, Kiev a annoncé avoir comptabilisé 171 drones lancés contre son territoire. L’armée de l’air ukrainienne a annoncé en avoir abattu 75, alors que 63 autres ont échappé aux radars mais n’ont pas fait de dommage.

L’armée ukrainienne envoie régulièrement des drones contre la Russie, en réponse aux frappes russes qui visent quotidiennement son territoire depuis trois ans. Hier, mercredi 19 mars, lors de sa conversation téléphonique avec Donald Trump, le président ukrainien Zelensky a dit être prêt à suspendre les attaques sur les infrastructures civiles et énergétiques en Russie, après un engagement pris par Vladimir Poutine mardi d’épargner temporairement les sites énergétiques.

Possession

« L’une des premières étapes vers la fin de la guerre pourrait être de cesser les frappes sur les infrastructures énergétiques et autres infrastructures civiles. J’ai soutenu cette mesure et (…) nous sommes prêts à la mettre en oeuvre », a dit Volodymyr Zelensky sur X qui a aussi précisé que la conversation avec M. Trump n’avait porté que sur « une centrale, qui est sous occupation russe », c’est-à-dire le grand site nucléaire de Zaporijjia dans le sud-est de l’Ukraine. Lors de cette discussion, le président américain Donald Trump a suggéré que les États-Unis prennent « possession » des centrales électriques ukrainiennes, affirmant que cela « constituerait la meilleure protection et le meilleur soutien possibles ».

À Londres, les chefs d’état-major d’une trentaine de pays prêts à contribuer à des garanties de sécurité pour l’Ukraine se réunissent, ce jeudi, pour discuter d’un plan de maintien de la paix en cas de cessez-le-feu avec la Russie. Le dossier ukrainien et celui de la défense européenne face à la menace russe figurent également, ce jour, au menu d’un sommet de l’UE à Bruxelles.

RFI

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À la UneProvince

L’aéroport de Goma dans un état critique : l’UE plaide pour sa réouverture humanitaire, mais les défis sont immenses

by admin9775 19 mars 2025
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Alors que l’Union européenne (UE) insiste pour que l’aéroport de Goma soit rouvert afin d’acheminer de l’aide humanitaire dans une région en proie à des crises multiples, la réalité sur le terrain révèle un tableau alarmant. Le général Makenda du M23, groupe armé actif dans la région, a exprimé son accord pour une réouverture, mais l’infrastructure est actuellement inutilisable. Une inspection récente menée par des observateurs, dont le journaliste @TEDDYMAZINA, a mis en lumière l’état désastreux de l’aéroport, soulignant les défis techniques, sécuritaires et politiques à surmonter.

Une tour de contrôle complètement saccagée

La tour de contrôle de l’aéroport de Goma, élément essentiel pour la gestion du trafic aérien, a été entièrement détruite. Selon les observations, tout le matériel électronique a disparu, et les installations ont été vandalisées. Les Forces armées de la RDC (FARDC) sont accusées d’avoir endommagé les tableaux électriques et même enfoncé la porte de l’ascenseur. Sans équipements fonctionnels, la tour de contrôle ne peut assurer ses fonctions de base, rendant toute opération aérienne impossible.

Une piste d’atterrissage encombrée et endommagée

La piste de l’aéroport, normalement destinée à accueillir des avions, est actuellement encombrée d’engins de débarquement, de voitures et de camions. Le M23 soupçonne que certains de ces véhicules pourraient être piégés, ajoutant un risque sécuritaire majeur. De plus, tous les 100 mètres environ, la piste est obstruée par des positions de défense faites de sacs de terre, qui pourraient également dissimuler des engins explosifs. Enfin, la piste elle-même présente des trous causés par l’impact d’obus, nécessitant des réparations urgentes pour permettre un atterrissage sécurisé.

Un terrain potentiellement miné

Les alentours de l’aéroport, notamment les zones herbeuses où étaient positionnés les postes de défense, pourraient être minés. Cette menace rend toute intervention technique risquée et complexe, nécessitant une opération de déminage avant toute tentative de réhabilitation.

