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À la Une

À la UnePolitique

Thierry Mariani plaide pour le retrait immédiat de l’armée rwandaise de la RDC et l’annulation des accords sur les minerais

by admin9775 18 mars 2025
written by admin9775

Bruxelles, 18 mars 2024 – Le député européen Thierry Mariani, membre de la commission Commerce international de l’Union européenne (UE), a salué les sanctions récemment imposées par l’UE contre certains responsables rwandais et le groupe rebelle M23. Cependant, il a appelé à des mesures plus robustes, notamment le retrait immédiat de l’armée rwandaise et du M23 de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi que l’annulation des accords entre l’UE et le Rwanda sur les minerais critiques.

Une première victoire, mais insuffisante

Thierry Mariani, l’un des artisans de la pression européenne pour des sanctions contre le Rwanda, a qualifié les mesures adoptées par le Conseil européen de « première victoire ». « Le Conseil européen a décidé ce lundi d’imposer des sanctions claires contre une série de responsables impliqués dans cette agression, notamment contre la société qui commercialise les minerais volés en RDC et achetés par l’UE. C’est un premier succès qu’il faut saluer, mais il est crucial d’aller plus loin », a-t-il déclaré.

Le député français a souligné que « une partie du Congo reste occupée par le Rwanda, qui continue ses pillages et vols ». Il a insisté sur la nécessité d’exiger « le retrait rapide de toutes les troupes rwandaises des territoires congolais qu’elles occupent avec leur milice, le M23 ».

Kagame sous pression

Thierry Mariani n’a pas mâché ses mots concernant le président rwandais, Paul Kagame. « L’UE ouvre enfin les yeux sur le pillage et les massacres du Rwanda en RDC ! Kagame, le « grand démocrate » qui se croyait intouchable, commence à perdre son calme. La vérité éclate, et ce n’est qu’un début. La pression doit continuer ! Nous ne lâcherons rien », a-t-il affirmé.

Appel à des sanctions plus robustes

Le député européen a également appelé à l’annulation des accords entre l’UE et le Rwanda sur les minerais critiques, arguant que ces accords légitiment indirectement l’exploitation illégale des ressources congolaises. « Il est inacceptable que l’UE continue de commercer avec un État qui finance des groupes armés et pille les ressources naturelles de son voisin », a-t-il déclaré.

Mariani a également insisté sur la nécessité de sanctionner directement Paul Kagame, estimant que le président rwandais est au cœur du soutien apporté au M23 et de l’exploitation illégale des minerais congolais.

Depuis plusieurs semaines, Thierry Mariani mène au Parlement européen un combat acharné contre le Rwanda et contre Paul Kagame qu’il qualifie régulièrement de « dictateur ». En janvier, Marine Le Pen elle-même accusait Kigali de piller les ressources minières de la RDC et l’Union européenne d’être le « receleur de ce pillage ».

Une pression internationale nécessaire

Le député a appelé à maintenir une pression internationale constante sur le Rwanda, notamment en impliquant davantage les États-Unis et le Royaume-Uni dans les sanctions. « Les partenaires internationaux doivent suivre l’exemple de l’UE et sanctionner les responsables rwandais, ainsi que les entreprises et les réseaux qui profitent de ce pillage », a-t-il déclaré.

Alors que les sanctions de l’UE marquent un pas important dans la reconnaissance des agissements du Rwanda en RDC, Thierry Mariani appelle à une action plus ferme et coordonnée de la communauté internationale. Le retrait des troupes rwandaises, l’annulation des accords sur les minerais et des sanctions ciblées contre Paul Kagame sont, selon lui, des mesures indispensables pour mettre fin à l’instabilité dans l’Est de la RDC et garantir le respect de la souveraineté congolaise.

Pourquoi un tel engagement ?

La réponse la plus plausible serait que la RDC est le plus grand pays francophone au monde, la diaspora congolaise est très importante en France mais si Paul Kagame est ciblé par le RN, c’est pour une raison simple : la formation d’extrême-droite n’a jamais digéré que le président rwandais accuse l’armée française d’avoir participé au Génocide des Tutsis au Rwanda.

Par Frent Mavungu, correspondant à Bruxelles
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À la UneProvince

Les FARDC repoussent l’AFC/M23 vers Mpofi, Walikale-centre en état d’alerte

by admin9775 18 mars 2025
written by admin9775

 Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par leurs alliés wazalendo, ont réussi à stopper l’avancée des rebelles de l’AFC/M23 vers Walikale-centre ce lundi 17 mars. Grâce à un renfort militaire venu de Bunia (Ituri), les combattants rebelles, qui s’étaient rapprochés à 25 kilomètres de la localité de Mutakato, ont été repoussés jusqu’à Mpofi, située à 52 kilomètres de Walikale-centre. Malgré ce recul, la tension reste palpable dans la région.

Une situation sécuritaire précaire

À Walikale-centre, la tension a légèrement baissé ce mardi matin, mais la cité reste fortement militarisée. Les civils se font rares, et de nombreux habitants ont fui vers des villages plus sûrs le long de la RN, axe Lubutu. Les localités de Losso, Mungele, Tingitingi, Lubutu Mubi, Ndjingala, Lobu et Makana, à la frontière entre le Nord-Kivu et le Maniema, accueillent désormais des milliers de déplacés fuyant les combats.

La région, déjà enclavée et dépourvue d’infrastructures routières adéquates, fait face à une crise humanitaire croissante. Les déplacements massifs de population compliquent l’acheminement de l’aide et exacerbent les besoins en nourriture, abris et soins médicaux.

L’AFC/M23 maintient la pression malgré les appels au cessez-le-feu

Malgré l’appel au cessez-le-feu lancé le 16 mars par la médiation angolaise, en vue de faciliter des négociations directes entre Kinshasa et les rebelles prévues ce mardi 18 mars à Luanda, l’AFC/M23 continue de maintenir une offensive en direction de Walikale-centre. Cette attitude contraste avec les efforts diplomatiques en cours et souligne la complexité de la situation sur le terrain.

