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À la Une

À la UneMonde

L’armée israélienne face aux multiples défis du sud de la bande de Gaza

by Ruben Yale 1 décembre 2023
written by Ruben Yale

Alors que le cessez-le-feu avec le Hamas a pris fin vendredi, Israël relance ses opérations militaires. Mais les États-Unis mettent la pression sur l’armée israélienne pour qu’elle fasse preuve de retenue, notamment dans le sud de la bande de Gaza.

Après sept jours sans affrontements, le retour des intenses bombardements aériens israéliens ? C’est l’un des scénarios les plus redoutés à Washington. Les États-Unis ont multiplié les contacts avec l’État hébreu depuis dimanche 26 novembre pour s’assurer que l’armée israélienne a bien « tiré les enseignements des opérations dans le nord [de la bande de Gaza, NDLR] », affirmait le Washington Post mercredi 29 novembre.

Le président américain Joe Biden aurait même précisé au téléphone au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ce qu’il entendait par là. Il lui aurait affirmé que « la façon dont Israël a agi dans le nord de Gaza – en menant une vaste offensive avec trois divisions blindées et d’infanterie – ne pouvait être répétée dans la partie sud de l’enclave », croit savoir le site d’information américain Axios, qui cite « plusieurs responsables de l’administration américaine » ayant préféré garder l’anonymat.

Préserver les populations civiles ?

« C’est une manière de dire qu’il faudra faire davantage attention aux éventuelles victimes civiles de l’opération militaire », décrypte Omri Brinner, analyste israélien et spécialiste de la géopolitique du Moyen-Orient à l’International Team for the Study of Security Verona (ITSS), un collectif international d’experts des questions de sécurité internationale.

Depuis le début des opérations militaires israéliennes, des centaines des milliers de Gazaouis ont fui le nord de l’enclave pour trouver refuge dans le sud, où résident désormais près de deux millions de personnes. Les États-Unis n’ont aucune envie de voir le décompte des victimes civiles palestiniennes – qui s’élèvent déjà à plus de 14 000 selon le Hamas – s’envoler à partir du moment où le cessez-le-feu actuel va prendre fin. « Washington ne veut pas apparaître comme le complice de telles actions », résume le Washington Post.

Cet appel à la retenue va-t-il être entendu en Israël, alors que le cessez-le-feu avec le Hamas risque d’expirer ce vendredi, après sept jours d’accalmie ? La rhétorique guerrière israélienne ne donne pas cette impression. « Lorsque nous reprendrons le combat, la puissance sera plus grande et s’étendra sur l’ensemble de la bande de Gaza », a au contraire promis Yoav Gallant, le ministre israélien de la Défense.

L’État hébreu a d’ailleurs « enjoint la population civile palestinienne sur place à se rendre dans une zone à l’ouest de l’enclave », note Omri Brinner. Une manière de préparer le terrain en vue d’une future campagne de bombardements aériens pour protéger l’avancée des troupes au sol ?

Mais ces appels aux civils de quitter les futurs lieux de combat ne peuvent avoir qu’un impact très limité. D’abord parce que le sud de la bande de Gaza est déjà trop petit pour les deux millions de Palestiniens qui y ont trouvé refuge. « Ils ne pourront, dès lors, certainement pas tous se réfugier dans une zone encore plus étroite », reconnaît Omri Brinner.

Ensuite parce que les combattants du Hamas « ont perfectionné l’art de se fondre dans la population civile et à l’utiliser comme bouclier contre les soldats israéliens », souligne Amnon Aran, spécialiste des conflits entre Israël et le monde arabe à la City University of London. « Ils vont tout faire pour les dissuader de partir », confirme Omri Brinner.

Demandes américaines incompatibles avec les objectifs israéliens

« On se rend compte maintenant qu’Israël a commis une erreur tactique majeure en choisissant d’avancer lentement mais surement du nord vers le sud, plutôt que d’attaquer simultanément au nord, au centre et au sud de la bande de Gaza », analyse Ahron Bregman, politologue et spécialiste du conflit israélo-palestinien au King’s College de Londres. En agissant ainsi, l’armée a « ironiquement contribué à renforcer le bouclier humain formé par la population civile autour du Hamas au sud, alors que c’est là que l’armée devrait leur infliger le plus de dégâts », remarque cet expert.

