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Monde

À la UneMonde

Cisjordanie: la France annonce des «sanctions» contre 28 colons israéliens «extrémistes»

by Sam's Londele 13 février 2024
written by Sam's Londele

La pression internationale s’intensifie mardi pour un accord de trêve entre Israël et le Hamas incluant une nouvelle libération d’otages, malgré les menaces d’une offensive sur Rafah, dernier refuge pour plus d’un million de Palestiniens de la bande de Gaza. Des pourparlers seraient en cours au Caire sous l’égide de l’Égypte et des États-Unis.

Ce qu’il faut retenir

■ Une délégation israélienne s’est rendu ce mardi au Caire pour de nouveaux pourparlers avec des responsables américains, qataris et égyptiens sur un accord de trêve dans la bande de Gaza. Le chef du Mossad, David Barnea, et le chef du Shin Bet (service de sécurité intérieure), Ronen Bar, y rencontreront notamment le directeur de la CIA, Richard Burns.

■ Joe Biden a annoncé qu’un accord de libération des otages détenus à Gaza, accompagné d’une pause « d’au moins six semaines » dans les hostilités entre Israël et le Hamas, était actuellement en discussion. 

■ Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a déclaré avoir ordonné à l’armée d’élaborer un plan visant à évacuer les civils de Rafah, où il prévoit de lancer une « opération massive » et de vaincre les derniers bataillons du Hamas. 

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, communiqué ce mardi 13 février, 28 473 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre 2023. Il a fait état d’un total de 133 morts au cours des dernières 24 heures. Les victimes sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre également 68 146 blessés.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Le « corridor de Philadelphie » : un objectif pour Netanyahu, une ligne rouge pour l’Égypte

by Sam's Londele 12 février 2024
written by Sam's Londele

Le « corridor de Philadelphie » est une zone tampon entre la bande de Gaza et l’Égypte. Ce couloir de 100 mètres de large et de 14 km de long pourrait représenter la seule voie de passage pour des centaines de milliers de Palestiniens en cas d’offensive majeure de l’armée israélienne à Rafah. Benjamin Netanyahu affirme depuis des semaines vouloir prendre le contrôle de ce couloir, une menace qui inquiète les autorités égyptiennes. Décryptage.

Malgré les mises en garde internationales contre une catastrophe humanitaire inéluctable à venir, le Premier ministre israélienne, Benjamin Netanyahu, semble déterminé à lancer une offensive terrestre sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, près de la frontière égyptienne.

Dans un discours à la télévision, il a déclaré, le 7 février, avoir ordonné à l’armée de « préparer » une telle opération contre cette ville, devenue un gigantesque campement surpeuplé où sont réfugiés, selon l’ONU, 1,4 million de Palestiniens. Des hommes, des femmes et des enfants ayant fui la guerre qui fait rage depuis quatre mois entre Israël et le Hamas.

Dimanche 11 février, sur la chaîne américaine ABC News, Benjamin Netanyahu a affirmé qu’Israël assurera « un passage sécurisé à la population civile pour qu’elle puisse quitter » Rafah, qualifié de « dernier bastion » du Hamas. Sans toutefois dire où, très précisément, les Gazaouis pourraient se réfugier, il a mentionné des zones au nord de Rafah qui pourraient être utilisées comme zones sécurisées pour les civils.

Carte de la bande de Gaza.
© Studio Graphique France Médias Monde

C’est dans ce contexte que les regards se tournent à nouveau vers le « corridor de Philadelphie », une route tracée le long de la frontière de la bande de Gaza avec l’Égypte, depuis le littoral de la Méditerranée jusqu’au point situé en face du passage de Kerem Shalom. Ce dernier est contrôlé par l’armée israélienne et est situé au point de rencontre frontalier entre Israël, l’Égypte et la bande de Gaza.

Craignant un afflux massif de réfugiés et ses éventuelles conséquences, l’Égypte a déployé, au cours des deux dernières semaines, une quarantaine de chars et de véhicules blindés de transport de troupes dans le nord-est du Sinaï. Selon deux sources sécuritaires égyptiennes interrogées par l’agence Reuters, ce déploiement fait partie d’une série de mesures visant à renforcer la sécurité à la frontière avec Gaza.

