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À la Une

À la UneMonde

Guerre en Iran: Washington interdit l’accès à son système financier à la branche émirienne de la banque Misr

by admin9775 29 août 2026

Le gouvernement américain va interdire l’accès au système financier de la première économie mondiale à la branche émiratie de la banque publique égyptienne Misr, selon un communiqué publié vendredi 28 août par le département du Trésor. Washington, qui a annoncé sa volonté d’asphyxier le régime de Téhéran, accuse cette branche de participer à des échanges financiers avec l’Iran.

Il s’agit de la première action concrète prise par le gouvernement américain depuis l’annonce en début de semaine, par le secrétaire au Trésor Scott Bessent, de la volonté de couper Téhéran de « toutes les ressources économiques » afin de conduire l’Iran à « l’isolement total ».

Concrètement, cela devrait empêcher la filiale émiratie de Misr, qui est la deuxième plus grande banque égyptienne, d’utiliser le dollar dans ses transactions quotidiennes.

La décision intervient alors que Washington a renforcé ses sanctions contre l’Iran, en y ajoutant notamment des secteurs tels que l’or, la technologie, les actifs numériques, l’aviation et le transport maritime.

« Nous avons prévenu que ceux qui faciliteraient les choses pour l’Iran ne peuvent pas continuer à profiter de l’accès au dollar et au système financier mondial. La Banque Misr EAU [Émirats arabes unis, NDLR] a choisi de le découvrir dans la douleur et aujourd’hui nous prenons la première décision visant à la tenir pour responsable de son soutien continu au régime iranien », a déclaré Scott Bessent dans un communiqué.

La Banque centrale égyptienne a réagi dans la journée, assurant être « en contact avec les Américains concernant ces mesures ». Ces dernières sont « bien limitées à la filiale émiratie de Banque Misr et uniquement pour les transactions en dollar, elles ne visent aucune des banques du système bancaire égyptien, dont Banque Misr en Égypte ».

De son côté, le département d’État a annoncé des sanctions visant le directeur de la branche dubaïote de la banque iranienne Melli, qu’il accuse d’avoir servi de « centre financier essentiel pour les forces armées iraniennes, dont les gardiens de la révolution ».

Le sujet de la pression économique sur l’Iran sera par ailleurs au menu du prochain sommet du G20, qui aura lieu à Miami mi-décembre 2025. La première d’une série de réunions sur le sol américain se tiendra lundi 31 août et mardi 1er septembre à Asheville (Caroline du Nord), dans un grand complexe hôtelier au pied des Appalaches. Jeudi, un responsable du Trésor a indiqué à la presse que Scott Bessent allait marteler son message contre l’Iran lors de chacun des entretiens bilatéraux à Asheville.

Le président iranien reconnaît « de nombreuses difficultés économiques »

Bien que la République islamique ait dénoncé des politiques « vouées à l’échec », et assuré que les États-Unis n’obtiendront « rien » avec cette pression, le président iranien Massoud Pezeshkian a lui-même reconnu que son pays faisait face à « de nombreuses difficultés économiques ».

Au cœur du conflit, le stratégique détroit d’Ormuz est verrouillé par Téhéran quasiment sans interruption depuis six mois. Le blocage de ce détroit, par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures mondiaux, a entraîné une envolée des prix du pétrole et une pression accrue sur Donald Trump aux États-Unis, à l’approche des élections de mi-mandat de novembre.

L’Iran a exclu tout retour à la situation d’avant-guerre dans le détroit et discute depuis des semaines d’un accord sur les modalités de son franchissement avec Oman, qui borde la rive sud du détroit.

RFI

23 Vues
29 août 2026
À la UnePolitique

RDC : la C64 rejette le dialogue national proposé par Félix Tshisekedi

by admin9775 28 août 2026

La tension politique se ravive en République démocratique du Congo après l’annonce, par le président Félix Tshisekedi, de l’organisation d’un dialogue national consacré à la paix, à la cohésion nationale et à la refondation de l’État. Alors que cette initiative était réclamée depuis plusieurs mois par une partie de l’opposition et des confessions religieuses, la coalition C64 vient d’en rejeter les modalités.

