Jean-Claude Katende exige des poursuites internationales après l’aveu rwandais de soutien au M23

par admin9775

Le défenseur des droits humains Jean-Claude Katende a réagi avec une vive fermeté, ce samedi, à la reconnaissance par le Rwanda de sa « coordination sécuritaire » avec le mouvement rebelle M23. Sur son compte X (anciennement Twitter), l’activiste a qualifié cette révélation de confirmation éclatante de ce qu’il dénonce depuis des années et en a tiré des conclusions sans appel, appelant à la justice internationale.

« Maintenant que le Rwanda reconnaît soutenir le M23, pensez-vous qu’il n’y a pas des Rwandais dans ce groupe rebelle ? » Cette question rhétorique, posée par Katende, vise directement le cœur du déni longtemps entretenu par Kigali sur la composition du mouvement. Pour lui, l’aveu officiel lève tout doute : le M23 n’est pas une pure rébellion congolaise, mais l’instrument d’une agression étrangère.

De l’aveu à la conclusion : « Le M23 exécute l’agenda du Rwanda »

L’activiste tire une conclusion politique majeure de cette reconnaissance : « J’en conclus que le M23 exécute l’agenda du Rwanda qui a investi des moyens militaires et humains dans l’occupation du Congo ». Cette analyse va au-delà de la simple coordination défensive évoquée par Kigali ; elle y voit une stratégie délibérée d’occupation et de déstabilisation, financée et dirigée depuis l’extérieur.

Un appel à la justice : poursuites pour violations des droits humains et pillage

Face à ce qu’il qualifie d’« ingérence caractérisée et d’atteinte grave à la souveraineté nationale », Jean-Claude Katende passe de la dénonciation à la revendication judiciaire. Il appelle explicitement à la fin de l’impunité.

Son exigence est double et ciblée :

  1. Poursuites contre les responsables : Il demande que « les Rwandais, chefs et éléments militaires du M23 » soient jugés.
  2. Qualification des crimes : Les charges doivent porter sur la « violation des droits humains et [le] pillage du Congo ».

Cette prise de position place l’accent sur la responsabilité pénale individuelle des acteurs, tant rwandais que ceux opérant sous la bannière du M23, pour les exactions commises depuis le début de la rébellion.

Une fenêtre pour la justice internationale

Pour Katende, les révélations rwandaises créent une opportunité juridique et politique unique. En reconnaissant son implication, le Rwanda a, selon cette logique, également reconnu un certain niveau de responsabilité et de contrôle sur les actions du groupe. Cet aveu pourrait, dans l’esprit de l’activiste, être utilisé comme un élément à charge devant des instances comme la Cour pénale internationale (CPI) ou dans le cadre de procédures nationales fondées sur la compétence universelle.

Une pression qui monte d’un cran

La réaction de Jean-Claude Katende, figure respectée de la société civile congolaise, illustre comment l’aveu de Kigali est perçu à Kinshasa non comme un geste de transparence, mais comme une confession justifiant une escalade des demandes de sanctions et de justice. Elle reflète la colère d’une partie de l’opinion publique congolaise qui exige des comptes après des années de conflit, de souffrances et de dénis.

Son appel place désormais la communauté internationale, et en particulier les pays influents comme les États-Unis et les membres du Conseil de sécurité de l’ONU, face à une question concrète : maintenant que le soutien rwandais est officiellement reconnu, quelles mesures concrètes de responsabilisation seront prises pour traduire en actes la condamnation des violations des droits humains et du pillage des ressources ? La pression pour une réponse judiciaire vient de monter d’un cran.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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