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À la Une

À la UneProvince

Sud-Kivu : les offensives de l’AFC/M23 se poursuivent malgré le cessez-le-feu

by admin9775 22 août 2026

Les combats se poursuivent dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), notamment dans la province du Sud-Kivu, où les forces de l’AFC/M23, soutenues par le Rwanda, poursuivent leurs opérations militaires malgré les engagements de cessez-le-feu conclus dans le cadre des initiatives diplomatiques visant à mettre fin aux hostilités.

Selon plusieurs sources locales concordantes, les combattants de l’AFC/M23 ont pris le contrôle de l’ensemble du groupement de Ziralo, dans le territoire de Kalehe, après plusieurs jours d’affrontements avec les forces armées congolaises et les combattants Wazalendo.

Les opérations auraient été menées à la fois au sol et à l’aide de drones utilisés dans des attaques ciblées contre les positions des forces loyalistes. La localité de Remeka serait également tombée sous le contrôle de la rébellion, tandis que des mouvements de progression sont signalés en direction de Hombo.

D’autres informations font état d’une prise de contrôle de Remeka dans le groupement d’Ufamandu, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, illustrant une nouvelle dynamique de progression des forces de l’AFC/M23 dans cette partie du pays.

Bunyakiri, un objectif stratégique

Pour plusieurs analystes sécuritaires, la progression vers Bunyakiri pourrait constituer un objectif stratégique majeur pour la coalition AFC/M23-RDF. La prise de cette zone permettrait notamment de repousser les lignes de front loin des localités situées sur les rives du lac Kivu et de renforcer le contrôle de certains axes stratégiques.

Une telle progression pourrait également perturber les voies de ravitaillement utilisées par les forces loyalistes et compliquer le déploiement des unités engagées dans les opérations militaires en direction de Mwenga.

La situation reste toutefois difficile à vérifier de manière indépendante dans plusieurs zones affectées par les combats, en raison des restrictions d’accès et de la volatilité de la situation sécuritaire.

Un cessez-le-feu de plus en plus fragile

La poursuite des combats intervient alors que les différentes initiatives diplomatiques engagées pour mettre fin au conflit dans l’est de la RDC reposent notamment sur l’arrêt des hostilités et la stabilisation des lignes de front.

Sur le terrain, la progression de l’AFC/M23, la prise annoncée de nouvelles localités et la multiplication des affrontements rapportés par des sources locales témoignent cependant d’un décalage important entre les engagements pris au niveau diplomatique et la réalité militaire.

Ces développements font ainsi peser de nouvelles incertitudes sur les efforts de paix engagés pour mettre fin au conflit. Alors que les négociations se poursuivent sur le plan politique, la dynamique observée sur le terrain laisse apparaître une situation où le cessez-le-feu demeure particulièrement fragile et où les lignes de front continuent d’évoluer.

L’évolution des combats autour de Ziralo, Hombo et Bunyakiri sera déterminante pour mesurer l’ampleur de cette nouvelle phase des opérations militaires dans le Sud-Kivu.

Par Marius Bopenga
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22 août 2026 0 comments
À la UneSanté

RDC : l’OMS met à disposition 70 000 doses de vaccin contre Ebola

by admin9775 22 août 2026

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé jeudi la mise à disposition de 70 000 doses du vaccin Ervebo au profit de la République démocratique du Congo, alors que le pays fait face à une nouvelle flambée de la maladie à virus Ebola.

Le vaccin Ervebo est homologué contre la souche Zaïre du virus Ebola, mais ne l’est pas actuellement contre la souche Bundibugyo, responsable de l’épidémie en cours en RDC.

20 000 doses destinées à un essai clinique

Selon l’OMS, les 70 000 doses provenant du stock mondial de vaccins comprennent 20 000 doses destinées à un essai clinique de phase 3.

Cet essai doit permettre d’évaluer l’efficacité du vaccin Ervebo contre la souche Bundibugyo, alors que les données scientifiques disponibles concernant son efficacité contre cette souche restent limitées.

Les 50 000 doses restantes sont destinées aux travailleurs de première ligne et aux professionnels de santé exposés au virus.

Cette mise à disposition intervient après une demande des autorités congolaises auprès du Groupe international de coordination de l’approvisionnement en vaccins, afin de mobiliser les réserves disponibles au niveau mondial.

Une épidémie particulièrement meurtrière

La situation demeure préoccupante. Selon les dernières données communiquées par l’OMS, l’épidémie a déjà enregistré 5 105 cas confirmés et 2 420 décès.

Si ces chiffres sont confirmés, cette flambée constituerait la plus meurtrière jamais enregistrée en République démocratique du Congo depuis l’apparition du virus dans le pays.

L’épidémie, officiellement déclarée le 15 mai, est provoquée par la souche Bundibugyo du virus Ebola. Il s’agit de la 17e épidémie d’Ebola enregistrée en RDC depuis la découverte du virus en 1976.

L’OMS alerte sur un risque de propagation

Face à l’ampleur de la situation, l’OMS appelle à renforcer rapidement les mesures de réponse.

Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a notamment estimé que le risque d’une propagation plus importante, aussi bien à l’intérieur du pays qu’au-delà des frontières congolaises, demeurait élevé.

« Le risque d’une propagation nationale et internationale plus importante reste élevé », a-t-il déclaré lors d’une réunion du comité d’urgence de l’OMS consacrée à l’épidémie.