Réunis pendant plusieurs heures, les responsables de la C64 ont dénoncé les consultations populaires annoncées en amont du dialogue, qu’ils considèrent comme une manœuvre destinée à contourner un véritable processus politique inclusif.

Martin Fayulu, qui a présenté la position de la coalition, estime que ces consultations ne répondent pas aux urgences auxquelles le pays est confronté, notamment la guerre dans l’Est, l’insécurité et la crise sociale.

Au-delà de la question du dialogue, la C64 met également en doute les intentions politiques du chef de l’État. Ses dirigeants accusent Félix Tshisekedi de vouloir exploiter la crise sécuritaire pour préparer les conditions d’un maintien au pouvoir au-delà de la fin de son second mandat en 2028. Une accusation que le camp présidentiel rejette.

Le désaccord porte donc moins sur le principe d’un dialogue que sur son cadre, ses objectifs et surtout sur les acteurs appelés à y participer. La C64 réclame un processus véritablement inclusif et entend maintenir la pression dans la rue, notamment à travers son appel à une marche nationale prévue le 15 septembre prochain.

Cette nouvelle confrontation illustre la profondeur de la défiance entre le pouvoir et une partie de l’opposition. Alors que la crise sécuritaire continue de peser lourdement sur le pays, la réussite du futur dialogue dépendra désormais de la capacité des acteurs politiques à dépasser leurs intérêts respectifs et à établir un cadre accepté par le plus grand nombre.

RFI

27 Vues
28 août 2026
À la UneAfrique

Incident de Makotipoko : Brazzaville et Kinshasa privilégient l’apaisement

by admin9775 28 août 2026

Les autorités de la République du Congo et de la République démocratique du Congo ont privilégié la voie de l’apaisement après l’incident survenu dans la nuit du 26 au 27 août 2026 à Makotipoko, impliquant des patrouilles fluviales des deux pays.

À l’issue des échanges entre les autorités concernées, un communiqué conjoint a été rendu public ce vendredi à Brazzaville par les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Constant Serge Bounda et Thérèse Kayikwamba Wagner.

Les discussions ont permis d’aboutir à des mesures concrètes pour le rapatriement, dans les prochaines heures, des deux ressortissants congolais retenus à la suite de l’incident.

Les deux gouvernements ont exprimé leurs regrets face à cet épisode et réaffirmé leur volonté de préserver les relations de bon voisinage entre Kinshasa et Brazzaville.

Frontière fluviale entre les deux Congo : au-delà de l’incident, l’urgence d’un mécanisme de prévention

Au-delà de l’incident, cette réaction commune traduit la volonté des deux capitales d’éviter une escalade et de privilégier le dialogue, la coordination entre les services concernés et le règlement pacifique des différends, conformément à l’esprit de coopération voulu par les deux chefs d’État.

L’incident survenu ces derniers jours sur la frontière fluviale entre la République du Congo et la République démocratique du Congo mérite mieux qu’une simple polémique sur les réseaux sociaux.

Selon plusieurs témoignages et informations relayés en ligne, des éléments des forces des deux pays auraient été impliqués dans un incident dans la zone de Makotimpoko-Yumbi. Deux agents de la République du Congo auraient notamment été conduits à Yumbi par les forces congolaises de la RDC. Si les images qui circulent interpellent, les circonstances exactes des faits doivent encore être établies par une enquête et des communications officielles.

Au-delà des responsabilités individuelles, cet épisode met en lumière la fragilité de la gestion de la frontière fluviale entre les deux États.

