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Category:

Afrique

À la UneAfrique

ONU : la succession d’António Guterres s’organise, Macky Sall en campagne pour le secrétariat général

by admin9775 14 avril 2026
written by admin9775

À l’approche de la fin du mandat de António Guterres, prévue le 31 décembre 2026, la course à sa succession s’accélère au sein de l’Organisation des Nations unies (ONU). En poste depuis 2017 et reconduit en 2021, le diplomate portugais achèvera ainsi une décennie à la tête de l’institution.

Le processus de désignation du prochain secrétaire général, qui prendra ses fonctions le 1er janvier 2027, est officiellement lancé. Dans une lettre conjointe adressée aux 193 États membres, Michael Imran Kanu, président en exercice du Conseil de sécurité, et Annalena Baerbock ont invité les États à soumettre des candidatures.

Macky Sall en quête de soutiens africains

Dans ce contexte, l’ancien président sénégalais Macky Sall, candidat déclaré, multiplie les démarches diplomatiques. Il a récemment été reçu à la représentation permanente de la République démocratique du Congo auprès de l’ONU par l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, où il a exposé les grandes lignes de son programme.

Le candidat a notamment rappelé avoir échangé à Kinshasa avec le président Félix Tshisekedi, sollicitant le soutien de la RDC, qu’il considère comme un acteur clé sur le continent africain.

Plaidoyer pour une voix africaine renforcée

Macky Sall défend une réforme du multilatéralisme visant à mieux prendre en compte les intérêts des pays en développement. Il plaide pour un rééquilibrage des partenariats économiques et un meilleur accès aux financements internationaux.

Il a également insisté sur les enjeux sécuritaires, notamment dans l’Est de la RDC, appelant à une approche fondée sur la confiance entre États, le respect de la souveraineté nationale et la préservation de l’intégrité territoriale.

Une procédure encadrée et transparente

Selon les règles onusiennes, la sélection du prochain secrétaire général repose sur des principes de transparence et d’inclusivité, conformément à la résolution 79/327 adoptée en septembre 2025. Le processus prévoit :

  • la soumission officielle des candidatures par les États membres ;
  • la présentation d’une vision stratégique, accompagnée d’un curriculum vitae ;
  • l’organisation de dialogues interactifs publics avec les candidats ;
  • une coordination étroite entre le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale.

Des auditions publiques doivent débuter le 20 avril 2026 et seront diffusées sur la plateforme UN WebTV.

Plusieurs candidatures en lice

À ce stade, plusieurs personnalités sont en compétition pour succéder à António Guterres, parmi lesquelles :

  • Michelle Bachelet
  • Rafael Grossi
  • Rebeca Grynspan
  • Macky Sall

La candidature de Virginia Gamba, déposée en mars 2026, a été retirée quelques semaines plus tard.

Un enjeu stratégique mondial

Dans un contexte international marqué par des crises géopolitiques, économiques et climatiques, le choix du prochain secrétaire général revêt une importance stratégique majeure. Entre attentes de réforme et impératifs de stabilité, les États membres devront s’accorder sur une personnalité capable de redéfinir le rôle de l’ONU dans un monde en recomposition.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Génocide des Tutsis: la justice française à l’heure de se prononcer sur le non-lieu rendu pour Agathe Habyarimana

by admin9775 8 avril 2026
written by admin9775

Ce mercredi 8 avril 2026, la Cour d’appel de Paris rend sa décision sur l’ordonnance de non-lieu et rejet d’actes complémentaires, dont a bénéficié Agathe Habyarimana en août 2025.

Le parquet et le collectif des parties civiles pour le Rwanda ont fait appel de cette décision, qui vise à clore définitivement une procédure débutée il y a près de vingt ans contre la veuve de l’ancien président Juvénal Habyarimana.

Le parquet et les parties civiles estiment que de nombreux éléments ont été écartés par les magistrats qui ont conclut il y a quelques mois qu’il « n’existe pas de charges suffisantes » contre Agathe Kazinga. Leur ordonnance de non-lieu présente même l’ancienne première dame « non pas comme auteure du génocide, mais bien comme une victime » de l’attentat mortel contre l’avion de Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994, signal déclencheur du génocide des Tutsis au Rwanda. 

