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Category:

Economie

À la UneEconomie

Une proposition de loi sur le petit commerce déposée à l’Assemblée nationale

by admin9775 13 avril 2023
written by admin9775

Le député national Paul Tshilumbu a déposé, ce mercredi 12 avril 2023, au bureau de l’Assemblée nationale une proposition de loi portant règlementation du secteur de petit commerce en République démocratique du Congo.

Selon l’élu de Tshangu, district de Kinshasa, cette proposition de loi se base sur les articles 35 et 122 de la constitution. Elle vise, d’une part, à promouvoir le secteur de petit commerce et, d’autre part, à établir des règles et précises en la matière.

« La loi sur le petit commerce que nous baptisons la loi Tshilumbu. Le président de la République l’a répété à plusieurs reprises que la loi sur le petit commerce n’est pas respectée en RDC. Vous allez voir que les expatriés qui viennent avec beaucoup de capitaux mais qui vendent en détails. Cela étouffant de manière régulière nos compatriotes qui exercent le petit commerce. Effectivement, cette irrégularité est due à la faiblesse de la loi qui organise le petit commerce dans notre pays. C’est ainsi que nous avons pensé travailler sur cette loi et essayer de nettoyer toutes les faiblesses qu’il y’a dans la loi sur le petit commerce », a fait savoir le député national Paul Tshilumbu.

Outre ce texte, le député Paul Tshilumbu a interpellé les ministres du Travail et de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) à travers une une question orale et débat. L’élu de Tshangu veut obtenir du ministre de l’ESU des explications sur l’amélioration des conditions de travail des professeurs des universités et établissements publics et de celle du Travail, l’état des lieux de l’application du taux de SMIG par les employeurs expatriés.

Elysée Mafu

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

Egypte : les recettes du canal de Suez ont augmenté de 35% au 1er trimestre 2023, à 2,3 milliards $

by admin9775 13 avril 2023
written by admin9775

Le canal artificiel reliant la Méditerranée à la mer Rouge brasse plus de 10 % du commerce maritime mondial, et représente l’une des premières sources de devises du pays. 

Les revenus du canal de Suez ont atteint 2,3 milliards de dollars au premier trimestre 2023, enregistrant ainsi une hausse de 35% par rapport à la même période de 2022, selon des données dévoilées, mardi 11 avril, par l’Autorité du canal de Suez (SCA).

Le nombre des navires qui ont traversé cette voie navigable reliant la Méditerranée à la mer Rouge entre le 1er janvier et le 31 mars de l’année en cours a augmenté de 20%, comparativement à la même période de l’année précédente, a-t-on ajouté de même source.

Un record de 107 navires transportant 6,3 millions de tonnes de marchandises a été enregistré le 13 mars dernier.

Le canal de Suez brasse plus de 10 % du commerce maritime mondial et représente l’une des premières sources de devises pour l’Egypte, dont l’économie subit de plein fouet les contrecoups de la guerre en Ukraine.

Le Caire s’attend à ce que les recettes de cette voie navigable d’environ 190 km de long atteignent 8,7 milliards de dollars en 2023 contre 7,93 milliards en 2022.

Agence Ecofin via CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

La majorité des détenteurs de Bitcoin ont perdu en moyenne 48% de leurs fonds investis entre août 2015 et fin 2022 (rapport)

by admin9775 12 avril 2023
written by admin9775

La Banque des règlements internationaux estime que l’effondrement du marché des cryptomonnaies aurait pu avoir des répercussions très négatives sur la stabilité financière internationale, si cette classe d’actifs avait été davantage liée à l’économie réelle et au système financier traditionnel.

La majorité des investisseurs de détail dans le Bitcoin ont perdu près de 50% des sommes investies entre août 2015 et décembre 2022, selon un rapport publié le 20 février la Banque des règlements internationaux (BRI).

