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À la Une

À la Une

Bestine Kazadi élue au comité exécutif de la CAF : Une avancée historique pour le football féminin africain

by admin9775 13 mars 2025
written by admin9775

L’ancienne présidente de l’AS Vita Club de Kinshasa, Me Bestine Kazadi, vient de marquer l’histoire en devenant membre du comité exécutif de la Confédération Africaine de Football (CAF). Élue par acclamation ce mercredi 12 mars 2025 lors de l’assemblée générale extraordinaire de la CAF à Nairobi, elle occupera le poste de 5e vice-présidente, en charge du football féminin, pour un mandat de quatre ans (2025-2029).

Une nomination symbolique
Cette élection revêt une importance particulière pour la République Démocratique du Congo (RDC). Me Bestine Kazadi devient en effet la première femme congolaise à intégrer le comité exécutif de la CAF, et la troisième personnalité congolaise après Constant Omari et Véron Mosengo-Omba. Son arrivée témoigne d’une reconnaissance croissante du rôle des femmes dans la gouvernance du football africain, un domaine traditionnellement dominé par les hommes.

Un contexte favorable au football féminin
Sa nomination intervient à un moment où le football féminin africain connaît un essor significatif. Ces dernières années, la CAF a multiplié les initiatives pour promouvoir et développer le football féminin sur le continent, notamment avec l’organisation de compétitions comme la CAN Féminine et la Ligue des Champions Féminine d’Afrique. Me Kazadi, forte de son expérience à la tête de l’AS Vita Club, aura pour mission de renforcer ces efforts et de donner une nouvelle impulsion au football féminin en Afrique.

Un espoir pour le football congolais
Sur le plan national, cette élection est perçue comme une lueur d’espoir pour le football congolais, qui traverse une période difficile. Les clubs congolais peinent à briller sur la scène continentale, et les infrastructures ainsi que les moyens financiers manquent cruellement. La présence de Me Kazadi au sein de la CAF pourrait ouvrir des portes pour le développement du football en RDC, notamment en attirant des investissements et en renforçant les partenariats internationaux.

Un défi à relever
Toutefois, la tâche ne sera pas simple. Me Kazadi devra faire face à des défis majeurs, tels que la lutte contre les inégalités de genre dans le football, le manque de moyens alloués au football féminin, et la nécessité de professionnaliser les structures à travers le continent. Son expérience et sa détermination seront des atouts précieux pour relever ces défis.

En somme, l’élection de Me Bestine Kazadi est une victoire symbolique pour la RDC et une opportunité pour le football africain de progresser vers une meilleure inclusion et un développement durable.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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13 mars 2025 0 comments
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À la UneProvince

Au moins 200 maisons d’habitation incendiées par le M23 à Rutshuru

by admin9775 13 mars 2025
written by admin9775

Les rebelles du M23 sont accusés d’avoir incendié environ deux cents maisons construites en paille et en tôle dans le village de Kasali, situé entre les groupements de Tongo et Bambo, à la lisière du parc national des Virunga, à 9 kilomètres du poste de patrouille de Mabenga, dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu).

Cette information provient de sources locales. Bien qu’aucune perte humaine n’ait été signalée, l’incident a provoqué des déplacements massifs de civils qui se sont réfugiés à Kirumba.

Selon certains notables locaux, cet acte n’est pas isolé dans cette zone agricole de Kazaroho. Ils accusent les rebelles du M23, appuyés par l’armée rwandaise, de mener des représailles contre les habitants qu’ils soupçonnent de cacher des éléments des FDLR.

Il y a quelques jours, des combattants du M23 avaient fait irruption dans plusieurs hôpitaux de Goma, où ils avaient enlevé des patients qu’ils accusaient d’être des membres des FDLR.