Un « dossier vide » ?

Alors que la défense pointe un « dossier vide » et un non-lieu attendu, le parquet et les parties civiles soutiennent qu’Agathe Habyarimana a pris une part active à la préparation du génocide, et à sa mise en œuvre. Selon les associations de victimes, l’ex-première dame était l’une des dirigeante de l’« Akazu », le premier cercle du pouvoir hutu – dont l’existence même est remise en cause par l’ordonnance de non-lieu.

Des liens passés sous silence

Les liens entre Agathe Habyarimana et le mercenaire français Paul Barril avant et pendant le génocide des Tutsis ont également été passés sous silence par les magistrats – auxquels le parquet national anti-terroriste reproche d’avoir écarté un certains nombre de témoin clés dans cette affaire. 

RFI

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8 avril 2026 0 comments
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À la UneAfrique

Cameroun : le Parlement examine une réforme constitutionnelle créant un poste de vice-président

by admin9775 3 avril 2026
written by admin9775

Réuni en congrès ce jeudi 2 avril 2026 à Yaoundé, le Parlement du Cameroun a entamé l’examen d’un projet de loi de révision constitutionnelle majeur, portant notamment sur la création d’un poste de vice-président de la République

Introduit sous procédure accélérée, ce texte prévoit la modification de plusieurs dispositions de la Constitution de 1972. Il instaure la fonction de vice-président, nommé par le chef de l’État, avec un mandat aligné sur celui du président de la République

Le projet définit également les modalités de succession au sommet de l’État. En cas de vacance du pouvoir — décès, démission ou empêchement définitif — le vice-président serait appelé à achever le mandat en cours. Si ce dernier est indisponible ou si le poste est vacant, l’intérim reviendrait alors au président du Sénat, avec organisation d’une élection présidentielle dans un délai encadré

Le texte confirme par ailleurs le rôle central du président dans l’architecture institutionnelle, en lui conférant le pouvoir de nomination du vice-président, du Premier ministre et des membres du gouvernement, ainsi que la possibilité de déléguer certaines compétences en cas d’empêchement temporaire

Cette réforme intervient dans un contexte politique particulier marqué par la longévité au pouvoir de Paul Biya, âgé de 92 ans et à la tête du pays depuis 1982. Réélu en octobre 2025 pour un huitième mandat avec 53,66 % des suffrages, il demeure une figure centrale de la vie politique camerounaise

Un débat qui résonne en RDC

Cette initiative au Cameroun fait écho aux discussions en cours en République démocratique du Congo autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle

En août 2023, le professeur Isidore Ndaywel avait présenté à Kinshasa un projet de nouvelle Constitution proposant notamment la création d’un poste de vice-président en remplacement du Premier ministre, ainsi que l’instauration d’un mandat présidentiel unique de neuf ans

Un an plus tard, le 23 octobre 2024, le président Félix Tshisekedi a réaffirmé sa volonté de doter le pays d’une nouvelle loi fondamentale, estimant que la Constitution actuelle ne correspond plus aux réalités du pays

Toutefois, cette perspective suscite de vives réactions. En novembre 2024, plusieurs figures de l’opposition et de la société civile ont dénoncé à Kinshasa un projet qu’elles interprètent comme une tentative de révision visant à ouvrir la voie à un éventuel troisième mandat présidentiel. Elles accusent le chef de l’État de vouloir contourner les limitations constitutionnelles, évoquant même un risque de « haute trahison »

Ainsi, entre réforme institutionnelle et tensions politiques, la question constitutionnelle s’impose comme un enjeu majeur, aussi bien au Cameroun qu’en RDC, où elle cristallise les débats sur la gouvernance et l’avenir démocratique.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Congo-Brazzaville: Denis Sassou-Nguesso déclaré vainqueur de la présidentielle pour la cinquième fois consécutive

by admin9775 18 mars 2026
written by admin9775

Au Congo-Brazzaville, le président sortant Denis Sassou-Nguesso a été annoncé, mardi 17 mars 2026 en fin de journée, vainqueur du scrutin présidentiel organisé dimanche 15 mars; avec 94,82% des voix selon les chiffres officiels. Le taux de participation est de 84,65%. L’annonce a été faite par le ministre de l’Intérieur Raymond Mboulou. Denis Sassou-Nguesso va entamer un cinquième mandat de président du Congo-B.