Les conditions pour une réouverture

Pour rendre l’aéroport de Goma à nouveau opérationnel, plusieurs étapes critiques doivent être franchies :

  1. Dégager et réparer la piste : Il faudra enlever les obstacles, vérifier l’absence d’engins explosifs et combler les trous causés par les obus.
  2. Rééquiper la tour de contrôle : La tour doit être remise en état avec du matériel électronique fonctionnel pour gérer le trafic aérien.
  3. Obtenir l’accord de Kinshasa : Conformément aux règles internationales, la réouverture de l’aéroport nécessite l’approbation du gouvernement congolais, ce qui pourrait poser un défi politique compte tenu des tensions actuelles entre les FARDC et le M23.

Un enjeu humanitaire et politique

La réouverture de l’aéroport de Goma est cruciale pour acheminer l’aide humanitaire dans une région où des millions de personnes sont affectées par les conflits armés, les déplacements forcés et les crises sanitaires. Cependant, les obstacles techniques et sécuritaires, couplés aux tensions politiques, rendent cette tâche extrêmement complexe.

L’UE, qui plaide pour une réouverture rapide, devra probablement travailler en étroite collaboration avec les parties prenantes locales, y compris le gouvernement congolais et les groupes armés, pour surmonter ces défis. En attendant, la population de Goma et des environs continue de souffrir, soulignant l’urgence d’une solution durable et inclusive.

Dans un contexte où la coopération internationale et régionale est plus que jamais nécessaire, l’aéroport de Goma symbolise à la fois les espoirs et les difficultés de la stabilisation de l’est de la RDC.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UnePolitique

Joseph Kabila face à ses détracteurs : tensions politiques et accusations mutuelles en RDC

by admin9775 19 mars 2025
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L’ancien président Joseph Kabila, au pouvoir de 2001 à 2019, est revenu sur le devant de la scène politique congolaise à l’occasion d’une rencontre avec l’ex-président sud-africain Thabo Mbeki. Ses déclarations, teintées de critiques à l’égard de l’actuel chef de l’État, Félix Tshisekedi, ont suscité des réactions vives au sein de la classe politique et de la population congolaise, révélant un climat de polarisation et de méfiance persistante.

Kabila critique Tshisekedi et appelle à l’autocritique

Interrogé sur son implication dans les défis actuels de la RDC, Joseph Kabila a adopté une posture à la fois critique et introspective. « Je crois que le problème au Congo est le président Félix, la solution est le président Félix », a-t-il déclaré, imputant à l’actuel dirigeant la responsabilité des crises qui secouent le pays. Cependant, il a également appelé les Congolais à cesser de rejeter la faute sur les autres : « À un moment donné, nous devons nous demander si ce n’est pas nous le problème ou notre problème et voir comment nous pouvons le résoudre en tant que Congolais. »

Ces propos, bien que semblant prôner l’unité, sont perçus par certains comme une tentative de déplacer la responsabilité des échecs passés sur l’administration Tshisekedi, tout en se positionnant en figure réfléchie et constructive.

Un retour au pouvoir en vue ?

Sans évoquer explicitement un retour au pouvoir, Kabila a laissé entendre qu’il restait engagé dans la résolution des crises congolaises. « Nous sommes prêts à travailler et nous continuons à travailler pour la paix ; c’était notre attitude il y a 22 ans (…) notre attitude aujourd’hui, étant beaucoup plus informés, est définitivement de nous lever à nouveau et d’être en mouvement pour marcher pour la paix dans toutes les capacités que nous pouvons », a-t-il affirmé. Ces déclarations alimentent les spéculations sur un éventuel retour politique de l’ancien président, bien que celui-ci n’ait pas encore officialisé ses intentions.

Accusations de complicité avec le M23 : Kabila se défend

Joseph Kabila a également répondu aux accusations le liant au groupe armé M23, actif dans l’est du pays. « La situation n’aurait pas pu être ce qu’elle est, elle aurait pu être très différente, donc ce ne sont que des bassesses », a-t-il déclaré, défiant Tshisekedi de fournir des preuves de ces allégations. Ces accusations, récurrentes dans le discours politique congolais, reflètent les tensions persistantes autour de la crise sécuritaire dans les provinces orientales de la RDC, où des groupes armés continuent de semer la violence.