À ce contexte humanitaire déjà compliqué s’ajoute le fait que « les principales forces combattantes du Hamas se trouvent au sud », assure Amnon Aran. « Sur les 14 bataillons engagés dans la guerre contre Israël, dix sont basées dans cette région de l’enclave », précise-t-il. 

Autrement dit, Israël n’avait pas besoin que les États-Unis viennent mettre des bâtons supplémentaires dans les chenilles de ses chars. D’autant plus que certaines exigences sont très spécifiques. Washington a ainsi appelé à la création de « zones de déconflit ». Il s’agirait de bâtiments spécifiques – comme les installations de l’ONU, les hôpitaux ou les écoles – où les soldats israéliens ne pourraient pas ouvrir le feu, afin d’assurer la sécurité des populations civiles qui s’y trouvent.

Pourtant, « le Hamas est justement connu pour utiliser des bâtiments justement comme les hôpitaux ou les écoles pour y abriter des armes et des combattants. Je ne vois pas comment cette demande américaine serait compatible avec les objectifs militaires affichés d’Israël », s’interroge Veronika Poniscjakova, spécialiste des aspects militaires du conflit israélo-palestinien à l’université de Portsmouth, en Grande-Bretagne. Omri Brinner veut croire que « si les renseignements permettent d’établir sans l’ombre d’un doute que le Hamas se cache dans tel ou tel bâtiment, les Américains devraient laisser faire ».

Les États-Unis ont aussi appelé Israël à « utiliser des munitions de plus petites tailles et plus précises », note le Washington Post. Autrement dit, l’armée israélienne devrait s’abstenir de lâcher des charges explosives de grandes tailles comme c’était le cas dans le nord. 

Une impossible victoire israélienne ?

Le but est non seulement louable – éviter au maximum les victimes civiles collatérales –, il rejoint aussi une préoccupation majeure de Washington : empêcher un bombardement faisant trop de morts civiles, ce qui pourrait avoir de graves répercussions géopolitiques. « La densité de population sera telle que les possibilités d’une erreur de calcul lors d’un bombardement seront démultipliées. Ce qui augmente aussi le risque d’avoir un incident majeur susceptible d’embraser la région, forçant les États-Unis à intervenir militairement », résume Amnon Aran.

Politiquement cependant, le gouvernement israélien peut difficilement faire preuve de beaucoup de retenue dans sa campagne aérienne. Pour une partie de l’opinion israélienne, « cela reviendrait à placer la sécurité des civils palestiniens au-dessus de celle des soldats israéliens [qui ont besoin de soutien aérien pour assurer la sécurité de leur avancée, NDLR] », souligne Omri Brinner. Ce n’est pas le genre de message que Benjamin Netanyahu veut faire passer.

Mais Israël peut-il défier les avertissements américains ? Si l’État hébreu se met Washington à dos, « il risque de perdre son principal soutien au conseil de sécurité de l’ONU, et les Américains pourraient se mettre à repenser leur politique de livraison d’armes à Israël », résume Veronika Poniscjakova.

En raison de l’élection présidentielle qui se profile aux États-Unis, les dirigeants israéliens vont devoir faire attention « aux répercussions de ce qui se passe à Gaza sur la campagne américaine », assure Amnon Aran. Joe Biden risque d’être beaucoup moins patient avec Benjamin Netanyahu si le modus operandi de l’armée israélienne le fait passer pour un complice de ce qu’une partie de l’électorat américain pourrait percevoir comme des exactions contre les civils palestiniens.

Dans ce contexte, difficile d’imaginer qu’Israël pourra atteindre son but militaire affiché dans la bande de Gaza, à savoir l’éradication du Hamas et de ses capacités militaires. « L’armée israélienne peut amoindrir [les] capacités militaires, détruire quelques usines de fabrication d’armes et des tunnels, mais sûrement pas rayer le Hamas de la carte définitivement », assure Ahron Bregman.