Denis Sassou-Nguesso rempile pour un cinquième mandat consécutif à la tête du Congo-Brazzaville. Âgé de 82 ans, le chef d’État a été déclaré vainqueur de la présidentielle, mardi 17 mars 2026, deux jours après le scrutin. « Est élu, Sassou-Nguesso Denis, 2.507.038 voix, soit 94,82% des suffrages exprimés », a déclaré à la télévision nationale le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphyrin Mboulou.

Ces résultats provisoires doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle du pays. Avec cette réélection, Denis Sassou-Nguesso pourrait rester au pouvoir jusqu’en 2031.

Selon le ministre de la Communication Thierry Moungalla, qui fut l’un des acteurs de la campagne du président candidat à sa réélection, c’est « un dénouement conforme à l’adhésion populaire rencontrée durant la campagne du président ».

La plateforme CAPGED fustige une élection « ni juste, ni libre, ni transparente »

Les chiffres officiels délivrés ce mardi ne laissent aux six autres candidats que des miettes, observe notre envoyée spéciale à Brazzaville, Amélie Tulet. Plus tôt dans la journée, l’un des candidats à cette élection, Destin Gavet, dont c’était la première participation à un scrutin présidentiel, a tenu une conférence de presse pour dénoncer des irrégularités et la coupure totale des télécommunications dimanche et lundi. Le réseau n’est d’ailleurs pas complètement revenu à la normale ce 17 mars, mais les connexions ont commencé à se rétablir à la mi-journée.

Pour Ivan Ngoy, directeur exécutif de l’ONG Global Participe, cette élection est un grand recul pour la démocratie au Congo. C’est « une élection Nintendo » selon Bertrand Menier, porte-parole de la mission d’observation citoyenne de la plateforme de la société civile CAPGED. Il affirme que « les résultats ne reflètent pas la réalité ». D’après la plateforme, il y a eu de nombreuses irrégularités durant la journée de dimanche, et l’élection n’a été « ni juste, ni libre, ni transparente ».

Quand les chiffres annoncés mardi seront confirmés par la Cour constitutionnelle, Denis Sassou-Nguesso pourra donc être investi pour un cinquième mandat consécutif, un quinquennat après quatre décennies déjà cumulées à la présidence.

RFI

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À la UneAfrique

Présidentielle au Congo-Brazzaville: l’observation citoyenne veut prendre le pouls de la participation électorale

by admin9775 15 mars 2026
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Dimanche 15 mars 2026, les bureaux de vote ouvriront en principe de 7h à 18h. Le président Denis Sassou Nguesso, 82 ans, brigue un cinquième mandat consécutif, sans réel adversaire de poids, même si officiellement, six autres candidats sont en lice. De leur côté, une coalition d’organisations indépendantes de la société civile est en pleins préparatifs pour observer le vote, malgré des moyens limités.

Samedi à 14 h, toujours pas d’accréditation, malgré une demande déposée il y a un mois. Parfait Moukoko, président du conseil d’administration de l’Observatoire congolais des droits humains, s’y était préparé. Ce sera donc une observation citoyenne avec les moyens du bord. « À défaut d’accréditation, nous ne pouvons pas utiliser nos véhicules. Étant présents dans les quartiers, nous nous sommes organisés pour observer dans nos quartiers. Il n’y a pas eu de financement, nous le faisons avec nos propres ressources qui sont forcément limitées. »

Il faudra rester à l’extérieur des bureaux. La liste des points pouvant être observés est donc réduite. Bertrand Menier du mouvement citoyen Ras-le-Bol : « Nous allons vérifier que les bureaux de vote vont ouvrir à l’heure prévue, que l’encre soit indélébile, que les listes électorales et les résultats soient affichés devant les bureaux de vote parce que c’est ce que la loi électorale prévoit ».

Sans plafonnement des dépenses, ces organisations dénoncent un fossé entre les moyens mobilisés par le camp présidentiel et ceux disponibles pour les autres pendant la campagne. Elles considèrent aussi que l’opération de la direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) contre les gangs – l’opération Zéro Kuluna – lancée en septembre 2025 a nourri un climat de peur à Brazzaville.

