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À la Une

À la Une

Barrages Mondial 2026 : Desabre mise sur la jeunesse et les nouvelles têtes face au Cameroun

by admin9775 1 novembre 2025
written by admin9775

Kinshasa, 1er novembre 2025 – Le sélectionneur national Sébastien Desabre a dévoilé ce samedi sa liste des joueurs convoqués pour le choc face au Cameroun en barrages africains de la Coupe du Monde 2026. Le match se jouera le jeudi 13 novembre à Rabat (Maroc), sur terrain neutre, et la composition des Léopards réserve plusieurs surprises.

Une liste rajeunie et renouvelée

Le technicien français a opté pour une approche audacieuse, mêlant cadres expérimentés et nouveaux visages. Parmi les principales surprises figurent :

Mathieu Epolo (21 ans, Standard Liège) : le jeune gardien profite de l'absence de club de Dimitri Bertaud

M. Stroeykens (20 ans, Anderlecht) : une sélection inattendue pour le milieu offensif belge

Michael-Ange Balikwisha (Celtic) : le frère de William Balikwisha fait son entrée

Absences notables

Plusieurs cadres manqueront à l’appel pour différentes raisons :

Yoane Wissa : forfait suite à une blessure

Banza : pénalisé par son transfert récent au Golfe

Dylan Batubinsika : en manque de temps de jeu à Saint-Étienne

La liste complète des 24 joueurs

Gardiens :
T. Fayulu (FC Noah/Arménie), L. Mpasi (Le Havre/France), M. Epolo (Standard Liège/Belgique)

Défenseurs :
A. Wan-Bissaka (West Ham/Angleterre), G. Kalulu (Aris Limassol/Chypre), A. Masuaku (Sunderland/Angleterre), J. Kayembe (Genk/Belgique), S. Kapuadi (Legia Varsovie/Pologne), R. Bushiri (Hibernian/Écosse), A. Tuanzebe (Burnley/Angleterre), C. Mbemba (Lille/France)

Milieux :
N. Sadiki (Sunderland/Angleterre), E. Kayembe (Watford/Angleterre), S. Moutoussamy (Atromitos/Grèce), C. Pickel (Espanyol/Espagne), M. Mukau (Lille/France), M. Stroeykens (Anderlecht/Belgique), T. Bongonda (Spartak Moscou/Russie), M. Balikwisha (Celtic/Écosse), N. Mbuku (Montpellier/France)

Attaquants :
B. Cipenga (Castellón/Espagne), M. Elia (Alanyaspor/Turquie), F. Mayele (Pyramids/Égypte), S. Essende (Augsburg/Allemagne), C. Bakambu (Real Betis/Espagne)

Enjeux cruciaux

Face aux Lions indomptables du Cameroun, les Léopards devront se montrer conquérants pour garder intact leur rêve de qualification pour le Mondial 2026. Le vainqueur de cette confrontation affrontera ensuite le lauréat du duel Nigeria-Gabon dans la finale des barrages africains, avec pour ultime récompense une place pour les barrages intercontinentaux en mars 2026.

Cette liste témoigne de la volonté de Desabre d’insuffler un nouveau dynamisme à l’équipe nationale, tout en maintenant l’équilibre nécessaire pour ce rendez-vous crucial.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Samia Suluhu Hassan réélue présidente de Tanzanie avec 97,66 % des voix dans un scrutin contesté

by admin9775 1 novembre 2025
written by admin9775

Dar es-Salaam, 1er novembre 2025 – La présidente sortante tanzanienne Samia Suluhu Hassan a été réélue samedi avec un score écrasant de 97,66 % des voix, selon les résultats définitifs annoncés par la commission électorale. Cependant, ce plébiscite officiel est assombri par de graves accusations de violences et de répression de l’opposition.

Un résultat qui laisse « songeur »

Le président de la commission électorale a déclaré à la télévision publique : « Je déclare Samia Suluhu Hassan présidente élue de la République-Unie de Tanzanie, avec le parti CCM [Parti de la révolution]. » Ce score quasi-unanime intervient dans un contexte où les deux principaux adversaires de la présidente sortante étaient soit disqualifiés, soit emprisonnés.

