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Monde

À la UneMonde

États-Unis: Trump veut déployer la Garde nationale à Chicago, un élu démocrate lui répond vivement

by admin9775 3 septembre 2025
written by admin9775

Après Los Angeles et Washington, Donald Trump s’en prend à un autre bastion démocrate : Chicago, capitale de l’Illlinois. « Nous allons intervenir » dans cette ville, a affirmé le président américain Donald Trump mardi 2 septembre, sans préciser quand il comptait y déployer des forces de l’ordre fédérales, comme c’est le cas depuis mi-août dans la capitale américaine. « Chicago ne veut pas de troupes dans ses rues », lui a répondu peu après dans un plaidoyer rageur le gouverneur démocrate de l’Illinois Jay Bee Pritzker. 

Après Los Angeles et Washington, « je me dis que la prochaine étape devrait être Chicago » annonçait déjà le président américain le 25 août 2025. « Car comme vous le savez tous, Chicago est actuellement un champ de bataille et les démocrates ne le reconnaissent pas ». 

« Trou à rats », « CAPITALE MONDIALE DU MEURTRE », « ville la plus dangereuse au monde, de loin » : Donald Trump rivalise de qualificatifs pour décrire ce qu’est, à ses yeux, la mégapole du nord des États-Unis, et y justifier l’envoi prochain de militaires réservistes de la Garde nationale. Quand ? Ça reste un point d’interrogation. 

Une décision qui « n’a rien à voir avec l’insécurité »

« Aux habitants de Chicago et de l’Illinois, je vais parler franchement », répond le gouverneur démocrate de l’Illinois Jay Bee Pritzker en costume sombre devant les caméras. « Nous avons des raisons de penser que l’administration Trump a déjà mobilisé la Garde nationale du Texas afin qu’elle se déploie dans l’Illinois. Et nous savons que le plan de Trump consiste à utiliser n’importe quelle excuse pour déployer des militaires en armes dans les rues de Chicago ». 

Une décision qui « n’a rien à voir avec l’insécurité », martèle JB Pritzker. Pour Donald Trump « il s’agit de tester son pouvoir et de créer du spectacle politique pour dissimuler sa corruption », attaque M. Pritzker. « Les chiffres sont avec moi, reprend-il, en quatre ans, le taux d’homicide a baissé de 50% à Chicago. Les braquages -34%, les cambriolages -21%, les vols de voitures –26% ». 

« Fabriquer des crises »

Comme son homologue Wes Moore, à la tête du Maryland (est), où se trouve Baltimore, le gouverneur de l’Illinois JB Pritzker accuse Donald Trump de « fabriquer des crises » pour justifier l’envoi de forces fédérales dans des États démocrates. « Trump n’a aucune idée de quoi il parle, aucune urgence ne nécessite l’envoi de troupes, s’insurge-t-il. Et il insulte la population de Chicago en comparant notre ville à un enfer ». 

Le plaidoyer de JB Pritzker aura duré douze minutes. Douze minutes dans lesquelles il se dit « prêt à combattre en justice » tout déploiement militaire et en appelant ses habitants à faire entendre leurs voix pacifiquement. 

Le gouverneur Pritzker, qui a déjà traité Donald Trump de « dictateur », le soupçonne même de chercher, par la multiplication de ce type d’intervention, à remettre en cause la tenue en novembre 2026 des élections législatives de mi-mandat.

Vincent Souriau

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À la UneMonde

La Russie lance à nouveau une vaste attaque sur l’Ukraine avec plus de 500 drones et missiles

by admin9775 3 septembre 2025
written by admin9775

La Russie a lancé dans la nuit de ce 3 septembre une vaste attaque avec 526 drones et missiles principalement sur l’ouest de l’Ukraine. Des explosions ont été entendues au-dessus Kiev. Plusieurs blessés sont signalés, et des milliers de foyers sont privés d’électricité. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a demandé dans le même temps, la reconnaissance « internationale » des régions ukrainiennes annexées.   

Dans la nuit du mardi 2 au mercredi 3 septembre, la Russie a mené une offensive aérienne de grande ampleur sur le territoire ukrainien. Quatre employés ferroviaires ont été blessés. Et des dégâts considérables ont été constatés sur les infrastructures essentielles du pays. 