Pour ce spécialiste, « à un moment donné, Benjamin Netanyahu va sûrement dire qu’Israël a gagné, mais ce sera une déclaration vide de sens. » En attendant, « le Hamas a déjà gagné une victoire une première fois le 7 octobre en frappant Israël, et une deuxième fois en obtenant la libération de prisonniers, ce qui leur vaut une certaine admiration de la part de tous les Palestiniens”, conclut Ahron Bregman.

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneSport

Ligue Europa : Chancel Mbemba décisif, l’OM assure

by Ruben Yale 1 décembre 2023
written by Ruben Yale

En plus d’être le roc dans la défense marseillaise, le capitaine des léopards de la République démocratique du Congo Chancel Mbemba s’est une fois de plus montré décisif ce jeudi 30 novembre, lors de la confrontation face à l’Ajax Amsterdam, en prélude de la cinquième journée de la phase de groupes de la ligue Europa.

Affectueusement appelé  » demi-dieu  » par le public sportif congolais, Chancel Mbemba a marqué de la tête à la 26ème minute de jeu, sur un corner tiré par le latéral droit français Jonathan Clauss. Son compère gabonais Pierre Émeric Aubameyang a signé un triplé. Il a marqué à la 9ème, 48ème, et 90ème minute de jeu, dans un match soldé sur la note de quatre buts à trois (4-3) en faveur des phocéens.

Grâce à ce succès à domicile, l’OM reste en tête du groupe B avec 11 points et s’assure au moins de disputer les barrages, devant Brighton qui en compte 10. AEK Athènes et l’Ajax Amsterdam occupent les deux dernières places du groupe avec respectivement 4 et 2 unités.

Chancel Mbemba et ses coéquipiers vont se déplacer sur la pelouse de Brighton, le jeudi 14 décembre prochain, pour tenter de conserver la première place du groupe. Le coup d’envoi est prévu à 21h00, heure de Kinshasa.

Par Emmanuel Sandalay

Objectif Info via CONGO PUB Online

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À la UneCommunications politiques

Campagne électorale : à la veille de l’arrivée de Félix Tshisekedi, Sama Lukonde fait carton plein à Kasenga !

by Ruben Yale 1 décembre 2023
written by Ruben Yale

Déjà présent dans l’espace Grand Katanga, le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge s’est rendu, ce mercredi 29 novembre 2023, dans trois villages de sa circonscription de Kasenga, dans la province du Haut-Katanga, dans le cadre de son itinérance de  sensibilisation pour un vote massif  du candidat Félix Tshisekedi à la présidentielle du 20 décembre prochain. 

Sur place, Sama Lukonde a communié avec les siens, les sensibilisant à voter le candidat à la présidentielle numéro 20. L’arrivée de Sama Lukonde à Kasenga, a drainé une marrée humaine.

Du village Malambwe au village Lutandula en passant par Lubanda, ce membre du Présidium de l’Union sacrée, plateforme soutenant la candidature du président la République sortant a, à chaque passage dans différentes contrées, apporté le même message aux siens.

« Après avoir fait le tour pour préparer l’accueil du candidat numéro 20, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, nous voilà enfin dans notre circonscription à Kasenga, où je suis chez moi. Je viens d’être accueilli par nos chefs pour bénir mon passage ici, pour communier avec mes frères, pour cette fois-là, une campagne qui me concerne, moi, candidat député national et provincial. Nous allons faire cette campagne ici à Malambwe, bien-sûr sans oublier notre candidat Président de la République », a-t-il dit. 

Il a, à chaque échanges avec la population de ce coin de Haut-Katanga, rappelé les différentes œuvres en faveur des habitants de ces villages, signées « Félix Antoine Tshisekedi » notamment, l’éclairage public et la construction d’une grande école baptisée : l’institut Stéphane Lukonde Kyenge dont, l’inauguration a eu lieu sous la bénédiction des prêtres catholiques.