Des violences électorales meurtrières

L’opposition tanzanienne a fait état d’un lourd bilan humain. John Kitoka, porte-parole du parti d’opposition Chadema – exclu des élections et ayant appelé au boycott – a affirmé : « Au moment où nous parlons, le nombre de morts à Dar [es-Salaam] est d’environ 350 et il y en a plus de 200 à Mwanza [nord du pays]. Si l’on ajoute les chiffres des autres endroits dans le pays, on arrive à un total d’environ 700 morts. »

Déni du gouvernement et inquiétude internationale

Le ministre des Affaires étrangères tanzanien, Mahmoud Thabit Kombo, a contesté ces accusations sur Al-Jazira : « Il n’y a eu aucun usage excessif de la force. Nous n’avons encore aucun chiffre pour aucune victime dans le pays. »

Face à cette situation, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit « très inquiet » et a demandé vendredi une « enquête minutieuse et impartiale sur les accusations d’utilisation excessive de la force », appelant toutes les parties à la « retenue ».

Contexte politique tendu

Samia Suluhu Hassan est présidente de la Tanzanie depuis la mort de son prédécesseur John Magufuli en 2021. Si son action d’assouplissement des restrictions de ce dernier avait d’abord été saluée, elle a ensuite été accusée de mener une répression contre l’opposition.

Le scrutin s’est déroulé dans un climat de tensions, avec des coupures d’internet et une faible affluence rapportée dans les bureaux de vote, la contestation s’étant propagée à travers le pays de 68 millions d’habitants.

Cette réélection, bien que massive selon les résultats officiels, place Samia Suluhu Hassan devant d’importants défis de légitimité et de réconciliation nationale, dans un pays où les divisions politiques semblent s’être accentuées durant ce processus électoral.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Ukraine: la ville de Pokrovsk serait sur le point de tomber aux mains de l’armée russe

by admin9775 1 novembre 2025
written by admin9775

Cela fait des mois que les Russes essayent de prendre la ville. Et ces dernières heures, ils ont progressé. Pokrovsk, située dans l’est de l’Ukraine, dans la région du Donbass, pourraient tomber dans les prochaines heures. La situation de l’armée ukrainienne y est de plus en plus compliquée. Et la prise de Pokrovsk serait une mauvaise nouvelle pour l’Ukraine. La ville revêt une importance stratégique.

À l’est de l’Ukraine, la chute de Pokrovsk pourrait entraîner celle de la ville voisine de Myrnograd. Là aussi, les Russes y sont à l’offensive. Et Myrnograd se retrouve enclavée. La seule route d’accès pour les Ukrainiens est sous le feu russe. L’approvisionnement est difficile et une évacuation semble impossible. Pokrovsk et Myrnograd, c’était une conurbation d’environ 100 000 habitants, une zone urbaine importante.

Ces deux villes ont longtemps permis à l’armée ukrainienne de ralentir la progression russe vers l’ouest du pays. Une zone urbaine, avec ses bâtiments, ses infrastructures, est plus facile à défendre. À l’inverse, à l’ouest de Pokrovsk, le paysage est plat. Il s’agit d’une zone agricole beaucoup plus facile à parcourir, beaucoup plus facile aussi à conquérir. 

Pour l’ancien général français et stratégiste Olivier Kempf, le recul de l’armée ukrainienne dans la région de Pokrovsk pourrait avoir de lourdes conséquences sur la suite de la guerre. C’est ce qu’il explique à Lila Olkinuora de RFI. 

Derrière Pokrovsk, il n’y a que des champs et donc ce n’est pas avec quelques tranchées et quelques fils de fer barbelés que vous résistez aussi durablement que vous le faites dans une grosse agglomération.

Après la prise de Pokrovsk, l’armée russe pourrait donc vouloir pousser son avantage vers l’ouest. Elle aurait assez peu d’obstacles jusqu’à Dnipro, troisième ville du pays, située à près de 200 kilomètres. Mais une autre option stratégique s’offre à elle : concentrer ses efforts vers le nord et viser la conquête de Kramatorsk et Sloviansk, dernier noyau urbain encore tenu par les Ukrainiens sur le front est. 