Sanctions internationales contre le M23 et le Rwanda

Sur le front diplomatique, le gouvernement congolais a salué les récentes sanctions de l’Union européenne (UE) contre le M23 et le Rwanda, accusé de soutenir les rebelles. Selon Sasha Lezhnev, conseiller principal chez The Sentry, « depuis l’invasion du Rwanda par des troupes et le soutien au M23, le pays a exporté plus de 800 millions de dollars d’or illicite, notamment depuis les mines congolaises désormais contrôlées par le M23 ».

Lezhnev appelle les États-Unis et le Royaume-Uni à suivre l’exemple de l’UE en imposant des sanctions contre les négociants en or de conflit. Il exhorte également les banques et les bijoutiers à surveiller l’or exporté par le Rwanda, notamment celui destiné aux Émirats arabes unis, afin de limiter le financement des groupes armés.

Une région sous haute tension

La situation dans la région de Walikale reste extrêmement tendue. L’enclavement de la zone, combiné au manque d’infrastructures routières, rend difficile l’intervention des forces de sécurité et l’acheminement de l’aide humanitaire. Les FARDC et les wazalendo maintiennent une présence renforcée pour empêcher une nouvelle avancée des rebelles, mais les défis logistiques et sécuritaires persistent.

Alors que les négociations de Luanda s’ouvrent dans un contexte de tensions persistantes, la communauté internationale est appelée à intensifier ses efforts pour soutenir la paix dans la région. Les sanctions contre le Rwanda et le M23, bien que saluées, doivent être renforcées pour couper les sources de financement des rebelles. En parallèle, une réponse humanitaire urgente est nécessaire pour venir en aide aux milliers de déplacés qui fuient les combats dans une région déjà fragilisée par des années de conflit.

Par Bahati Nyangezi , correspondant à Walikale
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À la UneProvince

Relance du projet de la centrale hydroélectrique de Katende : 14 wagons de matériels arrivés à Tshimbulu

by admin9775 18 mars 2025
written by admin9775

Un lot de 14 wagons transportant des matériels destinés à la construction de la centrale hydroélectrique de Katende a été réceptionné ce lundi 17 mars à Tshimbulu par le gouverneur de la province du Kasaï central, Joseph Moise Kambulu. Cet événement marque une étape cruciale dans la relance de ce projet stratégique, suspendu depuis 2016 en raison de l’insurrection des partisans du chef traditionnel Kamuina Nsapu.

Un projet vital pour le Kasaï central

Le barrage de Katende, d’une capacité prévue de 64 mégawatts, est considéré comme une priorité pour le développement du Kasaï central. Cette région, longtemps confrontée à un déficit énergétique chronique, voit dans ce projet une opportunité de se doter d’une source d’électricité fiable, capable de soutenir son développement économique et social. Une fois opérationnelle, la centrale devrait non seulement électrifier les zones rurales et urbaines, mais aussi attirer des investissements industriels, créant ainsi des emplois et stimulant l’économie locale.

Un contexte marqué par des défis logistiques et sécuritaires

Les matériels, acheminés depuis Lubumbashi, ont parcouru des centaines de kilomètres pour atteindre Tshimbulu. Cependant, leur transport vers le site de Katende, où les travaux doivent reprendre, reste un défi majeur. Les infrastructures routières et ferroviaires de la région, souvent vétustes, compliquent l’acheminement des équipements lourds. Par ailleurs, la région a connu des périodes d’instabilité, notamment lors de l’insurrection de Kamuina Nsapu en 2016, qui avait conduit à l’arrêt des travaux. La sécurisation du site et des axes de transport est donc un enjeu clé pour la réussite du projet.

Un engagement politique renouvelé

Lors de sa visite à Kananga fin 2023, le président Félix Tshisekedi avait annoncé la reprise imminente des travaux, assurant que les fonds nécessaires étaient disponibles. Il avait également appelé à la mobilisation de la population pour soutenir ce projet structurant. Le gouverneur Kambulu, présent à Tshimbulu pour réceptionner les matériels, a réitéré son engagement à voir le projet aboutir. « C’est une étape franchie, mais nous devons rester mobilisés pour acheminer ces matériels sur le site et relancer les travaux au plus vite », a-t-il déclaré.

Perspectives et impacts attendus

La centrale hydroélectrique de Katende représente un espoir pour les habitants du Kasaï central, qui aspirent à une amélioration de leurs conditions de vie grâce à l’accès à l’électricité. Au-delà de l’électrification, le projet pourrait transformer la région en un pôle économique attractif, favorisant l’implantation d’industries et la création d’emplois.

Cependant, la réussite du projet dépendra de la capacité des autorités à surmonter les défis logistiques et sécuritaires. Si ces obstacles sont levés, Katende pourrait devenir un symbole du renouveau économique du Kasaï central, conformément aux promesses du gouvernement central et aux attentes des populations locales.

Par Mubenga, correspondant à Tshimbulu
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À la UneSport

Les Léopards de la RDC se préparent pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2026

by admin9775 18 mars 2025
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Les joueurs de l’équipe nationale de football de la République Démocratique du Congo (RDC), surnommés les Léopards, ont entamé leur rassemblement dimanche dernier à Kinshasa, en vue des matchs décisifs face au Soudan du Sud et à la Mauritanie. Ces rencontres, comptant pour les 5ᵉ et 6ᵉ journées des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, se dérouleront respectivement ce vendredi et la semaine prochaine.

Un groupe de 25 joueurs déjà à l’œuvre

Un premier groupe de 25 joueurs convoqués par le sélectionneur national est déjà présent dans la capitale congolaise. Parmi eux figurent des noms bien connus des supporters, tels que Lionnel Mpasi (gardien de but), Inonga Baka (défenseur), Edo Kayembe (milieu de terrain), et Samuel Essende (attaquant). On note également la présence de Jérémie Ngiaka, qui va découvrir pour la première fois l’honneur de porter le maillot des Léopards.