Protéger les personnels exposés

La priorité immédiate consiste notamment à protéger les professionnels de santé et les travailleurs engagés dans la riposte, particulièrement exposés au virus en raison de leurs contacts avec les patients et les communautés affectées.

Les 50 000 doses qui leur sont destinées doivent ainsi contribuer à réduire les risques de contamination parmi les personnels de première ligne.

Parallèlement, l’essai clinique portant sur les 20 000 doses pourrait permettre d’obtenir des données essentielles sur l’utilisation du vaccin Ervebo contre la souche Bundibugyo.

La mobilisation de ces 70 000 doses marque ainsi une nouvelle étape dans la réponse internationale à l’épidémie, alors que les autorités congolaises et leurs partenaires sanitaires doivent faire face à une situation épidémiologique particulièrement préoccupante.

Par Pascal Kabeya
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22 août 2026 0 comments
À la UneAfrique

Liberia : l’ancienne vice-présidente Jewel Howard Taylor inculpée dans une affaire de trafic de drogue

by admin9775 22 août 2026

L’ancienne vice-présidente du Liberia, Jewel Howard Taylor, a été inculpée mercredi dans le cadre d’une enquête portant sur un présumé réseau international de trafic de stupéfiants opérant au Liberia et à l’étranger, selon les autorités libériennes.

Âgée de 63 ans, Jewel Howard Taylor a été arrêtée à l’aéroport international Roberts de Monrovia alors qu’elle s’apprêtait à quitter le pays. Elle a ensuite été conduite au quartier général de la police dans la capitale.

Le ministère libérien de la Justice affirme qu’elle a été « officiellement inculpée » dans le cadre de l’enquête en cours. Elle est notamment poursuivie pour importation et vente illicites de drogues.

Trois autres personnes, dont deux ressortissants croates et un Ukrainien, ont également été inculpées dans cette affaire. Elles sont actuellement recherchées par les autorités.

Une ancienne haute responsable de l’État dans le viseur de la justice

Jewel Howard Taylor est une figure connue de la vie politique libérienne. Elle a occupé le poste de vice-présidente du Liberia entre 2018 et 2024, sous la présidence de George Weah.

Avant son accession à la vice-présidence, elle avait été sénatrice de 2006 à 2018.

Elle est également l’ancienne épouse de Charles Taylor, ancien chef de guerre devenu président du Liberia entre 1997 et 2003.

Son inculpation dans une affaire de trafic international de stupéfiants constitue donc un développement majeur dans la politique antidrogue menée actuellement par les autorités libériennes.

Une saisie record de près de quatre tonnes de cocaïne

Cette procédure intervient dans un contexte d’intensification de la lutte contre le trafic de drogue au Liberia.

Le gouvernement du président Joseph Nyuma Boakai a fait de cette lutte une priorité après plusieurs saisies importantes réalisées ces derniers mois.

La plus spectaculaire est intervenue récemment avec la découverte de près de quatre tonnes de cocaïne, présentées comme la plus importante saisie jamais enregistrée dans le pays. La valeur de la cargaison est estimée à plus de 317 millions de dollars.

La drogue avait été découverte lors d’une opération menée sur une route conduisant à l’aéroport international Roberts, situé à une trentaine de kilomètres de Monrovia.

Quelques semaines auparavant, le 7 juin, les autorités avaient déjà intercepté 237,6 kilogrammes de cocaïne, dont la valeur était estimée à environ 19 millions de dollars. La drogue avait été dissimulée dans une cargaison commerciale présentée comme destinée à l’exportation depuis l’aéroport Roberts.

Le gouvernement durcit sa politique antidrogue

Face à l’ampleur du phénomène, le président Joseph Boakai a renforcé les moyens consacrés à la lutte contre les réseaux de stupéfiants.

Le 10 août, il a notamment nommé un nouveau directeur à la tête de l’Agence libérienne de lutte contre la drogue. Sa nomination doit encore être confirmée par le Sénat, mais le responsable a immédiatement commencé à exercer ses fonctions.

Cette décision faisait suite à une réunion consacrée aux différentes opérations antidrogue menées dans le pays.

Fin juillet, le président Boakai avait également limogé une douzaine de responsables gouvernementaux et ordonné l’ouverture d’enquêtes visant certains d’entre eux, dans le sillage des importantes saisies de drogue enregistrées dans le pays.

Une enquête qui prend une nouvelle dimension

L’inculpation de Jewel Howard Taylor donne désormais une nouvelle dimension à cette offensive contre les réseaux de trafic de stupéfiants.

Les autorités libériennes cherchent à déterminer l’ampleur exacte du réseau présumé ainsi que les éventuelles connexions entre ses différents membres au Liberia et à l’étranger.

Pour l’heure, l’inculpation ne constitue pas une condamnation. La procédure judiciaire devra déterminer les faits qui peuvent être effectivement reprochés à l’ancienne vice-présidente et aux autres personnes poursuivies.

Cette affaire intervient néanmoins comme un signal fort de la volonté affichée par le gouvernement de Joseph Boakai de s’attaquer aux réseaux de trafic de drogue, y compris lorsque les investigations impliquent d’anciens responsables de premier plan.