RFI

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À la UnePolitique

L’UDPS désavoue la candidature du député Crispin Mbindule à la présidence de l’Assemblée nationale

by admin9775 1 novembre 2025
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Kinshasa, 31 octobre 2025 – L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a formellement rejeté ce vendredi la candidature du député national Crispin Mbindule au poste de président de l’Assemblée nationale. Dans une communication officielle, le secrétaire général adjoint chargé des questions politiques et administratives, Deo Bizibu Balola, a clarifié la position du parti sur son compte X.

Une candidature non reconnue

Selon Deo Bizibu, l’UDPS/Tshisekedi « n’a jamais présenté la candidature du député Crispin Mbindule ni devant l’Assemblée nationale ni au niveau de l’Union sacrée de la Nation ». Cette mise au point intervient alors que le député avait annoncé sa propre candidature au « perchoir ».

Soutien sans réserve à Aimé Boji

Le responsable de l’UDPS a réaffirmé l’engagement de son parti envers le choix de l’Union sacrée de la Nation (USN) : « L’UDPS, en tant que membre de l’Union sacrée, prend acte du choix d’Aimé Boji par cette plateforme politique dont fait partie sa famille politique. »

Rappel à la discipline de parti

Deo Bizibu a rappelé les obligations des membres de l’UDPS : « L’UDPS/Tshisekedi est signataire de la charte de l’Union sacrée dont elle fait partie et donc la décision prise par cette plateforme engage bel et bien l’UDPS/Tshisekedi. »

Il a particulièrement insisté sur le fait que « la validation en dernier ressort de l’honorable Aimé Boji Sangara comme l’unique candidat de l’USN par la haute autorité politique de référence, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui est aussi la haute autorité de référence du parti, ne saurait laisser place à un membre ou cadre du parti digne de cette qualité de s’y opposer. »

Appel au ravisement

Le secrétaire général adjoint a conclu en appelant le député Crispin Mbindule à « se raviser », marquant ainsi la position ferme de l’UDPS dans le processus de succession à la tête de l’Assemblée nationale.

Cette prise de position témoigne de la volonté de l’UDPS de maintenir la cohésion au sein de la majorité présidentielle et de respecter les décisions prises collectivement au sein de l’Union sacrée de la Nation, alors que l’élection du nouveau président de la chambre basse du Parlement s’annonce déterminante pour l’équilibre des pouvoirs dans les mois à venir.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

À Paris, le Chef de l’État alerte la communauté internationale sur une urgence sécuritaire, humanitaire et de paix dans l’Est de la RDC

by admin9775 1 novembre 2025
written by admin9775

Ce jeudi à Paris, en France, le Chef de l’État Félix Tshisekedi s’est exprimé à la Conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs.

Dans son allocution, le Président de la République Démocratique du Congo (RDC) a présenté la situation sécuritaire et humanitaire prévalant dans l’Est. Il a appelé les dirigeants du monde ainsi que les partenaires à s’impliquer pour l’application effective de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, avant de formuler d’autres demandes à caractère humanitaire.

Le Chef de l’État est revenu sur l’intensification des violences depuis le début de l’année 2025, à la suite des offensives menées par l’AFC/M23 et l’armée rwandaise dans les zones densément peuplées, provoquant des affrontements meurtriers et des déplacements massifs.

Pour le Président Tshisekedi, cette situation « n’est pas une crise passagère mais une tragédie prolongée qui a déplacé des millions de femmes, d’hommes et d’enfants, détruit des vies, brisé des familles, affaibli le tissu social et compromis l’avenir de toute une génération ».

Pour pallier cette crise sécuritaire et humanitaire, le Président Tshisekedi estime qu’il n’y a qu’une solution : l’application effective de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies qui exige le retrait immédiat de l’AFC/M23 et des Forces armées rwandaises. « Toute paix durable commence par la fin de l’occupation d’une partie du territoire congolais. Là-dessus, il ne peut y avoir ni double langage, ni compromis moral », a-t-il déclaré.

Le Chef de l’État a formulé trois demandes et trois offres : l’accès humanitaire immédiat sécurisé, grâce aux voies humanitaires sûres, pour acheminer des soins, de la nourriture, de l’eau et une assistance psychologique aux populations prises aux pièges.