Un corridor stratégique au cœur des tensions

Baptisé ainsi suivant un nom de code donné par l’armée israélienne et connu aussi sous le nom de « corridor de Saladin », le « corridor de Philadelphie », est une zone tampon, de 14 kilomètres de long et 100 mètres de large, mise en place conformément aux termes des accords de camp David signés par l’Égypte et Israël, en septembre 1978.

Son objectif : empêcher toute incursion armée, contrôler les déplacements des Palestiniens dans les deux sens, et le trafic d’armes entre le Sinaï égyptien et la bande de Gaza.

Carte du sud de la bande de Gaza.
© Studio Graphique France Médias Monde

Délimitée par des clôtures barbelées, dont la hauteur varie entre deux et trois mètres, et des blocs de béton, le corridor était sous contrôle de l’État hébreu jusqu’au retrait unilatéral de l’armée israélienne de la bande de Gaza en 2005.

Dans le cadre de ce retrait décidé par le gouvernement d’Ariel Sharon, Israël et l’Égypte signent un accord, connu sous le nom d’Accord de Philadelphie, prévoyant le déploiement d’un contingent de 750 gardes-frontières égyptiens le long de la zone tampon (du côté égyptien). Il s’agissait alors des premiers militaires égyptiens à patrouiller dans cette zone depuis la guerre de 1967, durant laquelle la bande de Gaza, alors administrée par l’Égypte, et la péninsule du Sinaï furent conquises par Israël. L’accord en question allait jusqu’à définir très précisément l’équipement du contingent égyptien, à savoir 8 hélicoptères, 30 blindés légers et 4 vedettes.

Leur mission consistait à surveiller le corridor du côté égyptien, soit la seule frontière de la bande de Gaza échappant au contrôle direct de l’armée israélienne, à lutter contre le terrorisme et à prévenir tout acte d’infiltration et de contrebande.

De l’autre côté du corridor, ce sont les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne qui prennent le relais des Israéliens, avant d’être chassées deux ans plus tard, en juin 2007, par le Hamas à la faveur de son coup de force contre le Fatah de Mahmoud Abbas.

En réaction, Israël décide d’imposer un blocus – terrestre, maritime et aérien – et un embargo sur le territoire désormais aux mains du mouvement islamiste. Ces restrictions favorisent le développement d’un système de tunnels de contrebande, passant forcément sous le no man’s land entre Gaza et l’Égypte, permettant aux marchandises et aux personnes de franchir la frontière, et dont l’existence a été documentée par Israël dès 1983. 

Depuis, alors que le terminal de Rafah contrôlé par l’Égypte et d’où transitent les personnes, les biens et l’aide humanitaire, n’a été ouvert depuis 2007 que par intermittence, Israël voit cette zone comme vitale pour le ravitaillement du Hamas.

En décembre 2007, la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, avait estimé que l’Égypte faisait un « piètre » travail pour tenter d’arrêter la contrebande d’armes sous le « corridor de Philadelphie ».

Déjà en 2009, au moment de l’opération « Plomb durci », des plans militaires israéliens prévoyaient l’occupation du « corridor de Philadelphie » afin d’y détruire les tunnels de contrebande. Une occupation qui aurait, de facto, permis d’encercler totalement la bande de Gaza.

Après la destitution, en juillet 2013, du président Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans, dont est issu le Hamas, l’armée égyptienne entreprend de détruire des centaines de tunnels de contrebande creusés sous la frontière avec la bande de Gaza. Il s’agissait de représailles contre le mouvement islamiste palestinien accusé par Le Caire de participer à la déstabilisation du Sinaï. Pour détruire ce système souterrain, l’Égypte a délibérément inondé la zone frontalière en 2015.

Un corridor désormais ouvertement dans le viseur de Netanyahu

Après les attaques du 7 octobre, perpétrées par le Hamas et ses alliés, inédites par leur ampleur et leur bilan humain sur le sol israélien, les regards se sont à nouveau tournés vers le « corridor de Philadelphie », plus que jamais perçu comme stratégique pour le Hamas, et régulièrement pris pour cible par l’armée israélienne depuis le début de la guerre à Gaza .

« Le ‘corridor de Philadelphie’ doit être entre nos mains et sous notre contrôle, et tout arrangement autre que celui-là ne sera pas accepté par Israël », lance fin décembre, Benjamin Netanyahou, dont le gouvernement a promis de « liquider » le mouvement palestinien.

