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Monde

À la UneMonde

France: l’option Xavier Bertrand à Matignon fait bouger les lignes à droite

by Sam's Londele 3 septembre 2024
written by Sam's Londele

La France n’a toujours pas de nouveau Premier ministre à l’issue de cette journée du mardi 3 septembre 2024. Emmanuel Macron continue ses consultations qu’il a entamé il y a une dizaine jours maintenant. Mardi, il a sondé activement la piste Xavier Bertrand. S’il n’y a aucune garantie que ce potentiel Premier ministre étiqueté Les Républicains (LR) ne soit pas rapidement censuré, cette hypothèse a, au moins, le mérite de faire bouger les lignes à droite.

C’était la semaine dernière : au sortir d’une deuxième réunion avec le président de la République le 28 août, Laurent Wauquiez, chef des députés LR, rejetait à nouveau et plus fermement encore toute participation de la droite au gouvernement. Ce mardi 3 septembre, lors d’une réunion de groupe, quelques heures après un nouvel entretien avec Emmanuel Macron – par téléphone cette fois –, le nouvel homme fort concède faire un « petit geste ».

Laurent Wauquiez accepte, finalement, de laisser gouverner Xavier Bertrand, avec lequel il entretient de très mauvaise relations. Un participant à la réunion salue ce changement de pied : « On ne doit pas bloquer le pays. »

Ancien président des Républicains, Laurent Wauquiez était sous pression. En orientant, en fin de semaine dernière, ses recherches vers la gauche, Emmanuel Macron faisait peser sur lui la responsabilité du blocage. Entretemps, Nicolas Sarkozy, toujours très influent à droite, était aussi sorti du bois. Dans la presse, l’ancien chef de l’État l’appelait à changer de stratégie et à assumer la responsabilité de gouverner.

Si rien n’indique pour le moment que Xavier Bertrand soit nommé, les lignes ont bougé. Et c’est bien ce qui importe au président Macron, qui cherche toujours la sortie de l’impasse.

Les atouts de Xavier Bertrand, potentiel prochain Premier ministre

Après 49 jours de gouvernement démissionnaire et deux mois après des législatives ayant débouché sur une Assemblée nationale sans majorité, l’hypothèse Xavier Bertrand à Matignon pourrait se profiler. Mardi 3 septembre, le vent a soufflé à nouveau du côté du président de la région des Hauts-de-France. Après l’avoir reçu lundi à l’Élysée, le chef de l’État Emmanuel Macron garderait la carte Xavier Bertrand dans sa manche. 

Homme de droite et politique d’expérience, Xavier Bertrand est président d’une des plus grandes régions de France. Ancien ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy entre 2005 et 2012, il a été tour à tour chargé de la Santé, des Solidarités et de l’Emploi.

Député entre 2012 et 2016, il est aussi un des bénéficiaires du front républicain. En 2015, candidat pour la présidence de la région des Hauts-de-France, l’homme politique avait profité des voix de la gauche pour être élu face à Marine Le Pen. Il est donc la bête noire du Rassemblement national. Le parti à la flamme a prévenu : si Xavier Betrand est nommé à Matignon, il le censurera immédiatement.

Certains de ses proches le disent capable de compromis avec la gauche. Mais pour soutenir l’option Bertrand, les Républicains auraient posé leurs conditions, dont celle-ci : le pacte législatif présenté par Laurent Wauquiez en juillet doit être appliqué. Xavier Bertrand a donc des atouts mais aussi un handicap : peut il échapper à la censure ?

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

La Turquie a officiellement demandé à intégrer les Brics

by Sam's Londele 3 septembre 2024
written by Sam's Londele

La Turquie a officiellement déposé une demande d’adhésion aux Brics. Ankara tente de redessiner son rôle sur la scène internationale en diversifiant ses alliances. Le but est notamment d’être moins dépendant de l’Union européenne et des États-Unis. 

Le groupe des Brics+ est une coalition économique formée par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Elle plaide notamment pour une refondation des institutions internationales afin de refléter l’émergence de nouvelles puissances.  L’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Éthiopie et l’Iran ont officiellement rejoint l’organisation cette année. 

L’intérêt de la Turquie n’est pas nouveau, mais il est donc aujourd’hui officiel. Si sa demande est acceptée, Ankara serait le premier membre de l’Otan à intégrer les Brics à l’heure où ses relations avec les États-Unis et l’Union européenne sont de plus en plus tendues.

