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À la Une

À la Une

Le ministre de la Défense nationale dans la zone rouge de Lubero, une première depuis plusieurs années

by admin9775 11 février 2025
written by admin9775

Le vice-premier ministre de la Défense nationale et anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, a effectué une visite dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, une zone opérationnelle stratégique où sévissent les activistes ADF/MTN et des groupes armés locaux.

Cette visite revêt d’une importance particulière, car elle constitue une première depuis plusieurs années. Aucun ministre de la Défense nationale n’avait jusqu’alors osé s’aventurer dans cette « zone rouge », épicentre des opérations militaires dans le grand Nord.

Le ministre s’est approché à seulement 5 kilomètres du théâtre des opérations, un geste symbolique et fort qui témoigne de l’engagement des autorités à lutter contre l’insécurité dans la région.

Cette présence sur le terrain vise non seulement à renforcer le moral des troupes engagées dans la lutte contre les groupes armés, mais aussi à envoyer un message clair aux populations locales : le gouvernement est déterminé à rétablir la paix et la sécurité dans cette région en proie à des violences récurrentes.

Cette visite intervient dans un contexte où les attaques des ADF/MTN et des groupes armés locaux continuent de menacer la stabilité du Nord. Les observateurs y voient un signal fort, susceptible de relancer les efforts militaires et de redonner espoir aux communautés affectées.

James Arjoun M.

actu 30 via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Est de la RDC: des combats mortels reprennent dans le Sud-Kivu après des jours d’accalmie

by admin9775 11 février 2025
written by admin9775

Alors que le groupe armé M23 et ses alliés, notamment le Rwanda, avaient annoncé un cessez-le-feu unilatéral, des tirs nourris ont été entendus lundi 10 février aux alentours d’Ihusi, à une soixantaine de kilomètres de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu. Les combats se sont poursuivis mardi 11 février au matin, opposant les forces du M23 et ses alliés, notamment le Rwanda, à l’armée congolaise, appuyée par ses alliés. Des nombreux morts sont à déplorer, notamment un officier burundais. La province de l’Ituri a également fait l’objet de violences intercommunautaires par différents groupes.

Cette reprise des hostilités intervient alors que les chefs d’État de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement de l’Afrique Australe (SADC), réunis samedi 8 février à Dar-es-Salaam, en Tanzanie, avaient appelé à un « cessez-le-feu immédiat » dans l’est de la RDC. Cela en plus de l’annonce unilatérale du camp pro-M23.

Cependant, cette trêve fragile a été rompue avec les combats signalés autour d’Ihusi. Selon des sources locales, les combattants du M23 et ses alliés tentent de contourner une plantation appartenant à une société pharmaceutique située aux alentours d’Ihusi. La zone commerciale d’Ihusi se trouve dans le groupement de Mbinga-Sud, au sein de la chefferie de Buhavu, en territoire de Kalehe.

Depuis le début de l’offensive, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées notamment par des militaires burundais, opposent une résistance et ripostent aux offensives du M23, soutenu notamment par l’armée rwandaise.

Pression du M23 maintenue, avec de nombreux morts à déplorer

À ce stade, les localités de Tshibandja, de Munanira, ainsi que la zone commerciale d’Ihusi et Kalehe-centre, restent sous contrôle des forces loyalistes, appuyées par les troupes burundaises. Toutefois, le M23 occupe la localité de Muhongoza, située à environ quatre kilomètres de Kalehe-centre et à trois kilomètres d’Ihusi. Il maintient ainsi la pression sur les positions de l’armée congolaise.

Des pertes en vies humaines ont été rapportées dans les deux camps. On apprend par exemple la mort d’un major de l’armée burundaise dans les combats dans ce périmètre.

Ces affrontements ont également entraîné un déplacement massif de la population, la majorité des habitants ayant fui la région depuis environ deux semaines. Une partie de ces déplacés a trouvé refuge sur l’île d’Ishovu, sur le lac Kivu, qui reste sous le contrôle des FARDC.