Le Premier ministre israélien a réitéré à plusieurs reprises cette menace, à tel point que Le Caire la prend très au sérieux.

Selon Salah Gomaa, rédacteur en chef adjoint de l’agence officielle égyptienne Al-Charq al-Awsat, le risque de déplacement des Gazaouis vers l’Égypte qui pourrait en découler préoccupe beaucoup le pouvoir égyptien.

Depuis le début du conflit, le président Abdel Fattah al-Sissi, qui joue un rôle de médiateur entre le Hamas et le gouvernement israélien, s’oppose à l’idée de laisser les Gazaouis, fuyant la guerre et entassés à la frontière égyptienne, entrer sur son territoire. Mi-octobre, il les avait même exhortés à « rester sur leur terre », estimant que pousser les Palestiniens à quitter leur terre est « une façon d’en finir avec la cause palestinienne ».

« À Rafah désormais, tout bombardement ou attaque contre les réfugiés les fera certainement fuir vers le Sinaï, estime Salah Gomaa. Par conséquent, si l’Égypte permet cela, ça voudra dire qu’elle accepte la liquidation de la question palestinienne alors que des ministres extrémistes israéliens prônent ouvertement le retour à Gaza des colons et ‘l’émigration’ des Gazaouis vers son voisin égyptien ».

En plus d’une catastrophe humanitaire annoncée, Benjamin Netanyahu prend donc également le risque de déclencher une crise diplomatique ouverte avec l’Égypte, s’il ordonne la prise du « corridor de Philadelphie ».

Mi-janvier, Israël a en effet informé l’Égypte de son intention de mener une opération militaire pour prendre le contrôle le long de l’axe frontalier, a révélé le Wall Street Journal, citant des sources israéliennes et égyptiennes. Le 16 janvier, Diaa Rashwan, chef du service d’information égyptien (SIS), a réagi en mettant en garde contre une « violation du traité de paix » qui lie les deux pays, si l’armée Israélienne devait entrer dans le « corridor de Philadelphi »e.

« De nombreux hommes politiques israéliens ont déclaré que la prise de contrôle du corridor avait précisément pour but de permettre aux Palestiniens, sous la pression des bombardements, de migrer vers le Sinaï, et c’est là le cœur du problème avec l’annonce d’un assaut imminent sur Rafah, explique Salah Gomaa, C’est pour cela que le président du SIS a émis un avertissement ferme et que l’Égypte considère la réoccupation de cet axe comme une ligne rouge, qui s’ajoute également à celle que constitue la question du déplacement de population. »

Et de conclure : « l’Égypte a informé Israël par voie diplomatique et a informé Israël par l’intermédiaire des États-Unis que cette option ne sera jamais autorisée par l’Égypte ».

FRANCE 24 via XONGO PUB Online

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À la UneMonde

Guerre à Gaza: l’armée israélienne libère deux otages après une opération nocturne à Rafah

by Sam's Londele 12 février 2024
written by Sam's Londele

Israël a annoncé ce lundi 12 février avoir libéré deux otages à Rafah, ultime cible affichée de son offensive dans la bande de Gaza, où le Hamas au pouvoir a fait état de 52 Palestiniens tués lors de cette opération nocturne.

Ce qu’il faut retenir

■ Israël a annoncé lundi avoir libéré deux otages à Rafah, ultime cible affichée de son offensive dans la bande de Gaza, où le Hamas au pouvoir a fait état de 52 Palestiniens tués lors de cette opération nocturne. les frappes dans la nuit de dimanche à lundi s’inscrivaient non pas dans le lancement de cette offensive, mais d’une opération pour récupérer deux otages enlevés le 7 octobre lors de l’attaque sans précédent des combattants du Hamas dans le sud d’Israël, point de départ de cette guerre.

■ Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a déclaré avoir ordonné à l’armée d’élaborer un plan visant à évacuer les civils de Rafah, où il prévoit de lancer une « opération massive » et de vaincre les derniers bataillons du Hamas. Après Gaza City, puis Khan Younès, Israël vise désormais une opération au sol dans cette ville jouxtant l’Égypte, à l’extrême sud de la bande de Gaza, dans le cadre de son offensive militaire contre le mouvement islamiste palestinien Hamas.

