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Category:

Afrique

À la UneAfrique

Tanzanie: la présidente Samia Suluhu Hassan désignée candidate à sa succession par son parti

by admin9775 21 janvier 2025
written by admin9775

Les membres du parti au pouvoir en Tanzanie, le Chama Cha Mapinduzi (CCM), ont désigné dimanche 19 janvier à l’unanimité la présidente Samia Suluhu Hassan comme candidate à sa réélection lors des élections générales prévues en octobre.

L’ex-vice-présidente, qui a remplacé le président John Magufuli, décédé soudainement en mars 2021, avait montré des signes d’ouverture à son arrivée au pouvoir, autorisant notamment la publication de médias interdits par son autoritaire prédécesseur. Mais l’opposition l’accuse ces derniers mois de revenir aux pratiques de John Magufuli (arrestations, enlèvements…)

Le CCM a tenu une assemblée générale extraordinaire samedi et dimanche pour élire le vice-président du parti et recevoir le rapport de mise en œuvre du manifeste des quatre dernières années. Les membres ont finalement exigé et obtenu l’approbation de Mme Hassan et du président de Zanzibar, Hussein Ali Mwinyi, comme candidats à leur réélection au scrutin d’octobre prochain. Le secrétaire général du CCM Emmanuel Nchimbi a lui été désigné colistier de Mme Hassan.

« Nous n’avons pas de candidats alternatifs pour 2025 », pouvait-on lire sur des pancartes. « Nous avons accompli beaucoup de choses au cours des quatre dernières années et je promets d’en faire davantage au cours du prochain mandat », a déclaré la présidente. « J’exhorte tout le monde à maintenir notre unité à l’approche des élections », a-t-elle ajouté lors de son discours de clôture.

La semaine dernière, la cheffe du parti Alliance pour le changement et la transparence (ACT Wazalendo), Dorothy Semu, avait annoncé son intention de défier Mme Hassan en octobre. Le principal parti d’opposition Chadema n’a pas encore entamé ce processus de sélection, mais devrait élire un nouveau président mardi.

Le parti a toutefois prévenu fin 2024 de son intention de « bloquer » les élections de 2025 s’il n’y avait pas d’ici là la mise en œuvre de réformes significatives du système électoral. Une requête de longue date, constamment ignorée par le parti au pouvoir.

Cette annonce était intervenue après les résultats du scrutin local du 27 novembre, manipulés selon Chadema, qui avaient affiché un raz de marée du CCM.

AFP via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Angola: le président João Lourenço en visite d’État en France

by admin9775 16 janvier 2025
written by admin9775

Le président angolais entame ce jeudi 16 janvier une visite d’État de deux jours à Paris. Alors que son pays s’apprête à assumer la présidence de l’Union africaine au mois de février, son séjour doit permettre de « renforcer » les liens bilatéraux entre la France et l’Angola et de faire le point sur « les grands sujets régionaux et internationaux », affirme l’Elysée. A l’ordre du jour notamment : le conflit dans l’est de la RDC où l’Angola joue le rôle de médiateur entre Kigali et Kinshasa.

A l’occasion de la visite d’Etat du président angolais à Paris, jeudi 16 et vendredi 17 janvier, l’Elysée ne cesse de le répéter : « La France soutient totalement, soutient fortement, soutient activement » le processus de Luanda qui désigne les efforts de médiation du président João Lourenço dans le conflit qui oppose Kigali à Kinshasa dans l’est de la RDC. A tel point que le sujet sera « au centre de l’entretien » entre le chef de l’Etat angolais et son homologue français, Emmanuel Macron, affirme encore la présidence française selon qui « les efforts de l’Angola » dans ce dossier sont « très forts, mais […] aussi difficiles », particulièrement depuis l’échec du sommet qui devait réunir les présidents congolais et rwandais le 15 décembre en Angola. 

« Tous les sujets seront mis sur la table » au cours de l’entrevue entre Emmanuel Macron et João Lourenço avec pour objectif de « faire avancer la paix » et de « relancer le processus de Luanda », poursuit l’Elysée. Alors que des sources diplomatiques occidentales ont récemment révélé que « la question des sanctions contre le Rwanda n’est plus un tabou », le sujet pourrait être abordé afin de pousser le président angolais à agir en sa qualité de médiateur et de futur président de l’Union africaine (UA).