Processus d’adhésion à l’UE bloqué

En cause notamment les liens turcs avec Moscou à l’aune de la guerre en Ukraine ainsi que le soutien américain et européen à Israël à l’aune de la guerre à Gaza. Le processus d’Ankara d’adhésion à l’Union européenne, lui, est bloqué.

Si la moitié des échanges de la Turquie restent tournés vers l’Europe, l’idée est donc de tirer profit de la situation stratégique du pays entre l’Asie et l’Europe. Le processus d’adhésion au Brics reste complexe, la demande turque devrait être discuté lors du prochain sommet fin octobre.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Pourquoi l’incursion ukrainienne à Koursk n’a pas calmé les ardeurs russes dans le Donbass

by Sam's Londele 2 septembre 2024
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L’armée russe s’approche de la ville de Pokrovsk, un important nœud logistique ukrainien dans le Donbass. Une percée qui, pour certains, remet en cause la pertinence de l’opération ukrainienne dans la région russe de Koursk. L’offensive a en effet souvent été présentée comme une tentative de détourner la Russie de son objectif dans le Donbass.

Et pourtant, ils avancent. Alors que les forces ukrainiennes contrôlent toujours plus de 1 000 km² dans la région russe de Koursk, l’armée russe, quant à elle, gagne du terrain dans le Donbass. Elle se trouvait à moins de dix kilomètres de la ville de Pokrovsk, lundi 2 septembre, d’après les informations rendues publiques par le ministère britannique de la Défense.

“La situation est devenue incontrôlable”, s’est plaint sur Telegram vendredi 30 août, Roman Ponomarenko, un officier de la garde nationale ukrainienne. Pour lui, les défenses ukrainiennes ont cédé et ce serait tout le front dans le Donbass qui se serait “effondré” depuis la percée russe vers Pokrovsk.

Défendre Koursk plutôt qu’attaquer dans le Donbass ?

Moins pessimiste, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est contenté de concéder que le front autour de Pokrovsk était “le plus difficile [à défendre, NDLR]”. “Leur but n’a pas changé”, a ajouté Volodymyr Zelensky : prendre le contrôle de toute la région de Donetsk.

Une précision qui peut sembler étrange : pour quelle raison la Russie aurait-elle révisé ses objectifs de guerre ? L’Ukraine espérait, en fait, que l’incursion dans la région de Koursk calme les ardeurs de l’envahisseur russe dans le Donbass.

Carte de l'Ukraine montrant à la fois l'emplacement de la ville stratégique de Pokrovsk et de l'incursion ukrainienne dans la région de Koursk.

Peu après le début de cette opération en territoire russe le 8 août, les experts militaires interrogés par France 24 estimaient tous que l’un des objectifs de cette incursion était de forcer Moscou à redéployer de précieuses ressources du front du Donbass pour défendre l’intégrité territoriale russe.

La “provocation” ukrainienne dans la région de Koursk “a échoué”, s’est félicité Vladimir Poutine, lundi 2 septembre, en pointant du doigt l’avancée de son armée vers Pokrovsk.

Le maître du Kremlin balaie cependant un peu vite les effets de l’incursion ukrainienne en Russie. Dans le Donbass, “il faut bien se rendre compte que la Russie concentre dorénavant toute son énergie sur le secteur de Pokrovsk”, souligne Gustav Gressel, spécialiste de la guerre en Ukraine au Conseil européen pour les relations internationales (ECFR).

Avant l’incursion dans la région de Koursk, “l’armée russe avançait à sept endroits du front dans le Donbass. Moscou a décidé de redéployer vers Koursk des troupes de la plupart des autres zones d’affrontement, sauf dans la région de Pokrovsk”, précise Huseyn Aliyev, spécialiste de la guerre en Ukraine à l’université de Glasgow.

Pokrovsk, important nœud logistique

Il y a donc bel et bien eu un effet “incursion de Koursk”. Malheureusement pour Kiev, la percée vers Pokrovsk suffit à “fragiliser les défenses ukrainiennes dans toute la région de Donetsk”, affirme Will Kingston-Cox, spécialiste de la Russie à l’International Team for the Study of Security (ITSS) Verona.