Cependant, le groupe a dû faire face à un dernier changement en raison de la blessure du latéral Gedeon Kalulu, remplacé au pied levé par Brian Bayeye. Ce remplacement témoigne des aléas auxquels doit faire face l’encadrement technique à l’approche de matchs cruciaux.

Premier match : RDC vs Soudan du Sud

Le premier défi des Léopards aura lieu ce vendredi au stade des Martyrs de Kinshasa, à 17 heures, face au Soudan du Sud. Ce match représente une opportunité pour la RDC de consolider sa position dans le groupe des éliminatoires et de se rapprocher de son objectif : une qualification pour la Coupe du Monde 2026, qui se tiendra aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Le Soudan du Sud, bien que considéré comme un adversaire à la portée des Léopards, ne doit pas être sous-estimé. Les matchs de qualifications sont souvent marqués par des surprises, et la RDC devra faire preuve de concentration et de détermination pour s’imposer devant son public.

Enjeux et attentes

Ces deux matchs sont cruciaux pour la RDC, qui cherche à se hisser parmi les meilleures équipes du continent africain. Les Léopards, portés par le soutien fervent de leurs supporters, espèrent enchaîner des performances solides pour garder leurs chances de qualification intactes.

Le sélectionneur et son staff technique travaillent d’arrache-pied pour préparer les joueurs physiquement et tactiquement. L’objectif est clair : maximiser les points lors de ces deux rencontres pour rester en course dans une phase de qualifications très disputée.

Une opportunité pour les nouveaux visages

Pour des joueurs comme Jérémie Ngiaka, cette convocation représente une chance unique de montrer leur valeur sur la scène internationale. Les jeunes talents et les nouveaux venus dans l’équipe nationale pourraient jouer un rôle clé dans la quête de qualification, apportant fraîcheur et détermination au groupe.

Alors que les Léopards se préparent à affronter le Soudan du Sud ce vendredi, l’enthousiasme est palpable parmi les supporters congolais. Le stade des Martyrs, connu pour son ambiance électrique, promet d’être le théâtre d’un match intense, où la RDC devra faire preuve de discipline et d’efficacité pour s’imposer. Avec des enjeux aussi élevés, chaque match devient une bataille à livrer, et les Léopards entendent bien relever le défi.

MN
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À la UnePolitique

Les rebelles du M23 suspendent leur participation aux pourparlers de paix à Luanda

by admin9775 18 mars 2025
written by admin9775

Dans un communiqué publié ce lundi 17 mars 2025, les rebelles du M23, soutenus par l’armée rwandaise selon des rapports internationaux, ont annoncé la suspension de leur participation aux pourparlers de paix prévus à Luanda, en Angola. Cette décision intervient à la veille des négociations tant attendues avec le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC), plongeant une fois de plus la région dans l’incertitude.

Des sanctions internationales pointées du doigt

Le M23 justifie son retrait par les sanctions imposées à certains de ses membres par des institutions internationales. Dans son communiqué, le groupe rebelle dénonce une « tentative délibérée de saboter les efforts de paix en RDC ». Il affirme que ces sanctions, notamment celles adoptées à la veille des discussions de Luanda, compromettent gravement le dialogue direct et empêchent toute avancée significative.

« L’AFC/M23 exprime ses profonds regrets de constater que certaines institutions internationales s’emploient à rendre impossibles les pourparlers tant attendus », peut-on lire dans le texte. Le groupe accuse ces institutions de partialité et de contribuer à la déstabilisation de la région.

Une délégation congolaise déjà sur place

Malgré le retrait du M23, la délégation congolaise est déjà arrivée à Luanda, prête à engager les discussions. Le gouvernement de la RDC, qui considère le M23 comme un groupe terroriste soutenu par le Rwanda, reste déterminé à trouver une solution pacifique au conflit qui ravage l’est du pays depuis des années. Cependant, l’absence des rebelles à la table des négociations risque de réduire à néant les espoirs de progrès immédiats.

Une situation sécuritaire déjà précaire

Le refus du M23 de participer aux pourparlers pourrait aggraver la situation sécuritaire déjà volatile dans l’est de la RDC. Ces dernières semaines, des offensives armées ont été lancées de part et d’autre, opposant les rebelles aux forces armées congolaises (FARDC). Les civils, pris en étau dans ce conflit, paient un lourd tribut, avec des milliers de déplacés et des violations des droits de l’homme signalées régulièrement.

Contexte régional et implications

Le M23, un groupe rebelle principalement actif dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, est accusé par la RDC et la communauté internationale de bénéficier du soutien du Rwanda, un pays voisin avec lequel les relations sont extrêmement tendues. Kigali nie toute implication, mais des rapports d’experts de l’ONU et d’organisations indépendantes ont mis en lumière des liens étroits entre le M23 et l’armée rwandaise.

Les pourparlers de Luanda, organisés sous l’égide de l’Angola et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), étaient censés offrir une plateforme pour relancer le processus de paix. Cependant, avec le retrait du M23, les perspectives de résolution du conflit s’assombrissent.

Réactions et perspectives

La suspension des négociations par le M23 est perçue comme un coup dur pour les efforts de médiation internationale. Les observateurs craignent que cette décision ne conduise à une escalade des violences dans une région déjà marquée par des décennies de conflits armés.

Pour le gouvernement congolais, cette situation renforce la nécessité de renforcer la sécurité dans l’est du pays tout en maintenant la pression diplomatique sur le Rwanda et les groupes armés. Cependant, sans la participation du M23, il sera difficile de parvenir à une solution durable.

Le retrait du M23 des pourparlers de Luanda souligne les défis complexes auxquels fait face la RDC dans sa quête de paix et de stabilité. Alors que les civils continuent de souffrir des conséquences du conflit, la communauté internationale est appelée à redoubler d’efforts pour relancer le dialogue et mettre fin à cette crise humanitaire et sécuritaire.