Le fleuve Congo est à la fois une frontière internationale, une voie de navigation, un espace de pêche et un lieu de circulation quotidien pour les populations riveraines. Cette superposition des usages peut favoriser les malentendus lorsque les mécanismes de coordination entre les forces chargées de la surveillance restent insuffisants.

L’enjeu est donc désormais d’éviter l’escalade. Kinshasa et Brazzaville doivent établir les faits, déterminer les responsabilités et garantir les droits des agents concernés, tout en empêchant que l’incident ne soit transformé en confrontation entre les deux opinions publiques.

Cette situation devrait surtout servir d’avertissement. La mise en place de patrouilles coordonnées, de canaux de communication directs entre les forces fluviales et d’un mécanisme rapide de règlement des incidents permettrait de prévenir de nouveaux affrontements.

La question ne devrait donc pas être uniquement de savoir qui a commencé, mais surtout de comprendre pourquoi un incident local a pu prendre une dimension impliquant les forces de deux États.

Entre la RDC et la République du Congo, le fleuve Congo doit rester un espace de coopération et non devenir une nouvelle source de tensions diplomatiques.

Par Marius Bopenga
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61 Vues
28 août 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Tim Curry, l’icône de « Rocky Horror » et de « Ça », est mort à 80 ans

by admin9775 28 août 2026

Hollywood perd l’une de ses figures les plus singulières. Tim Curry, acteur britannique devenu une icône internationale grâce à ses rôles aussi flamboyants qu’inquiétants, est décédé mardi à Los Angeles à l’âge de 80 ans. Sa disparition a été confirmée par sa manager de longue date, Marcia Hurwitz. La cause du décès n’a pas été communiquée.

Pour plusieurs générations de spectateurs, Curry restera d’abord associé au personnage du Dr Frank-N-Furter dans The Rocky Horror Picture Show, rôle qui a définitivement marqué sa carrière et fait de lui une figure culte du cinéma. Il a ensuite démontré l’étendue de son registre en incarnant notamment le terrifiant Pennywise dans la mini-série Ça (It) en 1990.

Sa filmographie comprend également Legend de Ridley Scott, À la poursuite d’Octobre rouge, Maman, j’ai encore raté l’avion !, Les Trois Mousquetaires, L’Île au trésor des Muppets et Scary Movie 2. Au-delà du cinéma, Curry s’est également illustré au théâtre et dans le doublage, avec plusieurs distinctions et nominations prestigieuses.

Une carrière interrompue par un AVC

Tim Curry avait progressivement réduit ses apparitions publiques après un grave AVC survenu en 2012, qui avait lourdement affecté sa mobilité. Malgré les séquelles, il avait continué à travailler ponctuellement et avait notamment achevé le tournage d’un dernier film avant sa disparition.

Sa disparition intervient également après plusieurs années durant lesquelles il était devenu beaucoup plus discret. Ses proches et plusieurs personnalités du monde du spectacle lui ont depuis rendu hommage, saluant notamment son audace artistique et son influence sur plusieurs générations d’acteurs.

Tim Curry laisse ainsi une empreinte particulière dans l’histoire du cinéma : celle d’un comédien capable de passer du théâtre musical à l’horreur, de la comédie au doublage, tout en imposant une présence immédiatement reconnaissable.

Avec sa disparition, c’est une voix, un visage et un style uniques qui quittent définitivement la scène.

Par Pascal Kabeya
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26 Vues
28 août 2026
À la UneEconomie

RDC–États-Unis : Washington installe une assistance technique du Trésor à Kinshasa

by admin9775 28 août 2026

Les États-Unis viennent de renforcer leur dispositif d’accompagnement de la République démocratique du Congo avec l’installation à Kinshasa d’un bureau d’assistance technique du Trésor américain. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique conclu entre Washington et Kinshasa.

L’objectif affiché est notamment de renforcer les capacités de la RDC en matière de mobilisation et de gestion des recettes publiques. La partie américaine estime que le pays dispose encore d’un important potentiel fiscal et financier inexploité et entend mettre son expertise à contribution pour améliorer les mécanismes de collecte des ressources de l’État.