Pokrovsk représente, en effet, “un nœud logistique stratégique important pour l’Ukraine”, souligne Gustav Gressel.

La ville – qui comptait plus de 50 000 habitants avant le début de la grande offensive russe en Ukraine en 2022 – est “située au carrefour de plusieurs routes, autoroutes et lignes ferroviaires, ce qui en fait un point de de passage important pour le ravitaillement et les munitions”, résume Veronika Poniscjakova, spécialiste des questions de sécurité internationale et de la guerre en Ukraine à l’université de Portsmouth.

Si elle tombe, “les Russes se seront ouvert la voie vers les deux dernières grandes villes contrôlées par les Ukrainiens dans la région de Donetsk : Kramatorsk et Sloviansk”, ajoute Huseyn Aliyev.

Pire encore pour Kiev, l’armée russe n’a même pas besoin de prendre la ville pour déstabiliser les défenses dans la région. “Il lui suffit de se rapprocher suffisamment pour pouvoir viser ses axes de transports”, note Gustav Gressel.

Au regard des enjeux dans le Donbass, tous les soldats ukrainiens envoyés à l’assaut de la région de Koursk auraient pu être bien utiles pour ralentir ce rouleau compresseur russe, estiment certains experts. Dans le contexte actuel, “cette opération apparaît comme trop ambitieuse”, estime Will Kingston-Cox. Surtout que “les troupes dépêchées en Russie sont des unités très mobiles”, affirme Gustav Gressel. Ce qui peut être important pour avoir des lignes de défenses capables de se replier rapidement.

Koursk, monnaie d’échange

Un point de vue qui n’est pas partagé par tous. “Je ne pense pas que ces unités auraient pu modifier l’équilibre des forces dans le Donbass”, juge Sim Tack, analyste militaire qui suit la guerre en Ukraine depuis le début du conflit.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaineJe m’abonne

L’état-major ukrainien a probablement estimé qu’il “valait mieux les utiliser pour obtenir une victoire marquante dans la région de Koursk plutôt que les envoyer dans le Donbass où leur impact risquait de ne pas suffire”, abonde Huseyn Aliyev.

Le succès ou non de l’incursion en Russie ne doit ainsi pas être mesuré simplement à l’aune de sa capacité à forcer la Russie à redéployer des troupes depuis le front dans le Donbass. “Le territoire que les Ukrainiens contrôlent dans cette région représentera un atout dans de futures négociations de paix”, estime Sim Tack.

Autrement dit, Kiev pourra, le jour venu, tenter d’échanger ces plus de 1 200 km² de territoire russe contre les prises de guerre russes dans le Donbass.

Mais “si Kiev espère vraiment s’en servir comme ‘monnaie d’échange’, c’est probablement un mauvais calcul”, analyse Veronika Poniscjakova. D’abord, parce qu’il n’est pas du tout sûr que les troupes ukrainiennes puissent occuper durablement ce territoire russe.

En outre, “pour que ce territoire en Russie ait une valeur de monnaie d’échange, il faudrait que Moscou donne l’impression d’y tenir vraiment, ce qui n’est pas le cas”, affirme Will Kingston-Cox. En termes de propagande, il est plus important pour le Kremlin de montrer que leur priorité absolue est la prise du Donbass, présentée comme partie intégrante de la Russie. Donner trop de valeur à l’incursion à Koursk donnerait l’image d’une Russie sur la défensive.

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À la UneMonde

la Russie affirme avoir abattu 158 drones ukrainiens au cours de la nuit

by Sam's Londele 1 septembre 2024
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La Russie a affirmé dans la matinée avoir déjoué de nouvelles attaques nocturnes de drones dans l’ouest, dont une, « massive », dans la région de Briansk, frontalière de l’Ukraine, et une autre qui a ciblé la capitale russe, sans faire de victimes, selon le responsable local. Suivez la situation en direct.  

La Russie a affirmé dimanche matin avoir déjoué de nouvelles attaques nocturnes de drones dans l’ouest, dont une, « massive », dans la région de Briansk, frontalière de l’Ukraine, et une autre qui a ciblé la capitale russe, sans faire de victimes, selon le responsable local.

Un bombardement russe fait un mort et quatre blessés dans la région de Soumy, selon Kiev

Un civil a été tué et quatre autres blessés lors d’un bombardement russe dans la région ukrainienne de Soumy, à la frontière entre les deux pays, a déclaré dimanche l’administration ukrainienne locale.