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À la UnePolitique

L’Union européenne impose des sanctions ciblées contre des personnalités et une entreprise rwandaises liées au M23

by admin9775 17 mars 2025
written by admin9775

 L’Union européenne (UE) a annoncé ce lundi une série de sanctions ciblées contre plusieurs personnalités rwandaises et une entreprise publique, accusées de soutenir le groupe rebelle M23 et ses alliés dans le conflit qui déchire l’est de la République Démocratique du Congo (RDC). Ces mesures, qui incluent des gels d’avoirs et des interdictions de voyager, visent à perturber les réseaux logistiques, financiers et militaires alimentant les violences dans la région.

Des sanctions pour isoler les acteurs clés

Les sanctions de l’UE ciblent des responsables militaires, des coordinateurs rebelles et des gestionnaires financiers impliqués dans le soutien au M23, un groupe armé accusé d’être soutenu par le Rwanda. Parmi les personnalités visées figurent :

  • Bertrand Bisimwa : Coordonnateur adjoint de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et du mouvement M23 ;
  • Ruzi Karusisi : Ancien commandant des forces spéciales rwandaises (Général-Major), Commandant des Forces spéciales du Rwanda récemment rappelé à l’état-major de la défense, est également sur la liste. Très proche de Kagame cet ancien chef de la Garde Républicaine (garde prétorienne de Kagame) a joué un rôle clé dans les opérations spéciales en RDC
  • Désir Rukomera : Chargé du recrutement et de la propagande pour le M23 ;
  • John Imani Nzenze : Responsable du renseignement au sein du M23 ;
  • Eugèn Nkubito : Commandant de la 3e division des Forces de défense rwandaises (RDF) ;
  • Pascal Muhizi : Commandant de la 2e division des RDF ;
  • JB Nzabonimpa : Responsable des finances du M23 ;
  • Francis Kamanzi : PDG du Rwanda Mines, Petroleum and Gas Board, une institution publique soupçonnée de tirer profit des ressources naturelles pillées en RDC.

L’entreprise Rwanda Mines, Petroleum and Gas Board est également sanctionnée pour son rôle présumé dans l’exploitation illégale des ressources naturelles de la RDC, une pratique qui alimenterait les financements du M23.

Objectifs des sanctions européennes

Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie visant à exercer une pression diplomatique et économique sur les acteurs impliqués dans le conflit. En gelant les avoirs et en interdisant les voyages, l’UE espère limiter la capacité de ces individus et entités à poursuivre leurs activités. Les sanctions visent également à isoler les réseaux de soutien au M23, tout en envoyant un message fort contre l’exploitation illégale des ressources naturelles, un enjeu clé dans la région des Grands Lacs.

Contexte régional : un conflit aux ramifications complexes

Le M23, un groupe rebelle principalement actif dans l’est de la RDC, a lancé une offensive majeure en décembre, s’emparant de Goma, capitale du Nord-Kivu, et de Bukavu, capitale du Sud-Kivu. Le Rwanda est régulièrement accusé par la RDC et la communauté internationale de soutenir ce groupe, ce que Kigali dément fermement. Cependant, des rapports d’experts de l’ONU et d’organisations indépendantes ont pointé du doigt l’implication rwandaise dans le financement et l’armement du M23.

Ces sanctions interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre le Rwanda et la RDC, mais aussi entre Kigali et certains partenaires internationaux, dont la Belgique. La semaine dernière, le Rwanda a rompu ses relations diplomatiques avec Bruxelles, accusant la Belgique de soutenir la RDC et de nourrir des « illusions néocoloniales ».

Réactions attendues

Si ces sanctions sont saluées par certains comme une étape nécessaire pour rétablir la paix dans la région, elles risquent d’exacerber les tensions entre le Rwanda et l’UE. Kigali pourrait percevoir ces mesures comme une ingérence dans ses affaires intérieures, ce qui pourrait compliquer davantage les efforts de médiation internationale.

Pour l’UE, il s’agit d’un pas important dans sa tentative de jouer un rôle plus actif dans la résolution des conflits en Afrique centrale. Cependant, l’efficacité de ces sanctions dépendra de leur mise en œuvre et de la capacité des acteurs régionaux et internationaux à maintenir une pression coordonnée.

Les sanctions européennes contre des personnalités et une entreprise rwandaises marquent un tournant dans la réponse internationale au conflit en RDC. Elles soulignent la détermination de l’UE à perturber les réseaux soutenant le M23, tout en mettant en lumière les défis complexes liés à la stabilisation de la région des Grands Lacs. Alors que les tensions continuent de monter, la communauté internationale reste vigilante, cherchant à éviter une escalade qui pourrait plonger la région dans une nouvelle spirale de violence.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Le Rwanda rompt ses relations diplomatiques avec la Belgique, accusant Bruxelles de soutenir la RDC

by admin9775 17 mars 2025
written by admin9775

 Le Rwanda a annoncé ce lundi la rupture immédiate de ses relations diplomatiques avec la Belgique, marquant une escalade significative des tensions entre les deux pays. Le gouvernement rwandais accuse l’ancienne puissance coloniale de prendre parti pour la République Démocratique du Congo (RDC) dans le conflit qui secoue l’est du pays, tout en dénonçant des « illusions néocoloniales » et des tentatives de déstabilisation.

Dans un communiqué officiel, le ministère rwandais des Affaires étrangères a déclaré que la Belgique avait « systématiquement mobilisé des mensonges et des manipulations » pour créer une opinion hostile à l’égard du Rwanda. « La Belgique a clairement pris parti dans un conflit régional et continue à se mobiliser contre le Rwanda dans différents forums », a affirmé Kigali, ajoutant que cette décision reflétait son engagement à protéger ses intérêts nationaux et la dignité de son peuple.

