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RDC : Félix Tshisekedi opte pour un dialogue national inclusif entre Congolais

by admin9775 17 juillet 2026
written by admin9775

Ce vendredi, à la Cité de l’Union africaine, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a accordé une audience à une délégation des représentants des confessions religieuses de la République démocratique du Congo (RDC). 

‎Les échanges ont porté sur la situation générale du pays, les défis de l’heure et les voies susceptibles de consolider la paix, la cohésion nationale et la stabilité des institutions.

Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a décidé d’engager la République démocratique du Congo dans un processus de dialogue national inclusif entre les fils et les filles du pays.

L’annonce a été faite ce vendredi 17 juillet 2026 à Kinshasa par le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, à l’issue d’une rencontre entre le chef de l’État et une délégation des principales confessions religieuses, notamment la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC).

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’est de la RDC, les efforts diplomatiques en cours pour mettre fin au conflit et les appels croissants de la classe politique, de la société civile et des partenaires religieux en faveur d’un dialogue susceptible de renforcer la cohésion nationale.

À l’issue de l’audience, le cardinal Fridolin Ambongo a indiqué que les discussions avec le président de la République avaient essentiellement porté sur les grands défis auxquels le pays est confronté, en particulier la nécessité de préserver l’unité nationale face à la crise sécuritaire.

« Nous avons échangé avec le Président de la République. À l’issue de nos échanges et face aux enjeux, le chef de l’État, conformément à l’initiative qu’il avait déjà prise en allant trouver ses collègues chefs d’État de pays voisins, a levé l’option, et j’ai l’honneur de vous l’annoncer, d’engager notre pays dans un dialogue entre fils et filles du Congo, un dialogue inclusif, naturellement, aux conditions qui se préciseront chemin faisant », a déclaré le cardinal Fridolin Ambongo.

Le prélat catholique a salué cette décision, estimant qu’elle traduit la volonté du chef de l’État de privilégier le rassemblement des Congolais.

« C’est ici pour moi l’occasion d’exprimer, au nom de mes collègues, ma gratitude au président de la République qui, en tant que père de la nation, s’est dépassé pour prendre cette initiative et inviter tous les fils et toutes les filles du Congo à s’asseoir et à se dire ce qui ne va pas. Je lui dis de tout cœur : merci pour cette hauteur », a-t-il affirmé.

La délégation reçue par le président comprenait notamment Monseigneur Donatien Nshole (CENCO), l’archevêque Evariste Ejiba Yamapia (ERC), les pasteurs André Bokundoa et Éric Esenga (ECC), le cheikh Abdallah Mangala, représentant de la Communauté musulmane, ainsi que le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.

Le cardinal Ambongo a également salué l’implication des présidents Denis Sassou N’Guesso de la République du Congo et Évariste Ndayishimiye du Burundi, qui ont facilité plusieurs échanges diplomatiques avec le président Félix Tshisekedi à Brazzaville et à Bujumbura.

Un revirement par rapport aux positions précédentes

Cette annonce marque une évolution notable de la position du chef de l’État. À la fin du mois de janvier, Félix Tshisekedi s’était déclaré favorable à un dialogue national inclusif, mais il avait fixé plusieurs conditions, notamment l’organisation des assises à Kinshasa sous l’égide du gouvernement, le maintien des institutions issues des élections et l’exclusion des rebelles de l’AFC/M23.

Ces conditions avaient été rejetées par une partie de l’opposition, qui estimait qu’un dialogue ne pouvait produire des résultats durables sans aborder l’ensemble des acteurs impliqués dans la crise de l’est du pays.

Lors de sa conférence de presse de mai dernier, le président de la République avait également affirmé que « ce n’est pas le dialogue qui convaincra les troupes rwandaises de quitter le territoire congolais », soulignant que la question de l’occupation militaire relevait avant tout des mécanismes diplomatiques et des engagements internationaux.

Les modalités restent à définir

Si le principe d’un dialogue inclusif est désormais acté, les modalités de son organisation, les participants ainsi que son agenda restent encore à préciser. Le cardinal Fridolin Ambongo a indiqué que ces aspects seraient définis progressivement.