La situation demeure précaire, avec un risque humanitaire croissant en raison des combats persistants.

Des dizaines de morts dans des violences entre milices rivales dans la province de l’Ituri

Encore à l’est du pays, mais au nord du Nord-Kivu, des violences intercommunautaires ont justement éclaté, notamment dans un camp de déplacés dans le territoire de Djugu lundi 10 février au soir. C’est une nouvelle attaque après plusieurs autres de ces derniers jours. Attribuées aux milices rivales Zaïre et Codeco, elles ont fait plusieurs dizaines de victimes.

Selon plusieurs sources locales, une première attaque attribuée au groupe armé Zaïre a fait 8 morts samedi 8 avril dans ce territoire du Djugu à Buchama. Les victimes étaient réunies pour un deuil quand les miliciens sont arrivés avec des armes à feu et des armes blanches, rapporte notre correspondante à Kinshasa, Paulina Zidi.

Puis dans la nuit de dimanche 9 à lundi 10 février, il y a eu une première incursion de la milice rivale Codeco dans un camp de déplacés, toujours dans ce territoire de Djugu : au moins une personne a été tuée et des blessés graves ont été évacués vers les structures sanitaires. Et 24 heures plus tard, la Codeco a une nouvelle fois visé ce camp de déplacés de Djabaia avec un bilan très lourd : plus de 20 morts, selon des sources humanitaires. La société civile évoque 52 victimes.

Des groupes armés qui prétendent défendre chacun une communauté

Les deux groupes armés Codeco et Zaïre prétendent chacun défendre une communauté. La Codeco dit être garante des intérêts des Lendu.

Le groupe Zaïre est une milice qui dit défendre les Hema, et, selon les derniers rapports des experts des Nations unies, serait proche du groupe M23 et de l’Alliance fleuve Congo (AFC) de Corneille Nangaa. À la tête du groupe Zaïre, il y aurait les ex-criminels de guerre Thomas Lubanga et Yves Khawa Pangaa.  

En avril 2024, plusieurs groupes dont la Codeco et la milice Zaïre avait signé, sous l’égide du gouvernement congolais, un programme dit « de désarmement et démobilisation ». Il y avait ensuite eu une certaine accalmie sur le terrain. Les violences de ces derniers jours font craindre à la société civile une recrudescence de l’insécurité dans l’Ituri.

rfi via CONGO PUB Online

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À la UneNouvelles nécrologiques

Samuel Nujoma, le berger devenu héros de l’indépendance namibienne

by admin9775 11 février 2025
written by admin9775

Samuel Nujoma, premier président de la République de Namibie et son chef de l’État entre 1990 et 2005, est mort samedi 8 février à l’âge de 95 ans, a-t-on appris dimanche 9 par le biais de la présidence namibienne. L’ancien gardien de vaches et chèvres a marqué les esprits en œuvrant à l’unité de son tout nouveau pays, mais a également fait preuve d’une grande répression et de déclarations controversées.

Samuel Nujoma, dit Sam Nujoma, le visage rond et jovial, en partie caché par d’énormes lunettes à verre en loupe, arbore un large sourire comme à son habitude. Cela laissant apparaître un alignement parfait de dents blanches. Nous sommes le 21 mars 1990. La Namibie accède à l’indépendance et l’ancien révolutionnaire marxiste prête serment en présence du secrétaire général des Nations unies Javier Pérez de Cuéllar, du président de l’Afrique du Sud Frederik de Klerk et de Nelson Mandela, tout juste libéré de prison.

Après des années de lutte à la tête de l’Organisation du peuple du Sud-Ouest africain (Swapo), Sam Nujoma préside aux destinées de la Namibie. Le pays a enfin un nom, il n’est plus ce Sud-Ouest africain, simple province sous le joug sud-africain. Le Sud-Ouest africain n’est plus la dernière colonie de l’Afrique.