Contexte régional : le rôle du Rwanda dans le conflit en RDC

Cette rupture intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le Rwanda et la RDC, où la rébellion du M23, soutenue par Kigali selon des rapports internationaux, a lancé une offensive majeure en décembre. Le groupe armé a pris le contrôle de Goma, capitale du Nord-Kivu, et de Bukavu, capitale du Sud-Kivu, exacerbant les frictions régionales.

La Belgique, ancienne puissance coloniale à la fois du Rwanda et de la RDC (ex-Zaïre), a été l’un des pays les plus critiques envers Kigali. Fin janvier, Bruxelles a demandé à l’Union européenne d’envisager des sanctions contre le Rwanda, l’accusant de violer la souveraineté de la RDC. De plus, la Belgique s’était abstenue lors d’un vote au Conseil de l’UE concernant une aide de 20 millions d’euros à la RDC en novembre, marquant ainsi son désaccord avec les actions rwandaises.

Une décision « disproportionnée », selon la Belgique

En réponse à la décision rwandaise, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a qualifié la rupture de « disproportionnée ». Il a regretté que le Rwanda « préfère ne pas dialoguer » en cas de désaccord, soulignant l’importance du dialogue pour résoudre les différends.

La Belgique a également reçu l’ordre d’évacuer tous ses diplomates du Rwanda dans un délai de 48 heures, une mesure qui illustre la gravité de la crise entre les deux nations.

Implications régionales et internationales

Cette rupture diplomatique souligne les divisions profondes qui persistent dans la région des Grands Lacs, où les conflits armés et les rivalités géopolitiques continuent de menacer la stabilité. Le Rwanda, souvent critiqué pour son implication présumée dans les troubles en RDC, réaffirme ainsi sa détermination à défendre sa souveraineté et ses intérêts.

Pour la Belgique, cette décision représente un revers dans ses relations avec un pays clé de la région, tout en rappelant les séquelles complexes de son passé colonial. Les tensions actuelles risquent de compliquer les efforts de médiation internationale dans le conflit en RDC, où des millions de civils continuent de souffrir des violences.

Alors que la région reste en proie à l’instabilité, la rupture entre le Rwanda et la Belgique pourrait avoir des répercussions durables sur les dynamiques politiques et diplomatiques en Afrique centrale. Les observateurs internationaux appellent à une désescalade, mais les perspectives de dialogue semblent, pour l’instant, lointaines.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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Négociations entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23 : Un espoir de paix à Luanda

by admin9775 17 mars 2025
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Ce mardi 18 mars 2025 marque le début des négociations tant attendues entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23, soutenus par leurs alliés, à Luanda, en Angola. Ces pourparlers, organisés sous la médiation du président angolais João Lourenço, suscitent un espoir considérable au sein de la classe politique, de la société civile et de la communauté internationale, tous unis dans l’attente d’une résolution pacifique à la crise qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).

Une délégation congolaise de haut niveau

La délégation congolaise, composée de figures politiques de premier plan, a quitté Kinshasa ce lundi 17 mars pour Luanda. Parmi les membres figurent Jean-Pierre Bemba Gombo, vice-premier ministre des Transports et voies de communication, le député national André Mbata, Evariste Boshab, ainsi que Tina Salama, porte-parole du chef de l’État. Cette équipe plurielle et expérimentée a pour mission de représenter les intérêts de la RDC et de défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays face aux revendications des rebelles.

La délégation du M23 et de l’Alliance pour le Fleuve Congo (AFC)

Du côté des rebelles, la coalition Alliance pour le Fleuve Congo (AFC) et le M23 ont désigné Bertrand Bisimwa comme chef de la délégation. Il sera accompagné de Yannick Tshisola, Adam Chalwe et d’autres représentants. Les négociateurs du M23 arriveront à Luanda dans la matinée du mardi 18 mars, date officielle du début des pourparlers.

Un cessez-le-feu strict exigé par l’Angola

En sa qualité de médiateur, l’Angola a imposé des conditions claires pour garantir le bon déroulement des négociations. Le président João Lourenço a exigé que toutes les parties prenantes cessent immédiatement les offensives et les affrontements pendant la période des pourparlers. Un cessez-le-feu strict doit être observé, afin de créer un climat propice au dialogue et à la recherche de solutions durables.

Un espoir de paix pour l’Est de la RDC

Ces négociations directes entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23 représentent une opportunité historique de mettre fin aux hostilités qui déstabilisent l’Est de la RDC depuis des années. La communauté internationale et régionale, qui suit de près ces discussions, espère vivement qu’un compromis sera trouvé pour rétablir la paix et la stabilité dans la région.

L’Est de la RDC, riche en ressources naturelles mais miné par des conflits armés récurrents, a besoin de solutions politiques et diplomatiques pour sortir du cycle de violence. Les négociations de Luanda pourraient marquer un tournant décisif dans cette quête de paix, à condition que toutes les parties fassent preuve de bonne volonté et de compromis.

Un rôle clé pour l’Angola

L’Angola, en tant que médiateur, joue un rôle crucial dans ce processus. Le président João Lourenço, reconnu pour son leadership et son engagement en faveur de la paix en Afrique, a su imposer son autorité pour réunir les parties autour de la table des négociations. Son influence et son expérience seront des atouts majeurs pour faciliter un dialogue constructif et aboutir à des résultats concrets.

Les négociations de Luanda entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23 représentent une lueur d’espoir pour des millions de Congolais affectés par les conflits dans l’Est du pays. Alors que les délégations se préparent à engager des discussions cruciales, la communauté internationale reste attentive, espérant que ces pourparlers aboutiront à un accord durable pour la paix et la stabilité en RDC. L’Angola, en tant que médiateur impartial, a un rôle clé à jouer pour garantir le succès de cette initiative. Reste à savoir si les parties parviendront à surmonter leurs divergences et à œuvrer ensemble pour un avenir meilleur.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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Gardiens de supermarchés, chauffeurs routiers et « très grosses erreurs » : l’échec du rôle des mercenaires occidentaux dans la chute de Goma

by admin9775 17 mars 2025
written by admin9775

Une enquête sur l’utilisation par la RDC de centaines de combattants roumains embauchés révèle comment une opération désorganisée avec des recrues non formées est devenue un «cirque» mortel.

