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À la Une

À la UneMonde

Moyen-Orient: le protocole d’accord pourrait être signé «dans les prochains jours», dit l’Iran

by admin9775 13 juin 2026
written by admin9775

Après que Donald Trump a évoqué jeudi une possible signature d’un accord-cadre dès « ce week-end » pour mettre fin à la guerre, l’agence de presse officielle iranienne a décrit les grandes lignes du texte en cours de finalisation. Selon elle, Téhéran ne renoncerait pas au contrôle du détroit d’Ormuz et camperait sur son droit à l’enrichissement nucléaire. 

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a indiqué vendredi que le protocole d’accord serait signé « à distance » une fois finalisé, peut-être dans « les prochains jours ». « Dès que les dernières étapes de nos négociations seront achevées, cet accord sera signé et annoncé. La signature se fera dans un premier temps par voie numérique. Chaque partie signera à distance. Ensuite, il sera annoncé que ce protocole d’accord a été signé par les deux parties », a détaillé le ministre des Affaires étrangères, interrogé par la télévision d’État. « Cela pourrait arriver dans les prochains jours. J’ai bon espoir », a-t-il ajouté.

L’Iran a préconisé vendredi une dilution des stocks d’uranium enrichi à 60% sur le sol iranien, Washington en exigeant la destruction dans le cadre du protocole d’accord en cours de discussion. « Notre position a toujours été que la seule façon de gérer les stocks de matières enrichies est de les diluer en Iran », a déclaré sur la télévision d’État le chef de la diplomatie Abbas Araghchi. Diluer l’uranium à un taux inférieur à 5%, loin des 90% requis pour fabriquer la bombe nucléaire, permettrait d’éloigner considérablement la menace d’un enrichissement à des fins militaires.

Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a accusé Israël de chercher à faire « dérailler » un éventuel accord avec Washington pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, annoncé comme proche par les différents protagonistes. « Cet accord a des ennemis, au premier rang desquels se trouve le régime sioniste, qui cherche des prétextes pour le faire dérailler », a déclaré le ministre des Affaires étrangères à la télévision d’Etat iranienne. Plus tôt vendredi, Abbas Araghchi avait assuré qu’un accord avec les Etats-Unis n’avait « jamais été aussi proche » pour stopper cette guerre déclenchée par des frappes israélo-américaines le 28 février.

La Suisse s’est proposée pour accueillir l’éventuelle signature d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran, a indiqué le ministère helvétique des Affaires étrangères à l’AFP. « La Suisse est pleinement mobilisée. Nous sommes en contact étroit avec les États-Unis et l’Iran », a déclaré le ministère dans un bref message envoyé à l’AFP. Le Département fédéral des Affaires étrangères [DFAE, ministère] « est actif comme facilitateur pour soutenir les efforts en vue d’un Memorandum of Understanding [protocole d’accord, NDLR] destiné à consolider la trêve et à ouvrir la voie à une désescalade dans le cadre du conflit entre l’Iran et les USA », a-t-il indiqué. En outre, le ministère précise qu’il « a proposé la Suisse comme lieu pour une éventuelle signature, si les parties devaient en convenir ».

RFI

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À la UnePolitique

Manifestation du C64 à Kinshasa : tensions, blessés et polémique autour de la répression

by admin9775 13 juin 2026
written by admin9775

Kinshasa a vécu une journée de fortes tensions ce vendredi 12 juin à l’occasion de la manifestation organisée par la coalition de l’opposition C64 contre le projet de révision constitutionnelle. Malgré l’interdiction du sit-in aux abords du Palais du Peuple par les autorités provinciales, plusieurs centaines de militants ont tenté de faire entendre leur voix dans le centre de la capitale.

Dès les premières heures de la matinée, un important dispositif sécuritaire avait été déployé autour du Palais du Peuple. Plus de 200 policiers, appuyés par des véhicules antiémeutes, étaient positionnés pour empêcher tout rassemblement dans cette zone considérée comme interdite.

Une partie des manifestants s’est alors regroupée sur l’avenue des Huileries ainsi qu’autour du siège de l’ECiDé, le parti de Martin Fayulu. L’opposant est arrivé sur place sous les acclamations de ses partisans, dans une ambiance marquée par des slogans hostiles au pouvoir en place.