■ Le président américain Joe Biden a exhorté le Premier ministre Benyamin Netanyahu à « garantir la sécurité » de la population palestinienne tandis que plusieurs États ont mis en garde contre une « catastrophe humanitaire » en cas d’assaut sur la ville surpeuplée. Dans un entretien à la chaîne américaine ABC, Benyamin Netanyahu a affirmé que l’armée israélienne assurerait un « passage sécurisé » avant l’assaut prévu sur Rafah.

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, communiqué ce dimanche 11 février, 28 176 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre 2023. Il a fait état d’un total de 112 morts au cours des dernières 24 heures. Les victimes sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre également 67 784 blessés.


Les rebelles houthis annoncent avoir attaqué un navire américain en mer Rouge

Les rebelles houthis du Yémen ont annoncé ce lundi avoir attaqué un navire américain en mer Rouge, après que des sociétés de sécurité maritime ont signalé que des missiles avaient été tirés sur un vraquier. « Les forces navales des forces armées yéménites ont visé le navire américain Star Iris en mer Rouge avec un certain nombre de missiles navals (…), et les frappes ont été précises et directes », a déclaré le porte-parole des Houthis, Yahya Saree.

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À la UneMonde

Joe Biden demande à Israël un «plan» pour «garantir la sécurité» de la population à Rafah

by Sam's Londele 11 février 2024
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La menace d’une offensive israélienne persiste dimanche 11 février contre Rafah, ville du sud de la bande de Gaza où le Hamas redoute « des dizaines de milliers de morts » parmi la population civile qui bénéficiera d’un « passage sécurisé » pour en partir, selon le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.

Ce qu’il faut retenir

■ Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a déclaré avoir ordonné à l’armée d’élaborer un plan visant à évacuer les civils de Rafah, où il prévoit de lancer une « opération massive » et de vaincre les derniers bataillons du Hamas. Après Gaza City, puis Khan Younès, Israël vise désormais une opération au sol dans cette ville jouxtant l’Égypte, à l’extrême sud de la bande de Gaza, dans le cadre de son offensive militaire contre le mouvement islamiste palestinien Hamas.

■ Le Hamas a averti samedi qu’une offensive sur Rafah pourrait faire « des dizaines de milliers de morts et de blessés » dans cette ville, où sont réfugiés des centaines de milliers de Palestiniens que le Premier ministre israélien veut évacuer, suscitant l’inquiétude à l’étranger. Benyamin Netanyahu a cependant promis aux civils de Rafah une évacuation « sécurisée ».

■ L’armée et l’agence de la sécurité intérieure israéliennes ont par ailleurs affirmé samedi avoir découvert dans la ville de Gaza un tunnel du Hamas sous le quartier général de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa). L’organisation, qu’Israël accuse d’être « totalement infiltrée » par le mouvement islamiste, a souligné que le bâtiment avait été évacué le 12 octobre.

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, communiqué ce dimanche 11 février, 28 176 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre 2023. Il a fait état d’un total de 112 morts au cours des dernières 24 heures. Les victimes sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre également 67 784 blessés.


Inquiétude internationale face à une éventuelle opération terrestre Rafah

Paris qualifie d’« injustifiable » une offensive à Rafah et exhorte Israël à arrêter les combats pour éviter « une situation humanitaire catastrophique d’une nouvelle dimension ». À Londres, le chef de la diplomatie britannique David Cameron fait part de son « inquiétude profonde » et souligne que plus de la moitié de la population gazaouie a trouvé refuge dans cette zone. Son homologue allemande Annalena Baerbock annonce vouloir se rendre en Israël au milieu de la semaine prochaine. 

La cheffe du Fonds monétaire international Kristalina Georgieva s’attend à des conséquences désastreuses pour l’économie palestinienne. À Gaza, a t-elle dit, « l’activité a déjà chuté de 80% ». Dans le monde arabe, c’est l’avertissement de l’Égypte qui retient l’attention. Le Caire, craignant un afflux massif de refugiés, menace de suspendre les accords de paix de Camp David si Israël lance son offensive terrestre sur Rafah. À Téhéran, le président iranien Ebrahim Raïssi a appelé ce dimanche à exclure Israël de l’Onu, car ce qui arrive à Gaza, a-t-il dit, est « un crime contre l’humanité ». 