Reste que, jusqu’à présent – et même si plusieurs rapports de l’ONU en attestent -, l’organisation continentale n’a jamais évoqué la présence de militaire rwandais dans l’est de la RDC et qu’en ce qui concerne les sanctions, les pays africains s’y montrent toujours très réticents, en particulier ceux qui siègent au sein du Conseil de sécurité des Nations unies.

João Lourenço au Forum d’affaires Angola-France organisé au siège du Medef vendredi

Outre la situation dans la région des Grands Lacs, la visite d’Etat de João Lourenço à Paris aura aussi une forte tonalité économique avec des objectifs parallèles pour chacun des deux pays : accélérer la diversification de ses investissements en Angola aujourd’hui archi-dominés par les activités pétrolières pour la France ; diversifier l’économie angolaise dans sa globalité pour Luanda. A cette occasion, la conclusion de nombreux partenariats est donc attendue, d’autant plus que le président Lourenço assistera au Forum d’affaires Angola-France qui rassemblera des entreprises des deux pays au siège du Medef, l’organisation patronale française, vendredi. 

L’entreprise française Suez devrait, par exemple, en profiter pour officialiser la signature d’un important contrat dans le traitement des eaux usées en Angola. Un financement devrait également être conclu entre la banque française Société Générale et les autorités angolaises pour l’achat d’un satellite d’observation de la Terre qui sera fabriqué par Airbus à Toulouse, dans le sud-ouest de la France. Pour l’Angola, l’objectif est de cartographier ses ressources en pétrole, en minerais mais aussi en eau pour l’agriculture.

En matière agricole justement, un accord préliminaire devrait être signé avec l’Agence française de développement (AFD) concernant un immense projet d’irrigation alors que la coopération se poursuit pour reconstituer une filière café. Dans un tout autre domaine, les Angolais envisagent par ailleurs de solliciter la Société française d’équipements hospitaliers (SFEH) pour ouvrir un hôpital ophtalmologique dans leur capitale. Enfin, les discussions porteront aussi sur le projet de ligne ferroviaire du corridor de Lobito, un projet d’infrastructure majeur destiné à acheminer les minerais extraits en RDC et en Zambie vers l’océan Atlantique que la France encourage au même titre que ses partenaires européens et américain.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Sonko répond sèchement à Macron sur le départ des bases militaires françaises

by admin9775 7 janvier 2025
written by admin9775

Le Premier ministre conteste l’affirmation selon laquelle le départ des bases françaises aurait fait l’objet de négociations préalables. « La France n’a ni la capacité ni la légitimité pour assurer à l’Afrique sa sécurité et sa souveraineté », tranche-t-il

(SenePlus) – Dans une déclaration cinglante ce lundi 6 janvier 2025, le Premier ministre Ousmane Sonko a vivement réagi aux propos tenus par le président français Emmanuel Macron lors de la conférence annuelle des ambassadeurs à l’Élysée, concernant le retrait des bases militaires françaises d’Afrique.

Le chef du gouvernement a particulièrement contesté l’affirmation du président Macron selon laquelle le départ des bases françaises aurait fait l’objet de négociations préalables avec les pays africains concernés. « Dans le cas du Sénégal, cette affirmation est totalement erronée », a déclaré Ousmane Sonko, ajoutant qu' »aucune discussion ou négociation n’a eu lieu à ce jour ».

Le Premier ministre a tenu à réaffirmer que la décision de faire partir les bases militaires françaises « découle de sa seule volonté, en tant que pays libre, indépendant et souverain », rejetant ainsi la version du président français qui avait suggéré avoir « consenti la primeur de l’annonce à ces pays africains » par « simple commodité et par politesse ».

La réponse de Sonko s’est faite particulièrement acerbe lorsqu’il a abordé la déclaration de Macron affirmant « qu’aucun pays africain ne serait aujourd’hui souverain, si la France ne s’était déployée ». Le Premier ministre sénégalais a réfuté cette vision, soulignant que « la France n’a ni la capacité ni la légitimité pour assurer à l’Afrique sa sécurité et sa souveraineté ». Il a notamment cité l’exemple de l’intervention française en Libye, qui selon lui, a « contribué à déstabiliser certains pays africains […] avec des conséquences désastreuses notées sur la stabilité et la sécurité du Sahel ».