La situation s’est détériorée lorsque des manifestants ont tenté de progresser vers le Palais du Peuple. Les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser la foule à l’aide de gaz lacrymogènes et de tirs de sommation, selon plusieurs témoignages. Des affrontements ont ensuite éclaté, avec des jets de projectiles et des mouvements de panique dans plusieurs artères du secteur.

Au cours des incidents, plusieurs figures de l’opposition ont été blessées, notamment Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et Delly Sesanga. Des images largement relayées sur les réseaux sociaux montrent ces responsables politiques présentant des blessures au visage et au corps après les affrontements.

Dans un communiqué publié le même jour, la Voix des Sans Voix (VSV) a dénoncé une répression qu’elle qualifie de « musclée, sanglante et disproportionnée ». L’organisation affirme que plusieurs personnes ont été blessées lors de la dispersion de la manifestation et estime que les violences observées portent atteinte aux libertés fondamentales garanties par la Constitution.

Le Forum des Droits Humains a, pour sa part, indiqué avoir documenté la mort de deux militants ainsi que plusieurs arrestations. Ces informations n’ont toutefois pas fait l’objet d’une confirmation officielle de la part des autorités.

De son côté, la vice-ministre de l’Intérieur, Eugénie Tshiela Kamba, a rejeté les accusations visant la Police nationale congolaise. Après une visite sur le terrain, elle a affirmé que les forces de l’ordre avaient agi dans le strict respect de la loi et n’avaient pas utilisé de balles réelles pour disperser les manifestants.

La responsable gouvernementale a également contesté l’authenticité de certaines images diffusées sur les réseaux sociaux. Selon elle, les scènes montrant du sang et des blessés relèveraient d’une « mise en scène orchestrée par l’opposition », évoquant l’utilisation présumée de sang d’animaux transporté dans des bouteilles.

Parallèlement aux affrontements, des actes de vandalisme ont été signalés contre certains sièges de partis politiques de l’opposition, notamment celui de l’ECiDé. La VSV affirme que des individus ont attaqué les installations du parti et s’interroge sur l’absence d’interpellations des auteurs de ces actes.

Ces événements interviennent dans un contexte politique particulièrement tendu, marqué par les débats autour de la réforme constitutionnelle et de l’organisation prochaine d’un référendum. Ils illustrent également les profondes divergences qui traversent actuellement la classe politique congolaise.

Face aux versions contradictoires des faits avancées par les autorités et les organisations de défense des droits humains, plusieurs acteurs de la société civile réclament l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur les incidents survenus lors de cette manifestation.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Guerre au Moyen-Orient : JD Vance prend ses distances avec Netanyahou et fustige ses « erreurs »

by admin9775 12 juin 2026
written by admin9775

Benyamin Netanyahou a les oreilles qui sifflent. Sur ses choix au Moyen-Orient, le Premier ministre israélien est en effet une nouvelle fois critiqué par les Etats-Unis, pourtant son principal allié.

Alors que la relation avec Donald Trump n’est déjà pas au mieux, le vice-président américain JD Vance reconnaît lui aussi des « divergences » avec le dirigeant israélien, qui a « commis des erreurs » dans la guerre, selon des extraits publiés mercredi d’une interview à la chaîne CBS.

Des intérêts qui parfois « divergent »

Si JD Vance souligne qu’Israël est un partenaire très proche des Etats-Unis, « il arrive parfois que nos intérêts coïncident parfaitement et parfois qu’ils divergent », affirme-t-il dit dans cet extrait diffusé par la chaîne sur son compte X. L’interview doit être diffusée dimanche. « Ce que j’ai constaté chez le Premier ministre, c’est qu’il défend avec vigueur les intérêts de son pays. Parfois, cela signifie que nous sommes sur la même longueur d’onde, et parfois que nous ne le sommes pas », ajoute-t-il.

La relation entre Donald Trump et le dirigeant israélien s’est nettement tendue ces dernières semaines, le président américain allant jusqu’à lancer à Benyamin Netanyahou qu’il était « complètement fou » lors d’un récent échange téléphonique, selon le site Axios. Le Premier ministre israélien a donné son feu vert à des frappes contre l’Iran ce week-end, en représailles à des tirs de missiles de l’Iran, allant à l’encontre de la volonté du président américain. Les frappes israéliennes massives au Liban contre le Hezbollah ne sont pas non plus appréciées par le locataire de la Maison-Blanche.