Un enfant gardien de vaches qui tourne à l’activisme

Le petit Sam passe son enfance dans un village de pasteurs à garder les quelques vaches et chèvres que possède la famille. Son père rêve de faire de lui un bon berger. Le soir, il rejoint les bancs de l’école, mais à 16 ans, il quitte le milieu scolaire et multiplie les petits boulots : garçon de voiture-restaurant, employé de bureau, assistant dans un magasin… Sam adolescent prend conscience que ce Sud-Ouest africain, là où il est né, n’est qu’une colonie sud-africaine.

Quelques années plus tard, il s’installe au Cap, en Afrique du Sud : il travaille comme steward dans les chemins de fer. En 1955, Sam Nujoma franchit le pas et participe à la création de l’Organisation du peuple du pays Ovambo (OPO), l’ancêtre du South West Africa People’s Organization, la Swapo. L’Organisation du peuple du pays Ovambo est mise sur orbite par Sam Nujoma, le trublion Andreas Shipanga et l’activiste Adimba Toïvo ya Toïvo, une sorte de Nelson Mandela, qui comme lui, a effectué un long séjour à Robben Island.

Sam Nujoma se lance dans la lutte syndicale, mais l’Afrique du Sud n’aime pas les fortes têtes, surtout noires. L’agitateur perd son travail, se retrouve viré des chemins de fer sud-africains et renvoyé dans son pays. Mal en a pris à Prétoria. À Windhoek, l’ancien gardien de chèvres organise la résistance face à la ségrégation raciale. Une manifestation en décembre 1959 tourne mal, la répression est sanglante et pour Sam Nujoma commence alors un long exil : le Botswana, le Ghana, le Liberia puis les États-Unis. Trente longues années d’exil au cours desquelles Nujoma multiplie les voyages et les contacts.

Sam Nujoma se bat sur tous les terrains : diplomatique – il demande pendant des années mais en vain aux Nations unies d’obliger l’Afrique du Sud à restituer sa souveraineté au Sud-Ouest africain – et la lutte armée dès 1966. La Swapo crée le People’s Liberation Army of Namibia (Plan), une armée de libération en bonne et due forme. Les succès militaires sont plus que maigres et les pertes sont lourdes : au moins 10 000 combattants périssent.

Mais sur le terrain politique, la Swapo engrange d’importants succès. En 1973, l’ONU reconnaît le mouvement comme seul représentant légitime du peuple namibien. Et dans la résolution 435, le Conseil de sécurité dit clairement en 1978 que la Namibie doit accéder à l’indépendance.

L’irrésistible ascension

Le colonisateur sud-africain met dix longues années pour se ranger à cet avis. Nujoma rentre au pays en septembre 1989. L’histoire enfin s’accélère. Un an plus tard, le dirigeant nationaliste dirige la Namibie. Après un long parcours semé d’embûches, sa patience à toute épreuve est récompensée.

Sam Nujoma fait trois mandats et quitte le fauteuil présidentiel le 21 mars 2005. Il a alors 76 ans. Les premières années au pouvoir font découvrir un homme pragmatique, tranquille, soucieux de la réconciliation nationale et de l’unité du pays. Ce sont les belles années Nujoma.

Ces années sont toutefois assombries par le scandale du luxueux Facon acheté par la présidence, alors que le pays est en pleine sécheresse. La Norvège coupe sa coopération avec la Namibie. L’ancien révolutionnaire prend goût au pouvoir et ses attributs. En 1994, il est réélu pour un second mandat. Par un tour de passe-passe, il fait réviser la loi fondamentale, ce qui lui permet de se représenter : en 1999, il remporte haut la main l’élection.

Un « Mugabe light » ?

Mais l’inquiétude est là : Nujoma veut-il être président à vie ? Le mécontentement populaire gronde, sur fond de crises économique et sociale. Au sein même de la Swapo, les divisions éclatent au grand jour. Le chef de l’État en prend ombrage. L’homme tranquille devient désordonné. Le discours est sans nuance, brutal. Sam Nujoma s’en prend à la minorité blanche, aux homosexuels, aux journalistes. On l’appelle désormais le « petit Mugabe » ou « Mugabe light ». Car il semble marcher sur les traces du bouillonnant président zimbabwéen.

