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Category:

Afrique

À la UneAfrique

Le président angolais João Lourenço exige un cessez-le-feu à partir du 16 mars 2025 dans l’Est de la RDC

by admin9775 16 mars 2025
written by admin9775

Le président angolais João Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine, a exhorté ce samedi les parties en conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) à observer un cessez-le-feu à partir de minuit, le 16 mars 2025. Cette initiative vise à créer un climat propice aux discussions directes prévues le 18 mars à Luanda entre le gouvernement congolais et le mouvement AFC/M23.

Dans un communiqué publié par la présidence angolaise, João Lourenço, qui joue un rôle clé de médiateur dans ce processus de paix, a appelé les belligérants à cesser toutes les hostilités, y compris les attaques contre les civils et l’occupation de nouvelles positions dans la zone de conflit. « Le cessez-le-feu devrait inclure toutes les actions hostiles possibles contre la population civile et la conquête de nouvelles positions, dans l’espoir de créer un climat de détente favorable aux pourparlers de paix », indique le texte.

Une trêve pour faciliter les négociations

Cette trêve intervient à la veille de négociations historiques entre Kinshasa et l’AFC/M23, prévues à Luanda le 18 mars. Ces discussions marqueraient la première fois que le gouvernement congolais accepterait de s’asseoir à la table des négociations avec les rebelles du M23, que Kinshasa accuse d’être soutenus par le Rwanda.

Une source diplomatique de la sous-région a expliqué que les autorités angolaises tenaient à obtenir ce cessez-le-feu avant même l’ouverture des discussions. Cependant, aucune réaction officielle des deux camps n’a encore été enregistrée à l’heure où ces lignes sont écrites.

Tensions persistantes sur le terrain

Malgré les appels à la trêve, la situation sur le terrain reste tendue. Au Sud-Kivu, dans le territoire de Kabare, des combattants de l’AFC/M23 ont été signalés depuis vendredi, et des affrontements sporadiques ont été rapportés. Au Nord-Kivu, des tirs ont encore été entendus hier à Kashebere, dans le territoire de Walikale, témoignant de la persistance des violences.

Les autorités congolaises affirment respecter leurs engagements tout en se réservant le droit de protéger les populations en cas d’agression. De leur côté, les rebelles du M23 soutiennent qu’ils respectent un cessez-le-feu depuis mars 2024 et ne réagissent qu’en cas d’attaque, une version contestée par Kinshasa.

Préparatifs pour les pourparlers de Luanda

Les pourparlers de Luanda, organisés sous l’égide de l’Angola, sont considérés comme une étape cruciale dans la recherche d’une résolution durable au conflit qui ravage l’Est de la RDC depuis des années. Une réunion préparatoire des ministres des Affaires étrangères de la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe) et de l’EAC (Communauté de l’Afrique de l’Est) est également prévue le 17 mars à Harare pour établir un cadre plus contraignant en vue des discussions.

Cependant, des incertitudes subsistent quant à la composition des délégations. L’AFC/M23 affirme que son équipe est prête à se rendre à Luanda, mais attend une notification officielle de la médiation angolaise, assortie de garanties sécuritaires. La participation de Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa, respectivement coordonnateur et coordonnateur adjoint du mouvement, reste également conditionnée à ces assurances.

Un espoir de paix sous conditions

Vendredi, João Lourenço a reçu au Palais présidentiel de Luanda un envoyé spécial du président congolais Félix Tshisekedi. Bien qu’aucun détail n’ait été divulgué sur cette rencontre, elle aurait porté sur les questions de sécurité et de stabilité dans l’Est de la RDC.

Alors que la communauté internationale suit de près ces développements, l’appel à un cessez-le-feu et les négociations prévues à Luanda représentent un espoir pour des millions de Congolais affectés par ce conflit. Reste à voir si les parties parviendront à surmonter leurs divergences et à s’engager sur la voie de la paix.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

La RDC plaide pour une réponse régionale coordonnée face à la crise sécuritaire dans l’Est

by admin9775 16 mars 2025
written by admin9775

Le samedi 15 mars, Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre d’État aux Affaires étrangères de la République démocratique du Congo (RDC), a appelé à une réponse régionale concertée et efficace pour faire face à la crise sécuritaire qui sévit dans l’Est du pays. Cet appel a été formulé lors de la réunion consultative des ministres des Affaires étrangères et de la Défense de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), organisée à Nairobi.