« Ils ont été un excellent partenaire à bien des égards, mais nous devons également nous concentrer sur ce qui est dans le meilleur intérêt de l’Amérique, et lorsque nos intérêts divergent, nous devons malheureusement, pour les Israéliens, choisir le camp du peuple américain, ce que nous faisons toujours », poursuit sur CBS le vice-président. Et interrogé pour savoir si le Premier ministre israélien avait commis des erreurs sur la question de l’Iran, il répond : « Ecoutez, il a certainement commis quelques erreurs », tout en se refusant à détailler les

20minutes

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À la UneSport

Coupe du monde 2026: trois cartons rouges et une victoire du Mexique contre l’Afrique du Sud, revivez le match d’ouverture

by admin9775 12 juin 2026
written by admin9775

La Coupe du monde 2026 a commencé ce jeudi avec le match d’ouverture à Mexico entre le Mexique et l’Afrique du Sud. Revivez la cérémonie d’ouverture et la victoire 2-0 du Mexique dans un match qui a terminé dans un festival de cartons rouges.

Le match d’ouverture de la Coupe du monde 2026 a tenu toutes ses promesses. Au Stade Azteca de Mexico, le Mondial a démarré fort avec la victoire du Mexique face à l’Afrique du Sud (2-0). Dès les premières minutes, El Tri prend le dessus dans les duels et sont vite récompensés. Après une perte de balle de Sithole, le cuir revient dans les pieds de Quinones qui frappe fort entre les jambes de Ronwen Williams (1-0, 9e). Les Mexicains veulent enfoncer le clou mais le portier des Bafana Bafana tient sa cage. Les duels sont âpres mais les locaux gèrent le rythme et ne seront jamais inquiétés dans un premier acte avec deux cartons jaunes. Mokoena à la 17e minute de jeu et Gutierrez à la 23e. 

Au retour des vestiaires, la rencontre va basculer. à la 49e minute, Brian Gutierrez s’échappe et joue bien le coup. Sithole commet une faute comme dernier défenseur, valant une expulsion. Les changements interviennent et El Tri va planter une deuxième fois. Après l’heure de jeu, Alvarado lève la tête et délivre un centre sur la tête de Raul Jimenez. Au deuxième poteau, l’attaquant mexicain trompe Ronwen Williams à bout portant (2-0, 67e). Les Bafana Bafana tentent de se rebeller mais se font peur sur un potentiel penalty. Wilson Sampaio ne siffle rien. En fin de match, l’entrant Zwane est exclu pour un coup de poing sur Alvarado (2-0, 84e). Enfin, Montes rejoint également les vestiaires avant les autres pour une énorme faute sur Mudau (2-0, 90+2e).

Malgré ce match haché, le Mexique réussit son entrée dans ce Mondial à domicile. De son côté, l’Afrique du Sud devra se relancer la semaine prochaine contre la République Tchèque. 

AF

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À la UnePolitique

ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes et promet une sous-traitance plus forte et inclusive

by admin9775 12 juin 2026
written by admin9775

Une nouvelle page s’ouvre à l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP). Ce jeudi 11 juin 2026, la cérémonie officielle de remise et reprise s’est tenue au siège de l’établissement public, marquant la passation de pouvoir entre le directeur général sortant, Miguel Kashal Katemb, et son successeur, Ted Beleshayi Kasanda.

Cette transition intervient à la suite des récentes ordonnances présidentielles signées par le président de la République, Félix Tshisekedi, portant nomination des nouveaux dirigeants de plusieurs établissements publics.

Présidée par une représentante du ministère de l’Entrepreneuriat et des Petites et Moyennes Entreprises, la cérémonie a réuni les agents et cadres de l’ARSP venus assister à ce changement à la tête de l’institution chargée de veiller à l’application de la législation sur la sous-traitance en RDC.

Dans son allocution, Miguel Kashal Katemb a exprimé sa gratitude envers le chef de l’État pour la confiance qui lui avait été accordée durant son mandat. Après trois années à la direction générale de l’ARSP, il a estimé quitter ses fonctions avec le sentiment du devoir accompli.

Revenant sur son bilan, il a évoqué plusieurs avancées enregistrées sous sa gestion, notamment la conclusion de protocoles d’accord avec diverses institutions publiques, le renforcement du cadre réglementaire ainsi que la publication de plusieurs appels d’offres destinés à promouvoir la participation des entreprises congolaises dans les marchés de sous-traitance.