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Monde

Israël intensifie ses frappes sur Rafah, craintes d’une offensive terrestre

by Sam's Londele 10 février 2024
written by Sam's Londele

L’armée israélienne bombarde tôt samedi matin Rafah, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ayant demandé à son armée un plan d' »évacuation » des centaines de milliers de civils dans la ville, avant une éventuelle offensive terrestre. Par ailleurs, des frappes israéliennes ont ciblé les environs de la capitale syriennes Damas, ont indiqué une ONG et l’agence de presse officielle syrienne. Suivez en direct la situation au Proche-Orient.

L’essentiel à retenir

  • Tôt samedi, des témoins ont fait état de frappes dans les environs de Rafah, dernier refuge des populations déplacées par le conflit en cours depuis le 7 octobre dernier, en multipliant les frappes aériennes.
  • Au moins 28 personnes ont été tuées dans ces frappes, selon un responsable de la santé publique et des journalistes d’AP qui ont vu les corps arriver dans les hôpitaux.
  • Après Gaza City, puis Khan Younès, Israël vise désormais une opération au sol dans cette ville jouxtant l’Égypte, à l’extrême sud de la bande de Gaza.
  • Des frappes israéliennes ont ciblé les environs de la capitale syrienne Damas, ont indiqué une ONG et l’agence de presse officielle syrienne qui a fait état de dégâts « matériels ».
  • Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé, vendredi, un nouveau bilan de 27 947 morts dans la bande de Gaza.

Une offensive d’Israël sur Rafah pourrait faire des « dizaines de milliers de morts et de blessés » prévient le Hamas

Le mouvement palestinien Hamas a affirmé qu’une offensive israélienne sur Rafah, à la pointe sud de la bande de Gaza, pourrait faire « des dizaines de milliers de morts et de blessés ».

« Nous mettons en garde contre une catastrophe et un massacre qui pourraient aboutir à des dizaines de milliers de martyrs et de blessés », a dit le mouvement islamiste dans un communiqué, ajoutant tenir pour responsables de ces éventuelles conséquences « l’administration américaine, la communauté internationale et l’occupation israélienne ».

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À la UneMonde

États-Unis: la Maison Blanche contre-attaque après un rapport pointant la mémoire défaillante de Biden

by Sam's Londele 10 février 2024
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La Maison Blanche tente de contre-attaquer au lendemain de la publication du rapport du procureur spécial chargé de l’enquête sur les documents classifiés de Joe Biden. Un rapport dont l’administration tente de remettre en cause l’esprit, sans en discuter les résultats.

Ce vendredi 9 février, les porte-paroles se sont succédé pour expliquer que le procureur spécial Robert Hur n’avait pas trouvé de raison de poursuivre Joe Biden dans cette affaire et que c’est tout ce qu’il faudrait retenir. Sauf que ce qui suscite une avalanche de commentaires, c’est que dans son rapport, le procureur spécial présente le président comme un vieil homme affable et sympathique, mais à la mémoire défaillante.

Pour la Maison Blanche, le procureur spécial est sorti de son rôle et des pratiques du département de la Justice et ses commentaires sont gratuits, inexacts et inappropriés, voire politiquement motivés, selon la vice-présidente Kamala Harris, car Robert Hur est devenu procureur en étant nommé par Donald Trump.

Le sénateur démocrate de Pennsylvanie John Fetterman, dont l’État sera décisif pour l’élection de novembre, a dénoncé une opération menée par un procureur « nommé par Trump » afin de « salir » Joe Biden. Tous les proches du démocrate ne se sont pas risqués sur ce terrain politiquement glissant, alors que l’ancien président républicain, inculpé quatre fois au pénal, n’a de cesse de crier à l’instrumentalisation de la justice contre lui.

L’âge de Biden, un sujet pour ses électeurs

Quant à la mémoire du président, la porte-parole de la présidence, tout en admettant qu’elle n’est pas médecin, explique qu’elle constate au quotidien qu’elle fonctionne très bien. Elle ajoute que Joe Biden a toujours eu la langue qui a tendance à fourcher et à mélanger les noms et les pays, comme c’est arrivé au moins trois fois ces derniers jours, et que cela ne l’empêche pas de faire son travail avec efficacité.

Karine Jean-Pierre a choisi le registre personnel : « Je connais ce président depuis 2009. Il n’a pas été seulement mon chef, mais aussi mon mentor. Et personne dans ce bâtiment ne vous dirait ce que nous avons vu (dans le rapport du procureur spécial) à propos de sa mémoire ».