La cheffe de la diplomatie congolaise a insisté sur l’importance d’une coordination régionale pour résoudre la crise, en particulier dans la mise en œuvre des décisions prises lors du Sommet conjoint EAC-SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe) du 8 février dernier. Elle a également encouragé les pays membres de l’EAC à s’engager activement dans l’application de ces décisions, notamment en ce qui concerne le retrait des forces rwandaises et du groupe armé M23 des zones touchées par le conflit.

Une feuille de route claire et des mesures concrètes

Thérèse Kayikwamba Wagner a plaidé pour l’adoption d’une feuille de route précise, assortie de délais fixes, visant à instaurer un cessez-le-feu inconditionnel et à garantir le retrait des forces étrangères et des groupes armés. Elle a également souligné la nécessité de rétablir les conditions de sécurité pour les populations civiles, en appelant à la réouverture des aéroports de Goma (Nord-Kivu) et de Kavumu (Sud-Kivu), ainsi qu’à l’ouverture d’un corridor humanitaire pour faciliter l’acheminement de l’aide.

Ces propositions s’inscrivent dans un contexte où l’Est de la RDC continue de faire face à des défis humanitaires et sécuritaires majeurs, marqués par des violences persistantes et des déplacements massifs de populations.

Soutien international et sanctions contre le Rwanda

La ministre a par ailleurs exprimé sa gratitude envers la communauté internationale pour son soutien indéfectible à la RDC dans cette période de crise. Elle a salué les sanctions imposées par certains pays contre le Rwanda, accusé d’être impliqué dans le conflit aux côtés du groupe armé M23. Thérèse Kayikwamba Wagner a réitéré l’importance de la coopération internationale pour parvenir à une résolution durable de la crise, tout en appelant à une solidarité accrue de la part des partenaires régionaux et internationaux.

Un engagement renouvelé pour la paix

Cette réunion à Nairobi témoigne de l’engagement renouvelé de la RDC à travailler avec ses partenaires régionaux et internationaux pour rétablir la paix et la stabilité dans l’Est du pays. La ministre a rappelé que la résolution de cette crise passe par une approche collective et une volonté politique forte de la part de tous les acteurs concernés.

Alors que la situation dans l’Est de la RDC reste préoccupante, les appels de Thérèse Kayikwamba Wagner pour une action coordonnée et une feuille de route claire résonnent comme un rappel urgent de la nécessité d’agir rapidement et efficacement pour mettre fin à des décennies de conflit et de souffrance.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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16 mars 2025 0 comments
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À la UneAfrique

Les États-Unis déclarent Ebrahim Rasool, l’ambassadeur d’Afrique du Sud, «persona non grata»

by admin9775 15 mars 2025
written by admin9775

L’ambassadeur sud africain aux États-Unis déclaré persona non grata. C’est ce qu’a annoncé le secrétaire d’État Marco Rubio vendredi soir 14 mars via son compte X, accusant l’ambassadeur de « haïr » le président américain Donald Trump. Des propos sans ambages, alors que les relations entre les deux pays sont toujours plus houleuses.

Le secrétaire d’État Marco Rubio a précisé que l’ambassadeur Ebrahim Rasool « nourrit les tensions raciales et que l’administration Trump n’a plus rien à lui dire ». Un post agrémenté d’un article du site ultra-conservateur Breitbart, rapportant que Ebrahim Rasool avait accusé Donald Trump d’être à la tête d’un mouvement suprémaciste blanc mondial. 

Ebrahim Rasool, 62 ans, a présenté ses lettres de créance le 15 janvier 2025. À ce moment-là, Joe Biden était encore en poste, Donald Trump ayant prêté serment cinq jours plus tard. Dans une interview accordée le 14 janvier au média sud-africain SABC News, Ebrahim Rasool avait reconnu que sa tâche serait ardue, et qu’il serait nécessaire de remettre les compteurs à zéro et de reconstruire la relation entre les deux pays. Car Ebrahim Rasool connaît bien les États-Unis. Il y avait déjà été ambassadeur entre 2010 et 2015, sous l’administration de Barack Obama. 