Dégâts dans neuf régions ukrainiennes

Le système d’alerte aérien a fonctionné pendant plusieurs heures consécutives sur l’ensemble du territoire ukrainien. Les déflagrations ont résonné dans 9 des 24 régions du pays, touchant un large corridor géographique s’étendant de la capitale Kiev jusqu’aux territoires occidentaux de Lviv et de Volhynie. Quatre cheminots ont été blessés dans la région de Kirovograd (centre), selon la compagnie de chemins de fer ukrainiens. Dans la région de Tcherniguiv (nord), 30 000 personnes sont privées d’électricité après un bombardement sur des « infrastructures civiles », a déclaré le chef de l’administration militaire, Viatcheslav Tchaus.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé « l’impunité » affichée par son homologue russe Vladimir Poutine : « Ces frappes sont clairement une démonstration russe. Poutine montre son impunité. Et cela exige sans aucun doute une réponse de la part du monde », a-t-il déclaré.  Le dirigeant ukrainien a appelé ses alliés à faire pression sur « l’économie de guerre » de Moscou, avant de s’entretenir dans la journée avec des responsables des pays baltes et nordiques au Danemark. Le cabinet de la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a précisé vouloir discuter d’un soutien supplémentaire à l’Ukraine : « Les chefs d’État et de gouvernement y discuteront de la manière dont les pays nordiques et baltes peuvent assurer un soutien supplémentaire à l’Ukraine, que ce soit sur le front ou à la table des négociations ».

La Russie campe sur ses positions

Dans une interview publiée sur le site du ministère russe des Affaires étrangères ce mercredi 3 septembre, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a indiqué que le souhait de la Russie que Kiev cède les quatre régions ukrainiennes dont elle revendique l’annexion depuis septembre 2022. « Pour que la paix soit durable, les nouvelles réalités territoriales qui sont apparues (…) doivent être reconnues et formalisées conformément à la loi internationale », a-t-il affirmé. 

Son homologue ukrainien, Andrïi Sybiga, a très vite réagi :  « Une nouvelle série de vieux ultimatums. La Russie n’a pas changé ses objectifs brutaux et ne montre pas la moindre disposition à des négociations significatives» , a-t-il déclaré sur ses réseaux sociaux. « Cela prouve que l’appétit de l’agresseur ne fait que grandir quand il n’est pas soumis à la pression et à la force. Il est plutôt temps de frapper la machine de guerre russe avec de nouvelles sanctions sévères », estime-t-il.

Un timing symbolique

Cette escalade militaire a eu lieu alors que le président russe Vladimir Poutine est à Pékin pour commémorer la victoire sur l’Allemagne nazie et que le ministre britannique de la Défense, John Healey, est en visite à Kiev.

RFI

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À la UneMonde

Afghanistan: le bilan du séisme qui a secoué l’est du pays continue de s’alourdir

by admin9775 2 septembre 2025
written by admin9775

Le bilan ne cesse de s’alourdir après le séisme qui a frappé l’est de l’Afghanistan dans la nuit du dimanche 31 août au lundi 1ᵉʳ septembre. D’une magnitude de 6, la secousse principale a été suivie d’au moins cinq répliques ressenties à des centaines de kilomètres. Des milliers de maisons ont été détruites, tandis que les routes endommagées ou bloquées compliquent l’acheminement de l’aide. Ce 2 septembre, les opérations de sauvetage se poursuivent pour tenter de retrouver des survivants sous les décombres.

En Afghanistan, les habitations en pierre ou en terre battue n’ont pas résisté aux secousses ni aux glissements de terrain provoqués par le séisme qui s’est produit dans la nuit du dimanche 3 août au lundi 1er septembre. Par endroits, des villages entiers ont été ensevelis. Si l’aide a continué d’arriver à pied ou par hélicoptère au cours de la nuit du lundi 1er au mardi 2 septembre, les ONG présentes sur place tirent le signal d’alarme : faute de moyens, impossible de mettre à l’abri tous les sinistrés. 

De nombreux survivants ont passé les dernières heures à enterrer leurs proches. Encore provisoire, le bilan humain reste quant à lui très incertain : selon le Croissant-Rouge, 1 124 personnes ont perdu la vie et plus de 3 200 ont été blessées dans la catastrophe, tandis que les chiffres officiels font état de plus de 1400 morts et 3 100 blessés, selon le porte-parole de l’Autorité de gestion des catastrophes qui les a communiqués à l’AFP. 

