Aubin Minaku Ndjalandjoko, vice-président du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) et ancien président de l’Assemblée nationale, a été interpellé par les Forces de sécurité dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 janvier. L’opération s’est déroulée vers 1 heure du matin à sa résidence privée de Kinshasa, selon des sources proches de sa famille.
Les détails de l’intervention indiquent que des éléments des forces de l’ordre ont d’abord encerclé son domicile avant de procéder à son arrestation et de l’emmener vers une destination non divulguée. À l’heure actuelle, aucune communication officielle des autorités congolaises n’a été faite pour préciser les motifs légaux de cette interpellation.
Cette arrestation s’inscrit dans un contexte politique extrêmement tendu, marqué à la fois par l’escalade des conflits dans l’Est du pays et par une série de poursuites judiciaires visant des personnalités proches de l’ancien président Joseph Kabila, fondateur et autorité morale du PPRD.
Elle fait suite à d’autres mesures récentes prises contre des cadres de ce parti, notamment l’arrestation, il y a peu, d’Emmanuel Ramazani Shadary, son secrétaire permanent. Ces événements interviennent également après la condamnation à mort par contumace de Joseph Kabila par la justice militaire congolaise, dans un dossier lié à des accusations de « soutien présumé » à la rébellion du M23-AFC – des accusations fermement rejetées par l’ancien chef de l’État et son entourage.
L’interpellation d’un haut responsable politique de l’opposition, ancien président de l’Assemblée nationale, soulève des questions sur l’équilibre entre les nécessités de la justice et les tensions politiques pré-électorales. Elle risque d’accentuer les fractures au sein de la classe politique congolaise, dans un climat déjà polarisé par la guerre à l’Est et les préparatifs des futurs scrutins.
Par Marius Bopenga
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