Faisant un plaidoyer pour un financement massif, rapide et traçable, le Président de la République a rappelé que « le plan de réponse humanitaire des Nations Unies pour l’année 2025 prévoyait 2,24 milliards de dollars américains destinés à l’assistance vitale de plus de 20 millions de personnes en RDC ».

Face à la crise sécuritaire et humanitaire majeure dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), la Conférence de Paris vise, outre l’obtention de l’urgence humanitaire, à replacer la RDC au centre du débat international et à mobiliser la communauté internationale autour d’une paix juste, durable et conforme au droit international.

Celcom_Présidence_RDC

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À la UneAfrique

Sahara occidental: le Conseil de sécurité de l’ONU apporte son soutien au plan marocain

by admin9775 31 octobre 2025
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Le Conseil de sécurité de l’ONU a apporté vendredi son soutien au plan marocain d’autonomie du Sahara occidental. Malgré l’opposition de l’Algérie – qui a refusé de participer au vote –, ce plan a été estimé comme la solution « la plus réalisable » pour le territoire disputé.

À l’initiative des États-Unis de Donald Trump, le Conseil de sécurité de l’ONU a apporté, vendredi 31 octobre, son soutien au plan marocain d’autonomie du Sahara occidental, qu’il estime être la solution « la plus réalisable » pour le territoire disputé, malgré l’hostilité de l’Algérie – une décision saluée comme un « changement historique » par le roi Mohammed VI.

« Nous ouvrons un nouveau chapitre victorieux dans le processus de consécration de la marocanité du Sahara, destiné à clore définitivement ce dossier », a affirmé le souverain marocain dans un discours, lors duquel il a fait part de son « immense fierté ».

Le Sahara occidental, colonie espagnole jusqu’en 1975, est contrôlé en majeure partie par le Maroc mais considéré comme un territoire non autonome par les Nations unies. Un conflit y oppose Rabat aux indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l’Algérie.

Jusqu’alors, le Conseil de sécurité pressait le Maroc, le Polisario, l’Algérie et la Mauritanie de reprendre des négociations – interrompues depuis 2019 – pour parvenir à une « solution politique réalisable, durable et mutuellement acceptable ».

Mais à l’initiative des Américains, en charge de ce dossier au Conseil, la résolution adoptée par 11 voix pour, aucune contre et trois abstentions – l’Algérie ayant refusé de participer au vote – prend position pour le plan présenté par Rabat en 2007 : une autonomie sous souveraineté marocaine pour ce vaste territoire désertique, riche en phosphate et aux eaux poissonneuses.

Le texte note le « soutien exprimé par de nombreux États membres » au plan marocain et estime qu' »une véritable autonomie sous souveraineté marocaine pourrait représenter la solution la plus réalisable ».

Dans ce contexte, il appelle le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et son émissaire sur ce dossier, Staffan de Mistura, à mener des négociations « sur la base » de ce plan pour parvenir à un accord mutuellement acceptable.

Le Front Polisario veut un référendum

« Mon pays n’a pas participé au vote sur ce projet de résolution. Par cette absence et en toute responsabilité, l’Algérie a tenu à illustrer sa prise de distance avec un texte qui ne reflète pas fidèlement, qui ne reflète pas suffisamment la doctrine onusienne en matière de décolonisation », a réagi l’ambassadeur algérien Amar Bendjama.

« Le texte est en deçà des attentes et des aspirations légitimes du peuple du Sahara occidental représenté par le Front Polisario », qui « depuis plus de 50 ans résiste pour avoir, lui seul, son mot à dire sur son propre destin », a-t-il ajouté.

Le ministre des Affaires étrangères du Polisario, Mohamed Yeslem Beissat, a récemment indiqué à l’AFP que le mouvement indépendantiste serait prêt à accepter ce plan, mais uniquement si la population sahraouie le validait par référendum.

L’Algérie, en revanche, s’est toujours opposée à cette idée.

Alger a regretté en avril la réaffirmation par Washington de son soutien à Rabat. Et ses relations avec Paris sont au plus bas depuis l’été 2024 et la reconnaissance par la France du plan marocain.