La quasi-totalité des victimes a été recensée dans la province de Kounar, précise Mohammed Hamad, qui avertit que le nombre de victimes pourrait encore s’alourdir, alors que les recherches se poursuivent dans les villages montagneux réduits à des tas de décombres. 

Aggraver une situation déjà catastrophique

Les survivants, quant à eux, ne se trouvent toujours pas en sécurité. « Sans tente, sans abri temporaire, comment peut-on leur apporter de la nourriture et une vraie aide médicale ? », s’interroge ainsi Abdullah, membre de l’association Qamar Foundation, au micro de notre journaliste du service international de RFI, Nicolas Rocca.

Celui-ci énumère les besoins urgents – abris, nourriture, soins – mais s’inquiète aussi des conséquences à long terme d’un tel séisme qui risque d’aggraver une situation économique et humanitaire déjà extrêmement précaire en Afghanistan. « Tout a été détruit, dont les plantations agricoles, ce qui risque d’aggraver durablement les problèmes de subsistance de la population », alerte-t-il.

Alors que l’ONU a débloqué cinq millions de dollars de son fonds d’urgence, les Talibans, eux, appellent à une aide internationale. 

Un hélicoptère militaire transporte des blessés du tremblement de terre qui a fait de nombreuses victimes et détruit plusieurs villages en Afghanistan à Mazar Dara, dans la province de Kunar, lundi 1er septembre 2025.
Un hélicoptère militaire transporte des blessés du tremblement de terre qui a fait de nombreuses victimes et détruit plusieurs villages en Afghanistan à Mazar Dara, dans la province de Kunar, lundi 1er septembre 2025. © Wahidullah Kakar / AP
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À la UneMonde

Thaïlande : La Première ministre Paetongtarn Shinawatra destituée par la Cour constitutionnelle

by admin9775 31 août 2025
written by admin9775

La Cour constitutionnelle thaïlandaise a destitué vendredi la Première ministre Paetongtarn Shinawatra, jugée inéligible pour avoir enfreint les règles d’éthique lors d’un appel téléphonique controversé avec l’ancien dirigeant cambodgien Hun Sen. Cette décision plonge le royaume dans une nouvelle période d’incertitude politique.

Par six voix contre trois, la Cour a estimé que Mme Paetongtarn, devenue en août 2024 la plus jeune Première ministre de l’histoire thaïlandaise, « ne possède pas les qualifications et présente des caractéristiques interdites » au regard de la Constitution, mettant ainsi fin à un mandat qui n’aura duré qu’un an.

Au cœur de l’affaire, un enregistrement audio divulgué d’une conversation datant du 15 juin, en pleine escalade des tensions frontalières avec le Cambodge. On y entend la dirigeante thaïlandaise appeler Hun Sen « oncle » et sembler critiquer les actions de sa propre armée, après la mort d’un soldat cambodgien. Elle déclare notamment : « Si vous voulez quelque chose, dites-le-moi simplement et je m’en occuperai ».

Le tribunal a considéré que ces propos, dont l’authenticité a été confirmée par les deux parties, démontraient un « manque d’honnêteté et d’intégrité » et constituaient une « violation grave des obligations éthiques ».

Quelques semaines après cet échange, les deux pays se sont engagés dans un conflit de cinq jours qui a fait au moins 38 morts et provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes.

Lors d’une conférence de presse tenue après le verdict, Mme Paetongtarn a présenté ses excuses aux Thaïlandais « qui auraient pu être contrariés par cette affaire », tout en affirmé que ses remarques visaient à désamorcer les tensions. « En tant que Thaïlandaise, j’aime ma nation, ma religion et le roi », a-t-elle déclaré.

Une tradition familiale contrariée

Cette décision s’inscrit dans une longue série de renversements judiciaires de gouvernements thaïlandais. Paetongtarn Shinawatra est la troisième membre de sa famille à être démise de ses fonctions de Première ministre :

  • Son père, Thaksin Shinawatra, renversé par un coup d’État en 2006
  • Sa tante, Yingluck Shinawatra, destituée en 2014 avant un coup d’État militaire
  • Son oncle, Somchai Wongsawat, contraint à la démission par la justice en 2008

Elle avait elle-même accédé au pouvoir après la destitution surprise de son prédécesseur Srettha Thavisin par la même Cour constitutionnelle l’année dernière.

