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Nouvelles nécrologiques

Nouvelles nécrologiques

France: l’ancien Premier ministre Édouard Balladur est mort

by admin9775 1 septembre 2026

L’ex-Premier ministre français (1993-1995) s’est éteint ce 31 août 2026 à l’âge de 97 ans. Sa carrière a débuté en 1964, lorsqu’il devient le collaborateur de Georges Pompidou, alors chef du gouvernement. Elle s’achève à la fin des années 2000, lorsqu’il se retire peu à peu de la vie politique. Ce que laisse Édouard Balladur, c’est d’abord le souvenir d’un chef de gouvernement.

L'ancien Premier ministre français Édouard Balladur assiste à un défilé militaire marquant le baptême du grand amphithéâtre du ministère des Armées du nom de Pierre Messmer, aux Invalides à Paris, le 27 avril 2026.
L’ancien Premier ministre français Édouard Balladur assiste à un défilé militaire marquant le baptême du grand amphithéâtre du ministère des Armées du nom de Pierre Messmer, aux Invalides à Paris, le 27 avril 2026. © THOMAS SAMSON / AFP

Édouard Balladur est entré tardivement dans l’arène politique. Fidèle conseiller de Georges Pompidou, homme de cabinet, devenu secrétaire général de l’Élysée en 1973, c’est un inconnu des Français qui est élu député de Paris à la proportionnelle sous l’étiquette RPR, aux législatives de mars 1986. Le primo-élu du palais Bourbon (il a alors 57 ans) aime à dire qu’il est « l’un des plus jeunes hommes politiques de France ». Une arrivée sur le tard, mais qui le mène directement vers les plus hauts centres de décision : il participe comme ministre des Finances au premier gouvernement de cohabitation formé par Jacques Chirac, sous présidence mitterrandienne. Unique ministre d’État du gouvernement Chirac, aux attributions élargies – les pouvoirs d’arbitrage budgétaire du Premier ministre lui ont été octroyés – il devient l’artisan des privatisations, de Rhône-Poulenc à TF1 en passant par Total et la SEITA.

Trente ans plus tard, l’ancien grand argentier demeurait convaincu du bien-fondé de la politique de privatisations entreprise par le gouvernement auquel il appartenait. « Cela a été un grand succès, le nombre d’actionnaires est passé de 500 000 à six millions. C’est allé plus vite et plus loin que ce qu’avait fait dans la même durée Margaret Thatcher qui aujourd’hui sert de référence à quelques-uns », confiait-il en juillet 2016 à L’Opinion. Mais celui qui revendiquait d’être allé plus loin que l’ultra-libérale dame de fer préconisait aussi un « libéralisme ordonné et partagé », affirmant au passage que « laisser libre cours au marché, ce n’est pas renoncer à toute réglementation ». Ainsi, en 1986, l’abrogation de l’ordonnance de 1945, qui eut pour effet de libérer les prix, avait été accompagnée par la mise en place d’un Conseil de la concurrence, visant à éviter les éventuels abus et à préserver une croissance saine.

Théoricien d’une cohabitation pacifiée

Autre fait d’armes notoire du passage d’Édouard Balladur aux Finances, la suppression de l’IGF (impôt sur les grandes fortunes) en 1987. Bien des années plus tard, et après le rétablissement de la taxation du patrimoine par Michel Rocard dès 1988 avec l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune), l’ex-ministre d’État de l’Économie et des Finances continuait de recevoir encore « des lettres de contempteurs ou d’admirateurs », glissait-il à L’Express en 2006. L’homme n’éprouva – ou n’avoua – en fin de compte qu’un seul vrai regret dans son ministère, celui de ne pas être parvenu à mettre en place une grande politique de participation des salariés. « Je n’ai pas réussi à me faire comprendre », expliquait-il pour mieux masquer son amertume.

Réélu député en juin 1988, après la défaite de Jacques Chirac au second tour de la présidentielle face à François Mitterrand, Édouard Balladur n’en sera pas moins l’un des premiers ténors de la droite à soutenir ouvertement le traité de Maastricht en 1992. L’année suivante, l’opposition de droite obtient une majorité sans précédent à l’Assemblée nationale en remportant 84 % des sièges. Théoricien d’une cohabitation pacifiée dans laquelle l’opposition au président demeure respectueuse, Édouard Balladur incarne alors aux yeux de François Mitterrand un Premier ministrable de choix, et surtout une véritable alternative au retour de Chirac à Matignon. Il apprend d’ailleurs sa nomination de façon singulière, François Mitterrand l’ayant annoncée à la télévision sans avoir préalablement prévenu l’intéressé. « Il m’accueillit [à l’Élysée, ndlr] en me disant : « Bonsoir, monsieur le Premier ministre » ; dans son esprit, je n’avais pas à accepter ou à refuser sa décision, elle était acquise », racontait Édouard Balladur dans Le pouvoir ne se partage pas : Conversations avec François Mitterrand (Fayard), publié en 2009.

L’entreprise de charme de Mitterrand sur Balladur

Bien que de convictions et d’intérêts opposés, le Premier ministre Balladur et le président Mitterrand ont entretenu des relations courtoises pendant les deux années que dura la « cohabitation de velours », chacun des deux hommes s’employant à éviter soigneusement toute vexation ou provocation. « Sans la politique, nous aurions pu être amis, compte tenu de ce que je sais de vous et de ce que je suis », suggéra François Mitterrand à Édouard Balladur lors de leur première rencontre à l’Élysée. « Je ne répondis pas. L’entreprise de charme commençait ; elle allait durer plus d’un an », relatait le nouvel occupant de Matignon.

Chef du gouvernement, Édouard Balladur se donne un objectif, notamment, le « retour à la croissance ». Pour redresser les finances du pays, il réforme entre autres les retraites et lance une nouvelle série de privatisations d’entreprises publiques. Un grand emprunt d’État est lancé dès 1993. Le portefeuille du Budget est détenu par un proche du Premier ministre, Nicolas Sarkozy.

À peine installé rue de Varenne, le Premier ministre doit se prononcer sur le désengagement de la France dans son assistance militaire au Rwanda [retrait du contingent Noroît, ndlr]. « Une de mes premières décisions à Matignon a été de réduire considérablement la présence de nos forces militaires au Rwanda (…) et de quasi supprimer toutes les fournitures d’armes », déclarait Édouard Balladur en 2006 sur l’antenne de RFI, interrogé au sujet des responsabilités de la France dans le génocide rwandais. « C’est un mauvais procès que fait le Rwanda à la France, car la France a eu un seul objectif, mettre fin au génocide et sauver le plus de victimes possibles », ajoutait l’ex-Premier ministre, qui a toujours affirmé avoir autorisé l’opération Turquoise pour sa seule dimension humanitaire. Dans une lettre adressée à François Mitterrand le 21 avril 1994, il précisait que la réussite de l’opération impliquait de « limiter les opérations à des actions humanitaires et de ne pas nous laisser aller à ce qui serait considéré comme une expédition coloniale au cœur même du territoire du Rwanda ».

