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À la Une

À la UneProvince

Occupation illégale d’une mine au Sud-Kivu : Twangiza Mining alerte sur une situation critique

by admin9775 29 juin 2025
written by admin9775

La société minière Twangiza Mining SA a rendu public un communiqué dénonçant l’occupation illégale de son site minier situé dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu. Selon l’entreprise, des combattants du groupe rebelle M23-AFC, soutenus par des ressortissants rwandais, se sont emparés de la mine depuis le 6 mai 2025.

Déroulement des événements

La prise de contrôle du site minier s’est caractérisée par une série d’actes violents. Les assaillants ont contraint le personnel à quitter les lieux sous la menace, procédé au pillage des coffres-forts de l’entreprise et retenu plusieurs employés contre leur gré. Certains travailleurs seraient maintenus sur place dans des conditions de travail forcé, sans rémunération ni mesures de sécurité appropriées.

Tentative de légitimation

En juin 2025, une nouvelle phase inquiétante s’est produite lorsqu’un groupe se présentant comme des investisseurs rwandais, toujours sous la protection des rebelles du M23-AFC, a tenté de forcer le retour des anciens employés réfugiés à Bukavu. Ces derniers auraient subi des menaces explicites en cas de refus.

Conséquences multiples

Cette occupation illégale soulève plusieurs problématiques majeures. Sur le plan humain, elle met en danger la sécurité et les droits fondamentaux des travailleurs. Environnementalement, l’exploitation sauvage du site sans respect des normes en vigueur menace l’écosystème local. Économiquement, elle représente un cas flagrant de pillage des ressources naturelles congolaises.

Réaction de l’entreprise

Twangiza Mining, société à capitaux chinois, a lancé un appel urgent aux autorités congolaises, tant gouvernementales que judiciaires. L’entreprise sollicite également l’intervention des ambassades accréditées en RDC et des organisations internationales de défense des droits humains. La direction affirme son intention d’engager des poursuites devant les instances judiciaires nationales et internationales compétentes.

Contexte plus large

Cette affaire s’inscrit dans le cadre plus vaste des défis sécuritaires que rencontre l’Est de la RDC. Elle met en lumière les liens troubles entre certains groupes armés et des intérêts économiques étrangers, ainsi que la nécessité de renforcer la souveraineté de l’État congolais sur ses ressources naturelles.

Perspectives d’action

Face à cette situation, plusieurs actions apparaissent nécessaires : un renforcement de la présence des forces de l’ordre dans la zone, une enquête judiciaire approfondie, et la mise en place de mécanismes de traçabilité pour les minerais en provenance des zones de conflit. La communauté internationale est appelée à jouer son rôle dans la résolution de ce dossier complexe.

Twangiza Mining réaffirme sa détermination à retrouver le contrôle légal de ses installations et à obtenir réparation pour les préjudices subis, tout en garantissant la protection de ses employés et le respect de l’environnement.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la UneEconomie

La RDC et le Japon scellent un partenariat minier stratégique autour du manganèse

by admin9775 29 juin 2025
written by admin9775

La République Démocratique du Congo et le Japon ont officialisé un partenariat minier historique pour l’exploitation du manganèse dans la province du Kongo Central. Cet accord, parrainé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, marque une avancée majeure dans la mise en œuvre de la Vision 2050 du gouvernement congolais.

Un nouveau chapitre de coopération économique

La signature a donné naissance à Kivuvu Kongo Mines, une entreprise congolaise issue du partenariat entre Kerith Resources (RDC) et Asia Mineral Limited (Japon). Cette joint-venture prévoit la création de 2.500 emplois directs dès sa première phase opérationnelle.