Prenant officiellement ses fonctions, Ted Beleshayi Kasanda a affiché son ambition de poursuivre et renforcer les efforts engagés en faveur du contenu local et du développement des petites et moyennes entreprises congolaises.

Le nouveau directeur général a placé son mandat sous le signe de l’intégrité, de la transparence, de l’équité et du professionnalisme. Il a rappelé que l’ARSP doit continuer à faire respecter le cadre légal de la sous-traitance, accompagner la montée en puissance des PME nationales et garantir un règlement impartial des différends liés au secteur.

Face aux agents de l’institution, il a insisté sur la nécessité de passer rapidement à l’action afin de bâtir une sous-traitance plus forte, plus inclusive et davantage tournée vers les intérêts économiques nationaux.

Ted Beleshayi a également tendu la main aux entreprises principales et aux partenaires privés internationaux, appelant à une collaboration constructive et durable pour soutenir le développement du tissu entrepreneurial congolais.

Le nouveau comité de gestion de l’ARSP comprend également Fély Samuna, nommé président du Conseil d’administration. Il sera entouré des administrateurs Bijou Tsanga, Christian Murhula, Hortense Kiatazabu et Léon Bogozo.

Avec cette nouvelle équipe dirigeante, l’ARSP entend poursuivre sa mission de promotion du contenu local et contribuer davantage à l’émergence d’un secteur privé congolais compétitif, capable de tirer pleinement profit des opportunités offertes par les grands projets économiques du pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Référendum en RDC : le Sénat accorde 72 heures à la commission PAJ pour examiner la proposition de loi

by admin9775 11 juin 2026
written by admin9775

Le Sénat a franchi une nouvelle étape dans l’examen de la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo. Réunie en séance plénière ce mercredi 10 juin, la chambre haute du Parlement a accordé un délai de 72 heures à sa Commission politique, administrative, judiciaire et des droits humains (PAJ) afin d’analyser en profondeur le texte adopté récemment par l’Assemblée nationale.

L’annonce a été faite par le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, à l’ouverture des travaux. Selon lui, ce délai permettra à la commission compétente d’examiner minutieusement les différentes dispositions de la proposition de loi avant sa présentation devant l’ensemble des sénateurs.

« Le bureau du Sénat accorde un délai de 72 heures à cette commission permanente pour un examen approfondi de cette proposition de loi venue de l’Assemblée nationale », a déclaré le président de la chambre haute.

Cette initiative législative vise à doter la République démocratique du Congo d’un cadre juridique spécifique régissant l’organisation des référendums. Le texte précise notamment les modalités de convocation, les procédures de déroulement du scrutin ainsi que les responsabilités des différentes institutions impliquées dans le processus référendaire.

L’examen par la commission PAJ constitue une étape déterminante dans le parcours parlementaire de cette réforme. À l’issue du délai accordé, la commission devra soumettre un rapport détaillé à la plénière du Sénat, qui sera appelée à débattre du fond du texte avant de se prononcer sur son adoption.

L’évolution de ce dossier est suivie avec une attention particulière dans le contexte des discussions en cours autour des réformes institutionnelles et constitutionnelles engagées par la majorité au pouvoir. Le vote du Sénat constituera ainsi une étape importante avant la poursuite de la procédure législative prévue par les institutions de la République.

Par Marius Bopenga
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À la UneSanté

Ebola: la Belgique rejette la demande des États-Unis de fermer ses frontières aux Congolais

by admin9775 11 juin 2026
written by admin9775

Les États-Unis ont demandé à plusieurs pays européens de ne plus accueillir sur leur territoire de ressortissants de RDC, du Soudan du Sud et d’Ouganda, craignant de voir l’épidémie d’Ebola se propager sur leur territoire via l’Europe à l’occasion du Mondial de football. Washington a même menacé de ne pas admettre sur son territoire les ressortissants des pays qui n’appliqueraient pas ces mesures. La Belgique a rejeté cette demande. Une position élaborée en commun avec l’Union européenne.

Les ministres européens de la Santé ont débattu, vendredi 5 juin, de la réaction commune à adopter face à l’épidémie d’Ebola. Et la demande américaine d’interdire l’entrée des Congolais, Sud-Soudanais et Ougandais sur le territoire de l’Union européenne a été immédiatement écartée. Les Européens ont aussi décidé de répondre d’une seule voix à Washington. Le gouvernement fédéral belge a expressément annoncé le rejet de cette demande.