Intitulé « Crypto shocks and retail losses », le rapport se base sur les données de la société Sensor Towel qui a recueilli des informations sur les téléchargements et la fréquence de l’utilisation de plus de 200 applications d’échange de cryptomonnaies par des particuliers dans 95 pays entre le 1er août 2015 et le 15 décembre 2022.  

Selon ces données, les mouvements de hausse du prix du Bitcoin ont tous donné lieu à l’arrivée de nouveaux investisseurs sur le marché. Près de 75% des investisseurs ont téléchargé une application d’échange de cryptomonnaies lorsque le prix du bitcoin était supérieur à 20 000 dollars, un seuil atteint en décembre 2020.

Lorsqu’une application comme Binance, Paxful ou Coinbase est téléchargée par un particulier, les analystes de la BRI supposent que le nouvel utilisateur a immédiatement investi 100 dollars, puis réinvesti la même somme tous les mois.

La moyenne des gains ou des pertes de ces investisseurs de détail est calculée en fonction du prix du Bitcoin à l’instant où l’investisseur place son argent mensuellement sur la plateforme d’échange. Les prix d’achat sont ensuite regroupés entre eux pour former une moyenne représentative. A travers cette modélisation, la BRI démontre que la majorité des investisseurs ont perdu de l’argent sur leur position.

Une perte moyenne de perte moyenne 431 $ par investisseur

Les analystes de cette institution financière internationale considérée comme « la banque centrale des banques centrales » estiment que la perte moyenne de chaque investisseur a atteint 431 dollars au 15 décembre 2022, ce qui correspond à 47,89% du total de la moyenne des 900 dollars de fonds investis depuis le téléchargement de l’application.

Ils notent que cette perte est très probablement encore plus élevée dans plusieurs pays émergents comme le Brésil, l’Inde, le Pakistan, la Thaïlande et la Turquie.

Le rapport souligne d’autre part que le nombre mensuel moyen des utilisateurs actifs des applications d’échange de cryptomonnaies à l’échelle mondiale est passé d’environ 100 000 en août 2015 à plus de 30 millions en novembre 2021, quand le prix de la reine des cryptomonnaies avait atteint 69 000 dollars.

Les données de la BRI, qui distinguent les petits et moyens détenteurs de Bitcoin (ceux qui possèdent moins d’un Bitcoin et entre un et 1000 bitcoins respectivement) des grands détenteurs qui possèdent des portefeuilles de plus de 1000 bitcoins, montrent par ailleurs que les performances des investissements varient en fonction des portefeuilles détenus. La BRI a établi que les plus gros investisseurs, appelés les « baleines », ont réduit leurs portefeuilles, juste avant les fortes baisses des cours consécutives aux chocs liés à l’effondrement brutal du stablecoin Terra (Luna) en mai 2022 et à la faillite de la plateforme d’échange de cryptomonnaies FTX en novembre de la même année.  

Faire face aux risques avant qu’ils ne deviennent systémiques

Les détenteurs de portefeuilles allant de 1 à 1000 bitcoins avaient, quant à eux, tendance à augmenter leurs avoirs en Bitcoin durant ces périodes. Conséquence : les investisseurs les plus fortunés ont réalisé des bénéfices au détriment des plus petits.

Au regard du caractère très spéculatif des investissements dans le Bitcoin et de l’inégalité des gains enregistrés, la BRI souligne la nécessité d’une meilleure protection des investisseurs dans l’espace cryptographique.

Estimant que  l’effondrement de la capitalisation du marché des cryptomonnaies, qui est passée de 3000 milliards de dollars en novembre 2021 à 1200 milliards de dollars en février 2023, aurait pu avoir des répercussions très négatives sur la stabilité financière internationale si cette classe d’actifs était davantage liée à l’économie réelle et au système financier traditionnel, l’institution basée à Bâle (Suisse) appelle à une réponse coordonnée à l’échelle internationale pour faire face aux risques liés aux crypto-actifs avant qu’ils ne deviennent systémiques. Elle propose dans ce cadre plusieurs stratégies comme l’interdiction des cryptomonnaies, leur endiguement, leur régulation ou une combinaison d’options.