Radio okapi

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13 mars 2025 0 comments
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À la UneAfrique

Crise dans l’est de la RDC : Le médiateur angolais João Lourenço propose une nouvelle initiative pour mettre fin aux violences

by admin9775 12 mars 2025
written by admin9775

Le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a été informé mardi par le médiateur angolais, João Lourenço, d’une nouvelle initiative visant à résoudre la crise sécuritaire dans l’est du pays. Cette région, en proie à des conflits armés depuis près de trente ans, fait face à une escalade des violences ces dernières semaines, avec des massacres attribués à l’armée rwandaise et au groupe rebelle M23. En seulement quatre jours, plus de 8.000 Congolais ont perdu la vie dans des affrontements visant à prendre le contrôle de la ville stratégique de Goma.

Tina Salama, porte-parole du Président Tshisekedi, a réagi sur le réseau social X (anciennement Twitter) en déclarant : « Nous prenons acte et attendons de voir la mise en œuvre de cette démarche de la médiation angolaise. » Elle a également rappelé l’existence d’un cadre pré-établi, le processus de Nairobi, et a réaffirmé l’engagement de la RDC à la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui exige le retrait des troupes rwandaises et prône le dialogue.

Patrick Muyaya, ministre et porte-parole du gouvernement congolais, a apporté des précisions lors d’un briefing avec la presse. Il a expliqué que le Président Lourenço, en sa qualité de médiateur principal dans le cadre du processus de Luanda, a informé le Président Tshisekedi de cette nouvelle initiative. « Il faut attendre dans les prochains jours les précisions qui pourront être faites si seulement cette initiative devrait se concrétiser », a-t-il déclaré.

Le rôle de la médiation angolaise :
Le Président João Lourenço a été mandaté par les chefs d’État de l’Union africaine (UA) pour jouer un rôle central dans la résolution de la crise qui sévit dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ces régions sont déstabilisées depuis des décennies par des groupes armés soutenus par des pays voisins, notamment le Rwanda. La médiation angolaise s’inscrit dans le cadre de la Résolution 2773, qui appelle à un cessez-le-feu immédiat et au retrait des forces étrangères.

Une crise humanitaire et sécuritaire persistante :
L’est de la RDC est plongé dans une insécurité chronique depuis les années 1990, marquée par des conflits armés, des déplacements massifs de populations et des violations des droits de l’homme. Les récentes attaques du M23, soutenu par Kigali selon les autorités congolaises et plusieurs rapports internationaux, ont exacerbé la situation. Le Conseil de sécurité des Nations Unies a réitéré ses appels au Rwanda pour qu’il retire ses troupes et cesse son soutien aux groupes rebelles.

Les efforts régionaux et internationaux
Outre la médiation angolaise, d’autres initiatives sont en cours pour tenter de ramener la paix dans la région. Les Communautés de l’Afrique australe et de l’Est ont désigné trois facilitateurs de haut niveau : l’ancien Président nigérian Olusegun Obasanjo, l’ancien Président kényan Uhuru Kenyatta, et l’ancien Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn. Ces efforts s’ajoutent à ceux des Nations Unies et de l’Union africaine pour trouver une solution durable à la crise.

Alors que la situation humanitaire et sécuritaire dans l’est de la RDC continue de se détériorer, les initiatives de médiation menées par l’Angola et d’autres acteurs régionaux et internationaux offrent un espoir de résolution. Cependant, la mise en œuvre effective de ces démarches reste incertaine, et la communauté internationale suit de près les développements dans cette région stratégique mais instable. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si cette nouvelle initiative pourra apporter une paix tant attendue aux populations congolaises.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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12 mars 2025 0 comments
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À la UnePolitique

Crise en RDC : La SADC organise un sommet urgent pour trouver des solutions à l’insécurité dans l’Est 

by admin9775 11 mars 2025
written by admin9775

Ce jeudi 13 mars 2025, les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) se réunissent en visioconférence depuis Harare, la capitale du Zimbabwe, pour un sommet extraordinaire consacré à la situation sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC). Dirigé par Emmerson Dambudzo, président du Zimbabwe et président en exercice de la SADC, ce sommet vise à évaluer l’évolution de la crise dans l’est de la RDC et à examiner les recommandations issues de la réunion de la troïka de l’organe de coopération en matière de politique, de défense et de sécurité, tenue le 6 mars dernier.

