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Communications politiques

Communications politiques

RDC : crise ouverte à l’AFDC-A, Modeste Bahati destitué par une fronde interne

by admin9775 26 mars 2026

De fortes tensions secouent l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et sa plateforme alliée, l’AFDC-A, où une crise interne a débouché sur la destitution de son autorité morale, Modeste Bahati Lukwebo, ce mercredi 25 mars 2026.

L’annonce a été faite à l’issue d’une conférence de presse tenue à Kinshasa, marquant un véritable coup de théâtre au sein de cette formation politique influente. Les instances dirigeantes ont, dans la foulée, mis en place un comité de crise et désigné Clovis Otto Bahizi comme coordonnateur intérimaire, chargé de piloter le parti jusqu’à la tenue d’un congrès.

Ce dernier, désormais à la tête de la transition, a publiquement pris ses distances avec Modeste Bahati Lukwebo, le qualifiant d’« ancien autorité morale », entérinant ainsi la rupture au sommet du regroupement.

Des accusations de gestion opaque et de dérives internes

Plusieurs griefs sont avancés pour justifier cette destitution, notamment une sortie médiatique récente de Modeste Bahati Lukwebo jugée unilatérale et non concertée avec les cofondateurs. Les cadres du parti dénoncent également une gestion opaque, un déficit de communication interne et un manque de consultation des organes décisionnels.

À cela s’ajoutent des accusations de népotisme et de favoritisme, certains militants évoquant une gestion à caractère familial de la formation politique, devenue un point de crispation majeur.

Un tournant politique et une recomposition en vue

La mise en place du comité de crise et la désignation de Clovis Otto Bahizi marquent une nouvelle orientation stratégique pour l’AFDC-A, qui affiche désormais son alignement sur la ligne de l’Union sacrée de la Nation, notamment sur le débat autour de la révision ou du changement de la Constitution.

Un congrès est annoncé dans les prochaines semaines afin de redéfinir les structures dirigeantes et tenter de restaurer la cohésion interne, dans un contexte d’incertitude sur l’avenir du regroupement.

Des proches de Bahati dénoncent une manœuvre

Du côté des fidèles de Modeste Bahati Lukwebo, cette destitution est rejetée en bloc. Certains parlent d’une « pièce de théâtre », estimant qu’il s’agit d’une tentative de repositionnement politique d’un courant en difficulté.

Ils rappellent qu’un congrès aurait été récemment organisé, au cours duquel les cadres et militants auraient renouvelé leur confiance à leur leader, remettant ainsi en cause la légitimité de la décision annoncée.

Cette crise interne illustre les recompositions en cours au sein de la classe politique en République démocratique du Congo, sur fond de rivalités de leadership et de repositionnements stratégiques à l’approche des échéances politiques futures.

Par Marius Bopenga
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272 Vues
26 mars 2026
À la UneCommunications politiques

Jean-Marc Kabund plaide pour un dialogue national afin d’isoler l’influence du Rwanda en République démocratique du Congo

by admin9775 13 mars 2026

Le leader de l’Alliance pour le Changement (A.Ch), Jean-Marc Kabund, appelle à la tenue d’un dialogue politique inclusif entre Congolais afin de mettre fin à la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo et de réduire l’influence du Rwanda dans les affaires internes du pays.

Selon l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, ce dialogue ne doit pas seulement viser à régler les causes internes du conflit, mais également permettre d’isoler ce qu’il qualifie d’agresseur extérieur.

Pour lui, il est temps d’ouvrir des pourparlers où les Congolais pourront se parler, se pardonner et reconstruire la cohésion nationale.

Préserver l’intégrité du territoire

Dans son plaidoyer, Jean-Marc Kabund affirme placer l’intérêt national au-dessus des clivages politiques. Se présentant comme un rassembleur, il exhorte les Congolais à protéger ce qu’il considère comme les priorités fondamentales du pays : l’intégrité territoriale et la dignité du peuple congolais.

Selon lui, un dialogue sincère et courageux entre les différentes forces politiques permettrait d’amorcer une désescalade dans l’est du pays, où les violences persistent.

L’opposant estime également que l’absence de cohésion nationale expose la RDC à un risque de balkanisation, dans un contexte marqué par les tensions sécuritaires dans les provinces orientales.