Par Pascal Kabeya
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22 août 2026 0 comments
À la UneSport

Aaron Wan-Bissaka rejoint Aston Villa, une signature qui ravive la polémique autour du partenariat « Visit Rwanda »

by admin9775 21 août 2026

C’est désormais officiel. Aaron Wan-Bissaka quitte West Ham pour rejoindre Aston Villa dans le cadre d’un prêt assorti d’une obligation d’achat conditionnelle.

Le latéral droit international congolais a officialisé son arrivée au sein du club anglais, où il vient renforcer l’effectif dirigé par Unai Emery. Le joueur a notamment été photographié aux côtés de Will Salthouse, directeur général de son agence Unique Sports Group, après la signature de son contrat.

Cette nouvelle étape intervient quelques semaines après la participation de Wan-Bissaka avec les Léopards de la RDC à la Coupe du monde 2026. L’international congolais poursuit ainsi sa carrière au plus haut niveau du football anglais.

Une arrivée qui intervient dans un contexte particulier

Si le transfert est présenté comme une opération sportive, l’arrivée de Wan-Bissaka à Aston Villa suscite également une controverse sur les réseaux sociaux en raison du partenariat commercial liant le club anglais à la marque touristique Visit Rwanda.

Une publication du ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a notamment provoqué des réactions après avoir associé l’arrivée du joueur congolais au dispositif promotionnel de Visit Rwanda.

Welcome to @AstonVilla, Aaron Wan-Bissaka!#VisitRwanda https://t.co/CsSsPRPhyI

— Olivier J.P. Nduhungirehe (@onduhungirehe) August 21, 2026

Certains observateurs congolais ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une utilisation politique de l’image du joueur et du club.

La polémique est d’autant plus sensible que Wan-Bissaka représente la République démocratique du Congo sur la scène internationale, tandis que Kinshasa et Kigali sont engagés dans une grave crise sécuritaire autour de la situation dans l’Est de la RDC.

Le partenariat « Visit Rwanda » au cœur des critiques

Le partenariat entre Aston Villa et Visit Rwanda fait depuis plusieurs années l’objet de débats, notamment en raison du contexte politique et sécuritaire dans la région des Grands Lacs.

Les critiques estiment que l’utilisation de l’image d’un international congolais portant le maillot d’Aston Villa sous une communication associée à Visit Rwanda donne une dimension politique à une opération qui devrait, selon eux, rester strictement commerciale.

Pour ses détracteurs, il ne s’agit donc plus simplement de promotion touristique, mais d’une utilisation de l’image du football et d’un joueur congolais dans un contexte de fortes tensions entre la RDC et le Rwanda.

« Ce n’est pas une promotion touristique. C’est un trophée politique », dénoncent certains commentaires relayés sur les réseaux sociaux.

Le contexte du conflit dans l’Est de la RDC

Cette controverse intervient alors que la question du rôle du Rwanda dans la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC reste au centre des débats internationaux.

Kinshasa accuse Kigali de soutenir le mouvement rebelle AFC/M23, ce que le Rwanda conteste.

Le dossier fait également l’objet de discussions au Conseil de sécurité des Nations unies et dans plusieurs processus diplomatiques visant à mettre fin aux hostilités et à parvenir à une solution politique et sécuritaire à la crise.

Dans ce contexte, l’apparition d’un international congolais dans une communication associée au Rwanda est particulièrement susceptible de provoquer des réactions à Kinshasa.

Aston Villa interpellé

La polémique pose désormais la question de la responsabilité du club anglais dans l’utilisation de son image dans ce contexte.

Des voix demandent à Aston Villa de clarifier sa position et de préciser les limites de son partenariat avec Visit Rwanda, notamment lorsqu’il implique indirectement l’image de joueurs représentant un pays directement concerné par le conflit régional.

La question est également posée de savoir jusqu’où un partenariat commercial peut aller lorsqu’il intervient dans un environnement marqué par une crise diplomatique et sécuritaire.

Pour l’heure, Aston Villa n’a pas, dans les éléments rapportés ici, officiellement réagi à cette polémique.

Sur le terrain, Aaron Wan-Bissaka se prépare désormais à relever un nouveau défi sous les couleurs d’Aston Villa. En dehors du terrain, son transfert vient malgré lui de replacer au premier plan une controverse beaucoup plus large sur les rapports entre football, sponsoring, diplomatie et communication politique.

Par Marius Bopenga
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À la UneNouvelles nécrologiques

RDC : Jean Nyembo Shabani, l’économiste qui a consacré sa vie au service de l’État, est décédé

by admin9775 21 août 2026

La République démocratique du Congo a perdu, ce vendredi 21 août 2026, une figure majeure de son histoire économique et politique. Jean Nyembo Shabani, né le 5 août 1937, est décédé à Kinshasa à l’âge de 89 ans.

Économiste, universitaire, ancien gouverneur de la Banque centrale du Zaïre, ancien vice-Premier ministre et plusieurs fois ministre sous le régime de Mobutu, Jean Nyembo Shabani laisse derrière lui un parcours qui dépasse largement la longue liste des fonctions qu’il a exercées.

Son itinéraire constitue également un témoignage d’une époque où la formation académique et l’expertise technique occupaient une place importante dans la préparation aux responsabilités publiques.

De l’université aux responsabilités de l’État

Né le 5 août 1937 à Kayanza, dans le territoire de Kongolo, au Nord-Katanga, il effectue ses études primaires et secondaires à l’Institut Saint-Boniface de Lubumbashi.