Objectifs du sommet :

  1. Évaluer la situation sécuritaire : Les dirigeants de la SADC examineront les dernières informations sur l’évolution de la crise en RDC, notamment les récents affrontements entre les FARDC (Forces armées de la RDC) et les rebelles du M23.
  2. Examiner les recommandations : Les conclusions de la réunion extraordinaire de la troïka du 6 mars seront au cœur des discussions. Ces recommandations pourraient inclure des mesures renforcées pour soutenir les FARDC et stabiliser la région.
  3. Renforcer la coopération régionale : La SADC cherchera à coordonner une réponse commune pour faire face à l’agression rwandaise et prévenir une escalade du conflit.

Sanctions internationales contre le Rwanda :


En marge de ce sommet, la communauté internationale continue de prendre des sanctions contre le Rwanda pour son rôle dans la déstabilisation de la RDC. Ces mesures, qui incluent des embargos et des restrictions financières, visent à faire pression sur Kigali pour qu’il cesse son soutien aux groupes armés opérant en RDC.

Perspectives :
Ce sommet représente une opportunité cruciale pour la SADC de renforcer son engagement en faveur de la paix et de la stabilité en RDC. Cependant, les défis restent immenses, notamment la nécessité de garantir une coordination efficace entre les pays membres et de mobiliser des ressources suffisantes pour soutenir les efforts de stabilisation.

Alors que la crise dans l’est de la RDC continue de menacer la stabilité régionale, le sommet extraordinaire de la SADC offre un espoir de solutions concrètes. Les yeux sont tournés vers Harare, où les dirigeants de la région devront faire preuve de leadership et de détermination pour mettre fin à cette crise qui dure depuis trop longtemps.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Guerre dans l’Est de la RDC : La bataille de Kaziba, un tournant stratégique dans le conflit régional

by admin9775 11 mars 2025
written by admin9775

Depuis le lundi 10 mars, la chefferie de Kaziba, en territoire de Walungu (Sud-Kivu), est le théâtre d’affrontements violents entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), leurs alliés burundais et les combattants Wazalendo, et les rebelles de l’AFC/M23, soutenus par le Rwanda. Ces combats, qui se poursuivent jusqu’à ce mardi matin, pourraient marquer un tournant décisif dans le conflit qui déchire l’est de la RDC.

Une zone stratégique au cœur des tensions :

Kaziba, située à 50 km au sud-ouest de Bukavu, est une zone clé pour les belligérants. Sa position géographique en fait un point de passage stratégique vers d’autres régions instables, comme Minembwe et Uvira. Les rebelles du M23 cherchent à prendre le contrôle de cette zone pour renforcer leur alliance avec un autre groupe rebelle, Twiraneho-Android, tandis que les FARDC et leurs alliés tentent de les repousser pour préserver la stabilité régionale.

Des enjeux régionaux explosifs :


La bataille de Kaziba ne se limite pas à un simple affrontement local. Elle reflète la régionalisation du conflit, avec l’implication directe du Rwanda, accusé de soutenir le M23, et du Burundi, allié des FARDC. Le Burundi craint notamment que la chute de Kaziba ne renforce les rebelles burundais opérant dans les hauts plateaux de Fizi, menaçant ainsi sa propre sécurité.

Conséquences humanitaires désastreuses :
Alors que les combats font rage, les populations locales paient un lourd tribut. Des milliers de civils ont fui leurs foyers, cherchant refuge dans des zones plus sûres. Les conditions humanitaires se détériorent rapidement, avec un accès limité à la nourriture, à l’eau et aux soins médicaux.

Une situation militaire incertaine :
À midi ce mardi, les informations sur le contrôle de Kaziba restent contradictoires. Les FARDC et leurs alliés affirment tenir bon, mais les rebelles du M23, bien équipés et soutenus par le Rwanda, représentent une menace sérieuse. La chute de Kaziba pourrait ouvrir la voie à une offensive plus large vers Uvira et Bujumbura, la capitale burundaise, plongeant toute la région dans une instabilité accrue.