Chirac, « l’ami de 30 ans »

Balladur et l’Afrique, ce fût aussi la dévaluation de moitié de la valeur du franc CFA, décidée le 11 janvier 1994. Un séisme pour les Africains qui voient du jour au lendemain leur pouvoir d’achat fondre de moitié. Interrogé dix ans plus tard sur les ondes de RFI par Christophe Boisbouvier, Édouard Balladur justifia ce choix, admettant au passage qu’il est impossible de résoudre tous les problèmes d’un pays par une opération monétaire : « Si on n’avait pas décidé ce qui a été décidé dans des conditions d’ailleurs difficiles en janvier 1994, la situation des pays de la zone franc serait quasiment désespérée […]. Une décision prise avec l’accord de tous les pays, il n’y a pas eu de protestations ».

À l’international, on retiendra l’une des principales réalisation de son gouvernement : l’entrée en vigueur de la convention de Schengen qui ouvre la voie à la libre circulation des citoyens dans l’espace européen. Une mesure symbole qui témoigne de l’engagement d’un Européen convaincu, estime Benjamin Morel, constitutionnaliste et maître de conférence à Paris Panthéon Assas. 

Il y a clairement une vision européenne de Balladur.

Benjamin Morel, constitutionnalisteNicolas Feldmann

Édouard Balladur s’était déclaré favorable au principe de la cohabitation dès le début des années 1980. Devenu le proche conseiller du chef du RPR après une parenthèse au Conseil d’État et dans le privé suivant le décès du président Pompidou, il s’emploie à convaincre un Jacques Chirac jusque-là plutôt sceptique sur le sujet. « L’Assemblée ne renoncerait pas plus à son droit de renverser le Gouvernement que le président à celui de dissoudre l’Assemblée. Mais, avant d’en arriver là, ils exploreraient, l’un et l’autre, les possibilités d’une certaine vie en commun », écrivait-il dans une tribune libre publiée par Le Monde le 16 septembre 1983, intitulée Théorie de la cohabitation. En 1990, il suggère même un concept de « nouvelle cohabitation » pour 1993, avec un Premier ministre dénué de toute ambition élyséenne : une idée manifestement reléguée aux oubliettes, quand en 1995, sous les ors de l’hôtel Matignon, il annonçait sa candidature à la fonction présidentielle…

Président dans les sondages

La tentative de révision de la loi Falloux retoquée par le Conseil constitutionnel et le recul du gouvernement sur la mise en place d’un contrat jeune (le Contrat d’insertion professionnelle, CIP) après d’importantes et violentes manifestations, n’ont pas écorné l’image du Premier ministre auprès des Français. Fort d’une côte de popularité qui ne descend pas en dessous de 60%, Édouard Balladur est déjà président, mais seulement dans les sondages qui le créditent de 29 % des intentions de vote au premier tour, contre 17% à son « ami de 30 ans » Jacques Chirac. « Un accord politique, ayant aussi valeur de contrat moral, était scellé entre nous pour les deux années à venir […]. Édouard Balladur dirigeant le gouvernement pendant que je me consacrerais à la préparation de l’élection présidentielle. Et je ne croyais pas devoir douter de sa parole », observe Chirac dans ses Mémoires, non sans une étrange naïveté. Car l’éminence grise de Pompidou avait manifestement faite sienne la phrase dégainée par son ex-mentor à qui l’on demandait quand il avait pour la première fois pensé à l’Élysée. Réponse de Pompidou : « La minute où j’ai franchi le seuil de Matignon ».

Tous les commentateurs politiques de l’époque jouent le même disque rayé, répétant à l’unisson que « l’élection présidentielle est déjà jouée ». Le porte-parole de la campagne du candidat Balladur, Nicolas Sarkozy, se permet même d’évoquer publiquement une possible victoire dès le 1er tour. Les uns après les autres, les chiraquiens rejoignent le camp de celui que tous désignent comme le futur président de la République. Mais au soir du 1er tour, le 23 avril 1995, Chirac devance Balladur avec 20,8% contre 18,6%. Devant les caméras, la mine déconfite, le Premier ministre sortant et candidat battu appelle à voter Chirac, déclenchant les lazzis de ses partisans, auxquels il assène le désormais culte : « Je vous demande de vous arrêter ! ».

Édouard Balladur dans l’étau judiciaire

Lui-même stoppé net par le retour triomphal de Chirac dans l’opinion, Édouard Balladur retrouve son siège de député de Paris, qu’il a conservé jusqu’en 2007. Il préside aussi la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée. Retraité du palais Bourbon, il est bombardé président du Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions par Nicolas Sarkozy, qui vient fraîchement de s’installer à l’Élysée. L’année suivante, en 2008, il endosse la présidence du Comité pour la réforme des collectivités locales. Mais ce sont surtout les ennuis avec la justice qui ont pris le dessus à la fin de sa carrière. En 2011, les juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire soupçonnent un financement occulte de sa campagne présidentielle en 1995, dans le volet financier de l’affaire Karachi. Ce que l’ancien Premier ministre a toujours démenti. En 2016, la Cour de justice de la République (CJR) s’est prononcée sur la non-prescription des faits reprochés à Édouard Balladur.

L’étau judiciaire s’est progressivement resserré autour d’Édouard Balladur, avec la mise en examen de son chef de cabinet à Matignon, de son directeur de campagne, et du trésorier de cette dernière. Jusqu’à sa propre mise en examen par la Cour de justice de la République (CJR), intervenue le 30 mai 2017, pour « complicité d’abus de biens sociaux et recel ». Une décision immédiatement contestée devant la Cour de cassation par les avocats d’Édouard Balladur, car elle « ne tire aucune conséquence de la validation du compte de campagne par le Conseil constitutionnel en octobre 1995, non plus que de l’ancienneté des faits, vieux de vingt-trois ans ». Il est finalement relaxé en 2021 mais pas son ex-ministre de la Défense François Léotard, aujourd’hui décédé, qui est condamné à deux de prison avec sursis.

Édouard Balladur est revenu en 2013 sur sa relation avec Chirac, dans La tragédie du pouvoir, un livre sur les derniers mois de George Pompidou à l’Elysée dont l’auteur fut le secrétaire général, tandis que Chirac officiait place Beauvau au ministère de l’Intérieur. « Pas encombré par les convictions », Balladur dresse le portrait d’une girouette politique, « tour à tour dirigiste, social-démocrate, libéral, antieuropéen, pro-européen, productiviste, écologiste, antiaméricain, pro-américain, nationaliste, tiers-mondiste, apôtre des droits de l’homme, ami des despotes d’Afrique ou d’Asie à la réputation sulfureuse ». Des propos vengeurs qui donnent la tonalité de la prétendue réconciliation intervenue entre les deux hommes.