Agence Ecofin via CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

Cemac : les réserves de changes en hausse de plus de 2000 milliards de FCFA grâce aux entreprises extractives

by admin9775 11 avril 2023
written by admin9775

Selon le rapport de politique monétaire du mois de mars, les réserves de changes de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (Cemac) se sont établies à 6 771,3 milliards FCFA (10,3 milliards d’euros) au 31 janvier 2023, contre 4 690 milliards FCFA (7,1 milliards d’euros) un an plus tôt, soit une hausse de 2081,3 milliards FCFA (+43%) en glissement annuel. Selon le même document, ces avoirs en devises et en or permettent aux économies de la sous-région de disposer d’une couverture de 3,9 mois d’importation de biens et services et d’un taux de couverture de la monnaie de 73,1 % contre 64,0 % un an plus tôt. 

« Cette évolution favorable se justifie principalement par la hausse des cours du baril de pétrole brut, les efforts de rapatriement des recettes d’exportation et la forte hausse des rétrocessions des devises par les banques primaires, pour le compte de leur clientèle du secteur extractif autorisée à détenir des comptes en devises, et pour la gestion des fonds de remises en état des sites (Fonds RES) », justifie le rapport.

En effet, depuis le début 2022, les compagnies pétrolières et minières sont contraintes d’appliquer le nouveau règlement des changes. Ce qui a induit une hausse de 557 milliards FCFA du volume de rétrocession de devises à la banque centrale. Les fonds rapatriés par les entreprises du secteur extractif ont été logés dans près de 500 comptes séquestres autorisés par la Beac. Cela fait partir des allègements consentis par l’autorité monétaire à cette catégorie d’assujettis dans le cadre de la mise en application de la nouvelle réglementation des changes.

Hausse en perspective des réserves de change

En vigueur depuis 2019, le texte interdit aux agents économiques de détenir (sauf dérogation spéciale) des comptes en devises offshore ou onshore (au sein des établissements de crédit de la Cemac). Les opérateurs sont également tenus de rapatrier 70% de leurs recettes d’exportations dans la sous-région. Sur ce point, pétroliers et miniers ont été autorisés à ne rétrocéder que 35%. Leur arrimage a cependant permis de booster dès la première année l’enveloppe des rétrocessions de devises qui est passée de 8200 milliards en 2021 à près de 12 000 milliards en 2022, selon une note de la Beac. 

Compte tenu du poids du secteur extractif dans la Cemac et de la hausse considérable des cours du baril de pétrole brut, l’institut d’émission monétaire anticipe sur hausse plus importante des rétrocessions de ce secteur ce qui devrait gonfler de 11,5% le volume de réserves de change à 7 6391,9 milliards d’ici la fin de cette année. 

Le rapatriement des devises pourrait impacter davantage la position extérieure de la Cemac, mais les sorties importantes destinées à l’achat des biens et de services viennent plomber quelque peu cette dynamique. Dans une note interne, l’institut d’émission indique qu’en 2022, des transferts sortants de plus de 10 000 milliards FCFA ont été enregistrés. Sur le seul mois de janvier 2023, plus de 1 204 milliards FCFA de devises ont été sorties par les agents économiques contre seulement 788 milliards de rapatriements, soit un déficit de 34%. 

Cédrick Jiongo

Nouveau Gabon via CONGO PUB Online

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Le FMI va prêter 261 millions de dollars au Burundi

by admin9775 11 avril 2023
written by admin9775

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé lundi, dans un communiqué, être parvenu à un accord avec le gouvernement burundais en vue de la mise en place d’un programme d’aide de 261 millions de dollars afin d’aider le pays à « soutenir la reprise économique face aux chocs ».

L’accord doit désormais être validé par le Conseil d’administration du Fonds.

Le programme d’aide s’étend sur 40 mois et intervient dans le cadre de la facilité étendue de crédit, pour un montant total de 200,2 millions de droits de tirage spéciaux (ou DTS, l’unité de compte du Fonds correspondant à un panier des cinq principales devises mondiales).