Cette décision est un nouveau coup de boutoir infligé à la relation entre Washington et Pretoria. En février, le président américain avait déclaré la suspension de tous les financements à la nation arc-en-ciel, à cause d’une loi d’expropriation des terres qui, selon Donald Trump, opprimerait la minorité banche sud-africaine. Ce que Pretoria a toujours nié.

En février, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a déclaré vouloir aller aux États-Unis, reconnaissant que « tout a semblé dérailler » entre lui et Donald Trump depuis un premier appel entre les deux hommes, au retour du président américain au pouvoir.

RFI

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À la UneAfrique

Crise dans l’est de la RDC : Le médiateur angolais João Lourenço propose une nouvelle initiative pour mettre fin aux violences

by admin9775 12 mars 2025
written by admin9775

Le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a été informé mardi par le médiateur angolais, João Lourenço, d’une nouvelle initiative visant à résoudre la crise sécuritaire dans l’est du pays. Cette région, en proie à des conflits armés depuis près de trente ans, fait face à une escalade des violences ces dernières semaines, avec des massacres attribués à l’armée rwandaise et au groupe rebelle M23. En seulement quatre jours, plus de 8.000 Congolais ont perdu la vie dans des affrontements visant à prendre le contrôle de la ville stratégique de Goma.

Tina Salama, porte-parole du Président Tshisekedi, a réagi sur le réseau social X (anciennement Twitter) en déclarant : « Nous prenons acte et attendons de voir la mise en œuvre de cette démarche de la médiation angolaise. » Elle a également rappelé l’existence d’un cadre pré-établi, le processus de Nairobi, et a réaffirmé l’engagement de la RDC à la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui exige le retrait des troupes rwandaises et prône le dialogue.

Patrick Muyaya, ministre et porte-parole du gouvernement congolais, a apporté des précisions lors d’un briefing avec la presse. Il a expliqué que le Président Lourenço, en sa qualité de médiateur principal dans le cadre du processus de Luanda, a informé le Président Tshisekedi de cette nouvelle initiative. « Il faut attendre dans les prochains jours les précisions qui pourront être faites si seulement cette initiative devrait se concrétiser », a-t-il déclaré.

Le rôle de la médiation angolaise :
Le Président João Lourenço a été mandaté par les chefs d’État de l’Union africaine (UA) pour jouer un rôle central dans la résolution de la crise qui sévit dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ces régions sont déstabilisées depuis des décennies par des groupes armés soutenus par des pays voisins, notamment le Rwanda. La médiation angolaise s’inscrit dans le cadre de la Résolution 2773, qui appelle à un cessez-le-feu immédiat et au retrait des forces étrangères.

Une crise humanitaire et sécuritaire persistante :
L’est de la RDC est plongé dans une insécurité chronique depuis les années 1990, marquée par des conflits armés, des déplacements massifs de populations et des violations des droits de l’homme. Les récentes attaques du M23, soutenu par Kigali selon les autorités congolaises et plusieurs rapports internationaux, ont exacerbé la situation. Le Conseil de sécurité des Nations Unies a réitéré ses appels au Rwanda pour qu’il retire ses troupes et cesse son soutien aux groupes rebelles.

Les efforts régionaux et internationaux
Outre la médiation angolaise, d’autres initiatives sont en cours pour tenter de ramener la paix dans la région. Les Communautés de l’Afrique australe et de l’Est ont désigné trois facilitateurs de haut niveau : l’ancien Président nigérian Olusegun Obasanjo, l’ancien Président kényan Uhuru Kenyatta, et l’ancien Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn. Ces efforts s’ajoutent à ceux des Nations Unies et de l’Union africaine pour trouver une solution durable à la crise.

Alors que la situation humanitaire et sécuritaire dans l’est de la RDC continue de se détériorer, les initiatives de médiation menées par l’Angola et d’autres acteurs régionaux et internationaux offrent un espoir de résolution. Cependant, la mise en œuvre effective de ces démarches reste incertaine, et la communauté internationale suit de près les développements dans cette région stratégique mais instable. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si cette nouvelle initiative pourra apporter une paix tant attendue aux populations congolaises.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

L’Allemagne suspend sa coopération financière avec le Rwanda en raison de son implication dans la déstabilisation de l’Est de la RDC

by admin9775 4 mars 2025
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L’Allemagne a annoncé, via le compte X de son ministère des Affaires étrangères, la suspension de ses nouveaux engagements financiers et la révision de sa coopération bilatérale au développement avec le Rwanda. Cette décision fait suite à des preuves confirmant que les troupes rwandaises opèrent toujours dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) et soutiennent activement le groupe rebelle M23, violant ainsi la souveraineté territoriale de la RDC.