Poursuivant la campagne électorale en faveur du candidat numéro 20, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge a déjà balisé la voie. Ensemble avec sa base de kasenga, attendent de pieds ferme, Félix Antoine Tshisekedi.

Murphy Fika

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À la UneAfrique

Guinée-Bissau: des tirs nourris entendus aux environs d’une caserne dans la capitale

by Ruben Yale 1 décembre 2023
written by Ruben Yale

Des soldats de la garde nationale de Guinée-Bissau ont libéré dans la nuit de jeudi à vendredi deux membres du gouvernement qui étaient interrogés par la police, avant d’échanger des coups de feu avec les forces spéciales, selon des sources militaires et du renseignement.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Souleiman Seidi, et le secrétaire d’Etat au Trésor public, Antonio Monteiro, avaient été convoqués jeudi matin par la justice, puis placés en garde à vue.

La police judiciaire a interrogé les deux hauts responsables plusieurs heures durant sur un retrait d’une somme de dix millions de dollars des caisses de l’Etat, selon les mêmes sources, s’exprimant sous le sceau de l’anonymat pour des raisons de sécurité.

M. Seidi avait été interpellé lundi par des députés sur ce retrait, lors d’une séance à l’Assemblée nationale. Il avait affirmé que ce retrait était légal et destiné à soutenir le secteur privé national.

Toujours selon les mêmes sources, vers 22H00 jeudi soir (même heure GMT), des éléments de la garde nationale, une unité de l’armée, ont exfiltré le ministre et le secrétaire d’Etat des locaux de la police judiciaire, les ont conduits vers une destination inconnue, puis se sont retranchés dans une caserne située dans le quartier de Santa Luzia, ont affirmé les mêmes sources.

Tirs nourris

Des tirs nourris ont ensuite été entendus vendredi matin dans ce quartier situé dans le sud de la capitale Bissau, selon un correspondant de l’AFP.

Les sources militaires et du renseignement ont indiqué que les forces spéciales sont intervenues contre la garde nationale après plusieurs tentatives de médiation infructueuses. Il s’en est suivi un échange de tirs avant que le calme ne revienne, ont-elles ajouté.

Des éléments de la Force d’appui pour la stabilisation de la Guinée-Bissau, déployés dans ce pays par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), ont été vus vendredi matin en patrouille dans les rues de Bissau, a constaté un journaliste de l’AFP.

Ces événements surviennent alors que le président Umaro Sissoco Embalo, élu en décembre 2019 pour cinq ans, se trouve à Dubaï pour assister à la 28e conférence des Nations Unies sur le climat (COP28).

Petit pays pauvre d’Afrique de l’Ouest, la Guinée-Bissau souffre d’une instabilité politique chronique et a été victime depuis son indépendance du Portugal en 1974 d’une kyrielle de coups de force, la dernière en février 2022.

En septembre, le président Embalo avait nommé deux généraux, Tomas Djassi et Horta Inta, respectivement chef de la sécurité présidentielle et chef d’état-major particulier du président de la République. Ces deux postes, prévus dans l’organigramme officiel, n’étaient plus pourvus depuis plusieurs décennies.

Ce renforcement de la sécurité présidentielle est intervenu alors que les coups d’Etat ou tentatives se multiplient en Afrique de l’Ouest, notamment au Gabon, au Niger, au Mali, au Burkina Faso, en Guinée et, cette semaine encore, en Sierra leone.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Paludisme: vaccination à grande échelle en Afrique

by Ruben Yale 1 décembre 2023
written by Ruben Yale

Causé par un parasite transmis par les moustiques, le paludisme reste un redoutable fléau, particulièrement pour les enfants africains, à cause d’une résistance croissante aux traitements.

 Au Kenya, des enfants ont d’ores et déjà bénéficié des premières doses d’un vaccin antipaludique validé par l’OMS, le vaccin RTS,S. Ce pays est l’un des trois pays pilotes qui ont participé au programme de mise en œuvre du vaccin antipaludique.