Dans une conclusion particulièrement mordante, le Premier ministre a rappelé le rôle crucial des soldats africains dans la libération de la France pendant la Seconde Guerre mondiale. « Si les soldats Africains, quelque fois mobilisés de force, maltraités et finalement trahis, ne s’étaient pas déployés lors la deuxième guerre mondiale pour défendre la France, celle-ci serait, peut être aujourd’hui encore, Allemande », a-t-il déclaré.

Cette passe d’armes entre les dirigeants français et sénégalais intervient dans un contexte de redéfinition des relations franco-africaines, marqué par une volonté croissante d’autonomie des États africains dans la gestion de leur sécurité et de leur souveraineté.

seneplus VIA CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Burundi-RDC : Tshisekedi et Ndayishimiye abordent des questions de coopération bilatérale et sécuritaire

by admin9775 23 décembre 2024
written by admin9775

Un tête-à-tête a eu lieu dimanche à Bujumbura, au Burundi, entre le Président de la République démocratique du Congo et son homologue burundais, dans le cadre d’une visite d’amitié, a-t-on appris de la Présidence congolaise.

« Les deux Chefs d’État ont eu un échange de près de deux (2) heures portant entre autres sur des questions de coopération bilatérale et de sécurité », a écrit la Présidence sur son compte X.

Cette visite du Président de la République Félix Tshisekedi dans la capitale burundaise fait partie des efforts diplomatiques déployés par le Chef de l’État pour promouvoir le développement et la stabilité dans la région des Grands Lacs.

Les Présidents Tshisekedi et Ndayishimiye ont d’excellentes relations fraternelles, et les deux pays sont liés par des liens historiques de coopération. Le dernier tête-à-tête entre les deux dirigeants date du 5 septembre 2024, à Beijing, en marge du 9ème Forum sur la coopération Chine-Afrique (Focac 2024).

Cette rencontre a eu lieu 24 heures après une entrevue similaire entre Félix Tshisekedi et son homologue de la République du Congo, Denis Sassou N’guesso. Ensemble, ils avaient abordé plusieurs sujets d’intérêt commun entre les deux Congo, ainsi que la situation sécuritaire dans l’est de la RDC.

ACP/CONGO PUB Online

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La Namibie élit sa première présidente

by admin9775 4 décembre 2024
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La Namibie a élu sa première femme présidente, Netumbo Nandi-Ndaitwah, 72 ans, issue du parti au pouvoir, dès le premier tour avec 57,31% des suffrages, a annoncé mardi soir la commission électorale de ce pays désertique d’Afrique australe.

La Swapo, parti de l’actuelle vice-présidente surnommée « NNN », dirige le vaste pays riche en minerais, qui compte seulement trois millions d’habitants, dont les deux tiers ont moins de 30 ans, depuis son indépendance en 1990.

« Merci pour votre confiance », a sobrement déclaré la nouvelle présidente, en robe longue de soie orangée, fines lunettes et chapeau assorti, affirmant qu’elle tiendrait ses engagements pris auprès des électeurs.

Pendant une campagne où elle s’est évertuée à faire rimer vieillesse et sagesse, elle a notamment promis la création en cinq ans de plus de 250.000 emplois, avertissant que « le monde de l’entreprise ne peut prospérer que si la politique est stable ». Elle s’est aussi engagée à attirer des investissements « grâce à la diplomatie politique ».

Fille d’un pasteur anglican, passée par la Russie lors de son exil dans les années 1970, la militante a fait ses classes au Komsomol, l’organisation de jeunesse du parti communiste soviétique. Figure de la lutte pour l’indépendance, Mme Nandi-Ndaitwah porte des positions conservatrices, étant notamment partisane d’une législation stricte en matière d’avortement.

Son premier opposant, le candidat du parti des Patriotes indépendants pour le changement (IPC), Panduleni Itula, arrive loin derrière avec seulement 25,50% des voix dans cette élection qui a connu une forte participation, mais aussi de nombreux cafouillages obligeant à prolonger le scrutin de plusieurs jours.

La Swapo a également remporté les élections législatives qui se tenaient en même temps, en obtenant 51 sièges contre 20 pour l’IPC. Ce score est toutefois en baisse par rapport aux 63 sièges détenus par la Swapo dans l’assemblée précédente.