Les raisons principales de cette décision sont les suivantes :

  1. Violation de la souveraineté de la RDC : Les actions des troupes rwandaises et leur soutien au M23 constituent une ingérence directe dans les affaires intérieures de la RDC.
  2. Implication dans la déstabilisation régionale : Le Rwanda est accusé de participer à l’instabilité persistante dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment par le biais de l’offensive continue du M23 et de la prise de territoires stratégiques, comme l’aéroport de Kavumu et la ville de Bukavu.
  3. Manquement aux engagements internationaux : Le Rwanda n’a pas répondu de manière satisfaisante aux demandes d’explications de l’Allemagne, malgré la convocation de son ambassadeur à Berlin pour clarifier son rôle dans le soutien au M23.

Impact sur l’économie rwandaise :
La suspension des engagements financiers et la révision de la coopération au développement par l’Allemagne pourraient avoir des conséquences significatives sur l’économie rwandaise. En effet, le Rwanda dépend en partie de l’aide internationale et des partenariats bilatéraux pour financer des projets de développement dans des secteurs clés tels que l’éducation, la santé et les infrastructures. La perte de ces fonds pourrait ralentir la croissance économique et limiter la capacité du gouvernement à mettre en œuvre des programmes sociaux et économiques essentiels.

De plus, cette décision pourrait inciter d’autres pays ou organisations internationales à revoir leur soutien financier au Rwanda, ce qui aggraverait les pressions économiques. Les investisseurs étrangers pourraient également être dissuadés par l’instabilité politique et les sanctions internationales, réduisant ainsi les flux de capitaux et les opportunités de développement économique.

Cette décision intervient après que l’Allemagne, le 4 mars, a imposé des sanctions contre le Rwanda pour son implication dans la crise en RDC. Ces mesures s’inscrivent dans un contexte plus large de préoccupations internationales. En effet, le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs, composé de pays tels que la Belgique, les États-Unis, la France, et l’Union européenne, a récemment exprimé sa vive inquiétude face à la détérioration de la situation dans l’Est de la RDC. Ce groupe a condamné avec fermeté les actions du M23, de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et de la Force de défense rwandaise (FDR), soulignant leur responsabilité dans l’escalade des violences.

La décision de l’Allemagne de suspendre sa coopération financière avec le Rwanda est motivée par des preuves tangibles de son implication dans des activités déstabilisatrices en RDC, ainsi que par le non-respect des principes de souveraineté et de stabilité régionale. Les conséquences économiques pour le Rwanda pourraient être graves, affectant à la fois les projets de développement et la confiance des investisseurs internationaux.

MN

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À la UneAfrique

Le Canada dénonce les atrocités en RDC et impose des sanctions contre le Rwanda

by admin9775 4 mars 2025
written by admin9775

Ottawa annonce des mesures économiques et diplomatiques tout en allouant 15 millions de dollars d’aide humanitaire pour les victimes du conflit.

Le gouvernement canadien a condamné ce lundi les atrocités généralisées commises dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), y compris les attaques contre les civils, les personnes déplacées, les humanitaires et les soldats de la paix. Dans un communiqué officiel, Ottawa a également exprimé sa « profonde » préoccupation face aux violences sexuelles systématiques infligées aux femmes et aux filles dans le cadre du conflit. En réponse, le Canada a annoncé des sanctions contre le Rwanda, qu’il accuse de violer la souveraineté de la RDC, tout en débloquant une aide humanitaire de 15 millions de dollars pour les populations affectées.

L’est de la RDC est en proie à un conflit prolongé marqué par des violences intercommunautaires, des activités de groupes armés et des tensions régionales. Le Rwanda est accusé par plusieurs rapports internationaux de soutenir des milices actives dans la région, ce qui alimente les tensions et exacerbe la crise humanitaire. Les civils, en particulier les femmes et les enfants, sont les premières victimes de ces violences, avec des rapports faisant état de massacres, de déplacements forcés et de violences sexuelles généralisées.