Son parcours universitaire débute à l’Université Lovanium de Kinshasa, où il entreprend, de 1959 à 1962, des études de propédeutique et de candidature en sciences économiques. Il poursuit ensuite sa formation à l’Université catholique de Louvain, en Belgique, où il obtient en 1964 sa licence en sciences économiques.

Aux côtés de Moïse Tshombe

Dès l’obtention de son diplôme, Jean Nyembo Shabani entre dans la haute administration économique.

Entre 1964 et 1965, il exerce les fonctions de directeur adjoint au Bureau de coordination économique et de conseiller économique auprès du Premier ministre Moïse Tshombe.

Son parcours connaît ensuite une nouvelle orientation à la suite de son exil politique en Belgique en 1966. Il reprend ses activités académiques à l’Université catholique de Louvain, où il obtient un statut de chercheur.

Cette expérience universitaire débouche sur un doctorat en sciences économiques en 1975.

Un an plus tard, en 1976, il est nommé professeur à la Faculté des sciences économiques.

Cette période de formation et de recherche contribuera à forger le profil d’un économiste appelé à occuper, quelques années plus tard, les plus hautes responsabilités économiques du pays.

Une entrée au gouvernement en 1977

Le 23 février 1977, Jean Nyembo Shabani fait son entrée au gouvernement en qualité de Commissaire d’État à l’Économie nationale.

Son parcours gouvernemental sera ensuite marqué par une succession de responsabilités dans les secteurs économiques et financiers.

Il devient notamment Commissaire d’État au Portefeuille le 19 août 1977, puis à l’Économie le 13 décembre de la même année.

Le 5 janvier 1979, il revient au Portefeuille avant d’être nommé, le 18 janvier 1980, Commissaire d’État à l’Agriculture et au Développement rural, fonction qu’il exerce jusqu’au 18 février 1981.

Après un bref passage au Bureau politique du Mouvement populaire de la Révolution, en 1981, il retrouve le gouvernement.

Il est successivement chargé de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce extérieur à partir du 5 novembre 1982, puis de l’Agriculture et du Développement rural en novembre 1983.

Le 1er février 1985, il prend en charge le Commerce extérieur, fonction qu’il occupe jusqu’au 12 avril de la même année.

Son parcours le conduit ensuite en Belgique, où il approfondit sa formation et s’investit dans la recherche universitaire.

Son doctorat en économie porte sur « L’industrie du cuivre dans le monde et le progrès économique du Copperbelt africain ». Le choix de ce sujet témoigne déjà de son intérêt pour les problématiques liées aux ressources minières, à l’industrialisation et au développement économique de l’Afrique centrale.

Professeur à la Faculté des sciences économiques de l’Université de Louvain, il acquiert également une expérience internationale, notamment auprès de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel, l’ONUDI, à Vienne.

Lorsqu’il revient progressivement au premier plan de la vie publique congolaise, Jean Nyembo Shabani dispose ainsi d’une solide expérience universitaire, internationale et économique.

Un économiste au cœur de la politique économique du Zaïre

Le 23 février 1977, il est nommé Commissaire d’État à l’Économie nationale et à l’Industrie.

Son passage au gouvernement est notamment associé à la mise en place du Fonds de convention de développement, considéré comme une préfiguration de ce qui deviendra plus tard le Fonds de promotion de l’industrie.

Son parcours gouvernemental se poursuit ensuite dans plusieurs secteurs stratégiques.

Il exerce notamment les fonctions de Commissaire d’État au Portefeuille, à l’Économie, à l’Agriculture et au Développement rural. Il sera également chargé de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce extérieur, puis de l’Agriculture et du Développement rural.

Cette succession de responsabilités fait de lui l’un des principaux acteurs de la politique économique du Zaïre sous Mobutu.

À la tête de la Gécamines

En avril 1985, Jean Nyembo Shabani est nommé Président-Directeur général de la GECAMINES Holding.

Cette nomination revêt une dimension particulière au regard de son parcours universitaire. L’homme qui avait consacré son doctorat à l’industrie du cuivre et au développement du Copperbelt africain se retrouve désormais à la tête de l’une des entreprises les plus stratégiques du pays.

La Gécamines constituait alors l’un des principaux piliers de l’économie zaïroise et du secteur minier national.

Des Finances à la Banque centrale

À partir de 1987, Jean Nyembo Shabani assume successivement plusieurs responsabilités de premier plan dans la gestion économique du pays.

Il est notamment chargé des Finances et du Budget, puis de l’Économie et de l’Industrie. Il accède ensuite à la Vice-Primature chargée des secteurs économiques et financiers, avant de prendre en charge le secteur de l’Agriculture.

Son parcours atteint une nouvelle étape lorsqu’il est nommé gouverneur de la Banque centrale du Zaïre, fonction qu’il exerce de mars 1991 au 2 avril 1993.

Il dirige ainsi l’institution monétaire nationale au cours d’une période particulièrement difficile, marquée par de profondes crises économiques, monétaires et politiques.

Une trajectoire exceptionnelle

Une référence pour les générations futures

La disparition de Jean Nyembo Shabani ne marque donc pas seulement la fin d’une longue carrière administrative et politique. Elle constitue également la disparition d’un économiste ayant participé à plusieurs moments importants de l’histoire économique du Congo.