Veuf depuis le décès de son épouse Marie-Josèphe le 31 décembre 2025, il avait fêté son 97e anniversaire le 2 mai 2026. Sans celle qui aura passé près de 70 ans à ses côtés.

Avec cet apparent détachement et la nonchalance de celui qui voit les choses de loin, ses manières policées et cet air toujours un peu las, Édouard Balladur laisse l’image d’un homme courtois aux propos toujours mûrement réfléchis. Une manière peut-être d’éviter de se retrouver en situation de faiblesse, en gommant soigneusement émotions et fantaisies. Aux antipodes des bateleurs et des show-men de la politique, celui qui longtemps demeura dans l’ombre avait plus la préoccupation de convaincre que celle de séduire.

Edouard Balladur, ancien Premier ministre français (1993 – 1995), le 14 avril 2021 dans les studios de France médias monde.
Edouard Balladur, ancien Premier ministre français (1993 – 1995), le 14 avril 2021 dans les studios de France médias monde. © RFI/France24

Édouard Balladur en 10 dates

• 1929 : Naissance à Smyrne (l’actuelle Izmir en Turquie)

• 1934 : La famille Balladur s’installe à Marseille au 227 boulevard Chave

• 1946 : Pensionnaire chez les maristes de la rue Vaugirard à Paris, comme François Mitterrand

• 1950 : Diplômé de Science Po

• 1957 : Classé cinquième au concours de sortie de l’ENA (promotion France-Afrique)

• 1957 : Mariage avec Marie-Josèphe Delacour avec qui il aura quatre fils

• 1964 : Édouard Balladur entre au cabinet du Premier ministre George Pompidou

• 1968 : Conseiller économique à Matignon, il est l’un des acteurs-clés des accords de Grenelle

• 1986 : Ministre d’État, chargé de l’Économie, des Finances et de la Privatisation

• 1993 : Premier ministre

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1 septembre 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Décès du pasteur et chantre Carlyto Lassa aux États-Unis

by admin9775 31 août 2026

La communauté chrétienne congolaise est en deuil. Le pasteur et chantre Carlyto Lassa est décédé ce lundi 31 août 2026 à Cincinnati, dans l’État de l’Ohio, aux États-Unis. Il était âgé de 65 ans.

La nouvelle de sa disparition a été rapportée par le Forum des Congolais de Cincinnati, plongeant ses proches, ses amis et de nombreux fidèles dans la consternation.

Selon les informations communiquées, le pasteur Carlyto Lassa séjournait à Cincinnati dans le cadre d’une campagne d’évangélisation organisée les 29 et 30 août 2026. C’est dans cette ville américaine qu’il a rendu son dernier souffle.

Un serviteur de Dieu reconnu

Pasteur et chantre, Carlyto Lassa laisse le souvenir d’un homme profondément engagé dans sa foi et dans son ministère.

Au fil de son parcours, il avait marqué de nombreuses personnes par son engagement religieux, son service au sein de la communauté chrétienne et son activité de chantre.

Sa disparition constitue ainsi une perte importante pour ceux qui l’ont connu et accompagné au cours de son parcours spirituel et artistique.

Une communauté en deuil

L’annonce de son décès suscite une vive émotion au sein de la communauté congolaise de Cincinnati et, plus largement, parmi les chrétiens qui ont connu son ministère.

Ses proches saluent la mémoire d’un homme de foi, d’un serviteur de Dieu et d’un frère, dont le parcours aura profondément marqué de nombreuses vies.

En cette période de deuil, les messages de compassion affluent à l’endroit de sa famille, de ses proches et de l’ensemble de la communauté chrétienne.

Les circonstances précises du décès ainsi que les dispositions relatives aux funérailles n’ont pas encore été communiquées.

Que Dieu console sa famille et tous ceux qui pleurent sa disparition, et qu’Il accorde à son serviteur le repos éternel.

Par Pascal Kabeya
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357 Vues
31 août 2026
Nouvelles nécrologiques

L’acteur politique Nestor Musul est décédé à Kolwezi

by admin9775 28 août 2026

L’acteur politique congolais Nestor Musul, cadre de l’Alliance pour le Changement (A.Ch.) de Jean-Marc Kabund, est décédé ce jeudi 27 août 2026 à Kolwezi, dans la province du Lualaba.

La disparition de celui qui dirigeait le comité directeur fédéral de la Ligue des jeunes de l’A.Ch. au Lualaba 1 a été confirmée par plusieurs sources, dont Jean-Marc Kabund, qui a salué la mémoire d’un militant engagé et présenté son décès comme une perte pour sa famille politique.

Nestor Musul avait été victime, quelques jours auparavant, d’un accident de circulation à Kolwezi. Il avait publiquement évoqué cet incident et exprimé des interrogations sur les circonstances dans lesquelles il s’était produit. Le 25 août, il était encore présenté comme étant en convalescence après cet accident.

Selon les informations rapportées dans son entourage, son état de santé s’est ensuite aggravé. Il a subi une intervention chirurgicale dans la matinée de ce jeudi avant de décéder.

Sa disparition intervient alors qu’il était devenu une figure active de l’opposition politique dans le Lualaba. Elle suscite déjà des réactions au sein de l’Alliance pour le Changement et dans les milieux politiques de Kolwezi.

Les circonstances précises de son décès, ainsi que les éventuels développements liés à l’accident dont il avait été victime, restent toutefois à établir officiellement.

Nestor Musul laisse ainsi le souvenir d’un jeune responsable politique engagé, dont la disparition vient endeuiller la scène politique du Lualaba.

82 Vues
28 août 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Tim Curry, l’icône de « Rocky Horror » et de « Ça », est mort à 80 ans

by admin9775 28 août 2026

Hollywood perd l’une de ses figures les plus singulières. Tim Curry, acteur britannique devenu une icône internationale grâce à ses rôles aussi flamboyants qu’inquiétants, est décédé mardi à Los Angeles à l’âge de 80 ans. Sa disparition a été confirmée par sa manager de longue date, Marcia Hurwitz. La cause du décès n’a pas été communiquée.

Pour plusieurs générations de spectateurs, Curry restera d’abord associé au personnage du Dr Frank-N-Furter dans The Rocky Horror Picture Show, rôle qui a définitivement marqué sa carrière et fait de lui une figure culte du cinéma. Il a ensuite démontré l’étendue de son registre en incarnant notamment le terrifiant Pennywise dans la mini-série Ça (It) en 1990.

Sa filmographie comprend également Legend de Ridley Scott, À la poursuite d’Octobre rouge, Maman, j’ai encore raté l’avion !, Les Trois Mousquetaires, L’Île au trésor des Muppets et Scary Movie 2. Au-delà du cinéma, Curry s’est également illustré au théâtre et dans le doublage, avec plusieurs distinctions et nominations prestigieuses.