Une participation particulièrement scrutée

Dans ce contexte et sans réelle compétition politique, Maixent Agnimbat Emeka du Forum de la gouvernance et des droits humains est curieux de voir si les Congolais se déplaceront ce dimanche pour voter. « Nous, on n’a pas à documenter qui a gagné, qui n’a pas gagné, ça n’a pas d’intérêt. Mais plutôt dans quelle mesure le peuple adhère à ce processus, dans quelle mesure le peuple donne de la crédibilité à ce processus. »

L’abstention est une préoccupation pour le camp présidentiel. Au cours des meetings ces deux dernières semaines Les appels à se déplacer dans les bureaux de vote ce dimanche ont donc été répétés, martelés. L’opposition dite radicale, quant à elle, dénonce cette année une « mascarade », un « simulacre d’élection » et elle appelle les Congolais à rester chez eux pour exprimer leur défiance à l’égard des autorités et du processus électoral. Les partis représentés à l’Assemblée n’appartenant pas à la majorité présidentielle, eux, appellent les citoyens à exercer leur droit de vote et à s’exprimer en leur âme et conscience, mais ils n’ont pas présenté de candidat.

RFI

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À la UneAfrique

Présidentielle 2026 : la campagne officiellement lancée au République du Congo

by admin9775 2 mars 2026
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La campagne électorale en vue de l’élection présidentielle du 15 mars prochain a été officiellement lancée samedi 28 février en République du Congo (Congo-Brazzaville).

Elle s’étendra sur deux semaines, conformément au calendrier fixé par les autorités électorales.

Sept candidats en lice

Sept candidats briguent la magistrature suprême, dont le président sortant Denis Sassou Nguesso, 82 ans, au pouvoir depuis plus de quatre décennies — avec une première période entre 1979 et 1992, puis un retour à la tête du pays depuis 1997.

Le chef de l’État affronte six autres prétendants. Toutefois, plusieurs observateurs soulignent l’absence des principaux partis d’opposition, qui ne participent pas au scrutin.

Un scrutin sans les grandes figures de l’opposition

Le boycott des principales formations d’opposition constitue l’un des faits marquants de cette présidentielle. Ce contexte alimente les interrogations sur le caractère inclusif et compétitif du processus électoral.

Le vote du 15 mars se déroulera dans un climat politique marqué par une longévité exceptionnelle du pouvoir en place et par des débats persistants sur la gouvernance et l’alternance dans ce pays d’Afrique centrale.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Union africaine : Évariste Ndayishimiye prend les rênes à Addis-Abeba sous le signe de la paix et du développement durable

by admin9775 15 février 2026
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La 39ᵉ Assemblée générale des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine s’est ouverte ce samedi 14 février 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, en présence de plusieurs dirigeants du continent, dont le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Ce sommet continental a été marqué par une transition majeure à la tête de l’organisation. Le président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço a officiellement transmis la présidence tournante de l’UA à son homologue burundais, Évariste Ndayishimiye, pour un mandat d’un an, courant jusqu’en février 2027.

Un passage de témoin hautement symbolique

La cérémonie de passation, empreinte de solennité, a constitué l’un des moments forts de cette 39ᵉ session, qui réunit les chefs d’État africains autour des défis majeurs du continent : paix et sécurité, intégration économique, gouvernance et développement durable.

Dans son allocution d’adieu, João Lourenço a salué la solidarité entre États membres et encouragé son successeur à poursuivre la dynamique des « solutions africaines aux problèmes africains ». Il a également assuré le président burundais du soutien constant de l’Angola dans l’exercice de son mandat, traduisant une volonté de continuité et de coopération renforcée au sein de l’organisation.

Un appel pressant à la paix et au respect des principes fondateurs

Prenant la parole en qualité de nouveau président en exercice, Évariste Ndayishimiye a insisté sur l’urgence de consolider la paix sur le continent, dans un contexte marqué par la recrudescence des ingérences extérieures, parfois sous forme de guerres par procuration et de captation illicite des ressources naturelles, notamment dans la région des Grands Lacs.

Il a appelé les États membres à demeurer fidèles aux principes consacrés par l’Acte constitutif de l’Union africaine : respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, rejet du recours à la force pour modifier les frontières ou les équilibres politiques, et défense de la dignité humaine.