Son parcours peut servir de référence à une nouvelle génération d’économistes, de fonctionnaires et de responsables publics.

Il montre qu’une responsabilité publique peut être précédée par un long travail de formation, de recherche et d’acquisition d’expérience.

De Lovanium à Louvain, de l’enseignement universitaire aux gouvernements du Zaïre, de la Gécamines à la Banque centrale, Jean Nyembo Shabani aura consacré plus de trois décennies à l’économie et à la gestion publique.

À travers son parcours, c’est une partie de l’histoire économique de la République démocratique du Congo qui disparaît avec lui.

Par Pascal Kabeya
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21 août 2026 0 comments
À la UnePolitique

RDC : Hervé Diakese suspendu, Grâce Omari définitivement exclu d’Ensemble pour la République

by admin9775 21 août 2026

Le parti Ensemble pour la République traverse une nouvelle zone de turbulences internes. La formation politique dirigée par Moïse Katumbi a décidé de suspendre son porte-parole, Hervé Diakese Kyungu, et d’exclure définitivement Grâce Omari Matandiko, sur décision de son Directoire exécutif national.

Ces décisions figurent dans un compte rendu établi à Kinshasa le 20 août 2026 et signé par le secrétaire général du parti, Dieudonné Bolengetenge Balea.

Hervé Diakese suspendu de toutes activités

Réuni sous la direction du président national du parti, le Directoire exécutif national s’est penché sur les déclarations tenues par Hervé Diakese lors d’une émission animée par le journaliste Pero Luwara, ainsi que sur la polémique qui a suivi leur diffusion.

Après examen, l’instance dirigeante a qualifié les propos du porte-parole d’« inappropriés » et de « discourtois » à l’égard du président national.

Le Directoire leur reproche également leur caractère « insultant » envers un membre de l’instance dirigeante ainsi qu’à l’égard d’autres cadres du parti.

Pour les dirigeants d’Ensemble pour la République, ces déclarations seraient incompatibles avec les responsabilités exercées par Hervé Diakese et seraient susceptibles d’aggraver les problèmes d’indiscipline au sein de la formation politique.

En conséquence, Hervé Diakese est suspendu de ses fonctions de porte-parole, mais également de « tout engagement et toute activité » au nom du parti.

Le Comité des sages saisi

La sanction prononcée contre Hervé Diakese n’est toutefois pas présentée comme définitive.

Le porte-parole suspendu a été mis à la disposition du Comité des sages d’Ensemble pour la République, qui devra l’entendre sur les faits qui lui sont reprochés.

Sa suspension restera en vigueur jusqu’à l’aboutissement de cette procédure interne.

Cette décision intervient alors que les déclarations publiques des responsables d’Ensemble font depuis plusieurs jours l’objet d’une attention particulière, dans un contexte de tensions internes au sein de l’opposition congolaise.

Grâce Omari définitivement exclu

Le Directoire exécutif national a également pris une décision plus sévère à l’encontre de Grâce Omari Matandiko.

L’instance dirigeante lui reproche plusieurs publications visant notamment Olivier Kamitatu et Hervé Diakese.

Ces publications ont été qualifiées d’insultantes par la direction du parti, qui leur reproche également de traduire « l’excès de zèle, la courtisanerie et le faux militantisme ».

Contrairement à Hervé Diakese, Grâce Omari fait l’objet d’une exclusion définitive d’Ensemble pour la République.

Il ne pourra désormais plus exercer d’activité ni mener d’initiative au nom du parti.

La « tolérance zéro » annoncée

À travers ces décisions, la direction d’Ensemble pour la République affirme vouloir renforcer la discipline interne et rappeler les règles auxquelles sont soumis ses responsables et militants.

Le parti annonce ainsi l’application du principe de « tolérance zéro » face à tout comportement considéré comme contraire à ses idéaux, à ses valeurs et à sa discipline interne.

Cette fermeté intervient dans un contexte où Ensemble pour la République, l’une des principales formations de l’opposition congolaise, fait face à des tensions internes et à des divergences de plus en plus visibles.

Une nouvelle crise au sein de l’opposition

La suspension d’Hervé Diakese et l’exclusion de Grâce Omari mettent une nouvelle fois en lumière les difficultés auxquelles est confrontée la formation de Moïse Katumbi.

Alors que l’opposition cherche à maintenir une position cohérente face au pouvoir de Félix Tshisekedi, les divergences internes risquent de fragiliser davantage son discours et sa capacité à parler d’une seule voix.

Pour la direction d’Ensemble pour la République, la priorité semble désormais être de restaurer la discipline et de contenir les prises de parole individuelles susceptibles de provoquer de nouvelles divisions.

Avec la suspension de son porte-parole et l’exclusion définitive d’un autre cadre, Ensemble pour la République ouvre ainsi une nouvelle séquence interne, dont l’issue pourrait avoir des conséquences sur la cohésion du parti et, plus largement, sur les équilibres au sein de l’opposition congolaise.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSanté

Journée mondiale du moustique: cinq ans après le premier vaccin, la lutte contre le paludisme avance en Afrique

by admin9775 21 août 2026

Ce 20 août marque la Journée mondiale du moustique, qui rappelle notamment le rôle de la femelle du moustique dans la transmission du paludisme. L’Afrique reste le continent le plus touché, avec 95 % des décès liés à la maladie. Cinq ans après la recommandation par l’OMS du premier vaccin antipaludique, le RTS,S, son déploiement commence à produire des résultats mesurables, même si des défis considérables demeurent.