Une carrière interrompue par un AVC

Tim Curry avait progressivement réduit ses apparitions publiques après un grave AVC survenu en 2012, qui avait lourdement affecté sa mobilité. Malgré les séquelles, il avait continué à travailler ponctuellement et avait notamment achevé le tournage d’un dernier film avant sa disparition.

Sa disparition intervient également après plusieurs années durant lesquelles il était devenu beaucoup plus discret. Ses proches et plusieurs personnalités du monde du spectacle lui ont depuis rendu hommage, saluant notamment son audace artistique et son influence sur plusieurs générations d’acteurs.

Tim Curry laisse ainsi une empreinte particulière dans l’histoire du cinéma : celle d’un comédien capable de passer du théâtre musical à l’horreur, de la comédie au doublage, tout en imposant une présence immédiatement reconnaissable.

Avec sa disparition, c’est une voix, un visage et un style uniques qui quittent définitivement la scène.

Par Pascal Kabeya
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28 août 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Mort d’Harald V, le roi qui a modernisé la couronne norvégienne

by admin9775 28 août 2026

Le roi Harald V de Norvège, jusqu’alors doyen des souverains en Europe, est décédé ce vendredi 28 août à 89 ans, a annoncé le Palais royal norvégien. Doyen des monarques européens, cet infatigable navigateur a guidé la monarchie norvégienne sur la voie de la modernité. 

Harald n’a pas six ans quand la Seconde Guerre mondiale bouleverse son existence. En avril 1940, les troupes allemandes envahissent la Norvège. Tandis que son grand-père Haakon VII et son père, le prince héritier Olav, rejoignent Londres, ils gagnent avec sa mère et ses deux sœurs les États-Unis. Il y découvre Washington, Bethesda, une scolarité américaine et ses premières obligations officielles auprès des soldats norvégiens. 

En juin 1945, le jeune prince rentre au pays et devient le premier membre de la famille royale à fréquenter l’école publique. Il poursuit des études secondaires à Oslo, avant de se former à la fois à l’université et dans les écoles militaires norvégiennes. Plus tard, il complète son parcours à Oxford, où il étudie l’histoire, l’économie et la science politique, mais c’est dans les sports nautiques que le jeune prince s’illustre tout particulièrement. 

Passionné de voile depuis l’enfance, il représente la Norvège aux Jeux olympiques de Tokyo en 1964, Mexico en 1968 et Munich en 1972, porte-drapeau de son pays, capitaine de bateaux qui trimballent l’image d’une monarchie athlétique et populaire. Plus tard, devenu roi, il continuera de régater, accumulant titres européens et mondiaux en yachting, jusqu’à une carrière nautique qui se prolongera bien au-delà de ses 80 ans. Skieur, chasseur et pêcheur, Harald cultive l’image d’une monarchie proche de la nature, enracinée dans ses montagnes et ses fjords. 

Longue bataille sentimentale 

Sur le plan personnel, sa vie est marquée par une longue bataille sentimentale. En 1958, le prince héritier Harald rencontre, chez des amis, une jeune femme brune aux yeux noisette : Sonja Haraldsen, fille d’un commerçant d’Oslo. Le coup de foudre est immédiat. Mais pour le roi Olav, cette union est impensable : Sonja n’est pas de sang royal. Le gouvernement s’interroge, l’opinion s’agite, la presse évoque d’autres princesses potentielles. Harald tient bon.  

Pendant neuf ans, il s’oppose à son père. À 30 ans, il pose un ultimatum : ou il épousera Sonja, ou il ne se mariera jamais. Dans une dynastie qui ne compte aucun autre héritier direct, cette décision menace jusqu’à la continuité de la monarchie. Olav finit par céder. Le 29 août 1968, le mariage de Harald et Sonja est célébré à la cathédrale d’Oslo. À travers cette union, la Norvège voit sa monarchie descendre d’un piédestal figé pour se rapprocher de la vie réelle de ses sujets. 

Le couple a deux enfants : la princesse Märtha Louise, née en 1971, et le prince Haakon, futur héritier, né en 1973. Ils grandissent dans une famille où la voile, le ski et la vie au grand air sont aussi importants que les cérémonies officielles. Mais la préparation au rôle royal est constante. À la mort de Haakon VII, en 1957, Olav devient roi, et Harald, à 20 ans, devient prince héritier. Il assiste très tôt aux conseils des ministres, assure la régence quand son père est absent ou malade, effectue des visites officielles. Il apprend un métier qui est autant un rôle symbolique qu’une discipline constitutionnelle. 

Un roi moderne 

Le 17 janvier 1991, le destin bascule. Olav V meurt, à 87 ans. Dès les premières heures de son règne, le prince Harald désormais roi, doit organiser le deuil national tout en affirmant sa propre légitimité. Le 23 juin 1991, il est consacré en la cathédrale de Nidaros à Trondheim, lieu historique des rois de Norvège. Il reprend la devise familiale : « Alt for Norge » – « Tout pour la Norvège » et décide dans la foulée de moderniser une institution au rôle essentiellement symbolique, sans pouvoir politique direct, mais avec une influence morale réelle.  

Le roi joue la transparence en publiant les comptes de la maison royale et en ouvrant régulièrement le palais au public. Il rénove et met à disposition des Norvégiens et des touristes plusieurs résidences royales. Il profite de ses discours – vœux de fin d’année et ouverture du Parlement notamment – pour prôner la tolérance et l’écologie, s’impliquant notamment dans la défense de l’environnement. Il adapte aussi l’institution aux évolutions sociales : c’est sous son règne qu’est adoptée la succession égalitaire, permettant à sa petite-fille Ingrid Alexandra, de devenir un jour reine de Norvège. 

Harald refuse de reproduire la rigidité qui avait marqué sa propre jeunesse. Quand son fils Haakon lui présente Mette-Marit Tjessem Høiby, jeune femme déjà mère d’un petit garçon et au passé mouvementé, le roi choisit de soutenir cette union plutôt que de la combattre. Il confirme une nouvelle fois que la monarchie norvégienne n’est pas coupée du réel. De même, il respecte le choix de sa fille Märtha Louise, qui renonce à son titre d’altesse royale pour mener une carrière indépendante, entre littérature, spiritualité et entrepreneuriat. 

Mais c’est surtout dans les moments de crise que la figure d’Harald V prend toute sa mesure. Au lendemain des attentats du 22 juillet 2011, qui frappent Oslo et l’île d’Utøya, le roi apparaît comme un repère moral. Ses discours fédérateurs appellent au calme, à l’unité, à la défense d’une société ouverte. Il rappelle que la liberté est plus forte que la peur, que la Norvège doit rester une démocratie inclusive et accueillante. Sa présence au chevet des familles, son écoute et son soutien touchent profondément la population et renforcent durablement sa popularité. 

