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À la Une

À la UnePolitique

RDC : Hervé Diakese suspendu, Grâce Omari définitivement exclu d’Ensemble pour la République

by admin9775 21 août 2026
written by admin9775

Le parti Ensemble pour la République traverse une nouvelle zone de turbulences internes. La formation politique dirigée par Moïse Katumbi a décidé de suspendre son porte-parole, Hervé Diakese Kyungu, et d’exclure définitivement Grâce Omari Matandiko, sur décision de son Directoire exécutif national.

Ces décisions figurent dans un compte rendu établi à Kinshasa le 20 août 2026 et signé par le secrétaire général du parti, Dieudonné Bolengetenge Balea.

Hervé Diakese suspendu de toutes activités

Réuni sous la direction du président national du parti, le Directoire exécutif national s’est penché sur les déclarations tenues par Hervé Diakese lors d’une émission animée par le journaliste Pero Luwara, ainsi que sur la polémique qui a suivi leur diffusion.

Après examen, l’instance dirigeante a qualifié les propos du porte-parole d’« inappropriés » et de « discourtois » à l’égard du président national.

Le Directoire leur reproche également leur caractère « insultant » envers un membre de l’instance dirigeante ainsi qu’à l’égard d’autres cadres du parti.

Pour les dirigeants d’Ensemble pour la République, ces déclarations seraient incompatibles avec les responsabilités exercées par Hervé Diakese et seraient susceptibles d’aggraver les problèmes d’indiscipline au sein de la formation politique.

En conséquence, Hervé Diakese est suspendu de ses fonctions de porte-parole, mais également de « tout engagement et toute activité » au nom du parti.

Le Comité des sages saisi

La sanction prononcée contre Hervé Diakese n’est toutefois pas présentée comme définitive.

Le porte-parole suspendu a été mis à la disposition du Comité des sages d’Ensemble pour la République, qui devra l’entendre sur les faits qui lui sont reprochés.

Sa suspension restera en vigueur jusqu’à l’aboutissement de cette procédure interne.

Cette décision intervient alors que les déclarations publiques des responsables d’Ensemble font depuis plusieurs jours l’objet d’une attention particulière, dans un contexte de tensions internes au sein de l’opposition congolaise.

Grâce Omari définitivement exclu

Le Directoire exécutif national a également pris une décision plus sévère à l’encontre de Grâce Omari Matandiko.

L’instance dirigeante lui reproche plusieurs publications visant notamment Olivier Kamitatu et Hervé Diakese.

Ces publications ont été qualifiées d’insultantes par la direction du parti, qui leur reproche également de traduire « l’excès de zèle, la courtisanerie et le faux militantisme ».

Contrairement à Hervé Diakese, Grâce Omari fait l’objet d’une exclusion définitive d’Ensemble pour la République.

Il ne pourra désormais plus exercer d’activité ni mener d’initiative au nom du parti.

La « tolérance zéro » annoncée

À travers ces décisions, la direction d’Ensemble pour la République affirme vouloir renforcer la discipline interne et rappeler les règles auxquelles sont soumis ses responsables et militants.

Le parti annonce ainsi l’application du principe de « tolérance zéro » face à tout comportement considéré comme contraire à ses idéaux, à ses valeurs et à sa discipline interne.

Cette fermeté intervient dans un contexte où Ensemble pour la République, l’une des principales formations de l’opposition congolaise, fait face à des tensions internes et à des divergences de plus en plus visibles.

Une nouvelle crise au sein de l’opposition

La suspension d’Hervé Diakese et l’exclusion de Grâce Omari mettent une nouvelle fois en lumière les difficultés auxquelles est confrontée la formation de Moïse Katumbi.

Alors que l’opposition cherche à maintenir une position cohérente face au pouvoir de Félix Tshisekedi, les divergences internes risquent de fragiliser davantage son discours et sa capacité à parler d’une seule voix.

Pour la direction d’Ensemble pour la République, la priorité semble désormais être de restaurer la discipline et de contenir les prises de parole individuelles susceptibles de provoquer de nouvelles divisions.

Avec la suspension de son porte-parole et l’exclusion définitive d’un autre cadre, Ensemble pour la République ouvre ainsi une nouvelle séquence interne, dont l’issue pourrait avoir des conséquences sur la cohésion du parti et, plus largement, sur les équilibres au sein de l’opposition congolaise.

Par Pascal Kabeya
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21 août 2026 0 comments
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À la UneSanté

Journée mondiale du moustique: cinq ans après le premier vaccin, la lutte contre le paludisme avance en Afrique

by admin9775 21 août 2026
written by admin9775

Ce 20 août marque la Journée mondiale du moustique, qui rappelle notamment le rôle de la femelle du moustique dans la transmission du paludisme. L’Afrique reste le continent le plus touché, avec 95 % des décès liés à la maladie. Cinq ans après la recommandation par l’OMS du premier vaccin antipaludique, le RTS,S, son déploiement commence à produire des résultats mesurables, même si des défis considérables demeurent.