Il déclare que l’homosexualité est « bestiale », que le « gayisme et le lesbianisme » ne seraient jamais tolérés en Namibie, qu’ils sont contraires à la culture du pays. Nujoma devient irrationnel. Le sida ? Sam Nujoma s’explique sur la maladie du VIH à Genève, lors d’une rencontre internationale : « Le sida, c’est une guerre biologique produite par certains États et non une maladie naturelle (…) Ceux qui possèdent des médias puissants ont tenté de faire croire aux Africains qu’elle était née en Afrique centrale où les Noirs mangent les singes verts et auraient ainsi infecté le monde entier. »

Ce « Mugabe light » en inquiète plus d’un. Mais les deux millions de Namibiens le respectent encore. C’est le père de la Nation, celui qui assure la stabilité du tout jeune État. En 2005, Nujoma passe la main à son fils spirituel, Hifikepunye Pohamba. Mais ma retraite politique n’est que partielle : l’ombre de Sam Nujoma plane toujours dans les allées du pouvoir, car le parti, c’est lui. Il ne jette l’éponge qu’en 2007.

Enfin affranchie, la « marionnette » Hifikepunye Pohamba fait ses premiers pas en tant que président libre. Il œuvre sans relâche pour la démocratie namibienne. Début 2015, il cèdera le pouvoir à Hage Heingop, rejoignant le cercle très restreint des lauréats du prix Mo Ibrahim qui récompense les dirigeants pour leur bonne gouvernance.

Quant au père de l’indépendance, il reste aujourd’hui, pour nombre de Namibiens, d’abord « Sam Nujoma Avenue » ou « Sam Nujoma Drive » : un nom de rue.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Francine Muyumba : « Nous pouvons avoir nos divergences internes, mais jamais nous n’accepterons l’humiliation envers le Congo »

by admin9775 11 février 2025
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Dans un contexte de tensions régionales croissantes, Francine Muyumba a lancé, ce lundi, un appel à l’unité nationale pour faire face à la l’agression rwandaise, dont est victime la République démocratique du Congo.

Son discours résonne comme un rappel à la cohésion et à la résilience face aux défis sécuritaires et politiques qui secouent le pays.

« Nous pouvons avoir nos divergences internes, mais jamais nous n’accepterons l’humiliation envers le Congo, ce précieux héritage de nos ancêtres. Toute chose a un début et une fin. Il est impératif d’imposer le respect dans la région à travers la cohésion nationale et un sérieux exemplaire en matière de gouvernance. Le Congo nous appartient et restera ainsi, peu importe les difficultés actuelles », a-t-elle écrit sur son X.

Les relations entre la RDC et le Rwanda ont été marquées par des décennies de conflits et de suspicions mutuelles. Kinshasa accuse Kigali de soutenir des milices opérant dans l’est du Congo, une région riche en ressources naturelles mais en proie à l’instabilité chronique.

Le Rwanda, de son côté, dénie ces allégations et met en avant des préoccupations sécuritaires liées à la présence des groupes rebelles dans la région.

Rappelons que lors du dernier sommet conjoint SADC-EAC, plusieurs résolutions ont été prises, notamment le cessez-le-feu immédiat et la fusion des processus de Luanda et de Nairobi pour la mutualisation des efforts en vue d’une sortie de crise pacifique.

James Arjoun M.

Actu 30 via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Goma : Pas de reprise des cours ce lundi à Goma malgré l’appel des autorités scolaires

by admin9775 10 février 2025
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Les cours n’ont pas repris ce lundi 10 février à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, malgré la sensibilisation des autorités scolaires qui ont appelé les parents à envoyer leurs enfants à l’école.

Ce matin, dans une école privée de la commune de Goma par exemple, les enseignants et le personnel administratif étaient à leur poste de travail, mais les élèves n’ont pas répondu à ce rendez-vous.
Un inspecteur de l’enseignement s’est rendu sur place et a demandé aux enseignants de rentrer chez eux, en annonçant une réunion au bureau du PROVED dans la journée.