Appel à un cessez-le-feu

Alors que la situation humanitaire continue de se détériorer dans l’est du pays, Kabund appelle à un cessez-le-feu immédiat afin de préserver les vies civiles.

Il critique par ailleurs les acteurs politiques qui, selon lui, exploitent les souffrances de la population pour des calculs politiques à court terme.

« Combien de fois faudra-t-il encore rappeler que la solution à cette guerre est avant tout politique ? », interroge-t-il, estimant que la réponse militaire seule ne pourra pas résoudre durablement le conflit.

Une campagne diplomatique en Europe

Dans le cadre de ce plaidoyer, Jean-Marc Kabund a récemment mené une campagne de lobbying en Europe pour convaincre la communauté internationale de soutenir l’organisation d’un dialogue national inclusif.

Le 25 février à Bruxelles, il a notamment rencontré le représentant spécial de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs, Johan Borgstam.

Cette démarche s’inscrit, selon lui, dans une stratégie visant à mobiliser des partenaires capables d’influencer la paix dans la région.

L’appel à l’implication internationale

À travers cette initiative, l’ancien dirigeant parlementaire souhaite également impliquer des organisations internationales comme le Conseil de sécurité des Nations unies et l’Union européenne afin de renforcer la pression diplomatique en faveur d’une solution politique.

Pour Jean-Marc Kabund, les résolutions internationales doivent être pleinement appliquées et les partenaires étrangers doivent contribuer au respect du droit international et à la protection des populations civiles.

L’opposant affirme enfin rester disponible pour soutenir toute initiative visant à restaurer la paix, tout en rappelant que la défense de l’intégrité territoriale et la protection des civils demeurent, selon lui, des priorités non négociables pour l’avenir de la RDC.

Par Pascal Kabeya
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253 Vues
13 mars 2026
Communications politiques

Freddy Kita appelle à l’unité nationale et au dialogue pour surmonter les défis de la République démocratique du Congo

by admin9775 8 mars 2026

Face aux nombreux défis qui freinent le progrès de la République démocratique du Congo, l’acteur politique Freddy Kita se dit convaincu de la capacité du peuple congolais à les surmonter. L’ancien vice-ministre de la Coopération internationale plaide pour un travail collectif afin de construire un avenir meilleur pour les générations futures.

Le leader du Camp de la République appelle ainsi tous les Congolais, sans distinction de région, de langue ou de religion, à se rassembler autour d’un idéal commun de paix, de justice et de prospérité.

« Nous devons mettre fin aux divisions et aux conflits qui nous affaiblissent et profiter de nos différences pour construire un pays plus fort et plus uni », a-t-il insisté, rappelant que la diversité du pays constitue une richesse qu’il faut valoriser pour le bien de tous.

Paix, sécurité et encadrement de la jeunesse

Freddy Kita estime que la paix et la sécurité restent des conditions indispensables pour le développement du pays. À ce titre, il a adressé un message de soutien aux forces armées congolaises pour leur engagement dans la défense du territoire.

Selon lui, le renforcement de la stabilité nationale passe notamment par l’encadrement de la jeunesse, la promotion de la réconciliation et le dialogue entre les différentes communautés du pays.

Le dialogue comme voie de solution

Le leader politique plaide également pour un dialogue organisé par les Congolais eux-mêmes afin d’aborder les questions majeures qui préoccupent la nation.

« Je rappelle l’importance du dialogue entre Congolais pour résoudre nos problèmes et construire un avenir commun. Nous devons créer un espace de dialogue inclusif et constructif pour aborder les questions qui nous préoccupent et trouver des solutions durables pour notre pays », a-t-il déclaré.

Freddy Kita met notamment en garde contre la menace de balkanisation qui pèse sur la partie orientale du pays et estime que seule une mobilisation nationale permettra d’y faire face.

Constitution et francophonie

S’exprimant sur le débat récurrent autour de la Constitution, l’acteur politique estime que celle-ci doit être respectée et défendue, tout en rappelant qu’elle peut évoluer selon les circonstances et les besoins du pays.

Par ailleurs, il a exprimé son soutien à la candidature de Juliana Lumumba au poste de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, soulignant la place importante de la RDC dans l’espace francophone.