« Une interdiction d’entrée, personne ne propose cela en Europe. Et je vais aller encore plus loin. Les États-Unis, en tant que pays, portent une responsabilité écrasante dans ce qui se passe en Afrique, du fait qu’ils ont drastiquement réduit leur coopération au développement et leur aide médicale. Cette politique américaine aura bientôt des millions de morts sur la conscience », a déclaré Frank Vandenbroucke, ministre de la Santé de Belgique.

La fermeture des frontières et la quarantaine automatique ne sont pour l’instant recommandées ni par l’Organisation mondiale de la santé, ni par le Centre européen de détection et de contrôle des maladies. Or, les pays de l’Union européenne ont décidé de se plier aux consignes de ces deux organisations. Les Européens préfèrent la mise en place de contrôles aéroportuaires au départ de la RDC et de l’Ouganda.

RFI

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À la UneProvince

Sud-Kivu : les FARDC annoncent la reprise de Mikenge, Kakenge et Kalingi et rassurent la population d’Uvira avant des exercices militaires

by admin9775 11 juin 2026
written by admin9775

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé avoir repris le contrôle de plusieurs localités stratégiques dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, tout en informant la population de la tenue prochaine d’exercices militaires à Uvira.

Dans un communiqué publié mercredi 10 juin, l’armée congolaise affirme avoir reconquis les localités de Mikenge, Kakenge et Kalingi, situées dans les territoires de Fizi et de Mwenga. Selon les FARDC, ces agglomérations avaient été occupées depuis le lundi 8 juin par la coalition rebelle Twirwaneho-M23 à l’issue d’une offensive particulièrement violente.

L’état-major indique que les assaillants auraient eu recours à des drones militaires au cours de leur attaque, une méthode devenue de plus en plus fréquente dans les affrontements qui secouent les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu.

La reprise de ces positions serait intervenue après près de quarante-huit heures de contre-offensive menée par les FARDC avec l’appui des combattants Wazalendo. Les opérations auraient permis aux forces loyalistes de rétablir leur contrôle sur plusieurs zones stratégiques de la région.

L’administrateur du territoire de Fizi, Samy Kalonji Badibanga, a confirmé cette avancée militaire. Selon lui, les combats ont été particulièrement intenses avant que les forces gouvernementales ne parviennent à reprendre l’avantage sur le terrain.

D’après l’autorité territoriale, Mikenge, localité située à environ 130 kilomètres au nord du territoire de Fizi, dans le territoire voisin de Mwenga, est repassée sous contrôle des FARDC depuis le mardi 9 juin.

Samy Kalonji Badibanga soutient que l’offensive rebelle a bénéficié du soutien de groupes armés alliés, notamment Red Tabara et Twirwaneho, ainsi que de l’utilisation de drones attribués à la coalition AFC/M23. Il affirme que les forces armées restent pleinement mobilisées pour assurer la défense du territoire national et protéger les populations civiles.

Parallèlement à ces opérations, les FARDC ont annoncé l’organisation d’exercices de tirs de matériels de guerre dans la zone de Katongo, à Uvira, ce jeudi 11 juin 2026.

Dans un communiqué signé par le commandant de la 33ᵉ Région militaire et de la Task Force Sud-Kivu, le général de brigade Fabien Dunia Kashindi, l’armée précise que ces manœuvres se dérouleront entre 6 heures et 10 heures du matin.

Les autorités militaires préviennent que d’importantes détonations pourront être entendues durant cette période et invitent la population à ne pas s’alarmer. Les habitants d’Uvira et des localités voisines sont encouragés à poursuivre normalement leurs activités.

Les FARDC soulignent que ces exercices s’inscrivent dans le cadre des activités régulières d’entraînement et ne sont liés à aucune menace immédiate contre la ville.

« La situation est sous contrôle », assure l’armée, qui entend ainsi rassurer les populations dans un contexte régional marqué par la poursuite des affrontements sur plusieurs fronts de l’Est de la République démocratique du Congo.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la UneSociété

RDC: Human Rights Watch accuse le Rwanda et l’AFC/M23 de nombreuses exactions dans deux camps du Nord-Kivu

by admin9775 10 juin 2026
written by admin9775

Recrutements forcés massifs, coups, déshydratation, exécutions sommaires… Dans un rapport rendu public ce mercredi 10 juin, l’ONG affirme que Kigali et le groupe armé se sont rendus coupables d’actes qualifiés de crimes de guerre dans les camps militaires de Rumangabo et de Tshanzu au lendemain de la prise de Goma, en janvier 2025. Le document ne ménage pas non plus Kinshasa, également pointé du doigt pour son soutien à des groupes armés responsables de graves abus.