En janvier, après la fin du siège de la ville congolaise de Goma, après la victoire des rebelles du M23 et des troupes rwandaises, un groupe maladroit de près de 300 mercenaires blancs a été aligné pour voir leur défaite humiliante télévisée.

« Vous ne devez pas plaisanter avec nous », aboyait Willy Ngoma, porte-parole militaire du M23, à un homme qu’il avait ordonné de s’asseoir sur le sol, les mains serrées derrière la tête.

La veille, le 28 janvier, la milice du M23 et les soldats rwandais avaient capturé ensemble la plus grande ville de l’est de la RDC. Ce fut une défaite spectaculaire, non seulement pour les forces congolaises, mais aussi pour les Européens que le gouvernement avait espéré protégerait Goma.

Les dirigeants congolais ont toujours employé des mercenaires blancs. Ils ont mené des campagnes infâmes contre les rebelles pendant les années turbulentes après l’indépendance de la Belgique en 1960. L’ancien dictateur congolais Mobutu Sese Seko a également embauché d’anciens mercenaires yougoslaves alors que son régime s’effondrait dans les années 90.

Photographie en noir et blanc de deux officiers militaires, un noir, un blanc, marchant ensemble dans une caserne

Le commandant en chef de la RDC, le major général Louis Bobozo (à gauche) avec le mercenaire français Bob Denard à Kisangani en octobre 1966.

À la fin de 2022, avec le M23 autour de Goma, le gouvernement de la RDC a embauché deux entreprises privées. L’un d’eux, le nom d’Agemira, était composé d’une quarantaine d’anciens agents de sécurité français qui ont fourni des renseignements et un appui logistique à l’armée congolaise.

La majeure partie des mercenaires provenait d’une deuxième entreprise dirigée par Hora’iu Potra, un légionnaire de Transylvanie et ancien légionnaire français, connu pour assurer la sécurité des hommes politiques et des sites miniers en Afrique. À leur apogée, les hommes de Potra en RDC, en majorité roumains, étaient environ 1 000. Dans les milieux de la sécurité, ils étaient connus sous le nom de « Romeos ».

L’opération était bâclée, entachée de différends salariaux et de pénuries d’équipements. Elle a déployé d’anciens membres des forces de sécurité mais aussi des recrues non formées, telles que des gardes de supermarchés, selon une enquête conjointe d’un an menée par le Guardian, le Public Record de la Roumanie et le Le Soir en Belgique. Les Romeos ont également travaillé en étroite collaboration avec les milices locales et ont participé aux combats.

Alors que les forces militaires congolaises et alliées autour de Goma se sont effondrées entre le 27 et le 28 janvier, les Romeos ont fait une course pour la principale base de l’ONU dans le centre-ville, abandonnant du matériel, des fusils et des jeeps. « Ils allaient être tués sur le point de se faire sentir en retard », déclare un haut responsable de l’ONU, qui a demandé à rester anonyme. Les combattants du M23 sont ensuite arrivés à la base de l’ONU et ont donné deux heures aux Romeos pour se rendre. Certains ont mis à l’échelle les murs de l’hôtel Serena adjacents pour regarder vers le bas dans le complexe, créant une panique à l’intérieur.

Six hommes en train de combat patrouillent une entrée fermée dans une rue

Les membres du groupe rebelle du M23 à Goma supervisent la sortie de mercenaires le 29 janvier, un jour après que le M23 et les forces rwandaises se sont emparées de la ville.

« C’était une véritable crise », déclare le haut responsable de l’ONU, qui a ajouté que les négociations à enjeux élevés impliquant des présidents du monde ont conduit à un accord d’extraction, un compte confirmé par deux autres sources de l’ONU.

Après que le porte-parole militaire du M23 eut fini de les réfuter, les Romeos embarquèrent des autobus de l’ONU avec des fenêtres en cage. Plus de 280 mercenaires des 1 000 premiers – dont beaucoup sont partis avant la chute de Goma – ont été conduits à la frontière rwandaise et rentrés chez eux. Au moins quatre personnes ont été tuées au cours de leur déploiement de deux ans dans la province du Nord-Kivu. « C’était un cirque », explique un ancien membre roumain des forces spéciales, qui n’est resté en RDC que pendant six semaines parce que les conditions étaient si désastreuses.


IN 2022, le mot s’est rapidement répandu dans les cercles de sécurité roumains que Potra recrute. Les hommes sous-payés avec des prêts hypothécaires et des familles ont sauté sur l’occasion. Certains, comme Potra, étaient des légionnaires étrangers français. Certains n’étaient que ses camarades. D’autres étaient des gardes de sécurité, ou d’anciennes (et en service) de l’armée ou de la police, qui prenaient parfois un congé non rémunéré pour s’inscrire.

À leur arrivée à Goma, les entrepreneurs ont signé un contrat de trois pages. Le salaire était de 5 000 à 6 000 dollars (3 900 à 4 600 dollars) par mois, selon l’ancienneté, selon quatre contrats différents signés entre 2022 et 2024 et examinés par le Guardian.

Portrait de Horatiu Potra sur un fond noir

Horatiu Potra, dont l’entreprise a recruté jusqu’à 1 000 Roumains pour travailler avec l’armée congolaise.

Dans un premier temps, ils ont signé avec une société enregistrée au Royaume-Uni appelée GPH La Role Ltd, détenue par le frère de Potra, avant que des contrats ne soient transférés à une société enregistrée au Congo, Amani Sarl. Le contrat était de trois mois, un mois de congé, sans assurance médicale. La société de Potra a fourni un gilet pare-balles et un AK-47. Tout autre matériel, les entrepreneurs devaient acheter pour eux-mêmes.