Le vaccin RTS,S a marqué un tournant dans la lutte contre le paludisme. C’est en octobre 2021 que l’Organisation mondiale de la Santé a recommandé pour la première fois l’utilisation du vaccin RTS,S contre le Plasmodium falciparum, le parasite responsable de la forme la plus meurtrière du paludisme. Depuis, le déploiement des vaccins antipaludiques s’est accéléré.

Dans le cadre de stratégies intégrées de lutte contre le paludisme. Ses programmes ont été intégrés dans les campagnes de vaccination pour enfants dans 25 pays d’Afrique. Plus de 10 millions d’enfants sont ciblés chaque année.

Selon le World Malaria Report 2025, plus de 170 millions de cas de paludisme et environ un million de décès ont été évités dans le monde en 2024, grâce notamment à l’élargissement de l’utilisation de nouveaux outils de prévention, parmi lesquels les vaccins recommandés par l’OMS. Essentiellement en Afrique, car plus de 90 % des cas de décès sont enregistrés sur le continent.

Autre avancée majeure : en avril 2026, l’OMS a préqualifié le premier traitement antipaludique conçu spécifiquement pour les nouveau-nés et les jeunes nourrissons. Un cap important alors qu’environ 30 millions de bébés naissent chaque année dans les zones d’endémie en Afrique.

Une baisse de la mortalité confirmée sur le terrain

L’efficacité du RTS,S ne repose plus uniquement sur les essais cliniques. Une étude publiée en mai 2026 dans The Lancet a évalué son impact sur la mortalité des jeunes enfants au Ghana, au Kenya et au Malawi. Les chercheurs ont suivi le déploiement du vaccin pendant 46 mois, dans 158 zones réparties entre les trois pays.

L’introduction du RTS,S montre une réduction significative de la mortalité chez les jeunes enfants : environ un décès sur huit aurait été évité dans les zones étudiées. Et l’Afrique compte désormais quatre pays certifiés exempts de paludisme par l’OMS : l’Algérie, Maurice, le Cabo Verde et l’Égypte. L’Égypte a obtenu cette certification en 2024, vingt ans après le Cabo Verde.

Mais en dépit des progrès, le paludisme reste l’une des principales préoccupations de santé publique en Afrique. En 2024, environ 579 000 décès liés au paludisme ont été enregistrés sur le continent, selon l’OMS. Les enfants de moins de cinq ans représentaient environ les trois quarts des décès dans cette région.

L’apparition de l’Anopheles Stephensi a entravé les efforts de lutte

Parmi les nouveaux défis, il y a notamment l’arrivée d’un nouveau moustique dans les zones urbaines. L’Anopheles stephensi, espèce originaire d’Asie du Sud, a été détectée pour la première fois à Djibouti en 2012.

Depuis, sa présence a été signalée dans plusieurs pays d’Afrique de l’Est et récemment, en Afrique de l’Ouest, notamment au Nigeria et au Ghana. Sa particularité inquiète les spécialistes : contrairement à plusieurs vecteurs traditionnels du paludisme en Afrique, Anopheles stephensi est particulièrement adapté aux environnements urbains. Il peut se reproduire dans des réservoirs et autres contenants artificiels d’eau présents à proximité des habitations.

Il est également capable de survivre aux températures très élevées de la saison sèche, période durant laquelle la transmission du paludisme diminue habituellement. Cette capacité pourrait donc prolonger la période de transmission et favoriser la progression du paludisme dans les villes. Une modélisation citée dans des travaux scientifiques estime que son expansion et l’urbanisation pourraient exposer plus de 120 millions d’Africains supplémentaires au risque de paludisme.

RFI

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À la UneBusiness News

KCC et la délégation syndicale concluent un nouvel accord collectif

by admin9775 21 août 2026
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La Kamoto Copper Company (KCC) et la délégation syndicale sont parvenues à un nouvel accord collectif, marquant une nouvelle étape dans les relations entre l’entreprise et ses travailleurs.

À travers cet accord, KCC réaffirme sa volonté de placer ses employés au cœur de sa stratégie et de renforcer les mécanismes de dialogue social au sein de l’entreprise.

La société met notamment en avant les principes d’équité, de respect, de dialogue social et de responsabilité dans les pratiques d’emploi, en conformité avec les principes du droit du travail et les engagements pris à l’égard de son personnel.

Un accord présenté comme une avancée sociale

Pour KCC, la conclusion de ce nouvel accord collectif traduit la volonté commune de l’entreprise et de la représentation syndicale de consolider leurs relations professionnelles.

L’entreprise considère que le soutien aux travailleurs constitue un élément essentiel pour bâtir une organisation plus forte et durable.

Chaque employé, selon KCC, participe directement à la performance de l’entreprise, mais également à un impact économique et social qui dépasse le cadre de son poste.

« Chaque employé de KCC contribue bien au-delà de son rôle individuel », souligne l’entreprise, qui met en avant le rôle du personnel dans la performance de KCC, les moyens de subsistance de milliers de familles et le développement économique des communautés et du pays.