La décision :

Le Canada a annoncé une série de mesures en réponse à la situation :

  1. Sanctions contre le Rwanda :
    • Suspension des licences d’exportation de marchandises et de technologies contrôlées vers le Rwanda.
    • Arrêt des nouvelles activités commerciales de gouvernement à gouvernement avec le Rwanda.
    • Révision de la participation canadienne aux événements internationaux organisés au Rwanda.
    • Suspension du soutien aux missions commerciales impliquant le secteur privé rwandais.
  2. Aide humanitaire :
    • Octroi de 15 millions de dollars américains pour soutenir les populations touchées par la crise dans l’est de la RDC.
  3. Diplomatie :
    • Convocation du haut-commissaire du Rwanda au Canada pour l’informer des mesures prises.
    • Soutien renouvelé à la Cour pénale internationale (CPI), qui enquête sur les crimes commis dans la région.

Motivation :

Le gouvernement canadien a justifié ces mesures par la nécessité de répondre aux violations flagrantes des droits humains et du droit international humanitaire. Les atrocités commises dans l’est de la RDC, notamment les violences sexuelles systématiques et les attaques contre les civils, ont été qualifiées d’« odieuses » et de « contraires aux obligations internationales ».

Ottawa a également souligné que les actions du Rwanda dans la région constituent une violation manifeste de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC. Les sanctions visent à exercer une pression diplomatique et économique pour inciter le Rwanda à cesser son implication dans le conflit.

En parallèle, l’aide humanitaire de 15 millions de dollars témoigne de l’engagement du Canada à soutenir les populations vulnérables et à répondre aux besoins urgents des victimes du conflit.

Réactions :

  • Communauté internationale : Le Canada a salué les efforts de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), de la Communauté de l’Afrique orientale (EAC) et de l’Union africaine (UA) pour trouver une solution pacifique au conflit.
  • Rwanda : Aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée, mais la convocation du haut-commissaire rwandais laisse présager des tensions diplomatiques.
  • ONG et défenseurs des droits humains : Les organisations humanitaires ont accueilli favorablement l’aide canadienne, tout en appelant à une action internationale plus robuste pour protéger les civils.

Perspectives :

Le Canada a exhorté toutes les parties prenantes à honorer leurs engagements dans le cadre des processus de paix de Luanda et de Nairobi. Ottawa a également appelé à une collaboration régionale pour répondre aux causes profondes du conflit, notamment la gestion des ressources naturelles et les tensions intercommunautaires.

Les mesures annoncées pourraient influencer d’autres pays à renforcer leur position contre les violations des droits humains en RDC, tout en incitant le Rwanda à revoir son rôle dans la région.

Face à une crise humanitaire et sécuritaire complexe, le Canada a choisi de combiner sanctions diplomatiques et soutien humanitaire pour répondre aux besoins immédiats tout en exerçant une pression sur les acteurs responsables. Cette décision reflète l’engagement d’Ottawa à défendre les droits humains et à soutenir les efforts internationaux pour la paix et la justice.

MN

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À la UneAfrique

Conflit dans l’est de la RDC: la réunion ministérielle EAC-SADC reportée

by admin9775 1 mars 2025
written by admin9775

Cette réunion, présentée comme clé, devait se tenir ce vendredi 28 février à Harare entre les ministres de la SADC et de l’EAC. Elle n’a finalement pas eu lieu. Selon les délégations rwandaise et congolaise, aucune invitation officielle ne leur est parvenue jusqu’à ce stade. Cette absence de convocation interroge d’autant plus que cette réunion était attendue dans le cadre du processus de désescalade entre Kinshasa et Kigali.

Les sources diplomatiques contactées par RFI sont catégoriques : aucune réunion ne se tiendra ce vendredi 28 février. La délégation rwandaise affirme ne pas avoir reçu d’invitation de la part du ministère des Affaires étrangères du Zimbabwe, pays hôte de cette rencontre. D’autres délégations attendues à Harare n’ont pas fait le déplacement non plus.

Un report ? 