Réactions contrastées des Congolais

Les déclarations de Kabila ont provoqué des réactions contrastées au sein de la population congolaise. Pour certains, l’ancien président incarne une ère de stagnation et de compromission. « Il a passé 18 ans sans évoquer le Congo sur la scène internationale, alors que ce pays lui a tout donné, y compris une femme. Malgré cela, il choisit de l’abandonner pour aller ailleurs. Après 18 ans de blocus, il a fallu seulement 5 ans à Tshisekedi pour sortir la RDC de l’emprise », a déclaré un internaute.

D’autres l’accusent d’avoir « vendu la souveraineté » du pays aux intérêts étrangers, notamment rwandais. « Il a vendu notre souveraineté aux Rwandais, maintenant ils nous colonisent sur notre propre sol. Il doit cesser d’utiliser ses milliards pour faire du mal au pays qui les lui avait donné », a-t-on pu lire sur les réseaux sociaux.

En revanche, certains soutiennent que Kabila reste une figure politique incontournable, capable de jouer un rôle dans la stabilisation du pays. « Tout le monde parle du Congo, sauf les Congolais. Si vous allez à Nairobi, vous voyez que les gens parlent du Congo. Si vous allez en Afrique du Sud, les gens parlent du Congo, mais les Congolais eux-mêmes semblent ignorés », a-t-il déploré, appelant à une plus grande implication des Congolais dans la résolution de leurs propres problèmes.

Un contexte politique explosif

Ces échanges interviennent dans un contexte politique marqué par des tensions croissantes entre partisans de Kabila et de Tshisekedi. Depuis son accession au pouvoir en 2019, Tshisekedi a progressivement pris ses distances avec l’ancien régime, accusant Kabila et son entourage de maintenir un « État parallèle » et de comploter contre son administration. De son côté, Kabila et ses alliés dénoncent une gestion chaotique du pays et une instrumentalisation des institutions à des fins politiques.

La situation dans l’est de la RDC, où le groupe armé M23 continue de menacer la stabilité régionale, ajoute une dimension géopolitique complexe à ces tensions. Les accusations de complicité entre Kabila et le M23, bien que non prouvées, alimentent les divisions et entretiennent un climat de méfiance.

Quel avenir pour la RDC ?

Alors que Joseph Kabila semble garder une influence certaine sur la scène politique congolaise, ses déclarations récentes montrent qu’il reste un acteur clé dans les débats sur l’avenir du pays. Cependant, les réactions mitigées qu’elles ont suscitées soulignent la nécessité d’un dialogue national inclusif pour surmonter les divisions et répondre aux attentes d’une population fatiguée par des décennies de crises.

Dans un pays où les défis sécuritaires, économiques et sociaux restent immenses, la question de l’unité nationale et de la responsabilité politique demeure plus que jamais d’actualité. Les Congolais, quant à eux, attendent des actions concrètes plutôt que des discours, espérant enfin voir leur pays tourner la page des conflits et des divisions.

Par Frent Mavungu, correspondant à Bruxelles
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À la UnePolitique

Doha accueille une réunion trilatérale pour apaiser les tensions dans l’est de la RDC

by admin9775 19 mars 2025
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 Dans le cadre des efforts diplomatiques visant à résoudre la crise persistante dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), l’émir du Qatar, Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani, a accueilli mardi une réunion trilatérale à Doha. Celle-ci a réuni le président rwandais Paul Kagame et son homologue congolais Félix Tshisekedi, dans un contexte marqué par des tensions régionales et des violences armées récurrentes.

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des initiatives de paix déjà engagées, notamment les processus de Luanda et de Nairobi, ainsi que les conclusions du sommet conjoint EAC-SADC du 8 février dernier à Dar es-Salaam. Les trois dirigeants ont salué les avancées de ces efforts et réaffirmé leur engagement en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel, conformément aux décisions prises lors du sommet régional.