Quant à son âge, 81 ans, le président a conscience que c’est un sujet pour les électeurs. La preuve, il en plaisante régulièrement, tente son entourage. 

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À la UneMonde

Une dizaine de bombardements sur le sud de la bande de Gaza, plus de 100 Palestiniens tués en 24 heures

by Sam's Londele 9 février 2024
written by Sam's Londele

L’armée israélienne bombarde ce vendredi 9 février Rafah, ville du sud de Gaza, où s’entassent plus d’un million de Palestiniens déplacés par la guerre. En l’espace de vingt-quatre heures, de nombreux bombardements ont été commis dans la région, faisant une centaine de morts et de nombreux blessés.

Ce qu’il faut retenir :

■ De nouvelles frappes américaines contre les Houthis au Yémen. Les États-Unis ont annoncé avoir mené des frappes jeudi visant quatre drones de surface et sept missiles de croisière « prêts à être lancés contre des navires en mer Rouge » par les rebelles houthis du Yémen.

■ Les forces israéliennes ont intensifié les bombardements dans des quartiers de Rafah, jugés excessifs par les États-Unis qui craignent un « désastre » humanitaire.

■ Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a déclaré avoir ordonné à l’armée d’élaborer un plan visant à évacuer les civils de Rafah, où il prévoit de lancer une « opération massive » et de vaincre les derniers bataillons du Hamas.

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, communiqué ce vendredi 9 février, 27 947 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre 2023. Il a fait état d’un total de 107 morts au cours des dernières 24 heures. Les victimes sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre également 67 317 blessés.

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ActualitésMonde

Benjamin Netanyahu balaie les espoirs de trêve, vers une « guerre perpétuelle » à Gaza ?

by Sam's Londele 9 février 2024
written by Sam's Londele

La perspective d’une trêve entre Israël et le Hamas s’éloigne. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a balayé mercredi d’un revers de la main les minces espoirs apparus ces derniers jours alors que les efforts diplomatiques semblaient tendre vers une désescalade. Décryptage.

Dans un discours à la télévision, Benjamin Netanyahu a déclaré, mercredi 7 février, avoir ordonné à l’armée de « préparer » une offensive terrestre sur Rafah, la ville la plus au sud de la bande de Gaza, où s’entassent 1,7 million de Palestiniens, dont de nombreux déplacés ayant fui le nord de l’enclave.

Alors que le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken se trouvait en Israël pour discuter d’un accord de trêve entre Israël et le Hamas – sa concrétisation était même espérée dans les prochains jours dans les milieux diplomatiques –, le chef du gouvernement israélien a opté pour la poursuite de la guerre. 

Faisant fi de la pression américaine pour accepter une trêve et des suppliques des familles des 136 otages toujours retenus à Gaza qui le pressent d’arrêter les combats, il a assuré que « la victoire sur le Hamas » était « une affaire de mois ». Benjamin Netanyahu dit refuser de se plier aux demandes du mouvement islamiste palestinien qui ne ferait que « mener à un autre massacre », après celui du 7 octobre, perpétré sur le sol israélien. 

Le Premier ministre fait-il simplement monter les enchères pour imposer ses conditions dans les négociations, ou bien craint-il d’être affaibli politiquement s’il accepte de signer un accord avec un le mouvement islamiste palestinien qu’il a promis d’éradiquer ?

Interrogé sur l’antenne anglophone de France 24, Yossi Mekelberg, membre associé du groupe de réflexion Chatham House, basé à Londres, se montre surpris par le ton adopté par Benjamin Netanyahu, rappelant que la guerre dure depuis quatre mois et que le Hamas continue de se battre – et même de tirer encore, certes occasionnellement, des roquettes vers le territoire israélien.

« Netanyahu ne parle pas seulement de victoire contre le Hamas, il dit aussi qu’il veut écraser ce mouvement palestinien, souligne-t-il. Il doit définir ce qu’il entend par ‘victoire’, et plus encore, ce qu’il compte faire après un tel résultat dont, pour l’instant, on ne prend pas le chemin sur le terrain ».

Le gouvernement israélien, et plus particulièrement le Premier ministre Benjamin Netanyahu, « n’est manifestement pas enclin à accepter un quelconque compromis ou accord de cessez-le-feu pour le moment », juge de son côté Hugh Lovatt, chercheur au sein du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord du Conseil européen des relations étrangères (ECFR). 