Le thème retenu cette année — « Garantir un approvisionnement durable en eau et des systèmes d’assainissement sûrs afin d’atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 » — met également en lumière l’importance des enjeux liés au développement durable et au bien-être des populations africaines.

L’Angola en première ligne sur le dossier congolais

Cette transition intervient alors que l’Angola s’est récemment illustré par une intense activité diplomatique en faveur d’une accalmie dans l’est de la République démocratique du Congo.

Avant l’ouverture du sommet, Luanda a proposé un cessez-le-feu entre les parties en conflit, initiative acceptée par Kinshasa. L’entrée en vigueur de cet accord est prévue pour le mercredi 18 février, avec l’ambition d’ouvrir la voie à des solutions politiques durables face à la crise sécuritaire.

Dans cette dynamique, les autorités angolaises envisagent d’engager des consultations en vue de l’organisation d’un dialogue national inclusif, en complément des initiatives diplomatiques déjà soutenues par Washington et Doha.

Alors que le Burundi prend désormais les rênes de l’Union africaine, les attentes sont élevées. Entre consolidation de la paix dans les zones en crise et accélération du développement du continent, le mandat d’Évariste Ndayishimiye s’annonce déterminant pour l’avenir de l’organisation et pour l’Afrique tout entière.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Luanda-Kinshasa : une commission pour sécuriser la frontière et stabiliser la région

by admin9775 14 février 2026
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Les ministres de l’Intérieur congolais (Jacquemain Shabani) et angolais (Manuel Gomes) ont signé le 12 février à Luanda un accord instituant une Commission Permanente Mixte Défense et Sécurité.

La République démocratique du Congo et l’Angola ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération sécuritaire avec la signature, jeudi 12 février à Luanda, d’un accord instituant une Commission Permanente Mixte Défense et Sécurité.

Ce mécanisme vise à encadrer durablement la collaboration entre les deux pays le long de leur frontière commune, particulièrement exposée aux menaces transfrontalières. La signature est intervenue au terme de deux jours de travaux techniques entre experts, conduits par le vice-Premier ministre congolais en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, et son homologue angolais, Manuel Gomes.

Les discussions ont porté sur la situation sécuritaire dans les zones frontalières. Les deux parties ont convenu d’intensifier les échanges d’informations entre forces de défense et de sécurité et de multiplier les rencontres entre responsables militaires et policiers pour mieux prévenir la criminalité transfrontalière et les mouvements de groupes armés.

Dans une déclaration conjointe, les ministres ont condamné le recours à la force comme mode d’accession au pouvoir et réaffirmé leur attachement aux principes démocratiques.

La déclaration conjointe condamnant « le recours à la force comme mode d’accession au pouvoir » n’est pas anodine. Dans une région où les changements anticonstitutionnels se sont multipliés (Mali, Burkina, Guinée, Niger), les deux pays réaffirment leur attachement aux principes démocratiques. Un signal adressé aux voisins, mais aussi aux opinions internes.

Les défis opérationnels.

Reste à transformer l’accord en actions. La coopération sécuritaire entre États africains souffre souvent d’un déficit de mise en œuvre. Les réunions de techniciens, les déclarations d’intention, les commissions pléthoriques n’ont jamais remplacé l’échange en temps réel de renseignements ou la coordination effective des patrouilles. C’est à cette aune que se jugera le succès de la nouvelle commission.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Éthiopie: «Le Tigré ne peut se permettre une guerre totale», prévient l’ex-président par intérim de cette région

by admin9775 12 février 2026
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Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits humains a appelé le 10 février 2026 les parties en conflit au Tigré, en Éthiopie, à prendre des mesures urgentes en faveur d’une « désescalade ». Des combats ont opposé en janvier les troupes fédérales à des forces tigréennes dans cette région, une première très inquiétante depuis la fin d’une guerre sanglante en 2022 dans cette région du nord du pays. Au micro de RFI, Getachew Reda, ex-porte-parole du mouvement TPLF et ex-président par intérim du Tigré, prévient qu’« essayer de sortir de chaque impasse ou blocage par la force des armes n’est pas dans l’intérêt du peuple » tigréen. 