Une monarchie dans la tourmente 

La boussole morale dont le roi se veut le gardien va pourtant être mise à mal à la fin de son règne. Car la couronne traverse la pire crise de son histoire, secouée par des scandales et des révélations embarrassantes impliquant certains de ses membres. La publication en 2026 de documents aux États-Unis a mis en évidence une correspondance soutenue et à la tonalité parfois intime entre la princesse Mette-Marit et le criminel sexuel Jeffrey Epstein entre 2011 et 2014. La princesse a aussi dû faire face aux démêlés judiciaires de son fils, Marius Borg Høiby, condamné la même année à quatre ans de prison ferme pour deux viols et 32 autres chefs d’accusation.  

Ces affaires ont provoqué dans la sphère politique et l’opinion publique norvégienne un débat inédit sur la légitimité et l’avenir de l’institution. Bien qu’une majorité de Norvégiens reste attachée à la couronne et à la monarchie constitutionnelle, des critiques s’élèvent pour réclamer des réformes profondes afin d’éviter de telles dérives. Ceux qui rêvent d’une république vont même jusqu’à dénoncer les problèmes inhérents à un régime monarchique.   

Ces dernières années, Harald V a également dû composer avec la fragilité croissante de sa santé, l’amenant à alléger son programme officiel. À plusieurs reprises, son fils Haakon a assuré la régence, conformément à la Constitution, et devrait désormais lui succéder. Malgré ses problèmes, le roi a toujours refusé d’abdiquer, fidèle à la formule de son grand-père, considérant que l’on est roi « jusqu’à la mort ». Une manière de respecter le serment prononcé devant le Storting et de maintenir, dans un pays très moderne, une continuité symbolique.  

RFI

49 Vues
28 août 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Dolly Parton, idole américaine de la musique country, est morte à l’âge de 80 ans

by admin9775 26 août 2026

Légende américaine de la musique country, la chanteuse Dolly Parton est morte à 80 ans, a annoncé mardi 25 août 2026 sa famille dans une vidéo. Issue d’un milieu pauvre, cette icône de la country s’est hissée jusqu’au firmament de la pop avec des tubes comme « Jolene » ou « I Will Always Love You ». Derrière un physique de Barbie se cachait une songwriter au caractère bien trempé qui a réussi dans la musique comme dans les affaires.

Dolly Parton, légende américaine de la musique country, est décédée à l’âge de 80 ans, a annoncé sa famille ce mardi 25 août 2026. « Ma famille et moi avons partagé toute une vie de beaux souvenirs avec Dolly, mais vous aussi. Elle a toujours été présente sur votre télévision, votre tourne-disque, vos CD ou dans la playlist de votre téléphone, devenant ainsi un membre à part entière de votre famille », a déclaré son neveu dans une vidéo publiée sur le compte X de la star, que l’on savait malade depuis un certain temps. Citant des représentants de l’artiste, les médias américains ont précisé, un peu plus tard dans la journée, qu’elle était décédée après « un bref combat contre le cancer ».

À première vue, Dolly Parton était cette chanteuse à la chevelure platine et aux ongles interminables, qui avait quelque peu forcé sur la chirurgie esthétique. Mais cette image volait en éclats dès que ce petit bout de femme apparaissait sur scène ou prenait la parole. « La magie, c’est que j’ai l’air artificielle mais je suis totalement vraie, confiait-elle au journal USA Today en 2020 (*). Les gens peuvent le voir. Ils me pardonnent d’être tape-à-l’œil. Ils me pardonnent de ne pas être élégante. Ils me pardonnent de ne pas être aussi intelligente que des gens éduqués. Je veux qu’ils me voient. Je ne suis pas timide. » 

Quatrième d’une fratrie de douze enfants, la fille originaire du Tennessee est née le 19 janvier 1946 dans une famille très pauvre. Elle grandit au pied des Appalaches entre un père cultivateur de tabac et une mère au foyer. C’est un oncle, Bill Owens, qui lui apprend la guitare et la pousse très jeune sur scène. La jeune Dolly chante pour la télé locale. À 13 ans, elle est présentée par Johnny Cash au Grand Ole Opry, une importante émission de radio country. 

Des débuts télévisés

Avec l’équivalent du bac en poche, elle prend à dix-huit ans le bus pour Nashville, la capitale musicale du sud des États-Unis. Elle pense devenir une star, mais elle place surtout les chansons de son oncle Bill et enchaîne les petits boulots.  

C’est dans cette ville qu’elle rencontre aussi Carl Dean, un entrepreneur en travaux publics qui deviendra vite son mari. Son premier album, Hello, I’m Dolly, voit le jour trois ans plus tard et s’ouvre par le malicieux « Dumb blonde » – « Blonde idiote », en français-, l’histoire d’une « blonde » pas si dupe du double jeu de son amant. 

La jeune femme attire l’attention d’une figure de la country, Porter Wagoner, qui devient son producteur et manager. Durant 7 ans, elle apprend les ficelles du métier dans le Porter Wagoner Show à la télévision et chante en duo avec lui. La relation tourne au vinaigre quand elle s’émancipe de son pygmalion et devient n°1 des charts country avec « Jolene ».  

Elle lui écrit en guise d’adieu une chanson d’amour, « I Will Always Love You », qui rencontre un succès planétaire vingt ans plus tard lorsqu’elle est reprise par Whitney Houston pour le film Bodyguard.

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Avant cela, ce titre déchirant aurait dû être interprété par Elvis Presley, mais miss Parton a refusé de céder ses droits à l’entourage de la star. Il n’y aura jamais de version d’Elvis ; celle de Whitney Houston lui permet en revanche d’empocher près de 6 millions de dollars et d’être redécouverte sur le tard.

De la country vers Hollywood 

En 1977, la chanteuse de country à l’allure de pin-up se tourne vers la pop puis gagne Hollywood.  Au cinéma, elle joue dans des comédies populaires dont elle compose souvent la chanson titre. C’est le cas dans Comment se débarrasser de son patron (9 to 5, en VO) avec Jane Fonda et Lily Tomlin. Elle enchaîne ensuite avec La cage aux poules et Rhinestone, aux côtés de Sylvester Stallone. Mais dans ces années 1980 où sa musique devient pop, Dolly est rattrapée par des problèmes de santé et une dépression tenace.

Dolly Parton entourée de Les Paul (à dr.) et Chet Atkins ( à g.), lors des Grammy Awards, à Los Angeles, le 19 février 1977.
Dolly Parton entourée de Les Paul (à dr.) et Chet Atkins ( à g.), lors des Grammy Awards, à Los Angeles, le 19 février 1977. ASSOCIATED PRESS – George Brich

Faisant mentir ceux qui ont vu en elle une « plouc », Dolly Parton assume son ambition avec une bonne dose d’autodérision. Femme d’affaires redoutable, elle ouvre un parc d’attraction à sa gloire, Dollywood, dans sa région d’origine. Au milieu des montagnes russes se trouve alors une reproduction de la cabane en rondins qui l’a vu grandir et une chapelle au nom du prêcheur itinérant qui l’a fait naître.  