« Multiples irrégularités »

Les élections présidentielle et législatives du 27 novembre ont dû être prolongées à deux reprises en raison de problèmes logistiques et techniques, avec notamment une pénurie de bulletins de vote. Le premier jour du vote, d’interminables files d’attente ont obligé certains électeurs à abandonner, après avoir attendu jusqu’à 12 heures. Le pays, fier de sa paisibilité et de la solidité de sa démocratie, s’est largement déplacé avec une participation à plus de 76% des inscrits, selon la commission électorale.

M. Itula, ex-dentiste et avocat de 67 ans, a dénoncé des élections chaotiques qui ont fait l’objet, selon lui, de « multiples irrégularités ». Il a indiqué qu’il entendait faire « annuler » selon « les procédures prévues » ce scrutin, « quel que soit le résultat ». « Nous ne pouvons qualifier ces élections de libres, équitables et légitimes », a-t-il dénoncé samedi.

L’organisation des avocats en droits humains d’Afrique australe, qui avait dépêché une mission d’observation, a rapporté « des retards délibérés dans l’arrivée des bulletins de vote ».

Des cas de surchauffe des tablettes électroniques servant à vérifier les identités et les pénuries de bulletin dans de nombreux bureaux, ayant considérablement ralenti le scrutin, ont été soulignés par les missions d’observation de l’Union africaine (UA) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

La « frustration des jeunes »

L’Organisation du peuple du Sud-Ouest africain (Swapo), l’ex-mouvement d’inspiration marxiste du temps de la lutte contre l’occupation de l’Afrique du Sud de l’apartheid, a récemment vu sa popularité s’éroder sous le poids du chômage massif des jeunes, devenus une large part de l’électorat.

La Namibie, qui figure parmi les premiers fournisseurs mondiaux d’uranium, demeure, après l’Afrique du Sud, le deuxième pays le plus inégalitaire de la planète, selon la Banque mondiale.

« L’abondante activité minière ne se traduit pas vraiment par une amélioration des infrastructures, ni par des opportunités d’emploi », observe l’analyste indépendante Marisa Lourenço, ce qui « alimente la frustration des jeunes ». Quelque 46% des 18-34 ans étaient sans emploi en 2018, selon les derniers chiffres officiels.

voa via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Félix Tshisekedi et Paul Kagame se rencontreront le dimanche 15 décembre à Luanda

by admin9775 4 décembre 2024
written by admin9775

Les présidents congolais, Félix Tshisekedi et rwandais, Paul Kagame se rencontreront le dimanche 15 décembre à Luanda, dans le cadre de la recherche d’une solution durable au conflit armé qui embrase la partie Est de la RDC. Les deux dirigeants seront face à leur homologue angolais, João Lourenço, médiateur désigné par l’Union africaine.

Le sommet tripartite marque une nouvelle étape dans les efforts de pacification de la région des Grands Lacs. Il s’inscrit dans la continuité des engagements pris le 25 novembre dernier à Luanda, où les ministres des Affaires étrangères de deux pays avaient signé le “Concept d’opérations” (CONOPS).

Le document stratégique prévoit des mesures pour démanteler les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), basées dans l’est de la RDC, et le retrait progressif des troupes rwandaises du territoire congolais. En échange, Kigali s’est investi à cesser toute incursion transfrontalière.

Ces engagements mutuels, pris sous médiation angolaise, visent à atténuer les tensions nées du soutien du Rwanda au M23, un groupe armé actif dans le Nord-Kivu, qui a repris les hostilités depuis novembre 2021 après avoir été vaincu en 2012. Pire, le groupe armé s’est emparé, malgré la trêve, de plusieurs localités, plongeant la province dans une crise humanitaire majeure.

– Un sommet porteur d’espoir –

La rencontre est perçue comme une opportunité décisive pour rétablir la paix et la stabilité dans la région. Elle permettra d’évaluer les progrès réalisés conformément à l’application du CONOPS et d’apporter des réponses concrètes aux souffrances des populations affectées par le conflit. La communauté internationale, comme les acteurs locaux, attendent avec impatience les résultats de ce rendez-vous, qui pourrait poser les jalons d’un apaisement des tensions entre Kinshasa et Kigali.