Pour Victor Railean, un agent de sécurité privé moldave qui a rencontré Potra pour la première fois en 2019, cela représentait néanmoins une opportunité importante. Il est allé en RDC pour construire un nid pour son fils, qu’il aimait « folle », selon sa sœur Victoria Goz. Railean a été abattu en février 2024 au cours d’une embuscade dans les collines volcaniques à environ 25 km de Goma. Il est mort de ses blessures. Vasile Badea, un ancien policier roumain, a également été tué ce jour-là. Leur groupe avait demandé l’extraction au préalable, selon les enregistrements vocaux WhatsApp examinés par le Guardian.

Ils mentaient sur nos chiffres. Au lieu d’avoir 100 personnes dans le domaine, ils en avaient 70. En fin de compte, l’objectif de l’entreprise était le profit

Contractant

Un entrepreneur a déclaré à Potra pendant la bataille: «Nous ne pouvons pas bouger parce qu’ils nous chassent avec des tireurs embusqués. Si nous partons d’ici, ils vous souffleront la tête.

Un survivant de l’embuscade a déclaré au Guardian : « Très graves erreurs ont été commises, ils ont été soulignés, ils n’ont pas été rectifiés. En conséquence, les garçons sont morts. »

Cinq sous-traitants ont décrit une opération désorganisée, avec des recrues non formées et inadaptées. Deux responsables occidentaux à Goma ont estimé qu’environ 30 % seulement des entrepreneurs avaient servi dans la Légion étrangère française.

« Lorsque vous faites venir des chauffeurs de camion, des gardes de sécurité et des personnes de plus de 60 ans… j’ai réalisé que ce n’était pas bien organisé, alors j’ai demandé à rentrer chez moi », explique la recrue qui a décrit la société militaire privée de Potra comme « un cirque ».

Un groupe d'hommes blancs en équipement de combat et des fusils de maintien se tiennent autour d'un véhicule militaire 4x4

Sous-traitants roumains à Sake, dans le Nord-Kivu, après une offensive rebelle du M23 dans la région en avril 2023.

Les sous-traitants ont été déployés pour mettre en place des positions fortifiées près des lignes de front dans les collines au nord-ouest et autour d’une ville satellite contestée au nord-ouest. Officiellement, leur contrat a indiqué qu’ils procéderaient à une « formation, qualification et certification du personnel local de sécurité ».

Felix Tshisekedi, le président de la RDC, a nié être des mercenaires, affirmant qu’ils avaient fourni un « coaching » sur le champ de bataille. Cependant, des images vidéo et des témoignages indiquent une opération militaire.

Il y avait une « force de réaction rapide » pour extraire des hommes attaqués, des équipes volant des drones de surveillance et d’autres qui coordonnaient les frappes d’artillerie. Romeos habillé en fatigue militaire a tiré des mitrailleuses lourdes et actionnait des mortiers, selon des images. Dans certains cas, ils ont dit qu’ils avaient tiré de l’artillerie eux-mêmes.

L’une, avec une expérience de combat en Irak et en Afghanistan, dit que des équipes de mortier ont tiré sur des positions du M23 pendant deux semaines au printemps 2024. Il a cessé de participer à des attaques parce qu’elles étaient au-delà de son contrat ou de sa qualité de salaire. « Je participerais gratuitement à des opérations militaires à la maison », dit-il.

Deux gardes effectuent un contrôle de sécurité sur un homme portant un T-shirt noir debout les bras tendus sur les côtés. De longues files d'autres hommes font la queue derrière eux

Un entrepreneur militaire roumain est soumis à un contrôle de sécurité au point de passage de la frontière entre la Grande Barrière et le Rwanda, alors qu’il est évacué de Goma le 29 janvier.

Les conflits de salaire étaient fréquents parmi les Romeos. Il y avait aussi des tensions au sein des troupes congolaises – payé environ 100 dollars par mois – sur les salaires des mercenaires.


TLa RDC est l’un des cinq pays les plus pauvres du monde, selon à la Banque mondiale, et plus de 70 % de la population survit avec moins de 2,15 dollars par jour. Selon quatre sous-traitants, l’entreprise de Potra comptait sur le nombre de main-d’œuvre.

« Ils mentaient sur nos chiffres. Au lieu d’avoir 100 personnes sur le terrain, elles en avaient 70 », a déclaré un entrepreneur, expliquant qu’il avait prétendu vivre dans quatre unités de logement différentes pour tromper les inspecteurs. Les entrepreneurs percevaient également des pénuries de matériel comme des mesures de réduction des coûts. « En fin de compte, l’objectif de l’entreprise était le profit », a déclaré l’un d’entre eux.

Ni Potra ni la présidence congolaise n’ont répondu aux demandes de commentaires. Le porte-parole de l’armée congolaise a déclaré qu’il n’avait « aucune observation à faire ».

Un groupe de personnes dans la rue, certains regardaient inquiets

Le M23 s’est emparé de vastes territoires dans l’est de la RDC après avoir lancé une offensive à la fin de 2021. En réponse, l’armée faible de la RDC a commencé à compter sur des milices pro-gouvernementales, collectivement connues en Swahili sous le nom de Wazalendo – patriotes. Le Wazalendo va de groupes non structurés à des milices organisées avec des milliers de combattants, comme l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS) ou la Coalition des Mouvements pour le changement (CMC), dont les dirigeants sont passibles de sanctions pour des crimes, y compris le recrutement d’enfants soldats.

Un grand groupe d'hommes passent devant trois autocars verts, surveillés par des gardes militaires

Des hommes soupçonnés d’être des entrepreneurs militaires roumains sont escortés jusqu’à leur transport après avoir franchi la frontière pour se rendre au Rwanda le 29 janvier.