Le dialogue social au cœur de l’accord

Le nouvel accord intervient dans un contexte où les relations entre employeurs et représentants des travailleurs constituent un élément déterminant de la stabilité du secteur minier congolais.

Pour KCC, le dialogue entre l’entreprise et la délégation syndicale doit permettre de créer un environnement professionnel dans lequel les employés peuvent contribuer pleinement à la performance de l’entreprise, développer leurs compétences et participer à son évolution.

L’accord est ainsi présenté comme le résultat d’un engagement partagé en faveur de pratiques responsables en matière d’emploi.

Un impact qui dépasse l’entreprise

KCC insiste également sur la dimension économique et sociale de ses activités.

Au-delà des travailleurs directement employés par l’entreprise, son activité contribue aux revenus de nombreuses familles et à la dynamique économique des communautés environnantes.

La société estime ainsi que l’amélioration des conditions de travail et la consolidation du dialogue social participent également à la construction d’un environnement économique plus stable.

Avec ce nouvel accord collectif, KCC affirme vouloir renforcer cette dynamique et poursuivre ses efforts autour d’un modèle fondé sur la collaboration entre la direction et les représentants des travailleurs.

« Nos employés sont notre force. Notre progrès est partagé. Notre avenir se construit ensemble », conclut l’entreprise, résumant ainsi sa vision des nouvelles relations sociales instaurées avec la délégation syndicale.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

Aston Villa : Aaron Wan-Bissaka appelé à concurrencer Matty Cash

by admin9775 21 août 2026
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Aston Villa serait sur le point de finaliser l’arrivée permanente d’Aaron Wan-Bissaka, le défenseur de West Ham, dans le cadre de la volonté d’Unai Emery de renforcer durablement le côté droit de sa défense.

Selon les informations de Football Insider, les discussions entre les différentes parties ont progressé ces derniers jours et le club de Birmingham se rapproche d’un accord pour le joueur de 28 ans.

Un renfort défensif recherché par Emery

Le recrutement d’un latéral droit constitue depuis plusieurs fenêtres de transfert une priorité pour Unai Emery. L’entraîneur espagnol souhaite renforcer un secteur dans lequel Matty Cash reste pourtant un titulaire régulier.

Cash a disputé 49 rencontres toutes compétitions confondues la saison dernière, confirmant son importance dans le dispositif d’Emery. L’arrivée de Wan-Bissaka pourrait toutefois créer une concurrence directe pour le poste.

Selon l’ancien recruteur d’Aston Villa, Mick Brown, le club aurait nourri certaines réserves concernant les qualités défensives de Cash, ce qui aurait contribué à accélérer la recherche d’une alternative.

« Aaron Wan-Bissaka sera une signature de premier plan pour Aston Villa », a déclaré Brown à Football Insider.

L’ancien recruteur estime que le défenseur de West Ham pourrait représenter une amélioration significative dans le secteur défensif.

« Ils veulent se renforcer à l’arrière droit depuis un certain temps, parce qu’ils ont eu leurs doutes sur Matty Cash et ses capacités, et Wan-Bissaka serait certainement une grande mise à niveau », explique-t-il.

Wan-Bissaka reconnu pour ses qualités défensives

L’un des principaux atouts de Wan-Bissaka réside dans ses qualités défensives. Le latéral anglais est notamment réputé pour son efficacité dans les duels et sa capacité à défendre en un contre un.

Son apport offensif constitue en revanche l’un des aspects de son jeu qui suscite davantage de réserves.

Pour Mick Brown, cette différence pourrait justement permettre à Unai Emery d’utiliser Wan-Bissaka dans un rôle davantage orienté vers les tâches défensives.

« Wan-Bissaka excelle défensivement, et il a ses limites à l’avenir dont Villa sera au courant, par rapport à Cash qui est décent à tous les deux mais pas un spécialiste dans les deux domaines », estime-t-il.

Une polyvalence qui intéresse Emery

L’arrivée de Wan-Bissaka ne serait toutefois pas limitée au poste de latéral droit.

Selon Football Insider, le joueur aurait également été identifié comme une option capable d’évoluer dans plusieurs configurations défensives, notamment comme défenseur central dans une défense à trois ou à quatre.

Sa vitesse et ses qualités athlétiques lui offriraient ainsi plusieurs possibilités dans le système d’Unai Emery.

Cette polyvalence pourrait constituer un argument supplémentaire pour le technicien espagnol, qui cherche à disposer d’un effectif capable de s’adapter aux différentes configurations tactiques.

Quelle place pour Matty Cash ?

La probable arrivée de Wan-Bissaka soulève néanmoins des interrogations concernant l’avenir de Matty Cash à Villa Park.

Titulaire régulier ces dernières saisons, l’international polonais devra désormais faire face à une concurrence beaucoup plus importante.

Cette situation pourrait également alimenter les spéculations concernant un éventuel départ de Cash, même si aucune décision définitive sur son avenir n’est, à ce stade, annoncée.