L’initiative angolaise, soutenue par l’Union africaine, témoigne d’une volonté régionale de mettre fin aux conflits armés et d’ouvrir une nouvelle ère de coopération. La capacité de Lourenco à réunir autour d’une même table Tshisekedi et Kagame, malgré leurs relations tendues, est perçue comme une avancée majeure saluée notamment par le président américain lors de sa visite dans la capitale angolaise.

AA via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Mali: le Premier ministre Choguel Maïga démis de ses fonctions après avoir critiqué les militaires au pouvoir

by Sam's Londele 21 novembre 2024
written by Sam's Londele

Choguel Maïga n’est plus le Premier ministre du Mali. Un décret présidentiel lu mercredi 20 novembre soir à la télévision d’État ORTM, par le secrétaire général de la présidence, met un terme aux fonctions du Premier ministre et à celles de tous les membres du gouvernement. Ce limogeage semblait inéluctable après les propos virulents tenus samedi 16 novembre par le désormais ex-Premier ministre. Il avait notamment reproché aux militaires au pouvoir de ne pas l’impliquer dans les décisions et d’avoir reporté unilatéralement les élections devant marquer le retour à l’ordre constitutionnel.

Choguel Maïga avait été nommé en juin 2021, après le second coup d’État militaire. La précédente équipe – le président Bah N’Daw et le Premier ministre Moctar Ouane – avait tenté d’écarter certains colonels putschistes du gouvernement, ce qui avait provoqué cette « rectification de la Transition », selon l’euphémisme officiel.

Choguel Maïga, qui dénonçait jusqu’alors « un régime militaire déguisé », choisit de prendre sa part du pouvoir et accède à la Primature. Mais en dépit de certaines déclarations fracassantes, comme le fameux « abandon en plein vol » qui visait la France à la tribune des Nations unies – à peine trois mois après sa nomination -, Choguel Maïga n’exerce pas réellement le pouvoir.

Ses relations avec les colonels, récemment promus généraux, se dégradent progressivement. Depuis un an, la tension était montée d’un cran et en mai, l’un de ses proches collaborateurs avait même dénoncé cette éviction du pouvoir. Ce qui lui avait valu d’être emprisonné et condamné pour « atteinte au crédit de l’État ».

Choguel Maïga pourrait être visé par des poursuites judiciaires

Choguel Maïga, limogé, devrait poursuivre sa stratégie et tenter de se repositionner en opposant, dans la perspective d’éventuelles futures élections. Mais il lui sera difficile de convaincre, après trois ans et demi au service du régime.

Choguel Maïga peut aussi désormais redouter la « Justice » de la Transition : ces derniers jours, les organisations pro-junte l’ont accusé de « haute trahison » et de « déstabilisation ». Choguel Maïga pourrait à son tour être visé par des poursuites judiciaires, voire même mis en détention de manière préventive, ce qui l’empêcherait de s’exprimer et de mener ses activités politiques. Comme avant lui de nombreuses figures de la politique malienne, toujours détenus, et pour lesquels Choguel Maïga ne s’est jamais battu.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Cameroun : l’UE accorde un prêt de 96 millions de dollarsCamerounCameroun : l’UE accorde un prêt de 96 millions de dollars

by Ruben Yale 20 novembre 2024
written by Ruben Yale

L’Union européenne accorde un prêt de 96 millions de dollars au Cameroun pour moderniser ses infrastructures.

L’Union européenne (UE) a annoncé, mardi, l’octroi d’un prêt de 91 millions d’euros (96 millions de dollars) au Cameroun sur une période de trois ans. Cette somme vise à revitaliser les infrastructures essentielles du pays et à renforcer son attractivité pour les investisseurs étrangers.

Cette décision a été officialisée lors d’une rencontre à Yaoundé entre des ministres camerounais et un représentant de l’UE. Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie du Cameroun, a détaillé les projets concernés par ce financement : le développement du secteur énergétique, la modernisation du réseau routier et la construction d’une ligne ferroviaire reliant le Cameroun au Tchad, pays voisin sans accès maritime. Le prêt inclut également la construction d’un pont sur le fleuve Ntem, qui servira de lien entre le Cameroun et la Guinée équatoriale.

Depuis plusieurs années, le Cameroun peine à rénover ses infrastructures vieillissantes dans les domaines des transports, de l’énergie et des ports. Cette situation est aggravée par un conflit séparatiste dans l’ouest du pays, qui a causé la mort de plus de 6 000 personnes et déplacé 760 000 autres, selon l’International Crisis Group.