Hommage au chef de l’État

Enfin, Freddy Kita a rendu hommage au président Félix Tshisekedi pour ses efforts en faveur de la paix et de la stabilité du pays.

Selon lui, l’engagement du chef de l’État pour la démocratie et la bonne gouvernance constitue un exemple qui doit encourager l’ensemble des acteurs politiques à travailler ensemble pour consolider les acquis et renforcer l’unité nationale.

Par Pascal Kabeya
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200 Vues
8 mars 2026
À la UneCommunications politiques

Modeste Bahati Lukwebo dénonce un « complot » et réaffirme sa loyauté envers Félix Tshisekedi

by admin9775 5 mars 2026

Le deuxième vice-président du Sénat et président national de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés (AFDC-A) a animé, mercredi 4 mars 2026, une conférence de presse consacrée à plusieurs dossiers brûlants de l’actualité en République démocratique du Congo.

Au centre de son intervention : la dénonciation d’un « complot » contre sa personne, la question d’une éventuelle révision constitutionnelle, le débat autour du mandat ou de la mission présidentielle, son soutien à l’accord de Washington et la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

Une « cabale » autour d’un dossier brassicole à Bukavu

Modeste Bahati affirme être la cible d’une « cabale montée par des officines » en lien avec l’acquisition de la succursale d’une société brassicole à Bukavu, auprès d’une entreprise néerlandaise.

Il dénonce un « rapport erroné » le présentant comme actionnaire d’une société ayant racheté cette entité.

« Cette information est fausse et infondée. J’ai décidé de saisir la justice pour rétablir mon honneur et ma réputation », a-t-il déclaré.

Originaire d’une province fortement touchée par le conflit armé, il juge « inconcevable » qu’on puisse l’associer à des intérêts liés, selon lui, aux zones sous contrôle de l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars, qu’il accuse d’être soutenus par le Rwanda.

Il y voit une tentative de le diaboliser et de l’opposer au chef de l’État, à qui il réaffirme sa « loyauté » et son « apport politique et stratégique ».

Deux ministres invités à s’expliquer

Pour toute précision sur ce dossier, le sénateur renvoie vers le ministre des Finances, Doudou Fwamba, et celui de la Coopération régionale, Floribert Anzuluni.

Soutien à l’accord de Washington

Modeste Bahati a exprimé son soutien à l’accord de Washington ainsi qu’aux initiatives diplomatiques en cours, saluant la « diplomatie agissante » de Félix Tshisekedi. Il appelle les Congolais à accompagner le président dans ses efforts pour le retour de la paix.

Cessez-le-feu : crainte d’une partition

Concernant le cessez-le-feu dans l’Est, il met en garde contre un statu quo militaire qui pourrait, selon lui, favoriser une forme de balkanisation.

« Aujourd’hui, une bonne partie du Nord-Kivu et du Sud-Kivu est occupée et administrée par l’AFC/M23 soutenu par le Rwanda. Ceux qui soutiennent le statu quo appuient la partition de notre pays », a-t-il averti.

Il plaide pour l’application stricte de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui exige notamment le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais.

Mandat ou mission présidentielle ?

Sur la polémique autour du mandat ou de la mission du président de la République, le leader de l’AFDC-A dénonce un « débat stérile », estimant que certains acteurs politiques cherchent à flatter le chef de l’État.

Il précise toutefois que si la question est officiellement soumise au sein de l’Union sacrée de la nation, elle pourrait être examinée dans un cadre institutionnel approprié.

Dialogue après le retrait des troupes étrangères

Sans exclure l’idée d’un dialogue politique, Modeste Bahati estime que l’urgence demeure sécuritaire :

« La priorité, c’est d’abord le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais. Après, nous pourrons parler entre nous, Congolais. »

Mise en garde aux « courtisans »

En conclusion, le deuxième vice-président du Sénat a mis en garde ceux qu’il accuse de stigmatiser certains dirigeants pour se rapprocher des cercles du pouvoir.

« Qu’ils se rappellent du passé récent et qu’ils ne s’exposent pas au retour de la manivelle », a-t-il prévenu.