À Kinshasa, l’information circule peu. Toutefois, les autorités congolaises confirment le report de la réunion prévue. La seule certitude est que la ministre des Affaires étrangères de la RDC a rencontré ce jeudi le président Félix Tshisekedi pour évoquer ce dossier, mais aucun détail n’a filtré.

Deux sources gouvernementales congolaises contactées par RFI ont ensuite assuré que le 28 février n’était qu’une option à confirmer. « Nous attendons d’être notifiés officiellement. Les enjeux et les objectifs de cette réunion seront précisés dans la lettre d’invitation. On ne peut donc pas parler de report, car il n’y avait pas de confirmation officielle », a dit un membre du gouvernement.

Ce contretemps intervient alors que le Luxembourg a opposé son veto à une nouvelle vague de sanctions européennes contre le Rwanda, en attendant l’issue de cette rencontre. Les raisons exactes restent inconnues à ce stade. Plusieurs hypothèses sont évoquées dont des divergences persistantes entre les parties prenantes.

Un contexte particulièrement sensible

Cette rencontre revêt une importance stratégique. Elle devait notamment évaluer et analyser les rapports des chefs d’État-major des pays de la région mais aussi élaborer une feuille de route pour la mise en œuvre des décisions prises par les chefs d’État, notamment sur le plan du dialogue politique. Cette réunion devait aussi éventuellement définir un chronogramme des prochaines étapes du processus diplomatique.

Le contexte reste particulièrement sensible. Les positions des principaux acteurs demeurent à ce stade opposées. Kinshasa insiste sur un dialogue direct avec Kigali. Le Rwanda, de son côté, réclame une négociation entre Kinshasa et l’AFC/M23, une option fermement rejetée par Félix Tshisekedi. Selon certaines sources, une nouvelle date est envisagée entre le 1er et le 3 mars. Pour l’instant, aucune invitation officielle n’a été envoyée.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Rwanda: l’ex-général James Kabarebe a reçu l’émissaire européen Johan Borgstam à Kigali

by admin9775 1 mars 2025
written by admin9775

Le représentant spécial de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs, Johan Borgstam, était en visite à Kigali, jeudi 27 février. L’envoyé spécial de Bruxelles s’est entretenu avec le général à la retraite et actuel ministre d’État à la Coopération régionale, James Kabarebe.

Dans un communiqué, le gouvernement rwandais évoque un échange « franc » entre l’ambassadeur Johan Borgstam et James Kabarebe, récemment visé par des sanctions du Trésor américain. Washington l’accuse d’avoir joué un rôle clé dans le soutien du Rwanda au groupe armé du M23.

Dans ces discussions, Kigali affirme avoir soulevé plusieurs points. Parmi eux, le retrait de toutes les forces étrangères stationnées à sa frontière, la neutralisation des rebelles des FDLR et la résolution du conflit impliquant le M23.

Le Rwanda plaide depuis plusieurs mois pour un dialogue direct entre les rebelles et Kinshasa. « Les mesures punitives qui portent atteinte aux droits des pays ciblés ne résolvent rien », argue Kigali.

Opposition aux sanctions

Du côté de l’Union européenne, aucune communication officielle n’a encore été publiée sur cette rencontre.

Cette visite intervient alors que les 27 ont imposé lundi 24 février une première série de sanctions contre le Rwanda. Toutefois, le Luxembourg a exercé son droit de veto mardi sur de nouvelles mesures, en attendant l’évolution des négociations régionales menées par la Communauté d’Afrique de l’Est et la SADC, la communauté de développement d’Afrique australe.

RFI via CONGO PUB Online

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 Crise dans l’Est de la RDC : la SADC et l’EAC unissent leurs efforts pour un cessez-le-feu et une médiation régionale ce vendredi à Harare

by admin9775 28 février 2025
written by admin9775

Une réunion ministérielle conjointe entre la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) est prévue ce vendredi 28 février à Harare, au Zimbabwe, afin de trouver des solutions à la crise persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par une escalade des violences dans la région, où le groupe armé M23, soutenu par l’armée rwandaise selon plusieurs rapports internationaux, continue d’étendre son contrôle dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

L’objectif principal de cette réunion est de finaliser un plan de sortie de crise qui permettrait de fusionner les deux processus de paix en cours : celui de Nairobi (initié par l’EAC) et celui de Luanda (porté par la SADC). Ces efforts visent à harmoniser les stratégies régionales pour mettre fin à un conflit qui dure depuis des décennies, causant des milliers de déplacés et des crises humanitaires récurrentes.