« L’arrivée, la nuit dernière à l’aéroport de Yaoundé, au Cameroun, de 331.200 doses du vaccin RTS,S, premier vaccin antipaludique recommandé par l’OMS, marque le début des livraisons vers les pays qui n’avaient pas participé au programme pilote de vaccination », a indiqué l’organisation basée à Genève dans un communiqué.

« Ce pourrait être un tournant décisif dans notre combat contre le paludisme », a commenté dans un communiqué la directrice générale de l’Unicef, Catherine Russell, comparant l’introduction du vaccin à « l’entrée sur le terrain du meilleur joueur ».

Le Burkina Faso, le Liberia, le Niger et la Sierra Leone devraient recevoir 1,7 million de doses du vaccin RTS,S dans les semaines qui viennent. D’autres pays africains devraient également en recevoir dans les mois à venir.

Ces livraisons marquent la fin de la phase pilote de la vaccination antipaludique, coordonnée par l’Organisation mondiale de la santé et financée par Gavi, le Fonds mondial et Unitaid. Les doses ont été données par GSK, le fabricant du vaccin RTS,S.

Dans ce cadre, le Ghana, le Kenya et le Malawi ont pu administrer depuis 2019 le vaccin dans certains districts, selon un schéma à quatre doses qui débute vers l’âge de 5 mois. Plus de 2 millions d’enfants ont été vaccinés dans ces trois pays africains, entraînant une « baisse spectaculaire » de la mortalité, selon Gavi, ainsi qu’une réduction substantielle des formes graves du paludisme et des hospitalisations.

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À la UneSport

Classement FIFA : La RDC maintient sa place en Afrique

by Ruben Yale 1 décembre 2023
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La Fédération Internationale de Football Association a, dans l’après midi de ce jeudi 30 novembre, publié son traditionnel classement pour le mois de novembre.

Les fauves congolais se maintiennent à la 13ème places en Afrique, comme ce fut le cas pour le mois d’octobre.
Sur l’échiquier mondial, la République démocratique du Congo occupe actuellement la 67ème places, avec deux places de moins par rapport au moins d’octobre.

La récente défaite face au Soudan lors de la dernière sortie des poulains de Sébastien Desabre, en prélude de la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe du Monde, a sans nul doute pesé sur la balance en défaveur des léopards.

Objectif Info via CONGO PUB Online

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À la UneCommunications politiques

Sesanga trop sûr de la défaite de Tshisekedi

by Ruben Yale 1 décembre 2023
written by Ruben Yale

Le leader de l’Envol a mis le cap sur Matadi, la ville portuaire de la République démocratique du Congo pour l’intensification de sa campagne présidentielle. Toujours fidèle à son projet, Delly Sesanga scrute la réalité du pays profond en partageant sa vision de la refondation de la République démocratique du Congo. C’est là que le candidat de l’opposition s’est adressé à ses électeurs en les invitant à œuvrer pour le renversement du régime Tshisekedi à la faveur des élections du 20 décembre prochain.

Le candidat président de la République Delly Sesanga a été accueilli avec joie par des milliers de Matadiennes et Matadiens lors de son meeting au chef-lieu du Kongo central.

Dans son adresse de campagne, le candidat n°4 a mis l’accent sur la refondation du Congo, tout en expliquant les cinq axes de son projet de société. Un ambitieux programme de 110 milliards de dollars que le “Gendarme des réformes porte pour relever les défis réels devant une situation gangrénée par des décennies d’incurie, aux termes desquelles chaque pouvoir qui vient, justifie dans la défaillance du précédent sa propre décadence”.

D’après Sesanga, le projet de la refondation du Congo tient à redonner par des réformes radicales et fondamentales, du sens à la responsabilité, au travail et à l’effort dans l’action politique. Le candidat n°4 apporte un projet de rupture et d’avenir qui vise à assurer la sauvegarde des intérêts nationaux, à garantir la paix, la justice, l’indépendance nationale et l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.