« Le problème est que Netanyahu dit qu’il n’acceptera rien de moins que l’éradication totale du Hamas, rappelle-t-il. Dès les premiers jours de la guerre, son gouvernement a défini, du moins publiquement, une série d’objectifs qu’il ne peut pas atteindre militairement. C’est en totale contradiction avec ce que des responsables politiques et militaires israéliens disent, parfois en public, à savoir qu’Israël ne sera pas en mesure d’éradiquer le Hamas. En définissant des objectifs irréalistes, Netanyahu s’est acculé lui-même. Ce faisant, il ne permet pas à l’opinion publique et politique israélienne d’évoluer dans une direction qui pourrait commencer à permettre des concessions ».

Quel plan pour l’après-guerre ?

En plus d’avoir fixé des objectifs inatteignables, Hugh Lovatt considère que le gouvernement israélien, paralysé par « des contradictions idéologiques » entre les membres d’extrême droite de la coalition de Netanyahu et ceux qui sont plus centristes, n’a pas été en mesure de présenter un plan cohérent pour l’après-guerre à Gaza.

Alors que des ministres extrémistes prônent le retour à Gaza des colons, évacués par le gouvernement d’Ariel Sharon en 2005, et « l’émigration » des Gazaouis vers l’Égypte voisine, le ministre de la Défense Yoav Gallant a présenté début janvier un plan excluant toute « présence civile israélienne »…

« Cette question bloque les pourparlers indirects entre le Hamas et Israël, insiste-t-il. Le gouvernement israélien a clairement indiqué qu’il voulait reprendre les combats à Gaza une fois la trêve terminée, afin d’éradiquer le Hamas, alors que le mouvement palestinien fait pression pour qu’un cessez-le-feu permanent soit mis en place après cette pause ». 

« Finalement, ce que le Premier ministre israélien dit et promet, c’est la poursuite d’une guerre perpétuelle à Gaza, et il le fait probablement aussi pour sa propre survie politique, explique-t-il. Cette survie politique dépend dans une large mesure de la poursuite de la guerre. Une fois celle-ci terminée, il est tout à fait clair, et je pense qu’il y a un consensus au sein du système politique israélien sur ce point, le Premier ministre sera éjecté du pouvoir en cas d’élections ».

Hugh Lovatt poursuit : « Une fois qu’il ne sera plus aux affaires, il sera vulnérable aux enquêtes judiciaires en cours contre lui [Benjamin Netanyahu fait face à des accusations de corruption, NDLR] ».

Il devrai aussi rendre des comptes sur les défaillances sécuritaires ayant permis au Hamas et à ses alliés de mener les attaques du 7 octobre qui ont fait au moins 1 200 morts en Israël. Le 25 octobre, le Premier ministre israélien a admis que les failles ayant conduit à ces attaques seraient examinées « après la guerre ».

Frustrations américaines

Jeudi, un nouveau cycle de pourparlers indirects entre le Hamas et les Israéliens s’est ouvert au Caire, avec la médiation de l’Égypte et du Qatar. 

Hugh Lovatt explique qu’en coulisses, l’administration américaine a augmenté la pression sur le gouvernement israélien pour que ce dernier commence non seulement à avancer vers une désescalade, ou au moins vers une nouvelle phase de la guerre à Gaza et vers un cessez-le-feu. 

« L’administration américaine essaie de développer un plan portant sur ce qui se passera à Gaza après la fin des combats, et c’est la question centrale, poursuit Hugh Lovatt. Mais il y a manifestement beaucoup de tensions en coulisses et de frustrations côté américain, comme ont pu l’illustrer assez symboliquement les conférences de presse séparées de Netanyahu et de Blinken », organisées mercredi en Israël.

Sud de la bande de Gaza
Sud de la bande de Gaza © Sophie RAMIS, Nalini LEPETIT-CHELLA / AFP

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Les experts estiment qu’une offensive terrestre contre Rafah éloignerait durablement toute perspective de trêve, en raison notamment des répercussions et du bilan humain qu’une telle opération pourrait engendrer – le bilan de la guerre à Gaza s’élève déjà à 27 840 morts, selon le ministre de la Santé du Hamas.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a prévenu qu’un assaut sur Rafah « augmenterait de façon exponentielle ce qui est déjà un cauchemar humanitaire ».