Pour Emery, l’objectif immédiat serait surtout de disposer de deux profils différents capables de répondre aux exigences du poste.

Emery convaincu par le profil de Wan-Bissaka

Unai Emery serait particulièrement favorable à l’arrivée du défenseur de West Ham.

Mick Brown estime que l’entraîneur espagnol pourrait tirer pleinement profit des qualités de Wan-Bissaka en lui donnant des consignes correspondant à ses points forts.

« Unai Emery sera ravi d’obtenir un accord sur la ligne, parce que c’est une position qu’il veut renforcer depuis un moment, et il a été un grand admirateur de Wan-Bissaka », affirme-t-il.

Pour Aston Villa, le recrutement de Wan-Bissaka répondrait donc à une préoccupation identifiée depuis plusieurs saisons. Le club souhaite renforcer son côté droit, améliorer sa solidité défensive et offrir à Emery davantage de solutions tactiques.

L’arrivée du joueur pourrait ainsi constituer l’un des mouvements importants du mercato de Villa, tout en ouvrant une nouvelle bataille pour une place de titulaire entre Aaron Wan-Bissaka et Matty Cash.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

RDC : 16 ans après les assassinats de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, les familles réclament toujours justice

by admin9775 21 août 2026
written by admin9775

Seize ans après les assassinats de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, la quête de vérité et de justice reste toujours d’actualité en République démocratique du Congo. Les familles des victimes et les organisations de défense des droits humains continuent de réclamer que toutes les responsabilités soient établies, y compris celles des personnes soupçonnées d’avoir commandité ces crimes.

Jeudi 20 août, les représentants des familles et de la société civile ont sollicité l’implication du ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, dans la poursuite de ce dossier qui demeure l’un des cas les plus emblématiques de la lutte contre l’impunité en RDC.

Ils ont rappelé que les procédures judiciaires engagées jusqu’ici avaient déjà permis d’établir l’implication d’agents publics dans les meurtres de Floribert Chebeya et de son collaborateur Fidèle Bazana.

Les responsabilités à tous les niveaux doivent être établies

Le ministre Samuel Mbemba a reconnu que les procédures menées jusqu’à présent n’avaient pas permis de juger l’ensemble des personnes soupçonnées d’être impliquées dans cette affaire.

« Mais les hauts placés sont encore en cavale et pas encore jugés », a-t-il expliqué.

Pour le membre du gouvernement, l’enjeu consiste désormais à permettre à la justice d’aller plus loin afin que les responsabilités puissent être établies à tous les niveaux.

Cette déclaration intervient alors que plusieurs hauts responsables cités dans le dossier n’ont toujours pas comparu devant les juridictions congolaises.

Me Jean-Claude Katende appelle à accélérer la procédure

De son côté, Me Jean-Claude Katende, vice-président de la Fédération internationale des droits de l’homme, a salué la disponibilité du ministre et son engagement personnel dans ce dossier.

Pour l’avocat, l’une des priorités est désormais d’obtenir la fixation du procès dans les meilleurs délais afin de permettre à la justice de poursuivre son travail.

Me Katende insiste également sur l’importance de préserver la mémoire de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, particulièrement auprès des jeunes générations.

Il souhaite ainsi voir se multiplier les actions de sensibilisation autour de leur combat pour les droits humains et des circonstances dans lesquelles ils ont trouvé la mort.

La VSV réclame la réouverture du procès

Lors de la commémoration du 16e anniversaire de l’assassinat des deux activistes, le 1er juin à Kinshasa, la Voix des sans voix avait déjà demandé la réouverture du procès.

L’organisation estime que les récentes réformes de la justice militaire ont désormais levé certains obstacles qui empêchaient les poursuites contre des hauts gradés cités dans cette affaire.

Selon son directeur exécutif, Rostin Manketa, l’ordonnance-loi n°26/003 du 31 janvier 2026, modifiant le Code judiciaire militaire, permet désormais à des magistrats de grade inférieur de juger des prévenus de grade supérieur lorsque les juges normalement compétents sont indisponibles.

Pour la VSV, cette réforme ouvre donc la voie à une reprise de la procédure.

John Numbi pourrait être jugé par contumace

La VSV estime que le procès peut reprendre, y compris par contumace contre le général John Numbi, actuellement en fuite.

L’organisation demande également que la justice se prononce définitivement sur le sort du général Zelwa Katanga, alias « Djadjidja », ainsi que sur celui des autres prévenus actuellement détenus.

Pour la société civile, il est désormais nécessaire d’éviter que cette affaire ne demeure indéfiniment sans conclusion judiciaire.

L’inquiétude autour du colonel Paul Mwilambwe

La situation du colonel Paul Mwilambwe, considéré comme un témoin clé dans cette affaire, préoccupe également la VSV.

Présent à Kinshasa et sans protection après avoir été relevé de ses fonctions à Boma, il resterait exposé, selon l’organisation.

La VSV estime que ses témoignages sont essentiels pour contribuer à établir les circonstances exactes de la disparition et de l’assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana.