Le vaccin RTS,S a marqué un tournant dans la lutte contre le paludisme. C’est en octobre 2021 que l’Organisation mondiale de la Santé a recommandé pour la première fois l’utilisation du vaccin RTS,S contre le Plasmodium falciparum, le parasite responsable de la forme la plus meurtrière du paludisme. Depuis, le déploiement des vaccins antipaludiques s’est accéléré.

Dans le cadre de stratégies intégrées de lutte contre le paludisme. Ses programmes ont été intégrés dans les campagnes de vaccination pour enfants dans 25 pays d’Afrique. Plus de 10 millions d’enfants sont ciblés chaque année.

Selon le World Malaria Report 2025, plus de 170 millions de cas de paludisme et environ un million de décès ont été évités dans le monde en 2024, grâce notamment à l’élargissement de l’utilisation de nouveaux outils de prévention, parmi lesquels les vaccins recommandés par l’OMS. Essentiellement en Afrique, car plus de 90 % des cas de décès sont enregistrés sur le continent.

Autre avancée majeure : en avril 2026, l’OMS a préqualifié le premier traitement antipaludique conçu spécifiquement pour les nouveau-nés et les jeunes nourrissons. Un cap important alors qu’environ 30 millions de bébés naissent chaque année dans les zones d’endémie en Afrique.

Une baisse de la mortalité confirmée sur le terrain

L’efficacité du RTS,S ne repose plus uniquement sur les essais cliniques. Une étude publiée en mai 2026 dans The Lancet a évalué son impact sur la mortalité des jeunes enfants au Ghana, au Kenya et au Malawi. Les chercheurs ont suivi le déploiement du vaccin pendant 46 mois, dans 158 zones réparties entre les trois pays.

L’introduction du RTS,S montre une réduction significative de la mortalité chez les jeunes enfants : environ un décès sur huit aurait été évité dans les zones étudiées. Et l’Afrique compte désormais quatre pays certifiés exempts de paludisme par l’OMS : l’Algérie, Maurice, le Cabo Verde et l’Égypte. L’Égypte a obtenu cette certification en 2024, vingt ans après le Cabo Verde.

Mais en dépit des progrès, le paludisme reste l’une des principales préoccupations de santé publique en Afrique. En 2024, environ 579 000 décès liés au paludisme ont été enregistrés sur le continent, selon l’OMS. Les enfants de moins de cinq ans représentaient environ les trois quarts des décès dans cette région.

L’apparition de l’Anopheles Stephensi a entravé les efforts de lutte

Parmi les nouveaux défis, il y a notamment l’arrivée d’un nouveau moustique dans les zones urbaines. L’Anopheles stephensi, espèce originaire d’Asie du Sud, a été détectée pour la première fois à Djibouti en 2012.

Depuis, sa présence a été signalée dans plusieurs pays d’Afrique de l’Est et récemment, en Afrique de l’Ouest, notamment au Nigeria et au Ghana. Sa particularité inquiète les spécialistes : contrairement à plusieurs vecteurs traditionnels du paludisme en Afrique, Anopheles stephensi est particulièrement adapté aux environnements urbains. Il peut se reproduire dans des réservoirs et autres contenants artificiels d’eau présents à proximité des habitations.

Il est également capable de survivre aux températures très élevées de la saison sèche, période durant laquelle la transmission du paludisme diminue habituellement. Cette capacité pourrait donc prolonger la période de transmission et favoriser la progression du paludisme dans les villes. Une modélisation citée dans des travaux scientifiques estime que son expansion et l’urbanisation pourraient exposer plus de 120 millions d’Africains supplémentaires au risque de paludisme.

RFI

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21 août 2026 0 comments
À la UneBusiness News

KCC et la délégation syndicale concluent un nouvel accord collectif

by admin9775 21 août 2026

La Kamoto Copper Company (KCC) et la délégation syndicale sont parvenues à un nouvel accord collectif, marquant une nouvelle étape dans les relations entre l’entreprise et ses travailleurs.

À travers cet accord, KCC réaffirme sa volonté de placer ses employés au cœur de sa stratégie et de renforcer les mécanismes de dialogue social au sein de l’entreprise.

La société met notamment en avant les principes d’équité, de respect, de dialogue social et de responsabilité dans les pratiques d’emploi, en conformité avec les principes du droit du travail et les engagements pris à l’égard de son personnel.

Un accord présenté comme une avancée sociale

Pour KCC, la conclusion de ce nouvel accord collectif traduit la volonté commune de l’entreprise et de la représentation syndicale de consolider leurs relations professionnelles.

L’entreprise considère que le soutien aux travailleurs constitue un élément essentiel pour bâtir une organisation plus forte et durable.

Chaque employé, selon KCC, participe directement à la performance de l’entreprise, mais également à un impact économique et social qui dépasse le cadre de son poste.

« Chaque employé de KCC contribue bien au-delà de son rôle individuel », souligne l’entreprise, qui met en avant le rôle du personnel dans la performance de KCC, les moyens de subsistance de milliers de familles et le développement économique des communautés et du pays.

Le dialogue social au cœur de l’accord

Le nouvel accord intervient dans un contexte où les relations entre employeurs et représentants des travailleurs constituent un élément déterminant de la stabilité du secteur minier congolais.