Appel à l’action internationale :
Face à cette escalade, la communauté internationale est appelée à jouer un rôle plus actif. Les Nations unies et l’Union africaine doivent intensifier leurs efforts pour trouver une solution diplomatique et mettre fin à cette crise qui menace la stabilité de toute la région des Grands Lacs.

La bataille de Kaziba est bien plus qu’un simple affrontement local. Elle symbolise les tensions régionales qui déchirent l’est de la RDC et met en lumière les enjeux stratégiques, humanitaires et politiques de ce conflit complexe. Alors que les combats se poursuivent, la question reste : qui contrôlera Kaziba, et à quel prix ?

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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11 mars 2025 0 comments
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À la UnePolitique

Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du PPRD, dénonce des accusations « sans rapport avec la sécurité nationale ».

by admin9775 11 mars 2025
written by admin9775

Des membres influents du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), dont Ferdinand Kambere, Aubin Minaku et Emmanuel Ramazani Shadary, ont été convoqués lundi 10 mars devant l’Auditorat militaire à Kinshasa. Ces cadres du parti de l’ancien président Joseph Kabila ont été interrogés sur de prétendus liens avec le mouvement rebelle M23, une accusation qu’ils rejettent catégoriquement. Cette convocation s’inscrit dans un climat politique tendu entre le PPRD et le gouvernement actuel de Félix Tshisekedi, marqué par des accusations mutuelles et une crise sécuritaire persistante dans l’est du pays.

Déroulement des auditions :
Selon Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du PPRD, les questions posées par l’auditeur militaire concernaient une réunion du parti organisée à Nairobi pour discuter de sa réorganisation. « Ce qu’on nous reproche n’a rien à voir avec la sécurité du pays », a-t-il déclaré à Radio Okapi, ajoutant avoir subi un interrogatoire similaire quelques heures plus tôt devant le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur.

Accusations et contexte politique :
Le ministère de la Justice a justifié ces convocations par des soupçons de complicité avec le mouvement terroriste AFC/M23. Ces accusations interviennent dans un contexte où le président Félix Tshisekedi et le ministre Jean-Pierre Bemba ont publiquement accusé Joseph Kabila d’être impliqué dans les activités des rebelles du M23 dans l’est de la RDC. En réponse, Kabila a rejeté ces allégations, attribuant la crise sécuritaire actuelle à la « mauvaise gouvernance » du régime Tshisekedi, lors d’une interview accordée au Sunday Times le 23 février dernier.

Réactions et implications :
Cette convocation des cadres du PPRD souligne l’intensification des tensions politiques entre les partisans de Kabila et le gouvernement actuel. Alors que le PPRD dénonce une persécution politique, les autorités affirment agir dans le cadre de la lutte contre l’insécurité et le terrorisme. Cette situation risque de polariser davantage le paysage politique congolais, déjà fragilisé par des divisions profondes et une crise sécuritaire persistante.

La convocation des cadres du PPRD devant l’Auditorat militaire illustre les tensions croissantes entre les forces politiques en RDC. Alors que le gouvernement tente de justifier ces actions par des impératifs de sécurité, le PPRD y voit une manœuvre politique visant à affaiblir l’opposition. Dans un contexte de crise sécuritaire et de défis économiques, la stabilité politique du pays reste plus que jamais en jeu.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la Une

Une réunion cruciale prévue le 4 avril 2025 à New York pour appliquer la résolution 2773 et relancer les processus de paix de Luanda et de Nairobi.

by admin9775 11 mars 2025
written by admin9775

Le Conseil de sécurité des Nations unies organise une réunion d’urgence le 4 avril 2025 à New York pour discuter de l’application de la résolution 2773, adoptée en février dernier. Cette résolution vise à réduire les tensions entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, tout en relançant les processus de paix dans la région des Grands Lacs. La réunion, annoncée par Huang Xia, l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la région, intervient dans un contexte de détérioration accrue de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, marquée par des affrontements armés et des violations répétées du droit international.