« Sur les 2,3 millions d’habitants de la bande de Gaza, qui sont à l’origine et en grande partie des réfugiés, près de 1,7 million sont déjà déplacés, puisque les Israéliens leur ont demandé de se rendre dans des endroits sûrs, y compris à Rafah, rappelle Yossi Mekelberg. Si une opération de grande envergure ayant pour objectif l’éradication du Hamas est menée dans cette zone, il faudra donc le traquer au milieu de cette population. Je n’ose imaginer le nombre de victimes civiles que cela pourrait provoquer et c’est là l’un des grands dangers de cette initiative. »

Yossi Mekelberg n’écarte pas l’hypothèse qu’il puisse s’agir d’une tactique de négociation de Benjamin Netanyahu dans sa guerre des nerfs avec le Hamas : amener toutes les parties à repenser les termes et conditions présentés jusqu’à présent.

« C’est peut-être un vœu pieux de ma part, confie-t-il, mais si ce n’est pas une tactique, nous pouvons probablement nous attendre au plus lourd bilan quotidien établi depuis le début de la guerre. »

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

La riposte d’Israël à Gaza jugée «excessive» par Washington qui craint un «désastre» humanitaire

by Sam's Londele 9 février 2024
written by Sam's Londele

Alors que l’armée israélienne bombarde ce vendredi 9 février Rafah, ville du sud de Gaza où s’entassent plus d’un million de Palestiniens déplacés par la guerre, Washington craint un « désastre » humanitaire après la riposte contre le Hamas jugée « excessive ».

Ce qu’il faut retenir :

■ De nouvelles frappes américaines contre les Houthis au Yémen. Les États-Unis ont annoncé avoir mené des frappes jeudi visant quatre drones de surface et sept missiles de croisière « prêts à être lancés contre des navires en mer Rouge » par les rebelles Houthis du Yémen.

■ Les forces israéliennes ont intensifié les bombardements dans des quartiers de Rafah, jugés excessifs par les États-Unis qui craignent un « désastre » humanitaire.

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, communiqué ce vendredi 9 février, 27 947 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre 2023. Il a fait état d’un total de 107 morts au cours des dernières 24 heures. Les victimes sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre également 67 317 blessés.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

l’ONU accuse Israël de vouloir créer « une zone tampon » à sa frontière avec Gaza

by Sam's Londele 8 février 2024
written by Sam's Londele

L’ONU a estimé jeudi que les destructions par l’armée israélienne de bâtiments dans la zone frontalière à Gaza, dans le but de créer une « zone tampon », constituaient un « crime de guerre ». Dans l’enclave, les craintes s’accentuent sur le sort de plus d’un million de Palestiniens coincés à Rafah où Israël a intensifié ses bombardements alors qu’une nouvelle session de pourparlers s’ouvre au Caire pour une trêve avec le Hamas. Suivez en direct l’évolution de la situation au Proche-Orient.

L’essentiel 

  • Le chef des droits humains de l’ONU a estimé jeudi que les destructions par l’armée israélienne de bâtiments dans la zone frontalière avec Israël à Gaza, dans le but de constituer une « zone tampon », constituaient un « crime de guerre ».
  • L’armée israélienne a intensifié ses frappes sur Rafah, accentuant les craintes sur le sort de plus d’un million de Palestiniens coincés dans cette ville de la bande de Gaza.
  • Un nouveau cycle de négociations entre le Hamas et les Israéliens, avec la médiation de l’Égypte et du Qatar, s’est ouvert dans la matinée au Caire.
  • Le Hamas est toujours « ouvert » aux négociations en vue d’un cessez-le-feu malgré le rejet de ses dernières propositions par Israël, selon un responsable proche du mouvement islamiste palestinien.

Un responsable du Hezbollah visé par une frappe israélienne dans le sud du Liban

Un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien a été gravement blessé lors d’une frappe israélienne qui a visé sa voiture dans le sud du Liban, a indiqué une source de sécurité libanaise à l’AFP.

Le responsable « a été gravement blessé et une personne qui l’accompagnait a été également blessée », a précisé cette source. La voiture a été visée dans la ville de Nabatiyé, relativement éloignée de la frontière et épargnée par les violences quotidiennes entre le Hezbollah et l’armée israélienne.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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