Cette nouvelle initiative pourrait ouvrir une nouvelle séquence politique en République démocratique du Congo, dans un contexte où plusieurs acteurs nationaux appellent depuis des mois à un cadre de concertation destiné à consolider l’unité nationale et à accompagner les efforts de paix dans l’est du pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UneTribunes

« Si les assureurs n’écoutent pas les 50 % de femmes qui peuplent le continent, ils ne vendront rien » (Evelyne Fassinou)

by admin9775 17 juillet 2026
written by admin9775

Quarante ans d’assurance, dont une vingtaine passés au sein de groupes internationaux en Côte d’Ivoire, puis douze années à la tête d’une compagnie qu’elle a fondée elle-même avant de la fusionner avec un acteur de référence du marché béninois.

Le parcours d’Evelyne Fassinou, présidente du conseil d’administration de SUNU Assurances Vie Bénin, se confond avec plusieurs des grandes étapes de la structuration du secteur sur le continent. Invitée du plateau de Financial Afrik à Cotonou (Bénin) dans le cadre des États généraux de l’Assurance pour tous, elle livre, sans détour, le sujet qui l’occupe désormais — et qu’elle a fait sien : faire de l’assurance des femmes le levier d’un doublement du taux de pénétration de l’assurance en Afrique d’ici 2040, porté par le Pacte panafricain de l’assurance inclusive adopté le 8 juillet 2026 par la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines (FANAF).

Quarante ans de métier, entre Abidjan, Paris et Cotonou

Le récit commence par un chiffre rond, acquiescé comme on accepte un aveu mi-prudent mi-fier : « Je suis assureur de métier depuis un certain nombre d’années — je ne dirai pas le nombre. » Quatre décennies qui se racontent en trois actes. Après des études de droit et d’assurance en France, la jeune diplômée choisit la Côte d’Ivoire : « J’ai commencé à travailler en Côte d’Ivoire où j’ai travaillé dans les groupes internationaux pendant une vingtaine d’années », dit-elle.

Au bout de ces deux décennies, le pas se fait plus entrepreneurial et plus personnel. La dirigeante décide de rentrer « dans une autre grande aventure », celle de créer sa propre compagnie d’assurance vie au Bénin. « J’ai dirigé cette société pendant 12 ans et c’est un projet qui a été vraiment structurant pour moi, qui a permis effectivement de voir que l’assurance peut se rapprocher de gens qui ne connaissaient pas l’assurance. » Mais pour permettre à la compagnie d’aller « encore plus loin », elle engage la fusion avec SUNU Assurances Vie, un acteur déjà présent sur le marché béninois, dont elle préside à ce jour le conseil d’administration.

En parallèle, six ans passés au bureau exécutif de la FANAF ouvrent un autre champ de vision : « Pendant 6 ans, la fonction de membre du bureau exécutif de la FANAF […] m’a permis de regarder d’un peu plus haut les problèmes de l’assurance africaine. »

Le déclic : ce que le terrain lui a montré sur la place des femmes

C’est dans le prolongement de cette expérience continentale que germe le sujet qui, depuis, ne la lâche plus. « Je me suis employée […] à surtout me pencher sur la problématique de l’assurance africaine et des femmes, qui est devenue une passion pour moi. »

Les missions de terrain, dit-elle, ont fait le reste. Quand on parle d’assurance vie, observe-t-elle, les familles qui en bénéficient témoignent aussi de ce qui manque. « Les femmes sont mises à l’écart. En tout cas, les assureurs ne vont pas vraiment vers les femmes avec des produits adaptés. »

D’où le combat qu’elle a choisi de mener, et qu’elle formule ainsi : « J’ai voulu […] montrer que les femmes ont leur réalité et qu’il faut les écouter, connaître leur réalité pour vraiment aller vers elles et leur donner la bonne solution d’assurance. »

Pour Evelyne Fassinou, le sujet n’a rien de philanthropique. C’est même, dit-elle, une condition de croissance sectorielle : « Si nous, assureurs, nous n’allons pas plus vers la clientèle féminine qui représente quand même 50 % de la population africaine, nous aurons du mal à développer l’assurance en Afrique. Donc ce n’est pas du social qu’on veut faire, c’est quelque chose de stratégique. »