Matadi, Sesanga réussit son pari

À Matadi, Delly Sesanga a souligné « l’importance des infrastructures fluviales, ferroviaires et routières pour assurer le développement de la province du Kongo central ». L’homme a été porté en triomphe par la foule de ses militants. Tous ne jurent que par sa victoire à la présidentielle.

Renverser Tshisekedi par les urnes

Le candidat a critiqué le gouvernement actuel, dénonçant son incompétence caractérisée par des mensonges, du tribalisme et des promesses non tenues. Il a comparé le pouvoir de Tshisekedi à « un arbre stérile qui n’a pas produit de fruits pendant cinq ans », appelant ainsi à son renversement lors des élections du 20 décembre 2023.

En conclusion, il a invité à une vigilance électorale accrue pour lutter contre la fraude électorale le 20 décembre 2023. Sesanga s’est lancé dans la campagne électorale le lundi 20 novembre 2023 à Kenge, le chef-lieu de la province du Kwango. À cette occasion, il avait affiché son ambition de mettre fin à la corruption, au détournement de deniers publics, tout en appelant la population à adhérer à sa vision.

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À la UnePolitique

Kadima désavoué, CASE et VSV soupçonnent la tricherie après le retrait de la MOE-UE

by Ruben Yale 1 décembre 2023
written by Ruben Yale

Dans leurs déclarations respectives mercredi et jeudi, la Voix des sans Voix pour les droits de l’homme (VSV) et la Commission africaine pour la supervision des élections (CASE) se sont exprimés avec regret sur l’annulation de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE-UE) en RDC.

Si la CASE se frotte les mains, la VSV déclare que de nombreuses organisations de la société civile comptaient sur cette Mission d’observation électorale indépendante à même de donner un point de vue indépendant sur le déroulement des élections prévues le 20 décembre 2023.

Cette annulation consécutive au refus des autorités congolaises de permettre à la MOE-UE de déployer certains matériels dont les téléphones satellitaires ne pourrait qu’augmenter des suspicions sur la crédibilité et la transparence des élections en RDC, a affirmé la Voix des sans voix. Pour cette organisation, les autorités congolaises auraient dû accéder à la demande de déploiement des matériels dont avait besoin la MOE-UE pour ne pas donner l’impression d’avoir un agenda caché sur le processus électoral après les mauvaises expériences des cycles électoraux passés émaillés de nombreuses irrégularités et des fraudes ainsi que des incidents sanglants, meurtriers et dramatiques. « La VSV exhorte les autorités congolaises à poursuivre le dialogue avec la MOE-UE en levant tous les obstacles sur l’observation électorale indépendante pour l’intérêt d’une réelle consolidation de la démocratie en RDC à travers entre autres l’organisation non seulement dans le délai constitutionnel, mais aussi et surtout dans la transparence des élections en RDC », a rappelé la VSV dans sa déclaration du 30 novembre 2023.

Kadima désavoué par la communauté internationale

Pour la CASE, Denis Kadima est ainsi publiquement désavoué par la communauté internationale. « Ses manigances éclatent au grand jour et plus personne ne croit à ses bégaiements politiques à la CENI. Le départ de la MOE UE est un signe que les partenaires du monde ont tiré leurs premières conclusions : la fraude est systémique » et que toutes les institutions ne travaillent que pour la tricherie électorale. Pour Simaro Ngongo Mbayo, président de la Case, « Denis Kadima se comporte en terroriste électoral qui veut surprendre cauchemardesquement le peuple avec des élections préfabriquées ».

La CASE titille l’Union européenne

Pour la CASE, c’est l’Union européenne qui a entêté Denis Kadima en lui offrant une audience internationale imméritée alors qu’il est de notoriété publique que la CENI pratique une fraude transparente dans sa gestion du processus électoral. « La CASE salue la décision tardive de l’Union européenne déclarant son retrait de l’observation des élections en République démocratique du Congo et invite les différents gouvernements concernés à sanctionner le régime Tshisekedi pour ses manœuvres antidémocratiques visant à altérer la volonté de changement du peuple congolais à travers des élections marécageuses », a vitupéré Simaro Ngongo invitant particulièrement les États-Unis d’Amérique à travers ses organismes spécialisés, à tirer les meilleures conclusions de la démocrature palpable en RDC et à isoler les acteurs politiques et sociaux responsables de la dégradation électorale dans le pays.