Une coopération qui dépasse le secteur minier

Le partenariat ne se limite toutefois pas aux ressources minières. Pour des projets d’envergure, notamment celui du Grand Inga, les deux pays travaillent à la mise en place d’un mécanisme de coordination destiné à faciliter la mobilisation de financements auprès des États-Unis, mais également d’autres partenaires et investisseurs internationaux.

Les accords prévoient ainsi une mobilisation plus large des capitaux afin de soutenir à la fois les projets de développement et les investissements miniers retenus dans le cadre du partenariat stratégique.

Une réunion consacrée à cette nouvelle dynamique s’est notamment tenue autour de la Première ministre, avec la participation de plusieurs membres du gouvernement et des représentants des ministères concernés, notamment ceux du Budget, des Finances, de l’Économie nationale, des Mines, du Portefeuille, des Affaires étrangères, du Plan et des Ressources hydrauliques.

Au-delà de l’assistance technique, l’enjeu est donc plus large : améliorer la capacité de l’État congolais à mobiliser ses propres ressources tout en attirant davantage de capitaux internationaux pour financer ses infrastructures et valoriser ses ressources naturelles.

Cette évolution traduit une volonté de Washington d’inscrire son engagement en RDC dans une approche combinant investissements, infrastructures, gouvernance financière et accès aux minerais stratégiques.

Par Marius Bopenga
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86 Vues
28 août 2026
À la UneSociété

Démolitions à Kinshasa : l’exigence d’ordre doit aussi s’accompagner de responsabilité

by admin9775 28 août 2026

Nous sommes favorables au respect des règles d’urbanisme, à la protection du domaine public et à une application rigoureuse de la loi. Mais cette exigence ne peut avoir de sens que si la loi s’applique à tous, sans exception.

Aujourd’hui, des familles voient leurs maisons et leurs investissements démolis alors que certaines affirment avoir acquis leurs terrains et construit sur la base de documents délivrés par les services de l’État : certificats d’enregistrement, permis de construire ou autorisations de bâtir.

Dès lors, une question fondamentale se pose : si ces constructions sont aujourd’hui considérées comme illégales, qu’en est-il de la responsabilité des agents publics qui ont délivré ces documents ?

La responsabilité ne peut pas être recherchée uniquement du côté des citoyens. Lorsque des services de l’État ont autorisé, enregistré ou validé des opérations qui se révèlent par la suite irrégulières, leur rôle doit également faire l’objet d’un examen sérieux.

Il ne s’agit pas de s’opposer aux démolitions lorsqu’elles sont légalement fondées. Il s’agit plutôt de rappeler un principe essentiel de l’État de droit : l’administration doit elle aussi répondre de ses décisions.

Oui à l’ordre et au respect des règles. Oui à la protection du domaine public. Mais oui également à la justice, à la transparence et à la responsabilité de tous les acteurs, y compris ceux qui représentent l’État.

Par Pascal Kabeya
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27 Vues
28 août 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Mort d’Harald V, le roi qui a modernisé la couronne norvégienne

by admin9775 28 août 2026

Le roi Harald V de Norvège, jusqu’alors doyen des souverains en Europe, est décédé ce vendredi 28 août à 89 ans, a annoncé le Palais royal norvégien. Doyen des monarques européens, cet infatigable navigateur a guidé la monarchie norvégienne sur la voie de la modernité. 

Harald n’a pas six ans quand la Seconde Guerre mondiale bouleverse son existence. En avril 1940, les troupes allemandes envahissent la Norvège. Tandis que son grand-père Haakon VII et son père, le prince héritier Olav, rejoignent Londres, ils gagnent avec sa mère et ses deux sœurs les États-Unis. Il y découvre Washington, Bethesda, une scolarité américaine et ses premières obligations officielles auprès des soldats norvégiens. 