En Éthiopie, le risque d’un nouveau conflit d’ampleur entre les forces rebelles tigréennes et le gouvernement fédéral plane. Il y a deux semaines, des affrontements entre les deux parties ont fait un millier de victimes. Le gouvernement fédéral met en cause le mouvement rebelle du Front de libération du Tigré d’être à l’origine de ces hostilités et d’être appuyé par l’Érythrée qu’il accuse d’agression et d’incursion sur son territoire.

Depuis la fin de la guerre en novembre 2022, plus d’un million de Tigréens déplacés sont en attente de pouvoir retourner chez eux dans les territoires perdus par le Tigré pendant la guerre et disputés avec la région voisine. Ces retours étaient pourtant prévus par les accords de Prétoria.

Getachew Reda, Tigréen, ex-porte-parole du mouvement TPLF et ex-président par intérim du Tigré, plaide pour une résolution du conflit par la diplomatie et la négociation avec le gouvernement fédéral.

Il est depuis avril dernier entré au gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed en tant que conseiller ministériel sur les affaires d’Afrique de l’Est. Il a répondu à RFI en exclusivité.

RFI : Après les affrontements il y a deux semaines dans le Tigré, entre les forces rebelles tigréennes du mouvement du Front de libération du peuple du Tigré et le gouvernement fédéral, la communauté internationale s’inquiète d’une reprise du conflit. Qu’en est-il ? 

Getachew Reda : Il s’agissait d’un effort délibéré de la part du TPLF pour déclencher les hostilités et ainsi attirer l’attention de la communauté internationale sur le fait que certaines dispositions des accords de Pretoria n’ont pas été mises en œuvre. Selon les accords, le retour des personnes déplacées doit se faire en coordination avec le gouvernement fédéral. Mais le TPLF a décidé que la seule façon de reprendre ces territoires était d’utiliser la force. Ce jour-là, ils ont traversé la rivière Tekeze [sud de la région, territoire disputé, NDLR], et ce qui devait conduire à des accrochages mineurs a conduit à un carnage, car les deux camps ont reçu des renforts. Cela a engendré davantage de pertes humaines, sans aucun gain territorial pour le TPLF ou le TDF, qui ne font qu’un.

Qu’avez-vous fait pour empêcher le conflit d’éclater ?

J’ai appelé le général Tadesse [président de la région par intérim, NDLR] lui-même et je lui ai dit qu’il lui incombait de mettre fin à cette folie, que cela allait désormais conduire à une reconquête de territoires, que les Forces de défense tigréennes n’étaient pas suffisamment équipées à ce moment-là pour atteindre les objectifs que certains dirigeants politiques fous avaient supposé qu’ils pourraient atteindre. Il semblait d’accord, mais il n’a pas donné suite à mon appel. Mais ce que j’essayais de faire, c’était de m’assurer que cette conflagration ne débouche pas sur une guerre totale, que le Tigré ne peut se permettre à ce stade.

Quel rôle joue l’Érythrée dans ce conflit, selon vous ?

L’Érythrée fournit des munitions. Je sais que le gouvernement érythréen ne veut pas prendre le risque d’une confrontation directe. Ce que veulent les Érythréens, c’est s’assurer que le conflit s’éloigne le plus possible vers le sud, car ils ne veulent pas que le gouvernement fédéral vienne jusqu’à leurs frontières. Ils utilisent le TPLF comme « idiots utiles ». La consigne donnée par l’Érythrée au TPLF était d’essayer de créer une alliance avec le Fano [rebelles de la région Amharas, NDLR], et le gouvernement érythréen se chargerait de l’approvisionnement, de la logistique et de tout le reste. Ces derniers jours, il y a eu une vague d’activités, notamment l’acheminement de dizaines de camions transportant des munitions et d’autres fournitures vers le Tigré. Et la plupart des forces qui étaient déployées autour de Tselemt et dans l’ouest du Tigré sont désormais déployées dans le sud du Tigré.

Le Premier ministre éthiopien a reconnu pour la première fois au Parlement la semaine dernière l’implication des forces érythréennes dans la guerre au Tigré entre 2021 et 2022. Pourquoi cette reconnaissance maintenant ?