« Plus de détails »

Après l’annonce spectaculaire en 2020 par Donald Trump du soutien américain à cette proposition en échange d’une normalisation de ses relations avec Israël, le Maroc a obtenu successivement l’appui d’une série de pays, dont l’Espagne, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Lors d’une réunion à huis clos du Conseil de sécurité début octobre, Staffan de Mistura, saluant les « efforts diplomatiques » américains sur ce conflit, avait répété ses inquiétudes sur le « flou » du plan marocain, selon le texte de son discours vu par l’AFP.

« Il est désormais crucial que le Maroc donne plus de détails et développe sa proposition », y compris concernant le « principe d’autodétermination » du peuple sahraoui, avait-il insisté.

La résolution adoptée vendredi prolonge d’autre part d’un an la mission de maintien de la paix de l’ONU au Sahara occidental (Minurso).

Une précédente version du texte vue par l’AFP prévoyait seulement six mois d’extension mais la version votée prolonge finalement la mission pour un an, demandant toutefois au secrétaire général d’en réaliser d’ici six mois une « évaluation stratégique ».

AFP

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À la UnePolitique

Conférence de Paris: un élan diplomatique salué, mais des promesses encore à concrétiser dans les Grands Lacs

by admin9775 31 octobre 2025
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À Paris, le président Emmanuel Macron a annoncé la mobilisation de plus de 1,5 milliard d’euros en faveur des populations les plus vulnérables de la région des Grands Lacs, à l’issue de la Conférence de soutien à la paix et à la prospérité organisée jeudi 30 octobre.

Cette rencontre, qui a réuni plusieurs dizaines de pays et d’organisations internationales, visait à relancer les efforts diplomatiques et humanitaires dans une région en proie à des décennies de conflits.

Des promesses importantes, mais des contours encore flous

La première réussite de la conférence tient à la mobilisation financière : 1,5 milliard d’euros promis. Mais dans le détail, le chiffre mérite d’être nuancé. Sur ce montant, environ 500 millions d’euros avaient déjà été engagés cette année, et une partie correspond à des promesses anciennes, réaffirmées à l’occasion du sommet.

Le fonds annoncé comprend plusieurs volets : de l’aide humanitaire d’urgence, du soutien au développement et des efforts de paix dans la région. Reste une question essentielle : quand ces fonds seront-ils effectivement disponibles ? L’échéancier n’a pas encore été précisé, reconnaissent plusieurs acteurs humanitaires.

Malgré ces zones d’ombre, les ONG saluent une réussite politique. La conférence a permis de remettre la crise à l’agenda international. Plus de 70 délégations étaient présentes, dont toutes les grandes puissances occidentales, et plusieurs États ont annoncé des financements additionnels.

« La Conférence de Paris a envoyé un signal important : au niveau des discours et des promesses, la solidarité internationale envers les populations de la RDC reste vivante. Les annonces financières, bien qu’une partie soit en réalité un recyclage d’engagements anciens, et les proclamations diplomatiques sont bienvenues. Cependant, elles n’auront de sens que si elles se traduisent par des mesures concrètes sur le terrain – en commençant par la levée immédiate de tous les obstacles administratifs et logistiques qui étouffent la réponse humanitaire », souligne Luc Lamprière, directeur du Forum des ONGI en RDC.

La réouverture partielle de l’aéroport de Goma

Présent à Paris, le président congolais Félix Tshisekedi a annoncé un plan d’aide d’urgence pour la reconstruction du Nord et du Sud-Kivu, évalué à cinq milliards de dollars à mobiliser d’ici à 2026, « une fois que le conflit aura pris fin ».

Il n’a toutefois pas précisé les sources de financement de ce plan, se limitant à indiquer qu’une loi encadrerait l’orientation du fonds.

Autre annonce marquante : Emmanuel Macron a évoqué la réouverture prochaine de l’aéroport de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo. L’aéroport n’est plus utilisé depuis janvier, après la prise de la ville par l’AFC/M23. La zone avait alors été le théâtre de violents affrontements entre les rebelles soutenus par Kigali et l’armée congolaise.

Le président français n’a pas annoncé une réouverture complète, mais une reprise progressive pour des vols humanitaires de jour, opérés par des avions de petits gabarits. « Ces accès sont indispensables. Ils seront faits dans le respect de la souveraineté congolaise afin que les premiers vols humanitaires puissent reprendre sans délai. Ils seront complétés par des corridors et accès humanitaires, par exemple ceux venant depuis le Burundi », a-t-il précisé.