« Au cours de la nuit et de la matinée, les Russes ont effectué 18 tirs d’obus sur les territoires frontaliers et les localités de la région de Soumy ; 47 explosions ont été enregistrées », a indiqué l’administration sur Telegram.

Neuf districts de la région ont été attaqués.

L’armée de l’air ukrainienne a déclaré dans un autre communiqué qu’elle avait détruit huit des onze drones d’attaque russes utilisés pendant la nuit.

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Israël: les familles d’otages en colère après la découverte à Gaza des corps de six captifs du 7 octobre

by Sam's Londele 1 septembre 2024
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En Israël, les familles d’otages sont en colère après la découverte ce dimanche 1er septembre des corps de six des captifs du 7 octobre 2023. L’issue aurait pu être différente, affirment leurs proches.

Les corps de six otages israéliens ont été découverts dans un tunnel du Hamas, lors d’une opération dans la nuit de ce samedi à dimanche à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Les corps ont été identifiés pendant la nuit.

Parmi les victimes, l’on trouve une jeune femme, Eden Yerushalmi 24 ans et Hersh Goldberg-Polin, 23 ans, un ressortissant israélo-américain. Selon les informations fournies par le porte-parole de l’armée israélienne, ces otages auraient été tués par leurs ravisseurs peu avant d’être découverts, tout juste un ou deux jours avant, selon les pathologistes militaires. Et cela probablement alors que les forces israéliennes s’approchaient du tunnel où ils étaient détenus. 

Ces victimes auraient pu faire l’objet d’un précédent échange avec le Hamas

Les réactions n’ont pas tardé. Le président américain Joe Biden a affirmé : « J’ai le cœur brisé et je suis en colère. Les dirigeants du Hamas paieront pour ces crimes. »

Les familles des otages sont également en grande colère. Il s’avère qu’au moins trois des victimes auraient pu être sauvées lors d’un précédent échange. « Ceux qui refusent tout accord avec le Hamas ont le sang de ces otages sur les mains », affirme le proche de l’une des victimes. « Benyamin Netanyahu a prouvé que pour lui la vie des otages est moins importante que le déploiement de l’armée israélienne sur la frontière entre l’Égypte et Gaza », termine-t-il.

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La Russie ne s’«inquiète pas» d’une arrestation de Vladimir Poutine durant sa visite en Mongolie, membre de la CPI

by Sam's Londele 30 août 2024
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Le Kremlin a affirmé vendredi 30 août ne pas avoir d’« inquiétude » sur le risque d’une arrestation début septembre de Vladimir Poutine en Mongolie. Le pays est le premier pays membre de la Cour pénale internationale (CPI) dans lequel le président russe se rendra depuis l’émission d’un mandat d’arrêt de la juridiction à son encontre. Celle-ci le vise notamment pour des soupçons de déportation illégale d’enfants ukrainiens.

L’Ukraine a exhorté les autorités mongoles à « transférer [Vladimir] Poutine à la Cour pénale internationale de La Haye ». « Un mandat d’arrêt à son encontre pour des suspicions de déportation illégale d’enfants ukrainiens vers la Russie a été émis par la CPI, dont la Mongolie reconnaît la juridiction », a rappelé le ministère ukrainien des Affaires étrangères dans un communiqué.

En tant que membre de la CPI, la Mongolie est censée devoir arrêter Vladimir Poutine à son arrivée sur son territoire. Quand un pays membre ne remplit pas cette obligation, la Cour doit signaler l’affaire à l’Assemblée des États parties qui se réunit une fois par an, mais dont les éventuelles sanctions se limitent essentiellement à une remontrance verbale. Cela fut le cas pour l’ex-dictateur soudanais Omar el-Béchir.

Selon le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov, « il n’y a pas d’inquiétude » à ce sujet du côté du Kremlin. « Nous avons un excellent dialogue avec nos amis mongols, a-t-il déclaré à la presse. Bien entendu, tous les aspects de la visite ont été soigneusement préparés », a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.

La Mongolie est confrontée à un dilemme. Le premier, c’est de respecter ses obligations internationales, notamment ses obligations au regard du statut de Rome, et l’autre, c’est de ne pas se fâcher avec un voisin puissant et un partenaire économique et militaire qu’est la Russie. Et malheureusement, il semble que la Mongolie fasse le choix du respect de ses intérêts stratégiques au-delà du respect du droit international.