Dans plusieurs autres écoles du chef-lieu de la province, les élèves ont brillé par leur absence.
 
La peur des parents
Des sources sur place rapportent que de nombreux parents estiment que la situation sécuritaire n’est pas suffisamment stable pour envoyer leurs enfants à l’école.
Dans une école située dans la concession de la paroisse Notre Dame d’Afrique, sur un effectif de plus de 800 élèves, seuls 5 étaient présents ce matin.
A ce jour, certaines écoles du quartier Mabanga Nord sont encore occupées par des familles de militaires qui habitaient le camp Katindo avant l’occupation de la ville par les rebelles du M23.

Ceci pose un problème d’organisation pour la reprise des cours dans ces écoles, s’inquiètent les parents.
Le chef de division de l’enseignement à Goma a promis de faire le point sur la situation dans les prochaines heures afin de trouver une solution efficace à ce problème.

Radio okapi via CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Guerre dans l’est : Kinshasa prend acte des décisions adoptées au sommet conjoint SADC-EAC

by admin9775 10 février 2025
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Le gouvernement de la République démocratique du Congo a pris acte dimanche des décisions adoptées au sommet conjoint SADC-EAC sur la guerre d’agression dans l’est du pays, selon un communiqué.

«  (Le gouvernement) prend acte des décisions adoptées à l’unanimité par les chefs d’Etat et de gouvernement, qui ont réaffirmé leur attachement au respect de la souveraineté, de l’indépendance  et de l’intégrité territoriale de la RDC et ont convenu de l’élaboration et de la mise en œuvre  des modalités de retrait des forces étrangères non invitées du territoire congolais », a-t-on lu dans le communiqué du ministère de la Communication et médias.

« Cette décision marque une avancée décisive vers la fin de toute présence militaire non autorisée, notamment celle des troupes rwandaises (RDF) et de leurs supplétifs », a noté la source.

«  Le gouvernement prend également acte de l’adoption de mesures immédiates face à la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire et appelle à leur mise en œuvre sans délai, à savoir, un cessez-le-feu immédiat et la cessation des hostilités sans condition ; l’acheminement urgent d’une assistance humanitaire, y compris le rapatriement des dépouilles et l’évacuation des blessés ; l’ouverture et la sécurisation des principaux axes logistiques, y compris les voies routières et lacustres, la réouverture immédiate de l’aéroport international de Goma et la sécurisation d la ville de Goma et de ses environs », a poursuivi le communiqué.

Selon le document, la République démocratique du Congo a salué la « clarté des décisions adoptées, qui s’inscrivent dans le strict respect du principe de souveraineté et de non-ingérence, pilier de l’Acte constitutif de l’Union africaine et de la charte des Nations-Unies ».

« Le sommet a ainsi posé les bases d’une approche collective conforme au droit international, fondement de la coexistence pacifique entre les Etats. La RDC reste engagée dans le suivi et l’application de ces  engagements et appelle tous les acteurs à la redevabilité, à la retenue et à l’exécution fidèle des mesures adoptées », a martelé le communiqué.

Selon la source, le gouvernement congolais a également réaffirmé le rôle central des processus de Luanda et de Nairobi, insistant sur leur reprise sans délai pour permettre, d’une part, la mise en œuvre du plan harmonisé (CONOPS) incluant la neutralisation des FDLR et le désengagement des forces rwandaises du territoire congolais.

ACP/C.L.

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À la Une

Cyril Ramaphosa : « L’Afrique du Sud soutient le droit du peuple congolais de vivre à l’abri de toute force qui pille ses ressources naturelles »

by admin9775 10 février 2025
written by admin9775

« L’Afrique du Sud est solidaire du peuple congolais et de son aspiration à vivre en paix et en sécurité. Nous soutenons son droit de vivre à l’abri de toute force qui viole ses droits humains, pille ses ressources naturelles et terrorise ses communautés », a déclaré le Président sudafricain Cyril Ramaphosa ce lundi 10 février.