« Dolly » lance son parfum, s’adosse à une marque de gâteaux, ou signe une ligne d’accessoires pour chiens. Sans qu’on le sache vraiment, elle est aussi productrice de documentaires, de comédies populaires, ou de la série télé Buffy contre les vampires. 

Son univers rose bonbon et son amour des papillons tranchent avec la densité d’un songwriting qui raconte ses montagnes du Tennessee (« My Tennessee Mountain Home »), ses origines très modestes (« Coat of Many Colors »), touche à la soul (« The Seeker ») comme au disco (« Baby I’m Burnin’ »). 

Mamie adorée des réseaux sociaux

Ce n’est certainement pas un hasard que son prénom, Dolly, ait été choisi pour nommer la première brebis clonée. Elle traverse le temps grâce à ses chansons pour le cinéma ou des apparitions dans Hannah Montana, la série télévisée avec sa filleule chérie Miley Cyrus. Miss Parton devient également une icône LGBT et les féministes s’approprient ses textes. Elle parle de l’avortement comme de l’adoption, des femmes qui luttent pour se faire respecter au bureau dans « 9 to 5 », mais ne s’affirme pas féministe. La mamie adorée des réseaux sociaux se dit favorable au mouvement Black Lives Matter. 

Profondément croyante et très secrète sur son intimité, Dolly Parton se retranche derrière un amour des autres œcuménique. À la tête d’une fortune de plus de 500 millions de dollars, la philanthrope fait largement profiter son Tennessee de ses affaires.  

Avec son programme Library Imagination, elle distribue des livres aux jeunes enfants dans tous les États-Unis comme dans les pays anglo-saxons. Elle finance aussi des hôpitaux et au moment du Covid-19, fait un don d’1 million de dollars pour la recherche sur un vaccin. Quand Beyoncé reprend « Jolene » sur son disque Cowboy Carter, celle qui est rebaptisée Dolly P l’adoube sans se soucier d’un milieu country très blanc. 

Dans une Amérique clivée autour de la figure de Donald Trump, elle se garde cependant bien de prendre des positions politiques fermes pour continuer de parler à tout le monde. « J’ai autant de fans républicains que démocrates. Je ne veux pas les offenser », répète-t-elle à USA Today (*). « Je ne suis pas politique et je ne veux pas être entraînée dans des affaires politiques. Je regarde et je pense ce que j’ai à penser. Je me dis juste : « Seigneur, que font ces gens ? C’est de la folie ! Ils s’en foutent de nous. » » 

La touchante Dolly peut bien affirmer qu’elle est une rockstar à l’aube de ses 80 ans ; sa vie est adaptée dans une comédie musicale jouée à Broadway. Avec ses 3 000 chansons et ses 100 millions d’albums vendus, elle aura influencé Miley Cyrus, Taylor Swift, les White Stripes ou été l’étincelle pour la Française Pomme. À sa manière, la blonde avait largement pris sa revanche. 

(*) Dolly Parton : « The whole magic about me is that I look artificial, but I’m totally real », USA Today, 27 août 2020. 

« Dolly », une figure aimée de tous les Américains

Aux États-Unis, Dolly Parton a dépassé les clivages politiques, religieux, régionaux ou même ethniques. La chanteuse reste très aimée et pour beaucoup, elle ferait pratiquement partie de la famille. Selon la spécialiste de la musique du sud du pays, Tracy Laird (*), elle a incarné « cet idéal selon lequel le travail acharné, la confiance en soi, ainsi qu’une bonne dose de talent et de chance, peuvent permettre à quiconque de réaliser ses rêves ». 

Mettant un point d’honneur à rester neutre politiquement, Dolly Parton n’en est pas moins devenue une conscience morale. Sur de nombreux tee-shirts, mugs, et produits dérivés au kitsch tapageur, on peut ainsi lire « What would Dolly do ? » (« Que ferait Dolly (à ma place) ? ») ou « Dolly for president » (« Dolly présidente »).  

Au fil de sa carrière, Dolly Parton a régulièrement rappelé sa croyance en « l’égalité de tous et en la place centrale de l’amour dans une vie de foi : l’amour pour l’étranger, l’amour pour son prochain et l’amour pour la personne que l’on serait instinctivement tenté de juger ou de condamner », note Tracey Laird. 

Celle qui aspirait à devenir « une star universelle » sera simplement devenue « Dolly » pour bien des Américains et aura été un exemple de réussite. 

RFI

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26 août 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

RDC : décès de Jean Mukenge, directeur général de HJ Hospitals

by admin9775 25 août 2026

Le secteur médical et hospitalier congolais est en deuil après l’annonce du décès de Jean Mukenge, directeur général de HJ Hospitals. Figure reconnue du milieu de la santé en République démocratique du Congo, il laisse le souvenir d’un responsable engagé, apprécié pour son professionnalisme, sa proximité avec ses équipes et son attachement à la qualité des soins.

La disparition de Jean Mukenge suscite une vive émotion au sein du Groupe HJ, de la communauté médicale et auprès de nombreuses personnes ayant travaillé à ses côtés.

Un dirigeant, mais aussi un frère et un mentor

Haris Jagtani, fondateur du Groupe HJ, a rendu hommage à celui qu’il considérait bien au-delà de ses fonctions professionnelles.

Dans un témoignage marqué par l’émotion, il a décrit Jean Mukenge comme un frère, un mentor et un membre essentiel de la famille HJ, soulignant le soutien et les conseils que celui-ci lui avait apportés au fil des années.

« Il m’a toujours guidé comme son jeune frère et soutenu dans les moments difficiles. Je garderai toujours en mémoire sa bonté, son soutien et son affection », a témoigné Haris Jagtani.

Ce témoignage illustre la dimension humaine du lien qui unissait les deux hommes et l’importance qu’occupait Jean Mukenge au sein du groupe.

Une empreinte dans le secteur hospitalier

Sous sa direction, HJ Hospitals a poursuivi son développement et renforcé sa présence dans le secteur de la santé en RDC, avec une orientation axée sur la modernisation des infrastructures, la qualité des soins et l’accompagnement des patients.

Ses collaborateurs retiennent notamment d’un dirigeant proche de ses équipes, capable de conjuguer exigences professionnelles et attention portée aux relations humaines.

Pour ceux qui l’ont côtoyé, son management reposait également sur des valeurs de solidarité, de respect et d’excellence, qui ont contribué à façonner la culture de l’établissement.