Lors d’un panel ministériel réunissant les responsables du Commerce Extérieur, des Mines, de l’Énergie, des PME, de la Culture et de la Coopération Internationale, la Première ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement : « D’ici 2050, nous aurons pleinement valorisé nos secteurs extractifs, agricoles et énergétiques pour bâtir une économie diversifiée et inclusive, capable d’éradiquer la pauvreté et d’établir une paix durable sur l’ensemble du territoire national. »

Des retombées économiques prometteuses

Le projet générera des bénéfices multiples :

  • Production annuelle de 2 millions de tonnes de manganèse
  • 17.000 bénéficiaires indirects à travers des formations et activités connexes
  • Investissement initial de 200 millions de dollars américains
  • Développement d’infrastructures locales incluant l’électrification du site, la réhabilitation des routes et la construction d’un pont sur le fleuve Congo

Une vision transformatrice pour le secteur minier

Ce partenariat illustre la nouvelle approche du gouvernement en matière de gestion des ressources naturelles, axée sur :

  1. La diversification des partenariats avec l’entrée du Japon comme acteur stratégique
  2. L’exploitation de nouveaux minerais comme le manganèse pour réduire la dépendance aux ressources traditionnelles
  3. Le développement équilibré des territoires avec l’intégration du Kongo Central dans l’économie minière nationale
  4. La transformation locale des matières premières grâce à des unités de production de ferroalliages
  5. La création d’effets d’entraînement sur l’ensemble de l’économie

Prochaines étapes et perspectives

Les travaux d’infrastructure devraient commencer avant la fin 2025, accompagnés du lancement d’un fonds de développement local pour les communautés de Luozi. Ce projet ouvre également la voie à de futures collaborations dans le domaine des énergies renouvelables avec des partenaires japonais.

Le gouvernement Suminwa réitère son engagement à faire des ressources naturelles un levier de prospérité partagée, conformément à sa vision d’une RDC industrialisée et maîtresse de son développement économique. Ce partenariat avec le Japon constitue une étape concrète vers la réalisation de cet objectif ambitieux.

La société Asia Minerals Limited, spécialisée dans les technologies minières et les énergies durables, considère la RDC comme un partenaire clé dans ses ambitions d’expansion en Afrique centrale.

De son côté, KERITH RESOURCES s’engage à jouer un rôle de premier plan dans la valorisation locale du manganèse, en mettant l’accent sur le respect des normes environnementales et sociales.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Moïse Katumbi salue l’accord RDC-Rwanda mais exige des actes concrets

by admin9775 29 juin 2025
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L’opposant congolais Moïse Katumbi, leader d’Ensemble pour la République, a accueilli avec un optimisme mesuré l’accord de paix signé entre la RDC et le Rwanda le 27 juin à Washington, sous médiation américaine. Dans une déclaration publiée ce dimanche sur son compte X, l’ancien gouverneur du Katanga a salué cette avancée diplomatique tout en appelant à une paix durable, ancrée dans la justice et la bonne gouvernance.

Un pas historique, mais des défis à relever

Katumbi a rendu hommage au président américain Donald Trump pour son rôle dans la médiation : « Je salue le président Trump dont les efforts ont permis cette signature. Cet accord ouvre enfin une lueur d’espoir pour l’Est, longtemps meurtri. »

Toutefois, le leader politique a tenu à rappeler que « la paix ne se résume pas à une signature sur papier ». Pour lui, elle doit s’accompagner d’un « dialogue sincère, d’une justice équitable et d’une gouvernance respectueuse des droits des citoyens ».

La fin des prétextes sécuritaires ?

Sans nommer directement le pouvoir en place, Katumbi a dénoncé l’instrumentalisation du conflit pour justifier des dérives autoritaires : « Cette guerre a trop servi de prétexte pour museler l’opinion, persécuter journalistes et opposants, et multiplier les arrestations arbitraires. »

Avec cet accord, estime-t-il, « il n’y a plus d’excuses pour ne pas répondre aux urgences : emploi, santé, éducation, infrastructures et sécurité dans nos villes ». Il a notamment pointé la criminalité galopante à Kinshasa, exigeant des mesures immédiates.

Un appel au dialogue national

Enfin, Katumbi a plaidé pour un « dialogue inclusif sous l’égide de la CENCO-ECC », invitant les Congolais à « se parler, se réconcilier et rebâtir une nation juste et solidaire ».

Alors que la RDC tourne une page de son histoire, la question reste entière : cet accord marquera-t-il le début d’une ère nouvelle, ou simplement un répit dans une crise aux racines profondes ?

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Emmanuel Macron salue un « pas historique » après l’accord RDC-Rwanda

by admin9775 29 juin 2025
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Une voix majeure de la diplomatie internationale s’est élevée pour soutenir l’accord de paix conclu entre la RDC et le Rwanda. Le président français Emmanuel Macron a salué, ce samedi 28 juin 2025, une avancée décisive pour une région marquée par des décennies de violences.