Dans un message partagé sur le compte X de la Présidence sudafricaine, il réaffirme son engagement en faveur d’une solution diplomatique et politique qui donne la priorité à la stabilité de la RDC et des pays voisins et préserve la paix et le bien-être du peuple congolais. 

« Je reviens tout juste d’un sommet des chefs d’Etat en Tanzanie sur le conflit dans l’Est de la RDC. Les résultats de ce sommet constituent une lueur d’espoir pour l’est de la République démocratique du Congo, en proie à des troubles », écrit Cyril Ramaphosa.

Il rappelle que son pays a toujours soutenu que la diplomatie était la solution la plus durable à ce conflit.

Tout en participant à des missions de maintien de la paix, rappelle-t-il, l’Afrique du Sud prend une part active aux divers efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit dans l’Est de la RDC.

Pour lui, les résultats du sommet conjoint sont essentiellement des mesures de confiance en vue d’une paix durable.

« Ces mesures de confiance conduiront finalement au retrait des troupes de la SAMIDRC. Ce sommet historique de l’EAC et de la SADC ouvre la voie à une paix durable dans l’Est de la RDC », estime Cyril Ramaphosa.

Le Président sudafricain rappelle que pendant l’occupation coloniale du pays, Patrice-Emery Lumumba avait déclaré : « Nous ne sommes pas seuls. L’Afrique, les peuples libres et les peuples qui luttent pour leur liberté dans tous les coins du monde seront toujours aux côtés des millions de Congolais qui n’abandonneront pas la lutte ».

Il renouvelle ainsi le soutien de son pays à la RDC.

RADIO OKAPI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

La SADC et l’EAC exhortent la RDC à engager des négociations directes avec le M23 dans le cadre des processus de Luanda et de Nairobi

by admin9775 9 février 2025
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Les chefs d’État des pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) se sont réunis en sommet extraordinaire ce samedi 8 février 2025 à Dar-es-Salaam, en Tanzanie. L’objectif principal de cette rencontre était d’examiner la dégradation de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), marquée par l’agression rwandaise et l’occupation de la ville de Goma.

Un appel à des négociations directes entre la RDC et le M23

À l’issue des discussions, les dirigeants des pays membres ont réaffirmé la nécessité d’une solution diplomatique à la crise. Ils ont ainsi appelé la RDC à engager des négociations directes avec toutes les parties concernées, y compris le groupe rebelle du M23, dans le cadre des processus de Luanda et de Nairobi.

« Le sommet conjoint a ordonné la reprise des négociations directes et du dialogue avec toutes les parties étatiques et non étatiques (militaires et non militaires), y compris le M23, dans le cadre des processus de Luanda et Nairobi », indique le communiqué final du sommet.

Vers une fusion des processus de Luanda et Nairobi

Le communiqué souligne également la nécessité de renforcer et d’harmoniser les deux cadres diplomatiques existants. À cet effet, l’Union africaine devra nommer des facilitateurs supplémentaires issus d’autres régions d’Afrique afin d’appuyer le processus de fusion des mécanismes de Luanda et Nairobi.

« Le sommet conjoint a décidé de renforcer les deux processus afin d’améliorer leur complémentarité et a chargé les coprésidents, en consultation avec l’Union africaine, d’envisager la nomination de facilitateurs supplémentaires pour soutenir leur fusion », précise le document officiel.

Appel au désengagement militaire entre la RDC et le Rwanda

Par ailleurs, les chefs d’État réunis à Dar-es-Salaam ont insisté sur la nécessité d’appliquer le Concept d’opérations (CONOPS) du plan harmonisé de neutralisation des groupes armés. Ils ont également exhorté à la levée des mesures défensives du Rwanda et au désengagement des forces de la RDC, conformément aux engagements pris dans le cadre du processus de Luanda.