Une disparition qui dépasse le cadre professionnel

La mort de Jean Mukenge dépasse ainsi le seul cadre institutionnel de HJ Hospitals. Elle affecte une communauté médicale qui perd l’un de ses acteurs, mais également des collaborateurs, des patients et de nombreuses personnes qui ont eu l’occasion de croiser son parcours.

À travers les hommages qui lui sont rendus, c’est l’image d’un professionnel profondément attaché à son métier et à l’humain qui se dessine.

Son engagement dans le secteur hospitalier, son accompagnement des équipes et les relations qu’il a nouées au fil des années devraient continuer à marquer la mémoire de ceux qui l’ont connu.

Le Groupe HJ et l’ensemble de la communauté médicale congolaise rendent ainsi hommage à Jean Mukenge et présentent leurs condoléances à sa famille, à ses proches et à tous ses collaborateurs.

Que son âme repose en paix.

Par Pascal Kabeya
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25 août 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Kinshasa : Rovana Wivine Mapathi retrouvée morte après son enlèvement

by admin9775 24 août 2026

Rovana Wivine Mapathi est décédée après avoir, selon les témoignages recueillis auprès de sa famille, été enlevée, violemment agressée puis abandonnée dans une rue de Kinshasa. Son décès suscite l’émotion et relance les interrogations sur l’insécurité dans la capitale congolaise.

Ce qui avait commencé comme une disparition s’est transformé en drame pour les proches de la jeune femme. Selon sa famille, Rovana Wivine Mapathi aurait été enlevée avant d’être soumise à des violences physiques. Elle aurait ensuite été abandonnée dans une rue de Kinshasa, dans un état critique, avant de succomber à ses blessures.

Les circonstances précises de son enlèvement, la nature des violences subies ainsi que les conditions dans lesquelles elle a été retrouvée restent à établir. À ce stade, ces éléments reposent principalement sur les témoignages de ses proches et nécessitent d’être confirmés par une enquête officielle.

La famille réclame justice

Face à ce drame, la famille de Rovana Wivine Mapathi demande que toute la lumière soit faite sur les circonstances de sa mort. Elle appelle les autorités compétentes à identifier et interpeller les personnes susceptibles d’être impliquées dans son enlèvement et les violences qu’elle aurait subies.

Les proches de la victime souhaitent également que les investigations permettent d’établir clairement la chronologie des faits et les éventuelles responsabilités, afin que les auteurs présumés répondent de leurs actes devant la justice.

Une nouvelle inquiétude face à l’insécurité

Cette affaire intervient dans un contexte où la question de l’insécurité demeure une préoccupation majeure pour de nombreux habitants de Kinshasa. Les enlèvements, agressions et autres actes de violence alimentent régulièrement le sentiment d’insécurité dans plusieurs quartiers de la capitale.

La mort de Rovana Wivine Mapathi ravive ainsi les inquiétudes de nombreux Kinois quant à leur sécurité au quotidien, notamment lorsqu’ils se déplacent seuls ou à des heures jugées à risque.

Au-delà de l’émotion suscitée par ce décès, l’affaire pose une nouvelle fois la question de la capacité des autorités à assurer la protection des citoyens et à poursuivre efficacement les auteurs d’actes criminels.

La famille de Rovana Wivine Mapathi attend désormais des réponses. Elle réclame une enquête transparente, l’identification des responsables présumés et que justice soit rendue.

Justice pour Rovana Wivine Mapathi.

Par Pascal Kabeya
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24 août 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

RDC : Jean Nyembo Shabani, l’économiste qui a consacré sa vie au service de l’État, est décédé

by admin9775 21 août 2026

La République démocratique du Congo a perdu, ce vendredi 21 août 2026, une figure majeure de son histoire économique et politique. Jean Nyembo Shabani, né le 5 août 1937, est décédé à Kinshasa à l’âge de 89 ans.

Économiste, universitaire, ancien gouverneur de la Banque centrale du Zaïre, ancien vice-Premier ministre et plusieurs fois ministre sous le régime de Mobutu, Jean Nyembo Shabani laisse derrière lui un parcours qui dépasse largement la longue liste des fonctions qu’il a exercées.

Son itinéraire constitue également un témoignage d’une époque où la formation académique et l’expertise technique occupaient une place importante dans la préparation aux responsabilités publiques.

De l’université aux responsabilités de l’État

Né le 5 août 1937 à Kayanza, dans le territoire de Kongolo, au Nord-Katanga, il effectue ses études primaires et secondaires à l’Institut Saint-Boniface de Lubumbashi.

Son parcours universitaire débute à l’Université Lovanium de Kinshasa, où il entreprend, de 1959 à 1962, des études de propédeutique et de candidature en sciences économiques. Il poursuit ensuite sa formation à l’Université catholique de Louvain, en Belgique, où il obtient en 1964 sa licence en sciences économiques.

Aux côtés de Moïse Tshombe

Dès l’obtention de son diplôme, Jean Nyembo Shabani entre dans la haute administration économique.

Entre 1964 et 1965, il exerce les fonctions de directeur adjoint au Bureau de coordination économique et de conseiller économique auprès du Premier ministre Moïse Tshombe.

Son parcours connaît ensuite une nouvelle orientation à la suite de son exil politique en Belgique en 1966. Il reprend ses activités académiques à l’Université catholique de Louvain, où il obtient un statut de chercheur.

Cette expérience universitaire débouche sur un doctorat en sciences économiques en 1975.

Un an plus tard, en 1976, il est nommé professeur à la Faculté des sciences économiques.

Cette période de formation et de recherche contribuera à forger le profil d’un économiste appelé à occuper, quelques années plus tard, les plus hautes responsabilités économiques du pays.

Une entrée au gouvernement en 1977

Le 23 février 1977, Jean Nyembo Shabani fait son entrée au gouvernement en qualité de Commissaire d’État à l’Économie nationale.

Son parcours gouvernemental sera ensuite marqué par une succession de responsabilités dans les secteurs économiques et financiers.

Il devient notamment Commissaire d’État au Portefeuille le 19 août 1977, puis à l’Économie le 13 décembre de la même année.

Le 5 janvier 1979, il revient au Portefeuille avant d’être nommé, le 18 janvier 1980, Commissaire d’État à l’Agriculture et au Développement rural, fonction qu’il exerce jusqu’au 18 février 1981.

Après un bref passage au Bureau politique du Mouvement populaire de la Révolution, en 1981, il retrouve le gouvernement.

Il est successivement chargé de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce extérieur à partir du 5 novembre 1982, puis de l’Agriculture et du Développement rural en novembre 1983.

Le 1er février 1985, il prend en charge le Commerce extérieur, fonction qu’il occupe jusqu’au 12 avril de la même année.

Son parcours le conduit ensuite en Belgique, où il approfondit sa formation et s’investit dans la recherche universitaire.

Son doctorat en économie porte sur « L’industrie du cuivre dans le monde et le progrès économique du Copperbelt africain ». Le choix de ce sujet témoigne déjà de son intérêt pour les problématiques liées aux ressources minières, à l’industrialisation et au développement économique de l’Afrique centrale.