Le seul problème avec cette déclaration, c’est qu’elle est arrivée un peu tard. La plupart des atrocités commises dans le nord du Tigré, je dirais même la grande majorité, ont été commises par les Érythréens. Bien sûr, une seule personne tuée par les forces de défense nationale éthiopienne, c’est déjà trop. Cela ne fait aucun doute. Et l’accord [de Pretoria, NDLR] prévoit un mécanisme de justice transitionnelle. Cela dit, les crimes commis par les Érythréens étaient absolument systématiques et visaient l’anéantissement de toute une population, la destruction non seulement des biens, mais aussi de la structure politique même qui existait au Tigré. Le Premier ministre n’a donc pas révélé quelque chose de nouveau. Il était assez évident que les Érythréens étaient là pour se venger du TPLF. Et s’ils n’y sont pas parvenus, c’est principalement parce que Pretoria a été signé. À présent, les Érythréens soutiennent le TPLF et ce n’est pas nouveau. Mes ex-camarades du TPLF ont toujours affirmé avec constance qu’ils avaient le droit d’entamer tout type d’engagement, tout type de relation de travail avec n’importe qui, tant que cela servait leurs intérêts.

Qu’est-ce qui peut résoudre la crise au Tigré ?  

L’accord de Pretoria doit être mis en œuvre dans son intégralité. Et les personnes déplacées doivent pouvoir rentrer chez elles. Une fois rentrées, elles éliront leurs représentants, mettront en place leur propre administration, éliront leur propre gouvernement. Et puis, une fois les élections organisées, les mécanismes constitutionnels permettant de régler les questions frontalières, les questions d’identité, etc. ne pourront être résolus que par référendum. J’espère donc que le bon sens prévaudra. J’espère que les profiteurs de guerre à la gâchette facile que sont devenus les dirigeants politiques et militaires du TPLF reviendront à la raison, se rendront compte de la stupidité de ce qu’ils tentent de faire et continueront à travailler en étroite collaboration avec le gouvernement fédéral, voire à lui demander des comptes s’il tarde à mettre en œuvre l’accord de Pretoria. Mais essayer de sortir de chaque impasse ou blocage par la force des armes n’est pas dans l’intérêt du peuple du Tigré. Et le peuple du Tigré a clairement fait savoir qu’une nouvelle vague de conflits n’était pas dans son intérêt.

Dans une lettre, l’Éthiopie a accusé l’Érythrée d’agression et d’incursion sur son territoire et a demandé formellement de retirer ses troupes du territoire éthiopien. Est-on au début d’une guerre entre les deux pays ?

Une lecture attentive de l’accord de Pretoria suggère que les signataires de l’accord ne peuvent et ne doivent pas collaborer avec des forces extérieures pour promouvoir les intérêts qu’ils prétendent défendre. Cela dit, selon la déclaration du ministère des Affaires étrangères, les Érythréens occupent ces territoires depuis longtemps. Et une partie de l’accord de Pretoria prévoyait que le gouvernement fédéral prenne le contrôle des territoires qui sont actuellement sous le contrôle des forces érythréennes. Pour une raison ou une autre, le gouvernement fédéral n’a pas pris le contrôle de ces zones. Et maintenant que le gouvernement fédéral demande publiquement leur retrait, je pense que, même si cela arrive tardivement, comme je l’ai dit, ça reste la bonne chose à faire. Cela ne signifie pas nécessairement le début d’un nouveau conflit. Mais là encore, je ne peux pas exclure la possibilité que les deux parties entrent en guerre si, par exemple, le gouvernement érythréen continue à nier ou à faire tout ce qu’il fait pour déstabiliser la région et s’attend toujours à s’en tirer à bon compte. Et je ne serais pas surpris que le gouvernement éthiopien réagisse de la même manière.

Le Soudan a accusé l’Éthiopie de servir de base arrière aux paramilitaires des FSR. Ne craignez-vous pas que le conflit s’étende à l’Éthiopie ou que l’Éthiopie soit trop impliquée dans ce conflit ?