Des réactions contrastées

Cette annonce a provoqué de vives réactions. Pour Corneille Nangaa, coordonnateur de l’AFC/M23, dont le mouvement n’a pas été invité à la conférence, la décision est « inopportune, déconnectée de la réalité du terrain et prise sans consultation préalable ».

Du côté du Rwanda, le ton est tout aussi critique. Le ministre des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, estime que « ce n’est pas à Paris qu’on va décider de la réouverture de l’aéroport de Goma » et que « cette réouverture ne peut se faire dans le contexte sécuritaire actuel ».

Interrogé sur une éventuelle concertation avec l’AFC/M23, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a précisé que « cette conférence internationale a été l’occasion d’accélérer les discussions sur ce sujet, qui vont se poursuivre dans le cadre de la médiation du Qatar, avec une impulsion nouvelle donnée ici, depuis Paris ».

Appel de Kinshasa à la communauté internationale

En clôture de la conférence, Félix Tshisekedi a appelé à « un accès humanitaire immédiat, sécurisé et garanti ». Le président congolais a également exhorté les participants à exiger « le retrait de l’AFC/M23 des zones qu’il occupe, ainsi que celui des forces étrangères du territoire congolais ».

La Conférence de Paris a réussi à rallumer la flamme diplomatique, à rappeler l’urgence humanitaire et à mobiliser des promesses substantielles. Mais le passage des promesses aux actes reste le défi central, tant pour la France que pour les partenaires régionaux et les bailleurs.

RFI

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À la UnePolitique

Souveraineté nationale : Patrick Muyaya rectifie Emmanuel Macron sur la réouverture de l’aéroport de Goma

by admin9775 31 octobre 2025
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Paris/Kinshasa, 30 octobre 2025 – Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a apporté une correction ferme aux déclarations du président français Emmanuel Macron concernant la réouverture de l’aéroport de Goma, en marge de la Conférence internationale sur la crise humanitaire dans les Grands Lacs.

Une réaffirmation claire de la souveraineté congolaise

Dans une déclaration sans équivoque, le ministre de la Communication a affirmé : « Il ne saurait être question que des décisions aussi sensibles soient prises sans l’aval du gouvernement congolais. L’aéroport de Goma ne sera rouvert qu’avec l’autorisation expresse des autorités nationales. » Cette prise de position intervient alors que le président français s’était exprimé sur le sujet lors de la conférence de Paris.

Des conditions strictes pour une éventuelle réouverture

Patrick Muyaya a précisé les modalités qui encadreraient toute reprise des activités aériennes à Goma :

  • Ouverture exclusive aux vols humanitaires
  • Autorisation d’opérer uniquement de jour
  • Contrôle rigoureux par les services compétents congolais

Dénonciation du « cynisme » autour de la détresse humaine

tout en saluant l’engagement des partenaires internationaux, dont les présidents Macron et Gnassingbé, le ministre a dénoncé avec force « le cynisme et le marchandage autour de la détresse humaine ». Il a cependant assuré que « les agitations actuelles ne remettront pas en cause la solidarité exprimée envers les millions de femmes et d’enfants congolais frappés par la guerre ».

Solution alternative pour l’aide humanitaire

Le ministre a annoncé que les déplacés congolais réfugiés au Burundi bénéficieront d’une assistance humanitaire acheminée via l’aéroport de Bujumbura, dans le cadre de la coordination régionale issue de la Conférence de Paris.

Contexte stratégique complexe

Cette prise de position intervient dans un contexte où le M23, par la voix de Bertrand Bisimwa, conditionne la réouverture de l’aéroport aux négociations de Doha, affirmant qu’« il n’y a plus d’urgence humanitaire dans la région ». Les rebelles s’opposent à la réouverture principalement pour des raisons militaires, craignant de perdre leur bouclier antiaérien qui les protège des frappes des FARDC.

La position de Kinshasa reflète ainsi la difficile équation entre l’impératif humanitaire et la préservation de la souveraineté nationale dans un contexte de conflit militarisé où chaque partie utilise l’accès aérien comme levier stratégique.