« Il s’agit du premier programme pour le FMI (au Burundi) depuis 2015. Il vise à soutenir une politique de réformes visant à rétablir la soutenabilité extérieure et la soutenabilité de la dette tout en permettant la reprise économique face aux chocs » qui se sont succédés, a expliqué la cheffe de la mission, Mame Astou Diouf, citée dans un communiqué.

Le Burundi avait fait début octobre une demande d’aide auprès du FMI, alors qu’il faisait face à une diminution de ses réserves de change, entre pression inflationniste et conséquences de la guerre en Ukraine.

Le pays d’Afrique centrale a été confronté à des tensions politiques début septembre, le président Evariste Ndayishimiye dénonçant des velléités de « coup d’Etat » et nommant son ancien ministre de l’Intérieur, Gervais Ndirakobuca, Premier ministre le 7 septembre.

Il bénéficie depuis un peu plus d’un an de nouveau de l’aide économique de l’Union européenne (UE), qui avait été suspendue à partir de 2016 pour sanctionner les violences provoquées par une crise politique précédente, même si l’aide directe à la population avait été maintenue.

Les Etats-Unis ont eux-même levé leurs sanctions, pour les mêmes raisons, en novembre 2021.

Africanews via CONGO PUB Online

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SVB, classée le 14 février parmi les 20 meilleures banques américaines, et déclarée en faillite le 10 mars : qui croire ?

by admin9775 10 avril 2023
written by admin9775

Après des décennies de représentations héroïques d’Hollywood dans l’industrie cinématographique américaine, le monde, y compris les États-Unis, oublie souvent les failles importantes qui perdurent dans la gestion financière américaine et leur impact potentiel sur le monde entier.

L’effondrement de la Silicon Valley Bank (SVB) aux États-Unis suscite de nombreuses inquiétudes, mais en Afrique subsaharienne, où il existe une forte tendance à surestimer l’Amérique, le débat n’est pas très animé. Néanmoins, ce nouvel épisode rappelle une leçon précieuse : il est nécessaire d’adopter une attitude prudente à l’égard de certaines histoires à succès dans le pays de l’oncle Sam.

Au 13 février 2023, la banque était classée dans le célèbre magazine Forbes comme l’une des « 20 meilleures banques des États-Unis », en raison d’un rendement des capitaux propres de 13,8 %, d’actifs non performants de seulement 0,01 % et d’une augmentation du chiffre d’affaires d’environ 10 %. Moins d’un mois plus tard, la banque était déclarée en faillite et sa valeur boursière, qui avait atteint un sommet historique de 753,12 $ par action, a chuté presque à zéro, provoquant une grande panique sur les marchés financiers mondiaux et dans les autres banques.

Dans de nombreux médias, la hausse des taux d’intérêt de la banque centrale a été citée comme la raison de ce crash. On explique que les titres de dette existants, devenus peu attrayants, ont réduit leur valeur. Comme de nombreuses banques, SVB avait profité d’un marché de la dette à taux presque zéro pour mobiliser des ressources supplémentaires et financer le secteur des start-ups. Et, d’un autre côté, la banque utilisait les dépôts de ses clients pour investir dans d’autres obligations. Le problème est survenu quand elle a dû emprunter à un taux plus élevé pour rembourser sa dette précédente, alors que le marché de l’innovation tardait à délivrer les énormes profits attendus. Par exemple, Jumia, cité comme l’un de ses clients indirects, n’est devenu rentable qu’en 2022. Pendant ce temps, la liquidité de la banque sous forme d’obligations avait considérablement perdu de sa valeur.

Bien que ces faits soient exacts, ils n’expliquent pas tout… La banque présentait un ensemble de risques que personne ne voulait vraiment voir. Son bilan avait augmenté trop rapidement, principalement en raison d’une augmentation des capitaux propres réalisée par les dépôts des investisseurs.