Le Pacte panafricain, et la pression de la parole donnée

Ainsi, précise-t-elle, les travaux de Cotonou ne resteront pas lettre morte : « On sait que ces travaux vont déboucher sur un pacte panafricain de l’assurance inclusive. L’objectif premier de ce pacte, le président de la FANAF l’a dit à l’ouverture, c’est de consigner un engagement. »

Car le secteur a déjà vu passer, par le passé, de bonnes intentions sans suites : « On a eu des états généraux dans le passé où on a eu beaucoup de bons vœux, on a décidé de faire plein de choses, et on se rend compte que cinq années plus tard, rien n’a été fait. »

Cette fois, l’engagement chiffré existe, et il est net : « Le doublement du taux de la pénétration de l’assurance en Afrique d’ici 2040. Quand on sait que la moyenne dans nos pays c’est maximum 1 %, ça veut dire qu’au moins […] que tous les pays africains soient au moins à 2 % de taux de pénétration d’ici 2040. » Et de marteler la condition : « Effectivement, pour qu’on y aille, il ne faut laisser personne de côté. »

Nephthali Messanh Ledy

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À la UneNouvelles nécrologiques

Afrique du Sud : le boxeur congolais Roméo Katompa, alias « Bololo », brûlé vif à Johannesburg

by admin9775 17 juillet 2026
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Le boxeur congolais Roméo Katompa, plus connu sous le surnom de « Bololo », est décédé dans des circonstances particulièrement tragiques après avoir été brûlé vif dans la nuit du 16 au 17 juillet 2026 à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Établi depuis plusieurs années en Afrique du Sud, où il avait fondé une famille, Roméo Katompa était marié à une citoyenne sud-africaine et père d’un enfant. Dans le milieu de la boxe, il était reconnu comme l’un des anciens sparring-partners du champion du monde congolais Ilunga Junior Makabu, une collaboration qui lui avait valu l’estime de nombreux professionnels pour sa discipline, son courage et ses qualités sportives.

L’annonce de sa disparition a suscité une vive émotion au sein de la communauté congolaise, tant en Afrique du Sud qu’en République démocratique du Congo. De nombreux compatriotes dénoncent un acte d’une extrême violence et réclament que les autorités sud-africaines identifient les auteurs de ce crime et les traduisent devant la justice.

Ce drame intervient dans un contexte de fortes tensions à l’égard des ressortissants étrangers en Afrique du Sud. Malgré une accalmie observée après les manifestations du 30 juin, plusieurs témoignages font état de la poursuite d’opérations de porte-à-porte menées par des groupes hostiles aux migrants, visant à identifier des personnes en situation irrégulière.

Face à ce climat d’insécurité, plusieurs Congolais vivant en Afrique du Sud appellent les autorités de Kinshasa à mettre en place un mécanisme de rapatriement volontaire pour ceux qui souhaitent regagner la République démocratique du Congo.

La mort de Roméo Katompa ravive ainsi les inquiétudes de la diaspora congolaise quant à la sécurité de ses membres en Afrique du Sud et relance les appels en faveur d’une coopération renforcée entre Kinshasa et Pretoria afin de garantir la protection des ressortissants étrangers et de lutter contre les violences à caractère xénophobe.

À ce stade, les circonstances exactes de la mort de Roméo Katompa et les motivations de ses auteurs n’ont pas encore été officiellement établies par les autorités sud-africaines.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Royaume-Uni: Andy Burnham confirmé à la tête du Labour avant de devenir Premier ministre

by admin9775 17 juillet 2026
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Andy Burnham a été intronisé vendredi 17 juillet à la tête du Parti travailliste, s’engageant à « redonner espoir » aux Britanniques. Il devrait être automatiquement confirmé lundi 20 juillet à Downing Street, où il va succéder à Keir Starmer au poste de Premier ministre.

L’ancien maire du Grand Manchester, l’une des personnalités politiques les plus populaires du pays, était le seul candidat à se présenter pour succéder à Keir Starmer, qui a annoncé son départ le 22 juin. Andy Burnham, 56 ans, a obtenu le soutien d’environ 95 % des 403 députés travaillistes, ainsi que celui des 11 syndicats affiliés au parti.