Bahati Lukwebo affirme que, pendant que le pays souffre de la gouffre, certaines personnes à Kinshasa cherchent à le salir. Modeste Bahati Lukwebo lâche une vérité et dit haut ce que les autres murmurent : « le pays n’a pas un problème de textes, mais un problème d’hommes »

Par Marius Bopenga
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245 Vues
5 mars 2026
À la UneCommunications politiques

Attaque du siège d’Ensemble pour la République à Tshangu : Mike Mukebayi saisit les missions diplomatiques

by admin9775 23 février 2026

Le siège de l’interfédération de Ensemble pour la République à Tshangu, formation politique dirigée par Moïse Katumbi, aurait été attaqué dans la nuit du 21 au 22 février 2025, selon des responsables du parti.

À la suite de cet incident, Mike Mukebayi, coordonnateur provincial d’Ensemble pour la République à Kinshasa, a adressé un mémorandum aux organisations internationales et aux missions diplomatiques présentes en République démocratique du Congo.

Dans ce document, il interpelle les institutions dont le mandat inclut la protection des droits civiques et politiques, la défense du pluralisme démocratique et la prévention de la violence d’État. « Il ne s’agit pas d’une demande d’assistance. Il s’agit d’un acte d’interpellation formelle », écrit-il, soulignant la portée politique de sa démarche.

Le mémorandum vise à attirer l’attention de la communauté internationale sur le climat politique et sécuritaire, dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre pouvoir et opposition.

Par Marius Bopenga
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268 Vues
23 février 2026
À la UneCommunications politiques

Jean-Marc Kabund-a-Kabund exige un vrai dialogue, pas un « monologue » du pouvoir

by admin9775 8 février 2026

Dans un contexte sécuritaire et politique en dégradation constante, la voix de l’opposition institutionnelle se fait plus pressante. Jean-Marc Kabund-a-Kabund, président de la Coalition de la Gauche Congolaise (CGC), a lancé un appel solennel pour l’ouverture immédiate d’un dialogue politique national véritablement inclusif. Présenté comme « l’ultime rempart » contre la désintégration nationale, cet appel a été formulé lors de la cérémonie d’échange de vœux avec les responsables des partis membres de la CGC.

Face à une assemblée de cadres politiques, M. Kabund a dressé un tableau sombre de la situation nationale, pointant du doigt l’aggravation dramatique de la crise sécuritaire dans l’Est, notamment au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri, et son inquiétante propagation à d’autres régions. « Cette spirale de violence ne fait pas que endeuiller le pays ; elle sape méthodiquement notre cohésion nationale, rendant la République vulnérable aux menaces de balkanisation et aux appétits prédateurs de puissances étrangères », a-t-il averti.

Pour le leader de la CGC, le dialogue n’est ni une fin en soi, ni une marque de faiblesse de l’opposition, mais une « solution intermédiaire indispensable ». Il en définit la finalité opérationnelle : imposer un cessez-le-feu durable, négocier un accord politique global, et tracer une feuille de route incontestable conduisant à des élections crédibles, transparentes et apaisées, dans le strict respect du calendrier constitutionnel.

Réfutant avec véhémence les accusations d’opportunisme, M. Kabund a ancré sa proposition dans l’histoire politique congolaise. « De la Table ronde de Bruxelles aux divers dialogues nationaux, notre pays a systématiquement trouvé dans le dialogue la clé pour sortir des impasses les plus graves, éviter le chaos et préserver notre intégrité territoriale », a-t-il rappelé, invitant à tirer les leçons du passé.

Toutefois, l’homme politique a immédiatement posé des garde-fous, mettant en garde contre tout « monologue politique déguisé ». Il a estimé qu’un pouvoir dont la légitimité est contestée ne saurait organiser seul les règles, choisir ses interlocuteurs ou imposer des lignes rouges. « Pour être légitime et porteur d’une paix durable, le dialogue doit être inclusif, équilibré, et placé sous une facilitation neutre et acceptée par tous », a-t-il insisté.

La participation de la CGC à un tel processus est conditionnée au respect de « principes sacro-saints » : l’inviolabilité de la Constitution, la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale. Jean-Marc Kabund a également listé des préalables politiques concrets, présentés comme des tests de bonne foi : la libération sans conditions des prisonniers politiques et d’opinion, la cessation des arrestations arbitraires, le retour garanti des exilés et la réouverture effective de l’espace démocratique et médiatique.