Les discussions à Doha ont permis d’explorer des pistes pour consolider un cadre aligné entre les initiatives de Luanda et de Nairobi, dans l’objectif de parvenir à une solution durable au conflit. Les présidents Kagame et Tshisekedi ont exprimé leur gratitude envers l’émir du Qatar pour son rôle de facilitateur et son hospitalité, soulignant l’importance d’une médiation internationale dans ce dossier complexe.

Blocage des pourparlers de Luanda avec le M23

Parallèlement, les pourparlers prévus le même jour à Luanda entre le gouvernement congolais et le Mouvement du 23 mars (M23) ont été reportés. Le ministère angolais des Affaires étrangères a invoqué des « circonstances de force majeure » pour justifier ce report. Le M23, un groupe rebelle actif dans l’est de la RDC et accusé par Kinshasa et l’ONU d’être soutenu par Kigali, a refusé de se rendre à Luanda. Le mouvement justifie son absence par les sanctions imposées par l’Union européenne à plusieurs de ses dirigeants, qu’il considère comme un obstacle à la tenue des négociations.

Le gouvernement angolais, en tant que médiateur, a réaffirmé son engagement à faciliter le dialogue, estimant que celui-ci reste la seule voie vers une paix durable dans la région. Cependant, ce blocage illustre les défis persistants auxquels font face les initiatives de paix, dans un contexte où les rivalités géopolitiques et les accusations de soutien extérieur aux groupes armés compliquent la résolution du conflit.

Contexte régional et enjeux internationaux

L’est de la RDC, riche en ressources naturelles, est le théâtre de violences depuis près de trois décennies, impliquant une multitude de groupes armés et des tensions transfrontalières, notamment avec le Rwanda. Les processus de paix actuels, bien que prometteurs, peinent à aboutir à des résultats concrets en raison des divergences entre les parties prenantes et des intérêts régionaux contradictoires.

La médiation du Qatar, pays connu pour son rôle de facilitateur dans les conflits internationaux, pourrait apporter une nouvelle dynamique aux négociations. Toutefois, la réussite de ces efforts dépendra de la volonté des parties à surmonter leurs différends et à prioriser la stabilité régionale.

Alors que les discussions se poursuivent à Doha, la communauté internationale observe avec attention l’évolution de la situation, espérant que ces initiatives aboutiront enfin à une paix durable dans une région meurtrie par des décennies de conflits.

Par Frent Mavungu, correspondant à Bruxelles
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À la UneAfrique

RDC-Tchad : Renforcement de la coopération bilatérale face aux défis sécuritaires et économiques

by admin9775 19 mars 2025
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Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et économiques croissants, la République Démocratique du Congo (RDC) et le Tchad ont réaffirmé, ce mardi, leur engagement à renforcer leur coopération bilatérale. Cet engagement ressort d’une rencontre entre la vice-ministre des Affaires étrangères de la RDC, Gracia Yamba Kazadi, et l’ambassadeur du Tchad en RDC, Mogombaye Apollinaire. Les deux parties ont mis en avant les liens historiques et la solidarité qui unissent leurs nations depuis leurs indépendances respectives.

Un partenariat ancré dans l’histoire et renforcé par des actions concrètes

Lors de cette réunion, l’ambassadeur tchadien a salué le rôle clé joué par le président congolais Félix Tshisekedi en tant que facilitateur lors de la transition politique au Tchad. Ce processus, mené avec succès au sein de la Commission de Réconciliation du Tchad (CRC), a été cité comme un exemple emblématique de la confiance et de la collaboration entre les deux pays. « La RDC a été un partenaire essentiel dans notre quête de stabilité politique », a déclaré Mogombaye Apollinaire.

La visite du président Tshisekedi au Tchad en juin dernier a également été évoquée comme un moment fort ayant consolidé les relations diplomatiques et politiques entre Kinshasa et N’Djamena. Cette visite avait permis de poser les bases d’une coopération renforcée, notamment dans les domaines sécuritaires et économiques.