Quelle suite politique ?

La destitution de Mme Paetongtarn entraîne la dissolution de son gouvernement. Les ministres resteront en poste par intérim jusqu’à l’élection d’un nouveau Premier ministre par le Parlement.

Le parti Pheu Thai, au pouvoir, doit désormais proposer un nouveau candidat, probablement l’ancien ministre de la Justice Chaikasem Nitisiri. Cependant, son élection n’est pas assurée, le parti ayant perdu le soutien du Bhumjaithai, dont le leader Anutin Charnvirakul a quitté la coalition après la divulgation de l’appel controversé.

Si le Pheu Thai échoue à faire élire un nouveau Premier ministre, le pays pourrait se diriger vers des élections anticipées, dans un contexte où la popularité du parti est en déclin.

Certains analystes estiment que l’establishment thaïlandais pourrait malgré tout continuer à soutenir le Pheu Thai, considéré comme un rempart contre le parti progressiste Move Forward, perçu comme une menace plus grande pour le statu quo.

Cette décision de justice rappelle la fragilité chronique de la démocratie thaïlandaise, où les coups d’État militaires et les interventions judiciaires ont régulièrement mis fin à des mandats électoraux au cours des deux dernières décennies.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

États-Unis : Une cour d’appel juge illégaux la plupart des droits de douane de Trump

by admin9775 30 août 2025
written by admin9775

Une cour d’appel fédérale américaine a statué vendredi que la majorité des droits de douane imposés par l’ancien président Donald Trump étaient illégaux, remettant en question l’utilisation de ces prélèvements comme outil clé de sa politique économique internationale.

Le tribunal a autorisé le maintien temporaire des tarifs jusqu’au 14 octobre pour permettre à l’administration Trump de former un recours devant la Cour suprême.

Dans une décision rendue à une majorité de 7 juges contre 4, la Cour d’appel du circuit fédéral de Washington a estimé que les droits de douane dits « réciproques », instaurés en avril dans le cadre de la guerre commerciale de Trump, ainsi que ceux imposés en février contre la Chine, le Canada et le Mexique, excédaient les pouvoirs présidentiaux.

Les juges ont notamment souligné que la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationale (IEEPA), invoquée par Trump pour justifier ces mesures, ne conférait pas au président le pouvoir d’imposer unilatéralement des tarifs. « Il semble peu probable que le Congrès ait eu l’intention d’accorder au président une autorité illimitée en la matière », peut-on lire dans l’arrêt.

Donald Trump a vivement réagi sur Truth Social, qualifiant la décision de « très partisane » et avertissant qu’une abolition des tarifs serait « un désastre total pour le pays ». Il s’est toutefois dit confiant dans un revirement de la Cour suprême.

Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions juridiques plus larges autour de la politique économique de Trump, qui inclut également une bataille pour révoquer la gouverneure de la Réserve fédérale, Lisa Cook, remettant en cause l’indépendance de l’institution.

Les analystes soulignent que l’administration Trump anticipait probablement ce revers et préparait déjà des alternatives légales pour maintenir ses tarifs, notamment via d’autres bases juridiques.

La Cour suprême, à majorité conservatrice, aura ainsi le dernier mot dans ce qui s’annonce comme une épreuve de force historique sur l’étendue des pouvoirs économiques du président américain.

Par Pascal Kabeya
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30 août 2025 0 comments
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À la UneMonde

Donald Trump limoge Susan Monarez, directrice de la principale agence sanitaire américaine

by admin9775 28 août 2025
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Moins d’un mois après sa nomination, Susan Monarez quitte les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Un départ précipité, annoncé sans explication. Selon le Washington Post, la directrice aurait refusé de soutenir les réformes voulues par Robert Kennedy Jr., ministre de la Santé connu pour ses positions antivaccins.

L’affaire a éclaté mercredi 27 août quand le ministère américain de la Santé a annoncé le départ de Susan Monarez, nommée depuis moins d’un mois. Celle-ci a immédiatement réfuté cette version, accusant Robert Kennedy Jr., ministre de la Santé de vouloir imposer une politique « mettant en danger la vie de millions d’Américains ».

Des versions contradictoires

La Maison Blanche a tranché en confirmant le licenciement. « Susan Monarez n’est pas en accord avec le programme du président », a justifié le porte-parole Kush Desai, précisant qu’elle avait « refusé de démissionner malgré avoir informé le ministère de son intention de le faire ».