Mieux, pendant une période de huit mois, SVB a fonctionné sans manager en charge du risque financier, alors que le secteur du capital-risque commençait déjà à montrer des signes de ralentissement. Il faut dire que, selon d’autres informations liées à cette faillite, le responsable de la filiale d’investissement de SVB n’était autre que le directeur financier de…. Lehman Brothers jusqu’en 2007, la banque d’investissement américaine qui a connu l’une des plus grandes faillites du secteur en 2008, impliquant des milliards de dollars de produits financiers dits toxiques.

Enfin, il a également été révélé que deux semaines avant l’effondrement de SVB, son directeur général avait vendu pour 3,9 millions de dollars d’actions, et selon CNBC, des membres de la direction supérieure de la banque avaient vendu pour environ 84 millions de dollars d’actions au cours des deux années précédentes. Il est difficile de savoir s’ils réalisaient simplement leurs profits ou s’ils avaient anticipé les difficultés à venir. Dans tous les cas, la valeur boursière de la banque n’a cessé de baisser depuis 2021.

L’analyse des implications pour l’Afrique est actuellement limitée à une éventuelle contagion mondiale des faillites bancaires américaines. Les médias sud-africains ont couvert la question. Cependant, il existe plusieurs risques indirects.

Selon les données recueillies par Castell Hall Diligence sur le site web du régulateur américain des marchés financiers (SEC), plusieurs sociétés de capital-risque qui ont des engagements en Afrique figuraient parmi les clients de SVB. Parmi les dix premières, on trouve notamment 4Dx Ventures et Quona Capital, entre autres. Et surtout, la faillite de SVB a révélé le fait que la plupart des start-ups dans le monde, y compris en Afrique, dispose rarement de personnel compétent dans la gestion des risques.

Agence EcoFin via CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

Avec des pertes potentielles de 620 milliards $ en 2022, les banques américaines sont objectivement plus risquées que les marchés africains

by admin9775 10 avril 2023
written by admin9775

Plusieurs institutions africaines en appellent à une réforme de l’architecture financière mondiale. Un examen des pertes potentielles des banques américaines en 2002, démontre sans peine que les actifs obligataires africains constituent une alternative crédible pour les investisseurs, en dépit d’un deux poids deux mesures dans la perception du risque.

Selon le Federal Deposit Insurance Corporation, l’organisme qui gère le mécanisme de garanties accordées par le gouvernement américain aux dépôts bancaires aux États-Unis, la valeur totale des pertes potentielles dans le bilan des banques actives sur ce marché a atteint 620,4 milliards de dollars à la fin de l’année 2022. Cette information a récemment été mise en avant par de grands médias financiers américains, à la suite de la faillite de plusieurs banques américaines de taille moyenne, consécutives à celle de la Silicon Valley Bank.

Il n’est pas exclu que l’objectif de cette couverture médiatique ait été de démontrer que la banque californienne n’avait pas été la victime de mauvais choix de la part de sa direction, mais plutôt d’une conjoncture qui a fragilisé les banques plus petites. C’est d’ailleurs ainsi que la chute de la SVB est largement expliquée dans certains médias : un dommage collatéral des décisions de la réserve fédérale américaine (la banque centrale). Cette dernière est critiquée pour avoir constamment soutenu, dans un premier temps, que l’inflation serait passagère et qu’il n’y avait pas besoin d’augmenter son taux directeur. Cette position incitait les entreprises et le gouvernement à continuer d’emprunter car les taux d’intérêt étaient bas, et encourageait les banques à prêter davantage pour réaliser des marges.

Les pertes potentielles dont il est question ont deux formes : celles qui portent sur des instruments financiers, détenus à long terme (340 milliards de dollars) et celles liées aux produits enregistrés comme disponibles à la vente, et qui peuvent donc se réaliser à tout moment (280 milliards de dollars).