Même dans le cas de l’Éthiopie en général, mais aussi dans le cas du Tigré, d’autres acteurs sont également impliqués. Est-ce que je crains que le conflit ne s’étende ? Oui, je le crains, car vous savez qu’une erreur de calcul à Mekele [capitale du Tigré, NDLR] entraînerait non seulement l’implication des forces fédérales éthiopiennes, mais aussi celle de tous ceux qui pensent avoir quelque chose à perdre à la suite d’une telle situation. Je sais que les Égyptiens sont fortement impliqués dans cette affaire. Les Égyptiens sont prêts à tout pour nuire au gouvernement éthiopien. Les Érythréens sont également fortement impliqués. Mais la dernière fois que j’ai vu le général al-Burhan [le chef de l’armée en guerre au Soudan avec les paramilitaires, NDLR] il y a 5 mois, il n’était pas particulièrement opposé au rôle du Premier ministre Abiy Ahmed dans la question du Soudan. Je n’ai pas reçu d’accusation de sa part. Mais tout ce qui arrive au Soudan, tout ce qui se passe même au Tigré aura des répercussions sur la région. Tout ce qui se passe dans cette partie du monde n’est pas seulement une crise localisée, c’est une crise régionale.

RFI

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À la UneAfrique

Diplomatie : la RDC réélue avec un score écrasant au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine

by admin9775 12 février 2026
written by admin9775

La République démocratique du Congo a obtenu un second mandat consécutif au sein du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine, a annoncé mercredi le ministère congolais des Affaires étrangères. L’élection s’est tenue à Addis-Abeba, siège de l’organisation panafricaine, dans le cadre du renouvellement partiel de l’instance décisionnelle.

Un plébiscite continental

Sur les 48 États membres en droit de vote, 44 ont accordé leur suffrage à la candidature congolaise. Ce score, proche de l’unanimité, traduit un niveau de confiance élevé des partenaires africains envers la diplomatie de Kinshasa et son expertise dans les questions sécuritaires.

Cette réélection intervient alors que le mandat actuel de la RDC au CPS, entamé le 1er avril 2024, arrive à échéance. Elle assure à Kinshasa une continuité stratégique au sein de cet organe, véritable colonne vertébrale de l’architecture de paix et de sécurité africaine.

Un organe clé dans la gouvernance sécuritaire du continent

Le Conseil de paix et de sécurité constitue l’organe décisionnel permanent de l’Union africaine pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits. Instance de délibération et d’action, il est habilité à autoriser le déploiement de missions de soutien à la paix et à imposer des sanctions en cas de changements anticonstitutionnels de gouvernement.

La RDC a déjà assumé la présidence tournante du CPS à deux reprises depuis son entrée en fonction : en novembre 2024 et en janvier 2026. Ces périodes ont permis à Kinshasa d’orienter les débats et de peser sur les décisions relatives aux foyers de tension sur le continent, notamment dans la région des Grands Lacs.

Analyse : Une reconnaissance stratégique en période de crise

Cette réélection intervient dans un contexte particulièrement délicat pour la RDC, confrontée à une guerre d’agression présumée dans sa partie Est et à l’activité persistante de groupes armés, dont l’AFC/M23 soutenu par Kigali selon plusieurs rapports onusiens.

Ce scrutin apparaît ainsi comme une validation multilatérale du rôle que Kinshasa entend jouer dans la résolution des crises, non seulement sur son territoire mais à l’échelle continentale. Il confère à la diplomatie congolaise une légitimité renforcée pour porter ses dossiers sensibles – notamment la dénonciation du pillage de ses ressources et l’appel à des sanctions ciblées dans les enceintes panafricaines.

Le timing est également significatif. Cette réélection survient alors que l’Union africaine, par la voix de son président en exercice et du commissaire à la Paix et à la Sécurité, multiplie les initiatives de médiation dans la crise entre la RDC et le Rwanda. Siéger au CPS offre à Kinshasa une tribune permanente pour influencer le narratif et maintenir la pression diplomatique.

Cette réélection confirme que, malgré les critiques internes sur la gestion sécuritaire et politique du pays, la diplomatie institutionnelle congolaise conserve une crédibilité solide auprès de ses pairs africains. Elle offre au président Félix Tshisekedi et à son gouvernement un capital diplomatique précieux à un moment où le pays cherche à internationaliser davantage la résolution de la crise à l’Est et à diversifier ses partenariats stratégiques hors du cadre strictement occidental.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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