Lors de son premier discours en tant que leader dans les locaux de la confédération syndicale TUC à Londres, où il est apparu souriant et détendu, il a promis aux électeurs d’emprunter « une nouvelle voie, différente de celle que nous suivons depuis 40 ans », avec « une économie et un pays qui fonctionnent pour tous ses habitants et tous ses territoires ».

Andy Burnham a promis de « redonner espoir » et d’incarner un parti « authentiquement » travailliste : « Nous n’allons pas essayer d’être plus verts que les Verts, ni d’être encore plus Reform que Reform UK », a-t-il déclaré, faisant référence au parti anti-immigration de Nigel Farage.

Le Labour, arrivé au pouvoir pour un mandat de cinq ans lors des législatives de 2024 après 14 ans de gouvernements conservateurs, est le parti majoritaire au Parlement. Son chef devient automatiquement Premier ministre, sans qu’il y ait besoin de nouvelles élections.

Les travaillistes espèrent qu’Andy Burnham, homme charismatique et habile communicant, parviendra à barrer la route à Reform UK, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

Le nouveau chef du Labour va présenter des propositions autour d’un renouveau économique, promettant notamment la réindustrialisation. Le Royaume-Uni a pris « une série de mauvaises décisions dans les années 1980 », lorsque « le pouvoir politique a été centralisé et le pouvoir économique privatisé », a-t-il déclaré.

Le « roi du Nord »

Lundi, après avoir rencontré le roi Charles III, il deviendra le septième Premier ministre britannique en dix ans, signe d’une forte instabilité politique dans le pays. Il succède à Keir Starmer, devenu Premier ministre il y a deux ans après la victoire écrasante des travaillistes aux législatives, mais qui est rapidement devenu impopulaire après des faux pas et des revirements.

L’élection d’Andy Burnham comme député le 18 juin dans la circonscription de Makerfield, dans le nord de l’Angleterre, a ouvert la voie vers Downing Street au « roi du Nord », comme il est surnommé.

Après deux échecs pour prendre la tête du parti travailliste – en 2010 et 2015 – Andy Burnham avait quitté Londres pour retourner dans le Nord, dont il est originaire. Il a été élu maire du Grand Manchester en 2017. À la tête de cet ancien bastion industriel qui a connu un renouveau économique, il est devenu populaire, s’attaquant régulièrement au gouvernement à Londres.

Gouvernement annoncé lundi

« Nous reprendrons le pouvoir à Westminster et Whitehall (le quartier des ministères, NDLR) pour le redonner à l’endroit où vous vivez », a-t-il promis vendredi en référence à sa future politique de décentralisation, qu’il n’a pas encore détaillée.

Il devra cependant composer avec les mêmes défis que Keir Starmer, au premier rang desquels une croissance atone et des finances publiques sous pression, sur fond de lourd endettement.

Pour le politologue Tony Travers, interrogé par l’AFP, « le principal défi auquel Andy Burnham est confronté consiste à donner aux Britanniques le sentiment qu’il a un projet, et qu’il s’agit d’un projet optimiste, capable de générer de la croissance et d’apporter le changement ».

Le futur Premier ministre et ses partisans sont pour l’instant « restés assez vagues », et il va devoir rapidement « présenter un programme concret et des mesures que les gens comprennent », a-t-il ajouté.

Les rumeurs se multiplient sur sa future équipe gouvernementale. Selon plusieurs médias britanniques, l’actuelle ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood pourrait devenir la ministre des Finances de celui qui s’est encore qualifié vendredi de dirigeant « favorable aux entreprises ». Son gouvernement devrait être annoncé lundi.

RFI

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À la UneSociété

Kinshasa : la Task Force spéciale de Félix Tshisekedi lance ses premières opérations d’assainissement

by admin9775 17 juillet 2026
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Les premières opérations d’assainissement de la Task Force spéciale mise en place à l’initiative du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ont débuté le mercredi 15 juillet 2026 à Kinshasa.

Placée sous la coordination du lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national, cette unité a déployé son premier bataillon composé d’anciens kulunas réinsérés, désormais mobilisés dans des travaux d’utilité publique. Les équipes ont entamé des opérations de curage des caniveaux, d’évacuation des déchets et de nettoyage des espaces publics.