Contexte :
La résolution 2773, présentée par la France et adoptée à l’unanimité, condamne fermement l’offensive du groupe armé M23, soutenu par la Force de défense rwandaise (FDR), dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Elle exige le retrait immédiat des forces rwandaises et du M23 des zones contrôlées, ainsi que le démantèlement des administrations parallèles illégitimes établies par le groupe armé.

Enjeux de la réunion :
La réunion du 4 avril vise à :

  1. Appliquer la résolution 2773 en exigeant le retrait des forces rwandaises et du M23.
  2. Relancer les processus de Luanda et de Nairobi, suspendus en raison de l’escalade des tensions.
  3. Renforcer le rôle de la MONUSCO (Mission des Nations unies en RDC) dans la protection des civils et la stabilisation de la région.

Huang Xia, lors de sa rencontre avec le président Félix Tshisekedi à Kinshasa, a souligné l’importance de cette réunion pour « aboutir à la désescalade des tensions actuelles » et « assurer une paix durable dans la région ». De son côté, Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint de l’ONU en charge du maintien de la paix, a réaffirmé l’engagement des Nations unies à soutenir la RDC dans la mise en œuvre de la résolution 2773.

Perspectives :
Cette réunion représente une opportunité cruciale pour désamorcer les tensions et éviter une escalade régionale. Les efforts de médiation menés par l’Union africaine (UA), la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) seront également au cœur des discussions. La communauté internationale espère que cette réunion aboutira à des mesures concrètes pour rétablir la paix dans la région des Grands Lacs.

Alors que la situation humanitaire et sécuritaire continue de se détériorer dans l’est de la RDC, la réunion du Conseil de sécurité du 4 avril 2025 apparaît comme un moment décisif pour la stabilisation de la région. Reste à savoir si les parties prenantes parviendront à surmonter leurs divergences et à œuvrer ensemble pour une paix durable.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Iran : Khamenei rejette les négociations nucléaires avec les États-Unis

by admin9775 11 mars 2025
written by admin9775

L’ayatollah Khamenei réaffirme le refus de négociations nucléaires avec les États-Unis, soulignant l’indépendance de l’Iran face aux pressions occidentales. Cette position renforce les tensions au Moyen-Orient et complique les enjeux sécuritaires régionaux.

Le discours de l’ayatollah Ali Khamenei, dirigeant suprême de l’Iran, a une fois de plus clairement affirmé la position intransigeante de Téhéran face aux propositions de dialogue nucléaire venant des États-Unis. Dans un climat géopolitique déjà tendu, Khamenei a rejeté toute possibilité de négociations, évoquant le passé tumultueux des relations entre les deux pays. Une décision qui soulève des interrogations cruciales sur l’avenir des négociations nucléaires et sur les implications pour la sécurité régionale.

Une réponse clair : pas de négociations avec les USA

Lors d’un discours télévisé, Khamenei a souligné le refus catégorique de l’Iran d’entrer en pourparlers directs avec Washington. Des déclarations qui s’inscrivent dans la continuité de la politique de fer de l’Iran, consistant à ne pas se laisser intimider par les démarches américaines, même celles impliquant une approche moins belliqueuse depuis l’administration Trump. Pour le gouvernement iranien, le passé récent est une leçon que les promesses américaines ne se traduisent souvent pas en actions concrètes.

Une stratégie à long terme : l’indépendance avant tout

Khamenei ne se contente pas de rejeter les propositions de dialogue ; il exige également que son pays continue à se développer indépendamment des pressions exercées par les États-Unis. Ce refus n’est pas simplement une réaction impulsive, mais plutôt une composante essentielle de la stratégie iranienne. En affichant une posture de résistance, l’Iran cherche à renforcer son autonomie, tout en se présentant comme un acteur clé de la région, insensible aux tentatives d’isolement initiées par l’Occident.

Le cadre régional en plein bouleversement

La déclaration de Khamenei survient alors que la situation au Moyen-Orient devient de plus en plus chaotique, avec des tensions croissantes entre l’Iran et ses voisins. Le soutien de l’Iran aux groupes alliés dans la région ne fait qu’aggraver les hostilités et complexifie le dossier nucléaire. En rejetant le dialogue, l’Iran semble vouloir envoyer un message fort à ses adversaires : toute tentative de négociation sera perçue comme un signe de faiblesse. Cela pose la question de savoir jusqu’où l’Iran ira pour défendre sa position, tout en jonglant avec les implications économiques sanctionnées par le monde occidental.