En juin 1945, le jeune prince rentre au pays et devient le premier membre de la famille royale à fréquenter l’école publique. Il poursuit des études secondaires à Oslo, avant de se former à la fois à l’université et dans les écoles militaires norvégiennes. Plus tard, il complète son parcours à Oxford, où il étudie l’histoire, l’économie et la science politique, mais c’est dans les sports nautiques que le jeune prince s’illustre tout particulièrement. 

Passionné de voile depuis l’enfance, il représente la Norvège aux Jeux olympiques de Tokyo en 1964, Mexico en 1968 et Munich en 1972, porte-drapeau de son pays, capitaine de bateaux qui trimballent l’image d’une monarchie athlétique et populaire. Plus tard, devenu roi, il continuera de régater, accumulant titres européens et mondiaux en yachting, jusqu’à une carrière nautique qui se prolongera bien au-delà de ses 80 ans. Skieur, chasseur et pêcheur, Harald cultive l’image d’une monarchie proche de la nature, enracinée dans ses montagnes et ses fjords. 

Longue bataille sentimentale 

Sur le plan personnel, sa vie est marquée par une longue bataille sentimentale. En 1958, le prince héritier Harald rencontre, chez des amis, une jeune femme brune aux yeux noisette : Sonja Haraldsen, fille d’un commerçant d’Oslo. Le coup de foudre est immédiat. Mais pour le roi Olav, cette union est impensable : Sonja n’est pas de sang royal. Le gouvernement s’interroge, l’opinion s’agite, la presse évoque d’autres princesses potentielles. Harald tient bon.  

Pendant neuf ans, il s’oppose à son père. À 30 ans, il pose un ultimatum : ou il épousera Sonja, ou il ne se mariera jamais. Dans une dynastie qui ne compte aucun autre héritier direct, cette décision menace jusqu’à la continuité de la monarchie. Olav finit par céder. Le 29 août 1968, le mariage de Harald et Sonja est célébré à la cathédrale d’Oslo. À travers cette union, la Norvège voit sa monarchie descendre d’un piédestal figé pour se rapprocher de la vie réelle de ses sujets. 

Le couple a deux enfants : la princesse Märtha Louise, née en 1971, et le prince Haakon, futur héritier, né en 1973. Ils grandissent dans une famille où la voile, le ski et la vie au grand air sont aussi importants que les cérémonies officielles. Mais la préparation au rôle royal est constante. À la mort de Haakon VII, en 1957, Olav devient roi, et Harald, à 20 ans, devient prince héritier. Il assiste très tôt aux conseils des ministres, assure la régence quand son père est absent ou malade, effectue des visites officielles. Il apprend un métier qui est autant un rôle symbolique qu’une discipline constitutionnelle. 

Un roi moderne 

Le 17 janvier 1991, le destin bascule. Olav V meurt, à 87 ans. Dès les premières heures de son règne, le prince Harald désormais roi, doit organiser le deuil national tout en affirmant sa propre légitimité. Le 23 juin 1991, il est consacré en la cathédrale de Nidaros à Trondheim, lieu historique des rois de Norvège. Il reprend la devise familiale : « Alt for Norge » – « Tout pour la Norvège » et décide dans la foulée de moderniser une institution au rôle essentiellement symbolique, sans pouvoir politique direct, mais avec une influence morale réelle.  

Le roi joue la transparence en publiant les comptes de la maison royale et en ouvrant régulièrement le palais au public. Il rénove et met à disposition des Norvégiens et des touristes plusieurs résidences royales. Il profite de ses discours – vœux de fin d’année et ouverture du Parlement notamment – pour prôner la tolérance et l’écologie, s’impliquant notamment dans la défense de l’environnement. Il adapte aussi l’institution aux évolutions sociales : c’est sous son règne qu’est adoptée la succession égalitaire, permettant à sa petite-fille Ingrid Alexandra, de devenir un jour reine de Norvège. 