Un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) publié ce mercredi 10 juin accuse l’AFC/M23 et l’armée rwandaise de nombreuses exactions qualifiées de crimes de guerre dans deux camps militaires du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC.

Au lendemain de la prise de la ville de Goma, le 30 janvier 2025, quand 11 camions quittent le stade de l’Unité avec environ 1700 personnes à leur bord et prennent la direction du nord, vers Rutshuru, débute alors une campagne de recrutement forcé qu’HRW, qui a mené quelque 200 entretiens avec d’anciens détenus, qualifie de systématique.

Soldats des forces armées congolaises (FARDC), policiers, fonctionnaires ou simples civils raflés dans des quartiers, des hôpitaux ou des églises : tous sont conduits de force dans les camps de Rumangabo et de Tshanzu où l’ONG estime que des centaines de personnes sont mortes au cours de l’année 2025. Des fosses communes ont été signalées par des témoins à Rumangabo, ainsi que des perturbations du sol relevées par imagerie satellitaire.

Les FARDC également mises en cause

Reste que le rapport ne ménage pas non plus la partie gouvernementale congolaise, pointée du doigt pour son soutien à des groupes armés responsables de graves abus. Le texte documente entre autre le soutien des FARDC aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et à certaines factions Wazalendo accusées de violences, de détentions arbitraires et d’actes d’extorsion à l’encontre de déplacés autour de Goma.

En conséquence de quoi, HRW demande à Kinshasa de cesser tout soutien matériel à ces groupes et d’ouvrir des enquêtes indépendantes visant l’ensemble des parties au conflit.

Kigali, comme l’AFC/M23, n’ont répondu à aucune de ses sollicitations, affirme par ailleurs l’ONG.

RFI

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À la UnePolitique

RDC : l’Assemblée nationale adopte la loi sur le référendum et se constitue en chambre constituante

by admin9775 10 juin 2026
written by admin9775

L’Assemblée nationale a franchi une étape majeure dans le processus de réforme institutionnelle en République démocratique du Congo. Réunis en séance plénière ce mardi 9 juin, les députés nationaux ont adopté la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum sur l’ensemble du territoire national.

Le texte, qui définit le cadre juridique de cette consultation populaire, renforce notamment les prérogatives du Président de la République en matière de convocation du référendum. Après son adoption par la chambre basse du Parlement, la proposition de loi a été immédiatement transmise au Sénat pour une seconde lecture conformément à la procédure législative en vigueur.

Dans la foulée, les députés nationaux ont également décidé de se constituer en chambre constituante, ouvrant ainsi une nouvelle phase du processus de réforme constitutionnelle porté par la majorité au pouvoir.

Selon les dispositions arrêtées, cette future assemblée constituante ne sera pas composée uniquement des parlementaires nationaux. Elle réunira également les sénateurs, les députés provinciaux, les gouverneurs de province ainsi que les conseillers municipaux. Cette composition élargie vise à associer davantage d’institutions et de représentants territoriaux aux travaux qui pourraient conduire à l’élaboration d’une nouvelle Constitution.

L’élargissement de cette instance augmente considérablement le nombre de participants appelés à prendre part aux travaux constituants. Plusieurs observateurs soulignent déjà que cette configuration pourrait avoir un impact significatif sur le coût global du processus pour les finances publiques.

L’adoption de la loi sur le référendum et la mise en place de cette chambre constituante marquent une accélération notable du calendrier des réformes institutionnelles. Elles interviennent dans un contexte politique où le débat sur l’avenir de la Constitution suscite de vives discussions au sein de la classe politique, entre les partisans d’une refondation des institutions et ceux qui redoutent une remise en cause des équilibres constitutionnels actuels.

Le texte doit désormais être examiné par le Sénat avant de poursuivre son parcours législatif. Pendant ce temps, les discussions autour du processus constituant devraient continuer d’alimenter le débat public dans les semaines à venir.

Par Pascal Kabeya
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