Cette réunion ministérielle fait suite à une rencontre préparatoire des chefs d’état-major de l’EAC et de la SADC, tenue le 24 février à Nairobi. Lors de cette session, les responsables militaires des deux organisations ont élaboré un plan de sortie de crise, dont les détails n’ont pas été divulgués publiquement. Cependant, selon une source proche du ministère des Affaires étrangères, ce plan préconise un cessez-le-feu immédiat et le déploiement d’une force hybride EAC-SADC dans les zones contrôlées par le M23. Ces zones bénéficieraient d’un « statut spécial », bien que les contours de ce statut restent à définir.

La réunion de ce vendredi aura pour tâche de préciser les modalités de mise en œuvre de ce cessez-le-feu, ainsi que les mécanismes de déploiement de la force hybride. Par ailleurs, les chefs d’État des deux organisations ont désigné trois facilitateurs de médiation de haut niveau pour accompagner ce processus :

  • Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria,
  • Hailemariam Desalegn, ex-Premier ministre éthiopien,
  • Uhuru Kenyatta, ancien président kényan, qui était déjà impliqué dans le processus de Nairobi.

Leur mission consistera à obtenir un cessez-le-feu durable, après plusieurs tentatives infructueuses ces dernières semaines. Leur expérience et leur légitimité régionale pourraient jouer un rôle clé dans la résolution de cette crise complexe.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’un sommet conjoint tenu le 8 février, au cours duquel les présidents des pays membres de la SADC et de l’EAC avaient exigé un « cessez-le-feu immédiat et inconditionnel » dans l’Est de la RDC. Malgré cette déclaration, les combats ont persisté, avec des avancées significatives du M23, soutenu par le Rwanda, selon des rapports des Nations unies et des observateurs internationaux.

La situation reste donc critique, et la réunion de Harare représente un espoir pour relancer les efforts de paix. Cependant, la complexité des enjeux géopolitiques, notamment les tensions entre la RDC et le Rwanda, ainsi que les intérêts divergents des acteurs régionaux, laissent présager un processus de négociation difficile et incertain.

MN

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À la UneAfrique

Est de la RDC: les recommandations des chefs d’état-major de l’EAC

by admin9775 23 février 2025
written by admin9775

Sur la crise dans l’est de la RDC, une réunion des chefs d’état-major de la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC) s’est tenue, vendredi 21 février, ayant pour objectif celui d’évaluer la mise en œuvre des recommandations du sommet EAC-SADC de Dar es Salaam. Dans leurs conclusions – que RFI a pu se procurer – les chefs des armées d’Afrique de l’Est reconnaissent que non seulement les recommandations n’ont pas été appliquées, mais la situation s’est dégradée.

D’après la secrétaire générale de l’EAC, Veronica Nduva, c’est en urgence que s’est organisée cette réunion car « la situation humanitaire a radicalement changé depuis le sommet de Dar es Salam », peut-on lire dans les conclusions de la rencontre.

« Le M23 a étendu ses opérations dans le Sud-Kivu. Les combats se poursuivent aux alentours de Kamanyola et progressent dans le Lubero », poursuit le texte.

Face à cette dégradation, les chefs d’état-major font donc plusieurs recommandations, dont notamment la réouverture des routes par le M23, ainsi que des aéroports ou encore la mise en place d’une équipe technique EAC-SADC pour évaluer la situation humanitaire.

Les chefs d’état-major demandent également que les Nations unies modifient le mandat de la Monusco, afin qu’elle aide à sécuriser les Nord-Kivu et Sud-Kivu. C’est pourtant à la demande de Kinshasa que la mission des Nations unies avait quitté le Sud-Kivu, en juin.

Enfin, les chefs d’état-major appellent à la création d’une force hybride EAC-SADC-Union africaine pour sécuriser les territoires sous occupation du M23.

Une nouvelle réunion des deux organisations régionales est prévue lundi 24 février, à Dar es Salam.

RDC via CONGO PUB Online

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