Harald refuse de reproduire la rigidité qui avait marqué sa propre jeunesse. Quand son fils Haakon lui présente Mette-Marit Tjessem Høiby, jeune femme déjà mère d’un petit garçon et au passé mouvementé, le roi choisit de soutenir cette union plutôt que de la combattre. Il confirme une nouvelle fois que la monarchie norvégienne n’est pas coupée du réel. De même, il respecte le choix de sa fille Märtha Louise, qui renonce à son titre d’altesse royale pour mener une carrière indépendante, entre littérature, spiritualité et entrepreneuriat. 

Mais c’est surtout dans les moments de crise que la figure d’Harald V prend toute sa mesure. Au lendemain des attentats du 22 juillet 2011, qui frappent Oslo et l’île d’Utøya, le roi apparaît comme un repère moral. Ses discours fédérateurs appellent au calme, à l’unité, à la défense d’une société ouverte. Il rappelle que la liberté est plus forte que la peur, que la Norvège doit rester une démocratie inclusive et accueillante. Sa présence au chevet des familles, son écoute et son soutien touchent profondément la population et renforcent durablement sa popularité. 

Une monarchie dans la tourmente 

La boussole morale dont le roi se veut le gardien va pourtant être mise à mal à la fin de son règne. Car la couronne traverse la pire crise de son histoire, secouée par des scandales et des révélations embarrassantes impliquant certains de ses membres. La publication en 2026 de documents aux États-Unis a mis en évidence une correspondance soutenue et à la tonalité parfois intime entre la princesse Mette-Marit et le criminel sexuel Jeffrey Epstein entre 2011 et 2014. La princesse a aussi dû faire face aux démêlés judiciaires de son fils, Marius Borg Høiby, condamné la même année à quatre ans de prison ferme pour deux viols et 32 autres chefs d’accusation.  

Ces affaires ont provoqué dans la sphère politique et l’opinion publique norvégienne un débat inédit sur la légitimité et l’avenir de l’institution. Bien qu’une majorité de Norvégiens reste attachée à la couronne et à la monarchie constitutionnelle, des critiques s’élèvent pour réclamer des réformes profondes afin d’éviter de telles dérives. Ceux qui rêvent d’une république vont même jusqu’à dénoncer les problèmes inhérents à un régime monarchique.   

Ces dernières années, Harald V a également dû composer avec la fragilité croissante de sa santé, l’amenant à alléger son programme officiel. À plusieurs reprises, son fils Haakon a assuré la régence, conformément à la Constitution, et devrait désormais lui succéder. Malgré ses problèmes, le roi a toujours refusé d’abdiquer, fidèle à la formule de son grand-père, considérant que l’on est roi « jusqu’à la mort ». Une manière de respecter le serment prononcé devant le Storting et de maintenir, dans un pays très moderne, une continuité symbolique.  

RFI

33 Vues
28 août 2026
À la UnePolitique

Félix Tshisekedi annonce un dialogue national pour la paix et la refondation de l’État

by admin9775 27 août 2026

Le président Félix Tshisekedi a annoncé, ce jeudi 27 août 2026, la tenue prochaine, en République démocratique du Congo, d’un dialogue national consacré à la paix, à la cohésion nationale et à la refondation de l’État.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est du pays et par de profondes tensions politiques. Le chef de l’État entend notamment favoriser une réconciliation nationale à travers des consultations qui devraient s’étendre aux différentes provinces.

Félix Tshisekedi a toutefois posé une limite majeure : l’AFC/M23 ne prendra pas part à ce dialogue, excluant ainsi une participation directe du mouvement rebelle aux discussions nationales.

Sur le plan politique, le président a également annoncé des « mesures de décrispation politique », tout en rejetant le principe d’une amnistie générale pour les auteurs des crimes les plus graves.

« Lorsque les défis mettent à l’épreuve notre unité et notre destin collectif, nous devons transcender nos clivages habituels, rassembler nos forces et transformer l’épreuve en une occasion de renouveau », a-t-il indiqué dès sa prise de parole.