Vers une Commission mixte RDC-Tchad

Les discussions ont également porté sur la mise en place imminente d’une Commission mixte RDC-Tchad, qui devrait se tenir d’ici la fin de l’année. Cette Commission, couvrant des domaines variés tels que le commerce, l’économie et la coopération technique, vise à approfondir les relations bilatérales et à favoriser un développement mutuel au bénéfice des deux peuples. « Cette Commission sera un cadre privilégié pour concrétiser notre volonté commune de progresser ensemble », a souligné la vice-ministre Gracia Yamba Kazadi.

Soutien tchadien face à l’agression rwandaise

La situation sécuritaire dans l’est de la RDC, marquée par l’agression rwandaise et les activités des groupes armés, a également été au cœur des discussions. L’ambassadeur Mogombaye Apollinaire a réitéré le soutien indéfectible du Tchad à la RDC, rappelant la déclaration du président tchadien du 9 février dernier, qui avait appelé au respect de l’intégrité territoriale congolaise. « Le Tchad reste solidaire de la RDC dans sa lutte pour la paix et la stabilité. Nous croyons en une réponse collective pour faire face aux menaces régionales », a-t-il affirmé.

Ce soutien intervient dans un contexte où la RDC fait face à des défis sécuritaires majeurs, notamment l’activité du groupe armé M23, soutenu selon Kinshasa par le Rwanda. La communauté internationale, y compris des pays africains comme le Tchad, est appelée à jouer un rôle plus actif pour résoudre ces crises.

Un partenariat stratégique pour l’avenir

La rencontre entre la vice-ministre congolaise et l’ambassadeur tchadien souligne l’importance croissante des partenariats régionaux dans un environnement géopolitique complexe. Alors que la RDC et le Tchad font face à des défis communs – qu’il s’agisse de l’insécurité, des crises économiques ou des transitions politiques –, leur collaboration apparaît comme un pilier essentiel pour assurer la stabilité et le développement dans la région.

Avec la mise en place prochaine de la Commission mixte et le renforcement des échanges politiques et économiques, les deux pays semblent déterminés à écrire un nouveau chapitre de leur partenariat. Pour les populations congolaise et tchadienne, cette coopération renforcée pourrait ouvrir la voie à des opportunités concrètes en matière de sécurité, de croissance économique et d’intégration régionale.

Dans un monde où les défis transnationaux exigent des réponses collectives, la RDC et le Tchad montrent que la solidarité et la coopération restent des outils indispensables pour construire un avenir plus stable et prospère.

Par NM
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À la UneAfrique

La partie sud-soudanaise se retire partiellement du processus de paix

by admin9775 19 mars 2025
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NAIROBI, 18 mars (Reuters) – Un grand parti du gouvernement de coalition du Soudan du Sud a déclaré mardi qu’il avait suspendu son rôle dans un élément clé d’un accord de paix de 2018 alors que les relations entre son dirigeant Riek Machar et le président Salva Kiir se détériorent au milieu d’affrontements et d’arrestations.

L’accord a mis fin à une guerre de cinq ans entre les forces loyales à Kiir et son rival Machar, qui est maintenant Premier Vice-Président à la tête du parti SPLM-IO. Mais les deux hommes entretiennent une relation éprouvante, qui s’est aggravée ces dernières semaines à la suite d’affrontements dans l’est du pays.

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Au début de ce mois, les forces de sécurité ont rassemblé plusieurs responsables du SPLM-IO, dont le ministre du pétrole et le chef adjoint de l’armée, après que les milices ethniques de l’Armée blanche eut forcé des troupes à se retirer de la ville de Nasir près de la frontière éthiopienne.

Le gouvernement a accusé le SPLM-IO de liens avec l’Armée blanche, qui comprend principalement des jeunes d’origine armée qui ont combattu aux côtés des forces de Machar dans la guerre de 2013-2018 contre des troupes majoritairement ethniques dinka fidèles à Kiir. La partie nie les allégations.

Oyet Nathaniel Pierino, vice-président du SPLM-IO, a déclaré mardi que le parti ne participerait pas aux arrangements de sécurité liés au processus de paix tant que les fonctionnaires détenus n’auraient pas été libérés.

« Les sorcières politiques en cours continuent de menacer l’essence même et l’existence de l’accord de paix », a déclaré Pierino dans un communiqué.