Dans un message publié sur X, le chef de l’État français a qualifié l’accord, parrainé par les États-Unis, de « moment historique » après « trop d’années de souffrances ».

« L’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, facilité par les États-Unis, ouvre une nouvelle page après des décennies de douleur. Une lueur d’espoir pour les Grands Lacs. À nos amis congolais et rwandais, la France dit son espérance : cette paix doit devenir irréversible », a-t-il déclaré.

Un texte porteur d’espoirs… et de défis

Signé le 27 juin 2025 à Washington, ce cadre diplomatique vise à mettre fin à un conflit ayant causé des millions de victimes et des déplacements massifs. Parmi ses principales dispositions :

  • Le retrait progressif des troupes étrangères ;
  • La sécurisation des civils ;
  • Le retour des déplacés ;
  • La réintégration volontaire des réfugiés ;
  • Un mécanisme de suivi international.

La France, engagée de longue date dans la région, réaffirme ainsi son soutien au processus. Paris a soutenu plusieurs initiatives de stabilisation ces dernières années, tout en plaidant pour une solution inclusive et régionale.

Un optimisme prudent

Si l’espoir renaît, la méfiance persiste au vu des échecs passés. Les populations de l’Est congolais et des zones frontalières rwandaises attendent désormais des actes concrets.

Le chemin vers une paix durable reste complexe, mais cet accord offre une rare lueur d’espoir. La communauté internationale, dont la France, promet de veiller à ce que les engagements de Washington ne restent pas lettre morte, mais marquent le début d’une ère nouvelle pour les deux nations.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Accord RDC-Rwanda : l’Union européenne promet un soutien politique et économique

by admin9775 28 juin 2025
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Alors que la signature de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, sous médiation américaine à Washington, suscite un écho mondial, l’Union européenne (UE) a salué cette avancée diplomatique significative.

Dans un communiqué publié ce samedi 28 juin 2025 sur le réseau social X, la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, a exprimé le soutien de l’Union à cette initiative, qualifiée d’« étape cruciale vers la fin de décennies de tensions » dans la région des Grands Lacs.

« L’accord entre la RDC et le Rwanda constitue une avancée majeure pour apaiser les conflits persistants. Je salue le rôle déterminant des États-Unis dans ce processus. Pour garantir sa réussite, une implication active des acteurs régionaux est essentielle. L’Union européenne est disposée à apporter son soutien, tant politique qu’économique », a-t-elle déclaré.

Si l’UE se montre optimiste, elle reste consciente des défis liés à l’application de cet accord. Les tensions entre les deux pays demeurent vives, notamment en raison des accusations de la RDC envers le Rwanda, soupçonné de soutenir les rebelles du M23, affiliés à l’AFC, qui continuent de semer l’instabilité dans l’est congolais, une région meurtrie par plus de vingt ans de violences.

L’Union européenne insiste sur la nécessité d’une mobilisation forte des partenaires régionaux et internationaux pour assurer le respect des engagements pris à Washington. Son message est sans équivoque : une paix durable dans l’Est de la RDC ne pourra être atteinte sans une volonté politique commune et un soutien continu des alliés du Congo.

Déjà, l’UE envisage des mécanismes d’accompagnement, notamment par le renforcement de sa coopération économique avec la RDC et un appui aux initiatives de stabilisation sur le terrain.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Accord de paix RDC-Rwanda : Denis Mukwege dénonce une trahison de la souveraineté nationale

by admin9775 28 juin 2025
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Le docteur Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix 2018, a exprimé une vive opposition à l’accord de paix signé entre la RDC et le Rwanda le 27 juin à Washington sous médiation américaine. Dans un communiqué publié dans la nuit du 27 au 28 juin, le célèbre médecin congolais estime que cet accord consacre l’impunité, le pillage des ressources naturelles et la soumission de la souveraineté congolaise.

Mukwege dénonce avec force ce qu’il qualifie de « blanc-seing » accordé par Kinshasa à l’État rwandais, qu’il présente comme « agresseur-pilleur ». Selon lui, cet arrangement permettrait à Kigali de bénéficier de la valeur ajoutée des minerais congolais dans le cadre d’une logique extractiviste à caractère néocolonial.