Ainsi, le chef de l’État a placé son adresse sous le signe du rassemblement, de la responsabilité et de la confiance en l’avenir.

Au-delà d’un simple cadre de concertation politique, ce dialogue est ainsi présenté comme un processus visant à repenser le fonctionnement de l’État et à renforcer la cohésion nationale. Reste désormais à déterminer les modalités de participation, le calendrier et la représentativité des différentes composantes de la société congolaise, autant d’éléments qui seront déterminants pour la crédibilité de cette initiative.

Par Marius Bopenga
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56 Vues
27 août 2026
À la UnePolitique

Marley Vuvu libéré provisoirement après une confrontation avec Christophe Bitasimvva

by admin9775 27 août 2026

Après quatre jours de détention au casier judiciaire, l’opposant et coordinateur du Mouvement révolutionnaire congolais (MRC), Marley Vuvu, a recouvré sa liberté dans la soirée de ce jeudi 27 août 2026.

Selon son avocat, Me Clément Muza, le jeune opposant a bénéficié d’une liberté provisoire à l’issue d’une confrontation avec l’inspecteur général des Finances, Christophe Bitasimvva, qui lui reproche des propos qu’il juge diffamatoires.

La défense conteste toutefois le caractère infractionnel des déclarations de son client. Me Muza estime qu’aucune infraction ne peut être retenue contre Marley Vuvu et s’est félicité de la décision du tribunal de paix de Kinshasa/Gombe.

Membre de la coalition C64, Marley Vuvu avait été interpellé lundi à son domicile avant d’être placé en garde à vue, puis transféré mercredi devant la justice.

Sa libération provisoire ne met toutefois pas nécessairement un terme à la procédure, le dossier devant encore connaître ses suites judiciaires.

Par Pascal Kabeya
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30 Vues
27 août 2026
À la UneSociété

RDC : Rebo Tchulo condamnée à 12 mois de prison avec sursis par le tribunal militaire

by admin9775 27 août 2026

La chanteuse congolaise Déborah Tshimpaka Mulanga, connue sous le nom de Rebo Tchulo, a été condamnée ce jeudi 27 août 2026 à 12 mois de servitude pénale principale, assortis d’un sursis de 24 mois, par le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema. Aucune amende n’a été prononcée.

Absente lors de l’audience, l’artiste était représentée par ses avocats. La partie civile, Platini Kasaï Sadisa, comparaissait également par l’intermédiaire de ses conseils.

Le ministère public avait requis 14 mois de servitude pénale contre Rebo Tchulo, poursuivie notamment pour incitation de militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline militaires. La défense avait, pour sa part, plaidé l’acquittement, contestant les accusations formulées contre l’artiste.

La partie civile avait réclamé 250 000 dollars américains de dommages et intérêts, invoquant le préjudice subi dans cette affaire.

Selon Me Kabengela Ilunga Jean-Marie, avocat de Rebo Tchulo, le sursis dont bénéficie sa cliente lui permet de conserver sa liberté de mouvement et de poursuivre ses activités artistiques.

Une affaire née d’une vidéo

Le dossier avait suscité une forte attention après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant Platini Sadisa subir des violences de la part de militaires au domicile de l’artiste. Rebo Tchulo était poursuivie aux côtés de plusieurs militaires dans cette affaire.

Avant le prononcé du verdict, le capitaine Guy Kwesh avait indiqué que le jugement, déjà élaboré, tenait sur trois pages.

Avec cette condamnation assortie du sursis, le tribunal met un terme à la procédure concernant la chanteuse, sous réserve des éventuelles voies de recours prévues par la loi.

Le prononcé du jugement, initialement reporté, avait été fixé au 27 août en raison de l’absence d’un magistrat ayant participé à l’instruction du dossier.

Par Marius Bopenga
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