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Johann Soufi, expert, spécialiste du droit pénal internationalJulien Chavanne

Une visite prévue pour le 3 septembre

Vladimir Poutine est attendu le 3 septembre en Mongolie, un État qui a signé le Statut de Rome en 2000, avant de le ratifier en 2002.

La Russie, qui ne reconnaît pas la CPI, a toujours fermement rejeté les accusations portées par cette juridiction contre le président russe. Vladimir Poutine a toutefois pris soin depuis près d’un an et demi d’éviter certains voyages à l’étranger. Il a par exemple fait l’impasse sur le sommet des Brics en Afrique du Sud en août 2023, puis sur celui du G20 en Inde en septembre de la même année.

En revanche, il s’est notamment rendu en Chine en mai, en Corée du Nord en juin, ou encore en Azerbaïdjan mi-août. Autant de pays qui ne sont pas membres de la CPI.

En Mongolie, Vladimir Poutine doit s’entretenir avec son homologue Ukhnaa Khurelsukh et participer aux célébrations du 85ème anniversaire de la victoire des armées soviétique et mongole contre le Japon, à la bataille de Khalkhin Gol, en 1939. La précédente visite du président russe en Mongolie remonte à septembre 2019.

RFI via CONGO PUB Online

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Monde

Gaza: «Ils ont lâché un chien sur moi», témoigne un ex-détenu palestinien d’une prison israélienne

by Sam's Londele 29 août 2024
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Depuis le début de la guerre à Gaza, Israël a arrêté plusieurs milliers de Palestiniens en Cisjordanie. Ces dernières semaines, différents rapports et enquêtes ont révélé l’ampleur des mauvais traitements subis par ces détenus dans les prisons israéliennes. L’ONG israélienne B’Tselem parle d’un « réseau de camps de torture ». Récemment sorti de prison, un Palestinien d’Hébron témoigne.

La scène se passe au siège du gouvernorat d’Hébron, la plus grande ville de Cisjordanie. Ce jour d’août, le ministre de l’Autorité palestinienne en charge des prisonniers vient à la rencontre d’un groupe d’ex-détenus, récemment sortis des prisons israéliennes. L’image est frappante : autour de la longue table, on les reconnaît instantanément à leur peau pâle et parcheminée, à leurs traits tirés et – bien souvent – à leurs vêtements qui semblent flotter sur eux.

Tous ont passé des mois en prison, après avoir été arrêtés le 7 octobre. Palestiniens de Cisjordanie, ils n’ont en aucun cas participé aux attaques meurtrières qui ont été lancées de la Bande de Gaza ce jour-là. L’un de ces ex-prisonniers accepte de nous parler. Immense et barbu, il ne ressemble plus à la photo du colosse bien en chair que son frère nous montre sur son téléphone portable, tant il a maigri.

Coups et privations

Cela fait deux semaines qu’il a retrouvé la liberté. Sympathisant du Hamas, il a été arrêté quelques jours après les attaques du 7-Octobre et placé en détention administrative, c’est dire sans procès. Cet ouvrier en bâtiment était déjà passé par la case prison à cinq reprises au cours de sa vie, mais cette fois était très différente : « On m’a brûlé. Ils ont lâché sur moi un chien sans muselière qui m’a mordu. Ils m’ont cassé des côtes. J’ai été menotté pendant six mois et je n’ai pas été soigné quand le médecin venait. »

Une fois lancé, le quadragénaire ne s’arrête plus de parler. Il raconte les passages à tabac, le manque de nourriture (« on nous donnait des portions d’enfants de deux ans ») et d’eau. Absence d’hygiène également, avec pour conséquence une épidémie de gale [un parasite de la peau, NDLR] occasionnant des démangeaisons à tous les détenus.

Le récit se poursuit : confiscation des effets personnels, entraves à la pratique religieuse (« ils ont jeté un Coran à la poubelle devant moi »), manque de vêtements chauds l’hiver, absence de contacts avec l’extérieur

Itamar Ben Gvir

Un récit qui ressemble aux 55 témoignages recueillis par l’organisation israélienne de défense des droits de l’Homme B’Tselem, dans un rapport qui s’intitule « Bienvenue en enfer ». Le document décrit des prisons transformées en « un réseau de camps de torture ». B’Tselem précise que les récits des prisonniers ont été recoupés par d’autres témoignages et par des rapports médicaux. « Aucun des ex-détenus avec lesquels nous avons parlé n’est soupçonné de participation aux attaques du 7 octobre », souligne Sarit Michaeli, porte-parole de B’Tselem.