Ouragan via CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Campagne électorale : Moïse Katumbi attendu au Sankuru ce vendredi

by Guyguy Lelo 30 novembre 2023
written by Guyguy Lelo

Lodja, la principale agglomération de la province du Sankuru est dans la fièvre de l’arrivée de Moïse Katumbi. Le candidat président de la République numéro 3 y est attendu ce vendredi 1 er décembre 2023.

Lodja fait partie des entités les plus importantes de la République démocratique du Congo. Non seulement parce que c’est l’un des deux centres du Sankuru, avec Tshumbe, dotés des conditions plus ou moins acceptables pour accueillir des invités de marque, mais aussi parce qu’il est situé au centre du pays.

C’est l’unique agglomération sankuroise à avoir reçu les visites successives de deux chefs d’État en fonction, à savoir l’ancien président Joseph Kabila et son successeur Félix Tshisekedi.

C’est justement à Lodja que l’actuel président de la République avait rendu son verdict sur l’état piteux des infrastructures dans toutes les provinces, hérité de son prédécesseur.

On se souvient qu’après avoir déclaré, au stade Lumumba de Lodja, en janvier 2022, que « la RDC est déjà morte », Félix Tshisekedi avait annoncé la conception du programme de développement local de 145 territoires.Lire aussi Visite de Félix Tshisekedi à Lodja : Daniel Aselo présente une version pâle de la jeunesse du Sankuru

Aussi, il y a un dicton populaire selon lequel tout Sankurois est lié directement ou indirectement à Lodja.

C’est encore Lodja qui a été choisi par le candidat président de la République Seth Kikuni pour abriter la nouvelle capitale du pays s’il se faisait élire.

Les Lodjaciens ne doivent donc pas s’ inquiéter étant donné que réalisant qu’il n’avait pas assez de chance, celui qui a promis de transférer la capitale dans leur ville a rallié le camp de Moïse Katumbi.

Il sera sans doute aux côtés de ce dernier ce vendredi lors de son meeting.

Le candidat numéro 3 peut compter sur les cadres de Ensemble pour la République ressortissants de la province de Patrice Emery Lumumba dont Me Laurent Onyemba et surtout sur le soutien de son allié Franck Diongo, originaire du Sankuru, pour espérer faire un carton plein à Lodja.

Ce, en dépit du fait que le président du MLP semble être totalement déconnecté de sa province natale après plusieurs décennies passées à Kinshasa.

Franck Diongo est d’ailleurs candidat député national et provincial à Kinshasa, à plus de 2000 km de Lodja et surtout de son Katako-Kombe natal.

Arlette Okitodimba

Alternance via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

États-Unis : un Indien poursuivi pour avoir tenté d’assassiner un indépendantiste sikh

by Ruben Yale 30 novembre 2023
written by Ruben Yale

Nikhil Gupta, un ressortissant indien de 52 ans, a été inculpé mercredi à New York pour avoir commandité l’assassinat d’un dirigeant séparatiste sikh. Selon l’acte d’accusation, il a été recruté par un agent du gouvernement indien. Cette affaire rappelle celle du meurtre de Hardeep Singh Nijjar au Canada, qui avait déclenché une crise diplomatique entre Ottawa et New Dehli en septembre.

Un ressortissant indien est poursuivi aux États-Unis pour avoir commandité le projet d’assassinat à New York d’un dirigeant séparatiste sikh, à l’instigation d’un agent de New Delhi, a annoncé mercredi 29 novembre le ministère américain de la Justice.

Ce dossier pourrait empoisonner les relations de l’Inde avec les États-Unis, comme cela fut le cas en septembre pour le Canada. Le Premier ministre Justin Trudeau avait alors incriminé les services de renseignement indiens pour le meurtre en juin d’un autre dirigeant sikh, Hardeep Singh Nijjar, près de Vancouver.