Cet appel intervient à un moment de forte tension, où la communauté nationale et internationale s’interroge sur les voies possibles pour stabiliser la RDC. La balle semble désormais dans le camp des autorités, sommées de répondre à une proposition qui se veut à la fois un rappel historique et un cadre de sortie de crise.

Par Marius Bopenga
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240 Vues
8 février 2026
Communications politiques

Pour l’ADECO, le dialogue sera un lieu d’échange et non de partage du pouvoir

by admin9775 3 février 2026

Le parti politique Alliance des démocrates congolais (ADECO) considère le dialogue national comme un véritable espace d’échanges entre les gouvernants et les gouvernés, portant sur les secteurs vitaux de la nation et débouchant sur des recommandations — et non sur un partage du pouvoir.

Son président, Alain Mbaya, l’a rappelé lundi 2 février au cours d’une déclaration faite devant la presse kinoise.

Il soutient également que cette rencontre politique devra servir de catalyseur pour la consolidation de la cohésion nationale et de la paix à travers le pays.

L’ADECO encourage ainsi le Chef de l’État à maintenir le cap de la justice transitionnelle, considérée comme un gage de la non‑répétition des atrocités inhumaines en RDC.

Pour ce parti membre de l’Union sacrée de la Nation, le président de la République doit également maintenir les décisions de justice à l’endroit des traîtres de la République, notamment les personnes condamnées à mort.

Suivez un extrait de ses propos :

Radio okapi

209 Vues
3 février 2026
À la UneCommunications politiques

Arrestation d’Aubin Minaku : Fayulu dénonce une violation de la Constitution et de l’État de droit

by admin9775 22 janvier 2026

L’arrestation, le 18 janvier, de l’ancien président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku, vice-président du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), continue de susciter de vives réactions politiques. L’opposant Martin Fayulu, chef de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), a réagi avec véhémence, dénonçant une atteinte grave aux droits humains et un « piétinement manifeste » de la Constitution de la République démocratique du Congo.

L’interpellation d’Aubin Minaku, menée à son domicile par des hommes armés sans qu’aucun mandat judiciaire ne soit présenté publiquement, a été qualifiée d’« arbitraire » par Martin Fayulu. Dans une déclaration largement relayée, ce dernier a rappelé que les articles 16, 17 et 18 de la Constitution garantissent la liberté individuelle, la dignité humaine et le droit à une procédure légale régulière.

« Les articles 16, 17 et 18 de notre Constitution ont été gravement violés […]. Nul n’est au-dessus de la loi. La RDC mérite l’État de droit, pas l’arbitraire », a déclaré Fayulu, insistant sur le fait que le rôle des services de sécurité doit être strictement encadré par la loi, particulièrement lorsqu’il s’agit de figures politiques ou d’opposants.

Le leader de l’opposition a mis en garde contre des pratiques qu’il estime « liberticides », susceptibles de porter atteinte à la liberté d’expression et au pluralisme politique. « On n’étouffe pas la vérité par l’intimidation ou les arrestations. Respectez les droits fondamentaux de chaque citoyen congolais », a-t-il plaidé, en référence aux récentes interpellations de communicateurs et personnalités critiques.

Fayulu a également appelé les autorités à garantir l’égalité de tous devant la loi, soulignant que la démocratie congolaise ne peut progresser que si les institutions judiciaires et policières respectent scrupuleusement les textes constitutionnels. Son intervention s’inscrit dans un contexte de tensions accrues entre le pouvoir et l’opposition, où plusieurs arrestations récentes ont été dénoncées par la société civile comme des atteintes à l’espace démocratique.

À ce jour, aucune communication officielle n’a précisé les motifs juridiques de l’arrestation d’Aubin Minaku, ni le lieu où il est détenu. Les autorités congolaises n’ont pas encore répondu aux demandes de transparence émanant de l’opposition et de la société civile.

Cette affaire relance le débat sur le respect des garanties constitutionnelles en RDC et alimente les craintes d’un rétrécissement de l’espace civique et politique, un sujet qui préoccupe également les observateurs internationaux des droits humains.