Les combats autour de Nasir, dans l’État du Haut-Nil, ont déplacé 50 000 personnes depuis la fin du mois de février, dont 10 000 ont fui en Éthiopie, selon Anita Kiki Gbeho, Coordonnatrice humanitaire des Nations Unies au Soudan du Sud.

CROISSANCE DE LA HAPE DE LA HAIX

Le chef de la paix des Nations Unies au Soudan du Sud, Nicholas Haysom, s’est dit préoccupé par le fait que le pays soit « au bord de la reprise de la guerre civile ».

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« Avec la prolifération de la désinformation dans le domaine public, les discours haineux sont maintenant omniprésents, ce qui suscite la crainte que le conflit puisse prendre une dimension ethnique », a-t-il déclaré dans un discours devant l’Union africaine.

Les analystes affirment que la guerre au Soudan voisin a également stimulé l’échec du processus de paix, avec la suspension des revenus pétroliers du Soudan du Sud, l’escalade des tensions régionales et les inondations d’armes à travers la frontière.

« Nous assistons à la première étape des débordements de la guerre au Soudan dans le Haut-Nil. Il sera difficile d’empêcher que ces tensions ne s’étendent à (la capitale) de Djouba », a déclaré Alan Boswell de l’International Crisis Group.

Par Hereward Holland, correspondant à Reuters

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À la UnePolitique

Thierry Mariani plaide pour le retrait immédiat de l’armée rwandaise de la RDC et l’annulation des accords sur les minerais

by admin9775 18 mars 2025
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Bruxelles, 18 mars 2024 – Le député européen Thierry Mariani, membre de la commission Commerce international de l’Union européenne (UE), a salué les sanctions récemment imposées par l’UE contre certains responsables rwandais et le groupe rebelle M23. Cependant, il a appelé à des mesures plus robustes, notamment le retrait immédiat de l’armée rwandaise et du M23 de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi que l’annulation des accords entre l’UE et le Rwanda sur les minerais critiques.

Une première victoire, mais insuffisante

Thierry Mariani, l’un des artisans de la pression européenne pour des sanctions contre le Rwanda, a qualifié les mesures adoptées par le Conseil européen de « première victoire ». « Le Conseil européen a décidé ce lundi d’imposer des sanctions claires contre une série de responsables impliqués dans cette agression, notamment contre la société qui commercialise les minerais volés en RDC et achetés par l’UE. C’est un premier succès qu’il faut saluer, mais il est crucial d’aller plus loin », a-t-il déclaré.

Le député français a souligné que « une partie du Congo reste occupée par le Rwanda, qui continue ses pillages et vols ». Il a insisté sur la nécessité d’exiger « le retrait rapide de toutes les troupes rwandaises des territoires congolais qu’elles occupent avec leur milice, le M23 ».

Kagame sous pression

Thierry Mariani n’a pas mâché ses mots concernant le président rwandais, Paul Kagame. « L’UE ouvre enfin les yeux sur le pillage et les massacres du Rwanda en RDC ! Kagame, le « grand démocrate » qui se croyait intouchable, commence à perdre son calme. La vérité éclate, et ce n’est qu’un début. La pression doit continuer ! Nous ne lâcherons rien », a-t-il affirmé.

Appel à des sanctions plus robustes

Le député européen a également appelé à l’annulation des accords entre l’UE et le Rwanda sur les minerais critiques, arguant que ces accords légitiment indirectement l’exploitation illégale des ressources congolaises. « Il est inacceptable que l’UE continue de commercer avec un État qui finance des groupes armés et pille les ressources naturelles de son voisin », a-t-il déclaré.

Mariani a également insisté sur la nécessité de sanctionner directement Paul Kagame, estimant que le président rwandais est au cœur du soutien apporté au M23 et de l’exploitation illégale des minerais congolais.

Depuis plusieurs semaines, Thierry Mariani mène au Parlement européen un combat acharné contre le Rwanda et contre Paul Kagame qu’il qualifie régulièrement de « dictateur ». En janvier, Marine Le Pen elle-même accusait Kigali de piller les ressources minières de la RDC et l’Union européenne d’être le « receleur de ce pillage ».