Avec des taux qui restent élevés et qui pourraient le demeurer pour contenir l’inflation ainsi qu’un dollar élevé, ces pertes potentielles risquent de se réaliser rapidement si les banques subissent une pression de liquidités et doivent céder leurs titres de créances disponibles à la vente. Pour les titres qui seront gardés à maturité, elles afficheront quand même une perte d’opportunité. Même si les débiteurs remboursent le montant investi, celui-ci affichera une décote en raison du niveau d’inflation.

Or, la situation actuelle ne semble pas avoir une issue favorable. C’est parce que l’économie américaine ne générait plus d’inflation que la banque centrale avait mis en place un dispositif d’argent facile. Mais l’inflation ayant dépassé ses objectifs, elle a décidé de remonter ses taux directeurs.

Toutefois, même si l’inflation reculait dans la limite de ses objectifs, il n’est pas certain que les taux baissent à nouveau. Ces pertes, il faut le rappeler, représentent jusqu’à 2,3 fois le bénéfice net des banques en 2022, et plus d’une fois pour les pertes potentielles sur les instruments à la vente.

La situation n’est pas banale, elle traduit les faiblesses d’un système financier qui ne parvient plus à honorer ses engagements de croissance des rendements pour ses clients, sur ses marchés considérés comme sûrs.

Une option reste ouverte pour la communauté mondiale des investisseurs : se tourner vers des marchés émergents et en développement tels que ceux d’Afrique. La dette globale de la région analysée différemment ne représente pas un risque pour le système financier mondial, et l’on peut noter que les banques américaines ont plus à perdre sur des produits financiers américains qu’en investissant en Afrique.

Sur un stock de dette à long terme qui a généré des revenus d’intérêt (service de la dette) d’une moyenne annuelle de 19 milliards de dollars, payés par les gouvernements africains entre 2017 et 2021, très peu de faillites ou de pertes de valeur sur les obligations ont été signalées.

Enfin, la complication des choses sur les marchés financiers matures va de pair avec l’appel de plusieurs institutions africaines (UNECA et BAD) pour une réforme de l’architecture financière mondiale, où l’Afrique recevrait plus d’attention de la part des investisseurs privés internationaux.

Il n’est pas exclu qu’on oppose à cette option, le fait que les pays africains font face à une inflation plus élevée encore et à des risques de dépréciation des taux de change, ce qui serait exact. Toutefois, si les ressources sont canalisées sur des investissements de production et de développement, cela donnera un élan à l’activité économique qui permettra de rembourser les créanciers ou détenteurs des capitaux.

Agence Ecofin via CONGO PUB Online

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31 mars 2023, le taux de change s’est établi à 2 321,6 CDF le dollar sur le marché parallèle (BCC)

by admin9775 7 avril 2023
written by admin9775

La note de la conjoncture économique de la Banque Centrale du Congo (RDC) du 31 mars 2023 renseigne que le taux de change sur le marché parallèle s’est légèrement déprécié de de 0,05% d’une semaine à l’autre.

Au cours de la période considérée, le taux de change s’est établi à 2 321,6 CDF le dollar américain, a indiqué la note d’information hebdomadaire de la Banque Centrale du Congo.

« Au 31 mars 2023, le taux de change officiel s’est globalement maintenu à son niveau de la semaine passée à 2 036,7 CDF alors que sur le segment parallèle, la monnaie nationale s’est légèrement dépréciée de 0,05 %, d’une semaine à l’autre, situant le cours à 2.321,6 CDF le dollar américain », indique la BCC.

Au niveau du segment officiel, le cours de change n’a pas connu de variations significatives sur le marché interbancaire, situant le niveau de change à 2 036,9 CDF le dollar américain.

Selon le document, dans les grandes villes des provinces, le taux de change moyen s’est situé à 2 265,23 CDF le dollar américain, enregistrant ainsi une dépréciation hebdomadaire de 0,43 %.

Lors de la dernière réunion hebdomadaire du Comité de conjoncture économique, le Gouvernement congolais a noté une accalmie relative au niveau du marché de change et des biens et services.