« Comment accepter de légitimer l’occupation d’un pays agresseur ? Comment sacrifier la justice sur l’autel d’une paix fragile ? », s’interroge le militant des droits de l’homme. Il met en garde contre les risques de nouvelles violences et dénonce ce qu’il considère comme un bradage des ressources nationales.

Sur le plan juridique, Mukwege rappelle que tout traité international doit, conformément à l’article 214 de la Constitution congolaise, être validé par le Parlement. Il avertit que le non-respect de cette procédure pourrait conduire à un appel à une révolution démocratique.

Le Prix Nobel de la Paix souligne que ce conflit ne peut se résoudre par une simple manœuvre diplomatique. Il insiste sur la nécessité de mettre fin à l’impunité et d’apporter une réponse internationale ferme aux crimes commis, affirmant que le peuple congolais est actuellement pris en otage, privé de justice et de ses droits fondamentaux.

Cette prise de position intervient alors que l’accord de Washington est salué par la communauté internationale, mais dans un contexte où des combats persistent sur le terrain, comme en témoignent les récents affrontements dans la région de Birambizo au Nord-Kivu.

La réaction des autorités congolaises à ces accusations, ainsi que le processus de ratification parlementaire de l’accord, seront déterminants pour l’évolution de la situation dans les prochains jours.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

Violents combats à Birambizo (Nord-Kivu) : Le M23 affronte les milices VDP-CMC, des milliers de civils en fuite

by admin9775 28 juin 2025
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De violents affrontements ont éclaté ce samedi dans l’agglomération de Birambizo, située dans le groupement Bukombo (territoire de Rutshuru, Nord-Kivu), opposant les rebelles du M23 aux combattants des Volontaires pour la défense de la patrie – Coalition des mouvements pour le changement (VDP-CMC), une milice dirigée par le général autoproclamé Dominique Ndaruhutse.

Selon des sources locales, les combats, particulièrement intenses, ont provoqué un mouvement massif de populations civiles fuyant vers des zones encore épargnées par les violences. « Des familles entières se déplacent dans la panique, cherchant refuge là où les tirs ne résonnent pas », témoigne un habitant contacté par téléphone.

Un cessez-le-feu fragile déjà rompu ?

Ces nouveaux combats interviennent moins de 24 heures après la signature d’un accord de paix historique entre la RDC et le Rwanda à Washington, sous médiation américaine. Bien que cet accord vise à apaiser les tensions dans l’est de la RDC, dont le Nord-Kivu est l’épicentre des conflits, la situation sur le terrain reste explosive.

Le M23, un groupe rebelle accusé d’être soutenu par le Rwanda – ce que Kigali dément –, multiplie ses offensives malgré les appels au calme. Face à eux, les VDP-CMC, une coalition de milices locales, résistent tant bien que mal, dans un contexte où l’armée congolaise (FARDC) peine à rétablir son contrôle sur toute la région.

Crise humanitaire aggravée

Les organisations humanitaires sur place s’inquiètent d’une nouvelle vague de déplacés dans une zone déjà sinistrée par des années de conflits. « Les routes sont bondées de civils marchant vers Goma ou d’autres localités plus sûres. Beaucoup n’ont rien emporté et manquent de tout », alerte un travailleur humanitaire sous couvert d’anonymat.

Cette résurgence des violences soulève des questions sur l’efficacité immédiate de l’accord RDC-Rwanda, alors que les groupes armés semblent ignorer les dynamiques diplomatiques en cours. Les prochains jours seront cruciaux pour observer si les belligérants respecteront ou non les engagements pris à Washington.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneMonde

Accord de paix historique entre la RDC et le Rwanda à Washington : Zelensky salue l’initiative et appelle à une médiation similaire pour l’Ukraine

by admin9775 28 juin 2025
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La République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont signé ce vendredi un accord de paix sous médiation américaine, marquant une étape majeure vers la résolution du conflit dans l’est de la RDC, une région meurtrie par des décennies de violences. La cérémonie de signature, organisée au Département d’État américain, a été présidée par le secrétaire d’État Marco Rubio, en présence des ministres des Affaires étrangères des deux pays.