Une affaire emblématique de la lutte contre l’impunité

Seize ans après les faits, l’affaire Chebeya-Bazana demeure ainsi un test majeur pour la justice congolaise.

Pour les familles et les défenseurs des droits humains, établir la vérité ne signifie pas seulement poursuivre les exécutants déjà condamnés ou identifiés. Il s’agit également de déterminer les responsabilités de ceux qui auraient ordonné, organisé ou facilité ces assassinats.

La demande formulée auprès du ministre des Droits humains marque ainsi une nouvelle étape dans la mobilisation autour de ce dossier.

Pour les familles de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, comme pour les organisations de défense des droits humains, la justice ne pourra véritablement être considérée comme rendue que lorsque toutes les responsabilités auront été établies et que les principaux responsables auront répondu de leurs actes devant la justice.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Cameroun : Paul Biya regagne Yaoundé après 74 jours d’absence

by admin9775 21 août 2026
written by admin9775

Le président camerounais Paul Biya a regagné Yaoundé ce jeudi 20 août 2026, après plus de deux mois passés en Europe. À 93 ans, le chef de l’État met ainsi fin à une absence de 74 jours qui avait suscité de nombreuses interrogations sur son état de santé et sur la conduite des affaires de l’État.

Paul Biya avait quitté le Cameroun le 7 juin dernier pour ce que la présidence avait présenté comme un « court séjour privé ». Son absence s’est finalement prolongée pendant plus de deux mois, sans apparition publique ni prise de parole du chef de l’État.

Le président camerounais est arrivé en fin d’après-midi à l’aéroport de Yaoundé, après un vol en provenance de Genève, en Suisse.

Un retour préparé dans la discrétion

Aucune annonce officielle n’avait précédé l’arrivée du président. Toutefois, les militants du RDPC, le parti au pouvoir, avaient été mobilisés afin de préparer son accueil.

À sa sortie de l’aéroport, Paul Biya est apparu brièvement à bord de sa voiture présidentielle. Il a salué la foule d’un geste de la main à travers la fenêtre légèrement entrouverte de son véhicule avant de prendre la direction du palais présidentiel.

La CRTV, le média audiovisuel public camerounais, avait mobilisé d’importants moyens pour couvrir l’événement. Près de 200 journalistes, techniciens et autres professionnels avaient été déployés afin de retransmettre l’arrivée du président et la progression de son cortège.

Malgré ce dispositif, les Camerounais ont eu très peu d’images directes du chef de l’État.

Dans un premier temps, Paul Biya est apparu saluant brièvement la foule depuis sa limousine présidentielle. Quelques minutes plus tard, des images en léger différé ont montré le couple présidentiel, Paul et Chantal Biya, en train d’échanger des poignées de main avec les personnalités venues les accueillir au pied de l’avion, parmi lesquelles le Premier ministre et le secrétaire général de la présidence.

Des réactions contrastées sur les réseaux sociaux

La faible exposition du président lors de son retour a rapidement suscité des réactions sur les réseaux sociaux.

Certains internautes se sont interrogés sur le nombre limité d’images diffusées et sur les conditions dans lesquelles le retour du président a été présenté au public.

D’autres ont surtout retenu l’essentiel, à savoir le retour effectif de Paul Biya sur le territoire camerounais après plusieurs semaines d’absence.

Cette séquence intervient après une période au cours de laquelle les rumeurs sur l’état de santé du président avaient considérablement circulé, sans qu’une communication officielle détaillée ne vienne y mettre un terme.

Une longue absence qui avait alimenté les spéculations

Le retour du chef de l’État vient clore une période particulièrement inhabituelle dans la vie politique camerounaise.

Paul Biya, réélu en 2025 pour un huitième mandat, était absent du pays depuis exactement 74 jours. Durant cette période, il n’avait fait aucune apparition publique ni prononcé de déclaration officielle.

Cette absence prolongée avait alimenté de nombreuses spéculations, notamment sur son état de santé et sur sa capacité à exercer pleinement ses fonctions présidentielles.

Son retour à Yaoundé devrait désormais permettre au pouvoir camerounais de tourner la page de cette séquence et d’ouvrir une nouvelle étape.

Quel agenda pour le président ?

La principale interrogation porte désormais sur les premières activités de Paul Biya après son retour au pays.

Son agenda immédiat reste encore largement inconnu. Les prochaines apparitions publiques du chef de l’État seront particulièrement observées, notamment après les nombreuses interrogations suscitées par son absence prolongée.

Une nouvelle séquence politique s’ouvre donc au Cameroun. Après 74 jours d’absence, le retour de Paul Biya à Yaoundé ne met pas seulement fin aux spéculations sur sa présence hors du pays, il ouvre également une nouvelle période d’attente autour de son agenda présidentiel et de la manière dont il entend reprendre ses activités à la tête de l’État.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

RDC : Azarias Ruberwa appelle à un dialogue inclusif et critique les propos de Martin Fayulu sur les Banyamulenge

by admin9775 21 août 2026
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L’ancien vice-président de la République démocratique du Congo, Azarias Ruberwa, plaide pour l’ouverture d’un dialogue véritablement inclusif afin de parvenir à une paix durable dans le pays. Dans ses différentes interventions, il estime que toutes les parties prenantes à la crise congolaise doivent être associées à la recherche d’une solution politique.