Professeur à la Faculté des sciences économiques de l’Université de Louvain, il acquiert également une expérience internationale, notamment auprès de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel, l’ONUDI, à Vienne.

Lorsqu’il revient progressivement au premier plan de la vie publique congolaise, Jean Nyembo Shabani dispose ainsi d’une solide expérience universitaire, internationale et économique.

Un économiste au cœur de la politique économique du Zaïre

Le 23 février 1977, il est nommé Commissaire d’État à l’Économie nationale et à l’Industrie.

Son passage au gouvernement est notamment associé à la mise en place du Fonds de convention de développement, considéré comme une préfiguration de ce qui deviendra plus tard le Fonds de promotion de l’industrie.

Son parcours gouvernemental se poursuit ensuite dans plusieurs secteurs stratégiques.

Il exerce notamment les fonctions de Commissaire d’État au Portefeuille, à l’Économie, à l’Agriculture et au Développement rural. Il sera également chargé de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce extérieur, puis de l’Agriculture et du Développement rural.

Cette succession de responsabilités fait de lui l’un des principaux acteurs de la politique économique du Zaïre sous Mobutu.

À la tête de la Gécamines

En avril 1985, Jean Nyembo Shabani est nommé Président-Directeur général de la GECAMINES Holding.

Cette nomination revêt une dimension particulière au regard de son parcours universitaire. L’homme qui avait consacré son doctorat à l’industrie du cuivre et au développement du Copperbelt africain se retrouve désormais à la tête de l’une des entreprises les plus stratégiques du pays.

La Gécamines constituait alors l’un des principaux piliers de l’économie zaïroise et du secteur minier national.

Des Finances à la Banque centrale

À partir de 1987, Jean Nyembo Shabani assume successivement plusieurs responsabilités de premier plan dans la gestion économique du pays.

Il est notamment chargé des Finances et du Budget, puis de l’Économie et de l’Industrie. Il accède ensuite à la Vice-Primature chargée des secteurs économiques et financiers, avant de prendre en charge le secteur de l’Agriculture.

Son parcours atteint une nouvelle étape lorsqu’il est nommé gouverneur de la Banque centrale du Zaïre, fonction qu’il exerce de mars 1991 au 2 avril 1993.

Il dirige ainsi l’institution monétaire nationale au cours d’une période particulièrement difficile, marquée par de profondes crises économiques, monétaires et politiques.

Une trajectoire exceptionnelle

Une référence pour les générations futures

La disparition de Jean Nyembo Shabani ne marque donc pas seulement la fin d’une longue carrière administrative et politique. Elle constitue également la disparition d’un économiste ayant participé à plusieurs moments importants de l’histoire économique du Congo.

Son parcours peut servir de référence à une nouvelle génération d’économistes, de fonctionnaires et de responsables publics.

Il montre qu’une responsabilité publique peut être précédée par un long travail de formation, de recherche et d’acquisition d’expérience.

De Lovanium à Louvain, de l’enseignement universitaire aux gouvernements du Zaïre, de la Gécamines à la Banque centrale, Jean Nyembo Shabani aura consacré plus de trois décennies à l’économie et à la gestion publique.

À travers son parcours, c’est une partie de l’histoire économique de la République démocratique du Congo qui disparaît avec lui.

Par Pascal Kabeya
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21 août 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Royaume-Uni : Jason Arday, ancien professeur noir de Cambridge, retrouvé mort après une polémique sur son parcours

by admin9775 16 août 2026

La mort de Jason Arday, ancien professeur de l’Université de Cambridge, suscite une vive émotion au Royaume-Uni. Le sociologue de 41 ans a été retrouvé mort vendredi à son domicile, dans un contexte marqué par une importante polémique autour de son parcours académique et professionnel.

Le Premier ministre britannique Andy Burnham a qualifié cette disparition de « tragédie », appelant à éviter les jugements précipités et à prendre le temps de comprendre les circonstances ayant entouré les derniers mois de la vie du sociologue.

Une polémique qui avait éclaté fin juillet

Jason Arday était devenu en 2023 le plus jeune professeur noir de l’histoire de Cambridge. Sa nomination avait été présentée comme un symbole important de la diversité au sein d’une institution universitaire particulièrement prestigieuse.

Mais son parcours a récemment fait l’objet d’un examen particulièrement intense. Un chercheur connu pour ses critiques des politiques de discrimination positive l’avait notamment accusé d’avoir plagié sa thèse.

Jason Arday avait reconnu certaines erreurs, qu’il présentait comme commises de bonne foi, tandis que l’Université de Cambridge avait ouvert une enquête interne afin d’examiner les accusations.

Par la suite, d’autres interrogations concernant son curriculum vitae et son parcours universitaire avaient été relayées publiquement, notamment par des médias conservateurs.

Ses proches dénoncent une campagne de désinformation

La famille et plusieurs personnes ayant travaillé avec Jason Arday dénoncent aujourd’hui une campagne de désinformation destinée, selon elles, à le discréditer.

L’ancien professeur avait lui-même évoqué les conséquences personnelles de cette exposition médiatique. « Les accusations incessantes, les spéculations et les commentaires publics ont eu de profondes répercussions sur moi », avait-il écrit dans un communiqué.

Face à la pression, il avait finalement quitté son poste à Cambridge, affirmant vouloir protéger sa santé mentale.

La polémique s’était encore intensifiée cette semaine après les témoignages d’anciens camarades de classe évoquant certains souvenirs de son enfance. Ces témoignages entraient notamment en contradiction avec des déclarations antérieures de Jason Arday concernant son enfance et son autisme.

Une enquête privilégie la piste du suicide

Les policiers qui ont découvert son corps à son domicile privilégient, à ce stade, la piste du suicide. Les circonstances exactes de son décès restent toutefois du ressort de l’enquête.

Ses proches estiment que l’intensité de la controverse et la multiplication des accusations publiques doivent être prises en compte dans la compréhension de ce qui s’est passé, tout en appelant à ne pas tirer de conclusions hâtives.

L’Université de Cambridge a exprimé sa tristesse après l’annonce de sa disparition.

Le maire de Londres, Sadiq Khan, a également dénoncé ce qu’il considère comme un « procès médiatique » inacceptable.

De son côté, Andy Burnham a appelé à la prudence : « Ce n’est pas le moment de porter des jugements hâtifs. C’est plutôt un moment de réflexion pour comprendre comment on en est arrivé là. »

La disparition de Jason Arday relance ainsi les débats sur la pression médiatique exercée sur les personnalités publiques, les accusations dans le monde universitaire, le racisme et les conséquences que peuvent avoir les campagnes de mise en cause publique sur la santé et la vie personnelle des personnes concernées.

Par Pascal Kabeya
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16 août 2026
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