Le secrétaire d’État Antony Blinken avait prévenu à cette occasion en septembre que les États-Unis étaient « extrêmement vigilants dès lors qu’existent des allégations d’une répression transnationale ». Il faisait référence au phénomène de projection par les régimes autoritaires de leur contrôle sur leurs citoyens hors de leurs frontières, apparu au grand jour avec l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi au consulat saoudien à Istanbul en octobre 2018, et en expansion constante, selon les défenseurs des droits humains.

Le ministère américain de la Justice ne cite pas nommément la cible présumée à New York, mais la description des faits permet de l’identifier comme Gurpatwant Singh Pannun, un avocat fondateur de l’organisation américaine Sikhs For Justice (SFJ), qui revendique un État indépendant pour cette minorité dans le nord de l’Inde.

« Terrorisme transnational »

« La tentative contre ma vie en territoire américain est une manifestation flagrante du terrorisme transnational de l’Inde qui est devenu une menace pour la souveraineté américaine, la liberté d’expression et la démocratie », a d’ailleurs réagi dans un communiqué Gurpatwant Singh Pannun, désigné comme « terroriste » par New Delhi en 2020 et recherché pour « terrorisme et sédition ».

Nikhil Gupta, 52 ans, a été inculpé à New York pour avoir commandité le meurtre, a annoncé le ministère, précisant qu’il avait été arrêté le 30 juin en République tchèque en vertu du traité d’extradition entre les deux pays. Il est visé par deux chefs d’accusation, passibles chacun de dix ans de prison.

Selon l’acte d’accusation, un agent du gouvernement indien (identifié uniquement par des initiales) a recruté Nikhil Gupta, résidant en Inde et impliqué dans des trafics de drogue et d’armes, pour assassiner la « victime », en échange de l’abandon de poursuites pénales contre lui.

Un prix fixé à 100 000 dollars

Le prévenu a ensuite contacté un individu qu’il considérait comme un complice « mais qui était en fait un informateur des services de sécurité américains, pour l’aider à engager un tueur ». Cet individu lui a présenté un soi-disant tueur à gages, en réalité un agent des services américains sous couverture, selon la même source.

L’agent du gouvernement indien a accepté de payer 100 000 dollars à ce prétendu tueur à gages lors de négociations conduites par Nikhil Gupta, dont 15 000 lui ont été versés d’avance en liquide dans sa voiture le 9 juin, selon l’acte d’accusation, photo à l’appui.

L’agent a également fourni des informations sur le domicile et l’emploi du temps de la victime à Nikhil Gupta, qui les a transmises au prétendu tueur, tout en lui donnant instruction de ne pas passer à l’action pendant des réunions américano-indiennes de haut niveau en raison de possibles retombées « politiques ».

Après l’assassinat le 18 juin au Canada de Hardeep Singh Nijjar, qui était « également une cible », il lui a indiqué qu’il n’y « avait maintenant plus besoin d’attendre » pour exécuter son « contrat » à New York, selon les mêmes sources.

L’Inde « forme une commission d’enquête »

L’annonce de ces poursuites aux États-Unis « démontre à quel point l’Inde doit travailler avec le Canada, doit prendre au sérieux ces allégations », a réagi Justin Trudeau devant la presse.

L’administration américaine « a évoqué cette affaire avec le gouvernement indien, y compris au plus haut niveau », a déclaré la semaine dernière Adrienne Watson, porte-parole du Conseil de sécurité nationale. « Nous avons fait savoir que nous nous attendons à ce que toute personne jugée responsable rende des comptes », a-t-elle souligné.

Le ministère indien des Affaires étrangères a affirmé mercredi que New Delhi avait « formé le 18 novembre une commission d’enquête de haut niveau » après avoir été informé par Washington de « connexions entre des organisations criminelles, des trafiquants d’armes, des terroristes et d’autres ». « Le gouvernement indien prendra les mesures nécessaires sur la base des conclusions de la commission d’enquête », a assuré le ministère.

France 24 via CONGO PUB Online

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