Une pression internationale nécessaire

Le député a appelé à maintenir une pression internationale constante sur le Rwanda, notamment en impliquant davantage les États-Unis et le Royaume-Uni dans les sanctions. « Les partenaires internationaux doivent suivre l’exemple de l’UE et sanctionner les responsables rwandais, ainsi que les entreprises et les réseaux qui profitent de ce pillage », a-t-il déclaré.

Alors que les sanctions de l’UE marquent un pas important dans la reconnaissance des agissements du Rwanda en RDC, Thierry Mariani appelle à une action plus ferme et coordonnée de la communauté internationale. Le retrait des troupes rwandaises, l’annulation des accords sur les minerais et des sanctions ciblées contre Paul Kagame sont, selon lui, des mesures indispensables pour mettre fin à l’instabilité dans l’Est de la RDC et garantir le respect de la souveraineté congolaise.

Pourquoi un tel engagement ?

La réponse la plus plausible serait que la RDC est le plus grand pays francophone au monde, la diaspora congolaise est très importante en France mais si Paul Kagame est ciblé par le RN, c’est pour une raison simple : la formation d’extrême-droite n’a jamais digéré que le président rwandais accuse l’armée française d’avoir participé au Génocide des Tutsis au Rwanda.

Par Frent Mavungu, correspondant à Bruxelles
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Les FARDC repoussent l’AFC/M23 vers Mpofi, Walikale-centre en état d’alerte

by admin9775 18 mars 2025
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 Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par leurs alliés wazalendo, ont réussi à stopper l’avancée des rebelles de l’AFC/M23 vers Walikale-centre ce lundi 17 mars. Grâce à un renfort militaire venu de Bunia (Ituri), les combattants rebelles, qui s’étaient rapprochés à 25 kilomètres de la localité de Mutakato, ont été repoussés jusqu’à Mpofi, située à 52 kilomètres de Walikale-centre. Malgré ce recul, la tension reste palpable dans la région.

Une situation sécuritaire précaire

À Walikale-centre, la tension a légèrement baissé ce mardi matin, mais la cité reste fortement militarisée. Les civils se font rares, et de nombreux habitants ont fui vers des villages plus sûrs le long de la RN, axe Lubutu. Les localités de Losso, Mungele, Tingitingi, Lubutu Mubi, Ndjingala, Lobu et Makana, à la frontière entre le Nord-Kivu et le Maniema, accueillent désormais des milliers de déplacés fuyant les combats.

La région, déjà enclavée et dépourvue d’infrastructures routières adéquates, fait face à une crise humanitaire croissante. Les déplacements massifs de population compliquent l’acheminement de l’aide et exacerbent les besoins en nourriture, abris et soins médicaux.

L’AFC/M23 maintient la pression malgré les appels au cessez-le-feu

Malgré l’appel au cessez-le-feu lancé le 16 mars par la médiation angolaise, en vue de faciliter des négociations directes entre Kinshasa et les rebelles prévues ce mardi 18 mars à Luanda, l’AFC/M23 continue de maintenir une offensive en direction de Walikale-centre. Cette attitude contraste avec les efforts diplomatiques en cours et souligne la complexité de la situation sur le terrain.

Sanctions internationales contre le M23 et le Rwanda

Sur le front diplomatique, le gouvernement congolais a salué les récentes sanctions de l’Union européenne (UE) contre le M23 et le Rwanda, accusé de soutenir les rebelles. Selon Sasha Lezhnev, conseiller principal chez The Sentry, « depuis l’invasion du Rwanda par des troupes et le soutien au M23, le pays a exporté plus de 800 millions de dollars d’or illicite, notamment depuis les mines congolaises désormais contrôlées par le M23 ».

Lezhnev appelle les États-Unis et le Royaume-Uni à suivre l’exemple de l’UE en imposant des sanctions contre les négociants en or de conflit. Il exhorte également les banques et les bijoutiers à surveiller l’or exporté par le Rwanda, notamment celui destiné aux Émirats arabes unis, afin de limiter le financement des groupes armés.