Par Pascal Kabeya
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À la UneOuvrages

Présentation de l’ouvrage « Groupe CIDE solidarité : leadership et économies positives » du Dr Michel Muvudi

by admin9775 31 octobre 2025
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Il est annoncé la parution de l’ouvrage de référence « Groupe CIDE solidarité : leadership et économies positives » du Dr Michel Muvudi. Cet ouvrage de 275 pages constitue un travail de capitalisation d’expérience autour de la plateforme du Groupe Compétence Intelligence Développement et Expertise (CIDE), un réseau de solidarité pour le développement humain créé en juin 2016.

L’ouvrage a pour objet de présenter :

  • La vision, les idées directrices et la structuration organisationnelle du Groupe CIDE.
  • Plus de soixante témoignages de personnes impactées par ses actions.
  • Une analyse démontrant le rôle de l’acquisition de savoirs, d’expériences, de compétences et du développement de réseaux de solidarité dans le changement socio-économique en Afrique.

Le Groupe CIDE, qui compte plus de 200 000 membres et opère via des Programmes Intelligents Collaboratifs (PIC), intervient dans les domaines de la formation continue, l’éducation, la santé, l’entrepreneuriat et la promotion des valeurs. Il est défini comme une organisation non politique, non confessionnelle et bénévole.

Le Dr Michel Muvudi, fondateur et promoteur, est Docteur en médecine, titulaire d’un MPH, d’un MBA et actuellement Doctorant en leadership. Avec près de 25 ans d’expérience en couverture sanitaire universelle et occupant le poste de spécialiste principal en santé à la Banque mondiale, il est l’auteur de plus de dix ouvrages et a été décoré de deux médailles d’or civique.

Modalités d’acquisition :
L’ouvrage est disponible sur commande en contactant le numéro suivant : +243 81 54 52 055.

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À la UnePolitique

Martin Fayulu met en garde contre les priorités de la Conférence de Paris sur l’Afrique centrale

by admin9775 30 octobre 2025
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Paris, 29 octobre 2025 – À la veille de la Conférence de Paris consacrée à la situation en Afrique centrale, l’opposant congolais Martin Fayulu a exprimé ses craintes quant aux priorités de cette rencontre internationale. Le leader de l’ECiDé estime que les discussions doivent se concentrer sur l’urgence humanitaire et sécuritaire plutôt que sur les projets d’intégration économique.

« Ne pas se tromper de priorités »

Dans une déclaration ferme, Martin Fayulu a averti : « Il est à craindre que l’on se trompe de priorités. La Conférence de Paris devra se consacrer aux questions humanitaires, au cessez-le-feu et à la mise en œuvre de la résolution 2773. L’intégration économique régionale ne pourrait se bâtir sans la paix et la souveraineté des États. »

La paix comme préalable indispensable

Pour l’ancien candidat à la présidentielle, les discussions économiques envisagées lors du sommet ne peuvent porter leurs fruits que si les bases fondamentales – paix, stabilité et respect de la souveraineté nationale – sont d’abord assurées. « Sans paix, il ne peut y avoir ni développement durable ni intégration régionale crédible », a-t-il martelé.

Contexte de crise humanitaire aiguë

M. Fayulu rappelle que la région traverse une crise humanitaire et sécuritaire majeure, marquée par des violences persistantes dans l’est de la République démocratique du Congo et des tensions entre plusieurs pays voisins. Dans ces conditions, il estime que la communauté internationale doit concentrer ses efforts sur :

  • La protection des populations civiles
  • Le rétablissement d’un cessez-le-feu effectif
  • La mise en œuvre intégrale de la résolution 2773 des Nations unies

Une initiative internationale d’envergure

Rappelons que cette conférence, portée par la France et co-présidée par le Togo, vient appuyer les efforts diplomatiques déjà engagés à Doha et à Washington. Des acteurs politiques et humanitaires issus d’une cinquantaine de pays doivent se réunir ce jeudi 30 octobre 2025 pour analyser la crise humanitaire dans la région des Grands Lacs.

La position de Martin Fayulu reflète les préoccupations de nombreux observateurs qui craignent que les urgences immédiates ne soient reléguées au second plan au profit de visions économiques à long terme, dans une région où des millions de civils continuent de souffrir des conséquences des conflits armés.

Par Pascal Kabeya
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