Cet accord, qualifié d’« historique » par les parties prenantes, prévoit notamment un sommet entre les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame fin juillet à la Maison Blanche, à l’invitation du président américain Donald Trump. Les deux dirigeants devront poursuivre les efforts de réconciliation après des années de tensions.

« C’est un moment important après trente ans de guerre », a déclaré Marco Rubio, tout en soulignant qu’il restait « beaucoup à faire » pour consolider cette paix. La cérémonie s’est conclue par une poignée de main symbolique entre les délégations congolaise et rwandaise, scellant un engagement mutuel en faveur de la stabilité régionale.

Réaction du président ukrainien Volodymyr Zelensky

Peu après l’annonce de cet accord, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué l’initiative sur son compte X (ex-Twitter), y voyant un modèle possible pour résoudre d’autres conflits, notamment la guerre en Ukraine.

« Nous saluons l’accord de paix conclu entre la RDC et le Rwanda, une étape cruciale pour mettre fin aux violences et aux massacres. Il est essentiel d’arrêter les guerres et de redonner espoir en une vie sûre partout dans le monde. Les États-Unis ont joué un rôle clé dans cette médiation, et nous sommes convaincus qu’ils peuvent aussi contribuer à mettre fin à la guerre brutale et injustifiée que subit l’Ukraine depuis des années », a-t-il écrit.

Zelensky a également dénoncé les tactiques russes, affirmant que « la Russie continue de rejeter toutes les propositions de paix et de torpiller la diplomatie. Cela doit cesser. La paix peut être obtenue par la détermination, et @POTUS en a certainement les moyens. »

Cette déclaration intervient alors que les efforts diplomatiques pour un cessez-le-feu en Ukraine peinent à aboutir, malgré les appels répétés de Kyiv à une solution négociée sous égide internationale.

Un espoir pour d’autres conflits ?

L’implication des États-Unis dans la résolution du conflit en RDC pourrait inspirer d’autres médiations, notamment en Ukraine. Toutefois, les dynamiques géopolitiques diffèrent considérablement, et la volonté russe de négocier reste incertaine.

Pour l’heure, la communauté internationale se félicite de cette avancée en Afrique centrale, tout en appelant à sa mise en œuvre effective. La prochaine étape, le sommet Trump-Tshisekedi-Kagame, sera déterminante pour l’avenir de la région.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Accord de paix RDC-Rwanda: des Congolais partagés entre espoir et scepticisme

by admin9775 28 juin 2025
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Un accord de paix a été signé ce 27 juin à Washington entre les ministres des Affaires étrangères de la RDC et du Rwanda pour tenter de restaurer la paix dans l’est du Congo, qui est secoué par des conflits depuis plusieurs décennies. Dans les rues de Kinshasa, à Goma ou à Bukavu, les avis sont partagés.

À La Gombé, dans le centre de Kinshasa, quasiment tout le monde a entendu parler de cet accord de paix signé à Washington, rapporte notre envoyée spéciale à Kinshasa, Alexandra Brangeon. Dans la rue, les avis sont partagés.

« Cette fois-ci, sera peut-être la bonne », réagit Josué Aton. Pour cet agent administratif, l’implication américaine, et surtout celle de l’administration Trump, suscite un peu d’espoir. « Dans la mesure où les mêmes personnes laissaient faire le Rwanda, les Américains prennent maintenant les devants et on voit qu’ils sont décidés de vouloir changer les choses. Ce sont eux qui donnaient l’aval au Rwanda. Ils achetaient les mines au Rwanda. Quand ils font preuve de vouloir changer les choses, on pourrait croire que cette fois-ci, ça peut marcher », juge Josué Aton.

Un avis qui n’est pas partagé par Emmanuelle. « À quoi bon signer encore et encore des accords qui ne sont pas respectés », proteste cette jeune cadre du secteur bancaire. « Ce n’est pas la première fois que plusieurs tentatives ont été faites, mais seulement, elles ne sont pas vraiment respectées », rappelle Emmanuelle. « Il y a toujours de bain de sang, il y a toujours une partie – je parlerai du Rwanda – qui ne respecte pas sa part du marché. Et ça me pose une question : est-ce que, cette fois-ci, ça apportera du nouveau ou si c’est juste du papier de plus à signer pour qu’après, ce [ne soit pas] respecté ? », se demande-t-elle, dubitative.