Le fait est qu’Israël les a ensuite libérés après leurs longs mois de détention administrative, sans les inculper ni les juger. Le rapport mentionne la responsabilité particulière d’un homme en charge de la sécurité nationale et donc des prisons : le ministre de la Sécurité intérieur et membre de l’extrême-droite Itamar Ben Gvir.

« Il est clairement l’inspirateur de cette politique », affirme Sarit Michael qui cite les déclarations publiques du ministre revendiquant les restrictions alimentaires en prison. « Ben Gvir, au sein de ce gouvernement, a fait adopter toute une série de mesures d’urgence qui ont rendu possible ces changements dans le traitement des prisonniers palestiniens et qui ont empêché tout contrôle extérieur. On ne parle pas ici d’un gardien de prison cinglé ou d’un soldat violent : c’est une politique ». « Nous devons le dire clairement, poursuit Sarit Michaeli, les membres du Hamas qui ont commis les horreurs du 7-Octobre doivent rendre des comptes pour cela. Mais la torture n’est jamais permise. »

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À la UneMonde

L’Union européenne se réunit au sujet du soutien à l’Ukraine et reconnaît ses manquements

by Sam's Londele 29 août 2024
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Alors que la contre-offensive russe se poursuit en Ukraine après les combats de Koursk, la Russie affirme avoir repris deux localités dans les régions séparatistes de Louhansk et Donetsk. Face à cette escalade, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne se sont réunis jeudi 29 août à Bruxelles pour discuter du soutien à l’Ukraine.

La réunion qui se déroule à Bruxelles ce jeudi 29 août intervient après que plusieurs pays européens ont exprimé leurs inquiétudes et en réponse aux appels de Volodymyr Zelensky à renforcer l’aide militaire. La question est pressante pour les chefs de la diplomatie des Vingt-Sept, et leur homologue ukrainien Dmytro Kouleba participe à la réunion avec l’objectif de les rappeler à leurs responsabilités.

Dmytro Kouleba a rappelé que les frappes massives de la Russie sur les villes et infrastructures ukrainiennes sont effectuées par des bombardiers décollant de bases aériennes situées loin en territoire russe. Il a ainsi demandé aux ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne de faire pression sur les États-Unis pour autoriser l’utilisation d’armes occidentales contre ces bases aériennes, rapporte notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet.

Pressions pour un soutien militaire

Selon Gabrielus Landsbergis, ministre lituanien des Affaires étrangères, il est urgent que les Européens augmentent rapidement leur soutien militaire à l’Ukraine. « Une fois de plus, nous avons été horrifiés par une attaque brutale contre des cibles civiles en Ukraine. Mais une fois de plus, nous devons nous poser une question : ne sommes-nous pas nous-mêmes une partie du problème ? Jusqu’à présent, aucune des batteries Patriot promises à l’Ukraine par Washington n’a été livrée. Aucun nouveau lot de munitions n’a été livré depuis juin. Les F-16 qui ont été livrés – juste deux d’entre eux – commencent à peine à être utilisés. Prenons-nous cela vraiment au sérieux ? » s’est-il indigné.

Pour Gabrielus Landsbergis, il est également essentiel d’aller plus loin en coupant les sources de financement russes. Il estime que les taxes prélevées par la Russie sur les hydrocarbures, qu’elle continue en partie à vendre à certains pays européens, permettraient à elles seules de financer assez des drones et des missiles pour mener six attaques similaires à celles de lundi et mardi. Moscou avait alors envoyé près de 65 drones et missiles sur l’Ukraine, une attaque d’ampleur.