Le premier chantier a été lancé à la place Pascal, dans la commune de Masina, au cœur du district de la Tshangu, une zone régulièrement confrontée à l’insalubrité et aux inondations en raison de l’obstruction des caniveaux.

Selon les responsables de l’opération, les premiers travaux ont permis, en une journée, de curer plusieurs caniveaux, de dégager les emprises de la chaussée et d’évacuer d’importantes quantités de déchets, améliorant sensiblement l’état de ce site.

La Task Force poursuivra ses interventions le long de l’axe reliant la place Pascal à l’aéroport international de N’djili, en passant notamment par la place Échangeur, avant d’étendre ses activités à d’autres quartiers de la capitale.

Pour assurer le déploiement de cette opération, le Service national dispose d’un important dispositif logistique comprenant des camions, des véhicules tout-terrain et des motos destinés à faciliter les interventions sur le terrain.

À l’occasion d’une adresse aux bâtisseurs de la nation (anciens kulunas) ce vendredi 17 juillet 2026, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik a tenu à rappeler les limites de leur mission, insistant sur le respect des droits de la population.

« Ne tracassez pas la population ! Je ne veux pas entendre qu’un bâtisseur a attrapé quelqu’un, l’a déshabillé, fouetté ou s’est battu contre qui que ce soit ! Vous n’avez pas pour mission d’arrêter les gens. Votre mission, c’est l’assainissement de la ville », a-t-il déclaré devant les équipes déployées.

Par cette mise au point, le commandant du Service national a souligné que les bâtisseurs doivent se consacrer exclusivement aux travaux d’assainissement et s’abstenir de toute intervention relevant des forces de l’ordre.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté du chef de l’État de renforcer la lutte contre l’insalubrité urbaine tout en poursuivant le programme de réinsertion des anciens délinquants à travers le Service national. Les autorités présentent cette Task Force comme un instrument destiné à contribuer à l’amélioration durable du cadre de vie des habitants et à la reconstruction de la ville de Kinshasa.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

ONU : Corneille Nangaa, l’AFC/M23 et cinq autres responsables de groupes armés sanctionnés

by admin9775 17 juillet 2026
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Le Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies, créé en vertu de la résolution 1533 (2004) sur la République démocratique du Congo, a décidé d’inscrire six individus et deux entités sur sa liste de sanctions. La décision, approuvée le 14 juillet, a été rendue publique ce 16 juillet.

Parmi les personnalités visées figure Corneille Nangaa, présenté par l’ONU comme le chef de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), coalition politico-militaire associée au M23. Les Nations unies sanctionnent également John Imani Nzenze, colonel présenté comme chef du renseignement du M23, pour son rôle présumé dans la planification, le soutien et la coordination des activités du mouvement rebelle.

La liste comprend aussi Sébastien Uwimbabazi, affilié aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans le territoire de Rutshuru, Gustave Kubwayo, alias « Sirkoof », commandant des FDLR-FOCA, accusé notamment de cibler des civils et d’exploiter illégalement les ressources naturelles, Muhammed Lumisa, présenté comme responsable de la logistique extérieure des ADF, ainsi que le colonel Charles Sematama, identifié comme chef militaire du groupe armé Twirwaneho, actif dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu.

Le Comité des sanctions a également inscrit deux entités : l’Alliance Fleuve Congo (AFC), qualifiée de mouvement politico-militaire, et Twirwaneho, groupe armé opérant principalement dans la province du Sud-Kivu.

Conformément aux mesures adoptées par le Conseil de sécurité, les personnes et entités sanctionnées font désormais l’objet d’un gel de leurs avoirs, d’une interdiction de voyager et d’un embargo sur les armes.

Par cette décision, les Nations unies renforcent leur dispositif de sanctions contre les responsables et les organisations qu’elles considèrent comme impliqués dans l’instabilité persistante et les violences qui continuent d’affecter l’est de la République démocratique du Congo.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Est de la RDC : la mi-juillet est passée, le retrait des troupes rwandaises annoncé par Washington n’est toujours pas visible

by admin9775 16 juillet 2026
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Près de six semaines après les déclarations du secrétaire d’État américain Marco Rubio, qui avait exprimé le 4 juin l’espoir d’un retrait des Forces de défense rwandaises (RDF) de l’est de la République démocratique du Congo avant la mi-juillet, aucun désengagement significatif n’a été observé sur le terrain.