La question des réparations et de l’indemnisation des victimes de la guerre dans l’est du pays préoccupe. Cette question ne semble pas figurer dans cet accord de paix. Sans justice, il n’y a pas de paix, soulignent ces habitants de la capitale.

« Ce que nous demandons, c’est la paix chez nous »

À Goma, ville tombée aux mains du M23, avec le soutien du Rwanda, en janvier dernier, ces quelques habitants interrogés sont partagés entre espoir et scepticisme.

« Nous avons appris la nouvelle. Nous, ce que nous demandons, c’est la paix chez nous. La paix est cruciale pour l’économie, le quotidien, dans tous les domaines d’un pays », explique un habitant. « Nous préférons voir les résultats, des résultats concrets. Nous avons besoin de la paix, nous et les Rwandais aussi. Qu’ils se mettent d’accord pour que nous puissions retrouver du calme ici chez nous à Goma. Il n’y pas une année qui passe sans qu’il y ait la guerre. Chaque année, des affrontements, des gens tués », martèle un autre.

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À Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, dès l’aube aujourd’hui, des habitants ont fait le plein de crédit mobile et de leur abonnement satellite pour suivre sur leur téléphone et à la télévision la signature de l’accord de paix entre les ministres des Affaires étrangères congolais et rwandais. Les réseaux sociaux se sont aussi agités, chacun y allant de son analyse pour mesurer le bien fondé ou non de cet accord. Mais quoi qu’il arrive, cet habitant ne réclame que la paix : « Si les autorités signent et si nous avons la paix, vraiment, que Dieu les bénisse. Nous, ce qui nous intéresse, c’est la paix », soutient-il.

« On sent une certaine précipitation »

Les sceptiques de Bukavu se font aussi entendre, surtout ceux qui pensent que Donald Trump ne pourra pas résoudre cette crise interminable, où sévissent plus de 200 groupes armés : « Le projet d’accord également n’a pas été signalé ni eu l’aval du Parlement et ça, c’est encore un souci. On sent une certaine précipitation. On espère la paix, mais on se dit que la paix ne viendra pas de Washington ni de Doha », explique un autre habitant de Bukavu. « La paix viendra entre Congolais. Il faudrait qu’il y ait un dialogue entre Congolais avec la facilitation de nos chefs spirituels, entre le SCC, l’Église catholique et les autres confessions religieuses et tous les acteurs politiques autour de la même table. Je sais que ça sera une solution pour une paix définitive à l’est de la RDC. »

À des milliers de kilomètres de là, la diaspora congolaise rencontrée par RFI à Paris fait également part de son scepticisme. Tous attendent de voir si Kigali respectera sa signature. 

RFI

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À la UneAfrique

RDC-Rwanda: «Cet accord est basé sur le principe du retrait du Rwanda du Congo», note Jason Stearns

by admin9775 27 juin 2025
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Jason Stearns est le co-fondateur de l’institut congolais de recherches Ebuteli. Il enseigne aussi à l’université Simon Fraser, au Canada. En ligne des États-Unis, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

RFI: Jason Stearns, quelles sont les grandes lignes de l’accord qui doit être signé ce vendredi ?

Jason Stearns: On ne connaît pas le contenu exactement. Mais ce que nous pensons, c’est que ce sera un accord comme beaucoup d’autres accords dans les deux décennies passées entre le Rwanda et la RDC. Il sera basé sur le principe que le Rwanda se retire et que le Congo mène des opérations contre les FDLR, ce groupe de rebelles rwandais. Donc c’est le point, je pense, le plus important de l’accord. Parmi les points les plus controversés pendant les négociations, je pense, il y a eu le fait que cela soit mené simultanément, c’est à dire que le Rwanda retire ses troupes et que, d’une façon simultanée, la RDC commence les opérations contre les FDLR. Le problème avec cela, c’est que, comme c’est simultané, les deux côtés peuvent dire que l’autre n’a pas tenu ses promesses et que le Rwanda puisse dire que l’armée congolaise n’a pas assez fait contre les FDLR. Cela est d’autant plus vrai que les FDLR se trouvent, une grande partie au moins des FDLR, se trouvent sur le territoire contrôlé par le M23 et l’armée rwandaise actuellement. Donc c’est parmi les grands défis je pense, et il y a des autres aspects de l’accord aussi, le fait que le Rwanda devrait pousser le M23 à se retirer des grandes villes, dont Goma et Bukavu surtout, et le fait que le Congo devrait permettre aux M23 de se convertir en parti politique et de participer à la démocratie congolaise et, en même temps, le fait de laisser les combattants du M23 soit rejoindre un processus de démobilisation ou, au cas par cas, rejoindre l’armée nationale.