Pour KCC, le dialogue entre l’entreprise et la délégation syndicale doit permettre de créer un environnement professionnel dans lequel les employés peuvent contribuer pleinement à la performance de l’entreprise, développer leurs compétences et participer à son évolution.

L’accord est ainsi présenté comme le résultat d’un engagement partagé en faveur de pratiques responsables en matière d’emploi.

Un impact qui dépasse l’entreprise

KCC insiste également sur la dimension économique et sociale de ses activités.

Au-delà des travailleurs directement employés par l’entreprise, son activité contribue aux revenus de nombreuses familles et à la dynamique économique des communautés environnantes.

La société estime ainsi que l’amélioration des conditions de travail et la consolidation du dialogue social participent également à la construction d’un environnement économique plus stable.

Avec ce nouvel accord collectif, KCC affirme vouloir renforcer cette dynamique et poursuivre ses efforts autour d’un modèle fondé sur la collaboration entre la direction et les représentants des travailleurs.

« Nos employés sont notre force. Notre progrès est partagé. Notre avenir se construit ensemble », conclut l’entreprise, résumant ainsi sa vision des nouvelles relations sociales instaurées avec la délégation syndicale.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

Aston Villa : Aaron Wan-Bissaka appelé à concurrencer Matty Cash

by admin9775 21 août 2026

Aston Villa serait sur le point de finaliser l’arrivée permanente d’Aaron Wan-Bissaka, le défenseur de West Ham, dans le cadre de la volonté d’Unai Emery de renforcer durablement le côté droit de sa défense.

Selon les informations de Football Insider, les discussions entre les différentes parties ont progressé ces derniers jours et le club de Birmingham se rapproche d’un accord pour le joueur de 28 ans.

Un renfort défensif recherché par Emery

Le recrutement d’un latéral droit constitue depuis plusieurs fenêtres de transfert une priorité pour Unai Emery. L’entraîneur espagnol souhaite renforcer un secteur dans lequel Matty Cash reste pourtant un titulaire régulier.

Cash a disputé 49 rencontres toutes compétitions confondues la saison dernière, confirmant son importance dans le dispositif d’Emery. L’arrivée de Wan-Bissaka pourrait toutefois créer une concurrence directe pour le poste.

Selon l’ancien recruteur d’Aston Villa, Mick Brown, le club aurait nourri certaines réserves concernant les qualités défensives de Cash, ce qui aurait contribué à accélérer la recherche d’une alternative.

« Aaron Wan-Bissaka sera une signature de premier plan pour Aston Villa », a déclaré Brown à Football Insider.

L’ancien recruteur estime que le défenseur de West Ham pourrait représenter une amélioration significative dans le secteur défensif.

« Ils veulent se renforcer à l’arrière droit depuis un certain temps, parce qu’ils ont eu leurs doutes sur Matty Cash et ses capacités, et Wan-Bissaka serait certainement une grande mise à niveau », explique-t-il.

Wan-Bissaka reconnu pour ses qualités défensives

L’un des principaux atouts de Wan-Bissaka réside dans ses qualités défensives. Le latéral anglais est notamment réputé pour son efficacité dans les duels et sa capacité à défendre en un contre un.

Son apport offensif constitue en revanche l’un des aspects de son jeu qui suscite davantage de réserves.

Pour Mick Brown, cette différence pourrait justement permettre à Unai Emery d’utiliser Wan-Bissaka dans un rôle davantage orienté vers les tâches défensives.

« Wan-Bissaka excelle défensivement, et il a ses limites à l’avenir dont Villa sera au courant, par rapport à Cash qui est décent à tous les deux mais pas un spécialiste dans les deux domaines », estime-t-il.

Une polyvalence qui intéresse Emery

L’arrivée de Wan-Bissaka ne serait toutefois pas limitée au poste de latéral droit.

Selon Football Insider, le joueur aurait également été identifié comme une option capable d’évoluer dans plusieurs configurations défensives, notamment comme défenseur central dans une défense à trois ou à quatre.

Sa vitesse et ses qualités athlétiques lui offriraient ainsi plusieurs possibilités dans le système d’Unai Emery.

Cette polyvalence pourrait constituer un argument supplémentaire pour le technicien espagnol, qui cherche à disposer d’un effectif capable de s’adapter aux différentes configurations tactiques.

Quelle place pour Matty Cash ?

La probable arrivée de Wan-Bissaka soulève néanmoins des interrogations concernant l’avenir de Matty Cash à Villa Park.

Titulaire régulier ces dernières saisons, l’international polonais devra désormais faire face à une concurrence beaucoup plus importante.

Cette situation pourrait également alimenter les spéculations concernant un éventuel départ de Cash, même si aucune décision définitive sur son avenir n’est, à ce stade, annoncée.

Pour Emery, l’objectif immédiat serait surtout de disposer de deux profils différents capables de répondre aux exigences du poste.

Emery convaincu par le profil de Wan-Bissaka

Unai Emery serait particulièrement favorable à l’arrivée du défenseur de West Ham.

Mick Brown estime que l’entraîneur espagnol pourrait tirer pleinement profit des qualités de Wan-Bissaka en lui donnant des consignes correspondant à ses points forts.