L’Union européenne joue déjà un rôle crucial dans les projets de développement camerounais. Elle finance notamment la construction d’un barrage hydroélectrique dans le centre du pays et d’un pont reliant le Cameroun et le Tchad.

Cependant, ce nouveau prêt est assorti de conditions strictes. Jean-Marc Chataigner, ambassadeur de l’UE au Cameroun, a insisté sur la nécessité d’une gestion transparente des fonds. « Le gouvernement doit garantir que les entreprises responsables des infrastructures disposent pleinement des ressources nécessaires », a-t-il affirmé.

Cette exigence de bonne gouvernance n’est pas anodine dans un pays où la corruption reste un fléau. Selon la Commission nationale anti-corruption, le Cameroun aurait perdu plus de 184 millions de dollars à cause de pratiques frauduleuses en 2023.

Le ministre Ousmane Mey a exprimé son espoir de voir ce prêt attirer des investisseurs privés pour accompagner la transformation économique du pays.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Somaliland : l’opposant Cirro remporte la présidentielle

by Sam's Londele 19 novembre 2024
written by Sam's Londele

Au Somaliland, le leader de l’opposition Abdirahman Mohamed Abdullahi a remporté l’élection présidentielle de mercredi dernier.

Plus connu sous le nom de Cirro, le chef du Parti national Waddani a battu le président sortant Muse Bihi Abdi, selon ce que rapporte le média Garowe Online.

L’homme de 68 ans a obtenu 64 % des voix contre 35 % pour son adversaire d’après les résultats communiqués par la commission électorale du Somaliland, cité par Garowe.

Le Somaliland, territoire sécessionniste de la Somalie, jouit d’une autonomie de fait depuis 1991, mais il n’a été reconnu par aucun pays, ce qui limite l’accès aux financements internationaux et la capacité de ses 6 millions d’habitants à voyager.

Le pays occupe une position stratégique à la jonction de l’océan Indien et de la mer Rouge.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Afrique du Sud : la police ne tentera pas de sauver les mineurs illégaux

by Ruben Yale 15 novembre 2024
written by Ruben Yale

Le gouvernement sud-africain déclare qu’il n’aidera pas les quelque 4 000 mineurs illégaux qui se trouvent à l’intérieur d’une mine fermée dans le Nord-Ouest du pays.

Le porte-parole de la police a qualifié de « dangereuse » la tentative de sauvetage des mineurs pris au piège.

Ces derniers se sont vu refuser l’accès aux produits de base dans le cadre d’une stratégie officielle de lutte contre l’exploitation minière illégale.

« Nous avons consulté le DMRE (Département des ressources minérales et de l’énergie) et ils nous disent que ce n’est pas sûr, qu’il est inhumain d’autoriser les gens à descendre dans cette mine. Nous avons pris la décision qu’aucun officier de police, aucun soldat, aucun fonctionnaire ne descendrait dans une mine abandonnée. Tout d’abord, des gaz dangereux y circulent. Il y a un risque élevé de perte de vies humaines », a déclaré Athlenda Mathe, porte-parole de la police nationale.

Les mineurs du puits de mine de Stilfontein souffriraient d’un manque de nourriture, d’eau et d’autres produits de première nécessité depuis que la police a fermé les entrées utilisées pour transporter leurs provisions sous terre.

Cette opération s’inscrit dans le cadre de l’opération Vala Umgodi, ou Close the Hole, de la police, qui consiste à couper les vivres des mineurs pour les forcer à remonter à la surface et à se faire arrêter.

« Cela montre que le gouvernement a l’intention de commettre au moins un génocide. Je veux dire que notre gouvernement a engagé une procédure contre Israël pour ne pas avoir fourni de nourriture à la population. Aujourd’hui, nous sommes en Afrique du Sud. Le même gouvernement ne peut pas fournir de la nourriture aux gens qui meurent dans le même pays. », a expliqué Thembile Botman, bénévole et leader de la communauté.

La police continue jeudi à surveiller les zones autour de la mine afin d’attraper tous ceux qui apparaissent sous terre.

L’exploitation minière illégale reste courante dans les anciennes régions aurifères d’Afrique du Sud, les mineurs s’introduisant dans des puits fermés pour creuser à la recherche d’éventuels gisements restants.

Africanews via CONGO PUB Online

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