En somme, la décision de l’Iran de rejeter les négociations avec les États-Unis renforce un climat de méfiance et d’agressivité dans une région déjà vulnérable. La suite des événements pourrait s’avérer déterminante, tant pour la stabilité du pays que pour l’ensemble du Moyen-Orient. Les acteurs internationaux doivent désormais s’interroger sur les retombées de cette position intransigeante et sur la possibilité d’un dialogue constructif à l’avenir.

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À la UneSport

Comment la Fifa a pris le contrôle de la Confédération africaine de football

by admin9775 11 mars 2025
written by admin9775

D’anciens employés de la CAF se sont confiés à RFI pour décrire la grande influence de la Fifa au sein de la Confédération africaine de football pendant le premier mandat de Patrice Motsepe. Une influence incarnée par le tout-puissant secrétaire général de la CAF, Véron Mosengo-Omba.

Salma et Roger (1) ont occupé des postes importants au sein de la Confédération africaine de football pendant quelques années avant de quitter le navire, déçus, dépités, emportant leurs désillusions dans leurs cartons. « Je suis arrivé à la CAF en tant que passionné de sport et ayant la conviction que le sport, en particulier le football, peut servir de moteur pour développer une partie du continent africain », explique Roger. Mais au moment de mettre des mots sur son expérience à la CAF, il dira : « C’est la plus grosse désillusion professionnelle de ma vie ».

Celui qui a occupé un poste élevé dans l’organigramme juridico-administratif de la CAF estime avoir été « témoin direct de l’ingérence » de la Fifa sur le fonctionnement de l’instance dirigeante du foot africain. « La Fifa avait par exemple installé une personne dans le bureau Finances de la CAF. Cette personne avait non seulement accès à toutes les informations financières, ce qui n’est déjà pas normal, mais toutes les factures devaient être validées et signées par elle. »

« Des gens de nationalité suisse ou italienne décidaient à la CAF »

Salma qui a passé un peu plus de deux ans à la CAF et qui a vu arriver Patrice Motsepe confirme: « La réalité est que la gestion au quotidien de cette maison était complètement contrôlée par la Fifa. Pendant les deux années où j’ai travaillé à la CAF, je n’ai vu le président Motsepe que deux fois au bureau au Caire. Et quand il venait, il ne passait pas la nuit au Caire. Pour quelqu’un qui avait l’ambition de diriger la CAF avec une expertise africaine, cela a tourné court. On s’est retrouvé avec des personnes de nationalité suisse ou italienne qui décidaient de l’avenir de la CAF. »

Pour le journaliste ivoirien Mamadou Gaye, qui vit en Afrique du Sud, les prémices de cette influence de la Fifa étaient déjà présentes lors de l’élection de Patrice Motsepe. « C’est la Fifa qui a géré l’élection et a tout mis en place, ce n’est un secret pour personne. Car après les résultats financiers catastrophiques du mandat d’Ahmad Ahmad, la Fifa avait même contacté Moïse Katumbi pour diriger la CAF, mais ce dernier avait des ambitions politiques pour son pays, la RDC », affirme le journaliste.

Pour celui qui a collaboré avec la CAF lors des années Hayatou, puis Ahmad et ensuite Motsepe, le président de la Fifa, Gianni Infantino, avait l’ambition certes de trouver la bonne personne pour redynamiser la CAF, mais il lui fallait quelqu’un également pour sécuriser les votes africains en sa faveur lors des élections à la présidence de la Fifa en 2023 et 2027.

Après avoir fait élire Patrice Motsepe grâce au « protocole de Rabat », la Fifa a donc proposé -« imposé », insiste Gaye – au nouveau président les services de Véron Mosengo-Omba qui sera nommé secrétaire général de la CAF. L’ancien directeur des associations nationales de la Fifa, né au Congo et de nationalité suisse, devient très vite le personnage central et un président-bis à la CAF. « Quand vous cessez de gérer 211 associations pour venir diriger les 54 associations parmi les plus pauvres du monde, c’est que vous êtes en mission », estime Gaye.