Au 15 juillet, les zones contrôlées par la rébellion de l’AFC/M23 au Nord-Kivu et au Sud-Kivu ne montrent aucun signe officiel de retrait des forces rwandaises, dont la présence aux côtés du mouvement rebelle est dénoncée par Kinshasa et documentée par plusieurs rapports du Groupe d’experts des Nations unies.

Au contraire, les combats se poursuivent dans plusieurs secteurs et l’AFC/M23 continue de maintenir, voire de consolider, son contrôle sur des localités stratégiques de l’est de la RDC.

Ce constat contraste avec les attentes suscitées par les déclarations de Washington, qui s’inscrivaient dans le cadre des efforts diplomatiques visant à favoriser l’application des engagements pris en faveur de la paix dans la région.

Pour les autorités congolaises ainsi que pour plusieurs observateurs, le retrait effectif des forces étrangères demeure une condition essentielle à la désescalade du conflit et à la mise en œuvre des différents accords conclus ces derniers mois.

L’absence de progrès visibles met en évidence le décalage persistant entre les annonces diplomatiques et la réalité militaire sur le terrain. Alors que l’échéance évoquée par les États-Unis est désormais dépassée, la dynamique sécuritaire reste dominée par les opérations militaires, alimentant les incertitudes quant à l’application effective des engagements de paix et au retour durable de la stabilité dans l’est de la République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

Banque mondiale: une Camerounaise nommée Directrice régionale pour l’Afrique centrale et de l’Ouest

by admin9775 16 juillet 2026
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Cette filiale de la Banque mondiale a annoncé ce mardi 14 juillet 2026 la nomination de Claude Owona au poste de Directrice régionale de l’industrie pour le Groupe des institutions financières (FIG).

La Camerounaise, qui fait désormais partie de l’élite de la Société financière internationale [IFC : sigle en anglais], filiale de la Banque et principale institution de développement axée sur le secteur privé dans les pays émergents prendra ses nouveaux quartiers à Lagos au Nigeria d’où elle couvrira la zone Afrique centrale et Afrique occidentale anglophone.
Diplômée de l’Ecole supérieure de commerce Audencia à Nantes en France, spécialiste en management et titulaire d’un MBA de la Fisher College of Business (Ohio State University) aux États-Unis, Claude Owona Ekoto possède un solide parcours dans le secteur bancaire. Elle a notamment travaillé pour de groupes bancaires comme HSBC et la Société Générale, où elle a occupé le poste de Directrice générale adjointe au Burkina Faso, avant de rejoindre l’IFC.

Depuis 2023, elle officiait comme responsable régionale des Institutions financières pour l’Afrique de l’Ouest. Selon l’IFC, elle avait pour missions de se concentrer sur les facteurs clés de la création d’emplois en Afrique, notamment en améliorant l’accès au financement pour les MPME, les femmes entrepreneurs, les chaînes de valeur agricoles et les logements abordables en Afrique de l’Ouest.

L’IFC a salué ses réalisations, soulignant qu’elle a construit un solide historique en dirigeant le travail d’investissement de l’institution, qui l’emploie auprès des institutions financières, approfondissant les relations clients et développant la finance PME, l’agro-finance et la finance de genre, tout en pionnier des transactions sur les marchés de capitaux locaux.
Selon la Société financière internationale, dans ses nouvelles fonctions, elle travaillera aux côtés d’institutions financières et des partenaires à travers la région pour élargir l’accès au financement pour les entreprises, agriculteurs et entrepreneurs qui stimulent la croissance et créent des emplois.

Cette nomination intervient dans un contexte de fortes contraintes de financement pour les entreprises locales. En Afrique subsaharienne, les prêts bancaires alloués aux PME ne représentent que 5 % à 20 % du portefeuille des banques selon la Banque mondiale. D’après la même source, le déficit de crédit pour les MPME au Nigéria est estimé par la SFI à 13 000 milliards de nairas soit plus de 32 milliards de dollars tandis qu’en zone CEMAC, plus de 60 % des PME ayant besoin de financement renoncent à demander un crédit, découragées par des taux d’intérêt élevés et des exigences de garanties physiques dépassant souvent 150 % de la valeur du prêt.