Tshisekedi absent, représenté par Judith Suminwa

Le président congolais Félix Tshisekedi n’a pas fait le déplacement de Dar-es-Salaam. Il a été représenté par la Première ministre Judith Suminwa et a participé aux échanges par visioconférence depuis Kinshasa.

Pour rappel, Kinshasa a toujours maintenu sa position de refus de toute négociation directe avec le M23, estimant que le dialogue doit se faire avec son soutien, le Rwanda.

Blanchi Lungala M.

netic news via CONGO PUB Online

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À la Une

les États-Unis mettent en garde contre les sanctions les responsables rwandais et congolais face au conflit

by admin9775 8 février 2025
written by admin9775

Les États-Unis ont mis en garde contre d’éventuelles sanctions contre les responsables rwandais et congolais avant un sommet destiné à aborder l’escalade du conflit dans l’est du Congo, selon une note diplomatique vue par Reuters vendredi.

Kinshasa et Kigali se sont blâment les uns les autres pour se révolter les troubles dans l’est du Congo, où les rebelles du M23 soutenus par les Rwandais se sont emparés de la capitale régionale et progressent sur un plus grand nombre de territoires.

Une note diplomatique envoyée vendredi par Washington au Kenya, qui préside la Communauté de l’Afrique de l’Est et a fait la médiation dans la crise, a déclaré que la stabilité dans la région exigera que l’armée rwandaise « retirait ses forces et ses armes avancées » du Congo.

« Comme nous faisons ces exigences des deux parties, nous examinerons les sanctions contre les non-coopérateurs, y compris les responsables militaires et gouvernementaux dans les deux gouvernements », peut-on lire dans la note.

Un sommet de haut niveau des dirigeants d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe qui commencera vendredi en Tanzanie pourrait réunir le Président congolais Felix Tshisekedi et le Président rwandais Paul Kagame, accusé par le Congo, les Nations Unies et d’autres partenaires occidentaux d’armer et de soutenir les rebelles.

Le Rwanda a constamment nié ces allégations.

En juillet, les États-Unis Le Département du Trésor a imposé des sanctions à l’Alliance du fleuve Congo, une coalition de groupes rebelles qui comprend le M23.

Après avoir saisi Goma, la plus grande ville de l’est du Congo, la semaine dernière, le M23 a emmené mercredi une autre ville minière en direction de la capitale provinciale du Sud-Kivu, la capitale du Sud-Kivu, en violation d’un cessez-le-feu unilatéral qu’ils avaient déclaré.

L’ONU Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires a estimé mercredi qu’au moins 2 800 personnes étaient mortes lors des récents combats à Goma.

Le chef des droits de l’homme de l’ONU, Volker Turk, a déclaré lors d’une réunion d’urgence de l’ONU. Vendredi, le Conseil des droits de l’homme s’attendait à une augmentation de la violence sexuelle dans la région, y compris les viols et l’esclavage sexuel.

Reuters via CONGO PUB Online

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À la UneNouvelles nécrologiques

Décès, ce vendredi à Kinshasa, du journaliste Appo Ipan

by admin9775 7 février 2025
written by admin9775

 la nouvelle est tombée ce vendredi 7 février en début de soirée. Appo Ipan, journaliste et sous-directeur à la RTNC, est décédé à la suite d’une intervention chirurgicale.

A en croire ses proches, son corps est déjà placé à la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire à Kinshasa.

Producteur et animateur des émissions à la Télévision nationale, Appo Ipan s’est illustré dans la conduite des émissions à caractère religieux, culturel puis de sensibilisation sociopolitique. Parmi celles-ci, on peut citer :
– Ce dont on parle

– Devant son trône

– Dominicalement votre

-Club des stars

– Tôt gaieté

– Porte ouverte

– Club des stars

– Midi culture

Membre de la Cellule de communication de l’IGF( Inspection Générale des Finances), il était aussi président de la chaîne de télévision JEDUC.

Outre ses activités professionnelles, Appo Ipan est un passionné de l’enseignement, car chef de travaux à l’UPN( Université Pédagogique Nationale).

Tchèques Bukasa

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