Le journaliste de la Radio Futurs Médias (RFM), Georges Déthié Diop, est décédé mercredi à Dakar après avoir été victime d’un malaise juste après une intervention en direct.
Une journée ordinaire dans les studios de Radio Futurs médias (RFM). L’émission du soir s’achève. Le journaliste referme son carnet, retire son casque, adresse un signe à l’ingénieur du son. L’antenne bascule vers le générique de fin. C’est à ce moment précis que le drame a frappé.
Il est environ 20 heures, ce mercredi 11 février, lorsque Georges Déthié Dio, âgé d’une quarantaine d’années, s’effondre soudainement sur sa chaise. Ses collègues, présents en régie, lui portent immédiatement secours. Les premières constatations font état d’un malaise cardiaque foudroyant. Les sapeurs-pompiers sont alertés, mais face à l’urgence, une course contre la montre s’engage vers la clinique Ya Salam, située à proximité.

Sur place, les médecins tentent une réanimation. En vain. Le journaliste est déclaré décédé peu après son admission.
La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre dans la capitale sénégalaise. Sur les réseaux sociaux, auditeurs et confrères expriment leur stupéfaction et leur tristesse. La direction de RFM, qui n’a pas encore communiqué officiellement, aurait convoqué une réunion d’urgence ce jeudi matin.
Selon des sources médicales, seule une autopsie permettra de déterminer avec certitude les causes exactes du décès. Une procédure judiciaire pourrait être ouverte dans les prochains jours. En attendant, la rédaction de RFM est sous le choc, privée de l’une de ses plumes les plus appréciées.
Dans les rédactions dakaroises, l’onde de choc est immense. RFM, l’une des radios les plus écoutées du pays, perd un professionnel dont la voix rythmait le quotidien de milliers d’auditeurs. Ses collègues, sidérés, évoquent un homme discret, exigeant et passionné. « Il était à l’antenne il y a une heure. Nous échangions sur le conducteur de l’émission. Rien ne laissait présager cela », confie l’un d’eux, la voix brisée.
Le monde des médias sénégalais pleure aujourd’hui l’un des siens. Une enquête devrait être ouverte pour faire la lumière sur les causes médicales de cette mort subite. Mais pour ses proches, ses amis, ses auditeurs, une seule certitude demeure : l’antenne est vide, et la radio n’aura plus tout à fait la même tonalité.
Nos pensées accompagnent sa famille, ses enfants, et tous ceux qui, ce matin encore, espéraient entendre sa voix.
Par Marius Bopenga
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