Les Romeos ont coopéré avec les milices locales, fournissant de l’argent et des munitions, selon des enregistrements audio et des entretiens. Certaines des milices ont été accusées de crimes de guerre, qui pourraient rendre les Romeos complices, selon les experts juridiques avec lesquels le Gardien a parlé.

Toutefois, on ne sait pas avec quelle milice ils ont coopéré, car aucun des combattants interrogés ne l’a précisé. Un contractant dit que la relation était tendue « jusqu’à ce que nous commencions à leur donner de l’argent ».

Les responsables de la sécurité affirment que les Romeos étaient conscients des limites légales à leurs engagements. Les entrepreneurs interrogés insistent sur le fait qu’ils n’étaient pas des mercenaires. « Si vous venez de l’ouest, vous êtes un entrepreneur militaire. Si vous venez de l’est, vous êtes un mercenaire », se moque de lui-même.

La question de savoir si un entrepreneur militaire est juridiquement un mercenaire est complexe, mais elle peut avoir des conséquences dans des pays comme la France, qui interdit l’activité mercenaire. De nombreux instructeurs roumains, en tant qu’anciens légionnaires, ont la nationalité française.

Vue de tête d'une foule d'hommes debout sur le tarmac

Certains des hommes qui ont travaillé en RDC disent qu’ils ont maintenant du mal à trouver du travail après avoir été étiquetés comme mercenaires.

« Ces acteurs se multiplient et il est crucial d’envisager de créer un organe d’enquête indépendant qui pourrait soutenir les efforts de responsabilisation », déclare Jelena Aparac, ancienne présidente du Groupe de travail des Nations unies sur l’utilisation de mercenaires.

L’année dernière, Potra a accueilli un journaliste du radiodiffuseur public roumain pour observer ses hommes en train de former les troupes congolaises. Cependant, un entrepreneur dit que cela a été mis en place: «Nous n’avons fait semblant de former les gens que lorsque la presse est venue.» Un autre dit qu’il a du mal à trouver du travail après avoir été qualifié de mercenaire. « C’est un problème que nous avons tous. À peine, n’importe lequel d’entre nous peut être embauché maintenant. »

Pourquoi vous pouvez compter sur le Guardian pour ne pas vous prosterner devant Trump – ou n’importe qui

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Le Guardian est clair : nous n’avons aucun intérêt à être l’ami de Donald Trump – ou de tout politicien –. Notre allégeance en tant que journalistes indépendants n’est pas à ceux qui sont au pouvoir, mais au public. Quoi qu’il arrive dans les mois et les années à venir, vous pouvez compter sur le Guardian pour ne jamais vous incliner au pouvoir, ni reculer de la vérité.

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Betsy Reed

Rédacteur, Guardian US

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À la UnePolitique

Le Président Félix Tshisekedi reçoit l’envoyé spécial du président américain Donald Trump

by admin9775 17 mars 2025
written by admin9775

Ce dimanche 16 mars 2025, le Président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a reçu à la Cité de l’Union africaine M. Ronny Jackson, envoyé spécial du président des États-Unis Donald Trump et membre du Congrès américain. Cette rencontre, rapportée par Election-net.com, a été l’occasion d’aborder des questions cruciales liées à la sécurité, à la stabilité et au développement de la RDC, notamment dans le contexte de la crise persistante dans l’Est du pays.

La crise sécuritaire et humanitaire à l’ordre du jour

Au cœur des discussions figurait la crise sécuritaire et humanitaire qui sévit dans l’Est de la RDC, une région marquée par la présence des troupes rwandaises accusées de soutenir les rebelles du M23. Le Président Tshisekedi a souligné l’urgence de mettre fin à cette situation, qui menace la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC. Il a appelé à une action internationale concertée pour rétablir la paix et la stabilité dans la région.

M. Ronny Jackson, de son côté, a réaffirmé l’engagement des États-Unis à soutenir la RDC dans ses efforts pour restaurer la paix. « Il faut que la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC soient respectées de tous. Nous allons travailler pour que tous les obstacles qui s’érigent sur le chemin de la paix soient ôtés afin que la paix revienne en RDC », a-t-il déclaré.

Un appel à la paix pour favoriser les investissements

L’envoyé spécial américain a également évoqué l’importance de la paix pour attirer les investissements étrangers, en particulier ceux des entreprises américaines. « Nous voulons travailler pour que les entreprises américaines puissent venir investir et travailler en RDC. Et pour cela, nous devons nous rassurer qu’il y a un environnement de paix », a insisté M. Jackson. Cette déclaration souligne le lien étroit entre la stabilité politique et la croissance économique, un enjeu majeur pour la RDC, dont le potentiel économique reste largement sous-exploité en raison des conflits récurrents.

Un émissaire américain aux compétences stratégiques

M. Ronny Jackson, membre du Congrès américain, apporte à cette mission une expertise précieuse. Il travaille au sein de plusieurs commissions clés, notamment celles sur l’armement, les renseignements et les relations extérieures. Son implication dans ces domaines stratégiques témoigne de l’importance que les États-Unis accordent à la situation en RDC et à la nécessité de trouver des solutions durables aux crises qui affectent le pays.

Une collaboration renforcée entre la RDC et les États-Unis

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un renforcement des relations entre la RDC et les États-Unis, deux pays qui partagent des intérêts communs en matière de sécurité régionale et de développement économique. Le Président Tshisekedi a salué l’engagement des États-Unis à soutenir la RDC dans ses efforts pour rétablir la paix et attirer les investissements étrangers.

En conclusion, cette rencontre entre le Président Tshisekedi et l’envoyé spécial américain Ronny Jackson marque une étape importante dans la collaboration entre la RDC et les États-Unis. Elle témoigne de la volonté des deux parties de travailler ensemble pour surmonter les défis sécuritaires et économiques auxquels fait face la RDC, tout en ouvrant la voie à de nouvelles opportunités de partenariats et d’investissements.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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