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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Japon: le pays affronte Shanshan, son typhon le plus puissant de l’année

by Sam's Londele 29 août 2024
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Au Japon, le typhon Shanshan a touché terre dans la préfecture de Kagoshima, située dans l’île de Kyushu, à 1 000 kilomètres au sud de Tokyo. L’Agence de la météorologie japonaise a émis son niveau d’alerte le plus élevé pour vents violents, fortes pluies et vagues de submersion. Ce typhon a déjà fait plusieurs dizaines de blessés. Un peu plus tôt, trois membres d’une même famille sont morts après qu’un glissement de terrain a enseveli leur maison dans la préfecture de Aichi au centre de l’archipel. 

Au Japon, le typhon Shanshan devrait parcourir le pays d’ouest en est ces prochains jours « avec une force extrêmement importante », selon l’Agence de la météorologie japonaise. Ce dernier a frappé la préfecture de Kagoshima avec des rafales pouvant atteindre 250 km/h et des vagues géantes le long des cotes. L’air chaud et humide autour du typhon et un autre système de haute pression provoquent de fortes pluies. La préfecture devrait recevoir en 48 heures plus d’un mètre de pluie, soit la moitié de la quantité annuelle reçue.

Les autorités ont émis des ordres d’évacuation qui concernent des millions d’habitants dans sept préfectures de l’ile de Kyushu. Plus de 250 000 foyers sont privés d’électricité. Les autorités locales recommandent de faire preuve de la plus grande prudence contre « des ondes de tempête, de grandes vagues, des marées hautes comme il n’en a jamais été observées, des inondations dans la zone basse et des débordements de rivière ».

Un objet soufflé par les vents violents causés par le typhon Shanshan est échoué sur une ligne électrique à Miyazaki, dans le sud-ouest du Japon, le 29 août 2024.
Un objet soufflé par les vents violents causés par le typhon Shanshan est échoué sur une ligne électrique à Miyazaki, dans le sud-ouest du Japon, le 29 août 2024. © Kyodo / Reuters

29日午前8時過ぎに、熊本県天草市の道路で車の助手席から撮影された映像です。信号待ちをしていた車のフロントガラスに前方から風雨が強く吹きつける様子が確認できます。

▼台風10号 最新情報▼https://t.co/xCPMammYn6#nhk_video pic.twitter.com/4YBDspg8Dd

— NHKニュース (@nhk_news) August 29, 2024

Toyota suspend sa production dans toutes ses usines

La chaine de télévision NHK montre des façades d’immeubles fissurées, des fenêtres brisées, des toits envolés ainsi que des arbres arrachés. Le secrétaire général du gouvernement japonais avertit que le typhon se déplace lentement et risque de rester plus longtemps au-dessus des terres en raison de changement climatique et ainsi de déverser de fortes pluies. L’Agence de la météorologie met en garde contre « le risque de grands désastres extrêmement élevé. » Toyota a suspendu sa production dans toutes ses usines.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

L’Inde ouvre une enquête contre Telegram après l’arrestation de Pavel Durov en France

by Sam's Londele 27 août 2024
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L’arrestation en France de Pavel Durov, fondateur et patron de Telegram, a des répercussions jusqu’en Inde. Une enquête y a été ouverte sur l’application de messagerie chiffrée afin de savoir si elle violait la loi indienne. Le gouvernement de Narendra Modi, qui cherche fréquemment à contrôler les réseaux sociaux, n’exclut pas de bannir Telegram.

Selon l’agence indienne PTI, c’est sur la base des événements en France que le ministère de l’Intérieur indien a été saisi pour enquêter sur Telegram. La messagerie était cependant dans le viseur des autorités à la suite d’affaires d’escroqueries.

En juillet, l’autorité indienne de régulation des marchés financiers a alerté sur des manipulations de cours d’actions depuis Telegram. En juin, de grands examens de la fonction publique ont dû être annulés après des fuites sur Telegram, selon le ministère de l’Éducation.

Et la vie privée des utilisateurs ?

Les accusations de l’Inde contre Telegram sont différentes de celles citées en France sur la modération de contenus notamment pornographiques. Toujours selon PTI qui cite un haut placé, le gouvernement pourrait interdire l’application si son enquête conclut à sa responsabilité pénale.

Le gouvernement indien joue fréquemment le bras de fer avec les réseaux sociaux. Il a forcé Twitter à supprimer certains comptes et demande à WhatsApp de lever le chiffrement de sa messagerie. Ces ultimatums, au nom de la sécurité nationale, sont parfois accusés de violer la vie privée des utilisateurs.

RFI via CONGO PUB Online

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27 août 2024 0 comments
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