Un management « autoritaire »

« Dans le cadre de diverses procédures judiciaires, la FIFA avait accès à tout par Véron et ses proches collaborateurs. Elle assistait même à des réunions, raconte Roger. Je me souviens d’une réunion à laquelle les avocats de l’autre partie avaient demandé : ‘’ Pourquoi la Fifa est-elle présente alors que nous signons un contrat avec la CAF ?’’. La Fifa était présente à tous les niveaux, et avant mon départ, ils voulaient même intégrer le système ERP (2) de la CAF à celui de la Fifa. »

Au-delà de l’omniprésence de Véron Mosengo-Omba, c’est le management de ce dernier qui est critiqué,  « autoritaire » pour Salma, « toxique », selon Roger.

En novembre 2024 par exemple, le magazine Jeune Afrique pointait « une méthode de management peu éthique qui a poussé des cadres à la démission et fait traverser des périodes de dépression à certains. » De son côté, début février 2025, le quotidien Le Monde révélait qu’une employée s’était « notamment plainte  ‘’de harcèlement’’ et ‘’ d’intimidation’’ en vue d’obtenir sa démission du Bureau des opérations de la CAF. »

Roger affirme être parti « en dépression de la CAF à cause de Véron ». « Il n’avait aucun respect pour ses collaborateurs », accuse-t-il.

« Plusieurs personnes ont eu des soucis de santé mentale, ajoute Salma. Personnellement, c’était compliqué avant mon départ et je n’ai ni reçu ni ressenti le moindre soutien de la part du secrétaire général et de son équipe proche ».

Contacté par RFI, la CAF n’a pas donné suite à la demande d’interview pour recueillir la version de Véron Mosengo-Omba. «  En ce qui concerne le secrétaire général, tout ce que je dire, c’est qu’il n’est coupable de rien », a tenu à défendre le responsable de la communication de la CAF, Luxulo September.

« Véron a réussi un excellent travail à la CAF »

Aujourd’hui, les conséquences du management de Véron Mosengo-Omba remontent de plus en plus aux oreilles du président Motsepe. Le 12 mars prochain, l’homme d’affaires sud-africain sera réélu pour un deuxième mandat à la tête de la CAF. Le début d’un nouveau cycle sans Véron ?

Mamadou Gaye ne serait pas surpris par un départ du secrétaire général de la CAF. « Motsepe, est l’un des plus grands managers en Afrique et il est à l’écoute des gens avec qui il travaille. Il a récemment reproché à ses collaborateurs de ne pas lui dire ‘ »honnêtement tout ce qui se passe ». Logiquement, le mandat du secrétaire général se termine en même temps que celui du président. Cette fois-ci, ce n’est pas comme la première fois où tout s’est fait avec des négociations sous la table. Là, Motsepe a son comité exécutif et logiquement, selon les statuts, la reconduction ou la nomination du secrétaire général doit passer par le comité exécutif. Celui-ci et son président vont apprécier s’il y a de nouveaux noms, si on doit reconduire l’ancien SG ou si on doit le remercier pour les services rendus . »

Mais pour un collaborateur de l’actuelle équipe de la CAF, la tendance forte serait tout de même le maintien de Mosengo-Omba au poste de secrétaire général. « Il n’y a aucune raison que Véron parte si on le juge sur les résultats de son travail depuis qu’il est arrivé à la CAF », défend cet officiel bien introduit au sein de la Confédération africaine de football. Regardez les résultats de la dernière CAN ; une belle compétition, avec zéro problème d’arbitrage, des stades remplis, des recettes exceptionnelles. On a fait une CAN en Côte d’Ivoire avec les standards des compétitions européennes et mondiales. C’est le changement qu’on voulait à la CAF non ? On peut donc tout reprocher à Véron, sauf d’avoir réussi un excellent travail à la CAF ».