D’après le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Economie nationale, Vital Kamerhe, le Chef du Gouvernement, Jean-Michel Sama Lukonde, voudrait que tous les efforts soient fournis pour aboutir réellement à la baisse des prix sur le marché des biens et des services.

Mitterrand MASAMUNA

ZOOM ECO via CONGO PUB Online

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Mines : les entreprises publiques ont encaissé plus de 189,8 millions USD au titre de royalties et pas-de-porte entre 2022 et 2021 (rapport)

by admin9775 7 avril 2023
written by admin9775

Les entreprises publiques du secteur minier de la République démocratique du Congo (RDC) ont, au cours de la période comprise entre 2020 et 2021, encaissé 189,8 millions de dollars américains au titre de royalties et pas-de-porte, renseigne le rapport de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE).

D’après ce rapport, les entreprises publiques du secteur minier ont collecté plus de 122,4 millions USD de royalties et pas-de-porte en 2020.

Ces recettes vont sensiblement diminuer l’année suivante, soit 2021 pour s’établir à 67,2 millions USD de royalties et pas-de-porte.

Au cours de cette période, la Gecamines a encaissé plus de revenus issus des de royalties et pas-de-porte à hauteur de 180,6 millions USD en raison de 117,7 millions USD en 2020 et 62,9 millions USD mobilisés l’année suivante.

Le même document renseigne que la Société de développement industriel et minier du Congo (SODEMICO), la Cominière, SAKIMA et SOKIMO ont mobilisé près de 4 millions USD en 2020 et 4,2 millions USD en 2021.

D’après ce rapport, les transferts des revenus au titre d’impôts, taxes, redevances, droits, en faveur de l’Etat au niveau central et des provinces s’élèvent respectivement à 42,78 millions USD en 2020 et 44,67 millions USD en 2021 soit un total de 87,45 millions USD pour les deux exercices.

Ce document renseigne également qu’en 2021, SAKIMA a procédé à une cession totale de 5 permis d’exploitation (5 PE) (PE 2594, PE 2595, PE21, PE17 et PE76).

Les trois premiers ont été cédés à KALIMA Mining Company et les deux autres à Congo Fair Mining, une co-entreprise détenue par SAKIMA et la CDMC. Ces droits ont par la suite été respectivement enregistrés par le Cadastre Minier en 2021 et en 2022.

Mitterrand MASAMUNA

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Kamerhe encourage l’accroissement de la production locale pour assurer la souveraineté alimentaire

by admin9775 5 avril 2023
written by admin9775

Le vice-premier ministre en charge de l’Économie a présidé sa toute première réunion de la Commission économie et finances (Ecofin) du gouvernement Sama 2, le mardi 4 avril 2023, à Kinshasa, en RD Congo.

Il était question pour Vital Kamerhe, président de cette Commission, de décliner les priorités sur lesquelles travailler afin de redresser l’économie congolaise.

La première priorité est relative à l’impératif de la diversification économique et de l’accroissement de la production locale. 

« C’est de cette manière que nous réduirons notre exposition aux chocs exogènes et assurerons la souveraineté alimentaire de notre pays », a souligné le VPM de l’Économie.

La deuxième est celle relative à la stabilité des prix et l’amélioration du climat des affaires. Il s’agit là de la protection du pouvoir d’achat de la population contre les aléas des fluctuations conjoncturelles. 

En outre, Vital Kamerhe a souligné q’une attention sera accordée à la problématique de l’adéquation des politiques monétaires et budgétaires afin de préserver la stabilité du cadre macroéconomique et juguler l’érosion monétaire à laquelle la RDC fait face.

La troisième priorité de la Commission Ecofin est l’amélioration du climat des affaires. Le VPM de l’Économie a affirmé que la réforme du système fiscal, quatrième priorité, ne saura plus attendre, question de répondre durablement à la question du fardeau fiscal et parafiscal.

Par ailleurs, il a réitéré la volonté du gouvernement Sama d’accompagner les opérateurs économiques congolais.

James Mushiya

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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