Une région sous haute tension

La situation dans la région de Walikale reste extrêmement tendue. L’enclavement de la zone, combiné au manque d’infrastructures routières, rend difficile l’intervention des forces de sécurité et l’acheminement de l’aide humanitaire. Les FARDC et les wazalendo maintiennent une présence renforcée pour empêcher une nouvelle avancée des rebelles, mais les défis logistiques et sécuritaires persistent.

Alors que les négociations de Luanda s’ouvrent dans un contexte de tensions persistantes, la communauté internationale est appelée à intensifier ses efforts pour soutenir la paix dans la région. Les sanctions contre le Rwanda et le M23, bien que saluées, doivent être renforcées pour couper les sources de financement des rebelles. En parallèle, une réponse humanitaire urgente est nécessaire pour venir en aide aux milliers de déplacés qui fuient les combats dans une région déjà fragilisée par des années de conflit.

Par Bahati Nyangezi , correspondant à Walikale
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Relance du projet de la centrale hydroélectrique de Katende : 14 wagons de matériels arrivés à Tshimbulu

by admin9775 18 mars 2025
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Un lot de 14 wagons transportant des matériels destinés à la construction de la centrale hydroélectrique de Katende a été réceptionné ce lundi 17 mars à Tshimbulu par le gouverneur de la province du Kasaï central, Joseph Moise Kambulu. Cet événement marque une étape cruciale dans la relance de ce projet stratégique, suspendu depuis 2016 en raison de l’insurrection des partisans du chef traditionnel Kamuina Nsapu.

Un projet vital pour le Kasaï central

Le barrage de Katende, d’une capacité prévue de 64 mégawatts, est considéré comme une priorité pour le développement du Kasaï central. Cette région, longtemps confrontée à un déficit énergétique chronique, voit dans ce projet une opportunité de se doter d’une source d’électricité fiable, capable de soutenir son développement économique et social. Une fois opérationnelle, la centrale devrait non seulement électrifier les zones rurales et urbaines, mais aussi attirer des investissements industriels, créant ainsi des emplois et stimulant l’économie locale.

Un contexte marqué par des défis logistiques et sécuritaires

Les matériels, acheminés depuis Lubumbashi, ont parcouru des centaines de kilomètres pour atteindre Tshimbulu. Cependant, leur transport vers le site de Katende, où les travaux doivent reprendre, reste un défi majeur. Les infrastructures routières et ferroviaires de la région, souvent vétustes, compliquent l’acheminement des équipements lourds. Par ailleurs, la région a connu des périodes d’instabilité, notamment lors de l’insurrection de Kamuina Nsapu en 2016, qui avait conduit à l’arrêt des travaux. La sécurisation du site et des axes de transport est donc un enjeu clé pour la réussite du projet.

Un engagement politique renouvelé

Lors de sa visite à Kananga fin 2023, le président Félix Tshisekedi avait annoncé la reprise imminente des travaux, assurant que les fonds nécessaires étaient disponibles. Il avait également appelé à la mobilisation de la population pour soutenir ce projet structurant. Le gouverneur Kambulu, présent à Tshimbulu pour réceptionner les matériels, a réitéré son engagement à voir le projet aboutir. « C’est une étape franchie, mais nous devons rester mobilisés pour acheminer ces matériels sur le site et relancer les travaux au plus vite », a-t-il déclaré.

Perspectives et impacts attendus

La centrale hydroélectrique de Katende représente un espoir pour les habitants du Kasaï central, qui aspirent à une amélioration de leurs conditions de vie grâce à l’accès à l’électricité. Au-delà de l’électrification, le projet pourrait transformer la région en un pôle économique attractif, favorisant l’implantation d’industries et la création d’emplois.

Cependant, la réussite du projet dépendra de la capacité des autorités à surmonter les défis logistiques et sécuritaires. Si ces obstacles sont levés, Katende pourrait devenir un symbole du renouveau économique du Kasaï central, conformément aux promesses du gouvernement central et aux attentes des populations locales.

Par Mubenga, correspondant à Tshimbulu
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