Pour Azarias Ruberwa, l’expérience récente de la RDC démontre que l’exclusion de certains acteurs constitue souvent un obstacle aux efforts de réconciliation. Il estime qu’il est difficile de parvenir à une paix durable en écartant précisément ceux qui sont au cœur des tensions.

« On ne peut pas dialoguer en laissant de côté ceux qui posent problème. Sinon, on fait la paix avec qui ? », s’interroge-t-il.

Une participation de toutes les parties prenantes

L’ancien vice-président considère que le futur processus de dialogue ne devrait pas être limité aux acteurs actuellement présents au pays ou aux seules forces politiques reconnues par les institutions.

Il estime notamment que l’ancien président Joseph Kabila ainsi que les opposants politiques actuellement en exil devraient pouvoir prendre part aux discussions.

Pour Azarias Ruberwa, l’inclusivité doit permettre de réunir les différentes sensibilités politiques et sociales du pays, y compris celles dont les positions sont contestées ou qui entretiennent des rapports difficiles avec le pouvoir en place.

Son approche repose sur l’idée que les acteurs qui constituent une partie du problème doivent également être présents lorsque sont recherchées les solutions à la crise.

Ruberwa condamne les propos de Martin Fayulu sur les Banyamulenge

Azarias Ruberwa s’est également vivement élevé contre les récentes déclarations de Martin Fayulu concernant la communauté Banyamulenge.

L’ancien vice-président juge ces propos inacceptables et invite l’opposant à les retirer. Il estime que la question de l’identité et de la nationalité congolaise doit être abordée avec prudence, en tenant compte de l’histoire du pays et du cadre légal régissant la nationalité.

Azarias Ruberwa défend par ailleurs l’ancrage national de la communauté Banyamulenge et considère que les débats sur son identité ne devraient pas contribuer à accentuer les divisions entre les communautés vivant en République démocratique du Congo.

Pour lui, la question de la nationalité ne peut être confondue avec celle des origines ou de l’appartenance communautaire. Il rappelle que la nationalité congolaise est régie par la législation du pays et que les droits attachés à cette nationalité doivent être respectés conformément à la loi.

La question de l’identité au cœur des tensions

La controverse autour des Banyamulenge intervient dans un contexte particulièrement sensible dans l’est de la RDC, où les questions liées à l’identité, à la nationalité, à l’accès à la terre et à la représentation politique sont étroitement liées aux conflits communautaires et sécuritaires.

Pour Azarias Ruberwa, ces questions doivent être abordées dans le cadre d’un dialogue politique capable de traiter les causes profondes des divisions nationales plutôt que de les aggraver.

Il estime qu’un processus de paix crédible doit permettre à chaque composante de la société congolaise de faire entendre ses préoccupations, tout en respectant les principes de la République et les dispositions légales.

Une paix qui ne peut être construite dans l’exclusion

Alors que plusieurs initiatives sont actuellement évoquées pour tenter de mettre fin à la crise politique et sécuritaire en RDC, la question des participants à un éventuel dialogue national demeure l’un des principaux sujets de débat.

Azarias Ruberwa défend une approche dans laquelle aucune partie prenante importante ne serait exclue à priori.

Pour lui, l’objectif d’un tel processus ne devrait pas être une nouvelle répartition des postes ou des responsabilités politiques, mais la recherche d’un compromis susceptible de mettre fin aux crises récurrentes qui fragilisent le pays.

« Une paix durable ne peut être construite qu’à travers un dialogue qui rassemble, plutôt qu’un processus qui exclut », soutient-il.

Dans un contexte marqué par la guerre dans l’est du pays, les divisions politiques et les tensions communautaires, l’ancien vice-président estime ainsi que le dialogue doit être suffisamment inclusif pour permettre aux protagonistes de la crise de participer à la recherche de la solution.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

RDC–USA : Joseph Kabila conteste en justice les sanctions américaines qui le visent

by admin9775 20 août 2026
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L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, a engagé une procédure judiciaire aux États-Unis pour contester les sanctions financières et diplomatiques prises à son encontre par le gouvernement américain.

Selon les informations rapportées par Jeune Afrique, l’ancien chef de l’État a confié sa défense à l’avocat américain Erich Ferrari, spécialiste des procédures liées aux sanctions économiques américaines. Celui-ci a saisi, le 4 août 2026, la justice fédérale américaine afin de contester les mesures prises par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), l’organisme du département du Trésor chargé de l’application des sanctions économiques américaines.

Kabila conteste les accusations américaines

Joseph Kabila affirme contester les motifs avancés par les autorités américaines pour justifier les sanctions.