Par Pascal Kabeya
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368 Vues
22 janvier 2026
À la UneCommunications politiques

Le CDER met en garde contre le débat sur le fédéralisme jugé « inopportun »

by admin9775 3 décembre 2025

Alors que le débat sur la forme de l’État en République démocratique du Congo (État unitaire ou fédéral) refait surface, relancé récemment par l’ancien président de l’Assemblée nationale Olivier Kamitatu, le Courant des démocrates rénovateurs (CDER) de Jean-Lucien Bussa s’oppose fermement à cette discussion, qu’il juge malvenue et dangereuse dans le contexte actuel.

Dans une déclaration publique faite le 1er décembre 2025, le CDER estime que ce débat intervient à un moment de grande fragilité nationale, marqué par une crise sécuritaire persistante, des tensions identitaires et des menaces de balkanisation dans l’Est du pays. Pour ce mouvement politique, l’unité nationale doit primer sur toute tentative de réforme institutionnelle susceptible d’aggraver les divisions internes.

Le parti pointe du doigt l’échec partiel de la décentralisation, souvent exploitée à des fins politiques fondées sur l’appartenance ethnique ou régionale, comme une mise en garde contre une éventuelle transition vers le fédéralisme. Pour le CDER, aller dans cette direction reviendrait à fragiliser davantage la cohésion nationale.

Plus encore, le CDER qualifie la promotion du fédéralisme dans le contexte actuel de « crime historique et moral », accusant ses défenseurs de jouer le jeu des ennemis de la République. Selon le communiqué, les efforts politiques devraient plutôt se concentrer sur le renforcement de la sécurité, la consolidation de l’unité nationale et l’amélioration du bien-être des citoyens.

Le mouvement appelle ainsi la classe politique congolaise à faire preuve de responsabilité, en évitant les débats susceptibles d’enflammer davantage un pays déjà confronté à de multiples défis.

Radio okapi

374 Vues
3 décembre 2025
À la UneCommunications politiques

Emmanuel Ramazani Shadary affirme que le parti « n’est pas concerné » par l’arrêté du ministre de l’Intérieur

by admin9775 28 octobre 2025

Kinshasa, 27 octobre 2025 – Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a officiellement rejeté ce lundi la décision du Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, suspendant ses activités sur l’ensemble du territoire national. Dans une déclaration rendue publique, le Secrétaire permanent du parti, Emmanuel Ramazani Shadary, a qualifié cette mesure d' »acharnement politique » orchestré par le pouvoir en place.

Un rejet catégorique

« Le PPRD n’est pas concerné par l’arrêté ministériel encore moins par la décision de justice évoqués pour justifier la mesure », a affirmé Shadary. Il a insisté sur le fait que le parti demeure « un parti légalement constitué, disposant de sa personnalité juridique » et a rejeté « catégoriquement cette décision qui viole les principes démocratiques et traduit la dérive autoritaire du régime Tshisekedi ».

Dénonciation d’un étouffement de l’opposition

Le parti fondé par l’ancien président Joseph Kabila dénonce une tentative « d’étouffer les voix de l’opposition » dans un contexte politique particulièrement tendu, alors que le pays s’achemine vers d’importantes échéances électorales locales. Cette suspension intervient en effet à un moment crucial de recomposition du paysage politique congolais.

Justifications gouvernementales

De son côté, le ministère de l’Intérieur maintient sa position, justifiant la mesure par la nécessité de « préserver l’ordre public » et de faire respecter les décisions judiciaires en vigueur. Le gouvernement invoque des « troubles à l’ordre public » et des « activités contraires à la loi » pour légitimer cette suspension.

Débat sur l’espace démocratique

Cette nouvelle tension entre le pouvoir et le principal parti d’opposition ravive le débat sur la liberté d’expression et le pluralisme politique en République Démocratique du Congo. Plusieurs formations de l’opposition accusent régulièrement le gouvernement Tshisekedi de restreindre l’espace démocratique et d’utiliser les instruments administratifs et judiciaires pour museler ses détracteurs.

La situation place désormais la justice et les institutions démocratiques congolaises face à un test important, alors que le pays tente de préserver un équilibre délicat entre stabilité politique et respect des droits fondamentaux des partis politiques.

Par Marius Bopenga
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