Les avocats de Susan Monarez contestent cette version, affirmant qu’elle « n’a ni démissionné ni reçu de notification officielle ». Ils dénoncent les tentatives de Robert Kennedy Jr « d’instrumentaliser la santé publique à des fins politiques » après que leur cliente a « refusé de valider des directives non scientifiques et dangereuses ».

Contexte de tensions extrêmes

Dans la foulée, Demetre Daskalakis, haut fonctionnaire des CDC, a claqué la porte en dénonçant sur X les pressions pour « générer des politiques ne reflétant pas la réalité scientifique ». D’autres responsables auraient suivi, selon la presse américaine.

Depuis son arrivée, Robert Kennedy Jr. multiplie les mesures polémiques : limogeages d’experts reconnus, restrictions d’accès aux vaccins Covid-19, coupes budgétaires dans la recherche vaccinale. Ainsi, début août, Robert Kennedy Jr. a annoncé la fin de 22 investissements pour le développement de vaccins à ARN messager, pour un montant total d’ « environ 500 millions de dollars ». Ces financements portaient sur le développement de traitements contre la grippe aviaire ou encore la grippe porcine et étaient attribués ou étaient en cours d’attribution à plusieurs grands noms de l’industrie pharmaceutique, comme les entreprises Moderna, Pfizer et Sanofi.

Ces décisions, prises à contre-courant du consensus scientifique, suscitent de vives critiques.

Début août encore, l’agence avait subi une attaque armée d’un homme vivement opposé au vaccin contre le Covid-19. Des centaines d’employés des agences sanitaires avaient signé dans la foulée une lettre ouverte, accusant le ministre de la Santé de les mettre en danger en propageant de fausses informations, notamment sur les vaccins.

RFI

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À la UneMonde

Le président Trump annonce le limogeage de la gouverneure de la Fed Lisa Cook, une décision sans précédent

by admin9775 26 août 2025
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Le président Donald Trump a annoncé lundi le limogeage de Lisa Cook, gouverneure de la Réserve fédérale, selon une lettre publiée sur ses réseaux sociaux. Cette décision marque la première fois dans les 111 ans d’histoire de la Fed qu’un président révoque un membre de son conseil d’administration.

Cette mesure radicale intervient dans un contexte de tensions croissantes entre la Maison-Blanche et l’institution monétaire, que M. Trump accuse de retard injustifié dans la baisse des taux d’intérêt. Cependant, Lisa Cook a immédiatement contesté la légalité de cette décision, affirmant que le président ne disposait pas de l’autorité nécessaire pour la démettre de ses fonctions.

« Le président Trump prétend me licencier pour motif valable, alors que la loi ne le prévoit pas », a déclaré Mme Cook dans un communiqué transmis par ses avocats. « Je ne démissionnerai pas. Je continuerai à exercer mes fonctions pour soutenir l’économie américaine. »

La gouverneure fait actuellement l’objet de critiques de la part de l’administration Trump concernant des irrégularités présumées dans des dossiers hypothécaires. Le ministère de la Justice a confirmé son intention d’ouvrir une enquête sur ces allégations, initialement formulées par Bill Pulte, responsable fédéral du financement du logement. Il est à noter qu’aucune accusation formelle n’a été portée contre Mme Cook à ce jour.

Le cadre juridique entourant cette affaire reste flou. La loi prévoit qu’un président ne peut révoquer un membre du conseil de la Fed que « pour motif valable », sans que cette notion ne soit précisément définie. Dans sa lettre, M. Trump justifie sa décision en évoquant une « conduite trompeuse et potentiellement criminelle » qui remettrait en question « l’intégrité, la compétence et la fiabilité » de la gouverneure.

Des experts juridiques soulignent le caractère incertain de cette justification. « Ce n’est pas une décision du ministère de la Justice ; il n’a pas inculpé l’intéressée », a commenté l’ancien procureur fédéral Shan Wu. « L’affaire va certainement être portée devant les tribunaux. »

Nommée par le président Joe Biden en 2022, Lisa Cook est la première femme noire à accéder au poste de gouverneure de la Fed. La Réserve fédérale a refusé de commenter le litige en cours, qui pourrait créer un précédent important concernant l’indépendance de l’institution face au pouvoir exécutif.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Donald Trump arme la Garde nationale à Washington et menace Baltimore et Chicago

by admin9775 26 août 2025
written by admin9775

Il y a deux semaines, Donald Trump envoyait plus de 2 000 membres de la Garde nationale à Washington, la capitale américaine qu’il veut « nettoyer » selon ses termes. Depuis quelques jours, il envisage de renouveler l’opération dans d’autres villes américaines, des villes « rongées » par la criminalité selon le président américain.