Par Laurent Onguene

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À la UneSport

Coupe du monde 2026 : Thomas Tuchel assume ses erreurs après la défaite de l’Angleterre face à l’Argentine

by admin9775 16 juillet 2026
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L’Argentine disputera la finale de la Coupe du monde 2026. À Atlanta, l’Albiceleste s’est imposée 2-1 face à l’Angleterre, ce samedi, au terme d’une rencontre renversante, validant ainsi son billet pour la finale où elle retrouvera l’Espagne le 19 juillet.

Les Anglais espéraient décrocher une deuxième étoile, soixante ans après leur unique sacre mondial en 1966. En face, l’Argentine de Lionel Messi, championne du monde en titre, poursuivait son objectif de conquérir une quatrième Coupe du monde.

Après avoir pris l’avantage, les Three Lions ont finalement cédé sous la pression constante des Argentins, qui ont renversé la rencontre en seconde période.

À l’issue de la rencontre, le sélectionneur de l’Angleterre, Thomas Tuchel, a assumé pleinement ses choix tactiques, notamment son passage à une défense à cinq après l’ouverture du score.

« Nous sommes déçus, nous étions tout près. Nous y croyions, mais nous avons offert beaucoup d’opportunités à l’adversaire. Nous n’avons pas réussi à conserver le ballon et nous avons beaucoup souffert face aux centres et aux tirs. Après notre but, nous avons trop attendu. La responsabilité m’incombe entièrement », a déclaré le technicien allemand.

Tuchel a expliqué que ce changement visait à contenir les nombreuses offensives aériennes de l’Argentine, tout en reconnaissant que son équipe n’était plus parvenue à ressortir le ballon après avoir ouvert le score.

Les choix du sélectionneur ont toutefois été vivement critiqués par l’ancien capitaine anglais Wayne Rooney, qui estime que l’Angleterre a reculé beaucoup trop tôt.

« Nous nous étions placés dans une excellente position, puis nous avons arrêté de jouer. Nous avons laissé l’Argentine nous mettre sous pression jusqu’à craquer. Dès qu’ils ont égalisé, on avait le sentiment que le deuxième but allait arriver. Quand on mène, il faut continuer à attaquer. En reculant et en passant à cinq ou six défenseurs, nous avons laissé Messi et l’Argentine prendre le contrôle du match. C’était s’exposer à de gros problèmes », a analysé Rooney.

Grâce à cette victoire, l’Argentine reste en course pour conserver son titre mondial et tentera de décrocher une quatrième étoile face à l’Espagne lors de la finale. L’Angleterre, elle, devra une nouvelle fois reporter son rêve de reconquérir le titre mondial, soixante ans après son unique sacre.

Par Marius Bopenga
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À la UneNouvelles nécrologiques

Mbanza-Ngungu : la communauté de Basi-Ngombe pleure la disparition de Marc Beausaert « Nina »

by admin9775 16 juillet 2026
written by admin9775

La communauté de Basi-Ngombe, dans le territoire de Mbanza-Ngungu (province du Kongo Central), est en deuil à la suite du décès de Marc Beausaert Nsunda Makiadi, communément appelé « Nina », survenu le samedi 11 juillet 2026 à Bruxelles, en Belgique.

Notable de Basi-Ngombe et administrateur de la ferme Agri Kongo, Marc Beausaert était une personnalité connue et appréciée dans sa communauté. Il était le fils de feu André Beausaert, ancien directeur de l’élevage à la SOGENAC (ex-JVL), et le frère de Dédé Beausaert.

Dans un communiqué, la communauté de Basi-Ngombe a exprimé sa profonde tristesse et adressé ses condoléances les plus sincères à la famille du défunt, ainsi qu’à ses proches, amis et connaissances.

La disparition de Marc Beausaert laisse un vide au sein de sa famille et de la communauté de Basi-Ngombe, où il était reconnu pour son engagement et son attachement à sa terre d’origine.

Que son âme repose en paix.

Par Marc Mondo

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