« Unai Emery sera ravi d’obtenir un accord sur la ligne, parce que c’est une position qu’il veut renforcer depuis un moment, et il a été un grand admirateur de Wan-Bissaka », affirme-t-il.

Pour Aston Villa, le recrutement de Wan-Bissaka répondrait donc à une préoccupation identifiée depuis plusieurs saisons. Le club souhaite renforcer son côté droit, améliorer sa solidité défensive et offrir à Emery davantage de solutions tactiques.

L’arrivée du joueur pourrait ainsi constituer l’un des mouvements importants du mercato de Villa, tout en ouvrant une nouvelle bataille pour une place de titulaire entre Aaron Wan-Bissaka et Matty Cash.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

RDC : 16 ans après les assassinats de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, les familles réclament toujours justice

by admin9775 21 août 2026

Seize ans après les assassinats de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, la quête de vérité et de justice reste toujours d’actualité en République démocratique du Congo. Les familles des victimes et les organisations de défense des droits humains continuent de réclamer que toutes les responsabilités soient établies, y compris celles des personnes soupçonnées d’avoir commandité ces crimes.

Jeudi 20 août, les représentants des familles et de la société civile ont sollicité l’implication du ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, dans la poursuite de ce dossier qui demeure l’un des cas les plus emblématiques de la lutte contre l’impunité en RDC.

Ils ont rappelé que les procédures judiciaires engagées jusqu’ici avaient déjà permis d’établir l’implication d’agents publics dans les meurtres de Floribert Chebeya et de son collaborateur Fidèle Bazana.

Les responsabilités à tous les niveaux doivent être établies

Le ministre Samuel Mbemba a reconnu que les procédures menées jusqu’à présent n’avaient pas permis de juger l’ensemble des personnes soupçonnées d’être impliquées dans cette affaire.

« Mais les hauts placés sont encore en cavale et pas encore jugés », a-t-il expliqué.

Pour le membre du gouvernement, l’enjeu consiste désormais à permettre à la justice d’aller plus loin afin que les responsabilités puissent être établies à tous les niveaux.

Cette déclaration intervient alors que plusieurs hauts responsables cités dans le dossier n’ont toujours pas comparu devant les juridictions congolaises.

Me Jean-Claude Katende appelle à accélérer la procédure

De son côté, Me Jean-Claude Katende, vice-président de la Fédération internationale des droits de l’homme, a salué la disponibilité du ministre et son engagement personnel dans ce dossier.

Pour l’avocat, l’une des priorités est désormais d’obtenir la fixation du procès dans les meilleurs délais afin de permettre à la justice de poursuivre son travail.

Me Katende insiste également sur l’importance de préserver la mémoire de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, particulièrement auprès des jeunes générations.

Il souhaite ainsi voir se multiplier les actions de sensibilisation autour de leur combat pour les droits humains et des circonstances dans lesquelles ils ont trouvé la mort.

La VSV réclame la réouverture du procès

Lors de la commémoration du 16e anniversaire de l’assassinat des deux activistes, le 1er juin à Kinshasa, la Voix des sans voix avait déjà demandé la réouverture du procès.

L’organisation estime que les récentes réformes de la justice militaire ont désormais levé certains obstacles qui empêchaient les poursuites contre des hauts gradés cités dans cette affaire.

Selon son directeur exécutif, Rostin Manketa, l’ordonnance-loi n°26/003 du 31 janvier 2026, modifiant le Code judiciaire militaire, permet désormais à des magistrats de grade inférieur de juger des prévenus de grade supérieur lorsque les juges normalement compétents sont indisponibles.

Pour la VSV, cette réforme ouvre donc la voie à une reprise de la procédure.

John Numbi pourrait être jugé par contumace

La VSV estime que le procès peut reprendre, y compris par contumace contre le général John Numbi, actuellement en fuite.

L’organisation demande également que la justice se prononce définitivement sur le sort du général Zelwa Katanga, alias « Djadjidja », ainsi que sur celui des autres prévenus actuellement détenus.

Pour la société civile, il est désormais nécessaire d’éviter que cette affaire ne demeure indéfiniment sans conclusion judiciaire.

L’inquiétude autour du colonel Paul Mwilambwe

La situation du colonel Paul Mwilambwe, considéré comme un témoin clé dans cette affaire, préoccupe également la VSV.

Présent à Kinshasa et sans protection après avoir été relevé de ses fonctions à Boma, il resterait exposé, selon l’organisation.

La VSV estime que ses témoignages sont essentiels pour contribuer à établir les circonstances exactes de la disparition et de l’assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana.

Une affaire emblématique de la lutte contre l’impunité

Seize ans après les faits, l’affaire Chebeya-Bazana demeure ainsi un test majeur pour la justice congolaise.

Pour les familles et les défenseurs des droits humains, établir la vérité ne signifie pas seulement poursuivre les exécutants déjà condamnés ou identifiés. Il s’agit également de déterminer les responsabilités de ceux qui auraient ordonné, organisé ou facilité ces assassinats.

La demande formulée auprès du ministre des Droits humains marque ainsi une nouvelle étape dans la mobilisation autour de ce dossier.

Pour les familles de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, comme pour les organisations de défense des droits humains, la justice ne pourra véritablement être considérée comme rendue que lorsque toutes les responsabilités auront été établies et que les principaux responsables auront répondu de leurs actes devant la justice.

Par Pascal Kabeya
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