Dans sa démarche judiciaire, sa défense estime notamment que les accusations formulées contre l’ancien président sont « vagues, générales et sans preuves précises ».

La procédure vise donc à obtenir la révision, voire la levée, des sanctions qui affectent ses intérêts financiers et ses possibilités d’effectuer certaines opérations dans le système économique américain.

Cette démarche constitue une nouvelle étape dans le bras de fer entre l’ancien président congolais et Washington.

Des sanctions liées à l’AFC/M23

Les États-Unis ont annoncé le 30 avril 2025 des sanctions contre Joseph Kabila, l’accusant notamment de soutenir des acteurs impliqués dans la déstabilisation de l’est de la RDC.

Washington a alors affirmé que l’ancien président entretenait des liens avec l’AFC/M23 et qu’il aurait contribué, directement ou indirectement, à la dynamique de conflit dans l’est du pays.

Joseph Kabila rejette ces accusations.

La contestation introduite devant la justice américaine ouvre désormais un débat essentiellement juridique : l’administration américaine dispose-t-elle d’éléments suffisamment précis pour justifier le maintien des sanctions contre l’ancien président congolais ?

Une bataille juridique avec l’OFAC

Le choix d’Erich Ferrari donne à cette procédure une dimension particulière. L’avocat américain est spécialisé dans les dossiers liés aux sanctions de l’OFAC et intervient régulièrement dans des contentieux opposant des personnes ou des entreprises sanctionnées au gouvernement américain.

La démarche de Joseph Kabila ne constitue donc pas simplement une protestation politique contre Washington. Elle cherche à utiliser les mécanismes judiciaires américains pour contester formellement la décision de l’administration.

La bataille se déplace ainsi du terrain diplomatique vers celui du droit américain des sanctions.

Ferrari a déjà représenté le général congolais François Olenga dans une affaire liée aux sanctions américaines.

Le dossier sera difficile, mais ce choix suggère que Kabila entend mener une véritable bataille juridique, sur le terrain technique du droit américain des sanctions.

Une procédure qui pourrait obliger Washington à défendre son dossier

En contestant les sanctions devant une juridiction américaine, Joseph Kabila cherche notamment à obtenir un réexamen de la décision de l’OFAC.

Sa défense pourrait ainsi demander aux autorités américaines de préciser davantage les éléments ayant conduit à son inscription sur la liste des personnes sanctionnées.

Pour Washington, l’enjeu est également important : les autorités devront défendre la légalité de leur décision dans le cadre de la procédure judiciaire engagée.

Il ne s’agit toutefois pas, à ce stade, d’une décision de justice donnant raison à Joseph Kabila. La saisine du tribunal ouvre une procédure ; elle ne préjuge pas de son issue.

Une nouvelle bataille autour de l’ancien président

Cette procédure intervient alors que Joseph Kabila reste au centre de fortes tensions politiques en RDC et que les accusations concernant ses liens présumés avec l’AFC/M23 constituent l’un des principaux sujets de controverse autour de son retour sur la scène politique.

L’ancien président continue de rejeter les accusations portées contre lui, tandis que les autorités américaines maintiennent leur position.

Avec la saisine de la justice américaine par Erich Ferrari, le contentieux entre Joseph Kabila et Washington entre donc dans une nouvelle phase : après les sanctions administratives décidées par l’OFAC, l’ancien président cherche désormais à obtenir devant la justice américaine leur remise en cause.

L’issue de cette procédure pourrait déterminer si les sanctions américaines seront maintenues, modifiées ou éventuellement levées.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

RDC : le parquet requiert 15 ans de travaux forcés contre Constant Mutamba et Chançard Bolukola

by admin9775 20 août 2026
written by admin9775

Le ministère public a requis 15 ans de travaux forcés contre l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba Bumbu, et l’ancien coordonnateur a.i. du Fonds spécial de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO), Chançard Bolukola Osony, dans l’affaire portant sur un présumé détournement de deniers publics.

À l’audience, le parquet a retenu plusieurs opérations financières portant sur plusieurs millions de dollars américains. Les montants évoqués concernent notamment 14 millions de dollars destinés à Congo Énergie, 2 millions de dollars pour Global Assurance, 1,24 million de dollars au profit de Divo SARL ainsi que 200 000 dollars liés à l’Assemblée provinciale de la Tshopo.

Selon les réquisitions du ministère public, ces opérations soulèvent des soupçons de détournement de fonds publics et impliquent les deux prévenus dans des proportions que la juridiction devra apprécier au regard des éléments du dossier.

Des peines complémentaires requises

Au-delà de la peine principale de 15 ans de travaux forcés, le parquet a également sollicité des peines complémentaires à l’encontre des prévenus.

Il requiert notamment leur interdiction d’exercer des fonctions publiques, ainsi que la privation de certains droits politiques pendant une période de cinq ans.

Le ministère public demande par ailleurs la restitution solidaire des sommes considérées comme ayant été détournées, afin de permettre à l’État de récupérer les fonds concernés si les faits sont finalement établis par la juridiction.