Et à court terme, est-ce qu’il y a un mécanisme qui va s’assurer que l’armée rwandaise et les rebelles FDLR vont bien quitter le terrain du Nord et du Sud-Kivu ?

Il y a un mécanisme conjoint de vérification qui sera mis en place par les deux pays avec une participation des États-Unis. Il faut dire que le calendrier pour la mise en œuvre de cet accord est ambitieux. Ça va se traiter dans les prochains trois mois. Et donc, pendant ces trois mois, il y aura une participation des États-Unis. Et je pense aussi que les pays de la sous-région pourraient justement veiller à ce que les deux côtés sont en train de mettre en œuvre les accords.

Et si les États-Unis rentrent dans ce mécanisme conjoint, est-ce à dire que les satellites d’observation américains vont aider à vérifier tout ça ?

Je pense, car c’est depuis 2023 que les États-Unis se sont vraiment engagés et je pense que ça va continuer pour la collecte des informations.

Qu’est-ce qui garantit que l’armée rwandaise et les FDLR vont se retirer du champ de bataille ?

Il n’y a pas de garantie comme tel. Donc je pense qu’il faut se poser la question : Qu’est-ce qui motive le Rwanda et la RDC à signer cet accord aujourd’hui ? Donc je pense qu’il y a des bâtons et des carottes. Les carottes sont surtout d’ordre économique. Donc, les Etats-Unis ont promis toute une série d’investissements dans la région. Côté minerai, il y a des compagnies privées américaines qui seraient prêtes à investir dans les mines à l’est de la RDC. Mais le traitement et l’exportation des minerais se feraient à partir du Rwanda. Donc comme ça, les deux côtés seraient encouragés d’investir dans la paix et pas dans l’instabilité.

Alors l’un des problèmes, Jason Stearns, c’est que les rebelles du M23 ne sont pas conviés à la signature de l’accord de ce vendredi à Washington. Est-ce que ce n’est pas préoccupant ?

C’est préoccupant dans le sens que le Rwanda pourra toujours dire que, voilà, ils ont tenu leur côté de l’accord. Si les M23 ne mettent pas l’accord en œuvre, ce n’est pas leur problème, comme ils ne contrôlent pas les M23. Or, nous savons que le Rwanda a une forte implication dans la gestion du M23, si on peut le dire ainsi. Mais le Rwanda pourrait toujours nier cela.

Alors en effet, le gouvernement congolais espère que, si l’armée rwandaise se retire du terrain, le M23 va s’effondrer. Mais est-ce que c’est si simple que cela ?

Ce n’est pas si simple dans le sens que, dans les mois passés, le M23, surtout depuis la prise de Goma, a mené des opérations très sérieuses pour recruter des milliers de nouvelles recrues, pour amener toute l’élite locale dans des camps de formation, pour mettre en place une administration parallèle sur le terrain avec des services de taxation, des services d’administration pour peser sur les chefs coutumiers, afin qu’ils se réorientent vers le M23. Donc il sera difficile de démanteler tout cela. Et donc je pense qu’il est important, pas seulement que l’accord soit signé, mais que, dans la mise en œuvre de cet accord, il y ait un suivi, pas seulement des Etats-Unis, mais de tous les autres acteurs impliqués de la sous-région et des Nations Unies et de l’Union africaine pour veiller à ce que le M23 aussi rejoigne le processus de paix.

Avec Joseph Kabila et Corneille Nangaa ?

Leur sort n’a pas été évoqué par cet accord, donc c’est parmi les grandes inconnues.

RFI

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