LA CAF répond par le bilan de Motsepe

Contactée sur la question de l’influence de la Fifa, la CAF par la voix de son responsable de la communication, Luxulo September, renvoie au bilan de Patrice Motsepe. « Tout le monde est d’accord qu’il a accompli de grandes chose en quatre ans. Il a trouvé une dette de 140 millions à la CAF. Il l’a non seulement effacé, mais il a permis d’amener plus d’investissement dans le football africain. Plus d’argent, plus d’inclusion. C’est ce qui a changé, l’argent rapporté par le football africain retourne en Afrique. Motspe veut mettre en place une gestion durable à la CAF pour s’assurer que nous Africains nous prenions notre destin en main. Il a fait en sorte de que les recettes de la CAN augment considérablement, que le football féminin soit plus compétitif et qu’il y ait plus d’argent. Et regardez le championnat scolaire, c’est Motsepe qui a sorti 10 millions de dollars de sa fortune personnelle pour lancer cette compétition. »

RFI

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Le ministre Julien Paluku plaide pour la qualification des minerais rwandais comme « minerais du sang »

by admin9775 10 mars 2025
written by admin9775

Le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku, a lancé un plaidoyer fort dimanche 9 mars 2025, appelant à ce que tous les minerais exportés par le Rwanda soient déclarés « minerais du sang ». Cette demande, formulée lors d’une réunion avec une délégation de députés européens conduite par Thierry Mariani, s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement congolais pour dénoncer le rôle du Rwanda dans l’instabilité persistante à l’Est de la RDC.

Julien Paluku, ancien gouverneur du Nord-Kivu pendant douze ans, a exposé aux parlementaires européens les causes profondes de la crise qui sévit dans la région depuis plus de trois décennies. Il a notamment pointé du doigt le pillage systématique des ressources minières congolaises et la destruction de l’industrie touristique du pays.

« Nous avons expliqué la genèse de la crise, les causes transversales, les vrais mobiles de la guerre. Entre autres, économiques et expansionnistes, les prétextes souvent utilisés dans la construction de l’empire du mensonge par le Rwanda », a déclaré Julien Paluku. Il a également dénoncé le double discours international vis-à-vis du Rwanda, soulignant que « Paul Kagame ne peut pas faire 30 ans de pouvoir en versant le sang des Congolais innocents et être un modèle de gouvernance et de démocratie ».

Un appel à l’annulation des accords miniers entre l’UE et le Rwanda
Thierry Mariani, député européen et membre de la commission Commerce international de l’Union européenne (UE), a soutenu les positions du gouvernement congolais. Il a estimé que le mémorandum d’entente sur les minerais stratégiques signé entre l’UE et le Rwanda devrait être annulé. Selon lui, ces minerais, dépourvus de traçabilité réelle, proviennent en grande partie des zones de conflit en RDC, alimentant ainsi les violences et l’instabilité dans la région.

Lors de sa rencontre avec le président Félix-Antoine Tshisekedi, Thierry Mariani a évoqué des avancées diplomatiques potentielles pour résoudre la crise à l’Est de la RDC. Parmi les mesures discutées figurent l’imposition de sanctions contre le Rwanda, la suspension des partenariats économiques et l’arrêt de l’aide au développement de certains pays européens à l’égard de Kigali.

Un contexte régional explosif

Le plaidoyer de Julien Paluku et les discussions avec la délégation européenne reflètent la détermination de la RDC à mobiliser la communauté internationale pour faire pression sur le Rwanda. La qualification des minerais rwandais comme « minerais du sang » et l’exclusion des troupes rwandaises des missions de maintien de la paix de l’ONU sont désormais au cœur des revendications congolaises.

Alors que la crise à l’Est de la RDC continue de faire des victimes et de déstabiliser la région, le gouvernement congolais intensifie ses efforts diplomatiques pour obtenir un soutien international. Les déclarations de Julien Paluku et les discussions avec les députés européens marquent une étape importante dans cette lutte, mais la route vers une résolution durable de la crise reste semée d’embûches.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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