Un volet consacré au blanchiment de capitaux

Le dossier comporte également un volet relatif au blanchiment de capitaux.

Dans cette procédure connexe, le ministère public a requis une peine unique de 15 ans contre Chançard Bolukola Osony.

Cette nouvelle réquisition intervient alors que le procès examine les mouvements de fonds et les différentes opérations financières qui auraient été effectuées dans le cadre de la gestion des ressources concernées.

Des réquisitions qui ne constituent pas encore une condamnation

À ce stade, il convient toutefois de distinguer clairement les réquisitions du ministère public d’une décision judiciaire définitive.

La peine de 15 ans requise contre Constant Mutamba et Chançard Bolukola ne constitue donc pas encore une condamnation. Il appartient désormais à la juridiction compétente d’examiner les arguments du parquet, ceux de la défense ainsi que l’ensemble des éléments du dossier avant de rendre sa décision.

L’affaire reste ainsi particulièrement suivie en RDC, notamment en raison de la fonction ministérielle précédemment occupée par Constant Mutamba et de l’importance des montants financiers concernés.

Par Pascal Kabeya
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À la UneProvince

Sud-Kivu : deux blessés dans une frappe de drones contre un hôtel à Fizi-Centre

by admin9775 20 août 2026
written by admin9775

Deux personnes, dont le gérant de l’hôtel Mwalu, ont été grièvement blessées dans la nuit du 18 au 19 août 2026 lors d’une frappe de drones ayant ciblé cet établissement situé à Fizi-Centre, chef-lieu du territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu.

Selon le porte-parole de l’opération Sukola 2 Sud-Sud-Kivu, le lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji, l’attaque s’est produite aux alentours de 1 heure du matin. Deux bombes auraient été larguées sur l’hôtel par des drones de type TB2.

« Des drones militaires, pilotés depuis le Rwanda, ont ciblé dans la nuit de mardi à mercredi 19 août 2026 l’hôtel Mwalu, situé à Fizi-Centre, dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu », a déclaré le porte-parole militaire.

D’après la même source, l’établissement hébergeait des civils au moment de l’attaque. Les bombardements ont provoqué d’importants dégâts matériels et fait deux blessés graves, dont le gérant de l’hôtel, Mwando Lukaba.

Des officiers auraient été la cible initiale

Selon des sources militaires, l’hôtel aurait été visé après la transmission d’informations faisant état de la présence de plusieurs hauts responsables militaires dans la zone.

Il s’agirait notamment du commandant de la 33ᵉ Région militaire des FARDC, le général Fabien B. Kashindi, ainsi que des généraux burundais Élie Ndizigiye et Muzinga.

Les trois officiers auraient toutefois quitté Fizi le jour même, avant la frappe, après avoir effectué une mission d’inspection. Ils ne se trouvaient donc plus dans l’établissement au moment de l’attaque.

Ces informations n’ont pas été confirmées de manière indépendante.

Des soupçons d’infiltration au sein des FARDC

L’attaque relance également les interrogations sur la sécurité des informations opérationnelles au sein de l’armée congolaise.

Des responsables militaires soupçonnent en effet la présence d’éléments infiltrés dans les rangs des FARDC susceptibles de transmettre à l’extérieur des informations relatives aux déplacements et aux positions des responsables militaires.

« Tant que la traque des infiltrés et des traîtres dans les FARDC n’est pas prioritaire, cette guerre sera difficile à gagner », a confié un officier militaire sous couvert d’anonymat.

Pour certains cadres militaires, la divulgation de renseignements opérationnels compromet directement les capacités de l’armée congolaise face à ce qu’ils qualifient d’agression rwandaise.

Les accusations concernant l’origine des drones et leur pilotage depuis le Rwanda restent toutefois à considérer comme des déclarations des autorités militaires congolaises en l’absence, à ce stade, d’une vérification indépendante.

Une nouvelle attaque dans le territoire de Fizi

Cette frappe intervient alors que le territoire de Fizi a déjà été confronté à plusieurs attaques similaires ces dernières semaines.

Le 30 juin, un bombardement avait notamment été signalé au camp de Mushimbaki, toujours dans le territoire de Fizi. Quelques jours plus tard, l’aérodrome de Baraka avait également été pris pour cible par des drones.

La répétition de ces attaques fait craindre une intensification de la guerre des drones dans cette partie du Sud-Kivu, où les infrastructures militaires mais également certains sites civils sont exposés.

L’opération Sukola 2 promet de protéger les civils

À la suite de cette nouvelle attaque, l’opération Sukola 2 Sud-Sud-Kivu a réaffirmé sa détermination à assurer la protection des populations et de leurs biens dans la zone.

L’attaque contre l’hôtel Mwalu intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans l’est de la RDC, marqué par la poursuite des affrontements et l’utilisation croissante de drones dans les opérations militaires.

Pour les autorités locales, la priorité demeure désormais la sécurisation des populations civiles et des infrastructures, alors que les frappes aériennes et de drones font peser un risque croissant sur les zones habitées.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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