À Washington, les membres de la Garde nationale déployés depuis le 12 août sont désormais armés. Ces réservistes, présents devant la gare et le long de l’immense esplanade The National Mall, ne sont cependant autorisés à tirer qu’en dernier recours et en réponse à une menace de mort ou de blessures graves. En théorie, ces militaires ne peuvent être déployés qu’en cas d’urgence, dans le cas d’une catastrophe naturelle par exemple, mais pas pour lutter contre la criminalité.

« Hé Donald, on peut te fournir une voiture de golf… »

Pourtant, Donald Trump ne compte pas s’arrêter là. Ce week-end, il a ciblé Baltimore dans l’État du Maryland, un État démocrate. Il veut y envoyer des troupes de la Garde nationale pour là encore, débarrasser la ville de la criminalité. Une décision inconstitutionnelle selon Wes Moore, le gouverneur du Maryland, qui a proposé au milliardaire new-yorkais « une promenade » à Baltimore pour tordre le cou aux « mensonges déblatérés contre les progrès que nous réalisons en matière de sécurité dans le Maryland ». « Hé Donald, on peut te fournir une voiture de golf si ça facilite les choses. Tiens-moi au courant ! », a ironisé le dirigeant de cet État qui jouxte Washington.

Même son de cloche chez le gouverneur démocrate de l’Illinois qui a assuré qu’il ne laisserait pas un dictateur imposer sa volonté. Vendredi 22 août, Donald Trump déclarait que Chicago, plus grande ville de l’Illinois et troisième du pays, serait, avec New-York, la prochaine ville visée par l’envoi de troupes. Même objectif : lutter contre la criminalité et l’immigration. Des déploiements sans base légale, selon les démocrates américains qui l’assurent : le président fabrique ces crises pour justifier l’envoi des militaires.  

Trump veut créer « une unité spéciale »

« Une unité spécialisée au sein de la Garde nationale ». C’est l’idée de Donald Trump qui a signé ce 25 août un nouveau décret chargeant son secrétaire à la Défense de la créer. Des unités qui seront « spécifiquement formées et équipées pour faire face aux problèmes d’ordre public ». C’est aussi et surtout le signe le plus clair à ce jour de l’intention du président américain d’étendre le rôle de l’armée dans les activités de maintien de l’ordre à l’échelle nationale.

Le secrétaire américain à la Défense aura la charge de créer ces unités spécialisées et ainsi de désigner un nombre précis de membres de la Garde nationale. Également de les former afin qu’ils puissent être déployés rapidement, a précisé Donald Trump, qui a fait des villes dirigées par des démocrates ces cibles favorites. 

Après Los Angeles et Washington, « Je me dis que la prochaine étape devrait être Chicago, car comme vous le savez tous, Chicago est actuellement un champ de bataille et les démocrates ne le reconnaissent pas. Mais nous sommes prêts à aller n’importe où. Nous avons une équipe complète de personnes formidables. Nous sommes au complet, notre armée aussi, alors qu’il y a un an, nous étions à court de personnel. Mais aujourd’hui, nous sommes au complet. Nous pouvons donc nous rendre n’importe où en moins de 24 heures ».

Mais de nombreuses interrogations subsistent, quant à la mise en œuvre concrète de ce décret. Des sénateurs démocrates critiquent déjà la tendance continue de Trump à politiser et utiliser abusivement l’armée à des fins politiques.

RFI

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États-Unis: le chef du renseignement militaire renvoyé après un rapport sur les frappes en Iran

by admin9775 23 août 2025
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Le gouvernement de Donald Trump a limogé, ce 22 août, le chef du renseignement militaire américain, ainsi que deux responsables de son service. Une décision qui intervient après la publication d’un rapport publié par ce département sur l’efficacité limitée des frappes américaines en Iran. Ce haut gradé est ainsi la dernière victime de ce qui ressemble à une vraie purge politique de Donald Trump dans les services de renseignements.

Aux États-Unis, la raison donnée pour le renvoi du chef du renseignement militaire, ainsi que de deux responsables de son service, est « la perte de confiance ». Mais pour beaucoup, le lieutenant général Jeffrey Kruse serait surtout puni pour son manque de loyauté envers le président américain.

Il y a deux mois, son service du renseignement militaire a en effet publié un rapport préliminaire qui indiquait que les frappes américaines en Iran, contre ses installations d’enrichissement nucléaire, n’auraient retardé ce programme que de quelques mois. Ce qui était l’avis de beaucoup d’experts, mais pas de celui de Donald Trump, qui répète à l’envi que ces bombes avaient « oblitéré » ce programme à jamais. Ce rapport, dont la presse s’est fait l’écho, diffère sensiblement des affirmations du président américain qui martèle que les attaques en question ont totalement détruit les sites nucléaires visés.

Une véritable purge est engagée

Le renvoi de ce militaire reconnu est le dernier épisode d’une purge qui prend des airs soviétiques. Ces derniers mois, une dizaine de chefs des différents corps d’armée ou des agences de renseignements ont été renvoyés à cause de ce « manque de confiance ».

Des membres du gouvernement affirment même qu’ils ne veulent plus aucun cadre nommé par l’administration précédente de Joe Biden, ce qui est loin d’être habituel. Le renseignement et l’armée étant des corps non politiques, censés défendre les intérêts nationaux de sécurité, et non ceux d’un président. 

RFI

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Gaza: encore actif, le Hamas mène une attaque inédite à Khan Younès contre les troupes israéliennes

by admin9775 22 août 2025
written by admin9775

Les forces israéliennes intensifient leur offensive sur la ville de Gaza, alors qu’elles se préparent à déplacer de force près d’un million de personnes. Les quartiers résidentiels sont pris pour cible. Les habitants parlent des « pires jours » depuis le début de la guerre. C’est dans ce contexte que la branche armée du Hamas, les brigades al-Qassam, ont affirmé avoir tué plusieurs soldats israéliens au sud de Khan Younès. Une attaque confirmée par Israël.

Mercredi 20 août, l’armée israélienne a affirmé avoir tué une dizaine de combattants du Hamas dans la bande de Gaza en repoussant une attaque de la branche armée du mouvement islamiste palestinien, qui assure elle avoir tué plusieurs soldats israéliens. D’après les médias israéliens, il s’agit « d’une attaque d’une ampleur inédite » contre les troupes à l’intérieur de la bande de Gaza.

« Aujourd’hui, vers 09h00 (06h00 TU), plus de quinze terroristes sont sortis de plusieurs bouches d’un tunnel voisin d’un poste avancé du 90e bataillon dans le sud de Khan Younès », dans le sud de la bande de Gaza, indique un communiqué de l’armée. Les assaillants « ont mené une attaque combinée par des tirs d’armes à feu et des missiles antichars en direction du poste. Plusieurs d’entre eux, qui tentaient de s’infiltrer dans le poste, ont été éliminés dans des combats au corps à corps et des frappes aériennes de soutien. » Dans les faits, cela signifie surtout que le Hamas n’est pas tout à fait à terre.

Le fait que les brigades al‑Qassam, la branche armée du groupe islamiste palestinien, revendiquent une attaque ciblant spécifiquement l’armée israélienne et ses équipements lourds, indique qu’ils disposent encore d’une capacité à mener des actions offensives coordonnées. Et ce, malgré la pression militaire exercée par Israël. Pression qui s’exerce dans le même temps sur tous les civils gazaouis. 

Dans cette guerre, il y a aussi la guerre des mots : l’armée israélienne insiste sur son contrôle de la situation, expliquant qu’elle a déjoué cette attaque avec des pertes limitées, reconnaît des blessures, mais minimise l’impact sur ses troupes. De l’autre, le Hamas adopte un ton victorieux, affirmant avoir tué au moins dix-huit soldats.

Cela prouve surtout que sur le terrain, rien n’est très clair : il y a, certes, une armée lourdement équipée, qui cherche à maîtriser une zone stratégique, la ville de Khan Younès, en plus de la ville de Gaza, et de l’autre, un groupe armé toujours capable de s’organiser pour mettre à mal Israël.

RFI

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